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  • il y a 1 jour
Avec le Dr Abdelhalim Bensaidi, diabétologue à l’hôpital de Nanterre depuis 7 ans

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##C_EST_A_LA_UNE-2026-04-28##

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Transcription
00:01Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Patrick Roger.
00:06Il est 7h12, c'est à la une. Emmanuel Macron, qui est ce matin en Andorre, était hier en Ariège,
00:13notamment du côté d'un hôpital. Il est allé visiter un hôpital à la Vlanaire en Ariège.
00:21Et il s'est étonné, entre guillemets, qu'il y ait toujours des médecins étrangers non-européens qui ne soient
00:31pas intégrés.
00:32Ce sont les fameux pas-dués, c'est-à-dire, c'est l'acronyme administratif qui désigne les praticiens diplômés
00:39en dehors de l'Union Européenne.
00:42Et il a dit, oui, qu'évidemment, il faut passer un concours pour emmerder le monde, etc.
00:48Les mecs disent, on repart tout de zéro. Il s'est agacé, Emmanuel Macron.
00:53Alors, est-ce qu'il a eu raison de s'agacer ? Il est quand même président de la République,
00:56il faut le dire au passage.
00:57Nous sommes avec le docteur Abdeladim Ben Saïdi, qui est diabétologue à l'hôpital de Nanterre depuis 7 ans,
01:04qui exerce avec un diplôme de médecin obtenu en Algérie.
01:10Bonjour docteur.
01:12Bonjour.
01:12Bon, vous avez entendu Emmanuel Macron. Qu'est-ce que vous avez compris et qu'est-ce que suscite comme
01:22réaction chez vous sa déclaration ?
01:26La première réaction, moi, quand je vois ça, j'en rigole.
01:29C'est sarcastique, mais c'est la réalité, parce que le président de la République, il l'avait évoqué il
01:34y a deux ou trois ans.
01:35Moi, je l'invite juste à revoir sa conférence de presse qu'il avait faite en janvier 2023, il me
01:40semble, ou 2024,
01:41quand il avait évoqué le même sujet. Trois ans après, on en est encore là.
01:46Qu'il soit étonné, je pense que c'est un peu malsain, parce que, voilà, à chaque fois, il nous
01:54ressort de ce dossier quand il brigue un mandat.
01:57À chaque échéance électorale, on ressort ce dossier.
02:00Et ce dossier n'est pas politique. Au contraire, il s'agit de la santé de nos concitoyens.
02:05Il faut le prendre en considération et au sérieux.
02:08Gabriel Attal l'avait évoqué aussi.
02:10Moi, sur ce plateau, il y a un an, j'avais interpellé avec Jean-Jacques Bourdin,
02:15Sophie Prima, quand elle était porte-parole du gouvernement.
02:17Elle avait promis de revoir parce qu'elle n'était pas au courant.
02:21Donc, à chaque fois, quand on les interpelle, ils ont l'impression qu'ils font semblant qu'ils ne sont
02:24pas au courant.
02:25Et c'est exactement la réaction du président de la République hier.
02:28Il est bien au courant, au contraire, parce qu'il en a parlé il y a trois ans.
02:32Oui, bien sûr.
02:35Donc, il peut dire, c'est un truc qui me rend dingue, c'est vraiment la folie du système français.
02:40Bon, mais il était au courant.
02:42Et ce que vous dites, c'est qu'il n'a pas fait accélérer, en fait, les choses.
02:46Est-ce que vous pouvez nous rappeler, docteur Ben Saidi, quelle est la situation ?
02:51Donc, pour des gens qui ont obtenu leur diplôme hors de l'Union Européenne, des médecins,
02:57et qui exercent aujourd'hui dans les hôpitaux français.
03:00C'est-à-dire que vous n'êtes pas intégrés, c'est ça, en quelque sorte.
03:04Expliquez-nous en quelques mots.
03:06Alors, en fait, ils leur demandent de passer un concours.
03:08Bon, moi, ce concours, je l'ai eu l'année dernière.
03:10Mais les autres, on leur demande de passer un concours d'équivalence.
03:14À chaque fois qu'ils passent ce concours d'équivalence,
03:16il y a plus de la moitié qui sont exclues parce que les jurys suppriment des postes.
03:21Par exemple, on prend un exemple simple pour que vos auditeurs arrivent à comprendre.
03:26Si on fait passer le concours à 1000 personnes en leur disant qu'il y a 100 places,
03:30au final, ils ne prennent que 50, même si les gens, ils ont 17 de moyenne.
03:33Ah oui, d'accord.
03:35Donc, il y a une volonté aussi politique derrière de les exclure.
03:38Parce qu'on demande à des gens de passer le concours, ils ont des notes satisfaisantes.
03:43Il y a des gens, cette année, avec 11, 12, 13, 14, 15 de moyenne dans certaines spécialités.
03:47Ils sont exclus alors qu'il reste des postes ouverts par décret ministériel.
03:52Et c'est là l'inconhérence du système.
03:55Et alors, quelles sont les conséquences après, quand ils ne sont pas retenus, qu'ils sont exclus, comme vous le
04:01dites ?
04:01C'est-à-dire qu'ils ne peuvent pas être intégrés, ils sont obligés de repartir,
04:05ou alors ils retournent, ils restent dans un hôpital ou ils vont dans un autre.
04:10Ils restent dans un hôpital avec des contrats précaires et des salaires.
04:13Oui, c'est ça.
04:14Et qu'il y aura des SMIC.
04:16Et c'est la raison pour laquelle ils sont exclus de ce concours et les postes sont supprimés,
04:20c'est pour les garder dans la précarité.
04:22Oui.
04:23Donc, pas qu'on vienne nous dire aujourd'hui qu'ils sont étonnés de voir cette situation.
04:27Au contraire, ils sont derrière cette situation.
04:31Oui, avec une conséquence très directe, docteur Ben Saidi.
04:36C'est-à-dire que vous gagnez, grosso modo, quand on est dans cette situation,
04:42à peu près 2000 euros par mois, quand des collègues français vont gagner 5000 pour le même travail.
04:50Voilà, quand ils sont dans cette situation-là, ils gagnent entre 1400 et 2000 euros.
04:56Et du coup, nous, on se dit qu'il y a une volonté derrière de les exclure de ce concours.
05:00On leur demande de passer le concours.
05:01On a fait en sorte de le simplifier, certes, mais même cette année, avec la simplification du concours,
05:06on voit qu'il y a eu 4000 postes ouverts et ils en ont pris 1800,
05:10alors que des gens, ils avaient plus que la moyenne.
05:11Oui.
05:12Donc, il y a une incohérence totale.
05:14Oui.
05:14C'est pas qu'ils n'ont pas le niveau, c'est ce que vous dites.
05:18Non, c'est pas qu'ils n'ont pas le niveau.
05:20Oui.
05:20Parce que, bon, si, évidemment, ils n'avaient pas la moyenne, etc., on peut comprendre,
05:24mais là, c'est pas ça, quoi, en fait.
05:27Voilà.
05:28Et c'est des postes qui étaient ouverts initialement par des crimes.
05:31Pourquoi ne pas les pouvoirs ?
05:32Oui.
05:33Et pourquoi, selon vous, alors, justement ?
05:39Il y a deux questions qui se posent actuellement.
05:42Moi, personnellement, je pense que c'est des questions budgétaires.
05:45Oui.
05:46Et puis, c'est une situation...
05:48À chaque fois, il profite de ce dossier pour les échéances électorales.
05:53Oui, oui, oui.
05:55Bon.
05:55Là, en l'occurrence, pour Emmanuel Macron, il n'y a pas d'échéance électorale, lui,
05:59puisque dans un an, il ne se représente pas.
06:01Cela dit...
06:02Voilà, c'est pour ça que moi, j'invite le président de la République,
06:04au moins, à répondre à un des courriers,
06:06parce que je les ai interpellés à plus de dix reprises.
06:09On ne s'est pas encore vus depuis qu'il avait fait la conférence de presse.
06:12Il avait parlé de ce dossier, trois ans après, il est encore étonné.
06:16Entre l'annonce et l'étonnement, trois ans se sont écoulés.
06:20On ne s'est jamais vus.
06:20On n'a jamais pu discuter de ce dossier avec le président de la République.
06:25Moi, je l'invite, honnellement, à nous inviter autour de la table
06:27et discuter de ce dossier à moins d'un an de la fin de son mandat.
06:31S'il veut faire quelque chose et il est étonné,
06:33pour qu'il ne soit pas étonné dans trois ans encore,
06:35il faut qu'il y ait encore règle cette situation au poudrement.
06:37Et il a encore le pouvoir de décider,
06:39parce qu'il est encore président de la République aujourd'hui.
06:41Oui, voilà.
06:42Donc, vous l'invitez, évidemment, à vous rencontrer,
06:45ou en tout cas, à s'occuper sérieusement, c'est ce que vous dites.
06:48C'est exactement ça.
06:50Parce que là, ça fait trois ans, évidemment,
06:53qu'il l'a déjà évoqué et rien n'a été résolu.
06:57Et vous me dites, alors, là où ça m'étonne quand même,
07:00c'est ma dernière remarque et question, docteur Ben Saidi,
07:02c'est que la ministre de la Santé, à l'époque, n'était pas au courant du dossier.
07:09Non, c'était la porte-parole du gouvernement.
07:12Ah, la porte-parole-là.
07:12Oui, d'accord.
07:13C'était sur ce plateau-là qu'on l'avait interpellé,
07:15mais elle avait dit qu'elle avait interpellé le ministre.
07:17Oui, c'est vrai.
07:18Elle n'était pas, effectivement, en charge du ministère de la Santé.
07:22Merci, docteur Ben Saidi.
07:23On va relayer, évidemment, votre interpellation du président de la République
07:27sur les réseaux sociaux pour voir s'il peut vous répondre, effectivement, un jour.
07:31Merci d'avoir été avec nous ce matin en direct sur Sud Radio.
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