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Avec Vanessa Perez, Cyrille Fleury et Guillaume Calmon

Retrouvez Le Numérique pour tous avec Vanessa Perez tous les dimanches à 16h30 sur #SudRadio.
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##LE_NUMERIQUE_POUR_TOUS-2026-04-26##

Catégorie

🤖
Technologie
Transcription
00:00Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Perez.
00:04Bonjour et bienvenue dans le numérique pour tous, l'émission qui décrypte la tech et son impact sur notre quotidien.
00:10Et aujourd'hui on va parler de la santé du futur.
00:12Avec nos invités, on vous fera découvrir comment les dernières avancées permettent aujourd'hui de mobiliser le cerveau
00:18pour accélérer le retour à une vie normale, qu'elle soit professionnelle ou sportive après une intervention chirurgicale.
00:24Et nous ferons également découvrir une technologie nouvelle génération qui permet aux professionnels de santé d'observer, d'analyser et
00:32d'anticiper l'évolution de leurs patients
00:34presque en temps réel après une opération.
00:36Et au cœur de ces innovations, le syndicat national de l'industrie des technologies médicales, le SNITEM,
00:42qui chaque jour fait bouger les lignes de la santé et du dispositif médical.
00:46Le numérique pour tous, spécial santé du futur, c'est tout de suite et c'est sur Sud Radio.
00:50Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Perez.
00:53Et pour commencer cette émission spéciale santé du futur, nous avons le plaisir de recevoir un entrepreneur engagé au service
01:00de l'innovation en santé.
01:01Cyril Fleury, on est ravis de vous avoir parmi nous aujourd'hui.
01:04Donc vous êtes à la tête de la société Galméon et vous allez nous expliquer en quoi ça consiste.
01:09Et vous êtes aussi au bord de ce fameux syndicat justement de l'industrie des technologies médicales.
01:15Juste rappelez avant, ce syndicat fédère tous les acteurs du dispositif médical.
01:20Alors c'est un mot un peu barbare, mais en fait ça nous concerne tous.
01:23Tout à fait, merci beaucoup Vanessa pour cette invitation aujourd'hui.
01:26Alors oui, le dispositif médical, tout à fait, c'est un dispositif qui est utilisé tous les jours par des
01:32millions de patients.
01:34Et en fait, qu'est-ce que c'est ?
01:35Et bien ça peut être une seringue, ça peut être un pacemaker, ça peut être un lit,
01:38ça peut être un dispositif pour prendre de l'imagerie médicale,
01:43comme faire des radios par exemple, ça peut être tout simplement aussi faire des prothèses.
01:52Voilà, donc c'est extrêmement large aujourd'hui et ça touche à toutes les parties du corps.
01:57On est tous concernés.
01:58Alors Cyril, vous avez un parcours assez impressionnant, on va dire que vous êtes un entrepreneur,
02:02mais qu'est-ce qui vous anime avec cette boulimie de travail et d'entreprise que vous montez depuis plusieurs
02:07années ?
02:08Alors, qu'est-ce qui m'anime ?
02:10Écoutez, la première chose, je vais dire que c'est la passion pour la santé.
02:14Moi, j'ai découvert ça il y a très longtemps.
02:17J'ai fait un stage de troisième dans les valves cardiaques et je suis tombé dans la bramite.
02:23Et qu'est-ce qui m'anime ? C'est la médecine, c'est l'innovation.
02:26Et bien sûr, c'est aussi l'international, c'est de pouvoir diffuser des innovations dans la santé
02:33et permettre à des millions de patients de l'améliorer, leur santé tous les jours.
02:37Voilà, donc pour moi, c'est cette avancée technologique dans la santé qui m'anime.
02:42Mais vous avez une carrière internationale et vous restez en France, et c'est tout à votre honneur.
02:46Vous dites que vous avez le sentiment, une dette par rapport à la France.
02:49C'est quoi ce sentiment ?
02:51Alors, une dette ? Non, je dirais plutôt une prise de conscience.
02:55En fait, j'ai eu la chance de pouvoir faire des écoles publiques, une école d'ingénieur publique, l'UTC,
03:02et la chance de pouvoir partir à l'international, faire des très bonnes écoles aux Etats-Unis
03:07grâce à des bourses, des bourses publiques, mais aussi des bourses comme la fondation Marcel Blanchet Blanchet.
03:13Et en partant dans l'étranger, en fait, je me suis rendu compte, en fait, de tout ce qu'il
03:18y avait en France
03:20que l'on pouvait critiquer quand on était en France, mais quand on est à l'étranger et qu'on
03:24revient,
03:24on se rend compte, en fait, que la France, c'est un très beau pays.
03:26Et en fait, il y a énormément d'aide, énormément de soutien, et oui, j'ai voulu revenir en France
03:33aussi
03:33pour pouvoir créer, développer et innover en France et faire du Made in France.
03:38D'ailleurs, vous voyez le coq, la France tech.
03:39Oui, je vois le petit coq pour ceux qui ont la vidéo.
03:41Donc, on va parler de votre technologie, celle qui a été développée chez Gallement.
03:44Expliquez-nous, parce que c'est vraiment révolutionnaire, en quoi consiste cette technologie
03:47que vous mettez à disposition des patients et à quoi elle sert ?
03:50Oui, alors, tout d'abord, cette technologie, en fait, moi, je l'ai découverte parce que je viens de l
03:55'orthopédie à l'origine.
03:57Et en fait, dans l'orthopédie, quand on disait qu'un chirurgien faisait une bonne chirurgie
04:02avec un bon implant, par exemple, et qu'il y avait une bonne rééducation,
04:06eh bien, que le patient devait aller bien.
04:07Et puis, en fait, on se rendait compte et puis on disait que le patient, quand ça allait un peu
04:11moins bien,
04:11qu'il pouvait avoir un problème dans le cerveau.
04:16Ce qui ne récupérait pas, c'était la faute soit du chirurgien, soit du corps du...
04:19C'était la faute du patient.
04:20Et en fait, c'est là qu'on s'est rendu compte qu'en fait, le cerveau était clé.
04:22Et moi, ça a été une révélation parce que j'y suis allé en tant que patient.
04:25Et je me suis dit, en fait, oui, c'est vrai.
04:28Et le dispositif médical qu'on a chez Gallement, en fait, c'est un logiciel
04:32qui permet, en fait, qui est basé sur deux thèses.
04:34Non, une thèse, en fait, qui a démontré, en fait, l'impact des basses fréquences sur le cerveau.
04:40Et puis, une autre thèse qui a démontré aussi qu'il y avait des inhibitions motrices,
04:45en fait, que le cerveau, lorsqu'il y avait, en fait, un traumatisme, une entorse de l'arthrose
04:50et que, par ailleurs, l'arthrose, en fait, c'est quand on a mal à une articulation
04:54et qu'on va se faire poser une prothèse.
04:56Eh bien, le cerveau, en fait, il a mal.
04:57C'est un traumatisme.
04:58Et qu'est-ce qu'il fait ?
04:58Eh bien, il bloque l'articulation, il bloque les muscles qui sont autour de cette articulation.
05:03Et, en fait, normalement, c'est réversible.
05:07C'est-à-dire qu'une fois que tout est réparé, qu'on a eu une prothèse
05:09ou qu'on s'est fait réparer les ligaments ou que l'entorse va mieux,
05:12eh bien, tout va bien.
05:13Et, en fait, on s'est rendu compte que le cerveau, malheureusement,
05:17n'était pas totalement gardé ce traumatisme et qu'il n'activait pas, en fait,
05:21l'ensemble des muscles complètement, juste après que tout soit réparé.
05:25Alors, si je reformule, après une chirurgie, peut-être une prothèse de hanche
05:28ou une entorse, etc., si on a mal, ce n'est pas une faute mécanique,
05:31c'est un problème qui vient du cerveau parce qu'il ne s'est pas encore adapté, il n'a
05:34pas...
05:35Oui, alors, ça peut être un problème mécanique, mais aujourd'hui, quand tout va bien
05:39et que tout a été réparé normalement, et c'est le cas aujourd'hui grâce à la santé
05:43aujourd'hui et les hôpitaux, les chirurgiens que l'on a aujourd'hui en France
05:46et les kinésithérapeutes ou ostéopathes, eh bien, normalement,
05:51on remarche normalement, on bouge normalement, ça peut être au niveau de l'épaule,
05:56au niveau de toutes les articulations.
05:57Et en fait, eh bien non, on s'est rendu compte qu'en fait, oui,
06:00ce cerveau pouvait garder une inhibition, un stress.
06:04Et en fait, nous, on agit en fait sur ce stress.
06:06C'est en fait notre dispositif médical,
06:08qui est en fait, c'est une machine qui va envoyer des ondes en basse fréquence
06:12avec de la visuation mentale et qui va permettre en fait
06:15de reconnecter le cerveau au muscle avec le bon signal.
06:19Donc, ça veut dire que vous pouvez intervenir auprès des sportifs,
06:22notamment pour avoir des récupérations plus rapides sur certains matchs ?
06:24– Tout à fait, et je sais que chez Sud Radio, vous êtes la radio du rugby.
06:29– Oui.
06:29– Et je vais prendre l'exemple d'Antoine Dubon, par exemple,
06:32qui a eu un accident assez grave avec ses ligaments croisés il y a un an et demi à peu
06:37près.
06:37Et oui, notre technologie aurait pu l'aider à récupérer plus vite.
06:43Pourquoi ? Parce qu'on est capable aujourd'hui, grâce à cette technologie,
06:47d'améliorer en fait la récupération.
06:50Ça s'intègre dans le parcours de soins du patient.
06:53C'est-à-dire qu'on arrive avant la chirurgie,
06:57parce qu'il peut y avoir des inhibitions avant la chirurgie,
06:59après la chirurgie et à 90 jours de la chirurgie.
07:03Et en fait, notre objectif, c'est d'accélérer en fait
07:06la récupération des sportifs de haut niveau,
07:08mais tout type de patient en fait aujourd'hui qui a un traumatisme en torse ou chirurgical.
07:14– Donc ça veut dire que ça, il faut tous les auditeurs qui nous écoutent,
07:17ça veut dire qu'il faut qu'ils en parlent à leurs professionnels de santé,
07:20ça veut dire que les professionnels de santé doivent être informés.
07:22Comment ça se passe ?
07:23Ça se passe à l'hôpital ? Ça se passe très concrètement ?
07:26– Alors, très concrètement aujourd'hui, il faut déjà détecter l'inhibition motrice.
07:31Donc en fait, il faut détecter qu'en fait le cerveau ne donne pas le bon signal au muscle.
07:35Et ça, c'est fait soit par un chirurgien, soit par un médecin du sport,
07:37soit par un kiné.
07:39Et ensuite, c'est des kinés, une fois que ça a été détecté,
07:44on peut avoir une prescription de son médecin du sport ou de son chirurgien
07:47pour pouvoir faire cette thérapie, cette thérapie galméon.
07:50Et en fait, ensuite, on va aller, vous pouvez, en fait, on trouve,
07:54il y a un certain nombre de praticiens qui ont été formés et certifiés
07:57à cette thérapie galméon et qui vont donc en fait effectuer cette thérapie
08:01et ces différentes séances.
08:02Donc c'est entre une et trois séances qui vont s'étaler en fait sur à peu près trois à
08:07quatre mois.
08:07Et donc, on peut retrouver tous ces praticiens qui sont certifiés et formés sur notre site Internet.
08:12– D'accord. Alors, on va revenir à l'entrepreneur que vous êtes, Cyril.
08:15Vous avez quand même un discours très fort, malgré votre introduction,
08:17sur les difficultés en France pour innover.
08:20Il y a quand même un peu de lenteur, on cherche de la rentabilité.
08:25Vous êtes dans quelle situation ? Parce qu'il y a un peu des injonctions contradictoires.
08:28Il faut aider le patient et paradoxalement, l'innovation n'est pas financée.
08:32– Vous avez raison. Et aujourd'hui, ça fait plusieurs années aujourd'hui
08:36que j'ai passé du temps en fait dans les ministères, soit de la santé,
08:41soit en particulier au ministère de l'Industrie,
08:44parce qu'on sait très bien que la situation budgétaire est très compliquée
08:49depuis déjà plusieurs années.
08:50Et puis par ailleurs, il y a une réglementation qui est très lourde.
08:56Vous savez qu'il y a à peu près 5-6 ans, la Commission européenne a décidé
09:01de mettre en place le nouveau règlement pour ces fameux dispositifs médicaux.
09:06Et en fait, la grosse différence, c'est qu'auparavant,
09:09on était capable d'homologuer des produits et de les mettre sur le marché très rapidement,
09:13c'est-à-dire en un an, et qu'aujourd'hui, le coût pour un industriel a augmenté,
09:20il a été multiplié par 5, et le temps aussi.
09:23C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on met à peu près 5 ans pour homologuer un nouveau produit.
09:26Alors que, si on compare ça à certains pays comme les États-Unis ou l'Australie,
09:31on est capable d'homologuer des produits en un an, voire en deux ans,
09:35à des coûts beaucoup moins.
09:36– Comment vous expliquez ça ?
09:37– Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il y a eu quelques sociétés
09:40qui ont, on va dire, fauté, et en fait, on paye aujourd'hui les erreurs
09:49d'un ou deux industriels, et donc on a, on va dire, renforcé ces réglementations
09:57encore à un niveau qui n'est pas forcément, je dirais, qui est très bien
10:01parce qu'on assure une sécurité, mais quand on compare ça par rapport aux États-Unis,
10:04si vous voulez, on a des fast-track, c'est-à-dire des possibilités
10:09de pouvoir homologuer les produits beaucoup plus rapidement,
10:11et en plus de ça, je vais prendre l'exemple de l'AFDA, par exemple,
10:15qui, pour les petits…
10:16– La Food and Drug Administration, qui est l'équivalent américain.
10:20– L'équivalent de l'administration aux États-Unis,
10:22qui homologue les produits sur le marché américain,
10:25et qui, en fait, ont des process pour aller plus vite,
10:30pour des dispositifs qui sont soit déjà connus,
10:34parce qu'il y a des produits qui sont similaires sur le marché,
10:36et puis qui font attention aussi aux petites entreprises,
10:39comme les start-up ou les PME,
10:42parce qu'ils ont des tarifs adaptés pour ces sociétés.
10:45– Oui, mais vous le disiez tout à l'heure, Cyril,
10:47si tout est mieux, quand même, aux États-Unis,
10:48il y a un marché, quand même, de plusieurs centaines de millions d'habitants
10:51par rapport à la France, les réglementations sont plus rapides,
10:54tout est beaucoup plus agile,
10:55pourquoi vous ne développez pas les solutions aux États-Unis ?
10:58Ça serait plus rentable pour un entrepreneur ?
10:59– Alors, vous avez raison, et en fait, dans mon domaine,
11:03mes dernières fonctions en tant que président de Ménix,
11:06et de Cerf, on a lancé en fait une filiale américaine,
11:10parce que c'était un marché extrêmement attractif pour nous,
11:12on a réussi à homologuer nos produits en moins de deux ans,
11:15et à les poser sur des patients en moins de deux ans,
11:17avec des tarifs de remboursement bien plus élevés.
11:22Néanmoins, comme vous l'avez dit,
11:24aujourd'hui, je suis conscient aussi des avantages de notre pays,
11:28en France et en Europe,
11:29et comme vous l'avez compris, je souhaite aujourd'hui,
11:32et je milite pour le Made in France,
11:34et donc, j'ai participé à plusieurs workshops récemment,
11:38sur les dernières années, au niveau de la Commission européenne,
11:41avec le CINITEM, mais aussi avec le MEDEF,
11:46et l'objectif étant d'assouplir et de faire comprendre en fait
11:50à nos responsables politiques qu'il était possible de simplifier,
11:56parce que c'est aujourd'hui la simplification qui est importante,
11:59mais aussi de pouvoir donner de la visibilité aux industriels que nous sommes,
12:02parce qu'aujourd'hui, attendre cinq ans avant de mettre un dispositif sur le marché,
12:05ce n'est pas possible pour nous,
12:07parce qu'aujourd'hui, c'est énormément de coûts de développement
12:09et on n'est pas capables aujourd'hui d'attendre,
12:10et on a vu aujourd'hui plusieurs sociétés sur ces quelques années
12:13qui ont disparu parce que c'était tellement coûteux et tellement long.
12:15Et vous avez été entendu, Cyril ?
12:17Et oui, on a été entendu.
12:18Je serai la semaine prochaine encore, ou dans les deux prochaines semaines,
12:21je suis invité à participer à une table ronde avec un commissaire européen.
12:25Et en fait, ils sont en train aujourd'hui,
12:27ils ont compris, et donc il y a une évolution de ce fameux règlement européen,
12:32et donc ils sont en train de comprendre que déjà,
12:34notre tissu industriel qui est composé de 90% de TPE et de TI,
12:39et bien aujourd'hui, il faut faire attention à eux,
12:40donc ils sont en train peut-être de réfléchir à mettre des tarifs spécifiques
12:45pour ces entreprises, ces petites entreprises,
12:48et puis par ailleurs, ils sont en train de comprendre
12:50qu'il faut aujourd'hui assouplir la réglementation
12:54et peut-être faire en sorte de ne pas nous tirer une balle dans le pied
12:57pour qu'on ait des dispositifs qui ne soient pas lancés qu'aux États-Unis,
13:01alors qu'on les fabrique en France,
13:02et que notre objectif, c'est de traiter des patients français et européens avant tout.
13:05– Cyril, si on se projette, une minute pour conclure,
13:08si on se projette dans 5 à 10 ans, on va dire,
13:10on fait des découvertes révolutionnaires sur le cerveau,
13:12vous en êtes le témoin,
13:14des technologies comme Galméon,
13:15elles vont devenir, elles vont faire partie intégrante du parcours de soins
13:18pour soulager et accompagner les patients ?
13:21– Tout à fait, on a beaucoup, beaucoup,
13:24si vous voulez, on a beaucoup axé, je veux dire,
13:27notre politique de santé sur le traitement,
13:30sur des actes invasifs.
13:31Aujourd'hui, je pense que la prévention est clé,
13:35et qu'elle va nous aider aujourd'hui à gérer aussi le budget de la France,
13:39le budget de la santé,
13:41et qu'aujourd'hui, il faut prévenir avant de guérir,
13:44et qu'il faut guérir bien sûr, mais qu'il faut prévenir.
13:45Et aujourd'hui, l'outil de Galméon, la thérapie Galméon,
13:49aujourd'hui, c'est une thérapie préventive,
13:52et qui, par ailleurs, n'est pas invasif,
13:55et qui n'a pas d'effet nocif.
13:57Donc en fait, oui, je pense que ce n'est pas une solution de niche,
14:01mais c'est une solution qui va rentrer dans le parcours de patients
14:03comme beaucoup d'autres technologies qui sont en train d'être développées aujourd'hui.
14:06Et puis, il y a beaucoup d'IA qui sont en train d'arriver,
14:09et Galméon, aujourd'hui, est en train de travailler sur cette technologie d'IA
14:12qu'elle est en train d'intégrer sur ces données patients.
14:14Et donc, oui, ce sera clairement quelque chose qui va être dans le parcours de patients
14:18et qui va être intégré totalement.
14:19Merci beaucoup, Cyril Fleury, pour Galméon.
14:22Restez avec nous, on marque une courte pause,
14:23et dans un instant, on vous fera découvrir une autre innovation technologique
14:27qui permet d'être suivie par son professionnel de santé.
14:32Après une chirurgie, quand on rentre à la maison, vous allez voir, c'est révolutionnaire.
14:34Le numérique pour tous, spécial santé du futur, ça continue dans quelques instants,
14:38et c'est sur Sud Radio.
14:39Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez.
14:43Et pour continuer cette émission spéciale santé du futur,
14:46nous avons le plaisir d'accueillir un acteur au cœur de cette transformation.
14:49Guillaume Calmon, on est ravis de vous avoir en plateau.
14:52Vous êtes dirigeant de la société RDS,
14:54et vous allez nous expliquer quelle est la mission de RDS.
14:57Mais avant de commencer, j'aimerais qu'on parte d'un constat simple,
15:01puisque aujourd'hui, beaucoup de patients pourraient rentrer chez eux
15:04beaucoup plus tôt après une chirurgie, et ne le font pas.
15:07Et qu'est-ce qui bloque concrètement, Guillaume ?
15:09Alors, bonjour Vanessa, et merci pour l'invitation de partager
15:14notre expérience sur les parcours patients.
15:17Et si vous avez déjà fait l'expérience d'une chirurgie,
15:21peut-être que vous avez pu admirer toute cette innovation technologique,
15:25les robots dans les salles de chirurgie,
15:27des actes qui sont de plus en plus efficaces,
15:29et des durées de séjour qui sont de plus en plus courtes.
15:33Seulement, le souci, il est bien là,
15:35c'est que quand on est après la chirurgie,
15:38ce qu'on appelle la convalescence,
15:40ça c'est un parcours qui n'a pas tellement évolué
15:42dans les dernières années.
15:44Et donc, même si tout s'est bien passé,
15:46et qu'on se sent en pleine forme,
15:48on est souvent gardé à l'hôpital
15:50pour être observé par l'équipe médicale,
15:53observer qu'il n'y ait pas des complications.
15:55Après des chirurgies, surtout des chirurgies majeures,
15:57il peut y avoir des complications.
15:59Et ça, ça a trois conséquences.
16:01On est enfermé dans une chambre d'hôpital.
16:05On n'est pas libre, on est surveillé,
16:07on est réveillé même des fois la nuit,
16:08et puis on n'est pas chez soi.
16:10Et c'est là que RDS a inventé une innovation,
16:14je dirais, qui va permettre aux patients
16:17de rentrer chez eux
16:18et d'être surveillés à distance
16:20par les professionnels de santé.
16:22Justement, on va en parler.
16:23Concrètement, c'est un patch.
16:24C'est un patch connecté.
16:26Dites-nous ce que mesure ce patch
16:28et pourquoi c'est essentiel.
16:29Et justement, ce patch va permettre
16:31aux patients de rentrer chez lui.
16:32Alors, tout à fait.
16:34Déjà, un patch connecté, qu'est-ce que c'est ?
16:35Tout le monde connaît les patchs glucose
16:37ou les patchs pour arrêter de fumer.
16:39C'est la même chose avec un petit peu d'électronique,
16:41un peu comme un pansement intelligent
16:42qui va être collé sur la peau
16:43et qui va collecter et renvoyer
16:46aux professionnels de santé en continu
16:48les constantes vitales,
16:50c'est-à-dire la fréquence cardiaque,
16:52la respiration, la température
16:53ou la saturation d'oxygène dans le sang
16:56et aussi l'activité du patient.
16:58Voilà ce que fait le dispositif.
17:00Alors, j'ai envie de vous demander,
17:01aujourd'hui, il y a quand même
17:02beaucoup de montres connectées
17:03pour ne pas citer notamment
17:04la marque à la pomme.
17:06Qu'est-ce qu'il y a comme différence
17:07justement entre votre patch
17:09et cette montre qui pourrait envoyer
17:11les données aussi aux professionnels de santé
17:12une fois qu'on est à la maison ?
17:13Alors, la différence majeure,
17:16c'est que notre dispositif,
17:18le patch multisens,
17:19il est pensé pour les professionnels de santé.
17:21et sa donnée,
17:23la donnée qui est renvoyée
17:24vers le professionnel de santé,
17:25le professionnel de santé,
17:27elle est calibrée,
17:29elle est comparée
17:30et au niveau d'un dispositif
17:32qu'on va retrouver à l'hôpital.
17:34Et l'autre grande différence,
17:36c'est que la montre connectée,
17:39vous allez voir vos données,
17:40vous allez peut-être même être un peu anxieux
17:41par rapport à vos propres données.
17:44Mais nous,
17:44ce n'est pas du tout cette optique
17:46que nous avons mise en œuvre.
17:47Donc, ça veut dire qu'on a sur la peau
17:48un petit patch,
17:49comme voilà,
17:50on est chez soi
17:50et toute l'information
17:51dont le professionnel de santé
17:53arrive sur son ordinateur,
17:54il le visualise
17:55et s'il voit par exemple
17:57une courbe qui ne va pas
17:58dans les standards, etc.,
17:59là, il va vous rappeler,
18:01en fait, il analyse en permanence
18:03et il a les signaux
18:04de votre état de santé,
18:05c'est ça ?
18:05Alors, absolument
18:06et c'est ça qui est,
18:07moi, je trouve génial,
18:09c'est que premièrement,
18:11il y a ce qu'on appelle la data,
18:13tout le monde maintenant
18:13entend parler d'IA,
18:15mais à la base,
18:17c'est la donnée, la data,
18:18c'est ça que le professionnel de santé
18:19va pouvoir interpréter
18:21en surveillant sur son écran
18:23et puis, il y a la mesure en continu,
18:25ça, c'est un changement de paradigme
18:27plutôt qu'une infirmière
18:29vienne vous rendre visite
18:30deux fois par jour,
18:32là, il y a des données
18:33chaque instant de la journée
18:34et le professionnel de santé
18:35va pouvoir observer les tendances
18:38et voir si ces tendances
18:39vont dans le bon sens
18:40et vous récupérez
18:41ou alors, s'il y a malheureusement
18:44une détérioration,
18:45une dégradation
18:45et là, il faut changer la thérapie
18:47ou même vous faire
18:49revenir à l'hôpital.
18:50Et là, il y a un bénéfice
18:51pour l'hôpital,
18:52Cyril Fleury,
18:52dans la première partie d'émission,
18:54parlait justement
18:55des économies
18:56qui peuvent être faites,
18:57est-ce que là,
18:57ça va dans le sens du patient
18:59ou ça va dans le sens
18:59de l'hôpital ?
19:02Alors, ça,
19:02c'est une très très bonne question
19:04parce que
19:04quand on parle d'innovation,
19:06on pense souvent
19:07technologie
19:08et on pense,
19:08nous, professionnels
19:09du monde de la santé,
19:10on pense souvent
19:11à améliorer le soin
19:13et ça reste au cœur
19:14de notre préoccupation.
19:15Seulement,
19:16pour que l'innovation
19:16pénètre dans l'hôpital,
19:18il faut qu'elle ait aussi
19:19un avantage économique
19:20et en l'occurrence,
19:22l'intérêt
19:23de ce patch connecté,
19:24c'est qu'il va permettre
19:25de libérer
19:25des lits d'hôpitaux
19:26en toute sécurité
19:27pour les patients
19:28et de cette manière-là,
19:30donner finalement
19:31plus de flexibilité
19:32aux hôpitaux,
19:33par exemple,
19:33pour faire tourner
19:34leur salle d'opération
19:36plus fréquemment.
19:37Après, vous parlez
19:38de ce qu'on appelle
19:39la data,
19:39donc la donnée,
19:40on donne quand même
19:40des choses,
19:41ou alors on prend,
19:42je ne sais pas comment le dire,
19:43des choses très personnelles
19:44et très intimes
19:45puisque ce sont
19:45des données de santé.
19:46On peut avoir
19:47la certitude
19:48que toutes ces données
19:49sont protégées
19:50et qu'elles ne sont pas
19:50exploitées à d'autres fins,
19:51Guillaume ?
19:52Alors ça,
19:53c'est une préoccupation
19:54constante
19:55de nos interlocuteurs
19:56de l'hôpital
19:56et c'est aussi une chose
19:57qui nous différencie
19:58des dispositifs
19:59grands publics.
20:00Notre donnée,
20:01elle est sécurisée
20:03et elle est stockée
20:04en France
20:05avec des prestataires français
20:07et ce qu'on appelle
20:07une habilitation
20:08aux données de santé,
20:09HDS dans le jargon
20:10et donc on garantit
20:12cette sécurité
20:13de la donnée
20:14et l'autre point
20:15c'est que
20:15c'est une phase
20:17je dirais
20:18assez courte
20:19de la vie d'un patient,
20:20d'un parcours patient
20:21après une chirurgie
20:22et donc ce n'est pas
20:23un dispositif
20:23qui a vocation
20:24à suivre le patient
20:25sur un temps long
20:26et donc ces deux choses
20:28combinées
20:28permettent
20:29à rassurer
20:30les professionnels
20:30de santé
20:31avec lesquels
20:32on travaille.
20:33Guillaume,
20:34pour se parler honnêtement,
20:35on parle beaucoup
20:36des problèmes à l'hôpital
20:37et notamment des problèmes
20:38de ressources humaines
20:39ça tire de plus en plus
20:40est-ce que ça veut dire
20:41que l'avenir de l'hôpital
20:42il se passe à la maison
20:43et justement
20:44on va faire sortir
20:44tous les patients
20:45de l'hôpital
20:47c'est un petit peu
20:47comme ça que vous voyez
20:48les choses
20:49à échéance 5 à 10 ans ?
20:51Alors, quand on regarde
20:53les statistiques
20:54des 15 dernières années
20:56les durées de séjour
20:57à l'hôpital
20:57ont fortement réduit
20:59et c'est une tendance
21:01qui se confirme
21:03et si on regarde
21:04ce qui se passe
21:04de l'autre côté
21:05de l'Atlantique
21:06les durées de séjour
21:07aux Etats-Unis
21:08sont encore
21:08beaucoup plus courtes
21:09que ce qu'on observe
21:10en Europe
21:11la grande difficulté
21:13c'est comment
21:14on va pouvoir
21:15anticiper
21:15certaines de ces complications
21:17après une intervention
21:18chirurgicale
21:19qui sont dans certains cas
21:21inévitables
21:21donc oui
21:22cette réduction
21:23du séjour à l'hôpital
21:26ce qu'on appelle
21:26dans le jargon
21:27le virage domiciliaire
21:28c'est quelque chose
21:29qui est prononcé
21:30qui continue
21:31qui est un levier
21:33d'efficacité
21:34pour l'hôpital
21:35et pour la société
21:36en général
21:37juste pour donner
21:38un chiffre
21:39d'ici 2050
21:40la population
21:41de plus de 65 ans
21:42va doubler
21:43et ces gens-là
21:44évidemment
21:45ont besoin
21:45d'être bien soignés
21:47dans des conditions
21:49qui sont les meilleures
21:51une minute pour conclure
21:52l'hôpital du futur
21:53il ressemblera
21:54ou il ressemblerait
21:55à quoi justement ?
21:57alors je suis bien incapable
21:58de décrire l'hôpital du futur
22:00mais par contre
22:00je peux décrire
22:01ce qu'il n'y aura pas
22:02dans l'hôpital du futur
22:03et le côté
22:05hôtellerie
22:05hospitalité
22:06je dirais
22:07est de plus en plus
22:08en train de disparaître
22:09au profit
22:10d'un plateau technique
22:11et ce qui va
22:12s'accompagner
22:13par un patient
22:14qui va devenir
22:14un patient augmenté
22:15un patient
22:16à la maison
22:17et qui pourra être
22:18suivi à distance
22:19par des professionnels
22:20de santé
22:20merci beaucoup
22:22Guillaume Calmon
22:23même question Cyril
22:24mais alors le professionnel
22:25de santé du futur
22:26selon vous
22:26qui sera dans l'hôpital du futur
22:28il va ressembler à quoi ?
22:29ce sera un professionnel
22:30de santé
22:31qui sera connecté
22:32ça c'est sûr
22:33et je rebondis
22:35sur le fait
22:36que la donnée
22:37patient
22:37sera partout
22:39elle sera sécurisée
22:41parce que je confirme
22:42que ces serveurs HDS
22:44aujourd'hui
22:44c'est une spécificité française
22:46donc on a de la chance
22:47d'être en France
22:47et que ce professionnel
22:48de santé
22:49il sera connecté
22:50il aura
22:50des outils
22:51d'IA
22:52qui l'aideront
22:53aujourd'hui
22:53il sera augmenté
22:54clairement
22:55mais par contre
22:56le professionnel de santé
22:57sera toujours là
22:57et ce sera lui
22:59qui prendra bien
22:59la décision finale
23:01et en tout cas
23:01je l'espère
23:02et je serai là
23:02en tout cas
23:03pour le voir
23:04j'espère aussi
23:06d'ici
23:0720 à 30 ans
23:08merci beaucoup
23:09Cyril Fleury
23:10et Guillaume Calmon
23:11le numérique pour tous
23:12c'est fini pour aujourd'hui
23:13cette semaine encore
23:13un grand merci à tous
23:14d'être de plus en plus nombreux
23:16à nous suivre sur Youtube
23:17et sur les réseaux sociaux
23:18il est temps pour moi
23:19de vous souhaiter
23:20une excellente fin de week-end
23:21et de vous dire
23:22à la semaine prochaine
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