00:00Alors on est dans ce gala traditionnel qui est annuel, qui est organisé pour les correspondants à la Maison-Blanche.
00:05Donc c'est l'ensemble des journalistes qui sont accrédités et qui peuvent poser quotidiennement leurs questions à la porte
00:09-parole de la Maison-Blanche.
00:10Caroline Lévitt, qui était d'ailleurs également à cette tribune, donc c'est dans la briefing room.
00:13Ils tiennent ce repas annuel dans lequel le président peut ou pas venir, mais c'est une soirée un peu
00:19hommage à la liberté de la presse.
00:20Et vous l'avez dit, il y a en général ces animations qui sont soit des humoristes, soit évidemment ce
00:25type d'animation pour montrer que ça se fait de manière en cohésion.
00:28Oui, c'est une ambiance de fête.
00:29C'est vraiment, l'ambiance est à la fête, c'est un gala, c'est réputé, les gens s'y
00:33précipitent.
00:34Et de fait, Donald Trump lui-même y avait déjà été, mais ça faisait plus de dix ans qu'il
00:38n'y avait pas été, il n'y a jamais été en tant que soit candidat, soit en tant que
00:41président élu.
00:42Il y avait été, et d'ailleurs, ironie de l'histoire, c'est en 2012, à un moment où Barack
00:46Obama fait son dernier gala des correspondants à la Maison-Blanche,
00:50qu'il aura fait ce qu'on appelle un roast, c'est-à-dire un discours assez cinglant et des
00:54critiques à l'encontre de Donald Trump,
00:55que d'aucuns disent que c'est ça qui aura poussé Donald Trump à se rentrer en politique.
00:59Bon, même si c'est un peu réducteur, c'est effectivement, c'est un endroit où on se critique un
01:02peu de bonne guerre,
01:05et c'est censé être à la fête.
01:06Et d'ailleurs, Caroline Levitt avait d'ailleurs annoncé son départ, parce qu'elle attend un enfant, et donc c
01:13'est imminent.
01:13C'était censé se passer sous les meilleurs auspices, mais effectivement, là on croit que...
01:19Pourquoi Nicolas Conquer, Donald Trump, a décidé de se rendre à ce fameux gala ?
01:24C'est un gala, vous l'avez dit, annuel, historique, ça a plus de 100 ans, c'est une tradition
01:28plus que centenaire,
01:30puisque je crois que le premier gala, c'était en 1921.
01:33Pourquoi cette fois-ci, il a décidé de s'y rendre ?
01:35Vous avez raison, je l'ai dit, il n'a jamais été en tant que président, l'année dernière il
01:38l'avait peut-être snobé,
01:39ou il avait estimé que c'était un petit club de personnes fortunées, et voilà, il ne souhaitait pas s
01:45'y joindre.
01:46Là, c'est une manière aussi de montrer qu'il favorise cette liberté de la presse, il se prête à
01:51la critique,
01:52et voilà, il est bon client de ce genre de tradition, de rituel.
01:56Il y a un contexte qui montre aussi une polarisation de la société, indépendamment de l'immixion de la violence
02:01à ce gala,
02:02mais il y a une polarisation, il y a un pays qui est en guerre, et c'est important de
02:05montrer un message d'unité.
02:07On est dans une année aussi forte en termes de commémoration, avec le 250e anniversaire d'indépendance américaine,
02:12donc c'est important de montrer un front uni, et d'ailleurs, on l'a vu, d'ailleurs, quelques minutes
02:16après cette tentative d'assassinat,
02:17vous avez, dans la conférence de presse, Donald Trump en smoking, avec derrière lui tout son état-major, son administration,
02:23qui font front uni pour dénoncer cette violence.
02:26Et montrer qu'ils ne se cacheront pas, ça serait d'ailleurs une des intimidations qu'on a cherché à
02:29lui faire,
02:30en disant, tiens, est-ce que vous pensez que c'est encore sûr pour vous de faire campagne ?
02:32Vous savez qu'on est dans une année électorale, avec les élections de mi-mandat,
02:35Donald Trump, c'est pas un trouillard, c'est pas un dégonflé, il va continuer à faire ses meetings en
02:39plein air,
02:40quelles que soient les menaces qui pèsent sur lui et sur le peuple américain.
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