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  • il y a 3 heures
«Cette démonstration montre que lorsque l'on veut, on peut. Le ministre a décidé de prendre à-bras-le corps le sujet», a affirmé Fernand Gontier, ancien directeur central de la police aux frontières, à propos des déclarations de Gérald Darmanin qui accélère les expulsions des détenus étrangers. 

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Transcription
00:00Lorsque la peine est terminée, il est initié une procédure d'éloignement sur le plan administratif
00:07et donc la plupart du temps, il est vrai qu'on retrouve des détenus qui doivent être éloignés
00:12en centre de rétention administrative, mais là, le ministre a décidé d'utiliser des moyens à sa disposition
00:18qui permettent d'écourter la peine, c'est ce qu'on appelle la libération conditionnelle expulsion,
00:25c'est-à-dire qu'on prépare déjà l'éloignement de l'étranger dès le début de son incarcération
00:31et ça, c'est une très bonne méthode que le ministre utilise, il utilise également ce qu'on appelle
00:37la reconnaissance mutuelle de jugement qui permet d'éloigner des étrangers dans le cadre de l'Union européenne.
00:44Donc, ce sont des outils qu'il avait à sa disposition, qu'il a décidé d'accélérer, de fortifier
00:49dans le cadre de protocoles qui existent au niveau des 180 établissements pénitentiaires de France
00:55et donc d'améliorer cette coordination entre le ministère de l'Intérieur et le ministère de la Justice.
01:01Donc, moi, pour avoir travaillé sous l'autorité de Gérald Darmanin, je peux vous dire que c'est quelqu'un
01:06qui est assez pointilleux, qui va dans les détails et qui est volontariste.
01:10Donc, cette démonstration apporte la preuve que quand on veut, on peut et ça, c'est tout à fait intéressant.
01:18Fernand Gontier, ce que je note dans ce que vous nous dites ce matin, c'est que c'est une
01:23volonté politique.
01:24Donc, c'est une décision.
01:25Donc, ça veut dire quand on veut, on peut.
01:28Quand on veut, on peut et je crois que là, le ministre a décidé de prendre à bras le corps
01:32le sujet.
01:33C'est un pilotage directif et je pense qu'il fallait le faire parce qu'on ne peut pas attendre
01:39que la fin de peine soit effectuée pour commencer les vérifications, l'identification.
01:45En plus, l'étranger, il a intérêt à participer à son éloignement, j'allais dire, puisqu'il va écourter sa
01:52peine de prison.
01:52Il va pouvoir rentrer dans son pays d'origine.
01:55Donc, c'est gagnant-gagnant.
01:56Il y a moins de détenus étrangers dans nos prisons et l'étranger peut rentrer dans son pays plus vite
02:02que prévu.
02:04En plus, ce n'est pas aux frais de la République française.
02:08Donc, c'est vraiment intéressant.
02:09Ce qui aurait été intéressant que le ministre nous apporte comme précision, c'est le nombre d'étrangers qui doivent
02:15être éloignés au total
02:16parce que là, ils ne donnent que des pourcentages, ils ne donnent pas les données en valeur absolue.
02:21Il eût été intéressant aussi qu'ils nous donnent les causes d'échec.
02:24Pourquoi on n'arrive pas à éloigner un certain nombre d'étrangers malgré la réunion des conditions à leur éloignement
02:32?
02:32Et puis, quelles sont les nationalités aussi qui sont concernées par cet éloignement ?
02:36Je pense qu'on aurait eu quelques éclairages intéressants.
02:39Effectivement. Vous n'avez pas une idée, vous, des nationalités ?
02:43Je pense qu'a priori, on doit avoir quelques difficultés vers l'Algérie,
02:49ce qui représente malgré tout l'essentiel des étrangers incarcérés.
02:53Donc, je pense que les progressions ont été certainement réalisées sur la Tunisie, le Maroc
02:59et certainement d'autres pays extra-européens comme l'Albanie, la Géorgie ou d'autres.
03:04Mais en tout cas, je pense qu'il faut aussi regarder les nationalités qui sont concernées par ces mesures.
03:11Mais en tout cas, tout cela va dans le bon sens.
03:13Et quand on veut, on peut, comme je le disais.
03:16Quand on veut, on peut.
03:16Est-ce qu'il y a des pays où les détenus étrangers sont expulsés pour effectuer leur peine dans leur
03:21propre pays ?
03:23Oui, absolument. Il y a des conventions pénitentiaires qui permettent effectivement de renvoyer ces détenus dans leur pays d'origine
03:32où ils vont exécuter leur peine.
03:33Et pourquoi on ne fait pas ça en France ?
03:36Pardon ?
03:36Pourquoi on ne fait pas ça en France ?
03:39On le fait. Il y a des conventions.
03:42Avec qui ? Du quel pays ?
03:44La plupart des pays européens pratiquent de cette manière-là, comme je le disais,
03:50avec la reconnaissance mutuelle des jugements,
03:53c'est-à-dire que les pays étrangers européens reconnaissent nos propres jugements
03:57et exécutent les peines dans leur propre prison à notre place.
04:01Sous-titrage Société Radio-Canada
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