- il y a 9 heures
Retrouvez notre soirée spéciale "USA/Iran : le blocus ou les bombes", présentée par Maxime Switek sur BFMTV ce mercredi 29 avril 2026.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Bonsoir Julie, bonsoir à toutes et à tous. C'est l'information de la soirée. Elle est donnée par plusieurs
00:04médias américains et par l'agence France Presse.
00:07Et elle pourrait changer clairement le cours de la guerre. Donald Trump étudie désormais la possibilité de prolonger pendant des
00:14mois, c'est ce que dit la Maison Blanche,
00:16des mois, le blocage du détroit d'Hormuz. Plusieurs mois, on entendra Trump dans un instant. Mais d'abord, regardez
00:21ce qu'il a confié au site Axios.
00:24Le blocus est un peu plus efficace que les bombardements. Il suffoque, il parle des Iraniens comme des cochons farcis.
00:30Voilà ce que dit Trump et ça va empirer pour eux. Ils ne peuvent pas avoir l'arme nucléaire.
00:36On va en parler tous ensemble avec Didier François. Bonsoir Didier.
00:39Bonsoir Maxime.
00:39Avec Elsa Vidal. Bonsoir Maxime.
00:41Avec Lisa Aleph. Bonsoir Lisa.
00:43Bonsoir.
00:43Et avec Christine Ocraine. Bonsoir Christine.
00:45Bonsoir Maxime.
00:46Merci beaucoup d'être avec nous. Autrice notamment, dernier livre, Le Trump de A à Z aux éditions de Noël.
00:52Je vous demanderai si ce que l'on va décrire dans une seconde correspond au Trump que vous connaissez, au
00:57Trump que vous avez étudié.
00:59D'abord, Elsa Vidal. Ce que l'on sait ce soir, Trump a rencontré plusieurs patrons de compagnies pétrolières.
01:06Et je cite un responsable de la Maison-Blanche. Ils ont évoqué les mesures que nous pourrions prendre pour poursuivre
01:10le blocus actuel pendant des mois, si nécessaire.
01:14Quel pourrait être l'objectif, la stratégie de Trump derrière tout ça ?
01:17A sécher la capacité de l'Iran, en plus de ses cuves, à exporter son pétrole, à faire tourner son
01:25industrie, à garder son économie fonctionnelle, réduire les rentrées d'argent de l'Iran, tout en essayant de faire augmenter
01:34la pression intérieure.
01:35C'est quand même aussi compter sur l'idée que les Iraniens seront en capacité de manifester leur mécontentement, comme
01:42les grands commerçants du Bazar, les grands bazariens, avaient pu le faire en décembre dernier.
01:47La stratégie de la patience, Didier François.
01:51La patience stratégique.
01:52Exactement, c'est ce que j'allais vous dire. La patience stratégique. On y va.
01:56Ça va dans le sens de Didier François. Le fait que ça dure longtemps et qu'on amène le plus
02:02faible possible les Iraniens à la table de négociation.
02:04Trump est en train de découvrir c'est quoi la guerre. Pour dire les choses en bon français.
02:10Il n'était pas un va-t'en-guerre au départ. Il était même plutôt contre. Il s'était même
02:13fait élire en disant qu'il n'en ferait plus et qu'il les arrêterait toutes.
02:16Il est en train de découvrir que la guerre, ça prend du temps.
02:20Il est en train d'apprendre une certaine patience stratégique. Ce qu'il y a de marrant avec Trump, ce
02:25n'est pas que ce soit ma spécialité,
02:26mais on sent bien que quand il parle, il y a une partie du briefing qu'on lui a fait,
02:31sur lequel il a un peu focalisé, et qui ressort.
02:34Et il retient ça.
02:35Là, par exemple, depuis quelque temps, il explique. Oui, il faut être patient, je vais être patient, etc.
02:39Après, c'est relatif, tout ça, c'est ce qu'il dit.
02:40Mais il a compris, typiquement, il vient de comprendre que le blocus économique était plus efficace que le bombardement.
02:49Mais il le dit très clairement maintenant. Il le dit à la presse.
02:52Il a un aspect assez étonnant, mais c'est efficace. Après, il faut tenir.
02:57Parce qu'il y a à la guerre, que ce soit les bombardements, les campagnes, le blocus en diplomatie, ça
03:04ne va pas vite.
03:05Ce n'est pas comme sur les plateaux de télé, et ce n'est pas comme Emmeret Trump.
03:08Donc, il faut apprendre le temps long. Et le temps long, ça va dire que là, ça va y avoir
03:14des effets sur le pétrole iranien,
03:17et donc sur la capacité qu'a le régime à payer ses affidés et la loyauté qui lui est due
03:24en monnaie sonnante et trébucelante.
03:26Mais ça ne va pas se faire en 48 heures. Ça va se faire en deux mois, peut-être trois
03:30mois.
03:30Est-ce qu'il les a ? C'est ça la vraie question.
03:32Donc, est-ce qu'il ne va pas revenir au boum boum en se disant peut-être que finalement...
03:36Alors que là, il y a effectivement un nouveau risque, que ça reprovoque une escalade.
03:40Donc, ça sera toujours long, parce que que ce soit la négociation, ça prendra du temps.
03:43Que ce soit un retour au boum boum, ou à un bombardement plus blocus, ça prendra un peu de temps.
03:50Donc, il est en train d'apprendre la patience stratégique.
03:52Je salue Michel Delagara qui nous rejoint. Bonsoir, amiral. Merci d'être là.
03:55Mais d'abord, Christine Lamain, vous levez... Christine Lamain. Christine Ocraine, vous levez la main.
03:59Oui, parce que je voudrais ajouter un mot à ce que nos camarades viennent de dire.
04:03C'est que Donald Trump a quand même un impératif de date.
04:07C'est sa visite à Pékin. Il l'avait déjà reportée une fois, à cause de cette guerre,
04:15cette visite à Xi Jinping, à laquelle Trump tient énormément son grand ami Xi Jinping,
04:20avec qui il s'agit quand même de solidifier les accords commerciaux.
04:26Et cette visite est prévue le 14 et 15 mai.
04:29C'est dans deux semaines.
04:30Voilà. Or, y aller en pleine guerre, en plein blocus,
04:35alors que la Chine est quand même visiblement entravée, gênée par ce blocus,
04:40et aide sûrement Téhéran de multiples manières, ne serait-ce qu'à travers le Pakistan,
04:45qui est véritablement un État client de la Chine.
04:49À travers le Pakistan, d'ailleurs, l'Iran a maintenant le droit
04:53d'exporter des marchandises par voie terrestre.
04:56Tout cela pour dire que Trump a quand même cette date, du 14-15 mai,
05:00et on le voit mal, repousser encore une fois cette visite à Pékin.
05:04Amiral, je vous donne la parole dans une seconde.
05:06On écoute Trump, qui vient de pouce-bouscule ce soir,
05:08Trump qui a pris la parole depuis son bureau ovale,
05:11qui fait des déclarations d'ailleurs surprenantes,
05:13où il lit, il lit, il fait le lien,
05:17entre la guerre en Iran, la guerre en Ukraine,
05:20qui pourrait se résoudre au même moment.
05:21C'est ce qu'il dit, on en parlera dans un instant.
05:23Mais d'abord, sur l'Iran, vraiment sur l'Iran,
05:25voilà ce que dit Trump ce soir.
05:28Nous n'allons pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire.
05:33Nous avons détruit leur marine, leur armée de l'air,
05:38leur système antiaérien, tous les équipements,
05:41tous les appareils, leurs radars.
05:44Il ne leur reste que très peu de choses.
05:46Quelques missiles, un faible pourcentage,
05:48il leur reste quelques installations de production de missiles,
05:51mais on en a détruit 80%.
05:54Le reste pourrait être détruit très rapidement
05:56si nous ne parvenons pas à un accord.
05:58Ils ne vont pas avoir d'armes nucléaires,
06:00ils le savent,
06:01et pratiquement tout le monde le sait.
06:03Nous avons parlé de ce sujet un petit peu.
06:06Poutine ne veut pas que l'Iran ait une arme nucléaire.
06:08Je me suis longtemps entretenu avec lui.
06:11J'ai lui proposé un cessez-le-feu
06:13et je pense qu'il va annoncer quelque chose.
06:15En ce sens, est-ce qu'il a déjà annoncé ?
06:19Je lui ai posé la question.
06:22Même si c'est un petit cessez-le-feu,
06:24il y a beaucoup de personnes qui meurent, c'est ridicule.
06:26On reviendra au cessez-le-feu et à Poutine dans une seconde.
06:29Amiral, mais je donnais l'information tout à l'heure,
06:31Trump, la Maison-Blanche, étudie désormais
06:33la possibilité de prolonger le blocus pendant des mois.
06:353, c'est le scénario sur lequel travaille la Maison-Blanche ce soir.
06:39Avantage et inconvénient selon vous ?
06:40De faire durer ce blocus ?
06:41D'abord, il n'est pas interdit à Trump de changer d'avis.
06:45Didier François disait qu'il avait l'air de vouloir se calmer.
06:49Je n'en suis pas si sûr.
06:50J'ai l'impression que jusqu'à présent,
06:51il y avait une espèce de tendance lourde
06:53qui allait vers les négociations, négociations.
06:55Et puis maintenant, vous avez les deux parties
06:57qui sont arc-boutées sur des positions
07:00qui sont quand même toujours les mêmes
07:02et toujours extraordinairement éloignées.
07:04Il n'est pas impossible que ce soit les Américains
07:06qui fassent le premier geste.
07:08Le premier geste qui pourrait être un geste brutal,
07:10limité peut-être, mais brutal,
07:12parce que les Iraniens ne vont pas bouger.
07:16Et si vous voulez, du point de vue du temps,
07:18qui était quelque chose de très contraignant,
07:20comme vous l'avez souligné, Madame,
07:21mais pas simplement sa visite à Xi Jinping,
07:24dont je pense qu'elle peut être sérieusement remise en cause,
07:27mais c'est parce qu'il y avait ce problème
07:31de passer devant le Congrès,
07:34puisque au bout de 60 jours et extensible à 40 jours,
07:37il faut quand même expliquer pourquoi on fait la guerre.
07:39Il y avait ces sondages qui faisaient qu'effectivement,
07:41il est donné perdant dans toutes les midtermes depuis longtemps.
07:44Peut-être a-t-il fait un retour sur lui-même
07:46et a-t-il considéré qu'il y avait beaucoup plus d'avantages
07:50à frapper et à continuer, à se donner du temps,
07:54à ne pas s'abaisser à le midterme, les midtermes, les midtermes,
07:57parce qu'il peut y trouver son avantage.
08:01Il dit, je prends du temps.
08:03C'est ce qu'il dit depuis quelques jours.
08:05Il prend du temps.
08:07Que risque-t-il ?
08:08Il est perdant au midterme, apparemment.
08:10Bien sûr, il faut toujours être prudent avec les élections.
08:13Donc ce qui risque d'arriver, c'est qu'une bonne nouvelle,
08:18les Iraniens craquent,
08:19que les luttes de clans, voilà.
08:21L'Iran ne peut plus payer ses passes d'oran, ses basidji.
08:25Il entame peut-être une action
08:28qu'il pourrait présenter comme presque une demi-victoire.
08:31Au fond, il n'aurait qu'à gagner
08:32à se débarrasser de ce facteur temps qui le contraint
08:36et qui, de toute façon, est contre lui,
08:38puisque les midtermes seront perdus,
08:40enfin, devraient être perdus.
08:41Et donc, il se donne du temps, de la marge de manœuvre.
08:43Et depuis quelques temps, il a dit quand même que
08:45merci, c'est fini, monsieur Gentil.
08:47Et aujourd'hui, il a encore dit,
08:48« Je ne serai plus gentil ».
08:49Alors justement, Christine O'Krent,
08:51on a deux Trumps ce soir face à nous.
08:52D'un côté, la Maison-Blanche qui dit
08:53« On étudie sérieusement la possibilité
08:56de faire du res blocus pendant des mois ».
08:59Et de l'autre, on a Trump qui tweet en même temps
09:01en disant « Monsieur Gentil ».
09:02C'est la photo que vous voyez là,
09:03avec le fusil automatique entre les mains
09:05et ce qui pourrait ressembler à un Iran bombardé derrière lui
09:08en disant « Monsieur Gentil, c'est terminé.
09:10L'Iran devrait se montrer plus intelligent très vite ».
09:13Le tout donc lourdement armé.
09:15Qu'est-ce qui correspond le plus, selon vous, à Donald Trump ?
09:17La patience stratégique de Didier François
09:19ou terminé, monsieur Nice Guy ?
09:22Les deux à la fois, parce que Trump est comme ça.
09:26C'est un personnage cubiste.
09:28Vous voyez, un tableau cubiste, il y a des angles partout.
09:31Vous essayez quand même de comprendre à peu près une physionomie.
09:35Mais c'est un personnage qui, à 79 ans,
09:39au fait de son pouvoir, entouré de laquais,
09:43il faut bien le dire, qui passent leur temps à dire
09:46« Mais bien sûr, Monsieur le Président,
09:47vous êtes le plus immense président,
09:50vous êtes bien meilleur que Lincoln, etc. »
09:53Bref, donc il est parfaitement capable
09:55parce qu'il s'adresse à des publics différents.
09:59Quand il dit « On en a pour des mois »,
10:00il s'adresse au patron du pétrole,
10:04qui, entre parenthèses, ne sont pas mécontents,
10:06parce qu'ils font des profits absolument gigantesques.
10:10Et il ne faut jamais oublier...
10:10Ça fera l'objet de toute une partie de la soirée
10:12sur les profits notamment des compagnies pétroliques.
10:14Mais quand il tweet avec cette image assez enfantine,
10:19encore une fois, avec le flingue, etc.,
10:21il parle à ses partisans.
10:23Il est toujours en campagne électorale.
10:25Il parle au Maga.
10:27– À aucun moment, il parle aux Iraniens ?
10:29– Les Iraniens, de temps en temps,
10:31s'il dit « Maintenant, c'est fini, Monsieur Gentil,
10:34il est temps d'être intelligent, les Iraniens. »
10:37Voilà, c'est tout ça, encore une fois,
10:38dans la même demi-journée.
10:40Encore une fois, il y a six heures de décalage.
10:42Je rappelle qu'à Washington,
10:43il n'est jamais que trois heures de l'après-midi,
10:46enfin, deux heures de l'après-midi,
10:48il peut encore se passer plein de choses.
10:49– Ah bah oui, la preuve.
10:50Laurence Haim, en direct de Washington.
10:52Laurence, avec une des dernières déclarations de Donald Trump,
10:54qui fait donc le lien,
10:56et qui explique que les guerres en Iran et en Ukraine
11:01pourraient, d'une certaine manière,
11:02se résoudre au même moment.
11:04– Oui, il fait des déclarations dans le bureau Oval
11:09et il reprend sa manie de faire des coups de téléphone
11:12avec quelques journalistes,
11:14comme avec notre consort Kathleen Collins de CNN,
11:17à qui il vient de déclarer par téléphone
11:19que les guerres en Iran et en Ukraine
11:21pourraient se terminer selon un calendrier similaire.
11:25Il dit qu'il a eu cette idée,
11:27suite à la conversation qu'il a eue
11:29avec le président russe Vladimir Poutine.
11:31Alors, Trump élabore là-dessus dans ce coup de téléphone
11:35qui a eu lieu il y a quelques instants.
11:37Il dit, voilà, je pense qu'en Ukraine,
11:39ils sont militairement vaincus.
11:42Ensuite, d'après la journaliste,
11:44il hésitait entre le mot Ukraine et Iran
11:46et interrogé et poussé un petit peu
11:49dans cette brève conversation téléphonique
11:51par la journaliste de CNN,
11:52le président des Etats-Unis a encore une fois
11:54critiqué les journalistes en disant
11:56« Vous ne savez rien en lisant les fausses informations,
11:59mais regardez ce que nous avons fait militairement »
12:02et c'est toujours cette communication de Trump
12:04sur la victoire américaine en Iran
12:06avec les navires qui n'existent plus en Iran,
12:11plus d'armes et de l'air,
12:12plus d'appareils anti-aériens.
12:14Bref, Donald Trump est absolument convaincu
12:16et ne cesse de le répéter
12:18que les Iraniens n'ont pratiquement plus d'armes
12:20pour se défendre.
12:21On commence à Im avec Valentin Rib, Elsa Vidal.
12:24Est-ce que ça fait sens de lier les deux ?
12:27Non, c'est une réponse très très simple.
12:29Ça ne fait pas sens de lier les deux à l'heure actuelle,
12:32sauf dans la volonté de Donald Trump
12:35et de Vladimir Poutine,
12:38d'arriver à conclure ces conflits
12:41et d'arriver à les conclure,
12:43ce qui nous intéresse en tant qu'Européens,
12:44dans un sens qui puisse être compatible
12:46avec la sécurité et la stabilité de l'Europe.
12:50S'il veut dire par là
12:52que Vladimir Poutine a un rôle à jouer
12:54dans les deux conflits
12:56pour la solution de ces guerres,
12:59on serait très étonné
13:00de le connaître plus en détail
13:02puisqu'effectivement Vladimir Poutine
13:04n'a pas ménagé ses efforts
13:05pour entrer dans le jeu iranien,
13:08le ministre des Affaires étrangères iranien
13:11étant passé par la Russie
13:13et l'ayant rencontré
13:14dans le cadre de sa tournée
13:15pour promouvoir un plan de règlement régional,
13:19le plan iranien.
13:20Voilà.
13:20Donc, rien d'autre à dire en réalité.
13:23– Et pas bien pour Christine O'Krent,
13:24le balai de Trump et de Poutine,
13:26Poutine effectivement qui s'incruste
13:28dans cette guerre.
13:28– Oui, qui met pied dans la porte.
13:29– Il l'a fait il y a deux jours,
13:30là il y a un coup de téléphone d'une heure et demie
13:32et Trump dit,
13:33ben oui, pourquoi pas,
13:33on devrait résoudre les deux guerres en même temps.
13:35– Oui, mais Trump est fasciné par Poutine
13:38et ce depuis son premier mandat.
13:39Vous vous souvenez,
13:40la première fois qu'il le rencontre
13:41à Helsinki,
13:44il refuse en fait d'avoir un traducteur américain
13:47et il s'appuie sur le compte-rendu russe.
13:50Il dit,
13:51je crois Vladimir Poutine,
13:52il est fasciné par Poutine.
13:54Dans le livre que vous avez eu,
13:56« La bonté de citer »,
13:57le chapitre le plus épais
13:59est consacré à Poutine
14:00parce qu'à chaque fois,
14:01il dit,
14:01j'ai eu une merveilleuse conversation,
14:04on s'entend si bien,
14:05nous avons été victimes,
14:07l'un et l'autre,
14:08du même complot
14:10au moment de la campagne électorale de 2016
14:14avec une ingérence russe
14:16prouvée par le FBI.
14:18– Contre Hillary Clinton.
14:19– Contre Hillary Clinton.
14:21Et donc,
14:22aujourd'hui encore,
14:22il dit,
14:23« Excellente conversation avec Vladimir Poutine ».
14:25Alors, ce qui est très curieux,
14:28enfin, j'allais dire rigolo,
14:29c'est pas rigolo du tout,
14:30c'est qu'apparemment,
14:32ils n'ont pas parlé de la même chose.
14:33Le Kremlin dit,
14:34« On a parlé du Moyen-Orient ».
14:36La Maison-Blanche dit,
14:38« On a parlé de l'Ukraine ».
14:39Donc, peut-être ont-ils un peu parlé des deux,
14:42mais il est évident
14:43que cette notion de terminer ces deux guerres
14:47en même temps
14:47ne tient,
14:49hélas,
14:50hélas,
14:50pas la route.
14:51– Mais vous dites,
14:52il y a de la fascination
14:54de la part de Trump
14:54pour Vladimir Poutine.
14:56Il y a, de ce fait-là,
14:58un pouvoir de Poutine sur Trump
15:00et qui se matérialise encore ce soir ?
15:02– Il y a un pouvoir de Poutine sur Trump
15:05qui est à la fois un pouvoir viril,
15:08le côté testostérone,
15:10on est en Trump fort,
15:12etc.
15:12Et puis,
15:13il y a l'attrait du business
15:15puisque dans l'idée de Trump
15:17et de ses émissaires,
15:18Whitcoff et puis M. Gendre,
15:21ce qui compte,
15:22c'est le business.
15:22Ce sont les richesses
15:24de la Russie
15:25et ce serait tellement merveilleux,
15:26on pourrait faire des affaires formidables.
15:28Et donc,
15:29à chaque fois,
15:29c'est l'argument
15:30que le président des États-Unis
15:32emploie.
15:33– Amiral,
15:33aucun lien entre les deux ?
15:34Vous êtes du même avis
15:35Michael Zavidal ?
15:36– Je n'en sais rien,
15:36mais les communiqués
15:37ne veulent rien dire,
15:38ils ont peut-être parlé
15:39de toute autre chose.
15:40Vous avez tout à fait raison
15:40de souligner que chacun l'a vu.
15:42Alors,
15:42de quoi on y parlait,
15:43on ne sait pas.
15:43Et on se demandait,
15:45enfin,
15:45je m'entendais tout à l'heure
15:46sur ce même plateau,
15:47qui avait eu l'initiative
15:49de ce coup de téléphone ?
15:49Parce qu'il est important
15:51de savoir
15:51qui veut
15:53soit demander,
15:55soit proposer,
15:58soit exister
15:59aussi,
15:59donc ça,
16:00c'est plutôt
16:00de la part de Poutine.
16:01Donc,
16:01nous ne savons pas
16:02ce qu'ils se sont
16:03véritablement dits,
16:03nous ne savons pas
16:04qui a appelé pour l'instant,
16:06on le saura peut-être.
16:07– Dans les médias russes,
16:08ils ne précisent pas
16:09cet aspect-là,
16:10ils se sont appelés
16:11et dans les médias ukrainiens,
16:12naturellement,
16:12on dit que c'est Vladimir Poutine
16:13qui a sollicité.
16:15– Donc,
16:16qu'a-t-il proposé ?
16:17Parce que le fond du sujet,
16:18c'est qu'est-ce qui est
16:19sur la table ?
16:20Alors,
16:20Poutine,
16:21bien sûr,
16:21cherche à exister,
16:23stature de la Russie aussi,
16:24c'est aussi quand même,
16:25il faut bien l'avouer,
16:26un soutien de l'Iran
16:28tout à fait remarquable
16:29puisqu'ils ont des accords
16:30de matériel militaire,
16:31de guerre,
16:32qui sont beaucoup plus étroits
16:33que l'Iran n'a eu
16:34avec aucun autre pays,
16:36même la Chine,
16:37il fournit peut-être
16:37des matériels du haut,
16:38mais c'est tout.
16:39Donc,
16:40il y a une possibilité
16:41de pression
16:42sur l'Iran.
16:44Vous savez que Trump,
16:46lorsqu'il est dans une NAS,
16:47a toujours besoin
16:48de quelqu'un,
16:49alors on pourrait appeler ça
16:50l'idiot utile,
16:51par exemple,
16:52pendant le problème
16:53avec le Danemark
16:53et le Groenland,
16:54c'est Marc Routte
16:55qui a joué ce rôle.
16:56– Le secrétaire général
16:57de l'OTAN.
16:58– Puisqu'il a inventé
16:59une solution improbable
17:01qui continue,
17:01il y a des négociations
17:02avec les Danois actuellement
17:03quand même,
17:03mais au moins ça a permis
17:05à Trump de dire
17:05bon ok,
17:06je ne m'en occupe plus,
17:07ça y est,
17:07j'ai lancé l'affaire
17:08et ça va se résoudre
17:09bien sûr sous trois semaines.
17:11Donc là,
17:11il cherche peut-être
17:12quelqu'un
17:13parce qu'il en a besoin
17:14maintenant.
17:14Alors je disais
17:15qu'il était moins pressé,
17:16peut-être,
17:17mais enfin quand même,
17:17il va falloir que ça s'éternise
17:19parce qu'il y a un autre paramètre
17:20dont on pourra parler,
17:21c'est le soutien des forces
17:22très longtemps,
17:23trois groupes aéronavales
17:24aussi loin des Etats-Unis,
17:26je peux vous dire
17:26qu'un effort considérable,
17:28il ne pourra pas
17:28nous soutenir l'autre.
17:29on en parle dans une seconde,
17:30mais vraiment,
17:31c'est écrit ici sur ma feuille,
17:33c'est écrit ici sur ma feuille,
17:35mais d'abord Didier François,
17:36en tout cas dans le compte-rendu
17:38qu'en fait Donald Trump,
17:39il y a quelque chose
17:39de très précis,
17:40Trump dit
17:41Poutine veut nous aider
17:42concernant l'uranium enrichi,
17:44il dit sur ce point-là,
17:46je peux vous aider
17:47à trouver une solution.
17:48Oui parce qu'en fait,
17:49Poutine veut exister
17:50dans cette affaire-là,
17:51d'abord il veut protéger
17:52ses relations avec l'Iran,
17:54ses relations sur le nucléaire
17:55avec l'Iran.
17:56Je rappelle que traditionnellement,
17:58la centrale de Boucher
17:58a été construite par les Russes,
18:00il y avait 600 ingénieurs
18:01qui y étaient,
18:02on ne sait plus combien
18:03ils sont maintenant,
18:03mais il y en a toujours
18:04ceux qui la font tourner.
18:05C'est la Russie
18:06qui fournit le matériel fissile
18:11enrichi à 3,75
18:13qui permet de faire tourner
18:14cette centrale,
18:15c'est eux qui ensuite
18:16le...
18:18Le retraite.
18:18Les toits,
18:19comment tu dis ?
18:19Le retraite.
18:20Merci Michel.
18:21Le retraite,
18:22donc vous voyez bien
18:22que le seul truc
18:23qui les avait fait bondir
18:24le 27 février
18:26quand les Américains
18:28ont donné leurs paramètres
18:29de négociation
18:30sur le nucléaire,
18:31c'est qu'il y a une partie
18:32sur ce que les Américains
18:34proposent,
18:34un moratoire de 5 ans,
18:36évidemment pour l'instant
18:36on refuse les Iraniens,
18:38mais en échange
18:39ils leur proposaient
18:40de leur fournir
18:40des centrales nucléaires
18:42américaines
18:42pour 20 mégawatts
18:44et de leur fournir
18:46l'enrichissement,
18:48l'uranium à 3,75.
18:51Et c'est le premier truc
18:52sur lequel les Russes
18:52ont dit non
18:53parce qu'ils veulent le garder.
18:54La deuxième chose
18:55c'est qu'en étant là-dessus,
18:57évidemment il essaye
18:58d'obtenir encore une fois,
18:59c'est pour ça que je pense
19:00qu'il lui a quand même
19:01un peu revendu l'affaire,
19:03le fait que Donald Trump
19:07impose aux Ukrainiens
19:08et à Zelensky
19:09l'abandon,
19:10le retrait
19:12du Donbass.
19:13C'est ça que veut Poutine.
19:14Il n'arrive pas à le prendre,
19:15donc il veut l'obtenir autrement.
19:17Donc il est prêt à dire
19:18« Écoutez, moi je vous arrange le coup.
19:19Je t'aide là-dessus.
19:20Voilà.
19:20Je t'arrange le coup
19:21avec les Irakariens
19:22et toi tu continues
19:23de m'arranger le coup. »
19:25Donc pardon,
19:26quand il n'y a pas forcément
19:27de lien
19:28et on ne résoudra pas
19:28les deux en même temps,
19:29en tout cas,
19:30il peut y avoir
19:31la volonté de le faire.
19:32De tenter le coup
19:33dans la chaîne.
19:34Heureusement,
19:34je pense que les Ukrainiens
19:35et un certain nombre
19:35d'Européens feront tout
19:36pour que ça ne se passe pas.
19:37Il couinera là-dessus
19:38en disant qu'on est
19:39vraiment des salauds.
19:40Mais le risque,
19:41il existe bien sûr.
19:43On va parler
19:43de l'effort militaire.
19:44Justement,
19:45je le disais
19:45en préambule
19:46de cette émission ce soir,
19:48ce que fait fuiter
19:49la Maison Blanche ce soir,
19:50c'est qu'elle étudie
19:51notamment,
19:52notamment,
19:53la possibilité
19:54de prolonger
19:54pendant des mois
19:55le blocus
19:55du détroit d'Hormuz.
19:56L'armée américaine
19:56qui a déjà dépensé
19:5725 milliards de dollars
19:59dans cette guerre.
20:01Écoutez ce qu'en dit
20:02Pitexet,
20:03le secrétaire à la guerre.
20:05Je sais que vous l'adorez,
20:07Amiral.
20:07Lui était venu
20:08tout à l'heure
20:08devant le Congrès
20:09pour réclamer
20:10et justifier
20:10une rallonge
20:11de 1500 milliards.
20:12Écoutez-le.
20:13Votre haine
20:14envers le président Trump
20:15vous empêche
20:16de voir la vérité
20:17sur le succès
20:17de cette mission
20:18et les enjeux
20:19historiques auxquels
20:20il fait face.
20:20Enjeux que le peuple
20:21américain soutient.
20:22L'Iran est en guerre
20:24contre nous
20:24depuis 47 ans.
20:25Vous voulez parler
20:26d'une guerre sans fin ?
20:28Depuis deux mois,
20:29ce président leur tient tête.
20:31Il va obtenir
20:31un accord plus avantageux
20:32que quiconque
20:33et s'assurer
20:34que l'Iran
20:34ne possède jamais
20:35l'arme nucléaire.
20:36Je sais que le peuple
20:37américain soutient
20:38cette mission
20:38malgré vos propos
20:39inconsidérés
20:40et vos expressions
20:41comme bourbier.
20:43Il s'adresse
20:43aux démocrates,
20:44il était interrogé,
20:45il a passé
20:45un bon quart d'heure
20:47ou un sale quart d'heure.
20:48Je ne sais pas comment dire ça
20:49tout à l'heure.
20:49C'est la première fois
20:50qu'il témoignait
20:52en deux mois.
20:56C'est-à-dire
20:56qu'encore une fois
20:57cette administration
20:59méprise complètement
20:59le Congrès.
21:00D'autant que ce n'était
21:00même pas pour ça.
21:02Il est venu
21:02pour défendre
21:03le budget de la défense.
21:05Donc il a été interrogé
21:05à cette occasion
21:06mais ce n'était même pas
21:07une audition
21:08faite pour la guerre.
21:09Mais on lui a dit
21:10que c'est en train
21:10de se transformer.
21:11Les démocrates lui disent
21:12que c'est en train
21:12de se transformer
21:12en bourbier.
21:13C'est une catastrophe
21:14et lui se défend
21:15en disant
21:16non, non, pas du tout.
21:17Les 1 500 milliards
21:19qui sont réclamés là,
21:20les 25 milliards
21:21déjà dépensés,
21:22Christine O'Kraine,
21:23est-ce que ça,
21:23ça passe sans problème
21:24aux États-Unis ?
21:2625 milliards par rapport
21:27au budget fédéral,
21:28c'est une goutte d'eau
21:30et surtout par rapport
21:32au budget du Patagone
21:33en l'État.
21:34Mais ça représente
21:35quand même
21:36tout le budget
21:37de la NASA
21:38pour un an
21:39au moment où
21:40Donald Trump,
21:41il l'a répété encore
21:42aujourd'hui,
21:43veut aller sur Mars.
21:44Donc il y a
21:45cette disproportion
21:46mais le budget
21:48demandé
21:50supplémentaire,
21:51c'est hallucinant.
21:52Je crois que c'est
21:52trois fois le budget
21:53de l'éducation.
21:54Je ne parle même pas
21:55du budget de santé publique
21:56puisque comme chacun sait
21:58avec Robert Kennedy Jr.,
22:00ce n'est plus un enjeu.
22:03Donc il y a
22:04cette extraordinaire
22:06poussée
22:08des industries
22:09de défense
22:10qui font évidemment
22:11aussi l'affaire
22:12de ces industriels-là
22:14qui sont tout puissants
22:15et qui bénéficient
22:17bien évidemment
22:17de cet influx
22:18d'argent public.
22:20Parce qu'amiral,
22:22si les Américains,
22:23l'armée américaine
22:24décident réellement
22:25d'aller vers quelque chose
22:26de long,
22:26un blocus long,
22:28ils vont avoir besoin
22:30dans les semaines,
22:31dans les mois qui viennent
22:31de renouveler les portes,
22:32renouveler,
22:33de faire une rotation
22:34entre leurs portes-avions,
22:35etc.,
22:36ça va leur coûter
22:37les yeux de la tête
22:38cette opération.
22:39Ils sont surtout
22:40très usés.
22:41Trump,
22:42non seulement a dilapidé
22:43le capital confiance
22:44qu'une partie du monde
22:46avait dans les États-Unis,
22:47complètement dilapidé,
22:48il voit partir ses alliés,
22:49il les traite mal d'ailleurs,
22:51y compris ceux
22:51qui sont nécessaires
22:53comme l'Afrique du Sud.
22:54Pourquoi ?
22:54Parce que déployer
22:55trois groupes aéronavals
22:57aussi loin de ses bases,
22:58c'est extraordinairement
23:00usant pour le matériel,
23:01usant pour le personnel.
23:03C'est extraordinaire.
23:04Or là,
23:05il y met à peu près
23:06tous les portes-avions
23:07qui sont disponibles.
23:08Donc,
23:09on se dépêche,
23:09bien sûr,
23:10là-bas,
23:12de réparer au plus vite
23:14et de remettre
23:14en condition opérationnelle
23:15au plus vite
23:16ceux des onze portes-avions
23:17qui pourraient
23:18éventuellement sortir,
23:18mais vous avez
23:19trois portes-aéronefs
23:21qui sont épuisées.
23:22Le Lincoln a déjà quitté
23:25les États-Unis,
23:26la côte ouest des États-Unis
23:28depuis le mois de novembre.
23:30Le Ford,
23:31vous avez vu,
23:31a fait un aller-retour
23:32parce qu'il était épuisé,
23:33il avait passé déjà
23:34cinq mois,
23:34il est presque à un an
23:35de déploiement,
23:35c'est invraisemblable.
23:37Du point de vue du personnel,
23:38déjà beaucoup.
23:39Je peux vous dire
23:40que ça ne va pas
23:40rengager beaucoup
23:41dans la marine américaine.
23:42Il y a quand même
23:42entre 3 500 et 5 000 personnes
23:44à bord d'un porte-avions.
23:45Donc,
23:46le troisième,
23:47le bouge sort,
23:47mais que va-t-il faire ?
23:49Donc,
23:49il va avoir en ce moment
23:51ce qu'il faut
23:52pour frapper.
23:53Peut-être,
23:54peut-être,
23:55n'en aurait-il pas
23:56d'ici quelques mois.
23:57Il y en a qui seront
23:58suffisamment usés
23:59pour repartir.
24:01Donc, c'est maintenant ?
24:02Ah ben,
24:02s'il y a quelque chose
24:03qui se passe,
24:04il faut qu'il l'ait
24:04quand il a l'ensemble
24:05de ses forces aéronavales
24:07parce que les forces à terre,
24:08il ne va pas attaquer,
24:08enfin, a priori,
24:09il ne va pas attaquer
24:10de vive force l'Iran.
24:11Il aurait trop de pertes,
24:13ce serait une boucherie,
24:15ce serait quand même
24:15très tragique.
24:17Donc,
24:18soutenir cette force
24:20aéronavale,
24:21il faut des bases.
24:22Il faut des bases
24:23industrielles développées.
24:24Dans la région,
24:25on n'en connaît pas beaucoup.
24:27Il y avait
24:28des bâtiments français,
24:30d'ailleurs,
24:30qui se sont fait souvent
24:30réparer en Afrique du Sud.
24:32Alors, vous avez vu
24:33comment il a traité
24:33l'Afrique du Sud
24:34depuis quelques mois.
24:35C'est quand même
24:35assez ahurissant.
24:36Donc, il n'a même pas
24:37de vision à moyen terme.
24:39Long terme,
24:40n'en parlons pas pour Trump,
24:41mais même pas.
24:42Donc,
24:43cette opération
24:45a été lancée
24:47sans savoir,
24:48sans penser
24:49qu'elle pourrait durer.
24:50Bien sûr,
24:50comme il l'a dit,
24:51je vais régler ça
24:51en trois jours,
24:52comme à nouveau l'Ukraine,
24:53et en même temps,
24:54ce qui est encore
24:55plus compliqué.
24:56Donc, il n'y a pas
24:56de base logistique.
24:58Aucun pays de la région
24:59ou très peu
25:00voudront bien l'aider
25:00parce qu'il passerait
25:02pour des co-belligérants
25:03vis-à-vis de l'Iran.
25:05Donc,
25:05il s'est mis
25:06dans une situation
25:07où à force
25:07de ne pas prévoir
25:08l'avenir,
25:08ce qui se fait
25:10dans les armées,
25:10on planifie,
25:11on regarde
25:12quels sont
25:12les avantages
25:13et les inconvénients.
25:14Il se trouve maintenant
25:16extrêmement acculé
25:16parce qu'il dit
25:17qu'il va durer,
25:18il n'aura peut-être
25:19pas les moyens
25:19de durer longtemps.
25:20On parlera dans un instant
25:21et on vous montrera,
25:22Christine,
25:22des images
25:23autour du culte
25:24de la personnalité
25:25assez dingue
25:26qui est en train
25:26de se développer
25:27aux États-Unis
25:27autour de Trump.
25:29son visage
25:30apparaît absolument
25:31partout
25:31et Lisa
25:32nous montrera ça
25:33dans un instant.
25:34D'abord,
25:34Didier François,
25:35je le disais,
25:35la Maison-Blanche
25:36étudie la possibilité
25:37de prolonger
25:37le blocus
25:38pendant des mois,
25:38la Maison-Blanche
25:39étudie autre chose,
25:40c'est ce qui est dit
25:41ce soir dans la presse
25:42américaine,
25:42une vague de frappes
25:43courtes et puissantes
25:45dans l'espoir
25:45de briser l'impasse
25:46des négociations,
25:47c'est ce que prépare
25:48comme plan,
25:48visiblement,
25:49le commandement central
25:50américain,
25:50c'est en tout cas
25:51ce que dit
25:51le...
25:51ça veut dire
25:52qu'il y a les deux.
25:53C'est ce qui leur a été demandé
25:54très certainement.
25:55On voit bien
25:55qu'il y a une situation
25:56de blocage
25:56qui est bloquée
25:57pourquoi ?
25:58Parce que les Iraniens
25:59estiment qu'ils n'ont pas perdu
26:00enfin en tout cas
26:01une bonne partie d'entre eux
26:02et que donc
26:02ils ne cèdent pas
26:04aux demandes américaines
26:05et particulièrement
26:06à l'ultimatum
26:07sur l'arrêt
26:08de l'enrichissement
26:08de l'uranium.
26:09Donc maintenant
26:10il y a deux solutions
26:10soit,
26:11encore une fois,
26:13je ne dis pas
26:13que Trump est patient,
26:15je dis qu'il est en train
26:15d'apprendre
26:16ce que c'est que la patience
26:17qui est assez différent
26:19et donc soit
26:20il apprend
26:21et il est patient
26:22il est capable
26:23de tenir effectivement
26:23les deux mois
26:24ça peut faire plaisir
26:25aux producteurs
26:26de pétrole américains
26:27mais ce n'est pas certain
26:28que ça fasse plaisir
26:28par exemple
26:29aux agriculteurs américains
26:31qui sont la base Maga
26:31et qui eux ont besoin
26:33comme nos agriculteurs
26:34à nous
26:34d'avoir de l'engrais
26:36pour pouvoir
26:38semer là
26:39pour l'année prochaine.
26:40Donc oui
26:42je pense que
26:43Christine Godtren
26:44a parfaitement raison
26:46ses déclarations
26:47dépendent de son auditoire
26:48et je pense qu'il dit
26:49une chose
26:50au responsable
26:51du pétrole américain
26:52il dit une autre chose
26:53au responsable
26:54agricole américain
26:55et il dit
26:55un troisième truc
26:56à ses militaires
26:57c'est
26:58trouvez-moi une solution
26:59bordel de merde
27:00c'est quoi cette affaire
27:01comment on peut leur dire
27:02on est les plus forts
27:03pourquoi ils ne cèdent pas ?
27:04Donc les pauvres militaires
27:05ils sont en train
27:06de faire un plan de frappe
27:07en disant
27:07on peut vous proposer
27:08deux choses
27:09soit on tape
27:10sur les centrales électriques
27:13et le raffinage
27:14soit on essaye
27:16de faire un truc
27:16sur les trois dormous
27:17mais tout ça
27:18est bien gentil
27:19mais ça part du principe
27:20que le lapin ne tire plus
27:22or évidemment
27:24aux premières frappes
27:25qu'ils vont reprendre
27:25les Iraniens
27:27à leur façon
27:28vont relancer
27:29donc ça veut dire
27:30là aussi
27:30qu'il faudra
27:31de la patience stratégique
27:32et le problème
27:33c'est que c'est la seule chose
27:34qu'il n'a pas vraiment
27:35donc il l'apprend
27:36mais ce n'est pas encore gagné
27:38il y a les Européens
27:38qui lui disent arrêter
27:39les pays du Golfe
27:41à part les Émiratis
27:42qui lui disent d'arrêter
27:44les Asiatiques
27:45qui n'en peuvent plus
27:45les Africains
27:46qui en ont à la casquette
27:47donc voilà
27:48donc oui il va chercher
27:50des solutions
27:50de cette nature-là
27:51pour essayer de casser le problème
27:53mais ça ne change pas
27:54qu'il faudra du temps
27:54parce qu'il n'y aura pas
27:55de frappe sans réaction
27:56les images
27:57qu'on voulait vous montrer
27:58ce soir
27:59Lisa Hadeff
28:00avec vous
28:00on voit que Trump
28:01essaie de laisser
28:01une empreinte physique
28:02que l'on voit
28:04une empreinte au sens figuré
28:05et aussi au sens propre
28:06oui parce que Donald Trump
28:07avait déjà son nom
28:08à poser sur des casinos
28:10des hôtels
28:11des tours
28:11dernière idée en date
28:12du président américain
28:13à poser son portrait
28:14sur des passeports
28:15en édition limitée
28:16pour fêter
28:17le 250e anniversaire
28:19de l'indépendance
28:20des Etats-Unis
28:29Vous voyez donc
28:30le portrait de Donald Trump
28:31entouré du texte
28:32de la déclaration d'indépendance
28:33accompagné du drapeau américain
28:35sa signature
28:36en lettres dorées
28:37c'est une première
28:38puisqu'aucun président américain
28:40avant lui
28:40n'avait encore figuré
28:41sur un passeport
28:42et ce n'est pas tout
28:42il y aura aussi son portrait
28:44sur une pièce commémorative
28:45il sera aussi
28:46sur les futurs billets de banque
28:48et il est aussi
28:49sur le pass annuel
28:50que vous voyez là
28:51pour visiter les parcs nationaux
28:52il apparaît également
28:54sur la fameuse
28:54Trump Gold Card
28:56c'est le même principe
28:57que la Green Card
28:57une carte de résidence
28:59version dorée
29:00avec un processus
29:00administratif
29:01très accéléré
29:02pour devenir citoyen américain
29:04pendant 5 ans
29:05contre 1 million de dollars
29:07et Trump
29:07s'est aussi auto-érigé
29:09une statue
29:09recouverte de feuilles d'or
29:11de presque 6 mètres de haut
29:12sur son terrain de golf
29:13En plus des portraits
29:15il y a aussi des monuments
29:16rebaptisés à son nom
29:16Oui
29:17la nouvelle classe
29:17de navire de guerre
29:18s'appellera
29:19Trump Class USS Defiant
29:21son nom doit aussi
29:22remplacer celui du
29:23Kennedy Center
29:24c'est une salle de spectacle
29:25ou de l'aéroport international
29:26de Palm Beach
29:27et dans les couloirs
29:28de la Maison Blanche
29:29il se dit que Donald Trump
29:30rêve de voir son visage
29:32gravé dans la roche
29:33aux côtés de George Washington
29:34Abraham Lincoln
29:35Thomas Jefferson
29:36et Theodore Roosevelt
29:37un Donald Trump
29:38de 18 mètres
29:39sculpté
29:39dans le mont Rochemore
29:41souhaite qu'une élue
29:42républicaine
29:43bien sûr
29:43a voulu exaucer
29:44en déposant officiellement
29:45voyez-vous
29:46une proposition de loi
29:47en ce sens
29:48l'ancienne porte-parole
29:49de la Maison Blanche
29:50suggère même
29:51que ce soit fait
29:52pour les 250 ans
29:53de l'indépendance
29:54en plus des passeports
29:55mais nous n'y sommes pas
29:56parce que le côté artistique
29:57ou créatif
29:58dirons-nous
29:58de Donald Trump
29:59fait parfois polémique
30:00comme quand il postait
30:01souvenez-vous
30:02l'image générée
30:03par intelligence artificielle
30:04la voici sur laquelle
30:05il soigne un homme malade
30:07sur un lit d'hôpital
30:08certains y ont vu
30:09Jésus-Christ
30:09d'autres le pape
30:10Trump lui a préféré
30:11se décrire comme
30:12un simple médecin
30:13mais il a finalement
30:13supprimé cette image
30:15de ses réseaux sociaux
30:15et depuis
30:16le président américain
30:17a utilisé de vraies images
30:19comme celle de lui
30:19en compagnie de Charles III
30:21sur laquelle
30:21en légende
30:22il s'autoproclame roi
30:25Christine Ocren
30:26même question que tout à l'heure
30:27ça passe ça aux Etats-Unis ?
30:29et dans l'administration
30:31et au congrès
30:32et dans la population ?
30:33Il est le 47ème président
30:35légitimement élu
30:36et largement élu
30:38c'est un fait
30:38élu
30:39ce qui est rare
30:41pour un républicain
30:42élu avec une
30:43très légère
30:44majorité
30:46populaire
30:47c'est pas ça qui compte
30:49mais il dit toujours
30:51en exagérant
30:52évidemment les chiffres
30:53j'ai été élu
30:54sur un raz-de-marée
30:55alors là où
30:56le roi d'Angleterre
30:57chapeau
30:59a été parfait
31:00c'est qu'avec
31:01un humour
31:02évidemment british
31:03il a adressé
31:04quelques pics feutrés
31:06dans son discours
31:07au congrès
31:08ce qui fait que
31:08les démocrates
31:09debout
31:10l'ont applaudi
31:11et que
31:11J.D. Vance
31:12le vice-président
31:13a fait
31:13évidemment
31:14une mine
31:15accablée
31:16parce que
31:17lui avait compris
31:18le sens
31:19de ce discours
31:20mais plus généralement
31:22ça passe
31:23parce que
31:24Donald Trump
31:25entourait encore une fois
31:26de ses courtisans
31:27des gens qu'il a choisis
31:29uniquement
31:30parce qu'ils ont tous
31:31accepté d'adhérer
31:32au même
31:33mensonge
31:34fondateur
31:34c'est-à-dire
31:35de répéter
31:36que Trump
31:36a en fait
31:37gagné
31:37l'élection
31:38présidentielle
31:39de 2020
31:40qui a été
31:40une tricherie
31:41atroce
31:42de la part
31:43de Biden
31:43et des démocrates
31:44je referme
31:45la citation
31:46donc
31:47il est entouré
31:47de gens
31:48qui ne disent
31:48pas non
31:49et qui
31:50comme
31:51ça vient
31:52d'être rappelé
31:53renchérissent
31:54le Mont Rochemont
31:55etc
31:55et le coup
31:56du passeport
31:57enfin je préfère
31:58le passeport belge
31:59le passeport belge
32:00vous avez
32:01tous les personnages
32:03des dessins animés
32:04donc vous avez
32:04Tintin
32:05vous avez Spirou
32:06c'est beaucoup
32:07plus rigolo
32:08l'idée d'avoir
32:09Trump sur le passeport
32:10je crois
32:11qu'il y a
32:11beaucoup d'américains
32:12enfin il y a
32:12beaucoup d'américains
32:13qui n'ont pas de passeport
32:14déjà
32:14mais voilà
32:16je crois que c'est
32:17évidemment
32:18une touche
32:19de narcissisme
32:21exubérant
32:21de plus
32:22et à quel point
32:23pardon
32:23est-ce que ce narcissisme
32:24perturbe
32:25notamment le cours
32:26de la guerre
32:26est-ce que Trump
32:28s'est autopiégé
32:29dans cette guerre
32:30en pensant justement
32:31que lui
32:31fort
32:32et son armée
32:33forte
32:33ne ferait qu'une bouchée
32:35des Iraniens
32:35je crois
32:36ce qu'il a
32:37véritablement enivré
32:38c'est le Venezuela
32:39c'est le fait
32:41de réussir
32:41cette opération
32:42il faut dire
32:43spectaculaire
32:45militairement
32:45en fait
32:45je pense
32:46sous le contrôle
32:48de nos amis
32:49juridiquement
32:50il a habillé ça
32:51c'était extraordinaire
32:52mais il est un fait
32:53que ça a duré
32:54même pas trois jours
32:55et qu'il a fait affaire
32:57avec la présidente
32:59par intérim
32:59il l'a trouvé patente
33:01elle fait ce qu'il lui dit
33:02etc.
33:04et très vraisemblablement
33:05il s'est dit
33:06l'Iran
33:07ça va être la même chose
33:08on décapite le régime
33:10et puis ils vont tous
33:11et puis on va s'entendre
33:13avec ceux qui restent
33:14et c'est ce qu'il répète
33:16en disant
33:16mais c'est dommage
33:17ils sont tous morts
33:19mais il y a
33:21je crois
33:21cette espèce
33:23de démesure
33:23plus sérieusement
33:24cette démesure
33:25du pouvoir
33:27auquel
33:28aucun président
33:30n'échappe
33:30véritablement
33:31mais dans le cas
33:33de Donald Trump
33:34encore une fois
33:34entouré
33:36de courtisans
33:37comme jamais
33:38cela prend des proportions
33:41spectaculaires
33:41et que nous jugeons
33:43nous
33:44en bon français
33:45européen
33:47disons-le
33:48assez ridicule
33:49le Trump
33:50de A à Z
33:51aux éditions de Noël
33:52merci beaucoup
33:53Christine
33:53d'avoir été avec nous
33:54ce soir
33:54merci Maxime
33:55en direct
33:56on se retrouve
33:56dans un tout petit instant
33:57pour la suite
33:58de cette édition spéciale
34:00on revient sur ce que
34:01prépare la Maison Blanche
34:02et sur ce coup de fil
34:03entre ces deux hommes
34:04Trump, Poutine
34:05une heure et demie
34:05au téléphone
34:07et Trump pense
34:08que les deux guerres
34:09Iran et Ukraine
34:10pourraient se résoudre
34:10au même moment
34:11à tout de suite
34:12tout se bousculent
34:13ce soir
34:14notamment après
34:15les dernières déclarations
34:16de Donald Trump
34:17on va l'entendre
34:17dans une seconde
34:18un blocus long
34:19plusieurs mois
34:20voilà ce qu'étudie Trump
34:21et voilà sa logique
34:22c'est ce que le président
34:23américain dit ce soir
34:24un blocus qui pourrait
34:25rester en place
34:25jusqu'à ce qu'un accord
34:27sur le nucléaire
34:28soit trouvé
34:28on y est
34:29l'accord sur le nucléaire
34:30il faut avoir cet accord
34:32et un homme
34:33intervient
34:34à ce moment là
34:35de l'histoire
34:35c'est Vladimir Poutine
34:36Poutine et Trump
34:37se sont parlé
34:38pendant une heure et demie
34:39et Poutine offre son aide
34:40ce soir
34:41pour régler
34:42la question nucléaire
34:43écoutez c'est en tout cas
34:45comme ça que présente
34:45les choses
34:45de Donald Trump
34:47il m'a dit qu'il aimerait
34:49participer au programme
34:50d'enrichissement
34:50s'il pouvait nous aider
34:52à le mettre en place
34:52je lui ai répondu
34:54que je préférerais
34:55de loin
34:55qu'il s'implique
34:56pour mettre fin
34:56à la guerre
34:57avec l'Ukraine
34:57pour moi
34:58ce serait plus important
35:02nous n'allons pas
35:02laisser l'Iran
35:03se doter
35:03de l'arme nucléaire
35:06alors là
35:07pendant qu'on écoutait Trump
35:08vous nous disiez
35:10j'ai compris
35:11mais oui
35:11parce qu'en fait
35:12il dit effectivement
35:14ce que lui a dit Trump
35:15ce que lui a dit Poutine
35:17Poutine veut
35:18dit-il
35:18s'impliquer
35:19dans le programme
35:20d'enrichissement
35:21donc c'est intéressant
35:23parce qu'effectivement
35:24les Russes
35:25sont déjà impliqués
35:25dans le programme
35:26d'enrichissement
35:28iranien
35:28par le biais de Boucher
35:29alors pas dans le programme
35:30qui est le programme militaire
35:31il y a quatre centrales nucléaires
35:33en réalité ils ont signé
35:34un accord
35:35pour quatre centrales nucléaires
35:3625 milliards
35:36et donc
35:37et c'est eux
35:38qui sont changés
35:39censés
35:40fournir
35:43le combustible
35:44qui est enrichi
35:46à 3,75%
35:47parce que là
35:47par le coup
35:47c'est du civil
35:48pour faire de l'électricité
35:50les américains
35:51dans les paramètres
35:53de négociation
35:54qu'ils avaient donnés
35:54le 27 février dernier
35:56proposaient
35:57de remplacer
35:58en fait les Russes
35:59avec leur propre
36:01centrale nucléaire
36:02pour un montant
36:04à l'équivalent
36:05de 20 mégawatts
36:06c'était dans les propositions
36:08faites dans les négociations
36:08et se proposer
36:11comme devenant eux
36:14ceux qui fourniraient
36:17le combustible enrichi
36:18à 3,75%
36:19et donc évidemment
36:20c'est le seul truc
36:20quand ils ont proposé ça
36:22et que les deux négociateurs
36:24Kouchner et Vitkov
36:25qui comme ils négocient
36:26sur l'Ukraine
36:27l'ont montré aux Russes
36:29c'est le seul truc
36:30sur lequel les Russes
36:30ont couiné
36:30en disant mais vous êtes dingue
36:32vous êtes en train
36:32de nous brûler
36:33c'est nous
36:33c'est notre marché
36:34donc bien sûr
36:35qu'il est revenu dessus
36:36Poutine
36:37quand il a eu Trump
36:38en lui disant mais attendez
36:38c'est à nous ça
36:39pourquoi vous le piquez
36:41et donc c'est ça
36:42que nous dit Trump
36:44et on n'est pas
36:45sur les 440 kilos
36:47peut-être qu'après
36:47ils auront discuté
36:48qu'ils ne nous en parlent pas
36:49mais là ce que vient
36:49de dire Trump
36:50est extrêmement clair
36:51il vient de
36:52Poutine l'a appelé
36:53pour lui dire
36:53moi je ne suis pas d'accord
36:54avec les paramètres
36:54que vous avez philés aux Iran
36:55j'expliquerai dans un instant
36:56les 11 tonnes
36:57ce chiffre que vous voyez
36:59sur votre écran
36:5911 tonnes d'uranium
37:00qui inquiète
37:00j'expliquerai pourquoi
37:01on parle de 11 tonnes
37:02ce soir
37:02dans une seconde
37:04mais d'abord Elsa
37:05Poutine
37:06Trump
37:06est-ce que Poutine
37:07comment dire
37:08est une clé
37:09ou un problème ?
37:10Ce n'est pas comment
37:11vous savez l'utiliser
37:12mais quand on est Donald Trump
37:14Vladimir Poutine
37:15est plutôt un problème
37:16dans la mesure
37:17où Donald Trump
37:18fait preuve
37:19d'une grande difficulté
37:20à cadrer
37:20et canaliser
37:21les souhaits
37:23et la volonté politique
37:24de Vladimir Poutine
37:25et comme le disait Didier
37:27pour la Russie
37:28l'Iran est un marché
37:30c'est d'ailleurs
37:30un marché concurrentiel
37:31un marché contre nous
37:32notamment
37:32pour ce qui est
37:34de la capacité
37:34à construire
37:35des réacteurs
37:36et des centrales
37:37donc ils ont remporté
37:38ce marché
37:39il n'y a pas si longtemps
37:40en décembre 2025
37:41et 4 centrales
37:43c'est très important
37:44parce que ce sont
37:44des contrats
37:45sur des dizaines d'années
37:47d'entretien
37:48de formation
37:48et c'est pour ça
37:50que Vladimir Poutine
37:51a insisté
37:52de manière si longue
37:53répétée
37:54sur sa capacité
37:55à intervenir
37:56dans le dossier
37:56maintenant
37:57la déclaration
37:58du président américain
37:59disant que
38:00la guerre en Ukraine
38:01et la guerre
38:03en Iran
38:04étaient liées
38:05et pouvaient se terminer
38:06en même temps
38:06alors moi sur la question
38:07du calendrier
38:07je n'y crois pas du tout
38:08je pense qu'il ne faut
38:09même pas s'y arrêter
38:10mais si elles sont liées
38:11c'est effectivement
38:12par ces deux hommes
38:13ces deux hommes
38:14qui pensent
38:14qu'ils peuvent suffire
38:16à tout régler
38:16or
38:16je suis isolé
38:18il faut le constater
38:18l'Iran
38:19comme l'Ukraine
38:20ne se laisse pas
38:22finalement
38:23si simplement dompté
38:24ça ne simplifie pas
38:25les choses
38:25que Poutine
38:27s'invite dans cette guerre
38:28disait Saint-Cruste
38:29tout à l'heure
38:30ça ne simplifie pas
38:31non
38:31ça complexifie
38:33ça fait une pièce
38:34de l'échiquier
38:35en plus
38:35et surtout
38:36ce qui est étonnant
38:38et vous avez tout à fait
38:39raison là-dessus
38:39c'est que
38:40ces deux hommes
38:41ont un tel égo
38:43qu'ils croient pouvoir
38:44régler les problèmes
38:45du monde
38:47indépendamment
38:47de tout ce qui se passe
38:48ailleurs
38:49finalement
38:50les Ukrainiens
38:51on va en faire
38:52notre affaire
38:52les Iraniens
38:53écoutez
38:53franchement
38:54on va en faire
38:55Israël
38:56bon
38:56occupez-vous
38:57un peu du Liban
38:58on va régler tout ça
38:59je t'échange
39:01le Donbass
39:02contre
39:02voilà
39:04on est
39:05dans la quatrième dimension
39:06c'est-à-dire
39:07qu'ils ne se rendent
39:08même pas compte
39:08de l'état actuel du monde
39:10et c'est ça
39:11qui est dangereux
39:11en fait
39:12ce sont
39:13ces deux hommes-là
39:14qui sont dangereux
39:15et
39:16je parle même
39:17beaucoup plus dangereux
39:18à vrai dire
39:18que les Iraniens
39:20ou que le régime iranien
39:21parce que lui
39:22le régime iranien
39:23il a
39:24je ne suis pas sûr
39:25que le peuple iranien
39:26soit du même
39:26ami que vous
39:27oui oui
39:27alors là
39:28tout le monde
39:28s'en moque
39:32complètement
39:32donc on a
39:33complètement oublié ça
39:35mais surtout
39:36ce qui est
39:36ce qui est
39:37important
39:38c'est que
39:39le régime iranien
39:41travaille
39:41je dirais
39:42réfléchit
39:42dans un périmètre
39:44donné
39:44sont ses intérêts
39:45etc
39:45tandis que
39:46c'est
39:47Trump
39:47comme Poutine
39:49réfléchissent
39:50alors qu'ils n'en ont pas
39:52vraiment les moyens
39:54sur un plan universel
39:56les seuls là-dedans
39:57qui ont vraiment les moyens
39:58de réfléchir à cette échelle-là
39:59je pense
40:00sont les Chinois
40:01je le disais
40:02il y a de nouvelles infos
40:03concernant l'uranium
40:04au-delà de ce que dit Trump
40:05ce soir
40:06après sa conversation
40:06avec Poutine
40:07le New York Times
40:08raconte qu'au total
40:09les Iraniens ont accumulé
40:1011 tonnes d'uranium enrichie
40:1211 tonnes
40:13absolument
40:14à des degrés divers
40:15évidemment
40:15on ne parle pas
40:16des 440 kilos
40:17au plus haut
40:18mais 11 tonnes
40:18enrichies à des degrés divers
40:19depuis que Trump
40:21a fait voler en éclats
40:22le traité
40:23en 2018
40:23absolument
40:24le traité signé
40:25en 2015
40:26c'est-à-dire que
40:27Trump
40:28doit régler
40:29le problème
40:30qu'il a créé
40:31en réalité
40:31d'une certaine manière
40:32Amiral
40:33on voit arriver
40:34presque la solution
40:35puisque
40:35les kilos
40:37d'uranium
40:37ou ces tonnes
40:38d'uranium
40:39peuvent très bien
40:40servir dans une centrale
40:41alors bien sûr
40:42retraité
40:43etc
40:43et que les Américains
40:45proposent de construire
40:46une centrale
40:47ils proposeront
40:48à côté
40:48des laboratoires
40:50de retraitement
40:51et de dilution
40:52de l'uranium
40:53qui est déjà enrichi
40:54à 60%
40:55en fait
40:56quand vous entendez
40:57parler de cette
40:58proposition de centrale
40:59ou quelque chose
41:00comme ça
41:00et bien
41:01ils proposent
41:02une solution
41:03pour traiter
41:04sur place
41:05cet uranium-là
41:06avec quelle technologie
41:08la technologie américaine
41:09technologie russe
41:10on ne sait pas
41:11il y a la bataille
41:12que vous avez soulignée
41:12entre les 25 milliards
41:13et autres
41:14quand on se demande
41:15comment l'Iran
41:16pourrait les payer
41:16d'ailleurs
41:17moi je veux bien
41:17que les Russes
41:18s'accrochent
41:18à ce contrat
41:19mais enfin là
41:20c'est le type de contrat
41:21dans lequel vous êtes
41:21perdant-perdant
41:22sauf si politiquement
41:23vous êtes gagnant
41:24donc il y a
41:25il y a des technologies
41:27en particulier
41:27les technologies françaises
41:28puisque vous savez
41:29que la France
41:30se retraite
41:30du combustible russe
41:31qui repart en Russie
41:32etc.
41:33donc il y a peut-être là
41:34avec cette proposition
41:36centrale
41:36une amorce
41:37amorce de solution
41:39de Trump
41:40qui abandonnerait l'idée
41:41de récupérer
41:42complètement l'Iranium
41:43puisqu'il ne veut pas
41:44que ça aille en Russie
41:45ou ailleurs
41:46donc il y a
41:47une voie
41:48une voie
41:49alors les deux infos
41:50de la soirée
41:50on le lisait
41:50c'est d'abord
41:51ce coup de téléphone
41:51entre Trump et Poutine
41:52ça a duré une heure et demie
41:54on le lisait
41:54et puis il y a ces informations
41:55qui fuitent
41:56dans la presse américaine
41:58après des déclarations
41:58ou des confidences
41:59de responsables
42:00de la Maison Blanche
42:01voire de Trump lui-même
42:02sur les deux axes
42:03qu'étudie ce soir
42:04la Maison Blanche
42:05d'abord
42:05prolonger pendant des mois
42:07le blocus
42:08du détroit d'Hormuz
42:09ça c'est ce que disent
42:11plusieurs médias américains
42:12le Wall Street Journal
42:13Axios
42:14l'agence France Presse
42:14également dit que
42:15dit ce soir
42:16que la Maison Blanche
42:18a bien dit pendant des mois
42:19du détroit d'Hormuz
42:20et l'autre info
42:21c'est que le commandement américain
42:22a préparé un plan
42:23pour une vague de frappes
42:24courte et puissante
42:25c'est le terme employé
42:25là aussi par le site Axios
42:27dans l'espoir de briser
42:28l'impasse des négociations
42:29une vague de frappes
42:30courte et puissante
42:32Amiral
42:33vous me disiez
42:33pendant la pub
42:34attention
42:35il faut viser juste
42:36parce qu'il ne faut pas
42:37que ça déclenche
42:38la riposte des Iraniens derrière
42:40qui irait taper
42:41à nouveau
42:42les pays du Golfe
42:43etc
42:43c'est de leur favori
42:44militaire
42:45c'est de leur favori
42:47politico-militaire
42:48puisque les cibles
42:49seront présentées au président
42:50seront analysées
42:52suivant ses capacités
42:53ou celles de ses conseillers
42:55dont on peut douter
42:56d'ailleurs
42:56de la qualité
42:57de leurs analyses
42:58donc oui
42:59il y a cette possibilité
43:00je l'avais évoqué
43:01tout à l'heure
43:02parce qu'il me semble
43:03qu'il y a une inflexion
43:04si vous voulez
43:04dans la stratégie de Trump
43:06qu'il y a aller vers
43:07des négociations
43:08il y a un blocage
43:09il est moins gentil
43:10il l'a dit deux fois
43:11donc il prépare quelque chose
43:13alors le faire préparer
43:14et les faire fuiter
43:15surtout
43:15parce que l'intéressant
43:16c'est que Centcom
43:17produit une quantité énorme
43:19d'études
43:20de propositions
43:21de scénarios
43:21là ça fuite
43:22et ça fuite d'où ?
43:24de Washington
43:25et d'Axios
43:26qui est semble-t-il
43:27le moyen
43:28choisi par l'administration
43:29Trump
43:30pour faire fuiter
43:31de vrais
43:32de véritables informations
43:33donc là
43:35il joue actuellement
43:36un jeu
43:37extraordinairement important
43:38on va peut-être
43:39entendre parler
43:39de réunion
43:40dans la salle
43:41la salle spéciale
43:43de la Situation Room
43:44avec Scott Bessette
43:45etc
43:46enfin avec les gens sérieux
43:47et si on a ça
43:49dans pas longtemps
43:49on pourra se dire
43:50qu'ils sont sur le point
43:52de décider
43:52quelque chose de fort
43:53ensuite je voulais dire
43:54que
43:54à bout d'un peu
43:55ce que j'ai dit
43:55sur l'effort
43:57de maintenir
43:58toutes ces forces
44:00aéronavales
44:01là-bas
44:02pour un blocus
44:03il faut moins de force
44:05simplement
44:05lorsque vous mettez
44:06moins de force
44:06vous donnez un signal
44:07négatif
44:08vous retirez
44:09deux des trois porte-avions
44:10vous n'en remplacez
44:11qu'un sur les trois
44:14ça maintient le blocus
44:16c'est moins lourd
44:17à porter
44:17mais
44:18vous avez retiré
44:19vos forces
44:19on a vu le temps
44:20qu'il fallait
44:21pour remonter en puissance
44:22c'est extrêmement difficile
44:24et puis là
44:24vous avez donné un signal
44:25de l'espoir
44:27de l'énergie
44:28à nouveau
44:28au pouvoir iranien
44:29donc
44:30ça sera
44:31moins lourd
44:32pour les Etats-Unis
44:33néanmoins difficile
44:34politiquement
44:35Guigorevitch
44:36ça existe
44:36des frappes express
44:37des frappes courtes
44:38puissantes
44:38mais très efficaces
44:40et qui permettraient
44:41justement
44:41de briser
44:43comment dire
44:44c'est le feu
44:45qui s'allonge
44:46qui s'étire
44:47et qui ne produit pas
44:47vraiment d'effet
44:48pour l'instant
44:48on voit bien
44:49que ça me semble
44:50ça me semble
44:51extrêmement difficile
44:52extrêmement difficile
44:53quelle cible
44:54quelle cible
44:55serait suffisamment
44:58stratégique
44:58pour les iraniens
44:59pour les obliger
45:01à venir
45:01à une table
45:02de négociation
45:03ou à briser
45:04leurs résistants
45:05ça me semble
45:06très difficile
45:06ils vont quoi
45:08à l'île de Karg
45:09ils vont faire
45:10des centrales
45:11des centrales
45:13voilà
45:14on sait qu'aujourd'hui
45:16les iraniens
45:17qui ne sont pas
45:19particulièrement stupides
45:20ont quand même
45:21extrêmement décentralisé
45:23et leurs forces
45:24et même leurs centres
45:25de commandement
45:26c'est très très décentralisé
45:28non seulement
45:28c'est enfoui
45:29mais c'est très décentralisé
45:31donc quelle cible
45:32ça va être très limité
45:33si on attaque
45:34des cibles
45:34très fortement
45:35ça va être extrêmement limité
45:37donc j'y crois pas
45:38d'ailleurs il l'a dit
45:39il l'a dit
45:39qui permettrait
45:41de les faire revenir
45:44à la table de négociation
45:45quelque chose comme ça
45:46dans l'espoir de briser
45:47l'impasse des négociations
45:48je vous donne la parole
45:49l'idée simplement
45:49une info ce soir
45:50Lisa Adef
45:51oui le ministre iranien
45:52du pétrole
45:52demande aux iraniens
45:54de réduire leur consommation
45:55alors après l'électricité hier
45:56cette fois-ci
45:57de carburant
45:57mais il tente quand même
45:58d'être assurant
45:59il dit il n'y a aucune
46:00inquiétude à avoir
46:00mais nous avons constaté
46:02pendant la guerre
46:03que de nombreux pays
46:03ont eu recours
46:04à la réduction de leur consommation
46:05en raison des pénuries
46:06de carburant
46:06et il finit en disant
46:07l'ennemi n'obtiendra rien
46:09par un blocus naval de l'Iran
46:10Didier
46:11non mais c'était juste
46:12pour dire
46:12des frappes fortes
46:14ils peuvent en faire
46:16mais c'est pas un sujet
46:17ils peuvent effectivement
46:18taper les centrales
46:20mais des frappes
46:21sans riposte
46:21il n'y en a pas
46:22c'est ça le sujet
46:23la moindre frappe
46:24n'envoie aucune riposte
46:25soyons sérieux
46:25évidemment
46:26il n'y aura pas de frappe
46:26sans riposte
46:27or donc
46:28si c'est pour gagner du temps
46:29bah non
46:30on ne s'y gagnera pas de temps
46:31parce qu'on est reparti
46:32dans un cycle
46:33les iraniens riposteront
46:34après ça tiendra
46:36le temps que ça tiendra
46:36mais en fait
46:37c'est pour ça que
46:38le problème
46:40quand je parle
46:41c'est pas pour emmerder le monde
46:42que je parle
46:42de patience stratégique
46:45mais c'est intéressant
46:46c'est pas juste
46:47pour emmerder le monde
46:49parce que
46:49quand je dis
46:50qu'il faut être patient
46:51j'entends
46:54les spectateurs
46:55qui gueulent derrière
46:56en disant
46:56mais il nous fait chier lui
46:57parce que nous
46:57pendant ce temps
46:57le plan d'essence
46:59il monte
46:59et les agriculteurs
47:01qui gueulent
47:01etc
47:01donc je comprends
47:02je ne suis pas sûr
47:03que vous le reprochez
47:03à vous
47:04je comprends
47:05qu'ils commencent
47:05à vous emmerder
47:06avec ces histoires
47:06de stratégie
47:07parce que nous
47:07on paye
47:07et ils ont raison
47:09mais le vrai problème
47:10c'est que ce soit
47:11le blocus
47:13ça prendra
47:14ils sont quand même
47:15de dire deux mois
47:16il ne faut pas rêver
47:17ça ne va pas s'effondrer
47:18comme ça
47:18et si c'est les frappes
47:19c'est pareil
47:19ça repartira
47:20donc il n'y a pas
47:21de solution rapide
47:22or pas de solution rapide
47:23ça veut dire que nous
47:24on paye
47:25et ça c'est le problème
47:26de base
47:27alors le problème
47:28c'est que nous
47:28on paye plus
47:29on paye moins
47:30que les asiatiques
47:31et que les africains
47:33mais on paye plus
47:34que les américains
47:34et donc
47:35le seul truc
47:36qui pèse
47:36sur donald trump
47:37c'est deux choses
47:38un
47:38c'est pas les américains
47:39qui prendront
47:39l'hémicide sur la tronche
47:40c'est les pays du golfe
47:41et l'israël
47:42et c'est pas les américains
47:43qui payent le plus
47:44c'est les autres
47:45donc après
47:45les seuls
47:46qui peuvent empêcher
47:47trump
47:48de continuer
47:49c'est ceux
47:50qui vont payer
47:50chez eux
47:51pas nous
47:52enfin nous
47:52on va couiner
47:53comme des malades
47:53mais ils s'en fout
47:54je vous donnerai
47:55dans un instant
47:55une des hypothèses
47:56de frappe
47:56amiral
47:57je vous la soumettrai
47:57d'abord trump
47:58les mots de trump
47:59ce soir
47:59qui s'est exprimé
48:00devant la presse
48:02dans le bureau ovale
48:04trump
48:05persuadé
48:06que l'iran
48:06est à genoux
48:07ce soir
48:10leur économie
48:11s'effondre
48:11comme vous le savez
48:12leur monnaie
48:13disparaît
48:14ils n'ont même pas
48:14de nom pour ça
48:16leur monnaie
48:17ne vaut plus rien
48:19et ils subissent
48:20une inflation
48:21sans précédent
48:24il y a cette phrase
48:25que j'essaie de retrouver
48:26voilà
48:26ils suffoquent
48:27comme des cochons farcis
48:28c'est légo
48:29pour les iranions
48:30c'est pas sérieusement
48:32à droit
48:32c'est ce qu'il a dit
48:33tout à l'heure
48:34au site Axos
48:35ils suffoquent
48:36comme des cochons farcis
48:37ça c'est l'expression
48:38de Donald Trump
48:39une hypothèse
48:40concernant les frappes
48:41amirales
48:42c'était l'hypothèse
48:43du général du Tartre
48:44tout à l'heure
48:44qui était sur ce plateau
48:45qui disait
48:46les américains
48:47pourraient tenter
48:48de lier les deux
48:48le blocus
48:49et les frappes
48:50c'est à dire
48:51lui disait
48:51est-ce qu'il faudrait
48:52les américains
48:52n'iraient pas
48:54nettoyer d'une certaine manière
48:55tous les abords du détroit
48:56et d'aller éliminer
48:57tout ce qui reste
48:58de militaires iraniens
49:01dans la zone
49:02justement pour essayer
49:03d'en reprendre le contrôle
49:04est-ce que ça ça existe
49:04c'est l'hypothèse
49:05que j'ai mettée hier
49:06effectivement
49:06de nettoyer
49:07parce que
49:08que voulez-vous faire
49:08c'est Ormuz
49:09qui est la mère des combats
49:11alors on peut très bien dire
49:13plus de trafic commercial
49:14surtout vous évacuez
49:15et nous on dégomme
49:17tout ce qui flotte
49:17dans cette zone-là
49:18plus forcément
49:19et comme le disait
49:20le général du Tartre
49:20justement
49:21les tunnels
49:22qui ont des vedettes
49:23dans lesquelles se cachent
49:24les vedettes etc
49:25il faut le faire
49:26sur quoi ?
49:26sur 100 km de long
49:27de la profondeur aussi
49:29le général a tout à fait raison
49:31en plus c'est une affaire
49:32d'aviation
49:32c'est une affaire
49:33de ciblage
49:34c'est une affaire
49:35de précision
49:35alors les forces
49:37ils les ont
49:37les américains
49:38mais alors là
49:39il faut vraiment
49:40vraiment être
49:40extrêmement efficace
49:41parce que
49:42c'est comme pour les mines
49:43tant qu'il y a un doute
49:45tant qu'il n'y a pas
49:46la confiance totale
49:48les bâtiments
49:49les vrais
49:49les purs
49:50les gros tankers
49:50ne passeront pas
49:51et surtout ceux
49:52qui viendront
49:53de toutes les monarchies
49:55du Golfe
49:55etc
49:55et puis c'est comme pour les mines
49:58tu as raison Michel
49:59mais jusqu'à présent
49:59il n'y a pas de mines
50:00parce que les iraniens
50:02ne seront pas pris à la gorge
50:03le jour où ils seront pris à la gorge
50:04ils mettront
50:05des mines
50:06qui pour l'instant
50:07n'existent pas
50:08à part dans les
50:09voilà
50:09donc
50:11Guy Gauréville
50:12sur ce point là
50:13précisément
50:14sur ce que pourraient
50:14frapper les américains
50:15vous disiez tout à l'heure
50:16je ne vois pas
50:16ce qui pourrait
50:18comment dire
50:20déséquilibrer les choses
50:20et forcer les iraniens
50:22à aller vers
50:23vers la négociation
50:24j'allais dire une vraie négociation
50:25parce qu'on voit bien
50:26qu'en trois semaines
50:26il se passe sans doute
50:27des choses en coulisses
50:28mais visuellement
50:30on ne voit pas beaucoup d'avancées
50:31on parle beaucoup
50:32par exemple
50:33de ce qui vient
50:34à l'esprit
50:35je ne sais pas
50:37forcément
50:38un spécialiste
50:39stratège militaire
50:40mais enfin
50:41ce qui vient quand même
50:41à l'esprit
50:42c'est de frapper
50:44l'arc
50:44l'arc supérieur
50:46du détroit d'Ormouz
50:47c'est l'arc supérieur
50:49du détroit d'Ormouz
50:50après on pense
50:51à l'île de Cargue
50:52après on pense
50:54à rentrer un peu
50:55dans les terres
50:56à 50 ou 50
50:57100 kilomètres
50:57à l'intérieur des terres
50:58etc
50:59mais c'est quand même
51:00très limité
51:01ça va
51:02enfin
51:02ce pays
51:04ce pays
51:04sous ce régime
51:06a résisté
51:07pendant 8 ans
51:08à une guerre
51:09qui a fait
51:09des centaines
51:11de milliers
51:12de victimes
51:12alors vous me direz
51:13c'est l'Irak
51:13bon le prix de la vie
51:14n'est pas tout à fait
51:15le même que le nôtre
51:15ça c'est clair
51:18je l'ai couvert
51:19cette guerre
51:20on sentait
51:21l'odeur de la mort
51:22à 30 kilomètres
51:23du front
51:24avant d'y arriver
51:24tellement il y avait
51:25de morts
51:26j'ai fait la bataille
51:27dans les marées
51:28dans les marées
51:29il y avait des gamins
51:30partout
51:30enfin c'était un enfer
51:31en marchant sur les corps
51:32c'était l'horreur
51:33encore une fois
51:34ils sont dans un esprit
51:35irrationnel
51:35c'est irrationnel
51:37ils sont
51:38le mot a été prononcé
51:39ici sur ce plateau
51:40ou sur d'autres plateaux
51:41ils sont
51:41dans un esprit
51:43sacrificiel
51:43donc à la limite
51:46pour les contraindre
51:47à faire
51:48ils ne résonnent pas
51:49de la même phase
51:50ils ne résonnent pas
51:51en négociateur
51:54rationnel
51:54pardon
51:55mais pour le moins
51:56c'est pour ça que
51:57Jacques Odiberg
51:58je pense hier
51:58disait
51:58qu'il faudrait
51:59étant donné
52:00que les Etats-Unis
52:00sont en position de puissance
52:01que les Etats-Unis
52:02fassent un pas
52:03un pas pour
52:04déséquilibrer les choses
52:05et paradoxalement
52:06une ouverture
52:07serait peut-être
52:08plus déstabilisante
52:09plus déstabilisante
52:10pardon Guy Gourevitch
52:11quand on regarde
52:12ce qui se passe
52:12depuis trois semaines
52:13moi j'ai l'impression
52:13que les Iraniens
52:15on peut aussi se dire
52:16qu'ils manœuvrent
52:16plutôt pas mal
52:18ils ont gagné
52:18trois semaines
52:19de cesser le feu
52:21ils n'ont rien lâché
52:22dans les négociations
52:23parce que les négociations
52:24bon
52:24elles sont ce qu'elles sont
52:26aujourd'hui
52:27enfin voilà
52:28et en plus
52:29ils expliquent
52:30aujourd'hui
52:30quand on écoute
52:31les officiels iraniens
52:32que c'est une guerre
52:33qui est quasi existentielle
52:35pour eux
52:35qui s'y prépare
52:36depuis 45 ans
52:38et que pour eux
52:38c'est une sorte
52:39de guerre finale
52:40le terme a été employé
52:40par un responsable iranien
52:41que c'est une sorte
52:42de guerre finale
52:43enfin ils gèrent
52:44plutôt pas mal
52:46la pression américaine
52:47en tout cas
52:47d'une certaine manière
52:49on peut se demander
52:50on peut se demander
52:51d'ailleurs
52:52si un pays
52:54ou un gouvernement
52:55rationnel
52:56aurait aussi bien
52:58tenu
52:59devant la pression
53:00extérieure
53:01ils tiennent
53:02parce que
53:03parce qu'ils sont irrationnels
53:04parce que peut-être
53:05ils sous-estiment
53:07certains paramètres
53:08qui sont importants
53:09pour nous
53:09comme la population
53:10par exemple
53:11voilà
53:12et donc ils tiennent
53:13pas compte
53:14d'un certain nombre
53:14de paramètres
53:15du coup ça leur donne
53:16une espèce de résistance
53:17et de résilience
53:18face à la pression
53:19qui elle devrait être
53:21une pression
53:22de puissance
53:22mais c'est leur survie
53:23ils jouent leur survie
53:25là c'est ça qui est différent
53:26c'est leur situation
53:27à ce serait près
53:28que c'est plus le régime
53:29de 79
53:30qui était un régime
53:32révolutionnaire
53:33qui avait créé
53:34un véritable espoir
53:35dans le pays
53:37et avec
53:38une guerre d'agression
53:39directe
53:40avec une occupation
53:42et donc
53:43honnêtement
53:4447 ans après
53:45c'est plus les mêmes
53:45ils sont corrompus
53:46jusqu'aux oreilles
53:47la population
53:49en a ras la casquette
53:50de ce régime
53:51ils étaient dans les rues
53:52à se faire massacrer
53:53donc c'est plus
53:53tout à fait
53:54la même logique
53:55donc que les gens
53:56du régime
53:58sachent qu'ils ont
53:59une partie difficile
54:01qui peut finir
54:02effectivement au bout
54:02d'une corde
54:03et que donc
54:03ça leur donne
54:04une certaine motivation
54:06à force de taper
54:07dans leur caisse
54:08il y a quand même
54:08une autre motivation
54:09moi je trouve
54:09qui est importante
54:10chez eux
54:10c'est le pognon
54:11et que quand il n'y a
54:12plus de pognon
54:13la loyauté
54:14s'effrite
54:14et que donc
54:16avec un peu
54:17de patience stratégique
54:17je m'excuse
54:18on va mettre ça
54:20à côté de votre nom
54:21sur le
54:23Didier François
54:25comment ils disaient
54:25comment les Américains
54:26patient stratégique
54:27mais voilà
54:31donc c'est quand même
54:32pas totalement
54:32totalement les mêmes
54:33mais ils ont senti
54:35au sein du régime
54:36qu'il y avait
54:36cet effort aussi
54:37pour les diviser
54:38pour les diviser
54:39en dégradant
54:40la situation économique
54:41et pour les diviser
54:42en disant
54:43qu'il y aurait
54:44des modérés
54:46et des durs
54:46et Khali Baf
54:47aujourd'hui
54:47le président
54:48du parlement iranien
54:49a dit
54:49oui oui
54:49on essaye
54:50de faire croire
54:51que nous serions divisés
54:53on essaye
54:53de faire croire
54:54que nous allons
54:54nous effondrer
54:55or je vous appelle
54:57à l'unité
54:58donc ce sont
54:59des acteurs
55:00motivés
55:01par l'enrichissement
55:02par le contrôle
55:03par le pouvoir
55:04dont ils jouissent
55:04mais ce sont des acteurs
55:05qui sont déterminés
55:06à rester là
55:07où ils sont
55:08dans la position
55:09de pouvoir
55:09dont ils jouissent
55:10et ça les rend
55:11plus forts
55:12dans la négociation
55:13et vous l'avez compris
55:14une des informations
55:15de la soirée
55:15c'est donc
55:16que la maison blanche
55:17étudie
55:18parmi les hypothèses
55:19étudie
55:19une prolongation
55:20pendant des mois
55:21du blocage
55:21du détroit
55:22d'Hormuz
55:23on va y revenir
55:23dans un instant
55:24à ce blocage
55:25et surtout
55:26aux conséquences
55:26conséquences ici
55:27vous le savez
55:28avec le prix du pétrole
55:29qui augmente
55:29le prix des carburants
55:30qui augmente
55:30les profits
55:31de TotalEnergie
55:32qui explosent
55:33plus 50%
55:34par rapport à l'an dernier
55:35on a une polémique
55:36on va en parler
55:37dans un instant
55:38et puis on vous montrera
55:39aussi les images
55:40de Jordan Bardella
55:41interview exclusive
55:42ce soir sur BFMTV
55:43à tout de suite
Commentaires