Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 15 minutes
David Lisnard, maire de Cannes, président de Nouvelle énergie et candidat à l'élection présidentielle, était l'invité de BFMTV ce 20 avril.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Avec un David Lissnard à l'Élysée, le 1er mai, qui peut travailler et qui ne peut pas travailler ?
00:04Vous y touchez, vous n'y touchez pas ?
00:06C'est très simple. C'est-à-dire que le 1er mai reste un jour chômé, donc férié, payé,
00:11comme c'est le cas depuis 1941, je crois, je n'en rappelle pas le passage.
00:15Mais en revanche, travaille qui veut.
00:17Parce que moi, comme vous certainement, j'ai payé mes études, je bossais,
00:21j'étais toujours volontaire pour travailler les jours fériés.
00:23Et le 1er mai, j'avais le droit de travailler dans un McDonald's,
00:26mais je n'avais pas le droit de travailler dans un magasin de vêtements.
00:29J'ai eu des magasins ensuite, et j'ai eu des salariés qui voulaient travailler ce jour-là,
00:34et on les payait double, à condition donc de payer double.
00:37Ensuite, le chef d'entreprise, soit il décide de fermer,
00:40parce qu'il estime qu'il n'a pas intérêt à ouvrir en payant double,
00:43soit il ouvre avec les seuls volontaires.
00:45Et on garde donc le symbole du jour férié, et on crée la liberté de travailler.
00:51C'est quand même extraordinaire, pardon,
00:53mais d'avoir des gens qui sont censés défendre les salariés des syndicats,
00:57qui empêchent les salariés d'avoir du pouvoir d'achat.
01:01Et qui pensent qu'ils sont tous sous la pression,
01:03enfin le nombre de gens qui veulent bosser et gagner leur vie.
01:06Là aussi, c'est comme les postures des partis politiques.
01:09Tous ces trucs-là, c'est fini, c'est dépassé.
01:11Donc pour vous, n'importe qui qui en a la volonté doit pouvoir travailler le 1er mai.
01:15Payer double.
01:16Et ça reste donc un jour férié, chômé.
01:17Vous avez peut-être entendu la proposition de Sophie Binet à la CGT,
01:19qui a dit qu'il manque un jour férié en France, il en faudrait un 12e.
01:25Aujourd'hui, ça a été rejeté assez vite par le gouvernement.
01:27Est-ce que vous touchez au jour férié, par exemple,
01:29en considérant que les Français ne travaillent pas assez ou pas ?
01:33Ce qui est sûr, c'est qu'il n'y a pas assez de Français qui travaillent.
01:36Donc déjà, ce qu'il faut, c'est augmenter le volume global de travail.
01:38Et pour cela, il faut augmenter l'incitation au travail.
01:42J'ai vu que c'était repris par d'autres maintenant.
01:44Il faut réduire l'extra brut.
01:46C'est-à-dire que, autrement, s'il est trop élevé,
01:49c'est du chômage en plus.
01:51Et il faut augmenter le salaire net.
01:52Donc ça veut dire qu'il faut réduire les dépenses entre.
01:54J'ai esquissé quelques idées tout à l'heure.
01:56Il faut revoir tout le modèle social.
01:58Et là, on va bosser plus.
01:59Si aujourd'hui, il faut que le travail paye beaucoup plus que l'oisiveté.
02:03Or, en France, nous subventionnons l'oisiveté.
02:06Et même mieux, on importe l'oisiveté.
02:08C'est tout ce modèle d'État-providence qui fonctionnait
02:10quand on maîtrisait les frontières,
02:12quand on avait une grande croissance démographique,
02:14qu'on faisait des gamins.
02:15Il y avait plus de cotisants, il y avait une base large.
02:18Aujourd'hui, c'est une pyramide de Ponzi.
02:19C'est une pyramide inversée.
02:20Et quand il y avait des gains de productivité, ce modèle est fini.
02:23Donc, pour avoir un système social qui nous protège,
02:25il faut changer totalement le rapport d'organisation sociale
02:29et beaucoup plus rémunérer l'investissement,
02:31ce qu'on appelle le capital, gros mot en France,
02:33et le travail.
02:34Et c'est pourquoi je propose cette révolution du bon sens.
Commentaires

Recommandations