Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 minutes
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, était l'invité du Face-à-Face de ce mercredi 6 mai sur BFMTV et RMC. il a notamment été interrogé sur les superprofits de Total à cause de la guerre au Moyen-Orient, sur Master Poulet ou encore sur les multiples candidatures pour la présidentielle de 2027.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Olivier Faure.
00:04Bonjour Pauline de Malherbe.
00:05Merci d'être ici pour répondre à mes questions. Vous êtes le premier secrétaire du Parti Socialiste.
00:09J'ai plein de questions à vous poser et notamment sur les candidatures.
00:12C'est la première fois que vous répondez à une interview depuis l'annonce de candidature de Jean-Luc Mélenchon.
00:16Mais je voudrais commencer par cette histoire de Total.
00:19Vous voulez taxer Total et Total dit si vous nous taxez, on va remonter les prix à la pompe.
00:26Fini le plafond. Entre la taxe et le plafond, vous choisissez quoi ?
00:28D'abord, la première chose, c'est qu'il ne s'agit pas d'une taxe Total.
00:32Il s'agit en fait d'une taxe qui vise toutes celles et ceux qui font des super profits liés
00:37à un conflit.
00:39Et donc, en réalité, quand Total et d'autres font des super profits,
00:44ils ne les font pas parce qu'ils ont augmenté leur production.
00:47Ils ne le font pas parce qu'ils ont créé des produits nouveaux.
00:49Ils ne font pas des profits parce qu'ils ont un génie particulier.
00:53Ils le font simplement parce que la crise géopolitique est là et qu'ils en profitent.
00:57Et donc, dans un moment comme celui-là, où les Français sont amenés à voir leur pouvoir d'achat
01:03rogné progressivement par la hausse des prix du carburant et de l'énergie de manière générale,
01:09il est logique, il est normal que celles et ceux qui font des profits, qui sont des profits induits,
01:15soient amenés aussi à contribuer.
01:16Mais vous avez vu ce que vous répond Patrick Pouyannet.
01:19Hier, il dit d'abord sur ce que vous dites sur le fait qu'ils ont gagné de l'argent.
01:22Il dit Total Énergie ne va pas non plus s'excuser de performer et de réussir dans son domaine.
01:27Il faut en contraire, dit-il, en être fier.
01:30Et par ailleurs, il dit si vous taxez, il n'y a pas de problème.
01:33Mais mécaniquement, je stoppe mon plafonnement du prix à la pompe.
01:36Je ne demande à personne des excuses.
01:38Je dis simplement que quand on a un pays qui est menacé par une perte de pouvoir d'achat
01:43pour le plus grand nombre, eh bien, celles et ceux qui ont fait le plus de profits doivent contribuer.
01:49Ça s'appelle la solidarité.
01:50Ça s'appelle aussi défendre l'intérêt général.
01:52C'est déjà une surtaxe sur une contribution qui était censée être exceptionnelle et qui a été renouvelée.
01:58Pour ceux qui font du 1h30, il la paye.
02:01Et je ne dis pas que Total ne paye pas d'impôts.
02:03Je ne dis pas que Total est un groupe qui mérite d'être mis au banc de la société française.
02:11Je dis simplement que le chantage...
02:13Vous avez hésité à quoi ? A dire que c'était un profiteur de crise ?
02:15C'était ça le mot que vous ne vouliez pas vraiment sortir ?
02:17Ça, je peux le dire. C'est un profiteur de crise, comme d'autres.
02:20Un profiteur de guerre ?
02:21Bien sûr.
02:23À l'insu de son plein gré.
02:24Je ne dis pas que c'est lui qui est à l'origine de cette guerre illégale.
02:27C'est en réalité Donald Trump.
02:29Mais évidemment, il y a aujourd'hui des gens qui en profitent et d'autres qui, au contraire, le subissent.
02:34Les Françaises et les Français, dans leur immense majorité, le subissent.
02:38Total en tire des bénéfices.
02:40Mais justement, ces Français...
02:42Moi, j'en avais plusieurs ce matin qui ont appelé sur RMC, qui sont notamment des gros rouleurs.
02:45J'avais un routier qui était dans la région de Rouen et qui disait
02:48« Mais attendez, moi, je fais mon plein chez Total.
02:51Et je n'ai pas du tout envie » qui remonte les prix.
02:54Et il dit « Le problème, c'est que cette taxe, le temps qu'elle soit éventuellement rétribuée aux Français,
02:59il dit au moins là, c'est efficace.
03:02Entre la taxe et le plafonnement des prix, je choisis le plafonnement des prix. »
03:06Voilà ce que vous dise aussi une partie des Français.
03:08Mais je les comprends.
03:08Mais moi, je ne donne pas un choix entre l'un et l'autre.
03:11Ce que je dis simplement au gouvernement, c'est qu'il ne peut pas céder au chantage.
03:14On ne peut pas avoir un chef d'entreprise qui, désormais, dit au gouvernement ce qu'il doit faire et
03:20ce qu'il ne peut pas faire.
03:21Ce n'est pas admissible.
03:23Dans une démocratie, le débat doit exister.
03:25Et il est logique qu'il y ait aujourd'hui des mesures qui soient prises
03:29et qui permettent de redistribuer cet argent en direction des plus modestes.
03:33Ce que je vois, c'est que Total dit qu'il plafonne les prix.
03:36Ce qui est vrai.
03:37Mais ce que je vois aussi, c'est qu'en dépit de ce plafonnement,
03:40il vient de faire 6 milliards de dollars de bénéfices supplémentaires.
03:43Il a augmenté son profit de 51%.
03:45Et on considère que ce serait tout à fait normal.
03:48Moi, je dis que ce n'est pas normal.
03:49Ça n'est pas lié.
03:50Quel est le génie particulier de Patrick Pouyanné qui a conduit à ce qu'il y ait un surprofit ?
03:55Il n'y a pas de génie particulier.
03:57Il y a simplement une crise dont il profite.
03:58Et donc, il n'est pas anormal que l'État dise à un moment à l'entreprise française
04:02de dire, écoutez, nous avons aujourd'hui une vraie difficulté pour les Français.
04:06Vous devez contribuer.
04:07Vous maintenez donc votre proposition de loi.
04:11Oui, je la maintiens, bien sûr.
04:12Et de l'autre côté, vous demandez à Total de maintenir son plafonnement du prix à la pompe.
04:19Bien sûr, le patriotisme, c'est ça.
04:21C'est d'accepter l'idée que quand on a...
04:23Je ne crois pas que Total soit en difficulté.
04:26On a là, en fait, à quoi sert cet argent ?
04:29Soit il sert à servir les Français, soit il sert les actionnaires,
04:35celles et ceux qui voient leur dividende augmenter chaque année.
04:38Eh bien, il n'est pas tout à fait normal qu'il y ait des gens qui, aujourd'hui,
04:41se servent de la crise pour pouvoir augmenter leurs bénéfices personnels
04:45et que pendant ce temps-là, tous les autres payent.
04:48194 millions d'euros de rentrées dans les caisses en plus de ce qui était prévu,
04:56qui seront intégralement utilisées.
04:58Ça, c'est pour l'État.
04:59Intégralement utilisées.
05:00Ce que j'avais demandé, je suis très heureux de voir que le gouvernement...
05:01Vous êtes satisfait de cette transparence, de la manière dont c'est utilisé ?
05:04Bien sûr, je suis tout à fait satisfait du fait qu'aujourd'hui,
05:07il n'y a pas un euro supplémentaire qui rentre du fait de la crise géopolitique dans les caisses de
05:13l'État.
05:13Et il était normal d'assurer une transparence totale
05:17et de redistribuer immédiatement cet argent qui est collecté
05:20en supplément de ce que l'État aurait dû percevoir dans une situation normale.
05:25Donc, on ne fait pas plus.
05:26On ne bloque pas les prix, on ne supprime pas les taxes.
05:29Mais quel est le problème ?
05:29Blocage des prix, CLFI, suppression des taxes ou réduction des taxes,
05:32ça, c'est plutôt l'ERN.
05:33Mais on ne distribue pas plus d'argent qu'on en a.
05:35Pour une raison très simple, c'est que si vous dites, par exemple,
05:38comme le propose l'ERN, qu'on fait baisser la TVA,
05:41très bien, ça coûte 12 milliards.
05:43Ces 12 milliards, vous les cherchez où après ?
05:46Vous avez besoin de les trouver quelque part.
05:48L'ERN n'a jamais donné la solution.
05:50Ça veut dire que ce sont les Français eux-mêmes...
05:51Cette phrase, je voudrais l'encadrer, peut-être même l'enregistrer,
05:54en faire un gimmick.
05:55On ne distribue pas plus d'argent qu'on en a.
05:57Bien sûr.
05:58C'est la raison pour laquelle...
05:59Pour tout.
06:00Peut-être qu'il va y avoir des petits changements quand même dans le budget.
06:02Ce n'est pas un seul moment, Pauline de Malherbe,
06:04où vous m'avez entendu dire qu'on devait distribuer un argent qu'on n'avait pas.
06:08Quand on ne l'a pas, on le cherche quelque part.
06:10La raison pour laquelle je vous propose ce matin, à nouveau,
06:13de dire que sur ceux qui réalisent des super profits liés à une crise géopolitique,
06:18cet argent-là doit venir dans les caisses de l'État
06:20pour qu'il puisse être redistribué aux Françaises et aux Français.
06:22Olivier Faure.
06:23Jean-Luc Mélenchon est donc candidat.
06:25Quelle surprise.
06:26Oui, ça ne vous a pas surpris tellement.
06:29Mais ça n'a pas l'air même de vous ébranler, mouvoir.
06:33Écoutez, il est candidat permanent depuis des décennies.
06:36Donc je ne vois pas très bien ce qui a changé.
06:38C'est un long sujet, quoi.
06:39Ben oui.
06:41Il y a quand même un petit moment où la question va se poser
06:43de savoir qui est la gauche aujourd'hui.
06:45Est-ce que c'est eux ? Est-ce que c'est vous ?
06:46Est-ce que c'est vous ensemble ?
06:47C'est les Français qui le décideront.
06:49Mais c'est son droit.
06:50Il est candidat.
06:51C'est la quatrième fois qu'il est candidat à une élection présidentielle.
06:54Moi, ce que je crois,
06:54c'est que Jean-Luc Mélenchon,
06:56à la fois a des qualités évidentes,
06:58c'est un tribun,
06:59il a un charisme que personne ne lui enlève.
07:02Mais ce que je vois aussi,
07:04c'est qu'il est un candidat de premier tour
07:06qui est parfaitement légitime,
07:09mais il est le plus mauvais candidat pour la gauche au second tour.
07:13Il est celui qui permet à toutes les droites
07:15et l'extrême droite de se coaliser.
07:17Et donc, quand on observe simplement les enquêtes d'opinion
07:20qui valent ce qu'elles valent à cette époque de l'année.
07:22mais ce que l'on voit,
07:24c'est qu'il est celui qui,
07:26vraisemblablement,
07:27serait le plus sèchement battu par l'extrême droite,
07:30ce qui conduirait à ce qu'on ait une extrême droite
07:32qui soit à son niveau le plus élevé
07:34et qui lui donnerait quasiment une carte blanche pour la suite.
07:37Et moi, je ne veux pas donner de carte blanche à l'extrême droite.
07:40Je veux même la battre à l'élection présidentielle prochaine.
07:42Olivier Faure, ça veut dire que quand je vous interroge
07:44sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon,
07:45vous me dites que le problème,
07:46c'est que de toute façon, il ne peut pas gagner.
07:47Donc, il n'y a pas de problème sur le fond.
07:49S'il n'était pas candidat, vous auriez pu,
07:51s'il ne s'était pas annoncé dès le début,
07:52vous auriez pu peut-être faire alliance avec leurs idées,
07:55avec une partie des militants, des élus.
07:57Est-ce que vous auriez pu vous mettre ensemble
07:59s'il n'y avait pas Jean-Luc Mélenchon,
08:00mais s'il y avait ses idées ?
08:02Non, ça dépend lesquelles.
08:03En fait, il y a des idées que je partage
08:04et des idées que je ne partage pas.
08:06Alors, lesquelles vous partagez
08:06et quelles vous ne partagez pas ?
08:07Ça va être long.
08:08Quand il dit,
08:09l'une des premières promesses,
08:11c'est la retraite à 60 ans,
08:13le SMIC augmenté,
08:15le blocage des prix.
08:16C'est les trois formules
08:17qui ont été utilisées les premiers jours.
08:18Le SMIC augmenté, je le partage.
08:20Je pense qu'aujourd'hui,
08:21notamment tout ce que nous vivons
08:22et tous ces gens qui nous disent
08:23tout ce qu'on nous a évoqué
08:24dans vos journaux,
08:26dans les heures qui ont précédé,
08:29sur la question de la malbouvre,
08:30sur la question...
08:31Toutes ces questions-là
08:31sont liées au proie d'achat
08:33et sont liées au fait
08:34qu'aujourd'hui, les Français vivent mal
08:36et vivent même mal
08:38alors qu'ils sont salariés,
08:40qu'ils travaillent.
08:41Et quand le travail ne paye pas,
08:42c'est un problème.
08:43Et donc, effectivement,
08:45oui, il faut aujourd'hui
08:46augmenter le salaire minimum.
08:47Sur la question de la retraite,
08:49moi, je suis pour le retour à 62 ans,
08:51mais je ne suis pas favorable
08:52au fait qu'on aille à 60 ans
08:54pour des raisons qui sont liées
08:55au fait que, d'abord,
08:56la durée d'existence,
08:58de vie s'est allongée
09:00et qu'il est difficile, là aussi,
09:02de promettre des lunes
09:04qu'on ne sera pas financées.
09:05Donc, c'est la raison pour laquelle
09:06j'ai demandé avec succès
09:09la suspension de la réforme Borne
09:10et j'espère bien
09:12que lorsque nous serons arrivés
09:13au pouvoir en 2027,
09:15eh bien, nous pourrons
09:15non seulement suspendre,
09:17mais même revenir complètement
09:19sur cette réforme,
09:20l'abroger
09:20et faire en sorte
09:21que nous puissions
09:23établir une réforme
09:23qui soit une réforme de justice,
09:25qui permette de distinguer
09:27entre les carrières pénibles
09:29et celles qui ne le sont pas.
09:30Vous avez dit hier soir,
09:31Olivier Faure,
09:31alors que vous étiez en meeting
09:32avec une partie de la gauche
09:34non-mélenchoniste, je dirais,
09:36on ne peut pas faire l'alliance
09:38au prix de l'abandon
09:39de nos valeurs républicaines,
09:40de notre rapport à l'Europe,
09:41notre capacité à gouverner
09:42sérieusement ce pays.
09:43Mais puisque vous évoquez
09:44la question de la bouffe,
09:45de la malbouffe
09:46ou de la fast-food bouffe
09:48ou de tout ça,
09:48il y a effectivement une bataille
09:50qui est en train de devenir
09:50très politique,
09:51qui est cette bataille
09:52notamment autour
09:53de Master Poulet.
09:53Et je repensais à ce qu'était
09:55la gauche il y a quelques années,
09:57pas si lointaine,
09:58la gauche José Bové
10:00qui allait détruire des McDo.
10:03Aujourd'hui, vous avez
10:04Éric Coquerel par exemple
10:05qui lui va défendre
10:07Master Poulet
10:08qui sont ses nouvelles enseignes
10:09avec des poulets
10:09très peu chers.
10:11Vous êtes quelle gauche ?
10:12Vous êtes plutôt dans la logique
10:13d'un José Bové
10:14qui était en train
10:15de détruire les McDo
10:16ou aujourd'hui vous défenderiez
10:17Master Poulet par exemple ?
10:20C'est très curieux
10:21qu'Éric Coquerel
10:22soit déjà désormais
10:24défenseur d'un capitalisme effréné
10:26avec des gens
10:27qui utilisent justement
10:29le fait qu'il y a
10:31un problème de pouvoir d'achat
10:32pour déstocker de la malbouffe
10:35parce que la réalité
10:36c'est que ces grandes enseignes
10:38elles ne sont pas là
10:39pour offrir une notion de qualité
10:41mais pour offrir en fait
10:42l'illusion de la quantité.
10:45Et donc ce que nous...
10:46L'illusion de la satiété
10:47c'est ce que disent
10:47certains spécialistes
10:48ce sont des poulets
10:49100% pas français
10:52ça c'est sûr.
10:53Oui absolument
10:54ce sont des poulets
10:55qui sont enfin
10:56tout sauf bio
10:57qui sont tout sauf fermiers
10:59et on a notamment
11:01un public
11:02qui est un public captif
11:03qui sont les plus jeunes
11:04et je le vois bien
11:05y compris mes propres enfants
11:07qui sont attirés
11:08par ces enseignes.
11:09Et donc
11:09qu'est-ce que nous devons faire ?
11:11Est-ce que nous devons
11:13accompagner ces mouvements-là
11:14ou est-ce qu'au contraire
11:15nous devons essayer
11:16de les réfréner
11:16et de dire
11:17qu'il y a un sujet
11:19Vous défendez donc
11:20le combat de Karim Bouamran
11:22qui est le maire de Saint-Ouen
11:23qui dit
11:23que c'est une manière
11:25en quelque sorte
11:26de donner de la malbouffe
11:27justement à ceux
11:28qui n'ont pas assez
11:29de pouvoir d'achat ?
11:30Il y a à Saint-Ouen
11:31Thierry Marx
11:32qui a monté une enseigne
11:34qui n'est pas justement
11:35une enseigne de malbouffe
11:36qui doit s'appeler
11:37le bouillon du coq
11:38et qui justement
11:40offre à des populations
11:42modestes
11:43la possibilité de manger
11:44et de manger bien.
11:45Et donc ce que nous devrions
11:46défendre tous ensemble
11:47c'est effectivement
11:48la possibilité
11:49pour toutes les familles
11:51y compris les plus modestes
11:53de manger correctement
11:54et de ne pas être victime
11:56de la malbouffe
11:56parce qu'on sait aussi
11:57derrière ce que ça a
11:58comme conséquence
11:59en termes de santé alimentaire
12:00en termes d'obésité
12:02en termes de tout ce que
12:03nous combattons
12:04et donc il faut offrir
12:06le meilleur à tout le monde.
12:07Donc c'est un vrai combat
12:07de valeurs en fait
12:08de rapports
12:10au commerce
12:11au pouvoir d'achat
12:12vous disiez
12:13à une population captive
12:15en quelque sorte
12:15pour vous il y a tout ça
12:16dans cette bataille-là ?
12:18Tout se mêle effectivement
12:19des questions de santé
12:20des questions
12:23de pouvoir d'achat
12:24évidemment
12:25et de rapports
12:27qu'on a aussi
12:27à la restauration
12:29à la convivialité
12:30etc.
12:30Donc il y a toute une série
12:31de sujets
12:31qui sont posés
12:32par cette bataille.
12:34Olivier Faure
12:34votre réponse
12:36ou disons
12:37votre contre-candidature
12:38ce sera qui
12:39ce sera quoi ?
12:40Parce que quand
12:41Jean-Luc Mélenchon
12:42dit nous
12:42c'est carré
12:43on a un candidat
12:45on a un programme
12:47c'est vrai
12:48parce que de l'autre côté
12:49je ne sais plus compter
12:50le nombre de candidatures
12:52potentielles à gauche.
12:53C'est vrai
12:53ça c'est pour l'instant
12:55effectivement
12:55une situation
12:56que je déplore
12:57et je suis
12:58celui qui se bat
13:00depuis des semaines
13:01pour faire en sorte
13:02que justement
13:04on fasse rentrer
13:05un carré dans le rond
13:06et qu'on ait
13:07enfin la possibilité
13:08Ça marche rarement
13:09de faire rentrer
13:09le carré dans le rond ?
13:10Ça dépend de la
13:12taille du rond.
13:13Oui
13:13Il ne faut vraiment
13:14que ce soit un tout petit
13:14tout petit carré ?
13:16Un carré qui rentre dans le rond
13:17en tout cas
13:17ce que je cherche
13:18Vous pensez que vous y arriverez ?
13:20J'espère
13:20je ne suis pas le seul
13:21à mettre
13:22Vous allez dire
13:23à François Hollande
13:24écoute
13:26prie-toi
13:26à la primaire
13:27vous allez dire
13:28à Raphaël Guixman
13:28prie-toi à la primaire
13:30vous allez dire
13:30à François Ruffin
13:31à Jérôme Guège
13:32En plus vous
13:33c'est l'enfer
13:34Vous ne pouvez même plus dire
13:35que vous êtes candidat
13:35parce que vous dites tellement
13:36il y en a déjà trop
13:37que vous êtes complètement bloqué
13:38Mais je ne suis pas bloqué
13:39je dis simplement
13:40qu'il y a évidemment
13:42Non mais vous n'allez pas me dire
13:43que vous êtes candidat
13:43Non je ne vais pas vous le dire
13:44Parce que vous ne pouvez plus le dire
13:46Il y en a déjà trop
13:47Mais je crois que ça n'empêche personne
13:50je vois même un candidat
13:51supplémentaire par jour
13:52Oui c'est ça
13:53Dans le week-end
13:53on a entendu
13:54en fait
13:55Bernard Cazeneuve
13:56se rajouter à la liste
13:57et puis
13:57Isabelle Borne
13:58qui se tâte côté droit
13:59Bon bref
14:00en fait
14:01quand on aura
14:02Vous trouvez ça risible
14:05Là les dernières déclarations
14:08de Bernard Cazeneuve
14:09qui laisse entendre
14:10qu'il est prêt
14:10Pas plus celui qu'un autre
14:11De Elisabeth Borne
14:14qui se dit au fond
14:15pourquoi pas moi
14:16Je me prépare
14:16Je suis déjà prêt
14:17Je suis déjà volontaire
14:19Je suis candidat
14:21Je suis candidat à une primaire
14:22Bon on n'en peut plus
14:24Ça suffit
14:24Il faut qu'à un moment
14:26effectivement
14:26on trouve tout simplement
14:28un moyen commun
14:29accepté par toutes et tous
14:30qui permette de sélectionner
14:32celui ou celle
14:33qui nous représente
14:34Moi je me bats
14:35pour un candidat commun
14:36ou une candidate commune
14:38à l'élection présidentielle
14:39qui incarne cette gauche
14:40non-mélenchoniste
14:41et qui permette
14:42d'aller chercher
14:43le second tour
14:44et de l'emporter
14:45au second
14:46dans le cadre
14:47d'un front républicain
14:47Donc les choses sont
14:49assez claires
14:49et assez simples
14:50de mon point de vue
14:51Maintenant effectivement
14:52il faut que les égaux
14:53les ambitions
14:54naturelles
14:55légitimes
14:55etc.
14:56se plient à cette logique
14:57parce que nous ne pourrons pas
14:59nous regarder dans un miroir
15:00si nous avons contribué
15:01même indirectement
15:02à l'élection
15:04Vous dites la non-mélenchoniste
15:06hier soir
15:07le même Jean-Luc Mélenchon
15:08qui effectivement
15:08y va de son côté
15:09a quand même proposé
15:10je cite
15:10une campagne unitaire
15:11notamment pour les sénatoriales
15:13Mais Jean-Luc Mélenchon
15:15c'est toujours la même histoire
15:16il est capable de prêcher
15:19le
15:20je vais dire le vrai
15:21et le faux
15:22non toujours le faux
15:22mais en tout cas
15:23surtout la capacité
15:24à chercher
15:26à embrouiller
15:27et chercher
15:30à organiser
15:31le chaos
15:31à organiser le chaos
15:32Oui
15:33et ce n'est pas
15:34en fait
15:35la réalité
15:36c'est que Jean-Luc Mélenchon
15:37n'a aucune intention
15:39de faire quoi que ce soit
15:40avec qui que ce soit
15:41Il n'a pas vraiment envie
15:41d'une campagne unitaire
15:42en fait
15:42Il n'a jamais cherché
15:44l'unité où que ce soit
15:45Il a cherché
15:46à plier
15:47ce qu'avaient été
15:47ses partenaires
15:48dans le cadre
15:49de la NUPES
15:49ou de l'UNFP
15:50Il n'a jamais
15:52cherché
15:52à faire vivre
15:54ensemble
15:55des formations politiques
15:56différentes
15:56pour lesquelles
15:57il avait une légitimité
15:59à diriger
16:00mais cette légitimité
16:01il l'a perdue
16:02parce qu'il n'a jamais
16:03fait autre chose
16:04que de chercher
16:05à imposer
16:06un point de vue
16:07un point de vue
16:08à tous les autres
16:08On l'a appris
16:09ce matin
16:10un bateau
16:12affrété
16:13par la compagnie française
16:15CMA-CGM
16:16qui par ailleurs
16:16est propriétaire
16:17d'ailleurs de BFM TV
16:18et d'RMC
16:18a été touchée
16:20dans le détroit d'Harmouze
16:22Est-ce que la France
16:23à un moment
16:24ou à un autre
16:24doit participer
16:26s'engager
16:27d'une manière
16:28ou d'une autre
16:29dans le conflit
16:29On a deux soldats
16:31qui ont été tués
16:32sous casque
16:34de la finule
16:35Est-ce que la France
16:36doit continuer
16:37à rester spectatrice
16:38en quelque sorte ?
16:39Mais nous ne pouvons pas
16:40nous engager
16:41derrière Donald Trump
16:42et Benjamin Netanyahou
16:43C'est inimaginable
16:45Ce que nous devons
16:46au contraire poser
16:47c'est une solution diplomatique
16:48c'est faire en sorte
16:49que la paix revienne
16:50Vous vous rendez compte
16:51que ce problème
16:53que l'on évoque ce matin
16:54c'est six Philippins
16:56dans un bateau
16:56donc c'est de ces images
16:57des HHCGM
16:57qui ont été touchées
16:58le sont
16:59pour quelles raisons ?
17:01Pour quelles raisons ?
17:02Ils le sont
17:02parce qu'il y a eu
17:03une guerre totalement illégale
17:04sans mandat
17:05qui a été enclenchée
17:07par deux gouvernants
17:09d'extrême droite
17:09que sont
17:10Donald Trump
17:11et Benjamin Netanyahou
17:12et donc nous devrions
17:14nous maintenant
17:14les suivre
17:15parce qu'ils nous ont
17:16entraînés dans une guerre
17:17illégale
17:17Et est-ce qu'on peut
17:18ne rien faire ?
17:19Mais on peut
17:20le moment venu
17:21sécuriser le territoire
17:21des Trois-Dormous
17:22mais il n'est pas question
17:23de mettre un doigt dans l'engrenage
17:24de devenir des
17:25co-belligérants
17:26et d'être
17:27de ceux
17:28qui participent
17:29à un conflit
17:30que nous n'avons pas voulu
17:30que nous n'avons pas souhaité
17:31et qui ne permet rien
17:33enfin c'est quand même
17:34incroyable de voir
17:35à quel point
17:36ces gens improvisent
17:37des guerres
17:38et le font
17:39au détriment
17:40du monde entier
17:41la crise
17:41que nous allons connaître
17:43une crise qui va être
17:43une crise mondiale
17:44une crise sociale
17:45une crise économique
17:46elle est liée
17:47à l'inconséquence
17:48de deux dirigeants
17:49qui n'en font qu'à leur tête
17:50et qui considèrent
17:51que désormais
17:52c'est la loi du plus fort
17:53qui doit s'imposer
17:54face au droit international
17:55et bien moi
17:56ce que je défends
17:57ce n'est pas la loi du plus fort
17:58mais c'est la loi du plus juste
17:59et c'est très différent
18:00et ce que je crois
18:01c'est que notre pays
18:02qui est un grand pays
18:04qui est un pays
18:05qui exprime
18:06aux yeux du monde entier
18:07une façon de procéder
18:09qui exprime
18:09des valeurs particulières
18:11etc.
18:11doit se comporter
18:12comme ce qu'il a toujours été
18:13et faire entendre la voix
18:15qui a toujours été
18:16la sienne
18:16celle du droit
18:17Merci Olivier Faure
18:19d'avoir répondu
18:19à mes questions ce matin
18:20Premier secrétaire
18:21du Parti Socialiste
18:22et vous-même
18:23député socialiste
18:24de Seine-et-Marne
18:24Il est 8h47
18:26sur AMC BFM TV
Commentaires

Recommandations