- il y a 10 minutes
David Lisnard, maire de Cannes, président de Nouvelle énergie et candidat à l'élection présidentielle, était l'invité de BFMTV ce 20 avril.
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00:00Merci beaucoup d'être avec nous. Ce soir, un mot peut-être de l'actualité.
00:03Donald Trump qui repousse de 24 heures le cessez-le-feu décidé avec l'Iran
00:08pour laisser peut-être une chance aux négociations,
00:10même si pour l'instant aucune équipe de négociateurs n'est partie au Pakistan.
00:13Vous aviez dit que cette guerre n'était pas totalement illégitime.
00:17Est-ce que vous soutenez Donald Trump dans cette guerre ?
00:20Ce n'est pas comme ça que ça se présente.
00:22C'est-à-dire que quels sont les intérêts de la France ?
00:25Les intérêts de la France, c'est d'avoir du pétrole,
00:27c'est d'avoir accès à tout ce qui passe par le détroit d'Hormuz
00:30et on doit en prendre conscience et veiller, nous aussi,
00:34peut-être en suivant l'initiative de Bahreïn,
00:36de nos alliés historiques sur place, y compris les Émirats arabes unis,
00:39à libérer les voies navigables.
00:42Ensuite, quel est l'intérêt du monde ?
00:43C'est que l'Iran soit dénucléarisé sur le plan militaire,
00:46c'est que la menace d'Israël ne soit pas toujours mise en cause,
00:50ce qui génère de nombreux conflits.
00:52C'est pourquoi pas que le régime s'effondre,
00:55mais ça, c'est encore un autre sujet, c'est tout.
00:58Et qu'en l'occurrence, tout en étant absolument conscients
01:02des sous-ressauts de la politique américaine,
01:05on a des intérêts qui sont imbriqués avec les États-Unis,
01:08qu'on le veuille ou pas.
01:09On parle de l'Ukraine, pardon,
01:11mais on est incapable aujourd'hui de tenir une opposition en Ukraine,
01:15de soutien à l'Ukraine, si on n'a pas le renseignement américain.
01:17Donc tous ces paramètres-là se discutent.
01:18Mais vous pensez, David Vizina, que Donald Trump a raison
01:21de laisser une petite chance à la paix avec ces 24 heures de plus ?
01:24C'est un signe, en tout cas, de volonté de paix.
01:26Et ça, il faut se réjouir si derrière, il y a une diplomatie active
01:31qui permet d'atteindre les objectifs que j'ai évoqués tout à l'heure.
01:34Mais ce qui est certain, c'est qu'on ne peut pas dire
01:37que cette guerre n'a pas d'incidence sur nous.
01:39Elle l'en a, cette guerre.
01:41Et on la voit, il suffit de mesurer à la pompe tous les jours.
01:43Exactement.
01:43Chacun y va de son idée, David Vizina.
01:45Certains veulent baisser la TVA, d'autres veulent bloquer les prix.
01:50Le gouvernement, lui, a une politique plutôt ciblée
01:52uniquement sur les professions les plus menacées,
01:55celles qui payent le plus cher aujourd'hui.
01:56Qu'est-ce que vous proposez, vous, aujourd'hui,
01:58pour atténuer l'impact de la crise du pétrole ?
02:01Moi, ça fait des semaines que je fais une proposition
02:02qui est la seule qui peut avoir un effet immédiat
02:05sur notre litre d'essence,
02:07qui est autour de 2 euros le litre sur du 95,
02:11sans gréver le budget de l'État,
02:13c'est-à-dire un moratoire,
02:14une suspension des certificats d'économie d'énergie.
02:17C'est 17 centimes par litre,
02:19parce que c'est une mécanique un peu bizarre.
02:21C'est un prélèvement obligatoire.
02:22Ce qu'a repris Michel-Edouard Leclerc.
02:25Je m'en réjouis, parce que c'est peut-être
02:26quelqu'un qui sait comment fonctionne
02:28le prix du litre d'essence.
02:30Mais ce que je veux dire, c'est qu'il ne faut pas
02:32tomber dans la facilité, la démagogie,
02:35de dire que c'est l'État
02:37qui peut avoir une emprise sur la consommation.
02:41Une baguette magique.
02:42Et surtout, ce qu'il faut, c'est la constance
02:44et les circonstances.
02:45Les circonstances, c'est qu'il faut aider
02:47ceux qui ont besoin de leur voiture tous les jours.
02:50Et en l'occurrence, c'est que comme on n'a pas été
02:52constant en France depuis des décennies,
02:53parce qu'on a laissé filer les déficits,
02:56parce qu'on a été incapable
02:59de transformer l'État en État performant,
03:02parce qu'on a surprélevé des impôts et des charges,
03:04quand il y a des problèmes, c'était le cas
03:07dans d'autres moments, il n'y a plus d'argent.
03:08Mais vous dites qu'il faut aider d'abord
03:10ceux qui ont besoin de prendre leur voiture.
03:12Là, votre mesure, elle est pour tout le monde.
03:13Elle est pour tout le monde.
03:14Alors, c'est vrai que c'est contre-intuitif,
03:16mais ce n'est pas une mesure budgétaire.
03:17Parce que c'est Bercy qui est pris à son propre piège.
03:20C'est-à-dire que c'est un prélèvement
03:21qui est obligatoire sur le litre d'essence,
03:23mais il n'est pas considéré comme prélèvement obligatoire,
03:25donc il n'est pas dans le budget de l'État.
03:26– Effectivement, mais qui financent par exemple
03:29la rénovation des logements ou plein d'autres choses.
03:31Ça veut dire qu'on arrêterait tout ça.
03:32– La vie, vous savez, c'est tranché, c'est hiérarchisé.
03:34Il y a des principes de réalité.
03:36Donc si on estime qu'il faut aider pendant la crise
03:41nos compatriotes à faire le plein,
03:42ce qui est une évidence à mes yeux,
03:44et notamment ceux qui ont le plus besoin,
03:46il faut trouver des mesures,
03:47mais ne pas faire payer notre plein d'essence
03:49à nos enfants et nos petits-enfants par de la dette.
03:51Ça, ça s'appelle la responsabilité.
03:52– Vous avez claqué la porte des Républicains,
03:55David Lissner, il y a à peu près trois semaines.
03:57Hier, Bruno Rotaillot a été désigné assez largement
03:59par les militants LR comme leur candidat pour l'Élysée.
04:03Est-ce que vous l'avez appelé pour le féliciter ?
04:05– Non, non, je ne vais pas être hypocrite.
04:07Non, ça m'était pas venu forcément à l'esprit.
04:11Quand vous êtes seul candidat,
04:13ce n'est pas non plus une immense surprise,
04:15mais ce qui ne s'est passé rien,
04:17ce qui ne s'est passé rien,
04:18l'absence révélateur, ne change rien.
04:20C'est-à-dire qu'en réalité,
04:23LR a son candidat, Bruno Rotaillot, très bien,
04:26il n'y a pas de sujet, quelqu'un de qualité.
04:28Mais aujourd'hui, on est exactement dans la même situation de perdre.
04:33C'est aussi simple que cela.
04:34Et c'est pourquoi je m'époumone,
04:36j'avais fait d'ailleurs ici il y a deux ans, je crois,
04:38à dire que la réalité,
04:40si on veut éviter la division des candidatures,
04:43mais si on veut éviter aussi la compromission
04:44des arrangements notables,
04:46eh bien, passe par une grande confrontation.
04:49C'est quoi une confrontation ?
04:50C'est cette grande primaire.
04:52C'est-à-dire qu'on ne peut pas aller directement en demi-finale.
04:55La demi-finale, c'est le premier tour de la présidentielle.
04:57On ne peut plus se permettre cela,
04:58parce que les réalités politiques sont ce qu'elles sont.
05:00Il faut un quart de finale.
05:00Donc il faut un quart de finale.
05:01Et c'est la seule façon de répondre aux grands enjeux de l'époque.
05:05Mais vous mettez qui dans ce quart de finale ?
05:07Mais vient qui ?
05:07Parce que là encore,
05:08tous les candidats du centre ou de la droite
05:10ont un spectre différent.
05:12Vous mettez qui ?
05:14Ils vont discuter du sexe des anges
05:16pendant des mois et des mois,
05:17parce qu'ils se font prendre au piège politicien.
05:19Il ne faut pas dire qui vient ou pas.
05:20Il faut dire que c'est la primaire de la droite.
05:22Ceux qui se sentent de droite viennent.
05:24Donc tous ceux qui veulent pourraient y participer.
05:26Exactement.
05:27Et LR avait l'occasion, me semble-t-il,
05:30de prendre l'initiative
05:31et de mettre la pression sur tout le monde,
05:32y compris sur Edouard Philippe.
05:34De dire, organisons cette grande compétition,
05:36parce que ça va nous permettre
05:37d'être un grand révélateur aussi.
05:39Mais par exemple...
05:39Laissez-moi juste terminer ma phrase, s'il vous plaît.
05:41Ça va être un grand révélateur des projets,
05:44des personnalités.
05:45Ça va éviter les effets artificiels de notables.
05:49Et on a besoin de cela,
05:50parce que les enjeux, eux,
05:52ils sont aussi très grands.
05:53L'effondrement démographique,
05:54la crise budgétaire.
05:55Aujourd'hui, on est sous anesthésie,
05:57mais ça nous pète déjà la figure.
05:59L'effondrement de l'école,
06:01la crise sécuritaire.
06:02Donc, une vraie compétition avant.
06:04On voit ce qu'ont fait les gens dans leur vie.
06:05Comment ils sont,
06:06comment ils se comportent,
06:07leur caractère,
06:07leur projet.
06:08Et puis, on y va.
06:10C'est comme ça qu'il faut faire.
06:10Tout le monde peut y aller,
06:11à condition d'avoir envie de cette primaire.
06:14Éric Zemmour peut en faire partie.
06:15Oui, oui, oui.
06:16Nicolas Dupont-Aignan peut en faire partie.
06:18Édouard Philippe peut en faire partie.
06:19Édouard Philippe peut en faire partie.
06:21L'UDI peut en faire partie.
06:23Les centristes peuvent en faire partie.
06:25Vous comprenez ?
06:26On n'a pas donné des brevets.
06:28Soit, ah non, lui, il est trop à gauche,
06:30lui, il est trop à droite.
06:31Vient qui veut.
06:31Les gens à gauche,
06:32ils ne vont pas venir, évidemment.
06:33Quand vous entendez Gérald Bermalin
06:33qui dit, Raphaël Glucksmann,
06:35pourquoi pas dans cette primaire ?
06:36J'ai parlé des primaires de la droite, moi.
06:40Objectivement, je crois à la démocratie
06:42et aux confrontations de projets,
06:44de valeurs et de personnalités.
06:46Donc la droite, elle s'arrête à Édouard Philippe ?
06:48Elle s'arrête à ceux qui viendront.
06:50Raphaël Glucksmann ne viendra pas
06:51à la primaire de la droite.
06:52Si il y a une primaire de la gauche,
06:53je n'irai pas à la primaire de la gauche.
06:54Enfin, c'est tellement évident.
06:56Et surtout, refuser,
06:57et c'est ce que je ne comprends pas,
06:59d'ailleurs, dans la position de LR,
07:00aujourd'hui, refuser cette grande primaire,
07:02c'est finalement faire le jeu d'Édouard Philippe.
07:06Et faire le jeu d'Édouard Philippe,
07:07c'est faire le jeu de la Macronie,
07:08c'est faire le jeu du système.
07:10Et ce n'est pas proposer la véritable alternative
07:13dont on a besoin pour le redressement de la France.
07:16Ce qui compte, c'est la France.
07:17La primaire, tout ça, c'est qu'un moyen.
07:19Si on peut s'en repasser, tant mieux.
07:20Ce qui compte, c'est la France
07:21et qu'il y ait des vrais projets qui s'affrontent,
07:23des vraies personnalités qui s'affrontent.
07:24Il y a une image de vous, David Lissler,
07:26qu'on a pu voir ces derniers jours,
07:28qui a fait un petit peu parler d'elle.
07:29Je suppose que c'était volontaire.
07:31Vous vous êtes filmé en train de passer
07:32des formulaires et des lois
07:34complètement superflues, selon vous.
07:37Non pas à la tronçonneuse,
07:38façon Milley l'Argentin,
07:40mais à la broyeuse.
07:41On voit l'image...
07:42La tronçonneuse, c'est pour jardiner.
07:43Je ne parle pas de jardiner.
07:44Je parle d'enlever...
07:45Ou alors le maquis administratif bureaucratique.
07:48La référence à Ravier Milley, vous l'assumez ?
07:50Je ne l'assume pas,
07:51mais je ne suis pas naïf quand je fais ça.
07:53Oui, quand vous faites ça.
07:53Je sais très bien que ça va provoquer.
07:55Mais finalement, tout nous donne raison.
07:57Le président de la République lui-même,
07:59face à quelques maires
08:00qu'il a rencontrés la semaine dernière,
08:02dit avec une naïveté presque émouvante,
08:05dire, regardez,
08:06on a su refaire Notre-Dame en 5 ans
08:08et pour une extension de poulailler,
08:10qui est un exemple que l'on cite souvent,
08:11il faut 5 ans.
08:12Ben oui.
08:12Alors lui, ça fait 10 ans qu'il est au pouvoir,
08:14qu'il n'a rien changé.
08:15Mais en l'occurrence,
08:17il faut bien comprendre
08:18que l'absurdité administrative,
08:20elle broie des vies.
08:21Elle se fait au détriment
08:23d'au moins 100 milliards d'activités
08:24de revenus pour les Français.
08:26Elle crée de la pauvreté.
08:28Ce n'est pas une abstraction.
08:30Et dire qu'on va réécrire le droit,
08:32ce n'est pas dire qu'on va faire la loi de la jungle.
08:33Il y a sans doute beaucoup de Français
08:35qui vous regardent ce soir
08:36et qui peuvent être d'accord avec vous
08:37sur le fait qu'il y a trop d'États.
08:39Je dis certains Français.
08:40Vous dites par exemple,
08:40il faut arrêter avec l'État Providence.
08:43Généralement, là où ça se complique,
08:45c'est quand on demande
08:46qu'est-ce que vous enlevez.
08:47La police, vous gardez, vous enlevez.
08:49Oui, mais c'est important.
08:51Bien sûr, je garde.
08:52Je vais vous dire,
08:52c'est qu'il y a trop d'États
08:53là où il ne doit pas être.
08:55Il n'y a pas assez d'États
08:56ou il n'y a plus assez d'États
08:57là où il doit être.
08:58C'est-à-dire qu'on n'a jamais
09:00autant dépensé d'argent public,
09:01on n'a jamais autant payé
09:03d'impôts et de charges
09:03et pourtant,
09:04on n'a jamais autant attendu
09:05aux urgences.
09:05Je préside un conseil de surveillance
09:07d'hôpital.
09:08J'ai une ville
09:09qui est une ville
09:10très cosmopolite,
09:11qui est une ville
09:11de 75 000 habitants
09:13mais en réalité,
09:13il y a toujours 200 000 personnes.
09:14Il y a des nuits
09:15où il n'y a plus de police nationale
09:16la nuit,
09:17dans le pays où il y a
09:17le plus d'impôts.
09:19Donc, ce qui est une évidence,
09:20c'est que si vous voulez
09:20plus de policiers,
09:22si vous voulez plus d'infirmiers,
09:23mieux payer plus de profs,
09:25plus de soignants,
09:26plus de magistrats,
09:27il faut qu'il y ait moins
09:27de bureaucrates,
09:28il faut qu'il y ait moins
09:29de bureaucratie,
09:29il faut une dérégulation.
09:30Donc, moins d'absurdité,
09:32de contradictions de règles,
09:33le code du travail
09:34fait 4000 pages en France,
09:36en Allemagne,
09:36il fait la moitié,
09:37pourtant on est mieux protégé
09:38quand on est salarié en Allemagne.
09:39Donc, ce n'est pas le code
09:40qui vous protège,
09:41c'est des règles simples
09:41et claires.
09:42Mais si je résume,
09:43vous proposez plus de policiers,
09:44plus de magistrats.
09:44Donc, il faut baisser des dépenses.
09:46Donc, il y a un plan très détaillé
09:48que Nouvelle Énergie,
09:48mon parti a proposé.
09:50Sur les 1200 organismes
09:52de l'État
09:52qui ont été créés
09:53depuis 20 ans,
09:54qui ont recruté
09:55500 000 personnes,
09:56vous trouvez par exemple
09:577 agences de l'environnement.
09:59Aucune de ces agences
10:00de l'environnement
10:00ne peut vous autoriser
10:02votre projet à elle seule,
10:03mais chacune peut vous le supprimer.
10:05Il faut supprimer
10:05ces agences de l'environnement.
10:06Il faut garder une seule autorité
10:08de l'environnement en France.
10:09Donc, vous supprimez déjà
10:10la moitié de ces organismes
10:13qui consomment 90 milliards
10:14d'argent public.
10:16Il n'y a pas de fatalité
10:17à la contre-performance.
10:18Il n'y a pas de fatalité
10:20à avoir plus de dépenses qu'ailleurs
10:22et moins de services qu'ailleurs.
10:24C'est pour ça que
10:25dans le paysage politique...
10:26Vous pensez que les Français
10:29ont envie d'un président libéral ?
10:31Il y a eu un candidat libéral
10:33qui s'appelait Alain Madin
10:34il y a 20 ans de ça
10:35qui a fait 4%
10:36à l'élection présidentielle
10:37alors qu'il était encensé
10:38par toute une partie
10:39de la presse,
10:40notamment l'économie.
10:40Les Français ont envie
10:41de plus de liberté
10:43pour tous ceux qui produisent.
10:45C'est-à-dire 99% des Français
10:46et plus d'autorité de l'État
10:47contre ceux qui nuisent.
10:48Or, ça a été l'inverse
10:49depuis 30-40 ans.
10:51L'enjeu, c'est pas de dire
10:51libéral, pas libéral.
10:53Je ne suis pas là
10:53pour défendre une idéologie.
10:54Je suis là pour défendre
10:56ce qui fonctionne,
10:57ce que l'on veut aujourd'hui
10:58et moi, c'est le pays réel
10:59que je rencontre tous les jours.
11:00J'ai envie que le pays réel
11:01soit entendu.
11:02J'ai envie que le pays réel
11:03soit gagnant.
11:04Ce pays, des salariés,
11:06des fonctionnaires
11:06qui en ont assez
11:07de ne pas avoir d'objectif.
11:08Quel est le DRH de l'État ?
11:10Je souhaite rencontrer
11:10le DRH de l'État.
11:11Il n'existe pas.
11:12Je nommerai un DRH de l'État.
11:13On va remotiver les troupes,
11:15évidemment.
11:16C'est-à-dire de retrouver,
11:18comme d'autres présidents
11:19ont su le faire dans le passé,
11:20alors maintenant,
11:21on est au XXIe siècle,
11:22il y a le numérique,
11:23il y a l'IA,
11:23il y a la robotique,
11:24on va moderniser l'État.
11:25Mais comme Pompidou,
11:26gérer en mode projet,
11:27on va gérer en mode projet.
11:29Comme on le fait
11:29dans une entreprise,
11:30comme on le fait
11:30dans n'importe quelle structure humaine.
11:32Et arrêter ces postures,
11:33ces déclarations,
11:34ces séquences de com
11:35qui font mourir
11:37la politique française
11:38et qui affaiblissent la France.
11:39David Lisna,
11:40il y a quelques jours,
11:40Marine Le Pen a dîné
11:42avec plusieurs grands patrons
11:44du CAC 40,
11:44Donberana Rarnot,
11:45le patron de LVMH,
11:46qui pour la première fois
11:47l'a rencontrée.
11:48Aujourd'hui,
11:48c'est Jordan Bardella
11:49qui a été reçu
11:50par le MEDEF,
11:51qui d'ailleurs reçoit
11:52la plupart des hommes
11:53et des femmes politiques.
11:55Est-ce que ça vous a choqué
11:56que le patronat,
11:56que le grand patronat
11:58rencontre Jordan Bardella ?
11:59Non, ça ne me choque pas du tout.
12:01Et dans l'autre sens non plus.
12:02C'est-à-dire que
12:03des dirigeants de partis politiques
12:06présidentiables
12:06comme Jordan Bardella,
12:08mais ça serait pareil
12:08pour Jean-Luc Mélenchon,
12:10rencontrent des grands patrons,
12:11rencontrent des petits patrons,
12:12rencontrent des maires,
12:13rencontrent des syndicalistes.
12:15Si Jordan Bardella
12:15veut rencontrer la CGT,
12:16enfin, je trouve que
12:17dans un pays civilisé,
12:18on peut quand même discuter.
12:19Vous avez entendu
12:20Marie-Lise Géon,
12:20la patronne de la CFDT,
12:21qui dit
12:23les patrons n'auraient pas dû
12:24recevoir Jordan Bardella.
12:25C'est du cynisme de leur part.
12:26Non, mais écoutez,
12:27les jugements de morale,
12:28tout ça, on en a ras-le-bol.
12:29On n'en peut plus.
12:30On est assez grands
12:31comme citoyens
12:31pour juger moralement
12:33et condamner s'il le faut.
12:35Moi, j'ai été une fois
12:35invité aux universités d'été,
12:37enfin, je ne sais plus
12:38si ça ne s'appelle pas comme ça,
12:39du MEDEF,
12:40et je leur ai dit
12:41une vidéo qui est toujours...
12:43C'était il y a 3 ou 4 ans
12:44que j'étais
12:48Vous vous êtes fait accueillir comment ?
12:50Écoutez,
12:51comme parallèlement,
12:51j'ai dit qu'il fallait
12:52supprimer l'excès de charges
12:53et de fiscalité,
12:54parce que si on donne autant
12:56aux entreprises en France,
12:58c'est parce qu'on prend
12:58encore beaucoup plus qu'ailleurs,
13:00une fois les aides déduites,
13:01par des impôts et des charges.
13:02Et je suis contre, moi,
13:03tout ce qui est connivence
13:04entre l'État et le grand capitalisme.
13:06Je suis pour la liberté entrepreneuriale.
13:08Je viens du monde
13:08du petit commerce.
13:09Et donc,
13:10on a besoin de grandes entreprises,
13:11on a besoin d'entreprises intermédiaires,
13:13on a besoin de toutes les PME,
13:14mais qu'on arrête
13:15tous les dispositifs bureaucratiques,
13:17je reviens à ça,
13:18qui en fait détournent
13:19l'argent public
13:20et qui facilite
13:23les connexions,
13:24les connivences,
13:25qui empêchent
13:26des nouvelles entreprises
13:26d'entrer sur le marché.
13:28C'est comme ça
13:28qu'on va libérer le pays.
13:29Par exemple,
13:29avec un David Lissnard à l'Élysée,
13:31le 1er mai,
13:32qui peut travailler
13:33et qui ne peut pas travailler ?
13:34Vous y touchez,
13:35vous n'y touchez pas ?
13:35C'est très simple.
13:36C'est-à-dire que le 1er mai
13:37reste un jour chômé,
13:39donc férié, payé,
13:40comme c'est le cas
13:41depuis 1941, je crois,
13:43je ne rappelle pas le passage,
13:45mais en revanche,
13:46travaille qui veut.
13:47Parce que moi,
13:49comme vous certainement,
13:50j'ai payé mes études,
13:51je bossais,
13:51j'étais toujours volontaire
13:52pour travailler
13:52les jours fériés.
13:53Et le 1er mai,
13:54j'avais le droit
13:54de travailler dans un McDonald's,
13:56mais je n'avais pas le droit
13:57de travailler
13:58dans un magasin de vêtements.
13:59J'ai eu des magasins ensuite
14:00et j'ai eu des salariés
14:02qui voulaient travailler
14:03ce jour-là
14:04et on les payait double,
14:05à condition de payer double.
14:06Ensuite,
14:07le chef d'entreprise,
14:08soit il décide de fermer
14:10parce qu'il estime
14:10qu'il n'a pas intérêt
14:12à ouvrir en payant double,
14:13soit il ouvre
14:14avec les seuls volontaires.
14:15et on garde le symbole
14:17du jour férié
14:18et on crée la liberté
14:20de travailler.
14:21C'est quand même extraordinaire
14:23d'avoir des gens
14:24qui sont censés
14:25défendre les salariés
14:26des syndicats
14:27qui empêchent les salariés
14:29d'avoir du pouvoir d'achat
14:31et qui pensent
14:32qu'ils sont tous
14:32sous la pression.
14:33Enfin,
14:33le nombre de gens
14:34qui veulent bosser
14:34et gagner leur vie.
14:36Là aussi,
14:37c'est comme les postures
14:37des partis politiques.
14:38Tous ces trucs-là,
14:39c'est fini,
14:40c'est dépassé.
14:40Pour vous,
14:41n'importe qui
14:42qui en a la volonté
14:43doit pouvoir travailler
14:43le 1er mai.
14:44Payer double.
14:46Et ça reste donc
14:46un jour férié chômé.
14:47Vous avez peut-être entendu
14:48la proposition de Sophie Binet
14:49à la CGT
14:49qui a dit
14:49qu'il manque un jour férié
14:51en France,
14:51il en faudrait un douzième.
14:54Aujourd'hui,
14:55ça a été rejeté assez vite
14:56par le gouvernement.
14:57Est-ce que vous touchez
14:58aux jours fériés,
14:59par exemple,
14:59en considérant que
15:00les Français ne travaillent
15:01pas assez ou pas ?
15:02Ce qui est sûr,
15:03c'est qu'il n'y a pas
15:04assez de Français
15:04qui travaillent.
15:05Donc déjà,
15:06ce qu'il faut,
15:06c'est augmenter
15:07le volume global
15:07de travail.
15:08Et pour cela,
15:09il faut augmenter
15:10l'incitation au travail.
15:12J'ai vu que c'était
15:13repris par d'autres maintenant.
15:14Il faut réduire
15:14l'extra brut.
15:16Parce que,
15:17autrement,
15:18s'il est trop élevé,
15:19c'est du chômage en plus.
15:20Et il faut augmenter
15:21le salaire net.
15:22Donc ça veut dire
15:22qu'il faut réduire
15:23les dépenses entre.
15:24J'ai esquissé
15:24quelques idées tout à l'heure.
15:25Il faut revoir
15:26tout le modèle social.
15:28Et là,
15:28on va bosser plus.
15:29Si aujourd'hui,
15:30il faut que le travail
15:31paye beaucoup plus
15:32que l'oisiveté.
15:32Or, en France,
15:33nous subventionnons
15:34l'oisiveté.
15:35Et même mieux,
15:36on importe l'oisiveté.
15:37C'est tout ce modèle
15:38d'État-providence
15:39qui fonctionnait
15:40quand on maîtrisait
15:41les frontières,
15:42quand on avait
15:42une grande croissance
15:43démographique,
15:44qu'on faisait des gamins.
15:44Donc, il y avait
15:45plus de cotisants,
15:46il y avait une base large.
15:47Aujourd'hui,
15:48c'est une pyramide de Ponzi,
15:49c'est une pyramide inversée.
15:50Et quand il y avait
15:50des gains de productivité,
15:51ce modèle est fini.
15:52Donc, pour avoir
15:53un système social
15:54qui nous protège,
15:55il faut changer totalement
15:57le rapport
15:57d'organisation sociale
15:58et beaucoup plus
15:59rémunérer
16:00l'investissement,
16:01ce qu'on appelle
16:01le capital,
16:02gros mot en France,
16:03et le travail.
16:03Et c'est pourquoi
16:04je propose cette révolution
16:06du bon sens.
16:07Merci, David Lissnard,
16:08d'être venu ce soir
16:09sur Sous-Tat.
16:09tout beau.
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