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Du lundi au vendredi à 22h, Mickael Dorian revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #LeMeilleurdelInfo

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00:00:00Le meilleur de l'info sur CNews, bonsoir à tous, à la une ce soir Emmanuel Macron et son grand
00:00:05séminaire à l'Elysée avec près de 500 maires de France.
00:00:09On sera avec l'un d'entre eux sur ce plateau.
00:00:11Eric Stroman, maire de Colmar, qui va nous raconter, nous décrypter aussi comment est-ce qu'il a vécu cette
00:00:17journée.
00:00:17On viendra également sur cette image forte du jour, vous allez la voir sur votre écran, le maire de la
00:00:21Courne, Ali Djuara,
00:00:22qui a hissé aujourd'hui un drapeau palestinien sur le fronton de sa mairie.
00:00:27Une initiative prise en signe de protestation à la loi portée par Caroline Yadant sur les nouvelles formes d'antisémitisme.
00:00:34Vous verrez que ce n'est pas la première fois que des maires français se font remarquer de cette façon.
00:00:39On en parlera également tout à l'heure.
00:00:41Le meilleur de l'info avec ce soir Yohann Uzaï, Vincent Roy, Sarah Doraghi, Karim Maloum.
00:00:46Bonsoir à tous les quatre et bonsoir à Eric Stroman, maire LR de Colmar.
00:00:53Je salue également Stanislas Godon qui nous a rejoint, délégué du syndicat de police Alliance.
00:00:58Merci donc d'être à mes côtés ce soir.
00:01:00Près de 500 maires, je le disais, reçus à l'Elysée aujourd'hui par le président de la République.
00:01:05Une façon de saluer leur travail et de dire aussi qu'ils comptent sur eux un mois après les élections
00:01:11municipales.
00:01:12Voilà, c'était un petit peu l'idée de cette rencontre.
00:01:14Des maires de tous bords ont été donc reçus ce soir.
00:01:17Eric Stroman est donc avec nous.
00:01:19Bonsoir.
00:01:19Bonsoir.
00:01:19Vous êtes, je le disais, le maire LR de Colmar. Vous sortez de l'Elysée, c'est ça ?
00:01:24Oui, il y a une heure.
00:01:25Il y a une heure à peu près. Comment s'est passée cette rencontre avec le chef de l'État
00:01:29?
00:01:29Alors, c'est une rencontre qu'on a régulièrement en tant qu'élu, en tant que maire, puisqu'on est
00:01:35régulièrement invité,
00:01:36notamment lors de la période du congrès des maires.
00:01:38Le format était un peu différent, n'était pas installé sur des chaises.
00:01:42Qui a lieu au mois de novembre, normalement.
00:01:43En principe, c'est au mois de novembre. Là, il a accueilli 500 maires, des maires de grandes villes, de
00:01:50chefs de départements, de jeunes maires, de jeunes élus également des zones rurales.
00:01:56C'était aussi une façon de rappeler la place des maires dans nos institutions de la République.
00:02:02Et on sentait qu'il avait besoin des maires et qu'il s'est certainement souvenu de l'épisode qu
00:02:08'on a peut-être oublié aujourd'hui des Gilets jaunes,
00:02:11où il s'est à un moment donné appuyé pour sortir de la crise sur les maires qui restent quand
00:02:17même les élus qui sont le plus appréciés par la population.
00:02:22Écoutons Emmanuel Macron et puis on poursuit la discussion ensemble.
00:02:27À chaque fois que la société doute d'elle-même qu'on est confronté à des grandes menaces,
00:02:32c'est vous les premières et les premiers qui êtes confrontés à cela.
00:02:37Et quelque chose me dit que les temps qui sont les nôtres ne vont pas être beaucoup plus simples.
00:02:43Et donc je veux ici vous encourager, vous dire qu'on est à vos côtés pour le début de vos
00:02:48mandats,
00:02:49pour pouvoir justement à la fois développer vos projets, mais bâtir ce lien.
00:02:54Parce qu'une nation, la République, c'est avant tout cela.
00:02:58C'est de porter des ambitions. Il y a eu des accords, des désaccords.
00:03:01Vous portez des projets pour vos territoires, mais vous êtes les garants, là où vous êtes,
00:03:08comme je le suis là où je suis, les garants de ce lien, de ce qui nous réunit,
00:03:14et qui doit aller avec de l'apaisement, avec une ambition comprise, partagée par tous,
00:03:23mais avec la volonté qu'on se tienne tous ensemble dans la même cité.
00:03:27Et c'est très important au moment où nous vivons.
00:03:31Alors on a un Emmanuel Macron qui est dans un exercice qu'il affectionne tout particulièrement,
00:03:35Yohann Uza, il n'y a pas de pupitre, il est debout, ses invités sont tout autour de lui.
00:03:40Des fois il fait tomber la veste, là visiblement il a gardé la veste,
00:03:43mais c'est vrai que ça c'est un format qu'il aime beaucoup, le président de la République, le
00:03:47chef de l'État.
00:03:47Oui, il l'aime beaucoup et ça lui réussit plutôt bien, d'ailleurs.
00:03:50C'est grâce à ce genre de format qu'il s'est sorti de crises qui n'ont pas eu,
00:03:53lui coûtaient très cher.
00:03:54Je pense notamment à la crise des Gilets jaunes.
00:03:56C'est vrai que ce genre de format, oui, il en est plutôt coutumier,
00:03:59mais là en l'occurrence, il a raison de s'adresser au maire de cette manière-là,
00:04:02il a raison de les recevoir à l'Élysée, il est parfaitement dans son rôle.
00:04:06Quand il envoie au maire un message qui est un message principalement de soutien, me semble-t-il,
00:04:10parce que c'est vrai que les maires sont quand même des élus qui sont particulièrement investis,
00:04:15qui sont sollicités 7 jours sur 7, qui font un travail absolument remarquable,
00:04:20qui investissent beaucoup de leur temps, qui ne sont souvent pas très bien payés,
00:04:24disons aussi les choses clairement.
00:04:25Les maires, ce sont ces élus qui sont à portée de baffe.
00:04:27C'est l'expression qu'on utilise traditionnellement.
00:04:29C'est-à-dire que dès qu'on a un problème, on va voir le maire de sa commune
00:04:32et quelquefois à portée de baffe, malheureusement, ça veut dire qu'ils subissent aussi des violences.
00:04:36Et les maires subissent de plus en plus de violences.
00:04:38Ça, Emmanuel Macron en a bien conscience.
00:04:40Donc je trouve tout à fait normal, opportun qu'il les ait reçus aujourd'hui à l'Élysée.
00:04:46Mais alors pourquoi maintenant ?
00:04:47Monsieur Stromann nous disait qu'habituellement, ça se passait effectivement au mois de novembre,
00:04:50au moment du congrès des maires de France.
00:04:52Donc c'est vrai qu'on s'interroge effectivement sur le calendrier.
00:04:56Parce qu'ils viennent d'être élus.
00:04:58On sort des élections municipales.
00:05:01Beaucoup de nouveaux édiles ont été élus.
00:05:04Donc c'est le moment de leur envoyer un message.
00:05:06Et le message du président de la République, c'est l'État est là pour vous soutenir.
00:05:09Mais la question qu'on peut se poser, c'est est-ce que si ces élections municipales
00:05:12n'avaient pas fait autant de bruit, est-ce qu'ils les auraient reçues quand même ?
00:05:16Est-ce que finalement ce rendez-vous était prévu depuis longtemps ?
00:05:19Ou est-ce que ce rendez-vous s'est ajouté un peu au calendrier ?
00:05:21C'est aussi une question qu'on peut se poser.
00:05:24Bon, prévu depuis longtemps, j'imagine que ce n'était pas prévu depuis des mois,
00:05:26si c'est ça votre question.
00:05:27Mais en l'occurrence, c'est le contexte actuel.
00:05:29Ce contexte de violence, de très grande tension dans la société.
00:05:35Effectivement, le résultat des élections aussi a pu jouer, naturellement.
00:05:38Le résultat qui est sorti des urnes.
00:05:39Mais c'est cette ambiance générale qui a fait que le président de la République
00:05:42a souhaité recevoir ses 500 maires.
00:05:45Et à travers ses 500 maires, adresser un message à tous les élus
00:05:48des 36 000 communes de France pour leur dire que l'État était à leur côté.
00:05:52Monsieur Stromann, est-ce que vous vous êtes senti soutenu ?
00:05:54Oui, alors il faut aussi rappeler le contexte.
00:05:57On est à un an des élections présidentielles.
00:05:59Aussi, bien sûr.
00:05:59Et qu'au mois de novembre, on aura des sujets totalement différents
00:06:02puisqu'on va parler uniquement de la campagne électorale.
00:06:05J'ai senti un président qui voulait dire
00:06:06on va encore poursuivre les réformes pour l'année qui reste.
00:06:11Toutes ces réformes vont devenir totalement inaudibles à partir de l'automne
00:06:14puisque chacun sera préoccupé par la campagne des élections présidentielles.
00:06:19Alors j'ai entendu des choses que j'ai entendues sur Sarkozy
00:06:22puisque j'étais déjà parlementaire à l'époque,
00:06:24sur la réforme territoriale, sur la simplification.
00:06:29Il a beaucoup insisté sur ce sujet de la simplification
00:06:32qui est un vieux serpent de mer.
00:06:34Et je pense que ça sera vraiment difficile à trouver des solutions
00:06:37sur l'année qui reste.
00:06:39avec des nouveautés aussi qui n'existaient pas il y a 10 ou 15 ans.
00:06:43C'est le changement climatique qui est effectivement une réalité
00:06:46aujourd'hui pour les communes qu'il faudra anticiper.
00:06:48Les questions, les sujets d'isolation de bâtiments, d'économie d'énergie.
00:06:52Il a beaucoup insisté aussi sur l'indépendance nationale
00:06:55en matière énergétique, en matière alimentaire.
00:06:58Puis un dernier débat qui est touché à les mers,
00:07:01c'est les réseaux sociaux.
00:07:03Et ces réseaux sociaux ont été très présents pendant cette campagne
00:07:07avec notamment ces excès, avec des violences verbales
00:07:11que tout le monde a rencontrées pendant cette campagne.
00:07:15Et là encore, il veut pousser une certaine évolution de la législation,
00:07:19notamment pour interdire une présence anonyme sur les réseaux,
00:07:26pour éviter ces dérives.
00:07:28Et on voit bien que beaucoup de débats se déplacent essentiellement
00:07:31sur les réseaux sociaux qui prennent le dessus,
00:07:33parfois sur la presse.
00:07:35Alors il a parlé aussi du narcotrafic, qualifié de grande cause nationale,
00:07:38donc par le chef de l'État, on l'écoute.
00:07:42Mais je voudrais vous dire que pour moi,
00:07:44il y a une grande cause nationale sur ce sujet,
00:07:46sur laquelle on ne va rien lâcher,
00:07:47c'est le narcotrafic.
00:07:50Trafic de drogue sont un fléau
00:07:53qui touche maintenant la totalité du territoire.
00:07:56Et c'est pour moi vraiment une des priorités.
00:07:59Elle touche tous les départements ministériels.
00:08:00Et on va continuer d'agir comme on l'a fait.
00:08:02On a passé des textes de loi.
00:08:04On a organisé.
00:08:04Au fond, on est en train de faire comme on a fait
00:08:07sur la lutte contre le terrorisme.
00:08:08On a réorganisé les services.
00:08:10On a spécialisé la justice.
00:08:12On a mis des moyens spécifiques.
00:08:14Et ce combat, on n'y cèdera rien.
00:08:17Parce qu'il fiche en l'air la vie de nos villes,
00:08:19de nos communes.
00:08:20Et qu'on savait depuis des années
00:08:22que ça touchait certaines grandes villes plus particulièrement
00:08:25et qui se sont toujours battues face au réseau de la drogue.
00:08:29Maintenant, ils touchent toutes les communes.
00:08:31Donc ça, vraiment, priorité.
00:08:33On a compris, le narcotrafic, c'est une priorité.
00:08:35Une de plus, parce qu'il y en a beaucoup quand même des priorités.
00:08:37L'éducation, priorité.
00:08:38Les violences sexistes et sexuelles, priorité.
00:08:41Le narcotrafic, évidemment.
00:08:44Mais c'est un vrai sujet.
00:08:45Tout à fait.
00:08:46Et là, le président de la République a raison.
00:08:48Les petites villes, les villes moyennes,
00:08:50étaient globalement moins touchées, évidemment,
00:08:53que les grands centres urbains.
00:08:54Et aujourd'hui, ce narcotrafic existe sur l'ensemble du territoire.
00:08:57Mais aussi avec une évolution dans sa forme.
00:09:00Il y a peut-être certainement moins de points de deal
00:09:03que ce qui existait il y a 5-6 ans.
00:09:06Le narcotrafic, aujourd'hui, a d'autres formes d'organisation
00:09:10et de distribution.
00:09:11Et il est certainement peut-être plus efficace
00:09:14qu'il était il y a encore quelques années.
00:09:16Tout simplement parce qu'il y a des réseaux numériques
00:09:19qui permettent la distribution
00:09:21et la logistique de la distribution de ces stupéfiants.
00:09:24Yohann Uzaï ?
00:09:25Évidemment, le président de la République a raison.
00:09:27Ce n'est pas la question.
00:09:28Mais enfin, moi, je suis quand même tout stupéfait
00:09:30d'entendre le président de la République
00:09:32à chacune de ses prises de parole, d'ailleurs,
00:09:33dire on va continuer, on va persévérer.
00:09:36Nous n'aurons pas la main qui tremble.
00:09:37On va poursuivre nos efforts comme s'il avait réussi.
00:09:40Il nous dit sur le narcotrafic, on va continuer.
00:09:43Sur l'immigration, on va continuer.
00:09:44Sur la sécurité, vous inquiétez pas.
00:09:46On va persévérer.
00:09:47Enfin, par exemple, il a quand même échoué sur ces sujets-là.
00:09:50Et il donne l'impression, là, il parle
00:09:51comme s'il avait un bilan absolument satisfaisant.
00:09:53C'est-à-dire que tout est une priorité, mais rien n'a marché.
00:09:55Non, mais il y a cette question-là aussi, bien sûr.
00:09:57Mais sa manière de présenter les choses
00:10:00donne l'impression qu'il est satisfait de sa réussite.
00:10:03Alors qu'encore une fois, je le répète,
00:10:04sur l'ensemble des sujets, et notamment sur le narcotrafic,
00:10:07il est en échec, mais en grave échec.
00:10:10Un dernier mot, monsieur le maire,
00:10:13pour conclure ce sujet de cette réunion,
00:10:16de cette rencontre qui avait lieu aujourd'hui,
00:10:17donc ce soir à l'Élysée.
00:10:19Pour moi, je voulais venir pour le voir une dernière fois,
00:10:22puisque dans un an, on aura un nouveau président de la République.
00:10:25C'était un petit peu l'heure du bilan.
00:10:27Et je voulais voir comment il présentait sa vision encore
00:10:30pour les huit mois qui nous restent,
00:10:32et quelles seront les réformes qu'il va mettre en œuvre
00:10:35encore au cours de ces derniers mois.
00:10:37Ça va être très difficile.
00:10:38C'est vrai qu'on arrive au bout d'un cycle
00:10:41et qu'il est aujourd'hui très difficile,
00:10:44notamment sur le trafic de stupéfiants,
00:10:46de faire évoluer la réglementation
00:10:48pour avoir des résultats probants dans un délai court.
00:10:52Même chose pour la simplification administrative
00:10:55qui reste aussi un sujet très délicat.
00:10:58Merci beaucoup Eric Strouman d'avoir été avec nous,
00:11:01maire LR de Colmar.
00:11:02Merci d'avoir été sur ce plateau.
00:11:04Autre illustration de cette colère qui gagne nos élus,
00:11:07le maire de Robion dans le Vaucluse
00:11:09a mis en place un couvre-feu pour les mineurs
00:11:11de moins de 16 ans
00:11:11durant toute la durée des vacances scolaires.
00:11:14Ces jeunes ont interdiction de sortir
00:11:16sans être accompagnés de 23h à 6h du matin.
00:11:19On est avec Patrick Sinde,
00:11:20qui est donc maire de Robion.
00:11:22Bonsoir, merci d'être en direct avec nous sur CNews.
00:11:25Les vacances ont débuté le week-end
00:11:28dernier déjà pour la zone B.
00:11:30Le couvre-feu est donc en vigueur, c'est bien ça ?
00:11:33Oui, tout à fait.
00:11:35C'est un message qu'on adresse avant tout aux parents,
00:11:38avant d'adresser aux jeunes.
00:11:39Je crois qu'il faut prendre conscience aux parents
00:11:41que le monde de la nuit
00:11:43est un monde parfois de moise rencontre.
00:11:45Et même dans les petites communes comme la nôtre,
00:11:47où je dirais qu'il n'y a pas de problème particulier,
00:11:50ils n'ont peut-être pas conscience
00:11:52que leurs enfants peuvent rencontrer des personnes
00:11:54qui les sollicitent pour faire la drogue.
00:11:56Pourtant, ça semble être du bon sens.
00:11:58C'est-à-dire qu'un jeune de moins de 16 ans,
00:12:01moi j'ai des enfants,
00:12:03j'imagine qu'un jeune de moins de 16 ans,
00:12:04en tous les cas, n'a rien à faire dans les rues
00:12:06à minuit, 1h, 2h du matin seul.
00:12:09Ça paraît pourtant être du bon sens.
00:12:11C'est une mesure qui est quand même
00:12:13avec des retours très positifs
00:12:16des habitants de ma commune, effectivement.
00:12:19Pour autant, certains peuvent l'interpréter
00:12:22comme liberticide, effectivement.
00:12:24Si certains pensent que c'est normal,
00:12:26voilà, c'est liberticide.
00:12:27Si, comme vous le dites,
00:12:29c'est quand même plus prudent d'avoir
00:12:30des enfants de 14, 15, 16 ans
00:12:33chez soi en pleine nuit,
00:12:35voilà, je pense que c'est le bon sens qui parle.
00:12:38Pourquoi avoir pris cette décision, en fait ?
00:12:41Alors, je vous le dis,
00:12:43la commune n'est pas spécialement visée
00:12:45par de la délinquance, par du trafic.
00:12:47Pour autant, on se rend bien compte
00:12:50que les adolescents se construisent souvent
00:12:52par la transgression
00:12:54et l'effet de groupe de la nuit
00:12:57où il y a un monde à part,
00:12:58bon, il peut y avoir, effectivement,
00:13:00de la petite dégradation de biens immobiliers.
00:13:04Mais ce qu'on s'est rendu compte
00:13:05par la vidéoprotection,
00:13:07c'est de la souvisitation
00:13:08des voitures qui viennent,
00:13:10qui baissent la vitre,
00:13:10qui parlent aux jeunes
00:13:12et certainement,
00:13:14des échanges de produits illicites.
00:13:17Chez des enfants et chez des ados,
00:13:20une commune comme un autre,
00:13:21on les connaît,
00:13:22qui ne posent pas de problèmes particuliers.
00:13:24Voilà, notre interrogation est là.
00:13:26Pour qu'on comprenne concrètement,
00:13:27que se passe-t-il
00:13:28si un jeune de moins de 16 ans
00:13:29est arrêté dans votre commune
00:13:30après 23 heures ?
00:13:32Je crois que le travail
00:13:34que l'on fait avec la gendarmerie,
00:13:35ça a été de leur dire
00:13:36simplement de raccompagner
00:13:37les enfants chez eux.
00:13:39Ça permet, nous, derrière,
00:13:41le lendemain,
00:13:42de reprendre contact avec les familles.
00:13:44Mais dans les faits,
00:13:45ce qu'il faut dire,
00:13:45c'est que...
00:13:46Il n'y a pas de verbalisation,
00:13:47alors.
00:13:47Il n'y a pas de sanction.
00:13:49L'idée,
00:13:50ce n'est pas suffisamment
00:13:51de verbaliser,
00:13:52c'est de prendre contact
00:13:53avec les familles,
00:13:54de leur expliquer
00:13:55les problèmes
00:13:56qui peuvent encourir
00:13:57dans l'enfant.
00:13:59Mais je vais vous dire,
00:14:00depuis bientôt 10 mois
00:14:02que l'on a pris
00:14:04cet arrêté,
00:14:04c'est depuis le mois d'août
00:14:062025 en fait.
00:14:08Ce qu'on s'est rendu compte,
00:14:09c'est que les parents
00:14:10ont joué le jeu.
00:14:11En réalité,
00:14:11on n'a raccompagné personne
00:14:12parce que la mesure
00:14:14a été suivie,
00:14:15ce qui est déjà
00:14:15une bonne nouvelle.
00:14:16C'est-à-dire que les parents
00:14:17ont pris conscience
00:14:17qu'effectivement,
00:14:19il y avait un souci.
00:14:20De fait,
00:14:21on le reprend
00:14:22à chaque vacances,
00:14:23c'est une remise,
00:14:24je dirais,
00:14:24en veille
00:14:25de toutes les familles.
00:14:26Et on verra bien cet été.
00:14:28Alors vous parliez...
00:14:28Évidemment que l'hiver,
00:14:29ce n'était pas le temps
00:14:30dans le sujet,
00:14:30mais là,
00:14:30il y avait le beau jour
00:14:31et les nuits qui vont être douces,
00:14:33je dirais que c'était utile
00:14:34de reprendre à l'arrêté.
00:14:35Vous parliez des retours
00:14:37positifs de vos administrés.
00:14:39Je vous propose
00:14:39d'en écouter quelques-uns.
00:14:43Ça peut éviter
00:14:43d'avoir des problèmes.
00:14:44Ils ont bien fait
00:14:45de faire ça.
00:14:45Comme ça,
00:14:46on ne sort pas le soir
00:14:47pour se faire kidnapper ou quoi.
00:14:49J'aime pas ce que du bien.
00:14:50Au premier abord,
00:14:51ça semble exagéré,
00:14:52mais au motobol,
00:14:53ils ont cassé une vitre.
00:14:55Une fois,
00:14:56ils ont dégradé
00:14:57la salle à l'école.
00:15:00Stanislas Godon,
00:15:01est-ce qu'il y a d'autres exemples
00:15:02de couvre-feu
00:15:03pour les mineurs en France
00:15:04qu'on peut citer
00:15:06et qui ont porté
00:15:07leurs fruits,
00:15:07pour le coup ?
00:15:08Il y a eu beaucoup
00:15:09d'arrêtés de couvre-feu
00:15:10qui ont été
00:15:11effectivement mis en œuvre.
00:15:13Beaucoup ont été
00:15:14aussi contestés
00:15:15et attaqués
00:15:16devant les tribunaux.
00:15:18Moi,
00:15:18je salue
00:15:19cet acte
00:15:20finalement de prévention.
00:15:21C'est la prévention
00:15:22de la pédagogie ?
00:15:23Je vais quand même
00:15:24rappeler une chose,
00:15:25c'est que le département
00:15:25du Vaucluse,
00:15:26l'usage de stup,
00:15:27c'est plus 127%.
00:15:28D'accord.
00:15:29Le trafic de stup,
00:15:30c'est plus 94%.
00:15:31Les violences physiques,
00:15:33c'est plus 36%.
00:15:34Et la part des jeunes,
00:15:36notamment au territoire national,
00:15:38qui sont impliqués
00:15:40dans le trafic de stupéfiants,
00:15:41des 10-17 ans,
00:15:42quand même,
00:15:43c'est 19%.
00:15:44Donc,
00:15:45quand on a ça,
00:15:45en fait,
00:15:46face à soi,
00:15:47effectivement,
00:15:47on prend des mesures
00:15:48parce que j'entendais
00:15:49tout à l'heure
00:15:50toutes les mesures
00:15:50qui vont être prises
00:15:51contre le narcotrafic.
00:15:52Bon,
00:15:53je rappelle qu'on n'a toujours
00:15:54pas un logiciel de rédaction
00:15:55des procédures digne de ce nom
00:15:57et qu'il y a 257 millions d'euros
00:15:58qui sont partis à la poubelle.
00:15:59Je rappelle que la loi
00:16:00de narcotrafic n'est pas
00:16:02applicable dans sa totalité
00:16:03puisque le baromètre
00:16:04de l'Assemblée nationale
00:16:05fait état d'un pourcentage
00:16:07à peu près de 20 à 25%
00:16:08sur l'application des textes.
00:16:10Donc,
00:16:11vous voyez,
00:16:11on n'est pas encore tout à fait
00:16:12au bout du tunnel
00:16:13dans la lutte contre le trafic
00:16:14de stupéfiants notamment.
00:16:15Je vais vous dire une chose,
00:16:16on entendait Patrick Sainte
00:16:17dire qu'effectivement
00:16:18il y en a qui pointent du doigt
00:16:18ce genre de mesures
00:16:19en disant que c'est liberticide.
00:16:21Mais,
00:16:22moi je suis très partagé en fait.
00:16:24C'est-à-dire que d'un côté
00:16:24on peut comprendre
00:16:25qu'on peut dire
00:16:27que c'est liberticide
00:16:27d'une certaine façon
00:16:28mais en moi
00:16:28ce que je trouve le plus terrible
00:16:30c'est qu'on soit obligé
00:16:32de légiférer
00:16:33ou de prendre
00:16:34de telles mesures
00:16:36si on peut parler
00:16:37de prévention,
00:16:38on peut parler de pédagogie,
00:16:39des fois certains
00:16:40mettent en place des sanctions
00:16:41c'est-à-dire que
00:16:42pour moi
00:16:43c'est du bon sens.
00:16:44Un enfant de 16 ans
00:16:45n'a rien à faire
00:16:45dans la rue
00:16:46d'un sans-roi
00:16:47après le but.
00:16:47Non mais ça c'est une évidence
00:16:49mais voyez quand même
00:16:50où on en est arrivé.
00:16:53Je veux dire
00:16:53les nuits sont belles
00:16:55en été
00:16:55dans le Vaucluse
00:16:56et on ne peut plus
00:16:58sortir à minuit.
00:17:01Je suis d'accord avec vous
00:17:02le maire a raison
00:17:03de prendre cet arrêté
00:17:04mais enfin...
00:17:05Mais ça veut dire
00:17:05que c'est triste
00:17:05d'en arriver là-bas.
00:17:06Non mais le simple fait
00:17:07de prendre cet arrêté
00:17:08est tout de même
00:17:09un constat d'échec
00:17:10et quand M. Macron
00:17:11vous disait avant
00:17:12quand vous avez écouté
00:17:13à la fois M. Macron
00:17:14ce que vous dit le maire
00:17:15et ce que dit ce policier
00:17:17avec une augmentation
00:17:18pléthorique
00:17:19du trafic
00:17:19de stupéfiants
00:17:20dans le Vaucluse
00:17:21et M. Macron
00:17:22qui vous dit
00:17:22on va rien lâcher
00:17:23on a tout mis
00:17:24on a mis le paquet
00:17:25etc.
00:17:25c'est quand même
00:17:2610 ans d'échec
00:17:28de la politique
00:17:29de M. Macron
00:17:30je suis désolé
00:17:30alors après
00:17:31il peut convoquer des maires
00:17:32pour leur parler
00:17:33tout ça est très sympathique
00:17:34on voit bien que d'ailleurs
00:17:35tout ça ne sert strictement
00:17:37à rien
00:17:37mais peu importe
00:17:38tout ça est très sympathique
00:17:39c'est un beau discours
00:17:40c'est voilà
00:17:41on s'encourage
00:17:42on se soutient
00:17:43on se soutient
00:17:44la réalité
00:17:45c'est qu'on est obligé
00:17:46de faire des couvre-feu
00:17:47pour essayer d'endiguer
00:17:49autant que faire se peut
00:17:51un peu
00:17:52ce narcotrafic
00:17:53puisque les mômes
00:17:54sont aujourd'hui
00:17:55dans les petites communes
00:17:56aussi
00:17:57sont aujourd'hui
00:17:58terriblement exposés
00:17:59voilà le résultat
00:18:01de l'échec
00:18:02d'une politique
00:18:02où on n'a rien vu venir
00:18:04on n'a rien prévu
00:18:05hors gouverner
00:18:06c'est prévoir
00:18:06on va remercier Patrick Sainte
00:18:07d'avoir été avec nous
00:18:08maire de Rombian
00:18:09merci à vous
00:18:10c'est un plaisir
00:18:10de vous accueillir
00:18:12merci de nous avoir
00:18:12effectivement
00:18:13parlé de ce couvre-feu
00:18:15qui en tous les cas
00:18:16semble satisfaire
00:18:16vos administrés
00:18:17donc j'ai envie de dire
00:18:18c'est peut-être
00:18:18l'essentiel finalement
00:18:20la pause
00:18:20on va remercier
00:18:21Johan Usaï
00:18:22c'était rapide
00:18:23avec plaisir
00:18:23c'était courbée intense
00:18:25surtout qu'on ne se revoit pas lundi
00:18:27puisque lundi
00:18:27vous remplacez Gauthier Lebrecht
00:18:29absolument
00:18:30j'ai bien compris
00:18:30on se croisera
00:18:32on va se croiser
00:18:32merci Johan
00:18:34on marque une pause
00:18:35vous restez tous les quatre
00:18:36à mes côtés
00:18:36la suite du meilleur de l'info
00:18:37dans un instant
00:18:38on partira notamment
00:18:39aux Etats-Unis
00:18:40avec le cessez-le-feu
00:18:42conclu entre Israël
00:18:43et le Liban
00:18:43qui doit démarrer
00:18:44dans 7 minutes
00:18:45à 23h
00:18:46on en parlera justement
00:18:47on partira aux Etats-Unis
00:18:48on partira également
00:18:49en Israël
00:18:50restez avec nous sur CNews
00:18:54allez quasiment
00:18:5623h sur CNews
00:18:57début ça y est là
00:18:57dans quelques secondes
00:18:58du cessez-le-feu
00:18:59conclu entre Israël
00:19:00et le Liban
00:19:01Donald Trump l'a annoncé
00:19:02en début de soirée
00:19:02les réactions bien sûr
00:19:03sont nombreuses
00:19:04il s'agit d'un cessez-le-feu
00:19:05de 10 jours
00:19:06incluant le Hezbollah
00:19:08pro-iranien
00:19:10Donald Trump a indiqué
00:19:11qu'il allait inviter
00:19:12d'ailleurs les dirigeants
00:19:13du Liban
00:19:13et d'Israël
00:19:14à la Maison-Blanche
00:19:15le Liban s'engage donc
00:19:16à empêcher toute attaque
00:19:17du Hezbollah contre Israël
00:19:18on va en parler
00:19:19dans un instant
00:19:20avec nos invités
00:19:21on partira aux Etats-Unis
00:19:22on partira en Israël également
00:19:23mais d'abord
00:19:23les toutes informations
00:19:25autour de ce conflit
00:19:26au Moyen-Orient
00:19:27tout de suite
00:19:27avec Adrien Fontenot
00:19:28bonsoir Adrien
00:19:32bonsoir Mickaël
00:19:33bonsoir à tous
00:19:33vous l'avez dit
00:19:34Donald Trump a donc annoncé
00:19:35un cessez-le-feu
00:19:36de 10 jours
00:19:37entre Israël
00:19:38et le Liban
00:19:38la trêve vient de débuter
00:19:40ce soir
00:19:40à partir de 23h
00:19:41le président américain
00:19:43s'est félicité
00:19:44d'excellentes conversations
00:19:45avec le président libanaise
00:19:46Joseph Aoun
00:19:46et le Premier ministre israélien
00:19:48Benjamin Netanyahou
00:19:49les deux dirigeants
00:19:49vont même être invités
00:19:50à la Maison-Blanche
00:19:51dans les 4 ou 5 prochains jours
00:19:53réaction justement
00:19:54du Premier ministre israélien
00:19:55après cet accord
00:19:56de cessez-le-feu
00:19:57une occasion
00:19:57de paix historique
00:19:58avec Beyrouth
00:19:59selon Benjamin Netanyahou
00:20:00qui rappelle néanmoins
00:20:01son exigence
00:20:02d'un désarmement du Hezbollah
00:20:04avant un accord
00:20:04de paix durable
00:20:05Benjamin Netanyahou
00:20:06précise également
00:20:07que les forces armées israéliennes
00:20:08vont rester dans le sud du Liban
00:20:10dans une bande frontalière
00:20:11de 10 km de profondeur
00:20:13autre acteur de ce conflit
00:20:14l'Iran
00:20:14et cette autre affirmation
00:20:15de Donald Trump
00:20:16la République islamique
00:20:18aurait accepté
00:20:18de céder son uranium enrichi
00:20:20soit l'une des principales exigences
00:20:21pour un accord avec Téhéran
00:20:22l'Iran n'a pas confirmé
00:20:24cette information
00:20:25des tractations sont toujours en cours
00:20:26avec le Pakistan
00:20:27comme intermédiaire
00:20:28pour organiser
00:20:29une deuxième session
00:20:30de négociations
00:20:30pour l'heure
00:20:31l'Iran
00:20:32vire toujours
00:20:32le détroit d'Hormuz
00:20:33et Washington
00:20:34impose depuis lundi
00:20:35un blocus
00:20:35sur les navires
00:20:36en provenance
00:20:37ou à destination
00:20:38des ports iraniens
00:20:38Pitexet
00:20:39le chef du Pentagone
00:20:40menace même
00:20:41je cite
00:20:41si l'Iran
00:20:42fait le mauvais choix
00:20:42alors il y aura
00:20:43un blocus
00:20:44et des bombes
00:20:44qui tomberont
00:20:45sur des infrastructures
00:20:46électriques
00:20:46et énergétiques
00:20:47l'Iran
00:20:48de son côté
00:20:48pourrait bloquer
00:20:49un autre détroit
00:20:50en mer rouge
00:20:51et puis les conséquences
00:20:52économiques
00:20:52de cette guerre
00:20:53pour finir
00:20:54le directeur régional
00:20:55du FMI
00:20:55Jihad Azour
00:20:56dénonce un choc
00:20:57sans précédent
00:20:58l'institut
00:20:58a divisé par deux
00:20:59les prévisions
00:21:00de croissance
00:21:00de l'Iran
00:21:01l'Irak
00:21:01et les monarchies
00:21:02du Golfe
00:21:03sur les huit états
00:21:04pétroliers
00:21:04et gaziers
00:21:05dans la région
00:21:05cinq verront
00:21:06leur PIB
00:21:06se contracter
00:21:07cette année
00:21:08des secteurs clés
00:21:08comme le transport aérien
00:21:09le commerce
00:21:10ou le tourisme
00:21:10ont principalement
00:21:12été touchés
00:21:14Merci beaucoup Adrien
00:21:15et on vous retrouvera
00:21:16bien sûr à minuit
00:21:17pour l'édition
00:21:18de la nuit
00:21:19début ça y est
00:21:19je le disais
00:21:20du cessez le feu
00:21:20conclu entre Israël
00:21:22et le Liban
00:21:23Donald Trump
00:21:23l'annonce en début de soirée
00:21:24Bonsoir Ramzi Malouki
00:21:26vous êtes le correspondant
00:21:27de CNews
00:21:27aux Etats-Unis
00:21:29Ramzi
00:21:29et cette journée
00:21:31côté américain
00:21:32elle a été marquée
00:21:33par une pluie
00:21:34de déclarations
00:21:35Ramzi
00:21:39Ça n'a pas arrêté
00:21:40d'ailleurs
00:21:41il fallait vraiment
00:21:42être collé
00:21:43à la fois
00:21:44à la presse
00:21:46digitale
00:21:46à la télévision
00:21:47sur le smartphone
00:21:48ça n'a pas arrêté
00:21:50donc pour parler
00:21:51qui pourrait reprendre
00:21:52le deuxième round
00:21:52donc entre l'Iran
00:21:53et les Etats-Unis
00:21:55ce serait
00:21:56ce week-end
00:21:57à partir de ce week-end
00:21:58donc les pourparlers
00:21:59vont reprendre
00:22:01et puis il y a
00:22:01ce c'est le feu
00:22:02alors il faut savoir
00:22:02que Joseph Aoun
00:22:04le président du Liban
00:22:04n'a pas parlé directement
00:22:05à Benyamin Netanyahou
00:22:07il a parlé à Marco Rubio
00:22:08donc le secrétaire d'Etat
00:22:09et il a parlé aussi
00:22:10à Donald Trump
00:22:11pour le remercier
00:22:12Benyamin Netanyahou
00:22:13bien sûr lui aussi
00:22:14a parlé à Donald Trump
00:22:16qu'est-ce qu'il y a
00:22:17qu'est-ce qu'il y a
00:22:18en train de se passer
00:22:18Mickaël
00:22:19alors
00:22:19qu'est-ce qu'il y a
00:22:20en train de se passer
00:22:21c'est que
00:22:22Trump veut montrer
00:22:23qu'il maîtrise ses alliés
00:22:24et surtout
00:22:25il vient de forcer la main
00:22:26à Benyamin Netanyahou
00:22:27rappelons quand même
00:22:28que Benyamin Netanyahou
00:22:30a dit que ok
00:22:30pour le cesser le feu
00:22:31entre l'Iran
00:22:32et les Etats-Unis
00:22:33pas de frappe
00:22:33mais le Liban
00:22:34était exclué
00:22:35que les frappes
00:22:36allaient continuer
00:22:36et là
00:22:37quelque part
00:22:38Donald Trump
00:22:38vient de le convaincre
00:22:39d'arrêter les frappes
00:22:41pendant un petit moment
00:22:42donc pendant ce cesser le feu
00:22:44et pour Donald Trump
00:22:45en fait
00:22:46encore une fois
00:22:46non seulement
00:22:47il force la main
00:22:47mais comme je le disais
00:22:48il maîtrise ses alliés
00:22:50pourquoi ?
00:22:51parce que
00:22:51ce cesser le feu
00:22:52va aider les accords
00:22:53de ce week-end
00:22:54si jamais il y a accord
00:22:56entre l'Iran
00:22:56et Téhéran
00:22:57puisque le Hezbollah
00:22:58fait partie en fait
00:22:59de ce conflit
00:23:00c'est un proxy
00:23:00du régime de Téhéran
00:23:02et si vraiment
00:23:03il y a la paix
00:23:04pour l'instant
00:23:05c'est de la part
00:23:06de tous
00:23:07et si le climat général
00:23:07c'est wait and see
00:23:08on va attendre
00:23:09de voir ce qui va se passer
00:23:10si vraiment
00:23:11il y a une rencontre
00:23:13entre Joseph Aoun
00:23:13et Benjamin Netanyahou
00:23:15à Washington
00:23:16et bien ce serait
00:23:17une lueur d'espoir
00:23:18une lueur de paix
00:23:19et surtout
00:23:20ce serait une image historique
00:23:21qui rejoindrait
00:23:22d'autres images historiques
00:23:23je pense notamment
00:23:24à Sadat et Begin
00:23:25ou encore
00:23:26Arafat et Isaac Rabin
00:23:27Merci beaucoup
00:23:28Ramzi Malouki
00:23:29correspondant CNews
00:23:30aux Etats-Unis
00:23:31écoutez justement
00:23:32le président américain
00:23:33Donald Trump
00:23:34qui s'exprimait tout à l'heure
00:23:37Je crois que le Hezbollah
00:23:39va respecter
00:23:39le cessez-le-feu
00:23:40c'est très enthousiasmant
00:23:41ça fait 48 ans
00:23:44nous allons rencontrer
00:23:46Netanyahou
00:23:47comme vous le savez
00:23:47le président du Liban
00:23:49j'ai eu
00:23:50une très bonne discussion
00:23:52avec les deux
00:23:53il y aura un cessez-le-feu
00:23:56il va inclure
00:23:57le Hezbollah
00:23:57et je crois que
00:24:00ça peut être
00:24:01la dixième guerre
00:24:02que j'arrête
00:24:04il n'y a pas d'accord
00:24:07il faudra reprendre
00:24:08les combats
00:24:09ça c'est intéressant
00:24:10je crois que le Hezbollah
00:24:11va respecter
00:24:12ce cessez-le-feu
00:24:13on est avec
00:24:13François Constantini
00:24:15géopolitologue
00:24:16spécialiste du Proche-Orient
00:24:17bonsoir François
00:24:18merci d'être en direct
00:24:19avec nous
00:24:20ce soir sur CNews
00:24:21il s'agit d'un cessez-le-feu
00:24:22de 10 jours
00:24:23durant lequel le Liban
00:24:24s'engage à empêcher
00:24:26toute attaque
00:24:27du Hezbollah
00:24:27contre Israël
00:24:28on vient d'entendre
00:24:28Donald Trump
00:24:29qui dit que
00:24:29pour lui
00:24:30ça va être respecté
00:24:32par le mouvement
00:24:35pro-chiite
00:24:35le mouvement pro-iranien
00:24:36c'est le fait
00:24:37est-ce qu'il a une chance
00:24:38réellement d'être respecté
00:24:39sachant pourtant
00:24:40que le Hezbollah
00:24:41n'était pas présent
00:24:42à la table des négociations
00:24:44écoutez
00:24:44d'une part
00:24:45comme vous dites
00:24:45d'une part
00:24:46le Hezbollah
00:24:46n'est pas présent
00:24:47et ensuite
00:24:48vous savez
00:24:48le Hezbollah
00:24:49c'est un clone de l'Iran
00:24:51ce sont des gens
00:24:52qui n'inspectent rien
00:24:52ce sont des menteurs
00:24:53par nature
00:24:54des dissimulateurs
00:24:55des gens qui utilisent
00:24:57toute paix
00:24:58ou tout accord
00:24:58pour refaire leur force
00:25:00personnellement
00:25:00je ne crois pas
00:25:01une once
00:25:02de ce que le Hezbollah
00:25:04va faire
00:25:04mettre sur la table
00:25:05ils obéissent
00:25:07tout simplement
00:25:07ils ont
00:25:08l'oreillette
00:25:09de Téhéran
00:25:10et des passes d'Aran
00:25:12ils obéissent
00:25:13aux Iraniens
00:25:13alors je vous avoue
00:25:15j'ai un peu de mal
00:25:15à comprendre
00:25:16ce cessez-le-feu
00:25:17je pense peut-être
00:25:18que l'Israël
00:25:19veut mettre
00:25:19une bonne fois pour toutes
00:25:20le gouvernement libanais
00:25:21devant ses responsabilités
00:25:22mais le gouvernement libanais
00:25:24je pourrais dire une chose
00:25:24ne va pas enlever une seule balle
00:25:26dans l'étui
00:25:26d'un militant du Hezbollah
00:25:28parce qu'ils ne le veulent pas
00:25:30et ils ne le peuvent pas
00:25:32mais c'est ça
00:25:32j'aimerais justement
00:25:34m'arrêter sur ce que vous venez de dire
00:25:35ils ne le peuvent pas
00:25:36mais quand Joseph Haoun
00:25:37dit que le Liban
00:25:39s'engage
00:25:39à ce qu'il n'y ait
00:25:41aucune attaque
00:25:41du Hezbollah
00:25:42pendant ce cessez-le-feu
00:25:43est-ce qu'il en a les moyens
00:25:44en réalité ?
00:25:46vous savez
00:25:46monsieur Haoun
00:25:48vous savez
00:25:49l'ambassadeur d'Iran
00:25:50a été déclaré
00:25:52il y a deux semaines
00:25:52personnel en Grata
00:25:53on n'a même pas
00:25:54expulsé l'ambassadeur d'Iran
00:25:55alors pensez bien
00:25:56si on n'est pas capable
00:25:57d'aller chercher l'ambassadeur d'Iran
00:25:58de l'attraper par la peau du dos
00:26:00ou de le mettre dans un avion
00:26:01on ne va pas désarmer
00:26:02si vous voulez
00:26:03une des milices
00:26:04les plus armées
00:26:05les plus redoutables
00:26:05du Proche-Orient
00:26:06voilà
00:26:07donc monsieur Haoun
00:26:07vous savez
00:26:08je vais donner une anecdote
00:26:09Joseph Haoun
00:26:10le président libanais
00:26:11quand il veut
00:26:12avoir un propos
00:26:13un peu confidentiel
00:26:15il part dans les jardins
00:26:16de la résidence
00:26:17parce qu'il a peur
00:26:17d'être écouté
00:26:18ou par des micros
00:26:19ou par la personne
00:26:20qui lui sort le café
00:26:21qui est vraisemblablement
00:26:22quelqu'un du Hezbollah
00:26:23donc personnellement
00:26:24moi je vous avoue
00:26:25que tout ça
00:26:26me rend perplexe
00:26:27pour ne pas dire plus
00:26:29parce qu'on est habitué
00:26:30avec ces gens-là
00:26:31qu'ils ne sont là
00:26:32que pour gagner du temps
00:26:33alors Israël
00:26:33je comprends qu'Israël
00:26:35veulent mettre
00:26:35le gouvernement libanais
00:26:36devant sa responsabilité
00:26:37mais également
00:26:38il faut que tout le monde
00:26:39prenne sa responsabilité
00:26:40à partir de là
00:26:40et que le gouvernement libanais
00:26:42dise de quel côté il est
00:26:43une bonne fois pour tout
00:26:44vous savez
00:26:44le gouvernement ne peut pas dire
00:26:45parler d'une façon
00:26:46à Washington
00:26:47et puis une fois
00:26:47rentrer à Beyrouth
00:26:49dire au Hezbollah
00:26:50ne vous inquiétez pas
00:26:52nous avons négocié
00:26:54mais vous garderez
00:26:55votre armement
00:26:56on sait très bien
00:26:56que ces gens-là
00:26:57sont dans l'ambiguïté
00:26:58sont dans la duplicité
00:27:00permanente
00:27:00on va s'intéresser justement
00:27:04aux réactions en Israël
00:27:06dans une minute
00:27:06on sera en direct
00:27:07avec Olivier Benkemun
00:27:08qui est actuellement
00:27:09à Tel Aviv
00:27:10mais juste avant
00:27:11Sarah Doraghi
00:27:12l'Iran a salué
00:27:13ce cessez-le-feu
00:27:14entre Israël
00:27:15et le Liban
00:27:15alors on dit tout
00:27:16aux téléspectateurs
00:27:17on en parlait
00:27:18pendant la pub
00:27:19tout à l'heure
00:27:19de cette dépêche
00:27:21qui est tombée
00:27:22et qui nous donnait
00:27:23cette information
00:27:24vous me disiez
00:27:24il faut se méfier
00:27:26quand l'Iran
00:27:26salue quelque chose
00:27:27quand le régime
00:27:30islamique iranien
00:27:31salue quelque chose
00:27:32il faut s'en méfier
00:27:32oui
00:27:33et je pense que là
00:27:34c'est vraiment
00:27:34alors attention
00:27:36je vous interromps
00:27:37parce que regardez
00:27:38ce sont des images
00:27:38de Beyrouth
00:27:39là à l'instant
00:27:40et ce qu'on voit
00:27:40ce sont des tirs
00:27:41justement
00:27:42des tirs en direct
00:27:43à Beyrouth
00:27:44alors que
00:27:45ce cessez-le-feu
00:27:46est censé avoir commencé
00:27:47on le disait
00:27:48depuis 9 minutes
00:27:49donc voilà
00:27:50ça ce sont
00:27:50des images
00:27:51en direct
00:27:52que l'on voit
00:27:53actuellement
00:27:54on ne sait pas encore
00:27:56précisément
00:27:56a priori
00:27:57ce serait
00:27:59la défense
00:27:59anti-aérienne
00:28:00qui serait en train
00:28:01d'intervenir
00:28:04qui tire sur qui
00:28:05pour le moment
00:28:07on va essayer
00:28:08d'en savoir un petit peu plus
00:28:09d'avoir plus d'informations
00:28:10mais en tous les cas
00:28:11elles sont très intéressantes
00:28:12ces images
00:28:12on va les garder d'ailleurs
00:28:13en direct
00:28:14pendant que
00:28:14on s'exprime
00:28:16alors attention
00:28:17parce qu'effectivement
00:28:18on me dit qu'il y a aussi
00:28:19des feux d'artifice
00:28:21donc voilà
00:28:21il y avait peut-être
00:28:23des tirs
00:28:23là on voit aussi
00:28:25des feux d'artifice
00:28:26donc voilà
00:28:28il faut voir
00:28:29mais tout à l'heure
00:28:30on a pu voir
00:28:31ce qu'il pouvait
00:28:32éventuellement
00:28:33il faut avoir
00:28:34beaucoup d'humour
00:28:35pour faire ça
00:28:36en ce moment
00:28:36oui
00:28:36alors ça effectivement
00:28:37ça se sent
00:28:38les souffres
00:28:39depuis 1982
00:28:40c'est ça
00:28:41voilà
00:28:41alors je vous interromps
00:28:42Sarah Doragli
00:28:43je disais que
00:28:44François Constantinier
00:28:45a totalement raison
00:28:46quand il dit
00:28:47que le Hezbollah
00:28:49a l'oreillette
00:28:51directement reliée
00:28:52aux gardiens
00:28:53de la révolution
00:28:54évidemment
00:28:55que là
00:28:57il s'agit de voir
00:28:58est-ce que
00:28:58chacun
00:28:59va être capable
00:29:01de maintenir
00:29:02cette paix
00:29:02de vouloir
00:29:03cette paix
00:29:04et d'être
00:29:04face à ses
00:29:05en fait face à ses paroles
00:29:06est-ce qu'on est capable
00:29:08d'avoir les actes
00:29:09donc est-ce que
00:29:09le Liban
00:29:11va réussir
00:29:11à écarter
00:29:13le Hezbollah
00:29:14à désarmer
00:29:15le Hezbollah
00:29:15Israël a fait déjà
00:29:16énormément
00:29:16pour affaiblir
00:29:18le Hezbollah
00:29:18mais est-ce que
00:29:19le Hezbollah
00:29:20va tenir
00:29:20ces dix jours
00:29:21et au-delà
00:29:22de ces dix jours
00:29:23est-ce qu'il va y avoir
00:29:24en gros
00:29:25une envie
00:29:26une volonté
00:29:26de paix
00:29:27et de l'Iran
00:29:27et du Hezbollah
00:29:29non pas du Liban
00:29:30parce que le Liban
00:29:30j'en suis sûr
00:29:31ça je doute fortement
00:29:33connaissant en tout cas
00:29:34le régime iranien
00:29:35Les réactions en Israël
00:29:36dans quelques secondes
00:29:37avec Olivier Benkemon
00:29:38en direct de Tel Aviv
00:29:39mais d'abord écoutez
00:29:40le Premier ministre israélien
00:29:43Benyamin Netanyahou
00:29:46Nous avons l'occasion
00:29:47de conclure un accord
00:29:48de paix historique
00:29:49avec le Liban
00:29:50Le président Trump
00:29:51a l'intention de nous inviter
00:29:52le président libanais
00:29:53et moi-même
00:29:54afin de tenter
00:29:55de faire avancer cet accord
00:29:56J'ai accepté une pause
00:29:57ou plus exactement
00:29:58cesser le feu temporaire
00:29:59de dix jours
00:30:00afin d'essayer
00:30:01de faire avancer l'accord
00:30:02dont nous avons commencé
00:30:03à discuter
00:30:03lors de la réunion
00:30:04des ambassadeurs
00:30:05à Washington
00:30:08Bonsoir Olivier Benkemon
00:30:09vous êtes à Tel Aviv
00:30:11ce cessez-le-feu
00:30:12vient d'entrer en vigueur
00:30:13comment est-il accueilli
00:30:15ce soir côté israélien
00:30:17mon cher Olivier
00:30:19Il y a une ambiguïté
00:30:21si vous voulez
00:30:22il y a une ambiguïté
00:30:23parce que
00:30:23le cessez-le-feu
00:30:24a été annoncé
00:30:25alors qu'il y avait
00:30:27une série
00:30:28d'opérations militaires
00:30:30importantes
00:30:30qui étaient menées
00:30:31dans le sud du Liban
00:30:32c'est-à-dire qu'il y avait
00:30:33de l'aviation
00:30:34il y avait
00:30:34du pilonnage
00:30:35il y avait des drones
00:30:36il y avait des soldats
00:30:37qui menaient des opérations
00:30:39et d'un coup
00:30:40arrive cette annonce
00:30:41de cessez-le-feu
00:30:42donc il y a
00:30:43du côté du
00:30:44coup de moment
00:30:45beaucoup de sidérations
00:30:47comment se fait-il
00:30:47qu'on annonce
00:30:48un cessez-le-feu
00:30:48alors qu'il y a des opérations
00:30:50alors c'est vrai
00:30:51et on a pu le constater
00:30:52et on a pu le constater
00:30:52tout à l'heure
00:30:53sur le terrain
00:30:53parce qu'on était
00:30:54à la frontière
00:30:54avec le Liban
00:30:56il y a une ville
00:30:58qui est très symbolique
00:30:59qui s'appelle
00:31:00Bin Jebel
00:31:01qui est la ville
00:31:02le fief du Hezbollah
00:31:03le grand fief du Hezbollah
00:31:05qui était la dernière
00:31:07grande ville
00:31:07à Pond
00:31:08pour Tzahal
00:31:09et nous on a pu constater
00:31:10que le drapeau israélien
00:31:11avait été hissé
00:31:12au sommet de l'immeuble
00:31:13et qu'il n'y avait plus
00:31:14de combats
00:31:16à cet endroit
00:31:17ce qui n'a pas empêché
00:31:17l'artillerie
00:31:18mais néanmoins
00:31:20il restait des combats
00:31:21donc première chose
00:31:23qui était assez étonnante
00:31:24deuxième chose
00:31:24il y a un processus
00:31:26normalement politique
00:31:27dans ce pays
00:31:27c'est-à-dire que
00:31:28pour ce genre de discussion
00:31:29pour ce genre de prise de décision
00:31:32Benjamin Netanyahou
00:31:33fait appel à son cabinet
00:31:34et puis de sécurité
00:31:35il y a un vote
00:31:37
00:31:37pas de vote
00:31:39ça a été une prise de discussion
00:31:41une prise de décision
00:31:42qui a été unilatérale
00:31:43et annoncé
00:31:44par Donald Trump
00:31:45donc là encore
00:31:46ça crée une sorte
00:31:47de crise institutionnelle
00:31:49à l'intérieur du pays
00:31:51et puis
00:31:52très franchement
00:31:53il y a la confiance
00:31:55qu'ont
00:31:57pas du tout
00:31:58les Israéliens
00:31:58vis-à-vis du Hezbollah
00:32:00c'est-à-dire
00:32:01on les considère
00:32:01comme des criminels
00:32:03comme des terroristes
00:32:04comme
00:32:04on dit qu'il y a encore
00:32:0625 000 combattants
00:32:07du Hezbollah
00:32:08qui sont actifs
00:32:09alors
00:32:09il y a 24 heures
00:32:11un très haut commandant
00:32:14de salles
00:32:15étalées
00:32:15sur le terrain
00:32:16a annoncé
00:32:17qu'il y avait
00:32:1717 000
00:32:20combattants
00:32:21ou terroristes
00:32:22qui avaient été
00:32:23neutralisés
00:32:23qu'il y avait
00:32:24des armes
00:32:25qui avaient été découvertes
00:32:26qu'il y avait
00:32:26des tas de choses
00:32:27qui étaient faites
00:32:27mais néanmoins
00:32:28on considère encore
00:32:29qu'il y a des combattants
00:32:30et qui sont mêlés
00:32:30à la population
00:32:31donc
00:32:32le sud-liban
00:32:33la question du sud-liban
00:32:34en fait
00:32:35elle était presque évacuée
00:32:37dans la mesure
00:32:38où cette ville
00:32:39très symbolique
00:32:39de Beyrouth
00:32:40était
00:32:41Olivier
00:32:42je vous coupe
00:32:43juste une petite seconde
00:32:44pour qu'on explique
00:32:45bien concrètement
00:32:46les images
00:32:46que l'on voit
00:32:47pendant que vous parlez
00:32:47en direct
00:32:48qui sont des images
00:32:49de Beyrouth
00:32:50on s'interrogeait
00:32:51tout à l'heure
00:32:52lorsque ces images
00:32:53sont arrivées
00:32:53ce sont des tirs
00:32:56et des feux d'artifice
00:32:57il y a des tirs
00:32:57et des feux d'artifice
00:32:58qui sont des manifestations
00:32:59de joie
00:33:00qui sont là
00:33:01pour fêter
00:33:01justement
00:33:02se cesser le feu
00:33:03donc voilà
00:33:03c'est important
00:33:04il n'y a pas eu de
00:33:08la trêve
00:33:09évidemment
00:33:09le cesser le feu
00:33:10n'a pas été rompu
00:33:11ce sont des manifestations
00:33:12de joie du côté libanais
00:33:14donc Olivier Benkemoun
00:33:15pour qu'on comprenne bien
00:33:17ce que vous êtes
00:33:17en train de nous dire
00:33:19aujourd'hui
00:33:19il y a une interrogation
00:33:21côté israélien
00:33:21on s'interroge
00:33:23sur le fait
00:33:23de savoir
00:33:23si finalement
00:33:26Donald Trump
00:33:26n'a pas forcé
00:33:27la main de Benyamin Netanyahou
00:33:28dans ce cesser le feu
00:33:29aujourd'hui
00:33:30en fait
00:33:32il a complètement forcé
00:33:33mais si vous voulez
00:33:33il n'y avait pas le choix
00:33:34c'est à dire que
00:33:35le préalable
00:33:37à la reprise
00:33:38des discussions
00:33:38entre l'Iran
00:33:39et les Etats-Unis
00:33:40c'était l'arrêt
00:33:40des combats au Liban
00:33:41donc voilà
00:33:42si vous voulez
00:33:43qu'il y ait des discussions
00:33:44ce week-end
00:33:45à Islamabad
00:33:46au Pakistan
00:33:46entre les Américains
00:33:48et les Iraniens
00:33:50il faut que les combats
00:33:51s'arrêtent
00:33:52donc Benyamin Netanyahou
00:33:53il a fait ce qu'on lui a demandé
00:33:55il ne veut pas
00:33:56il ne veut pas empêcher ça
00:33:57de toute façon
00:33:58il n'a pas le choix
00:33:58donc il le fait
00:34:00il met entre parenthèses
00:34:01alors on pensait
00:34:02que ça serait plus pour
00:34:03on pensait que ça serait
00:34:044-5 jours
00:34:05le temps des discussions
00:34:06non
00:34:07c'est une trêve
00:34:08de 10 jours
00:34:09qui est annoncée
00:34:09en tout cas
00:34:10c'est le feu
00:34:10mais très important
00:34:12l'armée israélienne
00:34:13ne se retire pas
00:34:14de ses positions
00:34:14l'armée israélienne
00:34:16reste sur le terrain
00:34:17l'armée israélienne
00:34:18continue à occuper
00:34:19la partie qui est au sud
00:34:20du Litanie
00:34:21c'est très important
00:34:22donc il y a environ
00:34:235 à 10 kilomètres
00:34:25qui sont occupés
00:34:26et que les soldats
00:34:27israéliens
00:34:28vont continuer
00:34:29à y occuper
00:34:29donc voilà
00:34:30le contexte
00:34:31et je pense que
00:34:31les choses sont très claires
00:34:33en fait
00:34:33la trêve
00:34:34obligatoire
00:34:35en quelque sorte
00:34:35aujourd'hui
00:34:36entre israël
00:34:37et le Liban
00:34:38pour qu'on puisse discuter
00:34:40au Pakistan
00:34:40et la question
00:34:41que vous évoquiez
00:34:42aussi
00:34:42la question de la confiance
00:34:43qui évidemment
00:34:44il n'y en a pas du tout
00:34:45la confiance
00:34:46des israéliens
00:34:47dans ce
00:34:48cessez le feu
00:34:48et notamment la confiance
00:34:49envers
00:34:50le Hezbollah
00:34:51qui
00:34:51on le redit
00:34:53évidemment
00:34:53n'était pas présent
00:34:54aux négociations
00:34:55et puis
00:34:55il ne faut pas oublier
00:34:56aussi le Hezbollah
00:34:57qui avait rompu
00:34:58déjà la précédente trêve
00:34:59de novembre 2024
00:35:00au début de cette guerre
00:35:01avec l'Iran
00:35:02donc on imagine aussi
00:35:04ce sentiment
00:35:05d'incertitude
00:35:06finalement
00:35:07côté israélien
00:35:08oui mais alors
00:35:09si vous voulez
00:35:09il y a une chose
00:35:11qui est importante
00:35:13et tout
00:35:13tout est symbolique
00:35:15aujourd'hui
00:35:16on s'attendait
00:35:16ici en Israël
00:35:17à ce que
00:35:17Benjamin Netanyahu
00:35:18presse son téléphone
00:35:19et appelle
00:35:20le président
00:35:21à vous dire ça
00:35:21on nous l'annonce
00:35:22depuis 24 heures
00:35:23c'est historique
00:35:24ça fait 34 ans
00:35:25que ça n'a pas eu lieu
00:35:26etc
00:35:26donc ça
00:35:28cette chose là
00:35:29ne s'est pas faite
00:35:30et sans doute
00:35:30elle ne s'est pas faite
00:35:31pourquoi
00:35:32parce que le président
00:35:33Haoud
00:35:33ne peut pas
00:35:34ne pas céder
00:35:36ne pas dire
00:35:37j'ai cédé
00:35:38aux Israéliens
00:35:39vis-à-vis du Hezbollah
00:35:40ça a été rappelé
00:35:41par François Constantini
00:35:42tout à l'heure
00:35:42l'armée
00:35:44l'armée
00:35:44libanaise
00:35:45elle est incapable
00:35:46de faire le job
00:35:47en quelque sorte
00:35:48Sahal ne fait confiance
00:35:49qu'à de Sahal
00:35:49pour se débarrasser
00:35:51du Hezbollah
00:35:53donc l'armée libanaise
00:35:54il faut le rappeler
00:35:54c'est aussi
00:35:5533% de chiites
00:35:56c'est 33%
00:35:57de gens
00:35:58à qui vous n'allez pas dire
00:35:59vous allez maintenant
00:36:00vous en prendre
00:36:00oui c'est ça
00:36:00c'est une armée
00:36:01multi-confessionnelle
00:36:02ça c'est pas possible
00:36:03absolument
00:36:03il y a 18% de chrétiens
00:36:05avant c'était une majorité
00:36:06de chrétiens
00:36:06il y a 33% de chiites
00:36:08et ces gens-là
00:36:09si aujourd'hui
00:36:10vous leur dites
00:36:11allez arrêter le Hezbollah
00:36:12ils vont retourner
00:36:13leur fusil
00:36:13contre les autres
00:36:14ça c'est absolument pas possible
00:36:16mais je crois que si
00:36:17aujourd'hui
00:36:17M. Haou n'a pas pris
00:36:18son téléphone
00:36:19et qu'il ne voulait pas
00:36:20heurter encore plus
00:36:21déjà le symbole
00:36:22la semaine dernière
00:36:23d'avoir le drapeau israélien
00:36:24et le drapeau libanais
00:36:25là à côté de l'eau
00:36:26à Washington
00:36:26ça a été dur
00:36:27à encaisser
00:36:28pour le Hezbollah
00:36:29donc tout ça
00:36:31continue
00:36:31il y a des choses
00:36:32qui vont se faire
00:36:32Donald Trump
00:36:33va sans doute réussir
00:36:34la chose la plus importante
00:36:36pour lui
00:36:36c'est les réunir
00:36:37à Washington
00:36:37pour un sommet extraordinaire
00:36:39dans quelques jours
00:36:40dans quelques mois
00:36:40on verra
00:36:41Merci beaucoup Olivier Ben Kemoun
00:36:43en direct de Tel Aviv
00:36:44François Constantini
00:36:45un dernier mot peut-être
00:36:48concernant évidemment
00:36:48cette rencontre
00:36:49très attendue à Washington
00:36:50bien sûr
00:36:51entre le président libanais
00:36:53et le premier ministre israélien
00:36:56Écoutez
00:36:56je vous avoue
00:36:57que je suis pour ma part
00:36:58assez perplexe
00:36:59parce que
00:37:01une rencontre
00:37:02entre le président
00:37:03Joseph Haoun
00:37:03et le président israélien
00:37:05signifierait déjà
00:37:06un début de reconnaissance
00:37:07premier ministre
00:37:08encore que
00:37:08il y a eu des actes diplomatiques
00:37:10déjà y compris
00:37:11un acte récent
00:37:12qui date de 4 ans
00:37:13avec la reconnaissance
00:37:14de la frontière maritime
00:37:15à la suite
00:37:16de la découverte
00:37:16des gisements de gaz
00:37:18gigantesques
00:37:18en Méditerranée
00:37:19d'ailleurs
00:37:19où le Hezbollah
00:37:20avait comme par hasard
00:37:23donné son accord
00:37:24parce qu'il avait
00:37:25en contrepartie
00:37:26obtenu de rentrer
00:37:27de façon occulte
00:37:28dans le consortium gazier
00:37:29donc vous voyez
00:37:30des fois
00:37:30il s'est cherché son intérêt
00:37:32mais c'était uniquement
00:37:33un intérêt économique
00:37:33je vous avoue
00:37:34que là
00:37:35cette fois-ci
00:37:35le liban officiel
00:37:37à côté d'Israël
00:37:39le problème
00:37:39c'est que vous
00:37:40l'État libanais
00:37:41le gouvernement libanais
00:37:42si vous voulez
00:37:43est un État
00:37:43qui n'a jamais gagné
00:37:44sa souveraineté
00:37:45il s'est reconstruit
00:37:46en 1990
00:37:47sous la tutelle
00:37:48de la Syrie
00:37:49et ensuite
00:37:49après le retrait syrien
00:37:50en 2005
00:37:51avec notamment
00:37:53la domination stratégique
00:37:55par la terreur
00:37:56qui est menée
00:37:56du Hezbollah
00:37:57pas seulement
00:37:58par la guerre
00:37:59qu'elle mène
00:38:00contre Israël
00:38:00mais également
00:38:01je rappelle
00:38:01que l'Hezbollah
00:38:02a assassiné
00:38:02un certain nombre
00:38:03de personnalités chrétiennes
00:38:04y compris
00:38:06l'ancien premier ministre
00:38:06africaré
00:38:07avec la capacité
00:38:08de la Syrie
00:38:09elle a assassiné
00:38:09il y a quelques années
00:38:10le général François el-Hajj
00:38:12parce qu'il voulait lui
00:38:13il allait être nommé
00:38:14à la tête
00:38:15de l'armée libanaise
00:38:16et il voulait lui
00:38:17désarmer
00:38:18le Hezbollah
00:38:19donc on sait également
00:38:20il faut le savoir
00:38:21les dirigeants libanais
00:38:22ils ont le pistolet
00:38:23sous la tempe
00:38:23de la part du Hezbollah
00:38:25et on sait très bien
00:38:26je ne vois pas aujourd'hui
00:38:27le Hezbollah
00:38:28donner sa latitude
00:38:29d'une rencontre
00:38:31en effet
00:38:31entre Benjamin Netanyahou
00:38:32Joseph Haul
00:38:35à Washington
00:38:36sachant que
00:38:38le Hezbollah
00:38:39il faut le savoir
00:38:39menace
00:38:41explicitement
00:38:42son chef
00:38:42Naïm Kassanadi
00:38:43de prendre
00:38:44définitivement
00:38:45le pouvoir
00:38:45c'est-à-dire
00:38:46de capturer le pays
00:38:47de faire un coup d'état
00:38:48à cette fois-ci
00:38:49de façon formelle
00:38:50si véritablement
00:38:52l'état libanais
00:38:53déviait
00:38:53des intérêts
00:38:54intrinsèques
00:38:55du Hezbollah
00:38:55mais ce qu'on comprend
00:38:57aussi Sarah Doraghi
00:38:58et c'est ce que nous disait
00:38:59Olivier Ben Kemoun
00:39:00c'est qu'en fait
00:39:01Israël n'a pas vraiment
00:39:01le choix
00:39:02et c'est d'ailleurs
00:39:03là où les Israéliens
00:39:05se méfient aussi
00:39:06aujourd'hui
00:39:07c'est-à-dire que
00:39:08Donald Trump
00:39:08n'a pas réellement
00:39:09laissé le choix
00:39:10à Benjamin Netanyahou
00:39:12pour en tous les cas
00:39:13se cesser le feu
00:39:14aujourd'hui
00:39:14Oui c'est-à-dire que
00:39:15Benjamin Netanyahou
00:39:16est obligé de suivre
00:39:17la ligne officielle
00:39:18de Trump
00:39:19mais je pense
00:39:20qu'il n'y croit pas
00:39:21une seconde
00:39:22parce que vraiment
00:39:23il faut comprendre
00:39:23que le temps
00:39:25pour le Hezbollah
00:39:26comme pour le régime islamique
00:39:27est un outil stratégique
00:39:29c'est vraiment
00:39:30le report
00:39:31le report des négociations
00:39:33de la possible négociation
00:39:35c'est un outil stratégique
00:39:36et il ne faut pas oublier
00:39:38que les gardiens
00:39:39de la révolution
00:39:39tout comme le Hezbollah
00:39:41ce sont des organismes
00:39:42terroristes
00:39:43c'est reconnu maintenant
00:39:44à peu près
00:39:45par le monde entier
00:39:45ce sont des organismes
00:39:46des outils de guerre
00:39:48massifs
00:39:48pour tuer
00:39:49donc dès lors
00:39:51que vous savez ça
00:39:51Terroriste et politique
00:39:53c'est pas le problème
00:39:53Terroriste et politique
00:39:54mais dès lors que vous savez ça
00:39:55c'est quoi un plan de paix
00:39:56c'est quoi faire la paix
00:39:57avec le Hezbollah
00:39:58ou avec les gardiens de la révolution
00:40:00ou avec le régime islamique
00:40:01ça n'existe pas
00:40:02c'est de se mentir
00:40:05et d'ailleurs
00:40:06l'armée libanaise
00:40:07tout comme l'armée iranienne
00:40:08n'a aucune force
00:40:10par rapport aux gardiens
00:40:10de la révolution
00:40:11ou par rapport au Hezbollah
00:40:13donc je ne sais pas
00:40:14ce que ça va donner
00:40:15ces 10 jours
00:40:16je pense qu'effectivement
00:40:17Benjamin Netanyahou
00:40:18était obligé
00:40:19de montrer patte blanche
00:40:21et d'être très accueillant
00:40:22par rapport à ce plan là
00:40:23j'espère
00:40:25sincèrement
00:40:25j'espère pour le Liban
00:40:27j'espère pour l'Iran
00:40:28que s'il y a paix
00:40:30on arrivera
00:40:31à mettre de côté
00:40:31définitivement
00:40:32et désarmer définitivement
00:40:33le Hezbollah
00:40:34les gardiens de la révolution
00:40:35et qu'on pourra
00:40:36de nouveau bâtir
00:40:38une région
00:40:39en paix
00:40:40avec Israël
00:40:41avec les pays du Golfe
00:40:42et avec l'Iran
00:40:43il y a une chose
00:40:44et ce sera
00:40:44on va terminer là-dessus
00:40:45François Constantini
00:40:46une chose
00:40:46un indicateur
00:40:47qui peut-être montre
00:40:48peut montrer en tous les cas
00:40:50que le Hezbollah
00:40:51va peut-être respecter
00:40:52ce cessez-le-feu
00:40:53c'est le fait que
00:40:54ce cessez-le-feu
00:40:56soit salué
00:40:57par le régime islamique d'Iran
00:40:59bien sûr
00:41:00il le respecte
00:41:00parce que c'est dans son intérêt
00:41:02les trêves
00:41:03vous savez
00:41:03c'est pour refaire ses forces
00:41:04là le Hezbollah
00:41:06a pris un certain nombre de coups
00:41:07et je pense que
00:41:07s'il acceptait
00:41:09le cessez-le-feu
00:41:10comme vous l'avez dit
00:41:10c'est sur instruction de Téhéran
00:41:12et c'est pour
00:41:13tout simplement
00:41:14pour refaire ses forces
00:41:15se redéployer éventuellement
00:41:17et reconsidérer
00:41:18sa stratégie
00:41:19à l'intérieur du Liban
00:41:20mais sa stratégie
00:41:21ce sera toujours
00:41:22de tenir le Liban en otage
00:41:23et de mener
00:41:24cette guerre d'usure
00:41:24contre Israël
00:41:26Merci d'avoir été avec nous
00:41:28géopolitologue
00:41:29spécialiste du Proche-Orient
00:41:30l'autre actualité internationale
00:41:32ce soir
00:41:33elle est plus proche de nous
00:41:34l'Espagne
00:41:35qui lance un vaste plan
00:41:37de régularisation
00:41:37des sans-papiers
00:41:38une entrée en Espagne
00:41:41et donc dans l'espace Schengen
00:41:42d'un demi-million
00:41:44de migrants
00:41:45le Premier ministre
00:41:46Pedro Sanchez
00:41:46estime
00:41:47que c'est une nécessité
00:41:49face au vieillissement
00:41:50de la population
00:41:50pour soutenir
00:41:51dit-il
00:41:53l'économie espagnole
00:41:54dans 120 minutes info
00:41:55aujourd'hui sur CNews
00:41:56Michael Dosantos
00:41:57nous expliquait
00:41:58quelles étaient
00:41:59les routes migratoires
00:42:00qui permettent
00:42:00de rejoindre l'Espagne
00:42:02écoutez
00:42:02Michael Dosantos
00:42:03sur CNews
00:42:04aujourd'hui
00:42:07il y a deux grandes routes
00:42:09la première
00:42:09c'est celle
00:42:10de l'Afrique de l'Ouest
00:42:11elle permet
00:42:12de rejoindre
00:42:13les îles espagnoles
00:42:14des Canaries
00:42:14énormément de bateaux
00:42:15sont partis
00:42:16du Maroc
00:42:17de la Mauritanie
00:42:17ou encore du Mali
00:42:19ces dernières années
00:42:20mais des partenariats
00:42:21avec ces différents
00:42:22pays africains
00:42:23ont permis
00:42:24de réduire les flux
00:42:25selon l'agence Frontex
00:42:27les détections
00:42:28de passages irréguliers
00:42:29ont diminué
00:42:30dans cette zone
00:42:30de 65%
00:42:32en 2025
00:42:34à l'inverse
00:42:35la route
00:42:35dite de Méditerranée
00:42:37occidentale
00:42:37elle attire
00:42:38de plus en plus
00:42:39en 2025
00:42:40elle a enregistré
00:42:41une augmentation
00:42:42la seule d'ailleurs
00:42:43en Europe
00:42:43de plus
00:42:4414%
00:42:46une tendance
00:42:47qui est à la hausse
00:42:48et qui s'est confirmée
00:42:49voire même accentuée
00:42:51en ce début d'année
00:42:52plus 56%
00:42:54pour le seul
00:42:55mois de janvier
00:42:562026
00:42:57sur cette route
00:42:58les Algériens
00:42:59représentent
00:43:0054%
00:43:02des migrants
00:43:03pour autant
00:43:03cette route
00:43:04n'est pas la plus
00:43:05empruntée
00:43:06la route
00:43:06de Méditerranée
00:43:07centrale
00:43:07arrive en tête
00:43:08avec 66 328
00:43:10détections
00:43:11de passages irréguliers
00:43:12en 2025
00:43:13la Libye
00:43:14reste d'ailleurs
00:43:15le premier
00:43:16pays de départ
00:43:17vers l'Europe
00:43:18alors quelles seront
00:43:19les conséquences
00:43:20d'une telle décision
00:43:21c'est bien sûr
00:43:22la question
00:43:22qui se pose
00:43:23une fois régularisée
00:43:24est-ce que ces personnes
00:43:25qui sont très souvent
00:43:26francophones
00:43:26vont pouvoir
00:43:27s'installer
00:43:28librement
00:43:29en France
00:43:29Michael Dos Santos
00:43:32le gouvernement
00:43:33espagnol
00:43:33est assez clair
00:43:34sur ce point
00:43:35cette autorisation
00:43:35ne concerne
00:43:37que et uniquement
00:43:38que son territoire
00:43:39le permis de résidence
00:43:40et de travail
00:43:41ne permet pas
00:43:41de s'établir
00:43:42ou de travailler
00:43:43dans le reste
00:43:43de l'Union Européenne
00:43:44voilà ce que dit
00:43:45le décret royal
00:43:46qui a lancé
00:43:47cette régularisation
00:43:48massive
00:43:49l'Union Européenne
00:43:50de son côté
00:43:51a elle aussi
00:43:51rappelé que cette mesure
00:43:52se limite
00:43:53à l'Espagne
00:43:54Magnus Bruner
00:43:55commissaire européen
00:43:56aux affaires intérieures
00:43:57et à la migration
00:43:58l'a rappelé
00:43:58et a même précisé
00:44:00dans les colonnes
00:44:00du journal espagnol
00:44:01El Mundo
00:44:02si un immigré
00:44:03régularisé en Espagne
00:44:04tente de s'installer
00:44:05dans un autre pays
00:44:06de l'Union Européenne
00:44:07il sera renvoyé
00:44:08sur le territoire espagnol
00:44:09transfert d'ailleurs
00:44:11aux frais du gouvernement
00:44:12de Pedro Sanchez
00:44:13alors pour conclure
00:44:14vous l'avez compris
00:44:15effectivement
00:44:15les personnes régularisées
00:44:16en Espagne
00:44:17qui veulent s'installer
00:44:18en France
00:44:18ou un autre pays
00:44:19vont devoir faire
00:44:20une nouvelle demande
00:44:21dans cet état là
00:44:21et puis elles pourront
00:44:23en revanche
00:44:23voyager dans l'espace Schengen
00:44:25comme tout autre
00:44:26ressortissant européen
00:44:27alors est-ce que
00:44:28cette réponse est rassurante
00:44:29Karim Maloum
00:44:31bien sûr que non
00:44:31j'ai envie de dire
00:44:32à partir du moment
00:44:33où de toute façon
00:44:34ils peuvent voyager
00:44:36librement
00:44:36au sein de l'espace Schengen
00:44:38ça veut dire
00:44:38qu'il y aura
00:44:39forcément des conséquences
00:44:40pour les autres pays
00:44:42d'Europe
00:44:42et notamment la France
00:44:43la décision d'Espagne
00:44:44est à contre courant
00:44:45de ce qui se passe
00:44:47au niveau
00:44:48des autres pays européens
00:44:49c'est le seul pays
00:44:51parce que les autres
00:44:51mènent des politiques
00:44:52restrictives
00:44:53un peu partout
00:44:54donc tout d'un coup
00:44:55régulariser 500 000 personnes
00:44:56en avant
00:44:57au mois de juin
00:44:58c'est rapide
00:44:59ce qui est dangereux
00:45:00c'est de régulariser
00:45:01son contrôle
00:45:02vous êtes sur le territoire
00:45:04espagnol
00:45:04au bout de 6 mois
00:45:04et il y en a
00:45:05beaucoup de latinos
00:45:07et il y a
00:45:08beaucoup d'africains
00:45:10aussi
00:45:10et on fait
00:45:11un contrôle
00:45:12on va généraliser
00:45:15sans faire attention
00:45:16je pense que c'est un danger
00:45:17pour nos démocraties
00:45:18parce qu'il y en a
00:45:19beaucoup
00:45:19parmi eux
00:45:20c'est connu
00:45:22même en Espagne
00:45:22on le dit
00:45:23il y a beaucoup
00:45:23de traficants de drogue
00:45:24il y a beaucoup de gens
00:45:25qui ont quitté des pays
00:45:26où l'islamisme fait ravage
00:45:28etc
00:45:28tout d'un coup
00:45:29on les régularise
00:45:30tout le monde
00:45:30mais ils sont libres
00:45:31de se déplacer
00:45:33mais qui peut les empêcher
00:45:34de se déplacer
00:45:35mais personne
00:45:35mais personne
00:45:37on ne peut pas
00:45:38évidemment généraliser
00:45:39il n'y a pas
00:45:39que des trafics en drogue
00:45:42le danger
00:45:43si vous aviez
00:45:441%
00:45:451%
00:45:46j'ai pas dit
00:45:4710-20-30
00:45:481%
00:45:49c'est un danger
00:45:50donc comment on régularise
00:45:51rapidement tout le monde
00:45:52c'est un de trop
00:45:53de toute façon
00:45:53c'est trop
00:45:54et donc ça c'est un danger
00:45:56et pour l'Europe
00:45:57elle ne s'est pas préparée
00:45:59mais la deuxième leçon
00:46:00ce qu'il faut reconnaître
00:46:01quelque chose aussi
00:46:02au niveau de l'Europe
00:46:03ça concerne la France
00:46:04la démographie
00:46:05est un grand problème
00:46:06on peut s'opposer
00:46:07à l'immigration
00:46:08si l'économie
00:46:09exige de la main d'oeuvre
00:46:10il faut régulariser
00:46:12c'est la leçon
00:46:12qu'il faut retenir
00:46:13et la démographie
00:46:14en France aussi
00:46:16dégringole
00:46:16et
00:46:17mesdames et messieurs
00:46:18faites des gosses
00:46:20Vincent Roy
00:46:21quelle conséquence
00:46:23ça risque
00:46:24quelle conséquence
00:46:25finalement
00:46:25cette décision
00:46:26de Pedro Sanchez
00:46:27décision qu'il juge
00:46:28nécessaire
00:46:29ce sont les mots
00:46:29du premier ministre
00:46:30espagnol pour nous
00:46:30en France
00:46:31vous avez deux choses
00:46:32d'abord il y a
00:46:32500 000 migrants
00:46:34qui doivent être régularisés
00:46:35et il y a
00:46:36je me suis laissé dire
00:46:38qu'il y avait
00:46:38plus de 750 000 demandes
00:46:41premier
00:46:42je veux dire que c'est que le début
00:46:43deuxième point
00:46:43c'est une immigration
00:46:44c'est une immigration
00:46:45principalement de langue
00:46:47ce sont pour 80%
00:46:49des sud-américains
00:46:50des péruviens
00:46:51des boliviens
00:46:52des boliviens
00:46:53etc
00:46:54vous avez quelques marocains
00:46:55quelques algériens
00:46:56mais voilà
00:46:57mais c'est tout de même
00:46:58à la marge
00:46:59le discours de Pedro Sanchez
00:47:00c'est effectivement
00:47:01un discours
00:47:02sur la natalité
00:47:03il faut redresser
00:47:04la courbe de la natalité
00:47:07qui est très mauvaise
00:47:07en Espagne
00:47:08mais attention
00:47:08vous avez aussi
00:47:10un appel
00:47:11du patronat espagnol
00:47:13il ne faut pas oublier
00:47:13il n'y a pas que Pedro Sanchez
00:47:15les mêmes conséquences
00:47:17produisent les mêmes effets
00:47:17ça a été le cas en France
00:47:19pendant toute une période
00:47:20dans notre politique
00:47:22le gouvernement familial en France
00:47:23qu'il a exigé
00:47:23c'est le patronat
00:47:24absolument
00:47:25et on est là
00:47:26sur des immigrations
00:47:27dites de travail
00:47:28alors qu'il y a un chômage
00:47:29par ailleurs
00:47:30pléthorique
00:47:30en Espagne
00:47:32mais on est
00:47:32alors on dit que
00:47:33ce que l'on va régulariser
00:47:35puisqu'on va parler
00:47:36et c'est le cas de monsieur Sanchez
00:47:37d'une régularisation choisie
00:47:40on dit que c'est parce que
00:47:41ce sont des gens
00:47:42qui savent utiliser
00:47:43les nouvelles technologies
00:47:43les réseaux sociaux
00:47:44etc etc
00:47:45je veux bien
00:47:46mais je ne sais pas
00:47:46si vous avez vu
00:47:47les chiffres
00:47:48qui ont été
00:47:49amenés hier
00:47:50par Nicolas Promonti
00:47:52pour l'immigration en France
00:47:53par exemple
00:47:53qui nous dit
00:47:54qu'aujourd'hui
00:47:54l'immigration de travail
00:47:55elle est minoritaire
00:47:56par rapport à l'immigration
00:47:58sanitaire et sociale
00:47:59non mais
00:47:59l'immigration de travail
00:48:01elle est devenue
00:48:02aujourd'hui
00:48:03le casse-sexe
00:48:04de l'immigration
00:48:06tout court
00:48:07et évidemment
00:48:08elle amène
00:48:09également
00:48:10un regroupement familial
00:48:11et
00:48:12à partir du moment
00:48:13où vous avez Schengen
00:48:14on comprend très bien
00:48:15la position de monsieur Bellamy
00:48:17qui dit
00:48:18monsieur Pedro Sanchez
00:48:19met en péril
00:48:20l'Europe
00:48:21c'est ainsi qu'on doit la comprendre
00:48:23mais je voulais vous donner
00:48:24enfin
00:48:24vous donner
00:48:25un certain nombre d'éléments
00:48:27pour comprendre
00:48:28à la fois
00:48:28la position de Sanchez
00:48:29mais la position de Sanchez
00:48:30on la connaît
00:48:31depuis toujours
00:48:32et puis également
00:48:33la position
00:48:33du patronat espagnol
00:48:35parce que monsieur Sanchez
00:48:35il n'est pas tout seul
00:48:37dans cette affaire
00:48:37il y a le patronat aussi
00:48:38qui veut de la main-d'oeuvre
00:48:39à pas cher
00:48:40et les sujets américains
00:48:40c'est une main-d'oeuvre à pas cher
00:48:41on va continuer
00:48:43d'en parler dans un instant
00:48:44on écoutera aussi
00:48:44la réaction de Fabrice Légeri
00:48:46qui était dans Midi News
00:48:48aujourd'hui
00:48:48eurodéputé
00:48:49ancien directeur de Frontex
00:48:51qui s'exprimait
00:48:51et qui a plein d'éléments aussi
00:48:53à apporter
00:48:54il s'exprimait sur ce sujet
00:48:55aujourd'hui sur CNews
00:48:56restez avec nous
00:48:56pour la suite
00:48:57du meilleur de l'info
00:48:58à tout de suite
00:49:01l'Espagne lance
00:49:03un vaste plan
00:49:03de régularisation
00:49:04des sans-papiers
00:49:05un demi-million
00:49:07de migrants
00:49:08vont donc entrer
00:49:09dans l'espace Schengen
00:49:10le premier ministre
00:49:11Pedro Sanchez
00:49:12estime que c'est une nécessité
00:49:14écoutez Fabrice Légeri
00:49:15dans Midi News
00:49:15aujourd'hui
00:49:16il est eurodéputé
00:49:16ancien directeur de Frontex
00:49:18son analyse est très intéressante
00:49:20je vous propose de l'écouter
00:49:22c'est tout à fait
00:49:24incontestable
00:49:25que c'est une décision
00:49:26souveraine
00:49:26mais on voit bien
00:49:27ce que fait la gauche
00:49:28lorsqu'elle est au pouvoir
00:49:29et donc la décision
00:49:31de Madrid
00:49:31va avoir
00:49:32un impact
00:49:33elle a déjà
00:49:34un impact
00:49:36colossal
00:49:36sur l'ensemble
00:49:38de l'espace Schengen
00:49:39et donc
00:49:40ils avaient annoncé
00:49:41une régularisation
00:49:42de 500 000 personnes
00:49:43on voit très bien
00:49:44que ça pourrait
00:49:46se terminer
00:49:46avec un million de personnes
00:49:47on nous avait dit
00:49:49à Madrid
00:49:50que ce serait essentiellement
00:49:51des sud-américains
00:49:52on voit déjà
00:49:54des files d'attente
00:49:55devant des consulats
00:49:56d'Algérie
00:49:56et des consulats
00:49:57du Maroc
00:49:57en Espagne
00:49:58pour obtenir
00:49:59des justificatifs
00:50:00comme quoi
00:50:01il n'y a pas
00:50:01de soucis
00:50:03de sécurité
00:50:03avec ces gens
00:50:04qui vont solliciter
00:50:05la régularisation
00:50:06donc en réalité
00:50:07le gouvernement
00:50:09socialiste espagnol
00:50:10est le seul responsable
00:50:11et c'est lui
00:50:13qu'il faut condamner
00:50:14politiquement
00:50:15qu'est-ce que ça nous montre
00:50:16finalement
00:50:16ça nous montre
00:50:17que peu importe
00:50:17la politique
00:50:18qu'on mène
00:50:19dans notre pays
00:50:20Karim Maloud
00:50:20même si on décide
00:50:21de mener une politique
00:50:22plus ferme
00:50:23en matière d'immigration
00:50:24on va se retrouver
00:50:25quoi qu'il arrive
00:50:26à un moment donné
00:50:26piégé par des décisions
00:50:27de nos voisins
00:50:28en fait c'est ça
00:50:29ce que ça veut dire
00:50:29absolument
00:50:30on est toujours piégé
00:50:31ou même on peut piéger
00:50:32aussi nos voisins
00:50:33par des décisions
00:50:34c'est pas un sens unique
00:50:35c'est le jeu des pièges
00:50:37bien entendu
00:50:38mais je pense
00:50:39il y a
00:50:41ce qui manque
00:50:42à l'Union Européenne
00:50:43ils ont décidé
00:50:44normalement
00:50:45d'avoir une politique
00:50:46repressive
00:50:47d'ouvrir même
00:50:49les clandestins
00:50:49qu'on ne peut pas
00:50:50exclure
00:50:51qu'on ne peut pas
00:50:51renvoyer chez eux
00:50:52dans d'autres pays
00:50:53etc
00:50:53mais tout d'un coup
00:50:55chacun fait ce qu'il veut
00:50:56c'est ce qui manque
00:50:58au niveau de l'Europe
00:50:59on n'a pas
00:50:59une ligne directrice
00:51:01il manque d'autorité
00:51:02on le voit
00:51:02on est absent
00:51:03partout
00:51:04ce qui se passe au Moyen-Orient
00:51:05sur les énergies
00:51:06il est complètement absent
00:51:07donc chacun fait ce qu'il veut
00:51:08ce qu'il est en train de faire
00:51:09le premier ministre espagnol
00:51:11il est dangereux
00:51:11mais pourquoi ?
00:51:12parce que beaucoup de personnes
00:51:14qui vont s'installer
00:51:15en Espagne
00:51:16sont libres de se déplacer
00:51:18dans le cadre
00:51:18des regroupements familial
00:51:19s'il y a des personnes
00:51:21qui ont obtenu
00:51:22le titre de séjour
00:51:24en Espagne
00:51:25ont le droit
00:51:25de venir en France
00:51:27et aller en Allemagne
00:51:28et aller en Italie
00:51:28dans des pays développés
00:51:30dans des pays
00:51:30où il y a un filet social
00:51:32où il y a des possibilités
00:51:32d'avoir des très bons salaires
00:51:34parce que la majorité
00:51:35de ces emplois
00:51:35c'est ce qu'on appelle
00:51:36même ce qu'on appelle en France
00:51:38les métiers sous tension
00:51:39ce que les Espagnols
00:51:40ne veulent même pas faire
00:51:41est-ce qu'il faut
00:51:42s'en inquiéter
00:51:43chez nous
00:51:43en France
00:51:44Sarah Doraghi ?
00:51:46je suis un pur produit
00:51:48de l'immigration
00:51:48c'est pour ça que je vous pose la question
00:51:50je pense que l'immigration
00:51:51est une bonne chose
00:51:53pour l'Europe notamment
00:51:55et je ne voudrais pas
00:51:56que ceux qui sont venus
00:51:58en Europe
00:51:59dans un pays européen
00:52:00de façon régulière
00:52:01souffrent
00:52:02de ce qu'est en train
00:52:03de faire l'Espagne
00:52:04vous voyez
00:52:04parce qu'il va y avoir
00:52:05forcément une opinion européenne
00:52:07la preuve
00:52:08puisqu'on en parle
00:52:09une opinion européenne
00:52:12anti-immigration
00:52:13à condition qu'on la choisisse
00:52:14voilà
00:52:14à condition qu'on la choisisse
00:52:15sauf que là finalement
00:52:16on ne la choisit pas
00:52:17puisque c'est un autre pays
00:52:18qui l'a choisi à notre place
00:52:19c'est pour ça
00:52:19c'est ce qu'on disait
00:52:20c'est-à-dire que nous partageons
00:52:21les frontières intérieures
00:52:23mais pas les décisions
00:52:24donc moi j'ai simplement peur
00:52:26que effectivement
00:52:27l'image que ça renvoie
00:52:28le message que ça renvoie
00:52:31atteigne
00:52:32des dommages collatéraux
00:52:33sur des gens
00:52:36qui sont venus
00:52:36de façon régulière
00:52:37dans ces pays
00:52:38et puis juste une chose
00:52:39si on le permet
00:52:39juste une petite chose
00:52:41très rapidement
00:52:41cette décision
00:52:43elle est quand même prise
00:52:44par Pedro Sanchez
00:52:45qui est un premier ministre
00:52:47qui n'a pas de majorité
00:52:48donc c'est une décision
00:52:50qui est prise
00:52:50au mépris
00:52:51du peuple espagnol
00:52:52c'est juste une parenthèse
00:52:55mais elle me paraît
00:52:55quand même d'importance
00:52:56Stanislas Godon
00:52:58un dernier mot là-dessus
00:52:59je voulais vous entendre
00:53:00en tant que policier
00:53:01est-ce que justement
00:53:02quel regard
00:53:03est-ce que vous portez là-dessus ?
00:53:04En fait ce qui peut nous inquiéter
00:53:05c'est que si l'Espagne
00:53:07n'arrive pas
00:53:07à gérer notamment
00:53:09cet afflux
00:53:10notamment de migrants
00:53:11par le biais
00:53:13de la démographie
00:53:14puisque c'était un des enjeux
00:53:16par le biais économique
00:53:18sur les conditions de travail
00:53:19notamment
00:53:20c'est qu'en fait
00:53:21nous on se retrouve
00:53:22puisqu'on est dans l'espace Schengen
00:53:23à gérer finalement
00:53:25cet afflux
00:53:25notamment de personnes
00:53:26et vous connaissez
00:53:28les difficultés
00:53:29qu'on a aujourd'hui
00:53:30avec la politique migratoire
00:53:31et notamment
00:53:32les reconduites frontières
00:53:33avec les obligations
00:53:34de quitter le territoire français
00:53:35qui sont extrêmement difficiles
00:53:37notamment avec le pays algérien
00:53:38parce que même
00:53:39des gens qui ont un passeport
00:53:40n'arrivent pas
00:53:41à les renvoyer chez eux
00:53:42donc ça va être extrêmement compliqué
00:53:43ce seront à la fois
00:53:44les policiers sur le terrain
00:53:46qui vont être en difficulté
00:53:47plus les agents
00:53:48des préfectures
00:53:49je le rappelle
00:53:49qui gèrent
00:53:50toute la partie administrative
00:53:52notamment
00:53:52de ces nouveaux migrants
00:53:53On va parler de la fraude
00:53:55à l'assurance maladie
00:53:56on retour en France
00:53:57si vous le voulez bien
00:53:58la sécurité sociale
00:53:59qui tire la sonnette d'alarme
00:54:01et annonce aujourd'hui
00:54:01avoir détecté
00:54:02et stoppé pour
00:54:04723 millions d'euros
00:54:06de fraude l'année dernière
00:54:07un montant colossal
00:54:08en hausse de 15%
00:54:09par rapport à l'année précédente
00:54:10ce que vous allez voir
00:54:11dans le sujet qui suit
00:54:12c'est que la facture globale
00:54:13serait bien plus salée que ça
00:54:15elle dépasserait même
00:54:16les 2 milliards d'euros
00:54:18on en parlera
00:54:19notamment avec Benoît Perrin
00:54:20qui est avec nous
00:54:20et qui nous a rejoint
00:54:21directeur général
00:54:22de contribuables associés
00:54:23Bonsoir Benoît
00:54:24le sujet d'abord
00:54:25de Mathilde Ibaniez
00:54:29L'assurance maladie
00:54:30franchit un nouveau cap
00:54:32en 2025
00:54:33les services chargés
00:54:34du contrôle
00:54:34et de la lutte
00:54:35contre les fraudes
00:54:36ont permis de détecter
00:54:37et stopper
00:54:38723 millions d'euros
00:54:40de préjudice
00:54:40un chiffre en net hausse
00:54:43près de 100 millions d'euros
00:54:44de plus que l'année 2024
00:54:46On a triplé nos résultats
00:54:47en 3 ans
00:54:48mais c'est vrai
00:54:48que ça montre aussi
00:54:49qu'on a du chemin à faire
00:54:50c'est à dire que
00:54:51la fraude
00:54:52elle est plus importante
00:54:52que ce qu'on détecte aujourd'hui
00:54:53donc ce qui veut dire
00:54:54qu'en 2026
00:54:55en 2027
00:54:56notre objectif
00:54:57c'est de continuer
00:54:57à augmenter significativement
00:54:59nos résultats
00:55:00année après année
00:55:01Mais derrière cette hausse
00:55:02une réalité plus inquiétante
00:55:04car il y a
00:55:05les fraudes détectées
00:55:06et la fraude est estimée
00:55:08qui elle se chiffre
00:55:09à près de 2 milliards d'euros
00:55:10des montants considérables
00:55:12détournés
00:55:13par des réseaux organisés
00:55:14de plus en plus structurés
00:55:16Il y a une fraude
00:55:17qui devient
00:55:18beaucoup plus complexe
00:55:19beaucoup plus structurée
00:55:20on est sorti d'une époque
00:55:21où on avait de la fraude
00:55:23opportuniste
00:55:24artisanale
00:55:24et une fraude
00:55:25beaucoup plus organisée
00:55:27autour de réseaux
00:55:28donc qui viennent clairement
00:55:28dans une logique de prédation
00:55:30pour piller le système
00:55:31donc ça c'est une réalité
00:55:32Dans le détail
00:55:33trois quarts des fraudes
00:55:34sont commises
00:55:35par des médecins libéraux
00:55:36ou des centres de santé
00:55:39Benoît Perrin
00:55:40on nous dit finalement
00:55:40que les 723 millions d'euros
00:55:43dont parle l'assurance maladie
00:55:45ne serait que l'arbre
00:55:45qui cache la forêt
00:55:46en fait aujourd'hui
00:55:47c'est ça ?
00:55:48Écoutez déjà
00:55:48la morale de l'histoire
00:55:49c'est quand on cherche
00:55:50on trouve
00:55:51c'est-à-dire qu'en fait
00:55:51il faut bien comprendre
00:55:52que depuis finalement
00:55:53relativement peu de temps
00:55:54la fraude sociale
00:55:55est enfin devenue
00:55:56un sujet politique
00:55:57c'était un tabou
00:55:58de la vie politique française
00:55:59depuis des années
00:56:00et enfin
00:56:01on se met enfin
00:56:01à parler de ce sujet-là
00:56:03et on se met à en parler
00:56:04pour des raisons évidentes
00:56:05c'est qu'il faut bien comprendre
00:56:06qu'il y a des enjeux budgétaires
00:56:08qui sont vraiment colossaux
00:56:09quand je vous dis colossaux
00:56:10c'est-à-dire que vous avez
00:56:11à peu près
00:56:11comme vous le savez
00:56:12à peu près
00:56:1250% de la dépense publique
00:56:14qui sont des dépenses sociales
00:56:15donc c'est à peu près
00:56:17800 milliards
00:56:17800 milliards
00:56:18pour vous donner juste un chiffre
00:56:20si vous détectez seulement
00:56:222% de fraude
00:56:23sur ces 800 milliards
00:56:24c'est 24 milliards
00:56:25que vous rentrez
00:56:26dans les caisses de l'Etat
00:56:27si vous en détectez
00:56:285%
00:56:28C'est plus de la moitié
00:56:31du déficit
00:56:32qu'on espère
00:56:32C'est le déficit
00:56:33de la sécurité sociale
00:56:34C'est ça
00:56:35Juste vous voyez
00:56:35entre 2 et 3%
00:56:365% c'est quasiment
00:56:3840 milliards
00:56:3840 milliards
00:56:39c'était l'objectif
00:56:41qui était affiché
00:56:41par les précédents gouvernements
00:56:43dans le cadre
00:56:44des différents projets
00:56:45de loi de finances
00:56:45donc vous voyez
00:56:45les enjeux sont absolument colossaux
00:56:47Pour qu'on comprenne bien
00:56:48Benoît Perrin
00:56:48est-ce qu'aujourd'hui
00:56:49la fraude est plus importante
00:56:51est-ce qu'il y a plus de fraude
00:56:52ou est-ce qu'on détecte mieux ?
00:56:54Non on détecte mieux
00:56:55on détecte mieux
00:56:56et il y a plus de fraude
00:56:57c'est les deux
00:56:57C'est les deux
00:56:58le Haut conseil des financements
00:57:01de la sécurité sociale
00:57:02avait dit que globalement
00:57:02la fraude sociale
00:57:03s'élève à peu près
00:57:04à 14 milliards
00:57:05donc 14 milliards
00:57:06c'est quelque chose
00:57:07d'assez important
00:57:07c'est à peu près
00:57:08le budget de la justice
00:57:09pour vous donner une idée
00:57:10ensuite vous avez dit
00:57:11dans votre reportage
00:57:12ne sont détectés
00:57:13à peu près que 3 milliards
00:57:14sur ces 14 milliards
00:57:15mais pire
00:57:16après il y a ce qui est recouvré
00:57:17c'est à dire
00:57:18combien l'État au final
00:57:19récupère d'argent
00:57:20et là
00:57:21on est à peu près
00:57:22à 900 millions
00:57:22donc vous voyez
00:57:23entre la fraude estimée
00:57:2514 milliards
00:57:26et ce qu'on finit par collecter
00:57:27on est à peu près
00:57:28à seulement 6%
00:57:29donc vous voyez
00:57:29on a une énorme marge
00:57:32d'argent
00:57:33qu'on peut très probablement
00:57:35récupérer
00:57:35dans le cadre
00:57:36de cette fraude sociale
00:57:37qui comme vous le savez
00:57:37revêt globalement
00:57:393 caractéristiques majeures
00:57:40la première type
00:57:42de fraude sociale
00:57:43c'est la fraude
00:57:43de cotisation sociale
00:57:44on va dire
00:57:45que c'est une fraude
00:57:45de patron
00:57:46ou d'auto-entrepreneur
00:57:49qui sous-estime
00:57:50en quelque sorte
00:57:51ou qui dissimule
00:57:51une partie de son travail
00:57:52donc il ne paie pas
00:57:53des charges sociales
00:57:53qu'il devrait payer
00:57:54deuxième type
00:57:55de fraude sociale
00:57:56c'est la fraude
00:57:57de prestation sociale
00:57:58on va dire
00:57:58que c'est la plus connue
00:57:59c'est à peu près
00:58:0036% des fraudes
00:58:01et la dernière
00:58:02dernier type
00:58:03de fraude sociale
00:58:04c'est la fraude sociale
00:58:05qui est réalisée
00:58:05par les professionnels
00:58:07de santé
00:58:07qui déclarent
00:58:08des actes
00:58:09qu'il ne réalise pas
00:58:09qui déclarent
00:58:10du matériel
00:58:11qu'il ne donne pas
00:58:11aux patients
00:58:12ou encore
00:58:13des faux arrêts
00:58:13de travail
00:58:14qui sont réalisés
00:58:17notamment
00:58:17via l'informatique
00:58:19et ce qui permet
00:58:20à des gens
00:58:20de toucher
00:58:21des indemnités
00:58:22journalières
00:58:22de manière
00:58:23évidemment indue
00:58:24les chiffres
00:58:25qu'on voyait
00:58:25dans le sujet
00:58:25c'était ceux
00:58:26de la CNAM
00:58:27la Caisse Nationale
00:58:28d'Assurance Maladie
00:58:29il y a aussi
00:58:29la CAF
00:58:30qui en 2025
00:58:30a atteint
00:58:31la somme
00:58:31de 508,8 millions
00:58:33d'euros
00:58:3413% de plus
00:58:35qu'en 2024
00:58:35ou près de 450 millions
00:58:37d'euros
00:58:38de fraude
00:58:38avait été
00:58:40détecté
00:58:41c'est vrai
00:58:41que dans un contexte
00:58:42d'économie
00:58:43on disait tout à l'heure
00:58:44aujourd'hui
00:58:44c'est plus entendable
00:58:45ça en fait
00:58:46en fait
00:58:46si les gouvernements
00:58:48veulent demander
00:58:48des efforts aux français
00:58:49je crois qu'il y a
00:58:49deux conditions
00:58:51préalables
00:58:51première condition
00:58:52c'est de s'attaquer
00:58:53au symbole
00:58:54typiquement
00:58:54au train de vie
00:58:55des élus
00:58:55pour aller très vite
00:58:56au comité
00:58:57théodule
00:58:57voyez
00:58:58à ce qui
00:58:58marque les esprits
00:59:00et puis
00:59:01le deuxième préalable
00:59:02c'est effectivement
00:59:02de lutter
00:59:03contre la fraude sociale
00:59:04et la fraude fiscale
00:59:05qui effectivement
00:59:07empoisonnent
00:59:07mentalement
00:59:08la vie des français
00:59:08quand on voit
00:59:09des responsables politiques
00:59:10qui demandent
00:59:11des efforts aux français
00:59:11alors que ces mêmes français
00:59:13n'ont pas la conviction
00:59:13que tout est fait
00:59:15tout n'est pas mis en oeuvre
00:59:16pour aller chercher
00:59:17les fraudeurs
00:59:18et bien il est évident
00:59:19qu'il est très très difficile
00:59:20ensuite
00:59:20de demander des efforts
00:59:21aux français
00:59:23et ça c'est quelque chose
00:59:25d'extrêmement important
00:59:26d'autant qu'encore une fois
00:59:26les enjeux financiers
00:59:28sont très importants
00:59:29donc oui il faut aller chercher
00:59:30la fraude sociale
00:59:30ça doit pas être un tabou
00:59:32Il nous reste deux minutes
00:59:33on devait absolument parler
00:59:34on l'a annoncé
00:59:36en début d'émission
00:59:36on voulait parler
00:59:37de la Courneuve
00:59:37puisqu'on parlait
00:59:38des maires
00:59:38qui ont été reçus
00:59:39aujourd'hui
00:59:39à l'Elysée
00:59:40par Emmanuel Macron
00:59:41il y a un autre élu
00:59:41qui a fait parler de lui
00:59:42aujourd'hui
00:59:42c'est celui de la Courneuve
00:59:44Ali Duara
00:59:44qui ce jeudi
00:59:46a hissé le drapeau palestinien
00:59:48sur le fronton
00:59:49de sa mairie
00:59:50on va le voir
00:59:50on va avoir les images
00:59:51dans quelques secondes
00:59:52une initiative prise
00:59:53en signe de protestation
00:59:55voilà vous le voyez
00:59:56monter en haut
00:59:57de sa mairie
00:59:58avec un drapeau palestinien
00:59:59initiative prise
01:00:00en signe de protestation
01:00:02la loi portée
01:00:02par Caroline Yadant
01:00:04sur les nouvelles formes
01:00:04d'antisémitisme
01:00:06c'est vrai qu'on se pose
01:00:07toujours la question
01:00:08qu'est-ce qu'un drapeau
01:00:09palestinien fait
01:00:10sur le fronton
01:00:10d'une mairie
01:00:11et quel rapport
01:00:12entre une loi
01:00:13qui vise à lutter
01:00:14contre certaines formes
01:00:15d'antisémitisme
01:00:16et la défense
01:00:17de la cause palestinienne
01:00:19Karim Maloum
01:00:19et plus les palestiniens
01:00:20ne lui auront rien demandé
01:00:22pour qu'il utilise
01:00:23un drapeau palestinien
01:00:24la loi interdit
01:00:25à toute personne
01:00:26et quelle que soit
01:00:27l'opinion politique
01:00:28de mettre un drapeau
01:00:29en dehors du drapeau
01:00:30français
01:00:31ou bien du drapeau
01:00:31européen
01:00:32parce que quand vous mettez
01:00:33le drapeau palestinien
01:00:34le drapeau israélien
01:00:35le drapeau ukrainien
01:00:36c'est-à-dire que vous mettez
01:00:37sur le même pied d'égalité
01:00:38la nation française
01:00:40l'État français
01:00:41et vos opinions
01:00:42c'est une violation
01:00:44de la constitution
01:00:44et c'est une atteinte
01:00:46au violence
01:00:47c'est ça
01:00:47regardez le tweet
01:00:48de Mathieu Vallée
01:00:48député européen
01:00:49porte-parole du RN
01:00:50il a tout dit
01:00:51Mathieu Vallée
01:00:5142% de pauvreté
01:00:52à la Courneuve
01:00:5321% de chômage
01:00:5554 délits
01:00:56pour 1000 habitants
01:00:5784
01:00:57cette ville
01:00:5854 délits pour
01:01:0084
01:01:0184 délits
01:01:02pardon
01:01:02pour 1000 habitants
01:01:03cette ville du 93
01:01:04dépasse tristement
01:01:05toutes les moyennes
01:01:06nationales
01:01:07rassurez-vous
01:01:08le nouveau maire LFI
01:01:08s'occupe enfin
01:01:09des priorités
01:01:10pour les habitants
01:01:10en hissant le drapeau
01:01:11palestinien
01:01:12juste en dessous
01:01:12du drapeau français
01:01:13tout est dit
01:01:14Vincent Roy
01:01:14oui il y a quelque chose
01:01:15de nouveau dans la politique
01:01:16française
01:01:17c'est que
01:01:17alors ça c'est tout à fait
01:01:18nouveau
01:01:19ça a vraiment
01:01:20quelques mois
01:01:21c'est que vous avez
01:01:22maintenant des gens
01:01:23qui sont élus
01:01:23et qui n'aiment plus
01:01:24la France
01:01:25c'est ça
01:01:25qui n'aiment pas la France
01:01:26ça c'est tout à fait neuf
01:01:27et ça nous fait penser
01:01:28à nous sommes tous
01:01:29des enfants de Gaza
01:01:30par exemple
01:01:32nous sommes des enfants
01:01:33français
01:01:33on n'est pas de Gaza
01:01:34merci à tous les cinq
01:01:36merci à Vincent Roy
01:01:37Karim Maloum
01:01:38Sarah Doraghi
01:01:39merci à Stanislas Godon
01:01:40du syndicat de police
01:01:42Alliance
01:01:42et merci à Benoît Perrin
01:01:43directeur général
01:01:44de Contribuables Associés
01:01:45le meilleur de l'info
01:01:47c'est terminé
01:01:48l'actualité continue
01:01:49bien sûr
01:01:49dans un instant
01:01:50c'est l'édition de la nuit
01:01:51avec Adrien Fontenot
01:01:51c'est news.fr
01:01:53pour revoir
01:01:53toutes nos émissions
01:01:54et on se quitte
01:01:54avec le rendez-vous
01:01:56humour
01:01:56maintenant du soir
01:01:57c'est avec le sourire
01:01:59c'est tout de suite
01:01:59et nous on se retrouve
01:02:00bien sûr demain
01:02:01bye bye
01:02:01c'est tout de suite
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il y a 14 minutes