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Du lundi au vendredi à 22h, Mickael Dorian revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #LeMeilleurdelInfo

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00:00:01Bonsoir à tous, très heureux de vous retrouver en direct sur CNews, le meilleur de l'info.
00:00:05Nous sommes ensemble en direct jusqu'à minuit.
00:00:07Pour m'accompagner ce soir, j'ai le plaisir d'accueillir Madi Saidi.
00:00:10Bonsoir, soyez la bienvenue à vos côtés, Vincent Roy.
00:00:13Bonsoir, cher Vincent.
00:00:15Et puis nous accueillons également Florian Gérard Mercier.
00:00:18Vous êtes directeur des études du Millénaire.
00:00:20Bonsoir et bienvenue sur ce plateau.
00:00:22Nous allons consacrer une grande partie, longue partie de cette émission
00:00:25à cette information absolument ahurissante.
00:00:28Vous savez, quand on est journaliste, on reçoit beaucoup d'informations
00:00:31et on se demande souvent si ces informations sont réelles
00:00:33ou s'il s'agit, comme on dit, d'une fake news.
00:00:36Et bien là, l'information que je vais vous donner est une information qui est bien réelle.
00:00:41Condamné en France à 30 ans de prison pour son rôle de logisticien
00:00:45dans les attentats du 13 novembre 2015,
00:00:48et bien figurez-vous que Mohamed Bakali a obtenu six congés pénitentiaires
00:00:53décidés par le tribunal de l'application des peines de Bruxelles.
00:00:57L'un des cerveaux du Bataclan et des terrasses de Paris
00:01:00va donc déjà retrouver et regoûter à la liberté durant quelques jours.
00:01:06Nous serons dans un instant en direct avec la mère d'une victime
00:01:08qui a perdu la vie au Bataclan.
00:01:11Elle nous dira ce qu'elle en pense et on imagine
00:01:12qu'elle est absolument consternée et dévastée d'apprendre cette information.
00:01:17Mais avant cela, le résumé de ce que je viens de vous décrire
00:01:20avec Mathilde Ibanaise.
00:01:23Mohamed Bakali, condamné à 25 et 30 ans de prison
00:01:26pour avoir été le logisticien de plusieurs attentats,
00:01:30va bénéficier d'une possible libération.
00:01:32Le tribunal d'application des peines,
00:01:35sur avis contraire du parquet, a pris cette décision.
00:01:38Le parquet ne dispose pas du droit d'appel
00:01:40et la décision est ainsi définitive.
00:01:42Il appartient au directeur de la prison de la mettre en œuvre.
00:01:45Ce Belge, âgé de 39 ans, condamné en France purgeait sa peine en Belgique
00:01:50pour son implication dans l'attentat des jouets du Thalys
00:01:53et son rôle dans les attentats du 13 novembre 2015
00:01:56qui ont fait 132 morts.
00:01:58Ce détenu n'était théoriquement pas libérable en droit français avant 2035.
00:02:03Mais en Belgique, il bénéficie d'un régime d'exécution des peines
00:02:06nettement plus favorable.
00:02:08La Belgique ne reconnaît pas, en tout cas ne reconnaissait pas à l'époque,
00:02:11n'avait pas de peine de sûreté.
00:02:13Donc il est tout à fait libérable pour les Belges.
00:02:16Effectivement, il semblerait qu'il se conduise très bien en prison,
00:02:19qu'il offre des garanties, nous dit-on, de réinsertion,
00:02:23ce qui reste à prouver.
00:02:24Mais bon, qu'on peut tout à fait envisager qu'il soit libéré
00:02:26dans un an ou deux ou trois ans.
00:02:30En Belgique, un détenu condamné pour terroriste
00:02:33peut solliciter des congés pénitentiaires
00:02:35après avoir exécuté un tiers de sa peine,
00:02:38soit après 10 ans dans ce cas.
00:02:40Il peut ensuite bénéficier d'un maximum de six congés pénitentiaires
00:02:44d'une durée maximale de 36 heures chacun.
00:02:48Et nous sommes en direct avec Patricia Correa.
00:02:51Bonsoir Patricia.
00:02:53Vous avez perdu votre fille, Précilia.
00:02:56Elle était au Bataclan le 13 novembre 2015.
00:03:00On imagine évidemment qu'en apprenant cette information
00:03:04et cette décision aujourd'hui,
00:03:06on imagine que tout cela vous est absolument insupportable
00:03:09et inacceptable naturellement.
00:03:11Tout à fait.
00:03:13Moi, je ne comprends pas bien ce qui se passe avec la justice belge.
00:03:19Déjà lors du procès, ils avaient un drôle de comportement
00:03:22vis-à-vis de nous.
00:03:23Ça se passait souvent derrière un écran.
00:03:24Ils ne se sont pas déplacés.
00:03:26Et puis alors maintenant, ils autorisent des détenus
00:03:31afin qu'ils soient libérés.
00:03:33Vous savez notre vie ?
00:03:34Moi, ma vie, elle se passe derrière un rétroviseur
00:03:38brisé par des tirs.
00:03:42Qu'on ne me dise pas que je vais pardonner,
00:03:43moi, jamais je pardonnerai
00:03:44parce que je n'ai pas envie de salir la mémoire de ma fille.
00:03:48Et puis, il n'y a pas que ma fille, il y a tous les autres.
00:03:51Il y a les gens qui ne sont plus de ce monde.
00:03:54Il y a les blessés, il y a les handicapés,
00:03:56il y a les traumatisés.
00:03:58Je trouve que c'est d'un irrespect total.
00:04:01On piétine la justice française, en fait.
00:04:03Je trouve qu'il faudrait…
00:04:05Mais est-ce qu'il y a des recours ?
00:04:06Je n'en sais rien.
00:04:07Parce que moi, je ne connais pas les lois.
00:04:08Vous savez, j'écoute ce qui se passe.
00:04:10Mais bon, est-ce qu'on peut avoir des recours ?
00:04:12Est-ce qu'on peut dire que nous ne sommes pas d'accord ?
00:04:16Que ce qui a été décidé en France…
00:04:18Écoutez, il y a la justice aussi restaurative.
00:04:23En mois de novembre, il était question de ça.
00:04:25Je ne vais pas citer le nom de cette personne
00:04:26parce que je n'en peux plus.
00:04:28Moi, je me suis battue contre ça.
00:04:32Mais cette personne-là est en France.
00:04:34Mais quelqu'un qui est en Belgique déjà,
00:04:36est-ce qu'on peut intervenir ?
00:04:36Je n'en sais rien.
00:04:37Mais c'est inacceptable.
00:04:38Cette décision, et on sera en direct avec Claude Moniquet
00:04:42dans un instant qui va nous expliquer précisément
00:04:44comment fonctionne la justice belge.
00:04:46Mais la justice a tranché.
00:04:48Et effectivement, M. Bakali sera bien libéré
00:04:51à six reprises durant 36 heures à chaque fois.
00:04:55Et c'est effectivement un processus de réinsertion
00:04:57qui a commencé alors qu'il devait être incarcéré
00:05:01pour normalement 30 ans.
00:05:03Vous avez publié quelques mots sur les réseaux sociaux.
00:05:06Je vais permettre de les lire.
00:05:07Vous avez dit « Mohamed Bakali va avoir un aménagement de peine
00:05:11pendant que nos enfants et toutes les victimes
00:05:14sont soit au cimetière, soit handicapés et traumatisés à vie. »
00:05:19Oui, je l'ai dit ou je l'ai écrit et je l'assume parfaitement.
00:05:23Est-ce que vous avez l'impression que c'est un nouveau coup de poignard ?
00:05:27Que quelque part, on a tué une deuxième fois votre fille
00:05:31avec cette décision ?
00:05:31Mes mots sont peut-être un peu forts.
00:05:33Mais je comprends parce qu'on vous a eu au téléphone
00:05:35avant cette émission et on comprend la douleur
00:05:37qui est la vôtre ce soir.
00:05:39Moi, je ne comprends pas bien ce qui se passe en Belgique.
00:05:42J'avoue.
00:05:44Vous savez, on ne va pas se réparer
00:05:47parce que les gens sont en prison.
00:05:49Mais ils sont nuisibles.
00:05:51Ces gens sont endoctrinés.
00:05:52Moi, je ne crois pas qu'une fois sorti,
00:05:55il va y avoir une conduite.
00:05:56Ce n'est pas un crime de droit commun quand même.
00:05:59Ce n'est pas un vol à l'étalage.
00:06:00Attention, on est venu massacrer des innocents.
00:06:04Écoutez, non, ce n'est pas possible.
00:06:06Moi, je ne comprends pas.
00:06:07Je ne peux pas.
00:06:08De toute façon, c'est indélébile.
00:06:10C'est tous les jours que nous sommes à vif
00:06:13à l'intérieur de notre corps.
00:06:15Et on doit vivre avec.
00:06:17OK, mais cela dit,
00:06:18alors on va les laisser sortir.
00:06:20Ils vont avoir une vie normale
00:06:21pendant que ma fille, elle est entre quatre planches.
00:06:23Vous savez, des fois, quand je me rends au cimetière,
00:06:25j'imagine dans quel état elle doit être.
00:06:26Au bout de dix ans, ça me rend dingue.
00:06:29Dingue de la savoir là-dedans.
00:06:31Et je pense que c'est comme ça pour tous les parents.
00:06:33Ma fille, elle était en bonne santé.
00:06:35Elle n'a pas signé pour aller faire la guerre, ma fille.
00:06:37Moi, je ne comprends pas.
00:06:38J'avoue que je suis sidérée.
00:06:40Je suis sidérée.
00:06:41Et on comprend évidemment la peine et la douleur qui est la vôtre.
00:06:45Mais vous avez évoqué le procès qui a eu lieu à Paris, effectivement.
00:06:52Est-ce que vous diriez que...
00:06:53Comment s'est comporté Mohamed Bakali pendant ce procès-là ?
00:06:57Là, mes souvenirs sont un peu flous parce que je n'y étais pas tous les jours.
00:07:02J'y allais qu'à des moments très importants, si vous voulez.
00:07:06Et ils étaient tous derrière cette glace.
00:07:09Vous savez, c'était difficile de voir leurs réactions.
00:07:12Je me souviens des réactions de M. Abeslam qui était vraiment...
00:07:20Il a dit des choses horribles.
00:07:22Mais lui, en particulier, Bakali, je ne me souviens pas.
00:07:25Mais c'est quand même un des cerveaux des attentats.
00:07:29Alors, vous n'allez pas me dire que ces gens-là,
00:07:31tout d'un coup, ils sont devenus les disounours ?
00:07:33Non, mais attendez.
00:07:34Non, soyons sérieux, quand même.
00:07:36De quoi ?
00:07:38J'arrive pas à comprendre.
00:07:39Je vous assure, je suis sidérée.
00:07:41Comment peut-on imaginer que ce type va sortir ?
00:07:44Il recommencera.
00:07:46Ces gens-là veulent régner sur le monde.
00:07:49Ils veulent imposer leur dictature.
00:07:52Ce sont des sectes.
00:07:54Ce ne sont pas des gens normaux, voyez-vous.
00:07:55La religion n'a rien à voir avec ça.
00:07:58On confond tout.
00:07:59Chacun a le droit d'avoir une religion.
00:08:01Moi, je respecte tout à fait ça.
00:08:03Mais là, ce n'est pas une religion.
00:08:06C'est vraiment régner sur le monde,
00:08:09imposer la charia et tout ce qui s'ensuit.
00:08:11Je ne comprends pas.
00:08:13On ne peut pas laisser ces gens-là dehors.
00:08:15Ils vont recommencer d'une manière ou d'une autre.
00:08:18Est-ce que vous aimeriez, Patricia Correa, que l'exécutif français, le président de la République, le Premier ministre,
00:08:26déjà s'exprime sur cette question-là, prenne position et disent qu'ils en pensent ?
00:08:32Mais bien sûr, bien sûr.
00:08:34Je suis persuadée qu'ils ne seront pas d'accord avec ça.
00:08:36Ou alors, ils ne sont plus dans la réalité quand même.
00:08:41Moi, M. Macron, je l'ai rencontré lors du 13 novembre dernier, lors des cérémonies des 10 ans.
00:08:47Je lui ai dit déjà ce que je pensais de la justice restaurative.
00:08:51Il était de mon avis.
00:08:53Mme Macron également.
00:08:54Mme Hidalgo également.
00:08:55J'ai parlé à tous ces gens.
00:08:57Alors, je ne pense pas qu'ils échangeaient d'avis.
00:09:00Même si ce n'est pas leurs enfants, ils ne sont pas idiots, ces gens-là.
00:09:04Ils savent bien ce que ça peut représenter, la mort de son enfant.
00:09:07Et puis même, je vous dis, tous ces jeunes qui sont handicapés, leur vie est brisée.
00:09:10Nos vies sont brisées.
00:09:12Je vous ai dit, c'est comme un rétroviseur qui a pris des tirs.
00:09:16On ne peut pas vivre tout le temps avec un rétroviseur.
00:09:18Mais malheureusement, on n'a pas d'autre choix.
00:09:21Les souvenirs, OK.
00:09:22Mais moi, heureusement, j'arrive à rêver de ma fille.
00:09:24Et puis, elle est vivante dans mes rêves.
00:09:26Mais quand je me réveille, ce n'est plus du tout la même chose.
00:09:28La réalité reprend le cours de la vie.
00:09:32Et ce n'est pas facile à gérer, je ne vous le cache pas.
00:09:34Donc, j'espère que la justice française ou que le président, M. Macron, va réagir à ça.
00:09:42On ne peut pas accepter ça.
00:09:43Écoutez, ce n'est pas un crime de droit commun.
00:09:45Il n'a pas voulu aller.
00:09:46T'as l'âche, ce monsieur.
00:09:47Vous vous rendez compte ?
00:09:48Ils ont préparé ça pendant des mois et des mois.
00:09:51Tout le monde connaît l'histoire du 13 novembre.
00:09:53Je ne vais pas faire l'historique de cette histoire.
00:09:56Enfin, le monde entier est au courant de tout ça.
00:10:00Enfin, ce n'est pas possible.
00:10:03Ça nous arrivera encore si on ne fait pas ce qu'il faut.
00:10:06Merci beaucoup, Patricia Correa, d'avoir été avec nous en direct sur CNews
00:10:09pour réagir à cette libération qui est absolument inacceptable et incompréhensible.
00:10:14On comprend bien que pour vous, quelque part, c'est la double peine.
00:10:16Parce qu'évidemment, ces monstres, ces barbares, ces terroristes islamistes
00:10:20ont pris la vie de votre fille.
00:10:22Et vous avez en plus aujourd'hui le sentiment, vous, personnel, qu'il récidivra.
00:10:26Parce que quand on est un terroriste islamiste, on n'abandonne pas son idéologie.
00:10:30Ça n'est pas vrai.
00:10:30Mais tous ceux qui veulent nous faire croire le contraire se trompent et nous mentent.
00:10:35Donc, on vous souhaite évidemment beaucoup de courage, Patricia Correa,
00:10:38pour les prochains jours, naturellement.
00:10:40Et on imagine bien que cette décision a un impact fort sur tout ce que vous vivez en ce moment.
00:10:45Merci beaucoup.
00:10:47Mon dernier mot, c'est que j'espère que le président, M. Macron, va faire quelque chose.
00:10:55Et que la justice aussi...
00:10:57Je sais que c'est compliqué, mais on ne peut pas accepter ça.
00:11:01Voilà.
00:11:01Je compte sur eux.
00:11:02Parce qu'il faut qu'ils comprennent que nous sommes, nous aussi, persécutés à vie.
00:11:07C'est indélébile tout ça.
00:11:08On doit vivre avec, je sais.
00:11:09Mais bon, espérons qu'il y aura des réactions.
00:11:13Voilà.
00:11:14Merci beaucoup, Patricia Correa, d'avoir été avec nous en direct.
00:11:19Je voudrais qu'on regarde les raisons et les explications, précisément, de la justice belge
00:11:25pour expliquer cette sortie de prison au moins pour quelques jours.
00:11:31Six fois, 36 heures.
00:11:33Voilà les libérations annoncées du terroriste du cerveau des attentats de 2015
00:11:41en raison de son transfert en Belgique.
00:11:43L'exécution de ces peines est régie par la législation belge
00:11:45de sorte que la peine de sûreté des deux tiers prononcées par la juridiction française n'est pas applicable.
00:11:51C'est déjà en soi un premier problème.
00:11:53Mais l'explication, l'autre explication avancée est encore plus surréaliste.
00:11:58Le risque de commission de nouvelles infractions graves dans le cadre des sorties
00:12:02paraît pouvoir être relativisé au regard de l'important travail de remise en question de Mohamed Bakali
00:12:09et à mener depuis de nombreux mois de son éloignement des idéologies radicales et violentes
00:12:15ainsi que de son attitude générale au sein de l'établissement.
00:12:19Vincent Roy, il y a des magistrats, il y a des magistrats qui ont gobé ces fadaises de M. Bakali
00:12:27qui après avoir été l'un des pires terroristes de l'histoire contemporaine,
00:12:32qui après avoir été le cerveau des attentats de 2015, nous dit maintenant
00:12:37mais je n'ai plus rien à voir avec tout ça.
00:12:38J'ai fait abstraction de mon passé.
00:12:40Je ne suis plus du tout un islamiste.
00:12:42Mais qui pour croire ça à part ces magistrats belges ?
00:12:45C'est insupportable.
00:12:46Ah ben c'est totalement insupportable.
00:12:48Alors il y a deux choses quand même dans cette affaire puisque M. Bakali est jugé en France.
00:12:55Il a été jugé.
00:12:56Il a été précisément arrêté en Belgique, jugé en Belgique pour les attentats du Thalys
00:13:03et extradé en France uniquement le temps du procès des attentats du 13 novembre.
00:13:08Sauf que la peine française, il la purge en Belgique.
00:13:10Oui.
00:13:12Déjà ça n'est pas sans poser un certain nombre de problèmes.
00:13:14C'est la loi.
00:13:14Oui, mais enfin ça n'est pas sans poser un certain nombre de problèmes.
00:13:19Puisque nous, par exemple, dans notre justice, dans l'application des peines françaises,
00:13:24ces sorties de 36 heures, ces six sorties de 36 heures n'existent pas.
00:13:28Non, mais c'est la loi belge.
00:13:28Comme ça elle l'autorise et ça aura lieu.
00:13:30Quoi qu'on en pense, ça aura lieu.
00:13:32Mais ce qui est effectivement hallucinant, c'est que des juges puissent encore aujourd'hui,
00:13:38alors qu'on sait ce que sont ces criminels totalement idéologisés,
00:13:44que des juges puissent encore penser qu'ils peuvent revenir à récipicence et quitter leur idéologie radicale.
00:13:52Mais non, mais c'est fou.
00:13:52C'est absolument effarant.
00:13:55Effarant de naïveté de la part du juge belge.
00:13:57J'emploie le mot de naïveté parce que je ne sais pas exactement lequel employé.
00:14:01Mais savoir que quelqu'un comme lui, c'est-à-dire l'un des cerveaux, un logisticien de ces attentats,
00:14:08puisse six fois 36 heures être en liberté me paraît absolument hallucinant.
00:14:15C'est-à-dire qu'effectivement, on aurait tendance à penser à une fake news.
00:14:18Alors, on va en savoir plus avec Claude Moniquet, notre spécialiste terrorisme et renseignement,
00:14:22qui est en direct avec nous.
00:14:24Parce que les choses pourraient être encore pires que celles énoncées à l'instant par Vincent Roy,
00:14:29cher Claude Moniquet, parce qu'il se dit, notamment dans la presse belge,
00:14:34que les permissions de sortie de Mohamed Bakali préfigurent en fait une sortie définitive
00:14:42en liberté conditionnelle sous bracelet électronique dans les prochains mois.
00:14:47Oui, Johan, tout à fait.
00:14:49Je voudrais, si vous le permettez, d'abord corriger une petite chose qui a été dite.
00:14:52Allez-y.
00:14:52Les deux procès qui concernent Bakali, celui du Thalys et celui du 13 novembre, bien sûr,
00:14:58ont tous les deux eu lieu à Paris, puisque l'effet du Thalys s'était produit sur le territoire français.
00:15:02Pour le Thalys, il a été condamné à 25 ans avec une peine de sûreté.
00:15:08Et donc, pour le 13 novembre, il a été condamné à 30 ans avec deux tiers de peine de sûreté.
00:15:14Et effectivement, il a bénéficié de ce qu'on appelle la clause du retour,
00:15:19qui permet en Europe à un détenu condamné dans un pays tiers d'être rapatrié dans son pays d'origine
00:15:25pour recurger sa peine.
00:15:26Et donc, c'est le droit belge qui s'applique.
00:15:27Et effectivement, en droit belge et dans la pratique,
00:15:30quand on commence à partir du tiers de la peine,
00:15:34quand on commence à attribuer des congés pénitentiaires à un détenu,
00:15:38c'est un premier pas, en fait, vers sa sortie.
00:15:42Alors, sa sortie ne sera pas immédiate.
00:15:44C'est une manière de voir s'il se comporte bien,
00:15:46s'il ne connaît pas de délit ou de crime,
00:15:49s'il revient au bout des 36 heures.
00:15:53Mais s'il respecte toutes ces conditions,
00:15:57effectivement, c'est le début de la voie de la libération en s'il concerne,
00:16:01une libération qui pourra intervenir dans les quelques années à venir,
00:16:05très rapidement, en fait.
00:16:06Donc, vous êtes en train de nous dire que l'un des cerveaux du Bataclan
00:16:10et des terrasses de Paris, qui est en prison depuis quoi ?
00:16:13En prison depuis dix ans ?
00:16:14Qui est en prison depuis dix ans,
00:16:16qui a été condamné à 30 ans,
00:16:18va sortir assez rapidement.
00:16:19Moi, j'ai lu qu'il pourrait sortir même d'ici un an.
00:16:23Un an, c'est peut-être un peu rapide,
00:16:25parce qu'il y a quand même ces six sorties.
00:16:28Elles peuvent se passer sur un an,
00:16:29mais disons, dans deux ou trois ans,
00:16:30il sera très probablement dehors.
00:16:33Alors maintenant, moi, je ne qualifierais pas
00:16:35Bacali de cerveau du 13 novembre.
00:16:38C'est comme ça que la presse l'a qualifié,
00:16:39lors du procès notamment ?
00:16:41Oui, mais c'est lui donner un rôle
00:16:43qui est un peu trop grand pour lui.
00:16:44Au moins, le logisticien.
00:16:45C'est le logisticien des attentats.
00:16:47Oui, tout à fait.
00:16:48C'est un des logisticiens, plus exactement.
00:16:50Dans l'affaire du Thalys, il a véhiculé Al-Kazani,
00:16:54le terroriste du Thalys.
00:16:56Et dans les attentats de Paris et de Bruxelles,
00:17:00d'ailleurs, il a loué des planques
00:17:02utilisées par les terroristes pour préparer les attentats.
00:17:05Et il a loué des véhicules.
00:17:06Donc, c'est un rôle important
00:17:07pour lequel il a été justement condamné.
00:17:11Voilà les faits.
00:17:12Il faut savoir aussi,
00:17:13M. Bacali, qui se présente aujourd'hui
00:17:15comme un repenti,
00:17:17quelqu'un qui a changé d'avis,
00:17:19en fait, était un ami d'enfance
00:17:21d'un des principaux organisateurs des attentats.
00:17:25Et lorsqu'il est arrêté,
00:17:27il y a dix ans et demi exactement,
00:17:28en novembre 2015,
00:17:32lorsqu'il est arrêté,
00:17:34il connaît l'adresse de planques
00:17:37qui sont encore utilisées
00:17:38par les survivants du commando,
00:17:40qui vont organiser les attentats de Bruxelles
00:17:43quatre mois plus tard.
00:17:44Ces plans vont être utilisés
00:17:47jusqu'à fin décembre,
00:17:48donc un mois et demi à deux mois
00:17:50après son arrestation.
00:17:51Et à aucun moment,
00:17:53il ne livrera cette information
00:17:55aux enquêteurs,
00:17:56permettant donc à ses camarades terroristes
00:17:59d'échapper à l'arrestation
00:18:00et puis de commettre plus tard
00:18:01les attentats de Bruxelles
00:18:02qui feront droit de sa mort.
00:18:03Donc, on est en face de quelqu'un
00:18:05qui a montré une constance
00:18:06dans son parcours terroriste
00:18:07depuis le premier attentat,
00:18:10celui du Thalys en août,
00:18:13le 21 août 2015,
00:18:15jusqu'à son arrestation
00:18:17quelques semaines
00:18:18après les attentats de Paris.
00:18:21C'est la question que j'allais vous poser,
00:18:23Claude Monique.
00:18:23Vous êtes un spécialiste, évidemment,
00:18:24de toutes ces questions,
00:18:25notamment liées au terrorisme.
00:18:27Est-ce que vous avez déjà vu
00:18:28un terroriste islamiste
00:18:30de ce calibre-là ?
00:18:32Enfin, on ne parle pas
00:18:32de n'importe qui quand même.
00:18:33Est-ce que vous avez déjà vu
00:18:34un terroriste islamiste
00:18:36renier ses convictions,
00:18:38renier ses idéologies
00:18:39et être capable de se réinsérer
00:18:41et d'avoir une vie
00:18:42tout à fait normale
00:18:42dans la société ?
00:18:43Est-ce qu'il n'est pas en train
00:18:45de duper les magistrats belges
00:18:47et de leur cacher son vrai visage ?
00:18:51C'est une question
00:18:52qu'on peut se poser
00:18:52tout à fait légitimement.
00:18:54Alors, la question, bien entendu,
00:18:55c'est de savoir
00:18:56si Kazani est réellement un islamiste
00:18:58ou s'il a agi par esprit.
00:19:00C'est un truant à la base,
00:19:01comme les autres organisateurs
00:19:03d'ailleurs, des attentats
00:19:05de Paris et de Bruxelles.
00:19:08Est-ce qu'il a agi
00:19:09par solidarité clanique
00:19:10et quasi familiale,
00:19:12par idéologie ?
00:19:13Ça n'est pas d'une clarté absolue.
00:19:14Mais je dirais
00:19:15que ce n'est pas le problème,
00:19:16fondamentalement.
00:19:17D'abord, pour répondre
00:19:17à votre question, non.
00:19:19Si c'est un islamiste,
00:19:20il est clair qu'il n'a pas changé
00:19:22d'idéologie.
00:19:22Mais fondamentalement,
00:19:24je dirais même
00:19:24que la question n'est pas la question.
00:19:25C'est qu'il a été condamné
00:19:27en France à 30 ans de prison.
00:19:29Il doit en exécuter 20.
00:19:31la législation européenne
00:19:33fait qu'il ne les exécutera
00:19:35manifestement pas
00:19:36et le scandale,
00:19:37il est là.
00:19:38Parce qu'effectivement,
00:19:39comme l'a rappelé
00:19:41la mère
00:19:42d'une des victimes
00:19:43du Bataclan,
00:19:46les morts sont morts,
00:19:47les blessés sont blessés,
00:19:48les traumatisés sont traumatisés
00:19:50et leur resteront à vie.
00:19:51Et lui,
00:19:52effectivement,
00:19:5310 ans et demi,
00:19:5410 ans et demi
00:19:55après les faits,
00:19:56peut bénéficier
00:19:58de sorties
00:20:00récréatives.
00:20:01Je sais que je choque
00:20:02en disant ça,
00:20:03mais c'est ça.
00:20:04Mais c'est le cas.
00:20:04Il faudra sortir de prison
00:20:05pour les détendre en liberté.
00:20:07Il aura
00:20:08à 6 fois
00:20:09durant 6 journées,
00:20:1136 heures exactement,
00:20:12la possibilité
00:20:13d'être en liberté
00:20:14et de faire absolument
00:20:14tout ce qu'il veut.
00:20:16Une dernière question,
00:20:17Claude Moniquet.
00:20:18Est-ce que cette décision
00:20:19a choqué la Belgique ?
00:20:20Est-ce qu'il y a
00:20:21beaucoup de responsables
00:20:22politiques belges
00:20:23pour s'élever
00:20:24contre cette décision
00:20:25de justice ?
00:20:26Eh bien,
00:20:28malheureusement,
00:20:29on est toujours,
00:20:31si j'étais cynique,
00:20:33je dirais qu'on n'est jamais
00:20:34déçu par la Belgique.
00:20:35Et une fois de plus,
00:20:37elle est à la hauteur
00:20:38de sa réputation
00:20:38d'être un cancer sécuritaire
00:20:41au sein de l'Europe.
00:20:43Moi,
00:20:43je n'ai rien vu.
00:20:44Je n'ai vu aucune
00:20:46personnalité politique
00:20:47monter au créneau
00:20:48en disant un scandale.
00:20:49Je n'ai pas vu
00:20:50de dénonciation.
00:20:51Et les
00:20:53nos confrères
00:20:54des journaux belges
00:20:55qui commentent ces faits,
00:20:57en fait,
00:20:57les commentent
00:20:57purement techniquement.
00:20:59Ils disent
00:20:59voilà l'État du droit français,
00:21:00voilà l'État du droit belge,
00:21:02voilà le cadre juridique européen.
00:21:04Donc,
00:21:05il sort
00:21:05et on peut en penser
00:21:06ce qu'on veut,
00:21:07mais c'est juridiquement normal.
00:21:09Ça se borne pour le moment à ça.
00:21:10On peut espérer,
00:21:12effectivement,
00:21:13dans les heures à venir,
00:21:14mais ce sera quand même
00:21:14un peu tard
00:21:15parce que ça a été annoncé hier,
00:21:17on peut espérer
00:21:17qu'il y ait un sursaut
00:21:18de dignité
00:21:19chez les politiques belges
00:21:21sur cette affaire.
00:21:22J'y crois assez moyennement,
00:21:23malheureusement.
00:21:24Et nous sommes d'accord
00:21:25pour dire que cette décision
00:21:26est définitive.
00:21:27Le parquet,
00:21:28le parquet belge,
00:21:29s'est opposé
00:21:30à cette décision,
00:21:31avait donné un avis
00:21:32défavorable.
00:21:33Le parquet n'a pas été suivi
00:21:34et le parquet n'a aucun moyen
00:21:36de faire appel.
00:21:36Donc,
00:21:37il sortira
00:21:38à six reprises
00:21:38durant 36 heures.
00:21:40Il n'y a plus de recours
00:21:40possible.
00:21:42Alors,
00:21:42moi,
00:21:42je ne suis pas juriste,
00:21:43mais effectivement,
00:21:44en l'État du droit,
00:21:46il n'y a pas
00:21:46de recours possible.
00:21:49même si demain,
00:21:50le président de la République
00:21:51prenait son téléphone,
00:21:52appelait le premier ministre belge
00:21:54et disait
00:21:54c'est un scandale,
00:21:55il faut arrêter ça,
00:21:56rien ne pourrait être fait.
00:21:57La décision judiciaire
00:21:58est définitive
00:21:59et sera appliquée
00:22:00et beaucoup plus grave.
00:22:02Je le répète,
00:22:03et vous l'avez déjà répété
00:22:04à raison,
00:22:06s'augure du fait
00:22:07qu'il entre
00:22:08avec ses libérations,
00:22:11pardon,
00:22:12Ses permissions.
00:22:13Ses libérations,
00:22:14pas provisoires,
00:22:16ses...
00:22:17Ses permissions de sortie.
00:22:18Ses permissions de sortie.
00:22:19Il rentre dans le processus
00:22:21de libération conditionnelle
00:22:23qui devrait intervenir
00:22:24maintenant assez rapidement.
00:22:26Il sera dehors
00:22:27avant 5 ans.
00:22:30Merci beaucoup,
00:22:31Claude Moniquet,
00:22:31d'avoir été avec nous
00:22:32et de nous éclairer
00:22:33sur cette information
00:22:35qui,
00:22:35on l'imagine,
00:22:36est en train
00:22:37de provoquer
00:22:38beaucoup de dégoût.
00:22:39Je pense que le mot
00:22:39n'est pas trop fort
00:22:40chez nos téléspectateurs.
00:22:42Merci d'avoir été
00:22:42avec nous en direct.
00:22:44Florian Gérard,
00:22:45merci.
00:22:45Je me tourne d'abord vers vous.
00:22:46Il y a beaucoup de choses
00:22:47à dire, naturellement.
00:22:48Cette libération
00:22:49qui est évidemment
00:22:50plus de choquante.
00:22:51Il faut se mettre
00:22:51à la place des victimes
00:22:52et nous avons été
00:22:53au début de cette émission
00:22:54en ligne avec Patricia
00:22:55qui a perdu sa fille
00:22:56qui n'a pas de mots
00:22:57assez durs
00:22:58pour expliquer
00:22:59ce qu'elle ressent.
00:23:00Il y a cela,
00:23:01il y a le fait évidemment
00:23:02qu'il n'aura pas purgé
00:23:03la moitié de sa peine,
00:23:05le fait qu'il puisse
00:23:06récidiver évidemment
00:23:08et le fait que
00:23:09les politiques
00:23:10ne disent pas un mot.
00:23:12En Belgique,
00:23:13personne ne s'est exprimé
00:23:15pour s'élever
00:23:15contre cela.
00:23:16En France,
00:23:17l'information est assez récente
00:23:18mais quand même,
00:23:19elle aurait dû susciter
00:23:20une indignation en général
00:23:21et je ne vois pour l'instant
00:23:23mais j'espère,
00:23:24j'ose espérer que ça arrivera,
00:23:25je ne vois personne
00:23:26s'indigner de cela.
00:23:28Oui, je pense que
00:23:29les Français s'indignent.
00:23:30Il ne faut pas s'étonner
00:23:31si...
00:23:32C'est un scandale absolu.
00:23:34Il y a de plus en plus
00:23:35de Français
00:23:36qui se disent
00:23:36qu'il faudrait peut-être
00:23:37rétablir la peine de mort
00:23:38pour les cas de terrorisme.
00:23:40Je veux dire,
00:23:41ce serait une conclusion logique.
00:23:43Ça a bien été dit,
00:23:44voilà,
00:23:45les victimes ne reviennent pas,
00:23:46peut-être que ce serait bien
00:23:47que les terroristes
00:23:47ne reviennent pas non plus.
00:23:48Donc ça,
00:23:49c'est peut-être quelque chose
00:23:50qui va arriver
00:23:51sur le débat public,
00:23:52je n'en sais rien.
00:23:53En tout cas,
00:23:54pratiquement ici,
00:23:54il y a quand même
00:23:55un certain nombre de choses
00:23:56qu'il faudrait changer.
00:23:57Premièrement,
00:23:58peut-être que pour les peines
00:23:58de terrorisme,
00:23:59les condamnations
00:24:00devraient s'accumuler.
00:24:01C'est-à-dire qu'ici,
00:24:02il y a une condamnation
00:24:02pour 25 ans,
00:24:03une autre pour 30 ans.
00:24:04Aux Etats-Unis,
00:24:05il aurait été condamné
00:24:06à 55 ans.
00:24:07Et donc effectivement,
00:24:07même si la Belgique
00:24:08avait fait purger qu'un tiers,
00:24:10il en aurait eu pour 20 ans.
00:24:12Et le dernier point,
00:24:13c'est vraiment au niveau européen
00:24:14parce que cette personne,
00:24:15donc il va être,
00:24:16là c'est la première étape
00:24:17quand on a un processus
00:24:18de libération conditionnelle,
00:24:20d'ici deux ans
00:24:20ou peut-être plus,
00:24:22il sera complètement libre,
00:24:23il reste citoyen belge.
00:24:24Ça veut dire
00:24:25qu'il peut venir en France
00:24:26de manière purement,
00:24:28voilà,
00:24:28il peut faire exactement
00:24:29ce qu'il veut.
00:24:30Et donc là,
00:24:30il y a peut-être un moment aussi
00:24:31où il faut,
00:24:31nous qu'on se dise,
00:24:32il faut pouvoir suspendre
00:24:33la citoyenneté européenne
00:24:34pour que quelqu'un comme ça
00:24:36ne puisse plus revenir
00:24:36sur notre territoire.
00:24:37Madi Saïdi,
00:24:39je vous donne la parole
00:24:40dans un instant
00:24:40puisqu'on va évoquer à nouveau
00:24:42dans la seconde partie
00:24:43de cette émission
00:24:45cette annonce
00:24:46puisqu'évidemment,
00:24:47il y a encore
00:24:47beaucoup de choses à dire.
00:24:48On évoquera également
00:24:49les annonces de Sébastien Lecoronu
00:24:50pour le pouvoir d'achat
00:24:51des Français.
00:24:52Mais nous revenons
00:24:53donc dans un instant
00:24:54sur cette information.
00:24:56Restez avec nous.
00:24:56A tout de suite
00:24:57en direct sur CNews.
00:25:01De retour en direct
00:25:02sur CNews.
00:25:03La suite de nos débats
00:25:04dans un instant
00:25:05concernant la libération
00:25:06de Mohamed Bakali,
00:25:08l'un des cerveaux,
00:25:09en tout cas l'un des logisticiens
00:25:10des attentats
00:25:12de novembre 2015
00:25:14à Paris.
00:25:14Il va regoutter
00:25:15à la liberté
00:25:16durant quelques jours
00:25:17la justice belge.
00:25:18On a décidé ainsi,
00:25:19ce sera juste après
00:25:20l'essentiel de l'actualité.
00:25:21Bonsoir Adrien Fontenot.
00:25:26Bonsoir Johan,
00:25:26bonsoir à tous.
00:25:27Le Conseil constitutionnel
00:25:28censure la suppression
00:25:30des zones à faible émission.
00:25:31Les ZFE,
00:25:32combat environnemental
00:25:33du premier quinquennat
00:25:34d'Emmanuel Macron.
00:25:35Ces zones,
00:25:35initiées en 2019
00:25:36et étendues en 2021,
00:25:37interdisent certains véhicules
00:25:39en fonction des vignettes critères.
00:25:41Objectif limité,
00:25:41les émissions de particules fines
00:25:43responsables de maladies
00:25:44respiratoires et de décès.
00:25:45Avec cette décision,
00:25:4643 ZFE
00:25:47vont donc s'appliquer de nouveau.
00:25:49Au Portugal,
00:25:50deux jeunes garçons français
00:25:51de 4 et 5 ans
00:25:51ont été retrouvés
00:25:52seuls au bord d'une route.
00:25:53Leur mère,
00:25:54une femme de 41 ans
00:25:55et son compagnon arrêtés
00:25:56quelques heures plus tard.
00:25:57Ils sont soupçonnés
00:25:58de faits de maltraitance,
00:25:59de mise en danger
00:26:00et d'abandon.
00:26:01Le parquet de Colmar,
00:26:02d'où est originaire la mer,
00:26:03a indiqué avoir ouvert
00:26:04une information judiciaire.
00:26:07Revirement judiciaire
00:26:08dans l'affaire du vol
00:26:09Rio-Paris.
00:26:10La cour d'appel de Paris
00:26:10a déclaré Air France
00:26:11et Airbus coupables
00:26:12d'homicides involontaires.
00:26:14La compagnie aérienne
00:26:15et le constructeur
00:26:15ont été condamnés
00:26:16à la peine maximale
00:26:17de 225 000 euros d'amende.
00:26:19Air France annonce
00:26:20ce pourvoir en cassation.
00:26:21Le crash de ce vol en 2009
00:26:23avait coûté la vie
00:26:23à 228 personnes,
00:26:25l'accident le plus meurtrier
00:26:26de l'aviation française.
00:26:28À l'Elysée,
00:26:2925e anniversaire de la loi
00:26:30qui reconnaît la traite
00:26:31et l'esclavage
00:26:32comme crime contre l'humanité,
00:26:33Emmanuel Macron
00:26:34a soutenu
00:26:35l'abrogation symbolique
00:26:36du code noir.
00:26:36Ce nom donné
00:26:37a un ensemble de textes royaux
00:26:38du XVIIe et XVIIIe siècles
00:26:40qui régissaient l'esclavage
00:26:41et qui n'avait jamais
00:26:42formellement été abrogé.
00:26:43Le maintien de ces textes
00:26:44même sans effet juridique
00:26:47constituait, je cite,
00:26:47une faute, une trahison
00:26:49de ce qu'est la République
00:26:49selon le chef de l'État.
00:26:51Et puis cette image,
00:26:52pour finir,
00:26:52une partie de la tour Eiffel
00:26:53rachetée par un collectionneur français,
00:26:55un tronçon de l'escalier d'origine.
00:26:57Pour être précis,
00:26:58il avait été coupé
00:26:58en 24 morceaux en 1983
00:27:01lors de l'installation
00:27:02d'un ascenseur
00:27:03entre les deux derniers étages
00:27:04de la Dame de Fer.
00:27:05La prix de vente
00:27:05pour celui du jour,
00:27:06plus de 450 000 euros tout de même.
00:27:08Merci beaucoup Adrien.
00:27:09On va revenir sur
00:27:10les justifications
00:27:11de la justice belge
00:27:13pour remettre en liberté
00:27:15durant plusieurs jours
00:27:17Mohamed Bakali.
00:27:19Voilà ce que dit
00:27:20la justice belge.
00:27:21Le risque de commission
00:27:22de nouvelles infractions graves
00:27:23dans le cadre des sorties
00:27:24paraît pouvoir être relativisé
00:27:26au regard de l'important travail
00:27:28de remise en question
00:27:29que Mohamed Bakali
00:27:30a mené depuis de nombreux mois
00:27:32de son éloignement
00:27:33des idéologies radicales
00:27:35et violentes
00:27:35ainsi que de son attitude générale
00:27:38au sein de l'établissement.
00:27:40Ses nombreuses démarches
00:27:41dans le cadre
00:27:42de la restauration du lien
00:27:43avec les victimes
00:27:45qu'il rencontre
00:27:46traduisent également
00:27:47une volonté
00:27:48de restauration du lien
00:27:50avec la société en général.
00:27:52Non mais je vous assure,
00:27:52il faut le lire
00:27:53et le voir
00:27:54ou l'entendre
00:27:54pour le croire.
00:27:56Mais Madi Saidi,
00:27:58moi ce que je me dis
00:27:58au-delà de la peine immense
00:28:00évidemment des familles
00:28:01de victimes
00:28:02au-delà de l'insulte,
00:28:04du crachat
00:28:04qui est fait
00:28:06sur les personnes
00:28:06qui sont décédées
00:28:07ces jours-là,
00:28:08moi je me dis
00:28:09qu'il y a des juges
00:28:10qui mettent directement
00:28:11en danger la population,
00:28:12c'est tout.
00:28:13Mais vous avez tout à fait raison,
00:28:14même à la lecture
00:28:15de ce que vous lisez
00:28:16c'est insupportable
00:28:17d'entendre les motifs.
00:28:19Comment est-ce que
00:28:20la justice peut croire,
00:28:21d'ailleurs il est récidiviste,
00:28:22il l'avait déjà fait une fois,
00:28:24il l'a fait une deuxième fois,
00:28:24il fera certainement
00:28:25une troisième fois.
00:28:26Comment est-ce que
00:28:26la justice peut croire
00:28:28qu'aujourd'hui
00:28:29il se serait débarrassé
00:28:30de ses idées ?
00:28:30Oui, il se serait débarrassé
00:28:31de tout ce qu'il fait.
00:28:32Moi j'ai bien l'impression
00:28:33que M. Bakali
00:28:35est même plus intelligent
00:28:36que la justice
00:28:36dans le sens
00:28:37où il est assez malin
00:28:39pour leur faire croire
00:28:40qu'il aurait changé.
00:28:42C'est un récidiviste
00:28:42et c'est très grave.
00:28:43C'est une vraie insulte
00:28:44qui est faite
00:28:44non seulement aux victimes
00:28:46mais aussi de manière globale.
00:28:48Nous on a payé
00:28:49un tribut plus cher
00:28:50que chez eux.
00:28:50Mais c'est très grave.
00:28:51Moi je n'arrive pas
00:28:52à comprendre
00:28:53comment on peut être
00:28:53aussi naïf
00:28:54et penser que cette personne
00:28:56serait en voie
00:28:57de rédemption
00:28:58parce qu'elle rencontre
00:28:59des victimes,
00:29:00qu'il va changer.
00:29:00Il ne changera jamais.
00:29:02Je pense qu'il faut accepter
00:29:02qu'il ne changera jamais
00:29:03et cette décision
00:29:04est une honte.
00:29:06Je ne comprends pas
00:29:06comment on peut
00:29:07tenir une telle décision
00:29:08quand on sait
00:29:09ce que ces gens ont fait.
00:29:10Ils ont détruit
00:29:10des familles entières.
00:29:11Alors lui évidemment
00:29:12il pourra sortir.
00:29:12Et ils en sont fiers
00:29:13et ils le revendiquent
00:29:14encore aujourd'hui.
00:29:15Lui évidemment
00:29:16il pourra sortir,
00:29:17il pourra avoir
00:29:18ses permissions
00:29:19dans 2-3 ans.
00:29:19Il sera peut-être
00:29:20même en France ici
00:29:21et peut-être
00:29:21qu'il réorganisera
00:29:23un autre attentat.
00:29:24Mais c'est un scandale
00:29:24sans nom.
00:29:25Moi je ne comprends pas
00:29:25comment les juges
00:29:26peuvent faire preuve
00:29:26d'autant de naïveté
00:29:28ou alors ils sont
00:29:29complètement hors sol.
00:29:29Ce n'est pas possible.
00:29:31Écoutez bien
00:29:31ce que je vous dis.
00:29:32Moi je suis persuadé
00:29:33qu'un jour
00:29:34Salah Abdeslam
00:29:35sortira de prison.
00:29:36Alors dans 20 ans
00:29:37peut-être dans 25 ans
00:29:38quand il aura fait
00:29:3930 ou 35 ans de prison
00:29:40je suis persuadé
00:29:41qu'il sortira de prison
00:29:42parce que certains
00:29:43le demanderont.
00:29:44Vous savez
00:29:44les héritiers
00:29:46de certains députés
00:29:48à l'EFI aujourd'hui
00:29:48qui sont allés
00:29:49en prison
00:29:50voir Georges Ibrahim Abdallah
00:29:52terroriste lui aussi
00:29:53qui a été libéré
00:29:54ils feront la même chose
00:29:55dans 20 ans
00:29:56pour Salah Abdeslam
00:29:57j'en suis absolument persuadé
00:29:58Vincent Roy.
00:29:59Non mais
00:30:00la chose qui est étonnante
00:30:01et qu'on a beaucoup
00:30:02de mal à comprendre
00:30:03c'est qu'il est condamné
00:30:04à 30 ans en France.
00:30:06Il va purger sa peine
00:30:07en Belgique
00:30:08où la loi ne s'applique pas
00:30:09de la même façon.
00:30:10Il a mis indirectement
00:30:12en tant que logisticien
00:30:14il a tué
00:30:15il a fait tuer
00:30:18132 personnes
00:30:19il a fait 10 ans
00:30:20simplement
00:30:21de prison
00:30:22ou 10 ans et demi
00:30:23de prison en Belgique
00:30:24il dit
00:30:24je ne suis plus radicalisé
00:30:26et il s'est bien tenu
00:30:28sur les 10 années
00:30:30de prison
00:30:30qu'il a faites
00:30:31et on lui dit
00:30:31bah écoutez
00:30:32comme vous êtes bien tenu
00:30:33et on vous croit sur parole
00:30:34vous n'êtes plus radicalisé
00:30:36etc.
00:30:36vous avez prouvé
00:30:37que vous ne l'étiez plus
00:30:38et bien
00:30:39vous pouvez sortir.
00:30:40C'est hallucinant.
00:30:42Florian Gérard-Mercier
00:30:43ce qu'on constate
00:30:44avec cette décision
00:30:45c'est qu'au niveau européen
00:30:46en tout cas
00:30:47nous ne sommes pas en guerre
00:30:48contre le terrorisme islamiste
00:30:50nous ne sommes pas en guerre
00:30:51contre l'islamisme
00:30:51ça n'est pas vrai
00:30:52parce que si nous l'étions
00:30:53cette décision
00:30:55n'aurait évidemment
00:30:56évidemment
00:30:56jamais été rendue.
00:30:58C'est sûr que la Belgique
00:30:59n'est pas en guerre
00:31:00contre l'islamisme
00:31:02Claude Moniquet
00:31:02tout à l'heure disait
00:31:03c'est un cancer sécuritaire
00:31:04Mais la Belgique
00:31:05c'est l'Europe
00:31:05et les décisions
00:31:06prises en Belgique
00:31:06elles vont concerner
00:31:07l'ensemble des pays
00:31:08au moins de l'espace Schengen.
00:31:09pour ce qui concerne les Belges
00:31:11effectivement
00:31:11incarcérés en Belgique
00:31:13c'est exactement ce que vous dites
00:31:14et c'est pour ça que
00:31:17je pense qu'il faut vraiment
00:31:18se poser la question
00:31:18parce que
00:31:18qu'est-ce qui permet
00:31:19justement la libre circulation
00:31:21des personnes
00:31:21et notamment des citoyens européens
00:31:24au sein de l'espace Schengen
00:31:25c'est justement
00:31:28la citoyenneté européenne
00:31:29donc que cette personne
00:31:31dès qu'elle va être libérée
00:31:32en fait
00:31:32dans deux ans
00:31:33quelque chose comme ça
00:31:33il pourra revenir
00:31:34habiter en France
00:31:36louer des appartements
00:31:37et faire exactement
00:31:38tout ce qu'il a pu faire
00:31:39avant les attentats de 2015
00:31:42donc il est impératif
00:31:43qu'en tout cas
00:31:44cette personne
00:31:45ne puisse plus revenir
00:31:46sur le territoire français.
00:31:47Voilà ce que nous pouvions dire
00:31:48concernant les permissions
00:31:49de sortie
00:31:50accordées en Belgique
00:31:51à Mohamed Bakali
00:31:53l'un des cerveaux
00:31:54des attentats
00:31:54de novembre 2015
00:31:56132 morts en France
00:31:58il est autorisé
00:31:59à quitter
00:32:00à six reprises
00:32:01durant 36 heures
00:32:02la prison
00:32:02dans laquelle
00:32:02il est incarcéré
00:32:04c'est un processus
00:32:05de réinsertion
00:32:05et de libération conditionnelle
00:32:07qui s'amorce
00:32:08et nous serons évidemment
00:32:09amenés à en reparler
00:32:11sur CNews.
00:32:12Pascal Delima
00:32:13nous a rejoint
00:32:14bonsoir Pascal
00:32:14vous êtes économiste
00:32:16et vous êtes avec nous
00:32:17pour évoquer les annonces
00:32:18aujourd'hui
00:32:19de Sébastien Lecornu
00:32:20710 millions d'euros
00:32:21d'aides nouvelles
00:32:22face à la crise
00:32:24la guerre
00:32:25sous une forme
00:32:26ou une autre
00:32:27va durer
00:32:27c'est ce qu'annonce
00:32:28là aussi
00:32:29le Premier ministre
00:32:30qui a dit
00:32:31avoir une seule préoccupation
00:32:33continuer à faire tourner
00:32:34le pays
00:32:35c'était lors d'une conférence
00:32:36de presse
00:32:37tenue cet après-midi
00:32:38elle nous est résumée
00:32:39par Félix Pérolas
00:32:41Elles étaient attendues
00:32:43depuis plusieurs semaines
00:32:44les aides sur les carburants
00:32:46sont élargies
00:32:47à de nouveaux secteurs
00:32:48si vous êtes agriculteur
00:32:50transporteur
00:32:51pêcheur
00:32:52ou artisan
00:32:53dans le BTP
00:32:54les aides déjà instaurées
00:32:56sont reconduites
00:32:57jusqu'à fin août
00:32:58dans le détail
00:32:59l'aide peut atteindre
00:33:0135 centimes par litre
00:33:03pour les pêcheurs
00:33:0315 centimes
00:33:05pour les agriculteurs
00:33:06et l'équivalent
00:33:07de 20 centimes
00:33:08pour les transporteurs
00:33:09et certaines entreprises
00:33:11du bâtiment
00:33:12si vous êtes taxi
00:33:13vous êtes concerné
00:33:14par une nouvelle aide
00:33:15pour passer
00:33:17à la voiture électrique
00:33:18cette mesure
00:33:19entrera en vigueur
00:33:20à partir du 1er octobre
00:33:22autre annonce
00:33:23l'aide carburant
00:33:25pour les gros rouleurs
00:33:26est prolongée
00:33:26de 3 mois
00:33:27à compter
00:33:28du 1er juin
00:33:28son montant
00:33:29passe de 50 à 100 euros
00:33:31certains fonctionnaires
00:33:33pourront également
00:33:34en bénéficier
00:33:35notamment les AESH
00:33:37et les professeurs
00:33:38remplaçants
00:33:39l'aide représente
00:33:40environ 20 centimes
00:33:41par litre
00:33:42soit près de 200 euros
00:33:44par an
00:33:44pour 10 000 kilomètres
00:33:46parcourus
00:33:47enfin
00:33:47la prime carburant
00:33:49versée par les employeurs
00:33:50est doublée
00:33:51passant de 300 à 600 euros
00:33:53avec des conditions
00:33:55d'attribution assouplies
00:33:56coût total
00:33:57de ces nouvelles mesures
00:33:58710 millions d'euros
00:34:01alors Pascal Delima
00:34:02le premier ministre
00:34:03qui dit avoir
00:34:04une seule préoccupation
00:34:05donc continuer
00:34:05avec ces nouvelles aides
00:34:07continuer à faire tourner
00:34:08le pays
00:34:08est-ce que c'est le cas
00:34:09est-ce que ces aides
00:34:10sont suffisantes
00:34:11suffisamment ciblées
00:34:12pour que le pays
00:34:13continue à tourner
00:34:15en tout cas
00:34:15on a déjà une mesure
00:34:17comme vous l'avez dit
00:34:17très ciblée
00:34:18donc l'objectif évidemment
00:34:19c'est de ne pas généraliser
00:34:20ces mesures
00:34:21pour que le déficit public
00:34:22n'augmente pas trop
00:34:23et donc on essaye
00:34:24de faire un peu
00:34:25de court-termisme
00:34:26sur 1, 2, 3 mois
00:34:27pour limiter l'impact
00:34:29sur le déficit
00:34:30et donc pour cibler
00:34:31des populations
00:34:31en particulier
00:34:32qui sont très dépendantes
00:34:33de leurs véhicules
00:34:34des transports
00:34:36mais en tout cas
00:34:37ce qui est sûr
00:34:38c'est que nous avons créé
00:34:40des dépendances critiques
00:34:42considérables
00:34:43dans le cadre
00:34:43de la mondialisation
00:34:44qu'on dépend beaucoup
00:34:45du pétrole aujourd'hui
00:34:46qu'évidemment
00:34:47nous avons besoin
00:34:48d'électrifier
00:34:49l'économie
00:34:50de plus en plus
00:34:51pour passer à autre chose
00:34:52que les énergies fossiles
00:34:53et c'est pour ça
00:34:54qu'il y a des mesures
00:34:55qui favorisent
00:34:56l'utilisation
00:34:56de véhicules électriques
00:34:57et l'achat
00:34:58de véhicules électriques
00:34:59mais évidemment
00:34:59que l'électrification
00:35:01d'un pays
00:35:02ça prend 10, 15 ans
00:35:0320, 30 ans
00:35:03et donc il faut agir
00:35:04tout de suite
00:35:05ce sont des mesures ciblées
00:35:06on ne va pas les critiquer
00:35:07parce qu'elles existent
00:35:09elles ont le mérite d'exister
00:35:10mais en fin de coup
00:35:11il ne faut quand même
00:35:11rien sur les taxes
00:35:12rien sur les impôts
00:35:13rien sur la baisse
00:35:14de la fiscalité
00:35:15rien sur la vision stratégique
00:35:18je dirais
00:35:18de l'Europe de l'énergie
00:35:19et puis peut-être
00:35:21reparler aussi
00:35:21de notre avantage comparatif
00:35:22qui est le nucléaire
00:35:23et de s'appuyer là-dessus
00:35:25pour faire de la communication stratégique
00:35:26mais est-ce que pour l'économie
00:35:28soit moins impactée
00:35:30pour qu'on s'éloigne
00:35:31d'une récession
00:35:32pour que le pays
00:35:33continue à tourner
00:35:34pour reprendre l'expression
00:35:35du Premier ministre
00:35:35est-ce qu'il aurait fallu
00:35:37baisser les taxes
00:35:38faire une baisse générale
00:35:39de taxes
00:35:39sur les carburants ?
00:35:40Moi je pense qu'aujourd'hui
00:35:41on a besoin de libérer
00:35:42les entreprises
00:35:43on a besoin de libérer
00:35:44la consommation
00:35:44la consommation
00:35:45c'est 50% du PIB
00:35:47les investissements
00:35:47c'est 25%
00:35:48et donc il faut moins d'impôts
00:35:50il faut jouer sur les impôts
00:35:52on a dépassé
00:35:53le seuil optimal
00:35:54d'imposition
00:35:55qui permet de dire
00:35:56que c'est efficace
00:35:58pour la dépense publique
00:35:59on est bien au-delà
00:36:00aujourd'hui
00:36:01trop d'impôts
00:36:02tu l'imposes
00:36:02c'est très connu en économie
00:36:03mais on a déjà dépassé
00:36:05le seuil des 45%
00:36:06donc il faut baisser les impôts
00:36:08pour relancer la consommation
00:36:09évidemment que la fiscalité
00:36:11sur en particulier
00:36:12les produits pétroliers
00:36:13et l'AXIS
00:36:15et la TCIPE
00:36:16est aveniment essentielle
00:36:17on n'en parle pas
00:36:18c'est vraiment dommage
00:36:19et surtout
00:36:20moi je trouve que
00:36:21il y a quand même un aveu
00:36:23c'est une reconduction
00:36:25de mesures
00:36:25qui existait déjà
00:36:26il y a un aveu aussi
00:36:27sur la réalité
00:36:28de l'inflation
00:36:29qui est en train de venir
00:36:30c'est-à-dire que quelque part
00:36:32on parlait d'inflation
00:36:32conjoncturelle ici même
00:36:34on disait
00:36:34c'est ce que disaient les économistes
00:36:36on est dans une inflation
00:36:37conjoncturelle
00:36:37c'est temporaire etc
00:36:39et là on va encore
00:36:39sur trois mois de plus
00:36:40ça veut dire quoi ?
00:36:41ça veut dire que les français
00:36:42vont prendre encore
00:36:43trois mois d'inflation
00:36:44oui il y a quand même une question
00:36:45donc on accepte
00:36:46qu'en réalité
00:36:47l'inflation est en train
00:36:48de devenir structurelle
00:36:49qu'elle irrigue
00:36:50toutes les filières
00:36:50de l'économie
00:36:51et que par conséquent
00:36:53il va falloir très très vite
00:36:54passer à des alternatifs
00:36:55le nucléaire
00:36:55l'électricité
00:36:56mais ça prend du temps
00:36:57moi je suis un tout petit peu inquiet
00:36:59est-ce que je dis vrai
00:37:00si je dis que
00:37:01la banque centrale européenne
00:37:02normalement travaille
00:37:03à des scénarios d'inflation
00:37:04qui tourneraient autour
00:37:05de 4 à 5%
00:37:06d'ici la fin de l'année
00:37:07oui tout à fait
00:37:08et c'est vrai
00:37:10je pense que c'est crédit
00:37:124 à 5% d'inflation
00:37:13c'est colossal
00:37:14c'est colossal
00:37:15c'est colossal
00:37:15maintenant
00:37:17est-ce qu'on est dans un scénario
00:37:19de récession
00:37:20aujourd'hui
00:37:21je parle aujourd'hui
00:37:22on va en dire un mot
00:37:24le 21 mai
00:37:24bon
00:37:25pas encore
00:37:26mais ce qui est sûr
00:37:27c'est que ce niveau d'inflation
00:37:28nous fait penser quand même
00:37:29à la situation
00:37:31catastrophique
00:37:32des années 70
00:37:32avec les crises pétrolières
00:37:34écoutez
00:37:34Pierre Chasserey
00:37:35qui est le secrétaire
00:37:36délégué général
00:37:37de l'association
00:37:3740 millions d'automobilistes
00:37:39qui nous dit
00:37:40le mécontentement
00:37:41qui est le sien
00:37:42après l'annonce
00:37:43du gouvernement
00:37:44et sa décision
00:37:44de ne pas baisser
00:37:45les taxes sur les carburants
00:37:47abaisser la fiscalité
00:37:49sur les carburants
00:37:49ce n'est pas perdre de l'argent
00:37:51c'est faire vivre
00:37:52l'économie nationale
00:37:53au contraire
00:37:54en créant de la croissance
00:37:56en créant de la consommation
00:37:57tant qu'on va continuer
00:37:59tête baissée
00:38:00comme ça
00:38:00à répéter
00:38:01les mêmes sempiternels
00:38:02messages stupides
00:38:03du
00:38:04la France n'a pas les moyens
00:38:05de baisser les taxes
00:38:06on perdra
00:38:08de l'argent
00:38:08ne pas baisser les taxes
00:38:10c'est mettre un frein
00:38:11à l'économie
00:38:12mettre un frein
00:38:13à la consommation
00:38:13je rappelle
00:38:14un point de PIB
00:38:15c'est ce qu'on a perdu
00:38:17un point de PIB
00:38:17pour l'instant
00:38:18c'est 30 milliards
00:38:20d'euros
00:38:20par an
00:38:21voilà ce que coûte
00:38:22l'inaction
00:38:23du gouvernement
00:38:24aujourd'hui
00:38:25sur la baisse
00:38:26de la fiscalité
00:38:27des carburants
00:38:27qui n'arrive toujours pas
00:38:28Pascal Delima
00:38:30est-ce que Pierre Chasserey
00:38:31est-il vrai ?
00:38:31moi je crois que oui
00:38:32je crois qu'aujourd'hui
00:38:34on a plein de raisons
00:38:35qui prouvent
00:38:35qu'on a trop d'impôts
00:38:36donc le gouvernement
00:38:37est en train
00:38:38selon vous
00:38:38de faire une erreur
00:38:39qui pourrait coûter
00:38:40des dizaines de milliards
00:38:41d'euros à la France
00:38:42oui
00:38:42parce qu'aujourd'hui
00:38:43il faut définitivement
00:38:44prendre des mesures
00:38:45plus durables
00:38:46c'est pas uniquement
00:38:47sur trois mois
00:38:47des populations ciblées
00:38:49d'ailleurs on peut
00:38:49très bien combiner
00:38:50des mesures ciblées
00:38:51un peu plus faibles
00:38:52avec une baisse
00:38:53très durable
00:38:54de la fiscalité
00:38:55c'est pas du tout
00:38:56incompatible
00:38:56donc ce que vous nous dites
00:38:57pour résumer
00:38:58c'est que pour faire
00:38:59des économies aujourd'hui
00:39:00la facture qui arrivera
00:39:02demain
00:39:02et demain ça va arriver
00:39:03très vite
00:39:04la facture qui arrivera
00:39:05demain sera très très
00:39:06chère à payer
00:39:07oui tout à fait
00:39:08elle sera chère à payer
00:39:09il y aura des impacts
00:39:09sur le PIB aussi
00:39:10vous savez que les prévisions
00:39:12de croissance sont maintenant
00:39:12à 0% sur le prochain trimestre
00:39:14ce sont des chiffres officiels
00:39:16alors que
00:39:16la croissance était déjà
00:39:17à 0% au premier trimestre
00:39:18tout à fait
00:39:19donc si on arrive
00:39:20à moins 0,1
00:39:21et moins 0,1
00:39:22sur les deux trimestres suivants
00:39:23on est en récession
00:39:24donc on a déjà la preuve
00:39:26par A plus B
00:39:26que les mesures actuelles
00:39:29ne sont pas suffisantes
00:39:30pour redresser l'économie
00:39:31donc il y a un risque
00:39:32de récession réel
00:39:33pour le pays
00:39:33d'ici la fin de l'année
00:39:34oui
00:39:34moi je trouve que oui
00:39:35il faudrait
00:39:36confirmer
00:39:37ces deux chiffres
00:39:38négatifs
00:39:39de croissance
00:39:40et puis il faudrait
00:39:41que l'inflation
00:39:42soit confirmée
00:39:42aux alentours
00:39:43de 5-6%
00:39:44ce qui est très élevé
00:39:44pour qu'on ait
00:39:45un vrai scénario
00:39:46de stagflation
00:39:47et là pour le coup
00:39:49c'est quand même
00:39:49inquiétant
00:39:50parce que
00:39:50la France aurait dû
00:39:52justement être leader
00:39:53sur ces nouvelles stratégies
00:39:54d'électrification
00:39:55dont on nous parle tout le temps
00:39:56devrait être leader
00:39:57en matière de politique économique
00:39:59et c'est l'Espagne
00:40:00qui donne l'exemple
00:40:00en baissant la TVA
00:40:01et c'est d'autres pays européens
00:40:02qui donnent l'exemple
00:40:03en baissant la fiscalité
00:40:04et qui eux retrouvent
00:40:05pour le coup
00:40:06un peu de croissance
00:40:06comme l'Italie
00:40:07vous voyez on est vraiment
00:40:08on vit un monde
00:40:08tout à fait étrange
00:40:09on va écouter
00:40:10Gérard Larcher
00:40:11le président du Sénat
00:40:12qui s'exprimait ce matin
00:40:13qui lui aussi
00:40:14se confie
00:40:15sur sa crainte
00:40:15de voir
00:40:16la récession
00:40:17gagner la France
00:40:19nous n'avons aucune marge
00:40:21de manœuvre budgétaire
00:40:23je suis inquiet
00:40:24parce que
00:40:25cette réalité financière
00:40:26vous savez
00:40:27un pays
00:40:28qui a 3400 milliards
00:40:29de dettes
00:40:30qui va consacrer
00:40:31cette année
00:40:32plus de 60 milliards
00:40:34j'allais dire
00:40:34à la charge de la dette
00:40:36alors qu'il y a 3 ans
00:40:37c'était moins de 40 milliards
00:40:39vous voyez bien
00:40:40que nous consacrons
00:40:41à la dette
00:40:41l'essentiel
00:40:42de ce qui pourrait être
00:40:43la marge d'adaptation
00:40:44parce que
00:40:45nous ne sommes pas
00:40:46sans doute
00:40:47au bout de nos difficultés
00:40:48la récession
00:40:49n'est pas une impossibilité
00:40:53moi j'ai le sentiment
00:40:54que le gouvernement
00:40:55soit ne prend pas
00:40:56conscience
00:40:56de la situation
00:40:57ce qui me paraît
00:40:58quand même assez improbable
00:40:59parce qu'ils ont évidemment
00:41:00tous les chiffres
00:41:00toutes les données
00:41:02en leur position
00:41:03soit considère
00:41:04qu'ils vont refiler
00:41:05la patate chaude
00:41:06à celui qui arrivera
00:41:06à l'Elysée
00:41:07en 2027
00:41:08et pour l'instant
00:41:09ils sont dans la gestion
00:41:10du quotidien
00:41:11on gère les affaires courantes
00:41:12on ne prend pas trop de risques
00:41:14mais on ne fait pas grand chose
00:41:16écoutez
00:41:16parce qu'il n'y a pas
00:41:17de marge de manœuvre budgétaire
00:41:18il faut le dire aussi
00:41:19mais en tout cas
00:41:20j'ai l'impression
00:41:20que la situation
00:41:21est celle-là
00:41:21écoutez
00:41:22monsieur Lecornu
00:41:22m'a expliqué
00:41:23il n'y a pas longtemps
00:41:23qu'il n'y avait pas d'argent
00:41:25vous l'avez entendu
00:41:25comme moi
00:41:26il n'y a pas d'argent
00:41:27donc on ne peut pas
00:41:28il faut en trouver
00:41:29on en trouve
00:41:29ça dépend pourquoi
00:41:30il n'y a pas d'argent
00:41:30permettez-moi
00:41:31quand on veut en trouver
00:41:32on en trouve
00:41:33et j'allais vous dire
00:41:34que pour l'Ukraine
00:41:34il y en a
00:41:36c'est 17 milliards
00:41:38je crois
00:41:38pour l'Ukraine
00:41:39pour l'immigration
00:41:41donc il y a quand même
00:41:42de l'argent
00:41:43il y a certains endroits
00:41:44où on ne veut pas
00:41:45mettre cet argent
00:41:46et il y a des tas
00:41:48de niches
00:41:48sur lesquelles
00:41:49on ne veut pas faire
00:41:50d'économie
00:41:50ça pose quand même
00:41:51ça n'est pas
00:41:53sans poser problème
00:41:54et le fait
00:41:55qu'on ne veuille pas
00:41:56comme l'a fait l'Espagne
00:41:57toucher par exemple
00:41:58aux taxes
00:41:58et quand même
00:42:00on dit quand même
00:42:01long sur la manière
00:42:02qu'ont nos dirigeants
00:42:02de se comporter
00:42:03tout à l'heure
00:42:04je vous entendais dire
00:42:05c'est une mesure
00:42:05qui va durer 3 mois
00:42:07etc
00:42:07c'est une mesure
00:42:09très temporaire
00:42:09temporaire
00:42:10mais on ne fait plus
00:42:11que de la politique
00:42:11comme ça
00:42:12on ne prévoit plus rien
00:42:14philosophiquement
00:42:14on en est là
00:42:15nos politiques
00:42:16ne sont pas
00:42:17à la hauteur
00:42:18on fait de la politique
00:42:19à la petite semaine
00:42:20on dit
00:42:22diriger c'est prévoir
00:42:23on ne prévoit
00:42:24plus rien
00:42:25on n'a plus de vision
00:42:26à long terme
00:42:27et c'est un problème
00:42:29qui est un problème
00:42:31de philosophie politique
00:42:32on n'a plus rien derrière
00:42:33on a des politiques
00:42:35au petit pied
00:42:37Florian Gérard Mercier
00:42:38oui
00:42:39je ne peux être
00:42:41qu'être d'accord
00:42:41avec ce qui vient
00:42:42d'être dit
00:42:42il faut rappeler
00:42:43des choses toutes simples
00:42:44aujourd'hui
00:42:45à la pompe
00:42:46en Italie
00:42:46le prix
00:42:47il est aux alentours
00:42:48de 1,72
00:42:481,75
00:42:491,50 en Espagne
00:42:50voilà
00:42:501,50 en Espagne
00:42:51et de notre côté
00:42:53au millénaire
00:42:53ça fait deux mois
00:42:55qu'on alerte
00:42:55sur le fait
00:42:56qu'une récession
00:42:57est tout à fait possible
00:42:58c'est la logique
00:42:58elle est implacable
00:42:59la logique
00:43:00elle est implacable
00:43:00pourquoi ?
00:43:00parce qu'on savait
00:43:01dès le début
00:43:02de cette opération
00:43:03que l'impact
00:43:04sur le prix
00:43:05des carburants
00:43:05serait durable
00:43:06que l'impact
00:43:07sur le prix
00:43:07des engrais
00:43:07serait durable
00:43:08que tout ça
00:43:09la mettre
00:43:09beaucoup de temps
00:43:10avant de se normaliser
00:43:11et donc on parlait
00:43:12de 6 mois
00:43:13est-ce que vous dites
00:43:14aux millénaires
00:43:15que le pire
00:43:16est devant nous ?
00:43:17le pire est clairement
00:43:17devant nous
00:43:18puisque justement
00:43:19la spirale infernale
00:43:20de l'augmentation
00:43:22du prix des engrais
00:43:23ne s'est pas encore
00:43:24totalement répercutée
00:43:25sur l'augmentation
00:43:25du prix des denrées
00:43:27dans l'agriculture
00:43:28donc tout ça
00:43:29le pire est effectivement
00:43:29devant nous
00:43:30et c'est là où
00:43:31parce qu'on passe
00:43:31d'une crise aiguë
00:43:33où des mesures temporaires
00:43:36pouvaient faire sens
00:43:36on doit passer
00:43:37à quelque chose
00:43:38de beaucoup plus systémique
00:43:39et nous ce qu'on a proposé
00:43:40il y a déjà deux mois
00:43:41c'est de suspendre
00:43:42les certificats
00:43:43d'économie d'énergie
00:43:44qui coûtent 17 centimes
00:43:45à la pompe
00:43:45et qui ne vont pas
00:43:46dans les caisses de l'Etat
00:43:47c'est-à-dire que ça
00:43:47c'est quelque chose
00:43:48que le gouvernement
00:43:49aurait pu annoncer aujourd'hui
00:43:50moi j'espérais
00:43:51qu'il le fasse honnêtement
00:43:52parce que du jour au lendemain
00:43:54on peut baisser les prix
00:43:55à la pompe
00:43:55de 17 centimes
00:43:56et ça ne coûte pas
00:43:57un rond à l'Etat
00:43:57ce sont 17 centimes
00:43:58qui servent sur chaque litre
00:44:00à financer la transition énergétique
00:44:01exactement
00:44:01des travaux de rénovation
00:44:03que la Cour des comptes
00:44:03elle-même nous dit
00:44:04dans un rapport de 2024
00:44:05que globalement
00:44:06c'est extrêmement inefficace
00:44:08et plein de fraudes
00:44:10donc c'est quelque chose
00:44:11qui serait peut-être prioritaire
00:44:13de mettre en place
00:44:14effectivement
00:44:14en complément
00:44:16des mesures sectorielles
00:44:17qui elles vont dans le bon sens
00:44:19mais qui doivent être
00:44:19effectivement pérennisées
00:44:20et on doit passer
00:44:21à la vitesse supérieure
00:44:22vraiment
00:44:22je veux qu'on écoute à présent
00:44:23Alexandre Bompard
00:44:24qui est le président directeur général
00:44:26de Carrefour
00:44:27et qui commentait ce matin
00:44:28les annonces
00:44:29à venir du gouvernement
00:44:31est-ce qu'on a des marges
00:44:32de manœuvre budgétaires
00:44:33en ce moment
00:44:35la réponse est non
00:44:36on ne peut pas faire
00:44:37comme ce que font
00:44:37d'autres pays européens
00:44:38qui effectivement décident
00:44:39de baisser les taxes
00:44:40je suis certain
00:44:40que si Sébastien Lecornu
00:44:41avait des marges
00:44:41de manœuvre budgétaires
00:44:42élevées
00:44:43je suis certain de ce qu'il ferait
00:44:44il ferait ce qu'on fait
00:44:46en Espagne
00:44:46on baisserait de moitié
00:44:47la TVA pendant une période
00:44:48et on aiderait tout le monde
00:44:50et on permettrait
00:44:51à chacun de respirer
00:44:51un peu mieux
00:44:52il n'a pas ces marges
00:44:53de manœuvre budgétaires là
00:44:54c'est une réalité
00:44:55dans ce contexte là
00:44:56le gouvernement fait donc
00:44:57ce qu'il peut faire
00:44:59et ce qu'il peut faire de mieux
00:45:00c'est des aides ciblées
00:45:02aux transporteurs routiers
00:45:03à ceux qui souffrent le plus
00:45:05en termes de pouvoir d'achat
00:45:07aux pêcheurs
00:45:08aux agriculteurs
00:45:09à ceux qui sont en difficulté
00:45:10et je pense que la liste
00:45:12va s'étendre
00:45:13Madi Saïdi
00:45:14moi j'ai pas tout à fait
00:45:16la même vision
00:45:16qu'Alexandre Bompard
00:45:18il dit le gouvernement
00:45:19n'a pas de marge
00:45:20de manœuvre budgétaire
00:45:21si il y a des marges
00:45:22de manœuvre budgétaire
00:45:22seulement il a fait
00:45:23des choix budgétaires
00:45:24il a fait les choix
00:45:25soit de financer
00:45:26effectivement l'Ukraine
00:45:28on peut en discuter
00:45:29il a fait le choix
00:45:30de financer
00:45:31l'immigration massive
00:45:32de loger les personnes
00:45:33qui arrivent
00:45:34de les soigner
00:45:35d'éduquer leurs enfants
00:45:37des choix comme ça
00:45:38il en a fait
00:45:39voilà
00:45:39mais maintenant
00:45:40il a fait ces choix-là
00:45:41donc il n'a plus d'argent
00:45:42pour le reste
00:45:43absolument
00:45:44il en a fait
00:45:44et il continuera d'en faire
00:45:45à l'avenir
00:45:46parce que c'est une question
00:45:47de dogme
00:45:48ils sont tellement
00:45:49ancrés dans le dogme
00:45:50ils n'ont pas de vision
00:45:51d'avenir
00:45:52et ils ont fait
00:45:53des mauvais choix
00:45:53en fait c'est une question
00:45:54de priorité
00:45:55aujourd'hui
00:45:56c'est une question
00:45:56de priorité
00:45:57vous avez raison
00:45:57aujourd'hui je crois
00:45:58que le minimum
00:45:59que peuvent avoir
00:46:00droit les français
00:46:01c'est quand même
00:46:02qu'on consacre
00:46:03l'argent de l'état
00:46:04à leur priorité
00:46:05or aujourd'hui
00:46:06les priorités
00:46:07elles sont soit
00:46:07à l'étranger
00:46:08soit elles sont
00:46:10en France
00:46:10mais pas forcément
00:46:11à destination
00:46:12des français
00:46:12et malheureusement
00:46:14on continuera
00:46:15d'en payer des pots
00:46:16parce qu'ils n'ont
00:46:17aucune vision
00:46:18et que parfois
00:46:19c'est des choix politiques
00:46:20liés par des simples
00:46:21considérations politiques
00:46:22parce qu'il faut bien faire
00:46:23parce qu'on ne peut plus
00:46:24rien dire
00:46:25et pourtant dans ce pays
00:46:26à une époque
00:46:26on a eu beaucoup moins
00:46:27d'aides sociales
00:46:28et personne n'en est mort
00:46:29donc à un moment
00:46:30il faut être aussi
00:46:32intelligent
00:46:32et avoir des choix
00:46:33pragmatiques
00:46:34pour faire marcher
00:46:34ce pays
00:46:36Juste pour rappeler
00:46:37pourquoi est-ce que
00:46:38justement le gouvernement
00:46:39n'a pas de marge
00:46:40de manœuvre aujourd'hui
00:46:41mais parce qu'Emmanuel Macron
00:46:42et ses gouvernements successifs
00:46:43ont cramé la caisse
00:46:45littéralement
00:46:45je veux dire
00:46:46on a eu
00:46:481200 milliards de dettes
00:46:491200 milliards de dettes
00:46:50de plus
00:46:50et la dette
00:46:51en pourcentage du PIB
00:46:52a totalement explosé
00:46:53sous Emmanuel Macron
00:46:54donc dire aujourd'hui
00:46:55on ne peut plus rien faire
00:46:56parce qu'on n'a pas
00:46:57de marge de manœuvre
00:46:57mais aussi
00:46:58mettons les responsabilités
00:46:59là où elles sont
00:47:00c'est vraiment quand même
00:47:01Emmanuel Macron
00:47:01et ses gouvernements
00:47:02Merci beaucoup
00:47:03Pascal Delima
00:47:04d'être venu ce soir
00:47:04nous éclairer
00:47:05sur ce dossier
00:47:06hautement sensible
00:47:07et on comprend
00:47:08votre message
00:47:08un peu pessimiste
00:47:09quand même
00:47:10le pire est devant nous
00:47:11inflation probablement
00:47:12importante à venir
00:47:13et vous nous dites
00:47:13possible récession
00:47:14d'ici la fin de l'année
00:47:16j'ai bien résumé ?
00:47:17Oui tout à fait
00:47:17Alors on vous reverra
00:47:18à n'en pas douter
00:47:19sur nos plateaux
00:47:20Merci beaucoup
00:47:20d'être venu
00:47:21on marque une courte pause
00:47:22dans un instant
00:47:22la dernière partie
00:47:23du meilleur de l'info
00:47:24on parlait d'immigration
00:47:25tiens nous parlerons
00:47:26des mariages
00:47:27d'OQTF
00:47:28de plus en plus de maires
00:47:29protestent
00:47:30contre l'obligation
00:47:31qui leur est faite
00:47:31de marier des étrangers
00:47:32qui ne devraient pourtant
00:47:34pas se trouver
00:47:34sur notre territoire
00:47:36et puis nous parlerons
00:47:36de ces migrants
00:47:37qui occupent
00:47:38depuis deux semaines
00:47:38l'un des gymnases
00:47:40du 16e arrondissement
00:47:41de Paris
00:47:42et les habitants
00:47:42sont évidemment révoltés
00:47:44à tout de suite
00:47:47De retour en direct
00:47:49sur CNews
00:47:49Soyez les bienvenus
00:47:50dans la dernière partie
00:47:51du meilleur de l'info
00:47:52nous sommes ensemble
00:47:53jusqu'à minuit
00:47:53pour évoquer
00:47:54le maire de Béziers
00:47:56Robert Ménard
00:47:57qui vous le savez peut-être
00:47:58est convoqué
00:47:58devant le tribunal judiciaire
00:48:00de Montpellier
00:48:00ce sera le 30 septembre prochain
00:48:03pour avoir refusé
00:48:04de marier en 2023
00:48:05une ressortissante française
00:48:07et un ressortissant algérien
00:48:09en situation irrégulière
00:48:11visée par une OQTF
00:48:12il n'est pas le seul
00:48:13puisque des affaires
00:48:14du même genre
00:48:15se sont produites
00:48:16plus récemment
00:48:17comme nous l'explique
00:48:18Valentin Rouillon
00:48:20Robert Ménard
00:48:21avait fait la une
00:48:22en 2023
00:48:23le maire de Béziers
00:48:24avait refusé
00:48:25de célébrer le mariage
00:48:26d'une française
00:48:27avec un Algérien
00:48:29sous OQTF
00:48:30même cas de figure
00:48:31à Chessy
00:48:32en Seine-et-Marne
00:48:32ou à Bourg-les-Valences
00:48:34dans la Drôme
00:48:34il y a un an
00:48:36mais alors
00:48:37que dit la loi
00:48:38seul le procureur
00:48:39de la République
00:48:40peut s'opposer au mariage
00:48:41s'il soupçonne
00:48:42un mariage blanc
00:48:43une fraude
00:48:44ou une absence
00:48:45de consentement réel
00:48:46le maire
00:48:48lui
00:48:48doit seulement
00:48:49transmettre le dossier
00:48:51signaler ses soupçons
00:48:52au procureur
00:48:53mais il ne peut pas
00:48:54décider seul
00:48:55d'interdire l'union
00:48:56au sein même
00:48:58du gouvernement
00:48:58c'est le divorce
00:49:00je porte une loi
00:49:01en ce moment
00:49:02avec le Parlement
00:49:03je pense au sénateur
00:49:04pour en effet
00:49:05que les maires
00:49:06ne puissent pas être condamnés
00:49:07s'ils refusent
00:49:07de pouvoir
00:49:08marier un OQTF
00:49:10et on va même plus loin
00:49:11d'empêcher
00:49:11le mariage
00:49:13d'une personne
00:49:13dont la République
00:49:14a dit qu'elle ne pouvait pas
00:49:15rester sur le territoire national
00:49:16c'est un peu compliqué
00:49:17parce qu'il y a des conventions
00:49:17internationales
00:49:18mais je veux dire à monsieur Ménard
00:49:19que nous nous bougeons
00:49:20beaucoup
00:49:21pour changer la loi
00:49:22un maire doit respecter la loi
00:49:24Robert Ménard
00:49:25aurait dû respecter la loi
00:49:26ça n'empêche pas
00:49:27de réfléchir
00:49:28à faire évoluer
00:49:28les prérogatives
00:49:29des maires
00:49:29pour pouvoir effectuer
00:49:30un minimum de contrôle
00:49:32selon un sondage
00:49:33CSA pour CNews
00:49:3573% des Français
00:49:37estiment
00:49:37qu'il faut interdire
00:49:38les mariages
00:49:39quand l'une des deux personnes
00:49:41est un étranger
00:49:41en situation irrégulière
00:49:43refusant le mariage
00:49:44le maire risque
00:49:46jusqu'à 5 ans
00:49:46de prison
00:49:4775 000 euros
00:49:49d'amende
00:49:49et une possible peine
00:49:50complémentaire
00:49:51d'inéligibilité
00:49:54Alors la question
00:49:55que je vais vous poser
00:49:56est la suivante
00:49:57qu'on entendra ensuite
00:49:59Laurent Nunez
00:50:00l'actuant ministre
00:50:00de l'Intérieur
00:50:01qui a pris position
00:50:02est-ce qu'il faut
00:50:03respecter la loi
00:50:04ou est-ce qu'il faut
00:50:06quelque part
00:50:06entrer en résistance
00:50:07comme l'a fait
00:50:09Robert Ménard
00:50:09en me disant
00:50:10c'est absolument inacceptable
00:50:11et jamais
00:50:12je ne ferai cela
00:50:13parce que
00:50:13ça contrevient
00:50:15à l'idée
00:50:16que je me fais
00:50:16de la République
00:50:17en sorte
00:50:18Non mais quand la loi
00:50:19est idiote
00:50:19il ne faut pas la respecter
00:50:20c'est une loi idiote
00:50:21Mais attendez
00:50:22j'entends ce que vous dites
00:50:24mais beaucoup
00:50:25pourraient dire la même chose
00:50:25sur un certain nombre
00:50:26de sujets
00:50:27parce qu'à partir du moment
00:50:27où on dit
00:50:28cette loi ne me convient pas
00:50:29elle est idiote
00:50:29je ne la respecte pas
00:50:30c'est la porte ouverte
00:50:31à beaucoup de choses
00:50:32Non mais Johan
00:50:33obligation de OQTF
00:50:34ça veut dire
00:50:35obligation de quitter
00:50:36le territoire
00:50:37donc vous avez des gens
00:50:38Moi je suis d'accord
00:50:38avec vous
00:50:39qui ont une obligation
00:50:40de quitter le territoire
00:50:41et on impose
00:50:42à des maires
00:50:43qui savent très bien
00:50:44que ces gens
00:50:45sont frappés
00:50:46par une OQTF
00:50:47et on oblige
00:50:48les maires
00:50:49à les marier
00:50:50alors qu'ils n'ont
00:50:50précisément rien
00:50:51à faire sur le territoire
00:50:52c'est la raison
00:50:53pour laquelle je vous dis
00:50:53cette loi est idiote
00:50:54et que la loi
00:50:55elle est idiote
00:50:56il ne faut pas la respecter
00:50:57Evidemment
00:50:59Evidemment
00:50:59on ne va pas
00:51:02accueillir
00:51:02parce que c'est quoi
00:51:03les mariés
00:51:04les mariés
00:51:04c'est leur donner quittus
00:51:06c'est-à-dire rayer
00:51:07d'un trait de plume
00:51:08cette obligation
00:51:09de quitter le territoire
00:51:10c'est évidemment cela
00:51:12ils se marient aussi
00:51:13pour pouvoir rester
00:51:14sur le territoire
00:51:16or on leur demande
00:51:17préalablement
00:51:18de quitter le territoire
00:51:19attendez
00:51:20c'est quand même
00:51:21totalement
00:51:21c'est tubesque
00:51:22comme situation
00:51:23et on va se retrouver
00:51:24à devoir condamner
00:51:26des maires
00:51:27parce que
00:51:28vous avez entendu
00:51:29ce que dit
00:51:29M. Menez
00:51:30il est très clair
00:51:32là-dessus
00:51:32et d'ailleurs
00:51:33M. Ménard
00:51:34lui a répondu
00:51:35si tu veux me mettre
00:51:36en prison
00:51:37allons-y
00:51:37c'est idiot
00:51:38Laurent Nunez
00:51:39actuel ministre
00:51:40de l'Intérieur
00:51:41il a été interrogé
00:51:43au sujet des maires
00:51:43qui ne veulent pas
00:51:45respecter cette loi
00:51:45et qui refusent
00:51:46de marier
00:51:47des personnes visées
00:51:48par une OQTF
00:51:49on l'écoute
00:51:51j'ai entendu
00:51:51M. Nunez
00:51:52qu'est-ce qu'il dit
00:51:52M. Nunez
00:51:53lui
00:51:53que le maire
00:51:54doit respecter la loi
00:51:54mais il se fout
00:51:55de ma gueule
00:51:57enfin
00:51:58d'abord
00:51:59si j'étais lui
00:52:00je m'adresserais
00:52:01au chef de l'état
00:52:02qui trouvait
00:52:03que c'était l'US
00:52:03j'attends
00:52:04que M. Nunez
00:52:05demande
00:52:05à M. Macron
00:52:07si il fallait
00:52:08que j'applique la loi
00:52:08il ne l'a jamais dit
00:52:09mais il se fout de moi
00:52:10M. Nunez
00:52:11mais quelle lâcheté
00:52:12il ne peut pas dire
00:52:14que la loi
00:52:14est mal faite
00:52:15il ne peut pas dire
00:52:15que ça nous met
00:52:16dans des situations
00:52:18invraisemblables
00:52:18que M. Nunez
00:52:19se reprenne un peu
00:52:20honnêtement
00:52:20c'est
00:52:22je vais dire
00:52:22on comprend votre colère
00:52:23non mais c'est un coup
00:52:24de poignard dans le dos
00:52:25à mon égard
00:52:27Est-ce que Laurent Nunez
00:52:29est dans son rôle
00:52:30faire respecter la loi
00:52:31et toute la loi
00:52:32ou est-ce que vous dites
00:52:33on a un problème
00:52:34Laurent Nunez
00:52:34au ministère de l'Intérieur
00:52:37qui manifestement
00:52:37est en décalage
00:52:39par rapport aux français
00:52:40sur un certain nombre
00:52:41de sujets
00:52:42Les deux en fait
00:52:43il est clairement en décalage
00:52:45ne correspond
00:52:46absolument pas
00:52:46aux attentes des français
00:52:47on le voit sur l'entrée
00:52:48smith islamiste
00:52:49on le voit sur ce cas-ci
00:52:50c'est très clair
00:52:51il est d'ailleurs
00:52:51en décalage également
00:52:52avec le chef de l'état
00:52:55maintenant il y a
00:52:57je ne suis pas d'accord
00:52:57avec le fait
00:52:58qu'il ne faille pas
00:52:58la respecter
00:52:59mais il faut au moins
00:53:00la changer
00:53:00et rapidement
00:53:03je veux dire
00:53:04ça fait longtemps
00:53:05que c'est demandé
00:53:05que c'est dans les studios
00:53:06alors là Gérald Darmanin
00:53:08dit on s'en occupe
00:53:08on essaie d'aller vite
00:53:09etc
00:53:09mais ça fait très très longtemps
00:53:11que les maires
00:53:12et qu'une grande partie
00:53:13des français
00:53:13on a vu ce sondage
00:53:14à l'instant s'afficher
00:53:15à l'écran
00:53:15plus de 70% des français
00:53:17considèrent effectivement
00:53:18qu'il faut faire évoluer
00:53:19la loi
00:53:20pour que des OQTF
00:53:21ne puissent pas se marier
00:53:22sur le sol de France
00:53:2373%
00:53:24on l'a changé la loi
00:53:25on l'a fait la semaine dernière
00:53:26à propos du 1er mai
00:53:28où on ne pouvait pas
00:53:29les boulangers
00:53:32ne pouvaient pas ouvrir
00:53:33etc
00:53:34et c'est M. Darmanin
00:53:36je crois
00:53:36qui a dit
00:53:37mais bon
00:53:37pour l'instant
00:53:38la loi sera changée
00:53:39pour l'instant
00:53:40mais vous pourrez quand même ouvrir
00:53:41si vous me permettez
00:53:42c'est plus complexe
00:53:43avec le mariage des OQTF
00:53:45parce que le droit au mariage
00:53:46c'est dans la constitution
00:53:47donc c'est un problème
00:53:49constitutionnel
00:53:49qui n'est pas le cas
00:53:50de l'ouverture des commerces
00:53:51le 1er mai
00:53:51ce que je veux dire
00:53:52c'est qu'au-delà
00:53:53de ne pas respecter la loi
00:53:54ce que je veux dire
00:53:54c'est qu'on peut dire
00:53:55bon pour ces cas-là
00:53:56vous ne serez pas poursuivi
00:53:57voilà
00:53:58on peut trouver
00:53:59des arrangements
00:53:59quand même
00:54:00c'est ça
00:54:01il y a deux sujets
00:54:02il y a vraiment
00:54:02le mariage des OQTF
00:54:04et ça
00:54:04il faut revenir dessus
00:54:05c'est un problème
00:54:06de la convention européenne
00:54:07des droits de l'homme
00:54:07et de l'interprétation
00:54:09du droit à la vie privée
00:54:11absolument scandaleux
00:54:12la dérive juridique
00:54:13qu'il y a eu dessus
00:54:13sur les dernières années
00:54:14donc il faut sortir
00:54:15de la CEDH
00:54:16ou en tout cas
00:54:16ne plus appliquer
00:54:16et les associations
00:54:17les associations
00:54:18d'aide aux migrants
00:54:19en profitent énormément
00:54:20exactement
00:54:21et il y a un deuxième sujet
00:54:22qui est le fait
00:54:23de pénaliser les maires
00:54:24parce qu'on parle quand même
00:54:24de 5 ans de prison
00:54:25d'une amende colossale
00:54:27et d'une peine
00:54:27d'inéligibilité
00:54:29c'est-à-dire qu'on peut avoir
00:54:30Robert Ménard
00:54:31qui soit inéligible
00:54:31à cause de ça
00:54:32donc franchement
00:54:33dans les deux cas
00:54:34il faut absolument
00:54:35que le droit
00:54:36change rapidement
00:54:38Mathis Haïdi
00:54:38oui sur le principe
00:54:40de respecter la loi
00:54:41oui sur le principe
00:54:42il faut la respecter
00:54:43néanmoins
00:54:43quand les lois
00:54:44sont contradictoires
00:54:45parce que c'est quand même
00:54:46une personne
00:54:46qui est en situation
00:54:47irrégulière
00:54:48et on lui demande
00:54:49de quitter le territoire
00:54:50d'ailleurs je crois
00:54:50qu'on ne devrait plus
00:54:51appeler ça des OQTF
00:54:52parce que ça n'a aucun sens
00:54:53parce qu'une obligation
00:54:54de territoire
00:54:54s'il n'y a pas d'exécution
00:54:56derrière
00:54:56finalement elle n'a aucun sens
00:54:58donc il y a un vrai sujet
00:54:59effectivement
00:54:59les lois sont contradictoires
00:55:01ce monsieur est en situation
00:55:02irrégulière
00:55:02mais quelque part
00:55:03il a les moyens
00:55:03de couvrir son irrégularité
00:55:05et de devenir
00:55:07en tout cas
00:55:07une personne en situation
00:55:08irrégulière
00:55:09et d'avoir une carte de séjour
00:55:10et souvent les gens
00:55:11le font pour ça
00:55:11donc il y a un vrai sujet
00:55:12et je crois qu'il faut réfléchir
00:55:14à ça
00:55:14comment on fait aujourd'hui
00:55:15d'abord pour exécuter
00:55:17pour de vrai les OQTF
00:55:18et aussi
00:55:19voir comment les maires
00:55:21peuvent s'opposer
00:55:22d'ailleurs tous les français
00:55:23sont contre
00:55:23comment les maires
00:55:24peuvent quand dans le cas
00:55:25où ils s'opposent
00:55:26qu'ils ne se retrouvent pas
00:55:26dans des situations
00:55:28juridiques
00:55:28voire judiciaires
00:55:29très compliquées
00:55:30ça va être le cas
00:55:30certainement
00:55:31pour le maire de Bézier
00:55:33non mais pour penser
00:55:35à tout cela
00:55:35cher Madi
00:55:36il faudrait que le chef
00:55:38de l'état
00:55:38se soit préoccupé
00:55:39de la situation migratoire
00:55:40de notre pays
00:55:41or on a bien vu
00:55:42que depuis 2017
00:55:43ça n'a pas été le cas
00:55:45il ne s'est pas du tout
00:55:46soucié de ces problèmes-là
00:55:47j'ai même le sentiment
00:55:48qu'il ne se sent pas
00:55:49tellement concerné
00:55:50par les problèmes migratoires
00:55:52dans le pays
00:55:52puisque le chiffre
00:55:53que vous annoncez
00:55:53effectivement est ahurissant
00:55:55nous avons accueilli
00:55:56chaque année
00:55:56500 000 personnes
00:55:59sans pouvoir déloger
00:56:00sans pouvoir leur donner
00:56:01de travail
00:56:02sans pouvoir leur offrir
00:56:03une dignité
00:56:04on continue d'accueillir
00:56:05alors on sait qu'on n'a pas
00:56:06les moyens
00:56:06et même pour ceux qui viennent
00:56:08c'est terrible
00:56:08ce genre de situation
00:56:09alors à un moment
00:56:10si on a le courage politique
00:56:11on dit
00:56:11on ne peut plus
00:56:12la misère dans le monde
00:56:13elle a toujours existé
00:56:16et on ne peut pas
00:56:17c'est terrible
00:56:18mais on ne peut pas
00:56:18accueillir toute la misère
00:56:19du monde
00:56:19et en plus
00:56:20quand ils viennent ici
00:56:21ils viennent avec des rêves
00:56:21d'espoir
00:56:22et c'est bien pire parfois
00:56:23que ce qu'ils vivent
00:56:24chez eux
00:56:24donc à un moment
00:56:25il faut être honnête
00:56:26politiquement
00:56:26et puis c'est normal
00:56:27qu'on puisse avoir
00:56:28de la compassion
00:56:28qu'on puisse avoir
00:56:29une forme de solidarité
00:56:30à l'égard des gens
00:56:31qui sont dans des situations
00:56:32catastrophiques
00:56:33mais là en l'occurrence
00:56:34on ne leur offre rien
00:56:34on leur offre la rue
00:56:36on leur offre la misère
00:56:37on ne leur offre rien
00:56:37du tout
00:56:38je veux qu'on parle
00:56:39à présent
00:56:40de la situation
00:56:40que vivent ces migrants
00:56:42hébergés dans l'urgence
00:56:43dans un gymnage
00:56:44du 16ème arrondissement
00:56:45situation que vivent
00:56:46les migrants
00:56:46et les habitants
00:56:47évidemment
00:56:48qui subissent tout cela
00:56:49il a été réquisitionné
00:56:51ce gymnase
00:56:52par la mairie de Paris
00:56:53c'était il y a deux semaines
00:56:54et puis
00:56:54et depuis
00:56:55et bien depuis deux semaines
00:56:56rien n'a bougé
00:56:57les habitants
00:56:58qui subissent
00:56:59ces réquisitions
00:57:00pour la quatrième fois
00:57:01en un an et demi
00:57:03tout cela
00:57:03nous est raconté
00:57:05par Laurence Ellarier
00:57:05et Tancred
00:57:06Guy Hôtel
00:57:08cela fait plus de deux semaines
00:57:10que le gymnase Monterland
00:57:11dans le 16ème arrondissement
00:57:13de Paris
00:57:13accueille environ
00:57:15150 migrants
00:57:16le bâtiment
00:57:17est une nouvelle fois
00:57:18réquisitionné
00:57:19pour la quatrième fois
00:57:20en un an et demi
00:57:21une situation
00:57:22qui irrite les riverains
00:57:23je pense que le gymnase
00:57:25c'est une salle de sport
00:57:26c'est pas un dortoir
00:57:27donc il doit rester
00:57:29à la ville de Paris
00:57:30pour que le sport
00:57:31il soit pratiqué
00:57:32c'est dommage
00:57:32parce que le gymnase
00:57:33il s'est à servir
00:57:34comme gymnase
00:57:35n'est-ce pas
00:57:35pour les jeunes
00:57:36donc c'est dommage
00:57:37qu'on change un peu
00:57:39l'objectif du gymnase
00:57:40les gens qui sont
00:57:41sans papiers
00:57:42on n'a pas
00:57:43à les faire rester
00:57:43cette réquisition
00:57:45agace également
00:57:45Jérémy Redler
00:57:46le maire du 16ème arrondissement
00:57:49interrogé par nos confrères
00:57:50du Figaro
00:57:51il indique avoir été prévenu
00:57:52seulement la veille
00:57:53au soir de l'arrivée
00:57:54de l'arrivée des migrants
00:57:55le lendemain matin
00:57:56certaines classes
00:57:57sont arrivées
00:57:58à 8h30 du matin
00:57:59avec leur professeur
00:58:00de sport
00:58:00pour faire cours
00:58:01et ils se sont aperçus
00:58:02qu'ils ne pouvaient pas
00:58:03faire cours
00:58:03ma colère n'est évidemment
00:58:04pas retombée
00:58:05parce que je considère
00:58:07le procédé
00:58:08totalement scandaleux
00:58:09d'abord
00:58:10comme je le répète
00:58:11à chaque réquisition
00:58:13je n'ai pas été consulté
00:58:15il assure
00:58:16qu'Emmanuel Grégoire
00:58:17lui a indiqué
00:58:17n'avoir pas d'autres solutions
00:58:19à court terme
00:58:20d'autres gymnases
00:58:21dans le 15ème
00:58:22ou le 17ème arrondissement
00:58:23de Paris
00:58:24ont également été réquisitionnés
00:58:26ces dernières semaines
00:58:28tous les habitants
00:58:29des grandes villes
00:58:30notamment
00:58:30et pas seulement
00:58:31mais principalement
00:58:31dans les grandes villes
00:58:32se rendent bien compte
00:58:33que la pression migratoire
00:58:34est devenue absolument insupportable
00:58:36pour les migrants
00:58:36comme pour les français
00:58:37par ailleurs
00:58:38parce qu'il y a de plus en plus
00:58:39de campements illégaux
00:58:40on les laisse dormir
00:58:41dans des temples
00:58:42qu'il pleuve
00:58:43qu'il neige
00:58:43ou qu'il vente
00:58:44dans des conditions insalubres
00:58:45donc cette pression
00:58:47elle augmente
00:58:48pourquoi est-ce que
00:58:49les migrants
00:58:49viennent en France
00:58:50particulièrement
00:58:51des reporters
00:58:52de frontières
00:58:53notamment
00:58:53leur ont posé la question
00:58:54c'était l'objet
00:58:55du documentaire
00:58:56diffusé ce soir
00:58:57à 21h
00:58:58sur CNews
00:58:59ils viennent en France
00:59:00parce que
00:59:01c'est un pays attractif
00:59:02et qu'ils peuvent bénéficier
00:59:03d'aides sociales
00:59:04regardez un extrait
00:59:05de ce documentaire
00:59:06diffusé à 21h
00:59:07ce soir
00:59:08et là vous voulez aller où
00:59:09dans quel pays ?
00:59:11moi je suis allé en France
00:59:12en France ?
00:59:13pourquoi en France ?
00:59:14c'est là
00:59:14c'est un pays
00:59:16du rêve
00:59:16depuis longtemps
00:59:17et là moi
00:59:18je pratique le football
00:59:19c'est un pays
00:59:19aussi là où il y a
00:59:20l'aide sociale
00:59:21pour les aides sociales aussi
00:59:24parce que les Tunisiens
00:59:25ils sont racistes ?
00:59:26ah bon
00:59:26franchement c'est un pays
00:59:27ça on peut dire ça
00:59:28ils sont racistes
00:59:28tous les pays du Maghreb
00:59:29tous les pays du Maghreb
00:59:31les pays du Tunisie
00:59:32tous les pays du Maghreb
00:59:34mais pourtant on dit souvent
00:59:35donc c'est les blancs
00:59:36et les européens
00:59:37les racistes
00:59:39ça on ne connaît pas
00:59:40d'Europe
00:59:40c'est quoi votre vision
00:59:42un peu de l'Europe ?
00:59:44l'Europe ?
00:59:44moi je t'ai bien dit là
00:59:45parce que je ne sais pas
00:59:46pas d'ici là
00:59:48avec les frères qui sont là-bas
00:59:50parce que parfois ça arrive
00:59:53qu'on dise les français
00:59:55je suis français
00:59:55et qu'on dise les français
00:59:56c'est raciste
01:00:06il est vrai qu'en France
01:00:07il est difficile d'aborder
01:00:09cette question-là
01:00:10et il faudra que la campagne
01:00:11permette de les aborder
01:00:12d'ici l'élection de 2027
01:00:13parce qu'aujourd'hui
01:00:14quand vous dites
01:00:15que vous voulez réserver
01:00:16les aides sociales
01:00:17aux seules ressorties
01:00:19sans français
01:00:19en tout cas les aides sociales
01:00:20et les aides non-contributives
01:00:22on dit que vous êtes un raciste
01:00:23c'est ce que dit l'extrême-gauche
01:00:25dès lors qu'on aborde
01:00:26ces sujets
01:00:27qui sont une préoccupation
01:00:28majeure pour les français
01:00:30Oui mais pourtant
01:00:30il faut rappeler
01:00:31une réalité simple
01:00:32c'est que quand on est étranger
01:00:34on n'a pas de droit
01:00:35en France
01:00:36les droits
01:00:36c'est les droits
01:00:37qui sont attachés
01:00:38dans la déclaration universelle
01:00:40des droits de l'homme
01:00:41c'est des droits de l'homme
01:00:41et du citoyen
01:00:42et les idées
01:00:44de la révolution française
01:00:45c'est de faire
01:00:46que les français
01:00:47sont des citoyens
01:00:48et que les droits
01:00:49par exemple le droit au logement
01:00:50le droit
01:00:51à toutes les aides sociales
01:00:53en fait
01:00:54c'est des droits du citoyen
01:00:55et il y a eu
01:00:55un dévoiement total
01:00:56qui a été fait
01:00:57de cela
01:00:58à dire que des étrangers
01:01:00finalement
01:01:01devraient avoir
01:01:01les mêmes droits
01:01:01que les français
01:01:02moi j'ai longtemps
01:01:03habité au Japon
01:01:03c'est pas le cas
01:01:05je veux dire
01:01:05en Australie
01:01:06c'est pas le cas
01:01:07vous êtes étranger
01:01:07en situation irrégulaire
01:01:08vous n'avez aucun droit
01:01:09vous n'avez pour seul droit
01:01:11d'être dans un centre
01:01:11de rétention administrative
01:01:12jusqu'à ce que vous repartiez
01:01:13dans votre pays
01:01:14ça ce sont dans des pays
01:01:17civilisés
01:01:17que sont le Japon
01:01:18que sont l'Australie
01:01:19c'est comme ça
01:01:19que ça se passe
01:01:20et c'est ça la réalité
01:01:21les choses
01:01:21et en fait
01:01:22ça devrait tellement tomber
01:01:23mais je vais vous dire
01:01:24pourquoi c'est comme ça
01:01:25je vais vous dire
01:01:25ce que vous décrivez là
01:01:26cette politique
01:01:27qui a été mise en place
01:01:28sous la pression de la gauche
01:01:30mais qui a été mise en place
01:01:31par Emmanuel Macron également
01:01:33elle est en train
01:01:34de conduire
01:01:34à la ruine de notre système
01:01:35et elle va tuer
01:01:36notre modèle social
01:01:37parce que le modèle social
01:01:39n'a pas été construit
01:01:40pour financer
01:01:41le monde entier
01:01:42c'est ce qui se passe
01:01:43depuis des décennies
01:01:44et nous allons prochainement
01:01:45le payer très cher
01:01:46Madi
01:01:46oui absolument
01:01:47je pense qu'à un moment
01:01:48d'abord c'est de tous les pays
01:01:49qui se respectent
01:01:50dans n'importe quel pays
01:01:50même quand vous allez en Afrique
01:01:51il y a évidemment des textes
01:01:53qui sont réservés
01:01:54aux citoyens du pays
01:01:55c'est ce qui est tout à fait normal
01:01:57et les autres
01:01:58ceux qui sont en situation
01:01:58régulière
01:01:59peuvent avoir certains droits
01:02:00mais il n'y a pas
01:02:01d'égalité
01:02:02de droits
01:02:03entre la personne
01:02:05qui est
01:02:06la nationale du pays
01:02:07et les étrangers
01:02:08et ça c'est le minimum
01:02:09mais malheureusement
01:02:10là ce qu'on voit
01:02:11c'est un scandale
01:02:11ce qui se passe dans le 16ème
01:02:12d'ailleurs ça se passe toujours
01:02:13dans le 16ème
01:02:14ça pénalise les riverains
01:02:15mais ça se passe
01:02:16ça se passe aussi
01:02:17dans d'autres arrondissements
01:02:17et encore une fois
01:02:18dans toutes les villes de France
01:02:20tout le monde peut le constater
01:02:21absolument
01:02:21et ça pénalise les gamins
01:02:23les gamins ne vont pas faire de sport
01:02:25les gens payent des salles de sport
01:02:26à l'école même
01:02:27ils ont un cours de sport
01:02:28qu'ils ne peuvent plus avoir
01:02:29et tout ça
01:02:30il faut le réfléchir
01:02:31on voit bien qu'aujourd'hui
01:02:32nous n'avons pas les moyens
01:02:32de recevoir les gens
01:02:33et très franchement
01:02:35moi je vois
01:02:35quand je vois ces jeunes
01:02:36qui sont à la force de l'âge
01:02:38qu'ils ont peut-être
01:02:39beaucoup d'idéaux
01:02:40en pensant qu'en Europe
01:02:41on leur a vendu
01:02:42une Europe
01:02:43qui accueille
01:02:44une Europe qui héberge
01:02:45sauf qu'aujourd'hui
01:02:46c'est plus possible
01:02:47et je trouve ça même triste
01:02:48je trouve ça vraiment malheureux
01:02:50pour ces jeunes
01:02:51à qui on a vendu des choses
01:02:52qui n'existent pas
01:02:53et qu'on continue de leur vendre
01:02:54moi je vois bien cette gauche
01:02:55qui continue à leur dire
01:02:56rester
01:02:58alors que ces jeunes
01:02:59pourraient être une vraie force
01:03:00pour leur pays
01:03:01construire l'Afrique
01:03:01et l'Afrique a besoin
01:03:02de ces forces
01:03:03qui malheureusement partent
01:03:04avec des rêves
01:03:06qui ne seront jamais réalisés
01:03:08parce que quand ils arrivent
01:03:10ils trouvent ce à quoi
01:03:11ils n'ont jamais pensé
01:03:12c'est la rue
01:03:12c'est la misère
01:03:13c'est la galère
01:03:14ça peut durer 5 ans
01:03:15ça peut durer 10 ans
01:03:16d'ailleurs il y en a qui parfois
01:03:17c'est la galère
01:03:17j'entends ce que vous dites
01:03:19évidemment c'est la galère
01:03:19quand on dort sous une tente
01:03:20dans la rue
01:03:21mais on les aide quand même beaucoup
01:03:23oui absolument
01:03:24en tout cas plus qu'ailleurs
01:03:26mais bien sûr
01:03:27c'est comme toutes ces personnes
01:03:28qui arrivent en demandant
01:03:29le statut de réfugié
01:03:30vous savez qu'en attendant
01:03:31qu'ils aient ce statut
01:03:32qu'ils soient reconnus
01:03:33en attendant
01:03:34ils touchent une espèce de rente
01:03:35tous les mois
01:03:35Vincent un mot
01:03:36et puis je veux qu'on parle
01:03:37très rapidement de Sandrine Rousseau
01:03:39qui en a encore fait une belle
01:03:40le problème
01:03:41le problème de l'immigration
01:03:43qui est devenu
01:03:44un problème central
01:03:46dans notre pays
01:03:47il est
01:03:48il est philosophique
01:03:49il faut savoir ce qu'on veut
01:03:50est-ce qu'on veut
01:03:51que notre modèle culturel
01:03:53disparaisse
01:03:54est-ce qu'on veut
01:03:55le grand remplacement
01:03:57dont parle
01:03:58monsieur Mélenchon
01:04:00est-ce qu'on veut
01:04:02cette
01:04:02cette nouvelle France
01:04:05dont
01:04:06dont LFI
01:04:09fait ses
01:04:10ses
01:04:11projet de société
01:04:12voilà
01:04:13donc il y a un vrai
01:04:14projet de société
01:04:14et je crois que
01:04:15au cours de la présidentielle
01:04:17qui s'annonce
01:04:18les français doivent dire
01:04:20ce qu'ils veulent
01:04:21je crois que c'est
01:04:21c'est aux français
01:04:23
01:04:24sur ces questions-là
01:04:25qui sont les questions
01:04:26absolument centrales
01:04:27je crois que les français
01:04:29doivent dire
01:04:29très exactement
01:04:30ce qu'ils veulent
01:04:31et à partir de là
01:04:33effectivement
01:04:34une certaine politique
01:04:35pourra être mise en place
01:04:36selon les choix
01:04:38qu'ils feront
01:04:39mais c'est aux français
01:04:40de dire
01:04:41dans quelle société
01:04:42ils veulent vivre
01:04:43et s'ils veulent
01:04:44moins d'immigration
01:04:45plus d'immigration
01:04:46si
01:04:46voilà
01:04:47il faut
01:04:48il y a un moment
01:04:49on peut pas
01:04:49ce que vous comprenez
01:04:50c'est très gentil
01:04:51on tape sur les politiques
01:04:52à bras raccourcis
01:04:52mais enfin les français
01:04:53ont les politiques
01:04:54qu'ils méritent
01:04:54déjà au départ
01:04:55il faut quand même
01:04:55être très clair
01:04:56et maintenant
01:04:57il faut qu'ils portent
01:04:58leur parole
01:04:59il nous reste trois minutes
01:05:00on va dire un mot
01:05:01de Sandrine Rousseau
01:05:02parce que ça mérite
01:05:02pas beaucoup plus de temps
01:05:03en réalité
01:05:03mais quand même
01:05:05je voulais vous en faire part
01:05:06vous savez qu'elle mène
01:05:07un combat
01:05:08une lutte même
01:05:09contre la consommation
01:05:10de viande
01:05:11dans notre pays
01:05:12elle s'était déjà
01:05:12attaquée au barbecue
01:05:13et bien aujourd'hui
01:05:14elle s'attaque
01:05:15à l'appellation
01:05:15de la viande
01:05:16elle ne veut plus
01:05:17qu'on appelle
01:05:18un steak
01:05:18un steak
01:05:20j'aimerais bien
01:05:21un jour
01:05:22réussir à passer
01:05:22une mois
01:05:23où on appelle
01:05:24les steaks
01:05:25de la bonne manière
01:05:26c'est à dire
01:05:26des cadavres d'animaux
01:05:27quand on parle par exemple
01:05:28de steak de soja
01:05:29ils veulent qu'on appelle ça
01:05:30maintenant
01:05:31des croquettes
01:05:32ou des galettes végétariennes
01:05:34pour pas utiliser
01:05:35le terme steak
01:05:35les menus
01:05:36des restaurants
01:05:37auraient beaucoup plus
01:05:38d'allure
01:05:39s'il y avait
01:05:40cadavres de vaches
01:05:43plutôt qu'entre eux
01:05:44je suis sûre
01:05:45que ça dissuaderait
01:05:45un peu
01:05:48que dire
01:05:49si ce n'est que
01:05:49Sandrine Rousseau
01:05:50au fond
01:05:52elle est en train
01:05:52de dégoûter
01:05:53une bonne partie
01:05:54des français
01:05:54de l'écologie
01:05:55qui est pourtant
01:05:55un sujet primordial
01:05:56mais l'écologie
01:05:58telle que présentée
01:05:59depuis longtemps
01:06:00maintenant par Sandrine Rousseau
01:06:01c'est en train
01:06:02de tuer l'écologie
01:06:03en réalité
01:06:03mais ça fait
01:06:04ça fait belle durée
01:06:05que les écologistes
01:06:05ne sont pas
01:06:07pour l'écologie
01:06:08je veux dire
01:06:09c'est tout sauf
01:06:10tout sauf l'écologie
01:06:11parce que par exemple
01:06:12quand on est pour les
01:06:14pour les éoliennes
01:06:15en fait on est contre
01:06:16l'écologie
01:06:16parce que ça renchérit
01:06:17le coût de l'électricité
01:06:18et donc ça retarde
01:06:19l'électrification des usages
01:06:21donc non
01:06:21c'est ridicule
01:06:22tout ça parce qu'elle est frustrée
01:06:23parce qu'on ne veuille pas
01:06:25mettre des appellations absurdes
01:06:26comme par exemple
01:06:27appeler ça du lait d'amande
01:06:28bah non du lait
01:06:29ça vient d'une vache
01:06:30pareil pour un steak
01:06:31un steak ça ne peut pas
01:06:32venir d'une
01:06:33de plante
01:06:34c'est tout
01:06:35donc c'est pas très grave
01:06:37franchement il y a
01:06:37d'autres sujets
01:06:38dans le monde actuellement
01:06:39que celui-là
01:06:40je suis bien d'accord
01:06:41avec vous
01:06:42mais il faut regarder aussi
01:06:44les conséquences
01:06:46qu'ont les choix
01:06:47de la gauche
01:06:48de l'extrême gauche
01:06:49c'est-à-dire qu'ils sont
01:06:50en total décalage
01:06:51avec les français
01:06:53les français ne veulent pas
01:06:54qu'on les embête
01:06:54ils ne veulent pas
01:06:55ce qu'on regarde
01:06:56ce qu'il y a dans leur assiette
01:06:57eux veulent tout contrôler
01:06:58les français veulent moins
01:06:59d'immigration
01:07:00eux en veulent toujours plus
01:07:01les français veulent plus
01:07:02de sécurité
01:07:03l'extrême gauche au moins
01:07:05en veut moins
01:07:05parce qu'elle veut désarmer
01:07:06les policiers
01:07:07je n'ai pas entendu
01:07:08s'opposer au programme
01:07:10de la France insoumise
01:07:11sur ce sujet-là
01:07:12donc ils sont déconnectés
01:07:13des français
01:07:14et si vous regardez
01:07:15le total des voix de gauche
01:07:16il n'a jamais été aussi faible
01:07:17dans le pays
01:07:18mais le président de la république
01:07:19vous avez promis
01:07:20le 1er janvier dernier
01:07:22je crois
01:07:23des référendums
01:07:24sur un certain nombre
01:07:25de questions
01:07:25vous croyez encore
01:07:27aux promesses
01:07:28d'Emmanuel Macron
01:07:28vous me surprenez
01:07:30Vincent
01:07:30avait-il dit
01:07:31je vais vous redonner
01:07:32la parole
01:07:32en réalité
01:07:33la parole
01:07:34jusqu'à plus ample informé
01:07:36la parole des français
01:07:37est confisquée
01:07:38sur l'immigration
01:07:39sur un certain nombre
01:07:41de sujets
01:07:41elle est confisquée
01:07:42c'est la raison
01:07:43pour laquelle je vous disais
01:07:44il va falloir
01:07:44qu'il donne de la voix
01:07:46un mot rapidement
01:07:47Madi Saidi
01:07:47oui de toute manière
01:07:48l'histoire de la gauche
01:07:49n'est faite que d'injonctions
01:07:50faites comme ci
01:07:51faites comme ça
01:07:52et souvent c'est des injonctions
01:07:53qui sont plus
01:07:54elles sont punitives
01:07:55d'ailleurs
01:07:55et franchement
01:07:57pour être écologique
01:07:58pour être un écolo
01:07:59je pense qu'il faut
01:08:00plus que porter
01:08:01un pull vert
01:08:01en fait
01:08:02c'est complètement absurde
01:08:03c'est complètement absurde
01:08:05d'appeler un steak
01:08:08comment on appelle ça
01:08:09un cadavre de vache
01:08:09c'est complètement absurde
01:08:10ça ne changera rien aux gens
01:08:11les gens mangent
01:08:12ce qu'ils veulent
01:08:12ils sont libres de manger
01:08:13ce qu'ils veulent
01:08:14quand ils le veulent
01:08:15et si on veut avoir
01:08:16une vraie politique
01:08:18qui répond aux enjeux
01:08:19écologiques de demain
01:08:20il faudra embarquer
01:08:21les français
01:08:22plutôt que de leur faire
01:08:23des injonctions
01:08:24dans leur vie privée
01:08:24mais qu'on ne se trompe pas
01:08:26Florian Gérard
01:08:26Mercier
01:08:27Sandrine Rousseau
01:08:28elle est loin d'être bête
01:08:29en réalité
01:08:30c'est une extrémiste
01:08:32et comme toutes les extrémistes
01:08:34elle mène un combat
01:08:35qui est en fait
01:08:35un combat culturel
01:08:37c'est cela que traduit aussi
01:08:38cette déclaration
01:08:40oui tout à fait
01:08:41un combat culturel
01:08:43contre la viande
01:08:44contre un certain art de vivre
01:08:46qui est celui
01:08:47de l'art de vivre français
01:08:49mais après
01:08:50encore une fois
01:08:50elle se trompe de combat
01:08:51il faut rappeler
01:08:51que
01:08:53les vaches
01:08:54les bêtes
01:08:57d'élevage
01:08:58n'existeraient pas
01:08:59si ce n'était pas
01:08:59pour la viande
01:09:01et ça fait vivre
01:09:02350 000 éleveurs
01:09:03quand même
01:09:04dans notre pays
01:09:04donc il y a un moment
01:09:05où il faut
01:09:06peut-être faire
01:09:07moins d'affichage
01:09:07elle avait dit
01:09:09la rentabilité
01:09:10des agriculteurs
01:09:11des éleveurs
01:09:12des éleveurs
01:09:13je m'en fiche
01:09:14je m'en fous
01:09:15elle l'avait dit
01:09:16de manière plus vulgaire
01:09:18que je n'ai pas répété
01:09:18mais elle avait dit
01:09:19la rentabilité
01:09:20des agriculteurs
01:09:21et des éleveurs
01:09:22je m'en fiche
01:09:23voilà donc ça résume
01:09:24un peu la pensée
01:09:25madame Rousseau
01:09:25merci à tous les trois
01:09:26d'être venus ce soir
01:09:27sur le plateau
01:09:28du meilleur de l'info
01:09:29merci à vous
01:09:29de nous avoir suivis
01:09:30ne bougez pas
01:09:31puisque dans un instant
01:09:32vous avez rendez-vous
01:09:33avec l'édition de la nuit
01:09:34présentée ce soir
01:09:35par Adrien Fontenot
01:09:36passez une très belle soirée
01:09:38bonsoir
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