00:00Nous sommes avec le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barraud. Bonjour monsieur, merci d'être avec nous.
00:05Qui explique qu'il est venu ici dans la région du Golfe parce que ici nous sommes à quelques centaines
00:09de kilomètres seulement du point d'origine qui explique la hausse des carburants en France.
00:14Monsieur le ministre, quelle est la position de la France si le détroit d'Ormousse se poursuit au cours des
00:18prochaines semaines voire au cours des prochains mois ?
00:20Le détroit d'Ormousse doit être libéré. Il ne peut y avoir aucun blocage, aucun chantage ni d'ailleurs aucun
00:25péage sur un détroit quel qu'il soit.
00:28Les eaux internationales ne peuvent être entravées d'aucune manière et par quiconque.
00:33C'est pourquoi nous avons relayé ce message dans toutes les instances internationales avec beaucoup de force.
00:38Pourquoi nous nous préparons aussi dès que les conditions le permettront avec une mission internationale qu'a voulu le président
00:44de la République
00:44à créer les facilités permettant la reprise du trafic à son niveau antérieur à la crise.
00:50Avec notamment des opérations de déminage, ça fera partie des opérations de cette mission.
00:54Mais donc, est-ce qu'il y a une action précise de la France pour débloquer ce détroit ?
00:58Vous savez, réunir plus de 50 pays dans une mission internationale avec laquelle plusieurs dizaines vont sans doute contribuer de
01:06manière très concrète
01:06pour effectivement déployer sur place des capacités de déminage ou d'escorte des navires, c'est beaucoup de travail.
01:14Ce travail est avancé, la planification se finalise de manière à ce que nous puissions être prêts dès le moment
01:21venu à intervenir pour fluidifier le trafic.
01:24Une autre question. Il y a une crainte d'une reprise des hostilités avec notamment cette escalade verbale entre les
01:29Etats-Unis et l'Iran.
01:30Quelle serait la position des forces françaises si les hostilités venaient à reprendre ?
01:35Nous devons tout faire pour éviter que les hostilités ne reprennent puisque chacun l'a vu depuis le début de
01:42cette guerre
01:43que nous n'avons pas approuvé et à laquelle nous n'avons pas participé, les risques d'escalade sont extrêmement
01:50élevés
01:51et emportent avec eux des conséquences majeures pour l'économie mondiale, mais donc pour nos vies quotidiennes,
01:57la vie des Françaises et des Français, pour la vie de nos entreprises.
02:01Donc tout ça doit s'arrêter.
02:02– Et dans le cadre de négociations, les menaces soulevées par le régime iranien doivent pouvoir être strictement encadrées.
02:11– Mais pas d'entrée de la France dans la guerre.
02:13– Il n'y a pas d'entrée de la France dans la guerre depuis le début de cette crise.
02:17Nous l'avons dit, les buts n'ayant pas été précisément définis, les opérations ayant été conduites à l'écart
02:28du droit international,
02:30ils n'étaient tout simplement pas envisageables pour la France d'y participer.
02:34– Et toujours pas ?
02:35– Non mais néanmoins vous avez vu que la France, dès le premier jour, a massivement déployé ses moyens militaires
02:42dans la région,
02:42non seulement pour assurer la sécurité de nos ressortissants, de faciliter leur rapatriement par milliers qui se trouvaient bloqués dans
02:51la région,
02:51mais aussi pour protéger nos partenaires qui ont été pris pour cibles par les attaques indiscriminées de l'Iran.
02:57Et j'ai pu mesurer lors de mes déplacements en Arabie Saoudite, en Omane et ici aux Émirats Arabes Unis,
03:03combien la contribution de la France à la protection de ces pays qui n'y étaient pour rien, qui n
03:08'avaient rien demandé, a été appréciée.
03:10Au point que beaucoup d'entre eux souhaitent pour l'avenir développer des relations encore plus proches, encore plus étroites
03:15avec notre pays
03:17pour bâtir les conditions de leur souveraineté, de leur défense, mais aussi de leur sécurité économique.
03:23– Je vous permets d'insister une dernière fois parce que c'est une inquiétude, il n'y aura pas
03:26d'entrée de la France dans la guerre.
03:28– Il n'y a aucune raison pour la France ou quelque autre pays que ce soit d'entrer dans
03:34des hostilités.
03:35Les hostilités se sont interrompues, le cessez-le-feu doit être respecté par toutes les parties, une négociation doit s
03:42'engager
03:42pour que le régime iranien concède un changement radical de posture face des concessions majeures
03:52permettant à l'Iran de vivre, de coexister pacifiquement avec son environnement régional
03:57et au peuple iranien de construire librement son avenir.
04:00– Merci beaucoup Monsieur le Ministre, je vous laisse aller reprendre votre avion direction la France.
04:03Un chiffre qui vous montre la tension ici dans le Golfe, un chiffre qui nous est parvenu il y a
04:07quelques heures seulement.
04:08Plus de 900 navires commerciaux sont recensés dans le Golfe actuellement.
04:13– Merci beaucoup.
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