00:00– C'est un blocus, sauf qu'il est à l'endroit où il est,
00:03c'est-à-dire non pas dans le D3, mais dans le Golfe,
00:06et donc il suffit de savoir lire une carte pour se rendre compte
00:08que ce n'est pas dans le D3 qu'on fait un blocus,
00:10puisque c'est une mise en danger des bâtiments
00:13qui pourraient créer les conditions du blocus,
00:16donc on les met là où c'est utile, dans le Golfe,
00:19là où on peut avoir de l'espace, là où on peut faire du tri,
00:21et là où il n'y a quasiment aucun risque, en tout cas à moindre risque,
00:27depuis deux jours on sait où ils sont.
00:29– Si les Américains avaient voulu prendre plus de risques,
00:32ils auraient fait un blocus au niveau du D3 face à l'Iran ?
00:35– Oui, ce serait mis à Oman.
00:36– Oui, donc le fait qu'il soit à des centaines de kilomètres de là,
00:39de ce D3, comment vous l'interprétez ?
00:41– C'est pragmatique, ce sont des militaires,
00:44ils sont à peu près normalement cortiqués,
00:46ils savent faire leur métier, et ils ne mettent pas en risque
00:49ni les marins, ni les pilotes, ni les bâtiments,
00:52ils se mettent à l'endroit qui est le plus intelligent de leur point de vue,
00:55à la fois parce que ça laisse du temps,
00:57je rappelle qu'un blocus, d'abord ce n'est pas interdit,
00:59le droit international le permet,
01:01dans beaucoup de choses sur le droit international,
01:03je pense qu'une relecture générale des conventions du droit international…
01:06– On a le droit de faire un blocus ?
01:07– Bien sûr, on a le droit de faire un blocus,
01:08dans des conditions extrêmement précises, détaillées,
01:10on ne peut pas interdire le passage des bâtiments à titre humanitaire, etc.
01:15mais le droit de la guerre, ou le droit international humanitaire,
01:19ou ce qu'on appelle le droit international,
01:21qui est plein de sous-titres, de références,
01:25et ce n'est pas autorisé, sauf si, quoi que, il faut voir,
01:29et ça dépend, permet beaucoup de choses.
01:31Donc dans la réalité, les Américains ont fait un blocus,
01:35ou en tout cas un barrage filtrant,
01:37pour ceux qui veulent le comprendre,
01:39selon les interprétations du vice-président des États-Unis,
01:42parce qu'on a plusieurs, comme toujours, plusieurs textes,
01:46il y a plusieurs Trump dans le Trump, ce que j'écris dans le livre,
01:48mais il y a plusieurs Trump dans l'administration Trump aussi,
01:51il y a des correcteurs…
01:51– Ce qui ne simplifie pas la lecture du Trump.
01:53– Non, mais il y a des correcteurs de textes,
01:56il y a des spécialistes de l'interprétation rétrospective,
02:00et donc là, c'est un barrage filtrant,
02:02qui permet aux Américains d'abord de gagner du temps
02:05pour éviter la confrontation immédiate
02:08avec un certain nombre de bâtiments
02:09qui porteraient des pavillons compliqués,
02:12notamment le pavillon chinois ou indien,
02:14mais qui leur permet de dire,
02:15écoutez, il y a encore 400 kilomètres, on va voir.
02:18Donc il y a plein de choses qui passent le détroit d'Hormuz,
02:20il y aura beaucoup de bateaux, probablement,
02:23mais qui vont tous s'arrêter à Oman.
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