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  • il y a 5 semaines
DB - 14-04-2026

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00:00:06Mes parents, Martin et Marie Féral, étaient de pauvres métaillés durement exploités par le comte de Nansac,
00:00:12un noble émigré rétabli dans ses droits par la restauration.
00:00:16Mon père s'opposa au comte et tue à la Boris, son régisseur, qui, venu nous chasser, avait blessé ma
00:00:21mère.
00:00:23Mon père s'enfuit dans la forêt, mais dénoncé, il fut vite arrêté.
00:00:27Nous allâmes nous réfugier au lieu dit La Tuilière, au cœur de la forêt.
00:00:32Après de longues recherches, ma mère trouva enfin du travail chez Géral, un brave homme.
00:00:38Bien sûr, la native, la servante principale de la maison, nous détestait, mais comme sa fille Lina était gentille.
00:00:45Après un dur procès, mon père, malgré le courage de son avocat, maître fond grave, fut condamné aux galères.
00:00:52Évincés de chez Géral par la native et son cousin, nous retournâmes vivre à La Tuilière.
00:00:58C'est là qu'une nuit, j'appris la mort de mon père, poursuivie jusqu'au bagne par la haine
00:01:01du comte.
00:01:03Cette même nuit, ma mère m'entraîna jusqu'au château des Nansac pour jurer vengeance.
00:01:09Mais le comte n'était pas satisfait encore.
00:01:12Masqueret, son nouveau régisseur, interdit aux fermiers de nous donner du travail.
00:01:16De ce jour, ma mère chercha en vain et s'usa sur les routes.
00:01:20Alors, fidèle à mon serment, j'incendiais la forêt du comte.
00:01:24Et le sentiment tout à la fois de haine et de bonheur que j'éprouvais cette nuit-là, je ne
00:01:29devais plus l'oublier.
00:01:31Épuisée par le froid et la faim, ma mère mourut devant moi peu de temps après.
00:01:37Et seul cette fois, orphelin à huit ans, je partis sur les routes.
00:02:32Je passais d'abord chez Lémyon.
00:02:34Les seuls amis de mes parents.
00:02:37Là, je savais que je pourrais trouver quelques secours.
00:02:58Monsieur, mesdames.
00:03:02Je voulais voir Lémyon.
00:03:04Lémyon ?
00:03:05Mais ils ne sont plus là.
00:03:08Ils ont été chassés par le comte de Nassac.
00:03:14Mais que voulais-tu ?
00:03:18Je cherchais du travail.
00:03:21Comme c'était des amis.
00:03:22Tu travailles, toi.
00:03:24Mais si, c'est pas malheureux.
00:03:26Mais retourne plus tôt chez tes parents.
00:03:30Mon mère et mon père sont morts.
00:03:34Mon Dieu.
00:03:35Mon pauvre petit.
00:03:38Mais je n'ai pas de travail.
00:03:43On doit remonter.
00:03:46Mais attends.
00:04:05Je n'ai pas de travail.
00:04:07Mais tiens.
00:04:11Mais je ne te demande pas la charité.
00:04:14Mais j'ai un fils de ton âge.
00:04:17Allons, tu peux l'apprendre.
00:04:23Merci.
00:04:25Tu ne veux pas coucher là ?
00:04:28Non.
00:04:30Il faut que je continue.
00:04:31Et puis je suis pressée.
00:04:55J'étais désespéré, mais je ne perdis pas courage.
00:04:59J'étais pressé, en effet.
00:05:01Pourquoi ?
00:05:02Je ne savais pas.
00:05:04Ou allais-je ?
00:05:05Je ne savais pas non plus.
00:05:13Une seule idée me poussait.
00:05:15Devenir fort et me venger.
00:05:18Venger les miens.
00:05:19Mon père, ma mère tués par mon sac.
00:05:22Il me fallait trouver du travail.
00:05:24Je marchais pendant tout le jour.
00:05:29Je ne savais pas.
00:05:30Je ne savais pas.
00:05:32Mon père, ma mère, ma mère, mon père.
00:05:44Je t'ai oublié.
00:05:49Je te déplace.
00:05:50Bonjour, mon père.
00:05:51Bonjour, petit.
00:05:54Ben voilà, est-ce que vous pouviez me donner un travail ?
00:05:57D'où viens-tu ?
00:06:00Au Monnaie.
00:06:03Et qui es-tu ?
00:06:05Le fils de Martissot.
00:06:08Y a pas de travail ici.
00:06:45La nuit approchait.
00:06:47Je n'avais rien trouvé et j'étais épuisé.
00:06:59Je décidai de me réfugier dans une cabane de bergers qui semblait abandonner.
00:07:50Je ne sais jamais.
00:07:56Malgré ma fatigue, je ne pus m'endormir.
00:08:00Je pensais qu'il ne fallait plus que je dise qui j'étais,
00:08:03car sinon les paysans auraient peur du compte de Nansac.
00:08:07Comment pouvais-t-on engager le fils de Martiss ou le croquant,
00:08:10qui était mort aux galères ?
00:08:14Non, il n'y a pas de travail ?
00:08:16Non, il n'y a pas de travail ici, mon petit.
00:08:20Mais je pourrais garder les oies.
00:08:23J'en ai déjà un qui fait ce travail.
00:08:35Partout, je sentais la pauvreté, la misère.
00:08:39Comment pouvait-on s'intéresser à moi ?
00:08:47Je marchais ainsi pendant trois jours.
00:08:58Le soir, je n'osais même pas aller dans les fermes demander un abri.
00:09:31Sous-titrage Société Radio-Canada
00:09:34Je dormais au pied des arbres, mon estomac tenaillé par la faim.
00:09:41Vous avez eu du travail ?
00:09:42Non.
00:10:07C'était mon quatrième jour de Rome, déjà.
00:10:10Et toujours rien.
00:10:12Que l'ai-je de venir ?
00:10:17Presque à bout de force, je décidais de monter vers le village de Fortnac.
00:10:28C'était un vieux village dont m'avait parlé mon père, perché en haut d'une colline.
00:10:46Et là, était mon dernier espoir.
00:10:58Personne n'avait fait attention à moi.
00:11:01Et je restais anéanti, aux pieds de la vieille croix.
00:11:20Mais qu'est-ce que tu fais là, petit ?
00:11:23C'était un curé, et j'éprouvais de la méfiance.
00:11:27Je cherche du travail.
00:11:32Tu es seule ?
00:11:36Où sont tes parents ?
00:11:45Mon père et ma mère sont morts.
00:11:50Mon pauvre petit.
00:11:56Viens avec moi.
00:11:59Je ne pouvais m'empêcher de penser au curé de Bars, qui nous avait fait tant souffrir.
00:12:07Je ne t'offrais pas de mal.
00:12:11Mais celui-ci n'avait pas l'air méchant.
00:12:18Viens.
00:12:20Il avait une grande douceur sur le visage.
00:12:22Je décidais de le suivre.
00:12:46Qu'est-ce que vous m'emmenez là, monsieur le curé ?
00:12:48Tu vois bien ?
00:12:50Un pauvre enfant, mal couvert.
00:12:53Mais il doit avoir des bouts.
00:12:54Tais-toi, Fonty.
00:12:56Il faut d'abord le faire manger.
00:12:58C'est plus pressé.
00:13:05Il n'a plus ni père ni mère.
00:13:09Oh, pauvre petit.
00:13:14Mais monsieur le curé, faites-le asseoir.
00:13:15Qu'est-ce que vous attendez ?
00:13:16Ah oui.
00:13:18Là, à votre place, là.
00:13:23C'est bon.
00:13:25Tu as-moi ton chèvre.
00:13:33Elle est toute chaude.
00:14:00Comment t'appelles-tu ?
00:14:17Tu en mangeras bien encore un petit peu.
00:14:39Comment t'appelles-tu ?
00:15:03Si je lui disais mon nom, il allait me chasser.
00:15:12Je décidais de lui mentir.
00:15:15Je suis Tchigarigal de la Juillet.
00:15:20Et où est-ce ?
00:15:24Dans la commune de la Chapelle-au-Barreil.
00:15:28C'est bien ?
00:15:30C'est bon.
00:16:00Tu mords, mon garçon.
00:16:05Je suis brusquement honte.
00:16:08Alors, dis-moi la vérité.
00:16:11Qui es-tu ? D'où viens-tu ?
00:16:13Il me semblait que j'avais trahi mon père.
00:16:15Il fallait que je lui dise la vérité.
00:16:18Je suis le fils de Martin Feral.
00:16:22Martin Feral ?
00:16:24Celui qu'a tué la borine.
00:16:28Parce qu'il avait tué notre chienne.
00:16:29Il avait blessé maman.
00:16:32Ta mère.
00:16:34Alors, il a été chercher son fusil.
00:16:37Puis il a tiré sur la porée.
00:16:40Il est tombé.
00:16:41Puis il est mort.
00:16:44Papa s'est enfui.
00:16:45Mais ils l'ont rattrapé.
00:16:48Il a été jugé.
00:16:49Ils l'ont condamné au Calais.
00:16:52C'est là qu'il est mort.
00:16:55Alors, on a été chassés.
00:16:58Oui.
00:16:58Moi et maman,
00:16:59on a été se réfugiés à la tuilière.
00:17:02Et ta mère ?
00:17:05Elle est morte à la tuilière.
00:17:07De fin et de froid.
00:17:11Alors, tu es seule maintenant.
00:17:15Oui.
00:17:19J'étais soulagé.
00:17:21Fier même.
00:17:22Je n'avais pas renié mon père.
00:17:25Et si tu pouvais te venger,
00:17:29tu le ferais.
00:17:31Oui.
00:17:32Tu l'as déjà fait, peut-être.
00:17:35Oui.
00:17:37Comme vous.
00:17:40C'est moi qui m'il fait la forêt.
00:17:44C'est toi.
00:17:47Voilà, j'avais tout dit.
00:17:52Maintenant, il allait me chasser,
00:17:53c'était sûr.
00:17:54Mais ça m'était égal.
00:18:09Pour le dessert, il y a des pommes,
00:18:10monsieur le curé.
00:18:12Des pommes.
00:18:31Tiens, Jaco.
00:18:50Et souviens-toi
00:18:52de ne plus jamais mentir.
00:18:55Ce curé-là était vraiment
00:18:57très différent de celui de Barthes.
00:19:08Bonjour, monsieur le curé.
00:19:09Bonjour.
00:19:11Vers la fin de l'après-midi,
00:19:13le curé me met dans une grande
00:19:15et belle maison.
00:19:24Francis.
00:19:27Bonjour, monsieur le curé.
00:19:29Madame la Misele, la mienne est là ?
00:19:30Oui, monsieur le curé, oui.
00:19:32Dans la salle à manger.
00:19:33Ah, très bien, merci.
00:19:34Attends-moi là, je crois.
00:19:42Comme ça, monsieur me semblait curieux.
00:19:45Bonjour, petit.
00:19:48Bonjour.
00:19:50Bonjour, monsieur.
00:19:52Regarde-moi comment il a foutu.
00:19:54Qu'est-ce qu'il a, celui-là ?
00:19:56Qu'est-ce que tu veux, mon frère ?
00:19:57Ah, quelle fouture !
00:20:08Cette maison était rassurante,
00:20:11mais j'éprouvais quand même une certaine inquiétude.
00:20:30...
00:20:50Prenez parfaitement ! C'est toujours un décembre !
00:20:52C'est surtout ce qu'on a appris !
00:20:54Comment je ne sais rien faire ?
00:20:58Répète un peu !
00:20:59Non, tu ne sais rien faire !
00:21:00Je ne sais rien faire ?
00:21:01Et toi ? Tu ne sais même pas sceller ton cheval !
00:21:04Oui ! Mais j'ai fait de la révolution, moi !
00:21:06Oui, parfaitement ! Dès la première heure, moi !
00:21:09Pas comme certains bonapartistes !
00:21:11Qu'est-ce que tu veux dire ? Répète un peu !
00:21:14Oui, pas comme certains bonapartistes !
00:21:16J'ai fait austéroliste, moi !
00:21:18Oui, j'ai fait austéroliste !
00:21:20Eh ben, mon garçon,
00:21:21C'est toujours un ?
00:21:24Oui, monsieur !
00:21:25Monsieur, non !
00:21:27Appelle-moi Cassius !
00:21:28Lui, c'est Laramé !
00:21:30Et si tu ne le sais pas, il a fait austéroliste !
00:21:35Oui !
00:21:36Et si tu ne le sais pas,
00:21:38il a fait la révolution !
00:21:40Oui !
00:21:41Un pion !
00:21:42Oh non !
00:21:46Tiens, tu es là, Laramé !
00:21:48Je t'ai attendu ce matin, j'avais dû voir rentrer !
00:21:51Excusez-moi, monsieur le curé,
00:21:51mais j'étais occupé ici, vous voyez !
00:21:54J'ai des Cassius !
00:21:56Il ne sait pas sceller son cheval !
00:21:58Je vois !
00:22:00Enfin, dès que tu as un maman, je compte sur toi !
00:22:02Oui, monsieur le curé, j'y vais !
00:22:03Viens, j'accorde !
00:22:04Viens, j'accorde !
00:22:05Viens !
00:22:05Viens, j'accorde !
00:22:13Viens !
00:22:13Viens !
00:22:16Viens !
00:22:16Viens !
00:22:19Grignard, tu travailles, je suis un curé !
00:22:22Elle était belle, la grande armée !
00:22:24Oh non !
00:22:27Ce pauvre petit !
00:22:30Quelle histoire, mon Dieu !
00:22:32Oh oui !
00:22:34Une vareuse...
00:22:35Je suis sûre que c'est celle de monsieur le curé !
00:22:37Oui !
00:22:38Deux chemises...
00:22:40Et toi, net !
00:22:40Tu vas la découdre tout de suite !
00:22:42C'est ça !
00:22:42Moi, je m'occupe des chemises !
00:22:43Oui !
00:23:02Mon Dieu !
00:23:04Dans quel état il est !
00:23:08En effet, il a bien besoin d'être nippé !
00:23:10Eh oui !
00:23:12Et voilà, Jacou !
00:23:14Cette âme était bien habillée comme celle que j'avais vue chez le comte de Nansac !
00:23:18Bonjour, Jacou !
00:23:20Je ne pouvais m'empêcher d'éprouver de la crainte !
00:23:24Tu n'es pas fâchée ?
00:23:28Non !
00:23:29Ah bon !
00:23:31Viens, je vais prendre tes mesures !
00:23:37Ah non, Jacou !
00:23:38Allez, va !
00:23:42Enlève ta cap !
00:23:47Je te la rendrai, tu sais !
00:23:51Allons, Jacou donne !
00:23:54Là, voilà !
00:23:56Toi, net !
00:23:57Va me chercher les deux paires de chaussettes que Cassius m'a apportées l'autre soir !
00:24:01Oui !
00:24:01Elles lui iront sûrement !
00:24:04Je l'aime, ce garçon !
00:24:09Il a l'air futé comme une portée de souris !
00:24:12Ah, les femmes !
00:24:13Toujours sensibles aux avantages physiques !
00:24:17Si cela était, nous ne serions pas bons amis !
00:24:22Bien touché !
00:24:28Le chevalier n'est pas là ?
00:24:29Mon frère est à la grandie !
00:24:33Je lui mets tout de suite !
00:24:35Et si j'ai fini à temps, on vous apportera déjà une chemise ce soir !
00:24:40Voici les chaussettes !
00:24:41Merci !
00:24:43Elles iront sûrement !
00:24:46Alors, bonsoir !
00:24:47Bonsoir, Monsieur le furie !
00:24:48Et...
00:24:49Merci encore !
00:24:50De rien !
00:24:51Allez, viens, Jacou !
00:24:54A bientôt, ta fils !
00:24:58Tu es le fils de Martiss ou de Comenet ?
00:25:03Oui !
00:25:04C'était mon père !
00:25:06Ou alors tu peux être fier !
00:25:18Ne l'oublie jamais !
00:25:21C'était la première fois que l'on me parlait ainsi de mon père !
00:25:49Tu coucheras là !
00:25:51C'était pas bien grand, mais tout sera bien !
00:25:55Une chambre avec un vrai lit !
00:25:58Une chambre avec un vrai lit !
00:25:58Je n'avais encore jamais vu ça !
00:26:25Un lit !
00:26:27Pour moi tout seul !
00:26:29Je ne pouvais y croire !
00:26:31Je ne pouvais y croire !
00:26:35Et là, tu penses toujours que je te vois du mal ?
00:26:39Bon, je te laisse !
00:26:46Qu'est-ce que je ferai ?
00:26:48Vos deux chemises et la vareuse ont disparu !
00:26:50Je les avais laissé assécher !
00:26:51Mais tant qu'il y aura des coquins comme la ramée...
00:26:53C'est moi qui les ai prises, Fenty !
00:26:56Vous ?
00:26:57Ben oui !
00:26:58Bon, j'aime mieux ça !
00:26:59Ben donnez-les-moi, faut que j'y repasse !
00:27:01Ah non, je ne les ai plus !
00:27:02Comment vous les avez plus ?
00:27:03Ben, je les ai donné à Hermine !
00:27:05Pour Jaco !
00:27:06Mais enfin, monsieur le curé !
00:27:07Vous n'aviez que ça pour vous changer !
00:27:09Comme ça, je n'ai plus rien, tu le sais !
00:27:10Si ce n'est pas malheureux !
00:27:12Votre soutale vous donnerai un jour !
00:27:14Et coupez en petits morceaux encore !
00:27:15Pour que ça ne fasse plus de profit !
00:27:17Vous verrez !
00:27:18Pourquoi pas !
00:27:26Oui, le curé était gentil !
00:27:30Je pensais qu'il me garderait pendant un jour,
00:27:33deux peut-être !
00:27:35Et pour la première fois depuis la mort de ma mère,
00:27:38je me sentis presque heureux !
00:27:41Il va, disant noblesse oblige,
00:27:43qui, maufaisant, ses pères affligent !
00:27:46Oui !
00:27:50Je disais, il va, disant noblesse oblige,
00:27:55qui, maufaisant, ses pères affligent !
00:27:59Hein ?
00:28:02Donc, pour parler plus clairement,
00:28:05Grand Seigneur, Grand Chemin,
00:28:06sont tous mauvais voisins !
00:28:10Oui !
00:28:12Bon !
00:28:13Euh, encore un peu de vin de loi, chevalier ?
00:28:15Ah, volontiers !
00:28:16Oui, très volontiers !
00:28:18C'était le chevalier de Galibert !
00:28:20Je ne comprenais pas très bien ce qu'il disait,
00:28:23et il me semblait curieux !
00:28:34Il y a de l'arôme, mais c'est pas mal !
00:28:36Comptez, tu ne le prends pas ?
00:28:37Ah !
00:28:39Hermine en fait aussi !
00:28:40Comme sa soeur l'avait promis,
00:28:43il avait apporté pour moi, le soir même,
00:28:45une chemise terminée !
00:28:47Lui aussi avait l'air gentil, très bon même !
00:28:51Moi qui n'avais connu de noble que le comte de Nansac,
00:28:54j'étais tout étonné de la douceur de celui-ci,
00:28:57car j'avais dans l'idée que tous les nobles étaient mauvais,
00:29:00ainsi que les curés !
00:29:02Dites-moi que Ré, c'est en Gaul en Vaud-Noir,
00:29:04que vous avez fait cette trouvaille-là ?
00:29:06Oui !
00:29:07Oui, il est gentil, il plaît beaucoup !
00:29:16Ce Nansac ne vaut pas cher !
00:29:19Qu'en penses-tu petit ?
00:29:23Je le hais !
00:29:28Avec des yeux comme les tiens,
00:29:29si j'étais Nansac, je me méfierais !
00:29:33Jaco, il ne faut pas aïe !
00:29:37Il a tué mon père et ma mère !
00:29:42Tu es malheureux, mon petit !
00:29:46Tu le seras moins dans le pardon !
00:29:48Eh curé !
00:29:50C'est beau de pardonner et de ne pas se venger,
00:29:52mais ce doit être réciproque !
00:29:55Comme on dit lorsqu'on se fait brebis !
00:29:56Le nouveau croc !
00:29:58C'est ça ?
00:29:59Exactement !
00:30:04Et à part la morale, que comptez-vous faire de ce petit sauvage ?
00:30:07Eh, tout d'abord lui apprendre à lire et à écrire !
00:30:10Et ensuite, nous verrons !
00:30:16En entendant cela, je compris que le curé s'intéressait à moi,
00:30:21il voulait me garder.
00:30:23Et j'étais bien content.
00:30:33Le printemps était venu, et j'étais toujours à Fanlac.
00:30:40Et j'étais bien content.
00:30:41Bonjour, la ramée !
00:30:44Bonjour, Jaco !
00:30:48La ramée aussi était devenue mon ami.
00:30:51Je le voyais tous les jours sur le paty,
00:30:53où il gardait les moutons de la commune.
00:30:56Je vivais à la cure, et j'essayais de me rendre utile à ma façon.
00:31:45Je peux t'aider ?
00:31:46Je peux t'aider ?
00:31:47Oh ! Tu m'as fait peur !
00:31:49Bon, je sais pas si c'est fini !
00:31:51Mais non, t'as pas fini ! Je vais t'aider !
00:32:07T'es chirole ?
00:32:09T'es chirole ?
00:32:24C'est gentil, Fanti !
00:32:26Je les adore !
00:32:27T'es chirole ?
00:32:28Et comment je trouverais le temps pour aller chercher des chiroles ?
00:32:35Bon, alors je sais qui c'est.
00:32:45Merci, Jaco !
00:32:53Allez, viens !
00:32:55On va travailler !
00:33:00Dans la forêt, il y a...
00:33:05Tous les jours, matin et après-midi, le curé m'enseigna deux heures durant.
00:33:12J'étais tellement heureux d'apprendre.
00:33:15Les lapins, les sangliers, les renards, les loups, les écureuils, les loups, les écureuils, le lion et le roi des
00:33:31animaux.
00:33:32Des animaux.
00:33:33Des animaux ?
00:33:36Des animaux.
00:33:39Des animaux.
00:33:40Les animaux de la forêt ne sont pas méchants.
00:33:52C'est bien.
00:33:54C'est très bien.
00:33:55Tu fais de gros progrès, tu sais.
00:33:58M. Furet, c'est un service.
00:33:59Nouveau enfantier.
00:34:01Nous allons en rester là pour l'instant.
00:34:04Il faut se modérer en tout.
00:34:07Allez.
00:34:14M. Furet.
00:34:15Oui.
00:34:17M. le chevalier est bien noble, est-ce pas ?
00:34:19Oui.
00:34:21Alors, pourquoi n'est-il pas méchant comme la plume de Nansac ?
00:34:24Il y a vécu entre eux une différence importante.
00:34:27Le chevalier est un noble, sans terre, dans ça qu'il n'est qu'un propriétaire, sans noblesse.
00:34:38Tu as fini, Mme ?
00:34:40Ah, presque, M. le couret.
00:34:41Alors, viens dîner.
00:34:44Pour la soupe ?
00:34:46Je suis toujours prêt, M. le couret.
00:34:47Oui, je sais, je sais.
00:34:49Et pour le vin aussi.
00:34:50Ah, mais, tu sais que ça fait pas de mal ?
00:34:52Ah, ah, ah, ah, ah.
00:34:55C'est chaud, M. le sage.
00:34:58C'est du bon boire ?
00:35:01J'essaye.
00:35:07Hé, la ramée !
00:35:09Hum.
00:35:10Elle était bonne, hein, la soupe de Fenty ?
00:35:14Hum.
00:35:23Viens, Jaco. Nous allons un peu travailler.
00:35:32Laisse ça. Laisse ça.
00:35:38Fantille, la petite bouteille de mordée, Père Jacques.
00:35:40Oui, M. le curé.
00:35:41Tu la donneras à la ramée.
00:35:42Mais M. le curé, c'est un cadeau.
00:35:44Oui, c'est un cadeau. Et j'en fais cadeau.
00:35:46Allez, donne-le.
00:35:52À la tienne, sœur Jean-François.
00:35:56N, O, U, S.
00:36:01Chaque soir après soupli, le curé Bonal me faisait encore deux heures de classe.
00:36:06O, M, M, encore, E, S.
00:36:20C'est bien.
00:36:23Quand tu seras bien l'ir et écrire, je t'apprendrai les réponses de la messe.
00:36:30Y allais-tu, au moins.
00:36:33Non.
00:36:35Et tu ne veux pas servir la messe, alors ?
00:36:39Aussi. Mais pour vous.
00:36:43Alors pour moi, tu pardonneras aussi au comte de l'enceinte.
00:36:55Continuons.
00:36:57Vous, V, O, U, S.
00:37:09La veille de Pâques était arrivée et j'avais reçu un merveilleux cadeau.
00:37:28lynette, lynette, lynette.
00:37:35unfinished.
00:37:37Bonjour, Monsieur le curé !
00:37:38Bonjour, l'arabée !
00:37:39Et dire qu'on a été un sterlitz !
00:37:41Ah, pas moi, l'arabée !
00:37:43Vous auriez pu, Monsieur le curé !
00:37:44Vous auriez pu !
00:37:45Vête ! Vête ! Vête ! Vête ! Vête ! Vête ! Vête !
00:37:54Qu'est-ce que tu as ? Tu as mal ?
00:37:56Non.
00:37:57Regarde mes chaussures.
00:37:59Ah, bon.
00:38:01Tant mieux !
00:38:04Bonjour, mes amis !
00:38:06Bonjour, chevalier.
00:38:07Eh bien, curé.
00:38:08Je suis allé vous chercher à la sacristie.
00:38:10Vous deviez m'envoyer chaque coup, ce matin.
00:38:11Il viendra demain, chevalier.
00:38:14Ce matin, nous avions une importante affaire à régler.
00:38:21Oh, quelles belles chaussures !
00:38:29Alors, à demain.
00:38:30À demain.
00:38:32Avec les chaussures ?
00:38:33Ah, oui.
00:38:36Au revoir, curé.
00:38:38Au revoir, chevalier.
00:38:44Le lendemain était un grand jour.
00:38:47Le curé Bonal voulait savoir une dernière fois si j'étais prêt.
00:38:59Sais-tu pourquoi elle prêtre se lave les mains ?
00:39:01Oui, c'est pour les purifier.
00:39:04C'est très bien, très, très bien.
00:39:07Là, maintenant, tu rapportes le plateau.
00:39:10C'est très bien.
00:39:15Là, maintenant, tu reviens.
00:39:16Tu te mets à genoux.
00:39:19Et je dis...
00:39:25Et tu réponds.
00:39:27Et tu réponds ?
00:39:54Mais ce qu'il y a, je ne comprends rien dans ce que je dis.
00:39:57Ben oui, tu n'es pas le seul.
00:39:59Personne ne comprend.
00:40:00Mais je t'expliquerai.
00:40:02En tout cas, tu l'essayes et tu serviras à la messe dimanche.
00:40:05Tu veux ?
00:40:06Oui.
00:40:11Je suis très content de toi, Jaco.
00:40:21Tu sais que Jésus est mort sur la croix pour sauver les hommes.
00:40:25Tu te souviens qu'il a dit...
00:40:27Si on te frappe sur la joue droite,
00:40:31t'enras gauche.
00:40:33Oui, monsieur le curé.
00:40:34Tu es prêt à le suivre sur cette poire ?
00:40:37Oui, monsieur le curé.
00:40:40Donc...
00:40:41Si tu rencontres le comte de l'enceinte,
00:40:43que fais-tu ?
00:40:50J'essaie de pardonner.
00:40:52Bien.
00:40:54Mais après, je me venge.
00:40:58Seigneur Dieu.
00:41:00Ah, ce n'est pas facile, hein ?
00:41:04Enfin.
00:41:05Nous y arrivons, va ?
00:41:08Allez, continuons.
00:41:08Mets-toi, jeune.
00:41:19Je savais que je lui faisais de la peine.
00:41:21J'étais heureux avec lui.
00:41:23Trop, peut-être.
00:41:26Mais je pensais toujours à mes parents.
00:41:27Alors pardonnez.
00:41:30Sûrement pas.
00:41:32Ça aurait été une trahison.
00:41:34Jamais je n'oublierai.
00:41:36Jamais.
00:41:37Voilà, tout实.
00:41:38Jamais, j'aiors d'un test.
00:41:48Un affaire d'une en costume.
Commentaires
1
Gouarch Laurentil y a 4 semaines
« Merci de nous faire partager tous ces films. On sent à travers chacun d’eux la présence d’un acteur au talent authentique, capable de transmettre des émotions fortes et sincères. Le travail du réalisateur, lui aussi remarquable, met parfaitement en valeur cette intensité et cette sensibilité. C’est un vrai plaisir de découvrir des œuvres où la passion, la maîtrise et la créativité se rejoignent pour offrir des moments de cinéma qui marquent et qui restent en mémoire. »

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