- il y a 12 heures
DB - 12-02-2026
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00:00Sous-titrage MFP.
00:30Jean-Christophe Kraft, un jeune compositeur allemand, a dû à la suite d'une bagarre s'exiler à Paris.
00:59Il laisse en Allemagne sa mère Louisa qu'il aime tendrement.
01:03Le XXe siècle vient de commencer.
01:07Après des débuts difficiles, Jean-Christophe fait la connaissance d'un critique musical, Théophile Goujard,
01:13qui le fait assister aux grands événements artistiques de l'époque.
01:16Il l'introduit également dans les salons à la mode.
01:25Pour Jean-Christophe, ce pourrait être le commencement du succès.
01:29Il donne des leçons de piano à une jeune femme du monde, Colette Stevens.
01:33On lui propose même de faire jouer sa dernière œuvre, un oratoriaux.
01:38Mais Jean-Christophe refuse toute compromission.
01:46Et son oratoriaux est sifflé.
01:48Qui lui viendra en aide dans ce Paris désormais hostile ?
01:53Accablé par la misère et l'indifférence, il cherche à retrouver Antoinette Jeannin,
01:58qu'il a rencontrée autrefois en Allemagne.
02:00Un jour, il croit la reconnaître, mais à bout de force, il s'évanouit.
02:04C'est l'hiver 1902-1903.
02:09Christophe ne sait pas qu'Antoinette est morte.
02:11Il est resté plusieurs mois gravement malade dans la chambre qu'il occupe depuis son arrivée à Paris.
02:34Vous allez guérir maintenant.
02:39Qui êtes-vous ?
02:41Je suis votre voisine.
02:42J'appuie de la chambre à côté de la vôtre.
02:45Il fallait bien que quelqu'un s'occupe de vous.
02:47Comment vous appelez-vous ?
02:49Sidonie.
02:51Sidonie.
02:53Je veux préparer votre médicament.
03:04Alors, comment allez-vous aujourd'hui ?
03:16Je me sens beaucoup mieux.
03:18Mais je dois être affreux, non ?
03:21Je suis venue aussi vite que j'ai pu.
03:24Tenez, il y a un paquet pour vous.
03:27Ça vient d'Allemagne.
03:30Ça vient de ma mère.
03:31Vous, vous ne lui écrivez pas souvent.
03:36Rarement.
03:38Nous aimons, ça suffit.
03:43Une écharpe qu'elle a tricotée pour moi.
03:47Des livres.
03:51De l'argent.
03:53Vous savez que vous avez été très malade.
03:56Vous m'avez bien soigné.
03:58Ce n'était pas votre heure.
04:00Voilà tout.
04:01Si, Sidonie.
04:06Nous n'avons jamais eu le temps de bavarder jusqu'à présent.
04:10C'est vrai.
04:12Dites-moi, qu'est-ce que vous faites comme travail ?
04:15Ce n'est pas un travail très intéressant.
04:18Je suis domestique.
04:20Ma mère aussi était domestique.
04:22Buvez tant que c'est chaud.
04:23Vous vivez seule.
04:34J'ai une soeur plus jeune que moi.
04:37Mes parents sont restés au pays.
04:40Et votre travail, vous l'aimez ?
04:42Oui, mais j'ai envie de partir.
04:47Pourquoi ?
04:48Vous ne vous entendez pas avec vos maîtres ?
04:50Non.
04:54Ils sont très bons pour moi.
04:56Ce n'est pas que les maîtres soient méchants.
04:59Mais ils sont...
05:00Comment dire ?
05:04Indifférents.
05:07Quelquefois, ils passent plusieurs jours sans vous dire un mot.
05:10Sauf pour le service.
05:12C'est la sauce qui n'est pas bonne, le rôti n'est pas cuit.
05:14Et puis, passer des heures dans la cuisine.
05:19Ce n'est pas le travail qui me fait peur.
05:22C'est l'ennui.
05:23Je meurs d'ennui.
05:25Et quand je m'ennuie trop, je ne peux même plus pleurer.
05:28J'ai le cœur mort.
05:31Je vous comprends fort bien.
05:34Après tout, les maîtres aussi ont leurs soucis et leurs préoccupations.
05:39Enfin, c'est comme ça.
05:41Il faut de tout pour faire un monde.
05:42Mais au bout du compte, on sera tous pareils.
05:45Plus tard.
05:49Vous êtes croyant, vous, M. Christophe ?
05:51Croyant ?
05:53En Dieu ?
05:55Non.
05:57Je crois qu'il m'a oublié.
05:59À moins que ce soit moi qui l'ai oublié, vous comprenez ?
06:02Je ne sais plus.
06:03Ce que je sais, c'est que je ne crois pas.
06:05Il n'y a donc personne pour s'occuper de nous ?
06:08Pour nous aimer ?
06:10Non.
06:11Personne.
06:12Oui.
06:15C'est-à-dire ?
06:16C'est-à-dire ?
06:17C'est-à-dire ?
06:18C'est-à-dire ?
06:19C'est-à-dire ?
06:19Merci pour tout.
06:22Mais rien.
06:22Ah, mon cher Jean-Christophe, quel plaisir de vous revoir !
06:38Bonsoir, monsieur Roussin.
06:39Alors, où en sont vos heures ? Vous vous composez toujours, j'espère.
06:43Vous savez que j'ai laissé complètement tomber l'art lyrique.
06:47Mais je m'intéresse toujours à la musique, à la belle musique, à la vôtre.
06:51Vous êtes ici chez vous.
06:53Je ne pourrais pas rester très longtemps.
06:55Merci, merci. Vous connaissez ma femme ?
06:59Là.
07:00Bonsoir, monsieur Tram.
07:01Bonsoir, madame.
07:02Et dites-moi, vous avez changé, vous ?
07:03J'ai été très malade.
07:05Malade ? Oh, ben vous n'avez pas maigri.
07:08Venez, prenez un peu de champagne.
07:09Merci.
07:09Monsieur le député, quelque chose de vous présente.
07:21Excusez-moi.
07:39Vous, vous n'êtes pas Parisien.
07:41Non.
07:41Je m'en serais douté.
07:44Ce n'est pas du tout un reproche.
07:48Qu'est-ce que vous faites ici, au milieu de tous ces gens ?
07:51Et vous ?
07:54Moi ?
07:55Oui, vous.
07:57Que faites-vous ici ?
07:59Oui, je me le demande aussi.
08:06J'aime votre musique.
08:07Vous la connaissez ?
08:08Oui, mais on ne peut pas parler de cela ici.
08:15Vous semblez triste.
08:18Je...
08:18J'ai perdu quelqu'un qui m'était très cher.
08:24Je suis navré.
08:28Je vois qu'il est inutile de vous présenter.
08:31Christophe, ce jeune homme est venu pour vous ce soir.
08:33Excusez-moi.
08:36Qui est-ce ?
08:37Comment, vous ne le connaissez pas ?
08:38Oh, c'est un très bon musicien, lui aussi.
08:42Un de vos admirateurs.
08:45L'autre jour, il a eu une altercation à votre sujet avec Lucien Lévi-Cœur.
08:49Oh, alors c'est un brave garçon.
08:52Il s'appelle ?
08:53Olivier Jeannin.
08:55Le pauvre enfant, il vient d'avoir un très grand chagrin.
08:58Sa soeur est morte au début de l'hiver.
09:02Antoinette ?
09:03Jeannin ?
09:05Vous la connaissiez ?
09:06Oui.
09:09Vous avez son adresse ?
09:11L'adresse d'Olivier ?
09:12Son adresse ?
09:14Oui, maintenant que j'ai un admirateur, vous ne croyez tout de même pas que je vais le perdre.
09:17Vous venez ?
09:18Vous ?
09:29Il fallait que je vienne.
09:33Entrez.
09:35Merci.
09:41Vous permettez ?
09:42Vous avez filé bien vite hier soir.
09:48Je craignais de vous avoir déçu.
09:50Je suis très timide.
09:59Antoinette, couchez-là.
10:03Vous avez une autre pièce ?
10:05Oui, ici.
10:12Par-dessus ce toit, je vois le haut des branches d'un acacia.
10:18Quand je le regarde, j'ai l'illusion d'être loin de tout.
10:25Vous passez pas tout votre temps rêvé.
10:27De quoi vivez-vous exactement ?
10:32Je donne des leçons.
10:35J'ai aussi un cours de morale.
10:37Un cours de quoi ?
10:38De morale.
10:41Qu'est-ce que ça dit ?
10:42Ça s'apprend donc la morale ?
10:44J'ai douze heures de cours par semaine.
10:47J'écris aussi des articles que personne ne lit.
10:49Sur quoi ces articles ?
10:51Je voudrais parler de musique,
10:53mais on me demande toujours autre chose.
10:55De la peinture ou des soirées mondaines.
10:58Je n'aime pas ça.
11:02Jouez-moi quelque chose.
11:04Moi ?
11:05Vous êtes bon musicien, je crois.
11:08Devant vous, je n'oserai pas.
11:17Alors ?
11:21C'est après.
11:37Vous venez de me parler d'elle.
11:59Vous n'avez donc pas oublié ?
12:01Non.
12:03Maintenant, j'ai un peu l'impression qu'elle est quelque part en moi.
12:08Nous avons assisté ensemble à votre concert.
12:11Vous étiez là tous les deux.
12:14Puis ensuite, vous avez disparu.
12:17Supprimez le programme.
12:21Je lui avais promis de trouver votre adresse.
12:25Mais Paris est si grand.
12:29Elle est morte.
12:31Avant d'avoir eu la joie de vous rencontrer une nouvelle fois.
12:35Une dernière fois.
12:37Oui.
12:39Une dernière fois.
12:41C'est au troisième étage.
12:59Il y a deux fenêtres sur la cour.
13:01Vous savez que vous êtes en plein cœur de Montparnasse ?
13:03Nous savons que c'est en plein air.
13:06Si vous avez besoin de quelque chose, vous frappez à ma porte.
13:08Je suis là pour vous aider.
13:09C'est très aimable.
13:17Madame Abelot, j'ai une lettre pour votre mari.
13:19Ah, merci.
13:20Je vous présente deux nouveaux locataires.
13:22Monsieur Graff, monsieur Jamin.
13:23Monsieur, bonjour.
13:26Pardon.
13:26Là, c'est madame Germain.
13:31Elle est veuve.
13:32Elle a perdu sa petite fille.
13:34C'est bien triste.
13:35Ici, c'est monsieur Watley.
13:37Il a été condamné à mort après la commune.
13:38Il a eu une fille.
13:40Là, c'est madame Arnaud.
13:41Vous avez vu tout à l'heure.
13:42C'est la femme d'un professeur.
13:43Veuille, non pas d'enfant.
13:44Ah, on a les petites.
13:49Bonjour.
13:50Ce sont les petites espères.
13:52La paix s'est passionnée pour la paix de Réfus.
13:54Mais il a sacrifié sa situation.
13:55Il va consacrer le travail.
13:57Elles habitent ici.
13:58Ah, là, c'est l'abbé Corneille.
14:01Léron me l'a censuré, alors.
14:02Il n'est plus à paix.
14:03Par ici.
14:08Voilà.
14:11Vous êtes ici, chez où?
14:14Il y a déjà une cuisinière.
14:19Voie ou charbon?
14:20Les deux.
14:22Allez.
14:26Par ici.
14:32Voilà l'autre pièce.
14:37J'ai fait livrer mes meubles.
14:39Et voici le plus important.
14:42Mon vieux piano.
14:44Vous ne serez pas le seul musicien de l'immeuble.
15:05C'est le commandant d'Arcet.
15:06Un officier d'artillerie en retraite.
15:08Céline!
15:08Oui, père.
15:10Oui, passez la dernière page de ma partition.
15:12Vous l'aurez mal rangée?
15:13Un seul an.
15:15On égare mes partitions
15:16et on se moque de moi.
15:17Sous-titrage Société Radio-Canada
15:23Je les ai, pour un petit dire, jetés dans les bras l'un de l'autre, et ensuite je ne les ai plus revus.
15:52Ah bon?
15:52Non.
15:54Il paraît qu'ils habitent ensemble, comme de vieux garçons.
15:57Flatheur que Christophe porte généralement sur les Français.
16:01Ils ne t'avons pas à se brouiller.
16:03Il en est assis de tous les ménages.
16:06Le thé est servi.
16:07Mon Dieu, vous voulez dire un ménage?
16:09Oh, non.
16:12Non.
16:13Christophe aime trop les femmes, même s'il est un peu bourru avec elles.
16:17Je ne dis rien du tout, mais c'est ce qu'on croira.
16:20Tiens, je vais les inviter tous les deux la semaine prochaine.
16:22Ma redingote de normalien.
16:33J'ai moi aussi un frac coupé par le plus grand tailleur de Reinbourg.
16:38Tu vois, la critique musicale avait du bon quelquefois.
16:40Par ici, Beethoven.
16:47Maman?
16:49T'as une Bible?
16:51Oui.
16:52C'est celle de mon grand-père.
17:01Maman?
17:01Tu sais que ce Heste est un type curieux.
17:05Ou bien il me refuse du travail, ou bien il m'en donne trop.
17:09Je peux t'aider?
17:10Et tes cours, alors?
17:13Mais qu'on n'a pas beaucoup d'importance.
17:17Je vais renommer si tu veux.
17:18Ça, alors, tu n'y penses pas.
17:19Nous avons absolument besoin de ça pour vivre.
17:25Garde mon héritage.
17:30Ah!
17:31Vous êtes seul?
17:34Et Olivier?
17:37Je ne savais pas que vous connaissiez Olivier.
17:39Je le voyais beaucoup avant la mort de sa sœur.
17:42Mais maintenant qu'il vous a.
17:44Quelle chance pour lui, une telle amitié.
17:46Alors Christophe, vous avez abandonné votre apprentissage?
17:50Mon apprentissage?
17:52Les concerts parisiens, la musique universelle.
17:54Goujard, j'ai été recalé.
17:56Je suis sûr que vous n'êtes pas de ces gens qui se découragent facilement.
17:59Christophe, vous vous souvenez de Lucien Lévi-Cœur?
18:07Eh bien, c'est très aimable à vous de ne pas nous avoir oubliés, malgré les occupations que vous pouvez avoir par ailleurs.
18:12Théo?
18:13Monsieur Kraft, musicien paraît-il?
18:28J'aime beaucoup les musiciens.
18:29Ah, le talent des musiciens est une chose bien mystérieuse.
18:35Tantôt, ils prôlent le génie.
18:37Tantôt, le ridicule.
18:40Et il en est de même dans leur vie.
18:42Avec cette différence que là, ils sont souvent plus près du ridicule que du génie.
18:47Il y a une chose qui m'étonne toujours chez les musiciens.
18:50C'est qu'ils puissent jouer tant de pages de mémoire.
18:54Pouvez-vous m'expliquer cela?
18:55C'est des cas.
18:56C'est pas, laissez-moi réfléchir un instant.
19:00Dites-nous, dites-nous.
19:01Eh bien, par exemple, en fait, pendant le cas de Wagner.
19:04Mais expliquez quoi?
19:05Eh bien, mais comment vous pouvez vous souvenir de toute cette musique?
19:10Quand on ne se souvient plus, mon général, eh bien, on invente, on invente.
19:13Mais on invente quoi?
19:16De la musique.
19:18Oui, encore et toujours de la musique.
19:20Loin de moi, la pensée de mettre en cause son talent et sa véridité.
19:25Bien que l'un n'aille pas forcément avec l'autre.
19:36Mais son amitié pour Louis de Bavière,
19:39plutôt l'amitié du roi pour Wagner,
19:41enfin, vous comprenez.
19:43Ça suffit.
19:45Et c'est à moi que vous parlez ?
19:46Oui, c'est à vous.
19:48À vous, espèce de vilain-cabeau qui s'allise et tout !
19:51Vous allez vous taire !
19:52Vous allez vous taire !
19:53Bien moi, je vais vous flanquer par la fenêtre !
19:54Mais enfin, Christophe, qu'est-ce qu'il vous prend ?
19:56Ah, ça, je ne sais pas.
19:58Excusez-moi, Colette. Bonsoir.
20:01Maître d'hôtel !
20:02Je suis désolée, Lucien, je suis désolée.
20:08Mon manteau.
20:13Monsieur Libiqueur, vous pouvez dire qu'il se tient à votre disposition. Voici sa carte.
20:17Je n'ai pas de carte, mais dites à ce monsieur qu'il recevra demain le nom de mes deux témoins.
20:23C'est pour un bel ?
20:25Si il s'agissait de me battre avec mes points, je n'aurais pas besoin de vous.
20:28Venez, Max.
20:39Attention !
20:41Excusez-moi.
20:42Assurez la crosse dans votre main et dirigez le canon vers le bas, tant que vous n'êtes pas prêt à tirer.
20:49Allongez le bras contre le corps.
20:51Et après ?
20:53Relevez-le lentement.
20:55Lentement.
20:57Sans nervosité.
20:59Vous en avez de bonnes.
21:01Repliez l'avant-bras.
21:03Repliez l'avant-bras.
21:06Allongez à nouveau.
21:07Visez.
21:08Vous.
21:09Visez.
21:10Visez.
21:11Visez.
21:12Visez...
21:16Mangez.
21:31Nous devrions avoir une belle journée.
21:36J'ai entendu dire que le chien était un bon tireur.
21:39Alors, ce sera vite fini.
21:44J'ai...
21:45Une consultation à midi.
21:49C'est mon troisième duel de la semaine.
21:52Pourtant, ils sont de plus en plus rares.
21:54Et de moins en moins...
21:55Mais ne croyez pas cela.
21:56Mardi, j'ai dû placer une attelle à un bras cassé.
21:59Pas possible.
22:01Oh, une balle perdue.
22:02Ah, nous sommes arrivés.
22:11Oui.
22:11Vous avez peur ?
22:26J'ai écouté cifler les oiseaux.
22:29Mais ne vous faites pas de soucis.
22:30Tout se passe en dehors.
22:32C'est charmant ici.
22:33Le dimanche, il y a des cyclistes et même des femmes avec des jambes nues.
22:36Ah, voilà les viqueurs.
22:52Oh, notre Lucien est d'une élégance rare.
22:56Je vais lui faire passer son sourire.
22:57Ah, non, non.
22:58Vous êtes ici pour vous battre, pas pour vous mettre en colère.
23:01Messieurs, messieurs, messieurs, messieurs, messieurs, messieurs, c'est le comte Bloch qui dirigera la rencontre.
23:12Eh bien, c'est entendu.
23:14Messieurs, par ici.
23:30Soit à l'offenser.
23:31Dois à dos, messieurs.
23:40Messieurs, à quinze pas.
23:42Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix, onze, douze, treize, quatorze, quinze.
24:03Faites-vous face, messieurs.
24:04Armez-vous.
24:05Armez-vous, messieurs, deux, trois, quatre, trois, quatre, quatre, quatre, trois.
24:15Je vais compter. Il y a trois, vous faites feu.
24:22Un, deux, trois !
24:29Pas de résultat.
24:32Est-ce que ça suffit ?
24:33Ça y est, l'honneur est sauf Christophe, maintenant.
24:35Vous pourrez serrer la main de votre adversaire.
24:39Allons, monsieur, avec le joueur.
24:42Ça vous fera un souvenir, montrez-le à Colette Stevens de ma part.
24:45Christophe, mais vous venez !
24:51Non, je me trouve très bien ici, c'est très joli.
24:55Au revoir, Rougard !
24:56Tu n'es pas blessé ?
25:08Alors, le concierge a parlé, hein ?
25:14Je suis trop bavard.
25:28Mais pourquoi ce duel ?
25:30À cause de toi.
25:31Pour moi ?
25:32À cause de toi, de moi et de Louis II de Bavière.
25:35Vous ne pouvez pas jouer des airs moins lents ?
25:47Alors, monsieur, vous pouvez pas jouer des airs moins lents?
26:01Moins lents?
26:02Oui, je suis à la mesure, vous comprenez, malgré moi.
26:05Alors, quand vous jouez des airs trop lents, ça me retarde.
26:09C'est entendu.
26:17Oh, oh, quand même!
26:24Excusez-moi.
26:30Qu'est-ce que vous faites là?
26:31On vous regardait, monsieur.
26:33Alors, vous n'avez plus peur de moi?
26:35Non, monsieur, plus du tout.
26:36Monsieur, vous pouvez nous aider?
26:39Pourquoi pas?
26:40On voudrait jouer avec une petite fille, mais elle veut pas.
26:43Quelle petite fille?
26:44La petite Patelay, celle du deuxième,
26:46Mais elle n'a pas le droit de sortir.
26:49On va voir ça.
26:51Rendez-vous au deuxième étage, d'accord?
27:01Il faut pas faire de bruit à cause de madame Germain.
27:04Pourquoi?
27:05Elle a perdu sa petite fille.
27:06Et depuis, elle n'a pas le bruit.
27:08Ah, et la petite Patelay, c'est là?
27:12Allez-y.
27:16Je suis sûre qu'elle est là.
27:29Tu es toute seule?
27:31Hein?
27:31Tu veux jouer avec nous?
27:32Avec vous?
27:33Oui, oui, avec nous.
27:34Allez, viens.
27:35Venez.
27:37Hop!
27:37Venez.
27:38Allez.
28:01Allez.
28:02Allez.
28:02Allez.
28:02C'est parti !
28:32C'est parti !
29:02C'est parti !
29:32Céline, votre sceau est là depuis ce matin.
29:38Merci.
29:41Non, non, non, laisse !
29:43Le journaliste et le musicien.
29:46Bonjour, cher confrère.
29:47Bonjour, commandant.
29:48Mais entrez !
29:48Venez, je vais vous faire du café.
29:50Hier, j'ai trouvé une de vos symphonies dans mes lilas.
29:53Il faut que je vous la rends.
29:53C'est très aimable à vous.
29:55Je vous remercie.
29:56Merci.
30:03Allô, Max !
30:04Voici les cartes de promas !
30:06Sous-titrage Société Radio-Canada
30:11Sous-titrage Société Radio-Canada
30:16Sous-titrage Société Radio-Canada
30:21Sous-titrage Société Radio-Canada
30:26Sous-titrage Société Radio-Canada
30:31Sous-titrage Société Radio-Canada
30:32Sous-titrage Société Radio-Canada
30:34Sous-titrage Société Radio-Canada
32:06Sous-titrage Société Radio-Canada
32:36Qu'est-ce qu'il y a ?
32:38Mon papa est malin !
32:40Monsieur Crac, est-ce que vous pourrez descendre, c'est urgent ?
32:43J'arrive tout de suite.
32:44Occupe-toi de la petite.
32:47Très vite.
32:52Qu'est-ce qu'il se passe ?
32:53Je crois qu'il a eu une attaque.
32:54Vous avez appelé un médecin ?
32:56Là, comme ça.
32:59Allez chercher l'abecorneil.
33:01L'abecorneil, mais il est...
33:02Enfin, le Vatican.
33:03Mais allons, le Vatican ne saura rien du tout.
33:05Olivier !
33:06Appelle l'abecorneil, vite !
33:09Monsieur l'abecorneil, venez vite !
33:10Qu'est-ce qu'il se passe ?
33:11Je crois que monsieur Vettier est malade.
33:14J'arrive !
33:16Mais qu'elle va devenir la petite.
33:17C'était son père à deux petites.
33:22Je crois qu'il est trop tard.
33:25À vous, monsieur l'abecorneil.
33:26Seigneur, acceptez à vos côtés
33:31l'homme qui a eu le mérite d'être sincère
33:33comme vous l'avez été vous-même
33:35et jusqu'au martyr.
33:37Recevez-le parmi vous
33:38et pardonnez-lui.
33:45J'espère qu'il ne m'en vaudra pas d'être venu.
33:49Aidez-moi, monsieur Arnaud.
33:51Aidez-moi à le porter.
33:52Monsieur, voulez-vous...
34:17voulez-vous me la confier ?
34:20Je m'en occuperai bien, je vous le promets.
34:23Je m'en occuperai comme si elle était ma propre fille.
34:35Merci.
34:37Ne craignez rien.
34:39Elle est en bonne main.
34:40C'est la première fois qu'elle adresse la parole
34:42à quelqu'un de la maison.
34:44Je vais aider madame Germain.
34:47Venez, Olivier.
34:47Nous allons le veiller.
34:52Merci à vous.
34:55À moi ?
34:57Croyez-en, aviez prêtre.
34:59Vous êtes comme le bon géant, votre patron.
35:02Vous portez Dieu sans le savoir.
35:05Je ne l'ai encore jamais vu.
35:07Vous êtes comme des milliers d'autres.
35:09Vous le voyez tous les jours
35:10sans vous douter que c'est lui.
35:11Un jour, vous le reconnaîtrez.
35:16Ainsi souhaité.
35:20Demandez le petit journal
35:22menace de guerre entre la France et l'Allemagne.
35:25Demandez le petit journal
35:26édition officielle
35:28tous les détails sur l'affaire de Tanty.
35:32Demandez le petit journal
35:33édition officielle.
35:51Salut, monsieur l'Allemand.
35:53Alors, un grain se prépare.
35:56Pas vrai, monsieur l'Allemand.
36:00Pougard d'imbécile.
36:01Tu ne crois pas à la guerre ?
36:07Mais il n'y aura pas à la guerre.
36:10Écoute-moi bien, Olivier.
36:12Tu es français, je suis allemand.
36:13Nous sommes des frères l'un pour l'autre.
36:15Et il faut que nos deux pays s'aiment comme nous.
36:17Oui, parce qu'ils ont beaucoup de travail à faire ensemble.
36:20En Alsace, par exemple.
36:21Quoi en Alsace ?
36:23Parce que l'Alsace n'est pas allemande.
36:25Elle est allemande.
36:26Vous, les Français, vous l'avez annexée.
36:27Elle est revenue aux Allemands.
36:29C'est ce qu'on t'a appris dans les écoles allemandes ?
36:31Oui, c'est ce qu'on m'a appris.
36:33Et c'est ce que je crois.
36:34Eh bien, ici, on nous apprend que l'Alsace est une terre française.
36:37Et que la France a raison de la revendiquer.
36:47Tu sors ?
36:48Bonjour, commandant.
37:00Je vous remercie.
37:12...
37:42C'est fini. Il n'y aura pas la guerre.
37:57Est-ce que c'est sûr ?
37:58Et tous les journaux le disent.
38:02Il ne faut pas que les Français soient des farceurs.
38:05Il y a trois jours que personne ne me parle plus.
38:07Depuis trois jours, plus personne ne me salue parce que je suis Allemand.
38:10Et toi, Olivier ?
38:14Si tu avais été appelé, tu serais allé te battre ?
38:18Je l'aurais fait.
38:22Tu vois ?
38:24Toi aussi ?
38:25Moi ?
38:27Oui, moi aussi.
38:30Nous nous serions affronter sur le champ de bataille.
38:33Face à face, en ennemis, et l'un de nous aurait tué l'autre.
38:36Mais même pour servir la mère patrie, on ne doit pas brûler tout ce qu'on aime.
38:41Tu vois ?
38:43Mon pauvre Christophe, qui nous écoutera.
38:46Ha ha ! Nous ferons ensemble un tel vacarme qu'on sera obligés de nous entendre.
38:51Ha ha !
38:51Ha ha !
38:52Ha ha !
38:52Sous-titrage MFP.
39:22Sous-titrage MFP.
39:53Affreuse.
39:54Tu as tort, ça plaît bien aux dames.
39:58Mon cher Christophe, je ne vais pas très bien.
40:03J'aimerais te voir encore une fois.
40:04C'est tout ce qu'il nous reste.
40:13Oui, c'est trop peu.
40:14Je sais bien.
40:16Qu'est-ce que tu vas faire ?
40:18La route à pied, au moins en partie.
40:20Attends.
40:21Non, c'est ma mère, il faut que je parte.
40:23Je te demande une heure.
40:25Fais ta valise.
40:25Merci, monsieur.
40:43Voilà.
40:44Christophe,
40:55sois prudent.
40:57Ton affaire avec le sous-officier dans ce bal de village.
40:59Oh, c'est une vieille histoire.
41:02La police ne t'a sûrement pas oublié.
41:04Tu crois qu'on pourrait m'arrêter ?
41:05C'est possible.
41:07Je sais.
41:11Merci.
41:11Sous-titrage Société Radio-Canada
41:41Excusez-moi, savez-vous où je pourrais trouver Mme Kraft ?
42:08Je ne connais pas.
42:11S'il vous plaît, Mme Kraft,
42:22ici, cette porte.
42:25Merci.
42:25Merci.
42:25Merci.
42:25Merci.
42:25Merci.
42:25Vous êtes Christophe ?
42:43Oui.
42:44Dites-moi comment va ma mère.
42:46Elle est morte hier soir.
42:47Le docteur a tout essayé.
42:54Mais l'usure, les soucis,
42:56vous n'auriez pas de venir.
42:58Elle disait toujours que c'était très risqué pour nous,
43:00à cause de la police.
43:01Je ne sais pas.
43:01Merci.
43:02Merci.
43:02Merci.
43:02Merci.
43:03Merci.
43:03C'est parti.
43:33C'est parti.
44:03C'est parti.
44:34J'espère que tout va bien se passer.
44:36Vous allez attendre Christophe ici, tranquillement,
44:39alors qu'il risque de se faire arrêter en Allemagne ?
44:41Partez le rejoindre.
44:43Comment voulez-vous ?
44:44Je vous prête l'argent du voyage.
44:46Allez, entrez.
45:06Monsieur ?
45:07Où habite Mme Kraft ?
45:09Merci.
45:11Olivier, tu es là.
45:27Oui, je suis arrivé trop tard.
45:39Entre.
45:40Christophe, il y a les gendarmes dans la cour.
45:53Il n'y a pas une autre issue ?
45:56Si, par derrière.
45:58Fine.
45:59Et toi ?
46:00Ils ne peuvent rien contre moi, je leur tiendrai.
46:01Pas question que je parte sans toi.
46:03Christophe, ne sois pas stupide, passe la frontière.
46:06Mais demain, c'est l'enterrement.
46:07Non, je ne pars pas.
46:07Je m'occuperai d'abord de l'enterrement.
46:09Ils arrivent.
46:10C'est sûrement pour vous.
46:10Écoute, je vais t'attendre.
46:14Vous pouvez-tu m'attendre ?
46:15Tu es fou !
46:15Au château de Neubar.
46:17Elle te dira où ça se trouve.
46:19Et tu emporteras mes affaires.
46:28Eh bien, ouvrez.
47:10C'est parti.
47:40C'est parti.
48:10C'est parti.
48:40C'est parti.
49:10C'est parti.
49:12C'est parti.
49:14C'est parti.
49:16C'est parti.
49:18C'est parti.
49:20C'est parti.
49:22C'est parti.
49:24Olivier.
49:26Olivier.
49:28Olivier.
49:30C'est parti.
49:31C'est parti.
49:32C'est parti.
49:34C'est parti.
49:35C'est parti.
49:36C'est parti.
49:38C'est parti.
49:40Je vais me représenter.
50:10Où es-tu passé ces deux jours ?
50:19J'étais dans notre vieille maison.
50:22J'aurais voulu te la montrer, mais...
50:25Il ne reste plus rien.
50:28En fait, elle n'existait que dans les souvenirs de ma mère.
50:32Et maintenant, vers les mères.
50:35Allez, en route.
50:36Trois vers l'ouest.
50:40...
50:45...
50:49...
50:50...
50:54...
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