00:00Sans aller jusqu'à comparer la France à la Corée du Nord, le simple fait qu'on soit là à
00:04discuter effectivement de la nécessité de voter une loi pour une chose aussi anodine que le fait de pouvoir travailler
00:09le 1er mai,
00:10ça se dit quand même beaucoup du niveau d'infantilisation, ce niveau délirant d'infantilisation, de centralisation, de jacobinisme qui
00:18est le nôtre.
00:18Et ça me rappelle les débats qu'on avait il y a quelques années sur le travail le dimanche, là
00:22aussi où il y avait tout un débat national pour savoir s'il fallait, oui ou non, laisser les Français
00:28travailler le dimanche.
00:30Tout à fait. Est-ce qu'on peut juste envisager ne serait-ce qu'une seule seconde de foutre la
00:33paix aux gens et de laisser employés et employeurs exercer leur liberté contractuelle,
00:39de se mettre d'accord sur les conditions de travail, d'être capables ? Est-ce qu'on peut faire
00:42confiance en la capacité des gens d'organiser leur temps, leur vie et laisser tout simplement les Français gérer leur
00:49organisation ?
00:50Il me semble que le législateur est moins bien placé que les Français pour décider le nombre d'heures qu
00:57'ils veulent travailler.
00:58Et ce qui m'interpelle, si vous voulez, c'est que le pouvoir d'achat est devenu, depuis toujours, une
01:03des préoccupations centrales des Français.
01:05Mais ce qu'on ne veut pas rappeler, c'est que le pouvoir d'achat d'un pays est fonction
01:09de sa capacité, de sa liberté de créer des richesses.
01:11Il n'y a pas de secret. Si on veut en effet mieux vivre, il faut à la fois permettre
01:16aux Français de travailler et en même temps augmenter la productivité du travail.
01:20Mais qu'on soit là à débattre pendant des heures et des heures de la possibilité de laisser les Français
01:26travailler le 1er mai,
01:27c'est un petit peu désespérant parce que c'est tellement en deçà des réformes économiques qu'il faut mettre
01:31en œuvre pour relancer la production et la création de richesses dans ce pays
01:35que ça en est désespérant.
01:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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