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Les invités de Laurence Ferrari débattent de l'actualité dans #Punchline du lundi au jeudi.
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00:00Bonsoir à tous, ravis de vous accueillir dans Punchline sur CNews et sur Europe 1.
00:03Beaucoup de sujets dans l'actualité dont nous allons débattre avec nos invités.
00:07Premier mail, l'exécutif refuse pour l'instant le moindre assouplissement sur ce jour chaud.
00:11Mais comment les syndicats et la gauche ont réussi à faire piller le gouvernement
00:14sur une proposition que portait pourtant Gabriel Attal
00:17et qui devait permettre à certaines professions comme les boulangers et les fleuristes de travailler le premier mail.
00:22Vers un plafonnement des prix du carburant, la pression monte sur Sébastien Lecornu
00:25alors que le pétrole continue à augmenter et que les automobilistes sont au bord de l'explosion.
00:30Le Premier ministre préparerait un décret, non pas pour plafonner les prix,
00:34mais pour contraindre les marges de distributeurs et explications dans un instant.
00:38Enfin, le début d'est pour parler direct entre Israël et le Liban.
00:41Israël affirme vouloir aboutir à la paix et la normalisation avec le gouvernement libanais
00:45à travers le désarmement complet du Hezbollah.
00:48C'est au menu ce soir de Punchline, mais ce sera juste après le rappel des titres de l'actualité.
00:53Avec Audrey Berthaud, bonsoir Audrey.
01:08Bonsoir Laurence, bonsoir à tous.
01:10Washington accueille les premiers pour parler entre le Liban et Israël.
01:15Les discussions vont débuter.
01:17Ce sont les premiers pour parler direct depuis 1993.
01:20Entre ces deux pays, des représentants du Liban et d'Israël sont présents,
01:25mais avec un grand absent, le Hezbollah, ce qui réduit les perspectives d'accords.
01:3117 pays, dont la France et le Royaume-Uni, appellent Israël et le Liban à saisir l'opportunité des pourparlers.
01:38Nous saluons l'initiative du président libanais d'ouvrir des négociations directes avec Israël.
01:42Et le fait qu'Israël est accepté, nous appelons les deux parties à saisir cette opportunité,
01:47ont écrit ces 17 pays dans un communiqué commun.
01:51Le président américain Donald Trump a vivement critiqué la chef du gouvernement italien, Georgia Meloni,
01:56pour avoir refusé d'impliquer son pays dans la guerre en Iran.
01:59Donald Trump se dit sous le choc et déçu de son manque de courage.
02:04En France, le gouvernement a été vivement interpellé ce mardi à l'Assemblée nationale sur le sujet du travail le
02:111er mai.
02:11Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a ainsi pris l'engagement de régler cette situation
02:16par le dépôt d'une loi en 2026 pour une application en 2027.
02:20Le Premier ministre Sébastien Lecorni recevra les fédérations des commerces à ce sujet.
02:25Et puis au large de la crête, plus de 300 migrants et demandeurs d'asile en provenance principalement de la
02:31Libye
02:31ont été secourus. Ces personnes sont actuellement détenues par la police crétoise
02:36avant leur transfert dans des centres d'accueil en Grèce continentale.
02:40Et puis demain matin, votre invité, Laurence, à 8h10, ce sera Michel Barnier,
02:46ancien Premier ministre, invité donc de la Grande Interpio à 8h10.
02:50Merci beaucoup, ma chère Audrey Berthaud.
02:52On va parler du 1er mai, vous l'évoquiez à l'instant, avec beaucoup de lignes de fractures.
02:55C'est le moins que l'on peut se dire au sein du gouvernement.
02:58Je salue Éric Nelot qui est là.
02:59Il est très mobilisé sur la question du 1er mai.
03:01Louis Dorignel aussi.
03:02Bonsoir Laurence.
03:03Bonsoir Gauthier Lebreth.
03:03Bonsoir Laurence.
03:04François Lecoq est là, analyse politique.
03:06Éric Revelle.
03:07Est-ce que c'est la zizanie du côté de la majorité Gauthier Lebreth sur cette question du 1er mai
03:11?
03:11On va écouter les employés des boulangeries qui sont assez furax.
03:15Je ne fais que de la citation, mais je vais le citer puisque vous me posez la question, chère Laurence.
03:19Guillaume Casbariant.
03:20Ah non, vous n'allez pas me faire cette citation-là.
03:22Ah si, bien sûr.
03:23Guillaume Casbariant, c'est pour vous montrer l'ambiance au sein.
03:25C'est qui Guillaume Casbariant ?
03:25Guillaume Casbariant est donc l'ancien ministre du Logement.
03:28Il est désormais député Renaissance.
03:30Il soutenait la proposition de Gabriel Attal, ancien Premier ministre, de vouloir permettre aux salariés qu'il le souhaite.
03:37C'était très bien écrit dans la loi.
03:40Volontaire.
03:40Avec un accord écrit pour montrer que ce n'est pas le patron qui contraint son salarié à travailler le
03:461er mai.
03:46Donc il soutenait cette proposition de loi.
03:49Gabriel Attal, en plus, avait été très malin politiquement.
03:51Il avait voté la motion de rejet de cette loi pour qu'elle parte directement en commission mixte paritaire.
03:56Explication.
03:57Commission mixte paritaire.
03:58Sept députés, sept sénateurs se mettent d'accord.
04:00Et la loi est enterrinée.
04:02Bon, Guillaume Casbariant, il est fou de rage contre le gouvernement, alors que c'est le gouvernement qui le soutient.
04:06Et il a dit ce matin sur Sud Radio, la gauche tient le gouvernement par les couilles.
04:11Ce n'est pas moi qui le dis, c'est Guillaume Casbariant.
04:13Et c'est pour vous montrer un peu l'ambiance.
04:15Ne me montrez pas.
04:16L'ambiance, non, je ne vais rien vous montrer, Laurence.
04:19L'ambiance, dans quelle ambiance est actuellement le gouvernement, avec effectivement des députés autour de Gabriel Attal,
04:28très en colère que le gouvernement se soit couché devant la CGT et le Parti Socialiste qui mena cette censure.
04:34Tout le monde a envie de prendre position là-dessus.
04:36On va juste écouter ce qu'en pensent les employés et le patron d'une boulangerie à Nice sur ce
04:41fameux 1er mai.
04:43Moi, je ne comprends pas qu'on empêche les gens de travailler.
04:45Quand on regarde les fleuristes, ils n'ont pas le droit de vendre du muguet le 1er mai,
04:50alors que dans toutes les rues, dans tous les coins de rue, on vend du muguet à la sauvette.
04:54Donc, on est 15 à travailler.
04:56Donc, multiplier par 15, ce n'est pas la peine.
04:59Autant rester fermé et rester couché.
05:00Nos anciens se sont battus pour avoir cette journée.
05:03Donc, je pense que cette journée, on a le droit d'être en repos.
05:06Maintenant, il faudrait que ça soit pour tout le monde pareil.
05:08C'est des grosses journées.
05:09C'est comme le linge de Pâques, le 8 mai, etc.
05:12Donc, c'est des journées où il y a plus d'affluence, donc plus de chiffre d'affaires.
05:16Et après, c'est bénéfique pour nous et pour le patron.
05:18Donc, je ne vois pas pourquoi on ne devrait pas travailler.
05:21François Coq, c'est un peu le bazar quand même, ce qui se passe là entre le gouvernement, le Parlement,
05:25le 1er mai.
05:26Qu'est-ce que vous en pensez ?
05:27C'est un peu le bazar et c'est que le début, quand on arrive à cet état d'éclatement
05:32de zizanie que vous décrivez, ça ne peut qu'empirer.
05:35On ne peut pas faire rentrer les gens dans le rang, encore moins à un an d'une élection présidentielle.
05:39Moi, je suis assez étonné que vous disiez que M. Attal a été malin en faisant voter une motion de
05:44rejet à l'Assemblée nationale
05:45après avoir posé une proposition de loi qui, très honnêtement, n'a pas d'enjeu sur la période.
05:50Honnêtement, économiquement, ça ne règle absolument rien.
05:54On est uniquement sur les marges, ce n'est pas ce qu'attendent les Français.
05:56Il essaie de faire un coup politique.
05:58Il fait un coup politique à l'Assemblée en contournant le Parlement,
06:01sauf qu'il n'a même pas prévu d'anticiper les choses et de regarder si, derrière, la CMP sera
06:05convoquée par le Premier ministre.
06:07Moi, je trouve M. Attal très léger dans la manière dont il procède.
06:11Est-ce que vous êtes contre le fait de travailler le Premier mai ?
06:13Non, mais ce n'est pas ça. On discutera du fond, si vous voulez.
06:15Mais je suis en train de vous dire que M. Attal est en train de prendre des couteaux dans le
06:18dos
06:18par son propre camp du fait de ses ambitions présidentielles
06:21et qu'il avance quand même sans bien regarder dans les rétroviseurs.
06:25Je trouve ça assez amateur, en fait.
06:27Bon, alors, Louis, vous êtes d'accord ?
06:28Non, clairement, ce qui s'est passé, c'est que Gabriel Attal a fait un coup de trafalgar au Premier
06:32ministre
06:32parce qu'il s'est dit, en très peu de temps sans débat, peut-être que ça va passer.
06:36Et théoriquement, ça devait passer.
06:38La commission marx paritaire est au centre et à droite.
06:41Donc, globalement, c'est la commission marx paritaire.
06:43Ça passait.
06:43En revanche, ce qui est catastrophique, c'est pour le gouvernement, c'est pour Sébastien Lecornu
06:48parce que l'idée initiale, globalement, elle est soutenue.
06:51C'est une mesure populaire.
06:53Enfin, c'est une mesure qui renoue avec la promesse initiale du macronisme
06:56de travailler plus pour gagner plus, entre guillemets, un tout petit peu libéral.
07:01C'est même pas libéral.
07:02C'était une promesse macroniste de travailler plus pour gagner plus ?
07:05Non, mais c'est dans la philosophie.
07:05Je ne crois pas.
07:06Non, mais c'est dans la philosophie du macronisme.
07:08Il le permettait en janvier.
07:09Avoir la possibilité de travailler.
07:11Moi, là où je trouve que, sur le fond, c'est terrible,
07:14c'est qu'on ne pouvait pas mieux s'y prendre pour tuer définitivement l'idée.
07:17C'est-à-dire qu'organiser l'introduction de cette mesure
07:20dans un débat à l'Assemblée nationale à quelques jours du 1er mai,
07:23vous êtes sûr que vous vous faites monter au créneau, absolument tout le monde.
07:26Ce qu'il aurait peut-être fallu faire, si réellement,
07:28les parlementaires avaient voulu permettre aux salariés de travailler le 1er mai,
07:32c'est de le faire après le 1er mai et pas 15 jours avant.
07:36Non, mais c'est sûr que là, vous mobilisez le banc et l'arrière-banc.
07:38Ensuite, pour terminer, ce qui est catastrophique,
07:40c'est que ça montre, en contradiction avec ce qu'a dit Sébastien Lecornu la semaine dernière,
07:43il a dit ça vendredi soir,
07:44le gouvernement est extrêmement libre politiquement
07:46puisqu'il n'y a pas d'élection à venir,
07:48on n'est pas soumis à des échanges électorales.
07:50Non, le gouvernement est pieds et poings liés avec le Parti Socialiste
07:55et avec les écolos, parce que là, cette fois-ci, c'est le PS qui a menacé…
07:58Et les syndicats, et les syndicats…
07:59Non, mais l'EPS a menacé de censurer le gouvernement si la mesure passait
08:03et vous avez dans la foulée, alors c'est sur un autre sujet,
08:07mais de la même manière, le gouvernement qui a décidé cet après-midi
08:10de réintroduire la possibilité pour les maires de pratiquer les ZFE
08:14pour faire plaisir aux écolos.
08:15Voilà, là, là, là, n'en rajoutez pas trop, restons sur le premier maire.
08:17Là, le gouvernement n'a qu'un seul objectif,
08:19faire plaisir aux PS et aux écolos pour éviter de tomber.
08:22Et après, on ira sur le fond du dossier.
08:24Éric Nolo.
08:24Vous connaissez le film Hibernatus ?
08:26Oui, très bien.
08:27C'est vrai qu'il est plongé dans un sommeil, il se réveille,
08:29on lui fait croire qu'il est à l'époque où il est plongé dans le sommeil.
08:31Moi, je me sens dans la peau d'Hibernatus,
08:33j'ai l'impression qu'on revient dans des vieux débats du siècle dernier,
08:36des années 70 et 80.
08:38C'est-à-dire le 1er mai ?
08:39Oui, la solution de bon sens, c'est qu'on laisse la liberté aux gens
08:41de décider qu'on ne soit pas sur une position idéologique.
08:45C'est le pays double.
08:45Ça, c'est le premier problème.
08:46Et le deuxième problème, j'ai écouté mes estimés confrères,
08:49c'est que tout s'englue dans une mélasse politicienne.
08:53Personne n'y comprend plus rien.
08:55On sent bien que 2027 est dans toutes les têtes
08:57et qu'il faut donc donner des gages aux uns, aux autres,
09:00essayer de faire curer ce gouvernement un peu plus.
09:02Je trouve que c'est une vraie question philosophique
09:04qui devrait trancher dans le sens de la liberté
09:05et qui malheureusement s'englue dans le macronisme finisant.
09:08Et ce qui est fou, c'est que la semaine dernière,
09:11Sébastien Lecornu et Gabriel Attal
09:12se félicitaient en offre de parfaitement bien travailler ensemble.
09:16Et entre-temps est venu le petit grain de sel du 1er mai, effectivement.
09:21Alors, chacun peut avoir des intérêts politiques.
09:23Gabriel Attal, il cherche évidemment à se propulser pour la présidentielle.
09:27Mais puisqu'il y a des menaces de censure de la gauche
09:30et les menaces, ce n'est pas de censure,
09:32mais c'est des manifestations.
09:33C'est ça, la CGT, elle brandissait.
09:35C'est sûr qu'à la veille du 1er mai, oui.
09:37Quel chiffon rouge, elle brandissait un mouvement social.
09:39Et c'est cela qu'a craint Sébastien Lecornu
09:41parce que ce mouvement social,
09:42vous savez, la fameuse convergence des luttes,
09:44et on pouvait venir y agréger la hausse des prix
09:48des carburants, du gaz, de l'électricité,
09:50des produits de première nécessité.
09:51Donc, c'est cette double crainte
09:52qui a fait reculer le gouvernement,
09:54la crainte de censure au sein de l'Assemblée nationale
09:56et la crainte de la gronde populaire à l'extérieur.
09:59Et on va juste écouter le ministre du Travail.
10:01Je vous passe la parole à Eric Revelle,
10:02M. Farandou, lui qui promet qu'il y aura un texte en 2026.
10:05Écoutez-le.
10:07Le 1er mai n'est pas un jour comme un autre.
10:09Il faut l'admettre, il faut le comprendre.
10:11C'est un jour qui a son histoire.
10:12C'est le jour des travailleuses et des travailleurs.
10:14On ne touche pas au 1er mai sans prendre quelques précautions
10:17et notamment d'en discuter suffisamment
10:19avec les partenaires sociaux.
10:20Donc, on réglera ce sujet en 2026
10:22pour que le sujet soit traité au 1er mai 2027.
10:26C'est un engagement que je prends aujourd'hui.
10:27Vous allez me dire que c'est un engagement qui n'engage que moi,
10:29mais je le prends.
10:31La valeur travail, elle est chère pour moi aussi.
10:34Je suis tout à fait conscient
10:34que pour redresser ce pays, il faut travailler davantage.
10:37Les jeunes, les seniors, les hommes, les femmes,
10:40les travailleurs en situation de handicap,
10:42tout le monde doit travailler.
10:43Je partage cette valeur travail.
10:45Voilà pour M. Farandou.
10:46Ray Crevel.
10:47Alors, je n'oublie pas que Jean-Pierre Farandou
10:48a été patron de la SNCF
10:49et qui sait ce que c'est que le dialogue social
10:51et qui sait que quand on augmente, même à deux chiffres,
10:54le traitement de certains cheminots,
10:55ce n'est pas pour autant qu'on n'a pas des grèves
10:57et des manifestations.
10:59Donc, cette expérience-là,
11:00il a essayé de la mettre à profit dans cette négociation.
11:03Mais en fait, on peut le dire,
11:04le gouvernement a capitulé.
11:06Le gouvernement a plus que reculé.
11:07Pour une raison très simple.
11:09Et c'est là où ce pays est quand même dingue.
11:11C'est qu'évidemment qu'on doit pouvoir travailler
11:12sur la base du volontariat,
11:14volontariat comme disait Gauthier,
11:16payer double, payer double.
11:17Mais les fast-foods dans le droit d'ouvrir,
11:19les boulangers.
11:20Attendez, mais...
11:20C'est ça qui est hallucinant.
11:21Mais là, au-delà de la censure
11:23dont le PS menaçait le gouvernement,
11:26il y a quand même une situation hallucinante dans ce pays.
11:28Vous avez un sondage qui montrait
11:29que 74% des Français étaient favorables
11:32à travailler sur la base du volontariat le 1er mai.
11:35Et vous avez des syndicats,
11:37des syndicats qui bloquent cette idée,
11:41alors que les syndicats dans le privé
11:43ne représentent que 7 à 8%.
11:44C'est-à-dire qu'en fait, on vous dit,
11:46les Français sont majoritairement pour,
11:48mais vous avez des syndicats
11:49qui ne représentent plus personne,
11:50qui donnent moins de 20% dans la fonction publique,
11:527 à 8% dans les secteurs privés
11:54et qui, en fait, font table rase.
11:56Donc, le gouvernement, oui,
11:58le corps nu a sans doute eu peur
12:00de déclencher l'étincelle qui mettrait le feu...
12:02Qui mettrait fin à son gouvernement, c'est-à-dire.
12:04Non, mais attendez, mais...
12:05Est-ce que les socialistes seraient allés au bout ?
12:06Moi, je ne crois pas.
12:07Exactement.
12:08Moi, je ne crois pas.
12:09Donc, en fait, il recule devant les syndicats
12:10qui ne représentent plus personne.
12:11François Coq, ce 1er mai,
12:13pourquoi est-ce qu'il est toujours aussi
12:15sacro-saint dans ce pays ?
12:16Est-ce que c'est vraiment...
12:17On sait, évidemment, que c'est une grande tradition,
12:19mais il n'y a pas un moyen de faire évoluer
12:22ce 1er mai, cette fête-là ?
12:23C'est plus qu'une tradition.
12:24C'est un symbole, c'est un héritage
12:26pour toute une partie du corps social,
12:27pour toute une partie des salariés.
12:29Et c'est un symbole pour les organisations syndicales,
12:33pour un certain nombre d'organisations politiques.
12:35Il faut savoir que ce n'est pas la question
12:36du jour férié qui est en jeu,
12:37c'est la question du jour chômé.
12:38C'est le seul jour chômé de l'année.
12:41Et si on fait une comparaison
12:42avec les autres pays européens,
12:44ils ont globalement peu ou prou
12:45le même nombre de jours fériés.
12:47C'est la même chose, quand même.
12:48Dans France, les jours chômés,
12:49c'est les jours où, vraiment,
12:50vous ne pouvez pas travailler.
12:52Et dans la plupart des autres pays européens,
12:54si on regarde ce qui se passe en Allemagne,
12:55en Belgique, en Autriche, en Italie,
12:57les jours fériés sont quasiment tous
12:59des jours chômés.
13:00Autrement dit, dans ces pays-là,
13:01il y a entre 9 et 13 jours chômés par an.
13:05Et en France, le seul jour chômé,
13:06c'est le premier.
13:07On a beaucoup de jours fériés,
13:08on a beaucoup de jours fériés, François.
13:10On peut entendre que toute une partie
13:12du corps social reste attachée
13:13au regard de l'histoire et de la tradition
13:15à ce qu'est le premier.
13:16Mais donc, ils ne travailleront pas,
13:17puisque c'est sur la base du volontariat.
13:19La loi, elle était très claire.
13:20C'était volontaire.
13:21Vous vous rappelez comment ça s'est passé
13:23avec le travail du dimanche ?
13:24Le travail du dimanche,
13:25une première loi en 2009,
13:26les lois à Macron en 2015,
13:27et les deuxièmes lois à Macron après en 2018.
13:30Aujourd'hui, le travail du dimanche,
13:31tout est ouvert partout le dimanche.
13:33On peut considérer que c'est très bien.
13:35À Paris, peut-être, mais pas en région.
13:36On peut considérer que c'est très bien.
13:37Mais on peut aussi constater que c'est vraiment bon son.
13:40Tout n'est pas du tout ouvert.
13:42Alors déjà, c'est faux,
13:43tout n'est pas ouvert le dimanche,
13:44y compris à Boulogne-Biancourt,
13:46qui est juste à côté de Paris.
13:47Je peux vous dire, vous faites l'avenue Jean Jaurès,
13:49tout n'est absolument pas ouvert le dimanche.
13:50Donc ça, déjà, c'est complètement faux.
13:51Et deuxièmement, c'était sur la base du volontariat,
13:54avec une preuve écrite.
13:55Donc c'était très encadré.
13:56Et c'est toujours cette espèce de vision permanente
13:59d'une partie de la gauche,
14:00le méchant patron qui va forcer
14:02et tordre le bras à son salarié
14:03pour travailler et pour pouvoir ouvrir le 1er mai.
14:06Laurence le disait très bien.
14:07On se retrouve dans une situation
14:08où le fast-food américain
14:10a le droit d'ouvrir le 1er mai,
14:12mais où le fleuriste et le boulanger français
14:14n'ont pas le droit.
14:15Et certains vous répondront
14:15pourquoi ne pas aller réglementer
14:16l'ouverture du fast-food américain, tiens.
14:18Ah oui, donc voilà,
14:19c'est dans le sens inverse.
14:20Je vous pose la question.
14:21Nous permettre aux fleuristes et aux boulangers
14:23de pouvoir travailler.
14:25Et donc, on ferme tout le 1er mai.
14:27Vous pensez que l'Élysée
14:27ne vont pas se faire livrer en pain le 1er mai ?
14:29Vous prenez que les gens se disent,
14:29par exemple, je ne sais pas,
14:30l'idée qu'on puisse essayer encore
14:32dans ce pays où on n'arrête pas
14:33de dire sur ce plateau,
14:34dans d'autres,
14:35qu'on a un problème de délitement
14:36du corps social,
14:37où les gens n'arrivent plus
14:39à se retrouver,
14:40qu'il y a des moments
14:40qui sont des moments
14:41de rassemblement national.
14:42Et vous en faites quoi
14:43pour la boulangerie
14:44et pour le fleuriste ?
14:45Le fleuriste,
14:46c'est juste l'un des jours
14:47les plus importants,
14:47c'est la vente du muguet.
14:48Le boulanger, c'est important,
14:50c'est comme vous dites,
14:50un jour chômé.
14:51Et donc, il y a des familles
14:52qui se retrouvent
14:52et qui se retrouvent...
14:53Ben oui,
14:54allez parler à un fleuriste,
14:55vous verrez, oui,
14:55c'est important le 1er mai.
14:56Vous parlez dans la rue le 1er,
14:57vous allez voir.
14:57Le 1er mai,
15:08sa boutique,
15:08mais il n'a pas le droit
15:09de vendre le muguet
15:09à l'intérieur de sa boutique.
15:11Vous comprenez quand même
15:11que ce n'est peut-être pas
15:12l'enjeu essentiel
15:13d'un point de vue économique
15:14dans la période quand même.
15:15Pour le fleuriste,
15:15pour le boulanger,
15:16si c'est des enjeux essentiels.
15:17C'est quand même une drôle d'idée
15:18que de venir proposer
15:20cette réforme économique
15:21comme un enjeu central
15:22aujourd'hui dans l'état
15:24dans lequel l'état
15:25de dégradation économique
15:26de notre pays
15:26et de l'ensemble
15:27de la planète.
15:28Je ne méconnais pas
15:29la charge symbolique
15:30du 1er mai.
15:31On a un peu l'impression
15:32que le débat est interdit.
15:33C'est ça qui crispe.
15:35Il y a une minorité
15:35qui dit que c'est comme ça.
15:36On n'a pas le droit
15:37de discuter
15:38selon des principes.
15:40En même temps,
15:41il n'y a que des points
15:42de blocage.
15:42Dès qu'on aborde
15:43un problème en France,
15:45il y a un blocage immédiat
15:46et il y a demi-tour
15:47ou alors vraiment
15:48capitulation en race campagne
15:49des pouvoirs publics.
15:51Donc tout ne se joue pas
15:52sur le 1er mai.
15:52Moi, je trouve que
15:53symboliquement,
15:54c'est important
15:54d'avoir un débat.
15:55Si vous avez envie
15:56de travailler,
15:56travaillez.
15:57Si vous n'avez pas envie,
15:58de travailler.
15:58L'un des problèmes
16:00centraux pour les Français,
16:01c'est le pouvoir d'achat.
16:02Vous êtes d'accord ?
16:02Je suis d'accord.
16:04Donnez la possibilité
16:05à ceux qui le veulent
16:06de gagner un peu plus
16:07leur vie
16:07parce qu'ils ne gagnent
16:08pas assez à côté.
16:09Peut-être.
16:10D'accord.
16:12Le travail t'aille pas.
16:13Bien sûr,
16:14mais il faut travailler plus.
16:14C'est quand même ça
16:15que ça marche.
16:17Moi, je n'arrive pas
16:18à comprendre
16:19comment des gens
16:19de gauche
16:21considèrent que donner
16:22un peu plus de pouvoir d'achat
16:23à des gens
16:23qui le souhaitent
16:24serait une sorte
16:26d'entorse
16:27à l'histoire sociale
16:28de ce pays.
16:29J'ai lu ce qu'écrivait
16:31les syndicats.
16:32C'est de la régression sociale.
16:33C'est la porte ouverte
16:36à le travail
16:37dans tous les secteurs
16:37le 1er mai.
16:38C'est ce que disent
16:39les syndicats.
16:40Mais encore une fois,
16:41je donnais ce chiffre
16:41que vous n'avez pas contesté.
16:43Les syndicats dans ce pays
16:44et dans les secteurs privés,
16:46donc ça concerne
16:47la boulangerie,
16:47la boucherie,
16:48les fleuristes,
16:49c'est 7 à 8 %.
16:51C'est-à-dire qu'en fait,
16:52les syndicats parlent
16:53pour des salariés
16:54qui n'adhèrent pas
16:55à leur propre mot d'ordre.
16:56Voilà.
16:57Mais c'est pour ça
16:57que je pense
16:57que s'il y a un recul
16:58du gouvernement,
16:59ce n'est pas face aux syndicats.
17:00C'est face aux risques politiques
17:01qui est aujourd'hui
17:02sur la table.
17:03Et pour,
17:04je l'ai dit tout à l'heure,
17:05pour des arrières-pensées
17:07électoralistes
17:07et de pré-président.
17:08On sait que les socialistes
17:08prendraient le risque
17:09de censurer maintenant
17:09et de retourner
17:10aux élections législatives.
17:11Allez, petite pause.
17:12On s'en trouve dans un instant
17:13pour suivre ce débat.
17:13On parlera des carburants aussi.
17:14Il y a un tout petit peu de nouveau.
17:16Alors, il s'agirait
17:17d'encadrer les marges
17:18sur les prix du carburant
17:19à la pompe.
17:20Il y a un projet de décret
17:20dans l'air.
17:21A tout de suite.
17:2518h21,
17:25on se retrouve dans Punchline
17:26sur CNews et sur Europe 1.
17:27On débat de la question du travail.
17:29Est-ce que les Français
17:29travaillent assez ?
17:30On va écouter la réponse
17:31de Nicolas Dufour,
17:32que le patron de la BPI,
17:33Banque publique d'investissement,
17:34pour lui, c'est clair.
17:35La réponse est non.
17:37Ça invite quand même
17:38à se souvenir,
17:40toujours et encore,
17:41que les Français
17:42qui travaillent en plein temps
17:44ont un nombre d'heures
17:45par an
17:46qui est parmi
17:47les plus faibles d'Europe.
17:48Et donc, je pense
17:49qu'il va falloir dézoomer,
17:51peut-être oublier
17:51la question spécifique
17:52du 1er mai,
17:53fête du travail, etc.
17:54Il ne faut pas oublier non plus
17:55que le 1er mai
17:56a été créé à un moment
17:57où il n'y avait pas
17:57de congés payés.
17:58Maintenant, il y a 5 semaines.
18:00Donc, le moment
18:01va venir quand même
18:02où il va falloir remettre
18:03un certain nombre
18:03de choses à plat
18:04pour qu'on travaille plus
18:06dans l'année.
18:07On travaille plus dans l'année.
18:08Les Français ne travaillent
18:09pas assez,
18:10le Louis-Dreignel,
18:10sur l'ensemble de l'année,
18:11comparé à nos voisins européens.
18:13Absolument.
18:14Et puis, en fait,
18:15il y a une équation
18:15qui est assez simple.
18:16On ne va pas pouvoir
18:17vivre plus longtemps
18:18en cotisant moins,
18:20en travaillant moins.
18:21En fait, c'est assez basique
18:21et en faisant moins d'enfants.
18:23Par ailleurs,
18:24il y avait dans les années 70...
18:25On payait les cotisations de...
18:26Mais attendez,
18:27c'est basique.
18:28C'est mathématique.
18:29En fait, ce n'est pas très compliqué.
18:30Dans les années 70,
18:31il y avait 4 cotisants
18:32pour un retraité
18:32et là, on est autour
18:33de 1,7 cotisants
18:35pour un retraité.
18:36Donc, à la fin,
18:37soit vous faites
18:38une pyramide de Ponzi
18:39et qui est en train d'éclater,
18:40c'est ce qu'on est en train de vivre,
18:45le volet retraite.
18:46Il faut voir le volet cotisation.
18:48Évidemment,
18:49la durée du temps de travail.
18:50Il faut casser le verrou
18:51des 35 heures
18:52ou au moins le déverrouiller.
18:53Ouh là !
18:53Ou au moins,
18:54vous laissez la possibilité
18:55aux gens...
18:55Vous en prenez au totem.
18:56Non, mais le 1er mai,
18:57vous pouvez déverrouiller
18:58ce sujet-là, par exemple,
18:59justement avec la proposition
19:00qui vient d'être faite.
19:01Mais à chaque fois,
19:02je me demande,
19:02mais dans quel pays on vit
19:04dans ce monde
19:05dans lequel les gens pensent
19:06qu'on vit dans une économie
19:07totalement administrée
19:08par l'État.
19:09Et puis, ce n'est pas grave,
19:10l'État,
19:10on est criblé de dettes
19:11mais on s'en fout.
19:12On peut continuer
19:14de déverser des aides
19:15dans tous les sens.
19:16Vous n'êtes pas d'accord
19:16avec ça, François Pogne ?
19:17Non, mais ce n'est plus possible.
19:18Non, mais moi juste,
19:19je n'ai pas très envie
19:20de sauter à la corde.
19:21C'est-à-dire que vous la voyez arriver,
19:22la stratégie du choc.
19:23On voit la grosse crise économique
19:25qui arrive,
19:26qui va frapper la France.
19:26Ce n'est pas la stratégie du choc.
19:27Il n'y a pas de stratégie.
19:28Si, si, si.
19:28Mais c'est la réalité.
19:29En fait, on n'a pas réformé,
19:30donc on va se le prendre
19:31en quoi d'ici.
19:31Donc, ces sujets,
19:32on les met sur la table aujourd'hui.
19:34Pourquoi ?
19:34Parce qu'on va nous dire,
19:35regardez, la crise arrive,
19:37il va falloir travailler plus,
19:38il va falloir trouver des solutions.
19:39L'une des solutions,
19:40c'est de travailler plus.
19:41Donc, c'est typiquement
19:42une stratégie du choc
19:43qui est mise en place.
19:44Ça fait 15 ans
19:45qu'on dit qu'il faut travailler plus.
19:46Écoutez, moi,
19:46je n'ai pas envie d'entendre
19:47des Mme von der Leyen
19:48venir me dire
19:48comme elle l'a fait aujourd'hui.
19:50L'énergie la moins chère,
19:52c'est celle qu'on ne consomme pas.
19:53Le travail qu'il faut venir faire
19:55aujourd'hui,
19:56c'est celui-ci
19:57parce qu'il y a la crise
19:58qui est à nos portes.
19:58Et prenez David Lissnard,
19:59est-ce qu'il dit ça ?
20:00David Lissnard,
20:01il n'est pas du tout
20:01sur la ligne de Wader Leyen
20:02et il dit qu'il faut travailler plus.
20:03Ce que je suis en train de vous dire,
20:05c'est qu'il y a un récit
20:05qui est en train d'être construit.
20:08Permettez-moi de dire
20:08qu'il y a une élection présidentielle
20:09dans un an,
20:10on va pouvoir discuter des sujets.
20:11Je l'espère sereinement
20:12et sur le fond
20:14et je trouve que
20:15c'est une façon de faire
20:16et un peu grossir vis-à-vis...
20:17Si je vous écoute bien,
20:18s'il n'y avait pas
20:18de crise économique et tout,
20:19le pays tient très bien comme ça.
20:21Non, ce que je suis en train
20:22de vous dire,
20:22c'est que ces questions,
20:23on peut les régler
20:24et les trancher,
20:24j'espère collectivement,
20:26par l'élection de 2027,
20:27pour peu que celle-ci
20:28soit une élection
20:29dans laquelle on a une campagne
20:30digne de ce nom
20:30avec des projets
20:31qui s'entendent
20:32et que ce n'est pas une façon
20:34de le faire aujourd'hui
20:35en mettant le couteau
20:36sous la gorge des Français
20:37en leur disant
20:38parce qu'il y a une grosse crise
20:39qui vient,
20:40regardez ce vers quoi il faut
20:41se précie.
20:41Alors,
20:42Eric Revelle peut-être
20:42pour arbitrer ce débat ?
20:44Oui,
20:44parce que pendant
20:45des années après les 35 heures,
20:47on a masqué l'effondrement
20:49de la valeur du travail
20:50et ce que les 35 heures coûtaient
20:53parce que ça n'a pas créé
20:54le nombre d'emplois
20:54qu'on nous avait expliqué.
20:56Parce que la productivité
20:58était relativement importante
20:59en France.
21:00Là,
21:00elle ne fait que stagner,
21:01elle est passée derrière
21:02plein de pays industrialisés.
21:03Donc, François,
21:04pardon de vous le dire,
21:05mais ça ne peut plus durer.
21:06Quand vous pensez
21:07que 10% des ménages français
21:10payent 70% de l'impôt
21:12sur le revenu,
21:1210% des ménages français
21:14payent 70%
21:15de l'impôt sur le revenu.
21:16Est-ce que vous pensez
21:17que c'est un système
21:19qui peut continuer
21:20et perdurer comme ça ?
21:21Quand vous pensez
21:22que le financement
21:24globalement
21:24des prestations sociales
21:26est dans le rouge vif,
21:27est-ce que vous pensez
21:28que ça peut continuer
21:29comme ça ?
21:29Comme le disait
21:32M. de Ragnel,
21:35c'est mathématique,
21:36la démographie parle.
21:38On ne peut plus
21:38financer les retraites
21:39par ce système
21:40par répartition.
21:41Sauf si vous me dites
21:42qu'il faut mettre
21:42un peu de capitalisation
21:44dedans,
21:44pourquoi est-ce que
21:45les jeunes générations
21:46se précipitent
21:46sur des plans d'épargne ?
21:48Rapidement la réponse,
21:49parce qu'on parle
21:49de la répartition,
21:50Éric.
21:50Parce qu'ils ont compris
21:50que le système
21:51par répartition
21:51est condamné.
21:52Est-ce que vous pouvez
21:53admettre que ce qui est né
21:54après la Seconde Guerre mondiale
21:57n'est plus tout à fait
21:57d'actualité ?
21:58Plus du tout d'actualité.
22:00François Coq.
22:00Ce n'est pas un problème
22:01de choc,
22:02c'est un problème de réalité.
22:03Ce que moi je suis en train
22:03de vous dire,
22:04ce n'est pas à moi
22:04de vous dire
22:05ce qu'il faut faire,
22:05ce n'est pas mon rôle.
22:06Ce que je peux vous dire,
22:07c'est qu'il y a
22:07des orientations politiques
22:08différentes de celles
22:09que vous préconisez
22:10qui peuvent être proposées
22:11et qui le seront.
22:12Je l'espère,
22:12dans les mois qui viennent.
22:13Il peut y avoir
22:13une autre façon
22:14de répartir les richesses.
22:16Il peut y avoir
22:17d'autres orientations stratégiques
22:18qui peuvent être posées
22:19sur la table.
22:20C'est le but
22:20d'une élection présidentielle
22:21de le faire.
22:22Là, on est en train
22:23d'essayer de couper court
22:24à tout ça
22:25pour imposer des choses,
22:26pour profiter
22:26d'une temporalité
22:27qui est celle
22:28de la situation internationale
22:31Au-delà du 1er mai,
22:34on a parlé de quoi en ce moment ?
22:35On a parlé du prix
22:37des carburants.
22:38Et on souvient
22:39que les Allemands,
22:40les Italiens,
22:42les Espagnols,
22:43bref,
22:43quasiment l'ensemble
22:45des 26,
22:45ont baissé les taxes
22:47sur les carburants,
22:48sauf un pays
22:49d'irréductibles gaulois
22:50qui résiste toujours
22:51et encore
22:52à la baisse des taxes,
22:53la France.
22:53Pour une raison simple,
22:54il n'y a plus un COPEC
22:56dans les caisses.
22:57Or, si on veut baisser
22:58les taxes,
22:58il faut baisser
22:59la dépense publique.
23:00Et qu'est-ce qui coûte
23:01extrêmement cher
23:02à nos dépenses publiques ?
23:03Je vous passe évidemment
23:04les frais de fonctionnement,
23:05tout ce qui ne sert à rien,
23:06les hauts commissariats au plan,
23:07les CESE,
23:08tout ça,
23:08qu'il faudrait couper
23:10à la tronçonneuse
23:11tel un Ravier Mileil.
23:12Et c'est ce que veut d'ailleurs
23:13faire le Guillaume Casbarian
23:15que j'ai cité tout à l'heure.
23:16Mais c'est évidemment
23:17notre modèle social.
23:18Et comme le disait très bien Louis,
23:19on ne peut pas faire
23:20toujours moins d'enfants,
23:21vivre toujours plus longtemps
23:23et vouloir travailler
23:24toujours moins.
23:25Il y a quelque chose
23:26qui cloche,
23:26il y a quelque chose
23:27qui ne va pas.
23:27Donc si on veut baisser
23:29par exemple les taxes,
23:30va falloir parler
23:31de la dépense publique,
23:32va falloir parler du fait
23:33de devoir travailler
23:34plus longtemps
23:35et d'une nouvelle réforme
23:36des retraites,
23:37de supprimer une bonne fois
23:38pour toutes les 35 heures
23:39et pourquoi pas,
23:40pour en revenir au 1er mai,
23:41c'est ce que voulait faire
23:42notamment un ancien
23:43Premier ministre
23:44qui est resté quelques mois
23:44qui s'appelle François Béroux,
23:46supprimer quelques jours fériés
23:47puisque je vous rappelle
23:48que François Béroux
23:49voulait supprimer
23:49deux jours fériés.
23:51Donc il y a des choses
23:51comme ça qu'il va falloir
23:52poser sur la table,
23:53très bien,
23:54en 2027
23:54pendant la campagne présidentielle
23:55mais on ne peut pas vouloir
23:57à la fois baisser les taxes,
23:59travailler moins,
24:00faire moins d'enfants
24:00et avoir des retraites
24:01plus longues.
24:02On l'a compris.
24:02Ce n'est pas possible.
24:03Éric Nolo
24:03et ensuite on part
24:04sur l'international.
24:05Rappelez le cash-sexe
24:06de la productivité française
24:08excellente
24:08est tombé le roi énu.
24:10Bon, ça c'est la première chose.
24:11La deuxième chose,
24:12c'est qu'indépendamment
24:13de la bataille des chiffres,
24:14il y a presque
24:14une question philosophique,
24:16c'est qu'il y a
24:16une dégradation très profonde
24:18du rapport des Français
24:18au travail.
24:19Surtout parmi la jeunesse
24:20ou faites des études,
24:21ils ne veulent pas bosser
24:22en fait.
24:23Ils veulent autre chose.
24:23Je ne porte pas
24:24un jugement de valeur,
24:25peut-être ont-ils raison
24:25de vouloir faire autre chose.
24:27Mais simplement,
24:28j'ai été étonné
24:28par votre raisonnement.
24:29Ce n'est pas qu'on prend
24:31prétexte de la crise
24:32qui vient pour essayer
24:33d'augmenter les heures
24:34de travail.
24:34C'est parce qu'on ne travaille
24:35pas assez qu'il y a
24:36une crise qui vient
24:37en fait, en réalité.
24:38Parce qu'il y a
24:39un tel décalage
24:39avec nos voisins européens
24:41qu'un jour ou l'autre,
24:42on voit la différence
24:43et que tout est dans le rouge.
24:45C'est-à-dire qu'on va
24:46peut-être aborder
24:47dans le sujet suivant
24:48ce qui se passe
24:49et les prévisions
24:50d'inflation à venir,
24:51les prévisions
24:52de croissance à venir.
24:54Vous savez,
24:54par rapport
24:54à nos voisins européens,
24:56on ne décroche pas.
24:57On ne décroche pas.
24:58On décroche même
24:59peut-être moins que
24:59face à la crise qui vient
25:01justement,
25:01moins que l'Allemagne,
25:02moins que d'autres pays.
25:05Donc, je ne suis pas sûr
25:06que ce soit ça l'enjeu.
25:08On va juste faire
25:09un petit détour
25:09par l'international,
25:10ce qui se passe
25:11en moment évidemment
25:11à Washington
25:12avec les pourparlers
25:13entre Israël
25:14et le Liban
25:15qui ont démarré.
25:15On va écouter
25:16Marco Rubio,
25:17secrétaire d'État
25:17sur le début
25:18de ces pourparlers
25:19israéliens et libanais
25:21à Washington.
25:24Le peuple libanais
25:25est victime du Hezbollah
25:26et ça doit s'arrêter.
25:28La situation est complexe
25:29et ça ne pourra pas
25:30être réglé directement.
25:31Nous voulons nous mettre
25:32d'accord sur un cadre positif
25:34pour que le peuple libanais
25:35puisse avoir l'avenir
25:36qu'il mérite
25:36et que le peuple d'Israël
25:38puisse vivre sans la peur
25:39d'être frappé
25:39par les terroristes de l'Iran.
25:41Nous travaillons là-dessus.
25:42Ça ne va pas se faire
25:43en un jour
25:44mais on pense que ça vaut
25:45le coup d'essayer.
25:46Nous espérons
25:47nous mettre d'accord
25:47sur un cadre
25:48pour une paix durable
25:49pour que le peuple libanais
25:50puisse vivre dans la paix
25:51et que le peuple d'Israël
25:53vive dans la prospérité.
25:59Voilà pour Marco Rubio.
26:00On va rejoindre Olivier Benkémoun
26:01et Sacha Robin,
26:02nos envahis spéciaux à Jérusalem.
26:03Bonsoir à tous les deux.
26:04Bonsoir Olivier.
26:05Les négociations qui ont démarré
26:07entre Israël et Liban
26:08sont des négociations historiques.
26:11Pendant ce temps-là,
26:12les frappes se poursuivent
26:13dans le sud du Liban.
26:14C'est bien ça ?
26:18Exactement.
26:19Effectivement,
26:20c'est historique.
26:2140 ans que ça n'était pas arrivé
26:23et même si les ambassadeurs
26:26du Liban et d'Israël
26:28ne se sont pas serrés la main,
26:30il y a un début de dialogue.
26:32C'est ça qui est très important.
26:34Il vaut mieux discuter
26:35pour arrêter de faire la guerre.
26:38Mais c'est compliqué
26:38parce qu'avec quoi arrive le Liban
26:40à la table des discussions ?
26:41On ne parle même pas de négociations
26:42mais à la table des discussions.
26:43Pas grand-chose.
26:44Ils ne sont pas en mesure
26:45d'arrêter le Hezbollah.
26:46C'est bien ça le problème.
26:47Ils avaient demandé
26:48les Libanais au préalable
26:50de ces discussions
26:51un arrêt, un cessez-le-feu.
26:53Ça n'avait pas été le cas
26:54et vous savez qu'Israël pense
26:55qu'il n'y a que Tzahal
26:56qui peut arrêter le Hezbollah.
26:58Et de son côté,
26:59vous l'avez dit,
27:00le Hezbollah menace.
27:02Le Hezbollah veut saboter
27:03ces discussions.
27:05Ce soir, le Hezbollah a annoncé
27:08important de roquettes
27:09vers les villages du nord d'Israël.
27:12Et de son côté,
27:13Tzahal mène des opérations
27:15qui sont très importantes,
27:17à la fois aériennes
27:18mais aussi avec des militaires
27:22sur le terrain,
27:23notamment à Ben Jebel
27:24qui est le village historique,
27:27le bastion du Hezbollah.
27:29Vraiment des combats très violents,
27:32très importants.
27:33Six militaires de Tzahal
27:34ont été blessés ces dernières heures.
27:37Israël a annoncé la mort
27:38d'un réserviste.
27:39Ici, on espère toujours,
27:40on espère toujours
27:41qu'on va arriver à quelque chose.
27:43Mais encore une fois,
27:44les Israéliens pensent
27:46qu'on n'y est pas,
27:47qu'on ne va pas arrêter
27:48d'un coup la guerre,
27:49évidemment.
27:50Et selon un sondage
27:51qui a été publié par Arrête,
27:5269% des Israéliens
27:54pensent qu'il faut
27:55continuer cette guerre.
27:57Merci beaucoup Olivier Menkemoun
27:58et Sacha-Rouba Gauthier-Lebrette.
28:00Ce sont des négociations historiques.
28:01Je crois que la dernière fois,
28:03c'était en 1983,
28:04qu'Israéliens et Libanais
28:05se sont parlés.
28:06Donc, ça serait formidable
28:07que ça aboutisse.
28:08Ah oui, ça serait formidable
28:09que ça aboutisse
28:09et que la guerre s'arrête
28:10effectivement au Liban
28:12et que les bombardements
28:13s'arrêtent sur Beyrouth.
28:14Et que le Hezbollah soit désarmé.
28:15Et que le Hezbollah,
28:16effectivement,
28:16qu'on en termine une bonne fois
28:17pour toutes avec le Hezbollah.
28:19Alors, je rappelle
28:19que le Hezbollah,
28:20c'est aussi un parti politique.
28:22Donc, c'est-à-dire
28:22qu'il y a une branche terroriste.
28:23Il y a des élus,
28:24il y a des députés du parti.
28:26Même des ministres.
28:26Des ministres du parti du Hezbollah.
28:30Donc, et l'armée libanaise
28:31ne semblait pas en capacité
28:33de faire la guerre au Hezbollah.
28:35Je rappelle qu'au moment
28:36où l'Iran est bombardé
28:38par les États-Unis,
28:40c'est le Hezbollah
28:41qui décide de tirer
28:42sur le nord d'Israël.
28:43Et il y a la une de l'Orient le jour
28:44qui, donc de la presse libanaise,
28:46qui dit
28:46le Hezbollah suicide le Liban.
28:48Ensuite, vous avez cette incursion
28:51dans le sud du Liban
28:52de l'armée israélienne
28:54avec énormément de déplacés,
28:56avec des chrétiens d'Orient
28:57qui ont été déplacés,
28:57avec ce prêtre qui a été tué.
28:59Vous avez eu des affrontements
29:01avec la Finule.
29:02La Finule, donc,
29:03où des soldats français
29:04sont engagés.
29:06Donc, c'est des situations
29:07extrêmement compliquées.
29:09D'un côté, vous avez le Hezbollah
29:10qui est un proxy de l'Iran
29:11qui décide de mener
29:12une guerre insupportable
29:14à Israël
29:15et qui, donc,
29:16pour reprendre le terme
29:17de la presse libanaise,
29:18suicide le Liban.
29:19Et de l'autre,
29:19vous avez une population libanaise
29:20avec des centaines de milliers
29:21de déplacés,
29:22des bombardements incessants
29:23sur Beyrouth,
29:24des chrétiens d'Orient
29:25qui n'en peuvent plus.
29:26Et donc, c'est ces deux réalités
29:27qui se font face
29:27et c'est pourquoi
29:28ces négociations sont
29:30extrêmement importantes
29:30et, effectivement,
29:31il faut espérer
29:31qu'elles aboutissent.
29:32Rapidement, Éric Nolot.
29:33Il n'y a que de manière
29:34de venir à bout
29:35de l'Hezbollah.
29:36Soit c'est de l'intérieur,
29:37c'est-à-dire que c'est
29:37l'État libanais.
29:38La preuve est faite
29:38que l'État libanais
29:39n'a pas les moyens
29:40de se débarrasser du Hezbollah.
29:41Soit ça vient de l'extérieur,
29:43c'est-à-dire d'Israël.
29:44Donc, Israël a parfaitement
29:45analysé la situation.
29:46Évidemment, il y a des dégâts
29:48collatéraux.
29:48Évidemment, c'est très douloureux.
29:50Mais écoutez,
29:50le Hezbollah doit disparaître,
29:51il faut le dire.
29:53C'est un facteur
29:53de déstabilisation
29:54de la région.
29:55Et ce sont des enragés.
29:56Pour eux, c'est la destruction
29:57Et les Libanais le souhaitent aussi.
29:59Je ne sais pas
29:59qu'on peut discuter avec eux,
30:00d'ailleurs,
30:01parce qu'ils veulent
30:01la destruction d'Israël.
30:02Mais sûr.
30:02Ce sont des négociations
30:04extrêmement compliquées,
30:05comme le disait Olivier Benkemoun,
30:07parce que c'est toujours compliqué
30:08de négocier
30:09quand on est sous le feu.
30:09Ce qui est le cas
30:10des Libanais actuellement.
30:12C'est-à-dire qu'il y a
30:121,3 million de déplacés
30:13dans le pays.
30:14C'est un tiers du pays,
30:15quand même.
30:16Et parce qu'il y a
30:17des bombardements
30:18qui se poursuivent.
30:19Et le deuxième point,
30:20c'est que c'est une négociation
30:21plus complexe encore,
30:22parce que ce n'est qu'une partie
30:23de la grande négociation
30:25qui a lieu.
30:25La grande négociation,
30:26c'est celle qui a lieu
30:27entre l'Iran et les États-Unis.
30:28Elle a deux axes principaux.
30:30L'un, c'est la question
30:31de l'uranium.
30:32Hormuz n'étant jamais
30:33qu'un pion à activer.
30:36Et le deuxième axe,
30:37c'est celui qu'on a là
30:37sous les yeux
30:38avec l'excusion
30:39entre Israël et le Liban.
30:41Donc finalement,
30:42d'une certaine manière,
30:42la négociation,
30:43elle ne se joue pas,
30:44la négociation entre Israël
30:46et le Liban,
30:46ne se joue pas que
30:47sur la question
30:47entre Israël et le Liban.
30:48Éric Revet ?
30:49La destruction totale
30:51du groupe terroriste Hezbollah
30:52ne pose aucune question.
30:54C'est évident,
30:54c'est une question de survie
30:55pour Israël.
30:56Mais il ne faut pas,
30:56à mon sens,
31:00que quand vous écoutez
31:02Benjamin Netanyahou,
31:02il vous explique
31:03qu'il va peut-être
31:03installer durablement,
31:05on ne sait pas,
31:06une sorte de zone tampon
31:07dans le sud du Liban.
31:10Peut-être rester
31:11dans le sud du Liban.
31:12Alors vous avez
31:12un État extrêmement faible
31:14au Liban, c'est vrai.
31:15Vous avez une armée
31:16qui n'a pas de moyens.
31:17Mais en fait,
31:18ce qui joue aussi,
31:19c'est la survie
31:20de l'État libanais
31:22en tant qu'État souverain.
31:24C'est ça aussi
31:24qui joue.
31:25Et puis Beyrouth
31:25est en partie
31:26complètement très affectée
31:28par les bombardements.
31:29Évidemment.
31:30Allez, petite pause,
31:31on se retrouve dans un instant.
31:32On reviendra sur la question
31:33des carburants
31:33vers un encadrement
31:34des prix du carburant.
31:36Une décret sera
31:37en préparation
31:38des côtés du gouvernement.
31:39On parlera de l'inflation
31:40avec vous, Éric Rebelle.
31:41Ça va repartir.
31:41Ça va repartir à la pousse, évidemment.
31:43A tout de suite
31:43dans Punchline,
31:44CNews Europe 1.
31:4918h40, pratiquement,
31:49on est sur CNews
31:50et Europe 1.
31:52On va évoquer
31:52cet encadrement
31:53des prix du carburant.
31:54Le gouvernement
31:55est sous pression,
31:55vous le savez.
31:56Il ne s'agit pas
31:57de plafonner
31:57ni de baisser les taxes,
31:59mais de faire
32:00un encadrement
32:00des prix du carburant.
32:01Écoutons juste
32:02Guillaume Casbarian,
32:03qui n'évoque pas
32:03ce que vous évoquiez
32:04tout à l'heure,
32:04mon cher Guillaume
32:05Gauthier-Lebret,
32:06pardon,
32:07mais qui parle
32:08de cet encadrement
32:09des prix du carburant,
32:10éventuellement.
32:12Moi, j'attends
32:12de voir comment
32:13est-ce qu'il est rédigé,
32:13comment est-ce qu'il est fait.
32:14Je dis juste
32:14que dans notre histoire
32:15économique,
32:15quel que soit le marché,
32:16quel que soit le secteur,
32:18généralement,
32:18ces mécanismes-là
32:19ont pu avoir
32:20des effets
32:21et des tensions
32:22sur les stocks
32:23et sur l'offre.
32:23Si le gouvernement
32:24a trouvé un mécanisme
32:25pour éviter d'avoir
32:26une rupture d'approvisionnement,
32:27tant mieux.
32:28Tant mieux,
32:29mais on a trouvé
32:29ce mécanisme
32:30ou pas,
32:30Louis de Ragnel ?
32:31Sur l'approvisionnement ?
32:32Oui.
32:32Non, absolument pas.
32:33En revanche,
32:35je trouve que
32:36par rapport
32:36à l'idée
32:37de plafonner les prix,
32:38l'idée du décret,
32:40c'est à encadrer
32:41les prix
32:41avec un prix
32:43normalement théorique
32:43à moins de 1,71€
32:45le litre.
32:46Pour le gasoil
32:46comme pour l'essence.
32:47On attend de voir.
32:48Et en fait,
32:48quand vous rentrez
32:49dans la subtilité
32:50du projet de décret
32:50du gouvernement,
32:51en réalité,
32:52ils n'annoncent pas
32:53qu'ils vont baisser
32:54les taxes.
32:56Ils disent simplement
32:56qu'ils veulent
32:58contrôler la marge
32:59des distributeurs.
33:00Donc, en gros,
33:00ce qu'ils expliquent,
33:01c'est que le problème,
33:02ce n'est plus nous,
33:03ce n'est pas le gouvernement,
33:04ce n'est pas les taxes.
33:04Ce sont les distributeurs
33:05qui s'enrichissent
33:06et qui s'engraissent
33:07sur la bête.
33:07C'est dingue.
33:08Et ils essayent
33:08de transférer
33:09la responsabilité
33:10pour que les Français
33:11disent que si c'est trop cher,
33:13c'est de la faute
33:13de Leclerc Intermarché
33:14et tous les autres.
33:15Rappelez-moi,
33:15Eric Correl,
33:16combien de pourcentage
33:18de taxes on a
33:18sur un litre ?
33:1960% ?
33:19On est à peu près ?
33:20Oui, beaucoup en tout cas.
33:21Non, mais la situation
33:21est simple.
33:22Comme il y a une seule chose
33:23qui est exclue,
33:24c'est le quoi qu'il en coûte
33:25parce qu'il n'y a plus
33:25un rond.
33:26Attendez,
33:27attendez que ça monte encore.
33:28Écoutez, franchement,
33:30de toute façon,
33:30il ne fallait pas voter
33:31le budget qu'on a voté.
33:32Voilà le résultat.
33:33Là, il n'y a vraiment
33:34plus rien.
33:35Donc, ça va être
33:35des petites mesures.
33:36Je ne sais pas,
33:36d'ailleurs,
33:37il faudrait chiffrer
33:38à quoi ça va correspondre
33:39exactement comme baisse
33:40à la pompe.
33:41Mettons que ça passe.
33:41Attendez, là,
33:42si on a le gozole
33:43à 2,28,
33:45si on le ramène à 1,71,
33:46ça va faire mal,
33:47effectivement,
33:48s'il y a un vrai encadrement.
33:49Alors moi,
33:50ce que j'attends de voir,
33:51c'est que s'il y a
33:51un plafonnement,
33:52un euro 71,
33:54comme par ailleurs
33:55les distributeurs
33:55n'ont pas le droit
33:56de vendre à la perte,
33:57ils n'ont pas le droit
33:58de vendre à perte,
33:59il ne faut pas contraindre
34:00les distributeurs
34:01à enfreindre la loi
34:03en vendant moins cher.
34:04Enfin,
34:04tout ce feuilleton
34:05d'un point de vue
34:05de la communication,
34:07si c'est pour effectivement
34:07céder à la fin,
34:09tant mieux,
34:09mais que de temps perdu.
34:11C'est-à-dire qu'on a commencé
34:12par une porte-parole
34:13du gouvernement
34:13qui nous a dit
34:15vous allez voir,
34:16vous allez voir,
34:17ce n'est pas sûr
34:18que ça monte de manière
34:20si importante,
34:21il est urgent d'attendre.
34:22Puis une semaine plus tard,
34:23mais à coup le pas,
34:23on ne pensait pas
34:24que ça monterait
34:25si vite et si fort.
34:26Puis Roland Lescure,
34:27il y a un choc pétrolier.
34:29Monsieur le ministre
34:29de l'économie et des finances,
34:30qu'est-ce que vous avez dit ?
34:30Vous êtes en train
34:31de faire monter les prix.
34:32Le même Roland Lescure,
34:33il n'y a pas de choc pétrolier.
34:35Ensuite,
34:35on a donc Sébastien Lecornu
34:37qui vient devant,
34:38alors déjà,
34:38il y a toutes les réunions
34:39à Matignon
34:40où ils n'annoncent rien,
34:41ils créent l'observatoire
34:42de la hausse.
34:42C'est extraordinaire ça,
34:44ils vont observer la hausse
34:45pour être sûr
34:45de ne pas louper.
34:47Donc on paye
34:47des hauts fonctionnaires
34:48à observer la hausse.
34:50Et puis on a enfin
34:51le Premier ministre
34:52qui vient donc devant
34:52le perron de Matignon
34:53après moult et moult réunions
34:55où il n'en est strictement
34:56rien sorti,
34:56si ce n'est une demande
34:57de sobriété
34:59faite aux Français.
35:00Soyez sobres,
35:00comme si les Français
35:01étaient dans l'opulence,
35:03qu'ils cramaient le carburant,
35:05qu'ils faisaient des tours
35:05de voitures sur le périphérique
35:06pour se faire plaisir.
35:09Le Premier ministre nous dit
35:10voiture électrique,
35:11la solution c'est
35:12la voiture électrique,
35:13tu n'as pas les moyens
35:14de faire le plein
35:15en zone rurale,
35:16mais tu vas aller t'acheter
35:17une voiture électrique
35:18à 30 000 euros.
35:19Donc on a un gouvernement
35:20qui est complètement déconnecté
35:21et ce matin je pense
35:22quand ils ont vu
35:22que les Allemands eux aussi
35:24faisaient baisser les taxes,
35:26ils se sont dit
35:26on va vraiment être les derniers
35:27et le peuple français
35:28ne va pas l'accepter.
35:29Petite bonne nouvelle,
35:30on apprend qu'à l'Assemblée nationale,
35:32l'amendement du gouvernement
35:32qui visait à réintroduire
35:34les ZF dans la copie finale
35:35du texte a été rejeté.
35:37Ils n'auront pas
35:38le grand retour
35:39des ZF zone à faible
35:41émission.
35:42Petite parenthèse,
35:43sur le carburant.
35:44Mais qui est lié
35:45parce que ce qu'on voit
35:47actuellement c'est quand même
35:48c'est du théâtre tout simplement,
35:50c'est se rejeter le mistigri
35:51de la responsabilité
35:52de qui s'engraisse
35:53sur la crise.
35:54C'est ça qui est en train
35:55de se passer aujourd'hui
35:55entre le gouvernement
35:56et les distributeurs.
35:58Sauf que ce jeu
35:59n'est plus tenable
36:00parce que le gouvernement
36:01pouvait s'appuyer
36:02sur quelques pays autour.
36:03On a vu qu'il y a plusieurs pays
36:04qui avaient basculé
36:05dès le départ
36:06comme en Espagne
36:06où il y avait
36:08l'équivalent de l'IVA
36:09qui avait été supprimé
36:10donc 30 centimes
36:11en moins sur le litre
36:12de gazole.
36:13Ça avait été le cas
36:14dans des pays de l'Est,
36:15etc.
36:16Aujourd'hui même
36:17les pays les plus proches
36:18basculent
36:19comme c'est le cas en Allemagne
36:20parce qu'ils sentent
36:21la colère monter
36:22et il y a des pays
36:22qui basculent
36:23parce qu'ils ont été
36:24confrontés à la colère.
36:25Je pense notamment
36:25à ce qui se passe
36:26en Irlande,
36:27à ce qui s'est passé
36:28toute la fin de la semaine
36:28dernière où il y a eu
36:29des mobilisations monstres
36:30partout en Irlande
36:31où le pays a été
36:32littéralement bloqué
36:34et où le gouvernement
36:34a dû céder
36:35après avoir fait
36:36une première remise
36:38à la pompe
36:38de 17 centimes
36:39sur l'essence
36:40et de 25 centimes
36:41sur le diesel.
36:42Ça leur a coûté
36:43500 millions d'euros
36:44au gouvernement irlandais.
36:45Ils viennent de rajouter
36:46250 millions de plus
36:47pour faire moins
36:4810 centimes encore
36:49de plus.
36:50À partir du moment
36:51où il y a cette colère
36:51populaire qui devient
36:52suffisamment perceptible,
36:54le gouvernement est obligé
36:55à un moment donné
36:56et se trouve contraint
36:57et cède.
36:58Je ne vois pas
36:58comment il pourra
36:59faire cette économie-là.
36:59On continue à dépenser.
37:01On continue à dépenser.
37:03Le gouvernement
37:04va peut-être être contraint
37:05de lâcher un petit peu.
37:07Mais enfin,
37:07ceux qui dépensent
37:08pour l'instant,
37:08je suis désolé de dire,
37:09c'est les Français.
37:09Donc dépenser,
37:10oui, on dépense.
37:11Que ce soit les uns
37:11ou les autres,
37:12on dépense.
37:12Et d'une certaine manière,
37:13je pense que les Français
37:14préféraient que ce soit
37:15l'État qui fasse
37:16et qui prenne sa part
37:17qu'eux individuellement
37:19qu'ils soient confrontés.
37:20Mais l'État,
37:20c'est les Français.
37:21Eric Rovell.
37:22Si vraiment le prix du gazole
37:23en moyenne passe à 1,71,
37:26simplement en faisant pression
37:27sur la marge
37:28des distributeurs,
37:29ça voudrait dire
37:29quand même
37:30qu'ils se sont sucrés.
37:32Il y a la question
37:33des distributeurs
37:34et puis il y a la question
37:34des raffineurs.
37:35Parce que moi,
37:36je fais souvent la comparaison
37:37que moi je trouve assez drôle
37:38mais que personne n'a trouvé drôle,
37:39c'est que c'est contraire
37:40au Tour de France.
37:41C'est-à-dire qu'au Tour de France,
37:42le col,
37:43vous mettez assez longtemps
37:44à le monter
37:44et vous descendez très rapidement.
37:46Les prix de l'essence,
37:47c'est le contraire.
37:48Ça monte extrêmement rapidement
37:49et ça descend très doucement.
37:51Si, c'est très drôle.
37:52C'est très drôle.
37:53Moi, je comprends les autres.
37:53Oui, c'est très drôle.
37:55Je vais vous dire,
37:55parce que les raffineurs,
37:56les raffineurs,
37:57au début de la crise,
37:57ils avaient des stocks
37:58qu'ils avaient acheté
37:59au prix avant la crise
38:01et pourtant,
38:02ils ont répercuté immédiatement
38:04la hausse des prix.
38:05Et puis, l'Allemagne,
38:06quand même,
38:07le gouvernement ne peut même plus
38:08utiliser l'argument
38:09de qu'on n'a pas un rond.
38:11Pardon ?
38:11Parce qu'évidemment,
38:12l'Italie et certains pays
38:13ont fait...
38:14Mais l'Allemagne,
38:15ils sont en déficit budgétaire.
38:16Ils ont un énorme
38:17problème budgétaire aussi
38:18et pourtant,
38:19ils mettent 1,6 milliard sur la table,
38:2217 centimes de moins
38:23pendant deux mois.
38:24Alors, c'est répercuté
38:25sur les taxes,
38:26tabac, etc.
38:27Mais ils sont
38:28dans une situation budgétaire
38:29et pourtant,
38:30et pourtant,
38:31ils le font.
38:31Parce qu'il y a la crise sociale
38:32et parce qu'il y a
38:33toutes les répercussions
38:35du prix d'énergie
38:36et des matières premières
38:36sur la hausse des prix.
38:38Évidemment.
38:38Et l'inflation,
38:39on va en parler dans un instant.
38:39Monsieur Nolot ?
38:40Non, mais tous les comptes
38:40sont dramatiques
38:41et on va expliquer aux Français
38:42une nouvelle fois
38:43si ça va jusqu'au bout
38:44qu'au fait, non,
38:45c'était de la blague
38:45et encore de l'argent
38:47et il y aura une forme
38:47de quoi qu'il en coûte.
38:48Moi, je trouve ça catastrophique.
38:50Comment vous voulez faire croire
38:52aux Français
38:52qu'on est vraiment
38:53dans une situation dramatique
38:54si à chaque fois,
38:55on sort de l'argent
38:56qui continue
38:57d'être qualifié de magique.
38:59Mais il n'y en aura peut-être plus
38:59un jour de l'argent magique,
39:00Gauthier ?
39:01Il n'y en a plus.
39:02Il n'y en a plus.
39:02Il n'y a plus un copec.
39:04Ah, tu veux dire copec ?
39:051 300 milliards
39:07de dettes supplémentaires
39:08avec un quoi qu'il en coûte.
39:11Nicolas Baverez
39:12le surnommait
39:13le quoi qu'il en coûte,
39:15le n'importe quoi
39:15qu'il en coûte.
39:16Voilà, le n'importe quoi
39:17qu'il en coûte.
39:18Donc, hier,
39:19chez vous, Laurence.
39:19Donc, voilà,
39:20il n'y a plus un euro,
39:22il n'y a plus un radis.
39:23Donc, à partir de ce moment-là,
39:25si on veut faire baisser les taxes,
39:27c'est ce que je disais tout à l'heure,
39:28il faut faire baisser
39:28la dépense publique.
39:29Et on a vécu
39:30une séquence assez intéressante
39:31puisqu'on les premiers ministres
39:33s'enchaînent comme les budgets.
39:34Certains sont censurés,
39:35d'autres non.
39:36Et il y avait toujours
39:37un point commun,
39:38plus de dépenses,
39:40plus de taxes.
39:41Sauf François Béraud
39:42qui a décidé
39:42de se faire à la rentrée
39:44avec ce fameux vote de confiance
39:46qu'il avait demandé
39:47à Emmanuel Macron
39:48au fort de Brégançon
39:49à la fin de l'été dernier
39:50en disant
39:51je ne vais pas porter un budget
39:53pour faire plaisir aux socialistes
39:54et pour éviter la censure
39:55puisqu'il faut baisser
39:57drastiquement la dépense publique.
39:58Bon, il a décidé de faire ça.
39:59Ça lui a valu
40:00un certain nombre
40:01de mésaventures ensuite.
40:02Père de Matignon,
40:03Père de la mairie de Pau,
40:04etc.
40:04Donc voilà,
40:05c'est le seul
40:06qui est tombé là-dessus
40:07effectivement
40:08sur la baisse
40:09de la dépense publique
40:10que personne n'est prêt
40:11à engager
40:12un an de la présidentielle.
40:13Et l'URN réagit
40:14à cette idée
40:14de plafonnement
40:15des marges
40:15sur les distributeurs.
40:17Ils estiment que le gouvernement
40:18est à la fois bidon
40:18et raquetteur.
40:19Eric Revelle,
40:20un tout petit mot
40:21de l'inflation.
40:22Parce que j'ai été très étonné
40:23par la sortie
40:24du chef économiste
40:25du FMI.
40:26Vous savez,
40:27tous les ans,
40:28il y a les réunions annuelles
40:29de la Banque mondiale
40:30et du FMI.
40:30C'est ces grandes institutions
40:32internationales
40:32qui prennent le pouls
40:33des pays
40:34en termes de croissance
40:35et d'inflation.
40:36Et alors,
40:36Pierre-Olivier Garincha,
40:38qui est un Français,
40:39qui est le chef économiste
40:40du FMI,
40:41a dit
40:41un,
40:42toutes les prévisions de croissance
40:43vont être revues à la baisse
40:44et deux,
40:45les prévisions d'inflation
40:46vont être extrêmement revues
40:48à la hausse.
40:49Et suivant les scénarii
40:50qu'il a décrit
40:51avant ces réunions de printemps
40:53du FMI
40:53et de la Banque mondiale
40:54à Washington,
40:54il a dit
40:55que ça peut être
40:55en gros
40:56de 4% d'inflation
40:58jusqu'à 6%.
40:59Alors,
41:00vous avez des croissances
41:01qui baissent,
41:01donc vous avez des recettes
41:02de l'État,
41:03notamment français,
41:03qui baissent.
41:04Et juste un petit point,
41:05François,
41:05la prévision de croissance
41:06pour la zone euro,
41:07elle est supérieure à 1,
41:09elle est de 0,9%
41:10pour la France.
41:10Elle a été redescendue
41:11et révisée
41:12que de 0,1% à la baisse.
41:13Mais ce qui est incroyable,
41:14c'est que si vous avez
41:16une résurgence de l'inflation,
41:18non seulement
41:18on va payer nos produits
41:19dans les hyper,
41:20dans les super,
41:21plus chers,
41:21tous les produits alimentaires,
41:22tous les matières premières,
41:23dans les hyper,
41:24dans les petits commerces aussi.
41:25Mais en plus,
41:26la Banque centrale européenne,
41:27elle, son dogme,
41:28ce n'est pas un niveau de croissance,
41:29c'est un niveau d'inflation.
41:30Et dès l'instant
41:31où on passerait
41:31au-dessus de 2%,
41:32la Banque centrale
41:33va durcir ses taux d'intérêt
41:35et ça va avoir pour effet
41:37rétroactif
41:37de faire baisser la croissance
41:39et donc les recettes
41:40pour l'État français.
41:40Et ça,
41:41c'est une spirale,
41:42pardon,
41:42alors le pire n'est jamais certain
41:44mais qui est,
41:44à mon avis,
41:45qui doit tétaniser
41:46le Premier ministre,
41:47Bercy et d'autres.
41:48François Coq,
41:49ce sont des très mauvaises nouvelles
41:50pour notre économie
41:51de toute façon.
41:51Les prévisions effectivement
41:52d'inflation dans le monde
41:53étaient de 3,8 en janvier
41:55selon le FMI,
41:56elles ont basculé à 4,4.
41:58On verra.
41:58Après,
41:59si on monte au-delà,
42:00c'est vraiment que la situation
42:00se dégrade au Moyen-Orient.
42:03Je parle d'inflation
42:04parce qu'effectivement
42:05l'inflation derrière
42:06elle peut nous faire rentrer
42:07dans une spirale
42:07qui est la spirale
42:08les prix entraînent
42:09derrière les hausses de salaires.
42:10À partir de là,
42:11à un moment donné,
42:12tout part à volo
42:14et plus personne ne le maîtrise.
42:15On indexe les salaires.
42:17Donc, la logique,
42:17c'est vrai que la BCE
42:18essaie de refroidir la machine
42:19mais en refroidissant
42:20la machine économique,
42:22est-ce qu'elle ne va pas
42:22la tarir plus encore
42:24que ce qu'elle est ?
42:25Donc, on est sur un choc économique,
42:26Louis de Ragnel.
42:28On voit bien,
42:28un choc pétrolier,
42:30un choc énergétique.
42:31Moi, ce qui,
42:31encore une fois,
42:32qui m'intervelle
42:32et je reviens sur le débat
42:33tout à l'heure,
42:34c'est que le pays
42:35n'est absolument pas prêt.
42:36On n'a pas pris les décisions
42:37qui nous permettent
42:38de faire face
42:39à ce choc,
42:40à ces chocs
42:41auxquels on va être confrontés
42:42et il n'y a jamais
42:43de bon moment.
42:43Donc, soit c'est maintenant,
42:45soit c'est demain
42:45mais il y aura toujours
42:46une crise qui permettra
42:48de dire,
42:48ben non,
42:48on agit dans la précipitation
42:49et la question,
42:51à chaque fois que j'ai envie
42:52de vous poser
42:52mais pas vous personnellement
42:54mais un certain nombre
42:55de gens qui disent
42:55mais non,
42:56mais en fait,
42:56on peut attendre encore un peu
42:57ou n'agissons pas dans les...
42:58Mais quand est-ce
43:00que c'est le bon moment
43:00et qu'est-ce que quelque chose
43:01de grave,
43:02c'est quoi quelque chose
43:03de grave pour vous ?
43:03À partir de quel moment
43:04on est vraiment en crise
43:05et qu'est-ce qui justifie
43:06que de manière impérative
43:08on doit tout réviser ?
43:09Je vous prends un exemple.
43:10Vous voyez,
43:11là, il n'y a pas de débat
43:12par rapport à ça,
43:12il n'y a pas de crise.
43:14En 2035,
43:15la France perdra
43:161,7 million d'élèves.
43:19Est-ce que dès maintenant,
43:20on peut réfléchir par exemple
43:21à un plan de réduction
43:22du nombre de profs ?
43:23Qu'est-ce que vous en pensez vous ?
43:24D'abord,
43:24je vous réponds
43:25sur la question économique.
43:26La question,
43:27c'est une question
43:28pour les économistes
43:29qu'il faut qu'on traite
43:30et ensuite,
43:30ça sera aux politiques
43:31et aux Français,
43:31j'espère en dernier ressort,
43:32de choisir.
43:33Est-ce que c'est dans les moments
43:34de crise
43:35qu'il ne faut pas aider les Français ?
43:37C'est-à-dire qu'il y a
43:37des économistes,
43:38la plupart,
43:39tous ceux en tout cas
43:40qui sont de l'école keynésienne
43:41qui s'est ouverte aujourd'hui
43:43et qui s'est élargie,
43:43qui disent que c'est la consommation
43:45qui doit être privilégiée
43:46et que c'est ce moteur-là
43:47qui est le seul à même
43:48de sauver la situation
43:50dans un moment de crise.
43:51D'autres disent que ce n'est pas le cas,
43:52vous venez d'en faire la démonstration,
43:52vous venez de dire
43:53non, au contraire,
43:54on peut le faire n'importe quand.
43:55Bon, ça c'est une vraie discussion.
43:57Elle a des aspects techniques,
43:58elle a une dimension politique
43:59et démocratique derrière.
44:01Si vous voulez qu'on discute
44:02sur la question de l'école,
44:03on peut discuter
44:04sur la question de l'école.
44:05On peut faire la question du bilan.
44:06Mais je vous prends un exemple.
44:07Là, il n'y a pas de crise.
44:08Il n'y a pas de crise à l'école.
44:10Il y a un très mauvais mot.
44:11Est-ce qu'on réduit
44:11les formes généraux pas ?
44:12Bien sûr, il n'y a rien
44:14qui va à l'école.
44:14Mais ce n'est pas un débat
44:16qui est là d'actualité.
44:18La question de la réduction
44:19du nombre de profs.
44:20Mais justement,
44:20puisque le débat n'est pas pourri,
44:23n'est pas pollué,
44:24là, on a le temps de la réflexion
44:25sur la question
44:25de l'éducation nationale.
44:27Qu'est-ce que vous en pensez,
44:28vous, de dire
44:28qu'il faut prévoir un plan
44:29de réduction du nombre de profs
44:31parce que la population diminue ?
44:33Moi, je pense que le taux d'encadrement
44:34est quelque chose
44:35d'extrêmement important
44:36dans les classes
44:36et qu'au-delà de 24 élèves
44:38par classe en REP,
44:39comme c'est le cas,
44:40ou au-delà de 30 élèves
44:41par classe en collège
44:43ou en collège banal,
44:44par exemple,
44:45on ne peut pas avoir
44:46la même qualité d'enseignement
44:47que si l'on descendait en dessous.
44:49Non, mais attendez,
44:50vous voulez qu'on discute techniquement ?
44:51On peut discuter de ça.
44:52Mais moi, je pense
44:52que le problème de l'école,
44:53je ne m'attendais malheureusement
44:54pas à votre réponse.
44:54Je pensais que la question de l'école,
44:55c'est que c'est ça.
44:56Du nombre de profs
44:56qu'il y a à l'éducation nationale,
44:58bientôt, il y aura 5.
44:58Mais le problème,
44:59ce n'est pas les profs
44:59à l'éducation nationale.
45:00Le problème,
45:00c'est les 300 000 personnes
45:02qui sont à l'éducation nationale,
45:03qui sont dans des bureaux
45:04et qui sont dans des élèves.
45:05Ce n'est pas les profs,
45:05le problème.
45:07Un petit mot sur la dépense publique
45:08parce que vous êtes
45:08un keynésien converti,
45:10il faut de la dépense publique.
45:11Non, Keynes ne dit pas ça.
45:12Il dit qu'il faut
45:12de la dépense publique
45:12à condition qu'elle fasse
45:13de la croissance
45:14et donc de l'emploi.
45:15Aujourd'hui,
45:15la dépense publique française,
45:16elle ne sert pas à ça,
45:17à faire de la croissance.
45:18Elle sert à payer
45:19de la structure étatiste.
45:21Et des dettes.
45:21Voilà.
45:22Ce n'est plus l'investissement
45:23dans la croissance.
45:24Bon, le mot de la fin,
45:24Éric Nolot.
45:25Vous êtes le sage.
45:26Non, mais oui,
45:28j'ai bien vieilli.
45:29Je n'étais pas comme ça avant.
45:30Je n'étais pas qualifié comme ça.
45:31Non, moi,
45:31je reviens sur la question
45:32des profs.
45:32À mon avis,
45:33le problème est mal posé.
45:35Il faut les trouver,
45:35les profs,
45:36même en les réduisant.
45:37Plus personne ne veut être prof.
45:38Il n'y avait pas encore
45:38un prof devant chaque élève
45:39à la rentrée.
45:40Et ensuite,
45:41regardez le niveau.
45:42C'est tellement dur
45:43de les trouver
45:43que dans certaines académies,
45:44ils les prennent à 5 sur 20.
45:45Au capès de maths.
45:46Au capès de maths.
45:47Donc, c'est quand même...
45:48Là, vous disiez
45:49que ce n'était pas une crise aiguë.
45:50Non, mais si.
45:51Je crois qu'on est en train
45:52d'entrer dans une crise aiguë
45:53parce que quand vous prenez
45:54des gens à 5 sur 20,
45:56en plus,
45:56il y a tous les autres problèmes.
45:57Mais ça, c'est un autre sujet.
45:57Ils ne sont plus respectés,
45:59c'est mal payé, etc.
46:00Ils risquent leur peau.
46:01Ils se font tabasser
46:02par les élèves.
46:02On va au-devant
46:03d'une crise majeure
46:04dans l'éducation nationale.
46:05Je partage.
46:05Gautier,
46:05c'est quoi le menu
46:06ce soir dans 20% politique ?
46:08On va suivre
46:10la fin de la visite
46:11du pape à Alger
46:12et puis on va parler
46:13évidemment de cette crise
46:14autour du 1er mai.
46:15Cette crise
46:16entre le gouvernement
46:17et sa majorité
46:21Merci à vous
46:22d'avoir participé
46:23à ce débat
46:23dans Punchline
46:24sur ces news
46:25et sur Europe 1.
46:25Dans un instant,
46:26Pierre Devineau
46:26pour Europe 1 Soir
46:27et Christine Kelly
46:28bien sûr pour Face à l'info.
46:29Demain à 8h10,
46:30notre invité
46:31sera l'ancien Premier ministre
46:32Michel Barnier.
46:33Bonne soirée.
46:34A demain.
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