00:00Mais d'abord, on va rejoindre Jérôme Clech, parce qu'on a bien besoin de cars pour essayer de comprendre
00:04ce qui se passe dans ce détroit d'Hormuz.
00:07Je voudrais qu'on s'intéresse, Jérôme, aux navires américains qui sont déployés dans la région pour assurer ce blocus.
00:14Alors, on est bien d'accord qu'ils ne sont pas tous là pour ça ?
00:18Alors, ils ne sont pas tous là pour ça parce qu'au départ, il n'était pas question d'un
00:21blocus.
00:21Et en fait, le blocus, c'est un petit peu improvisé au fil des négociations qui ont eu lieu ce
00:26week-end.
00:26Et donc, c'est le dispositif présent qui sert pour mettre en œuvre le blocus.
00:31Essentiellement, donc, un porte-avions, l'USS Lincoln, une petite dizaine de destroyers, l'équivalent de nos frégates en France,
00:39mais en un peu plus gros.
00:40Et puis, également, l'USS Tripoli, qui est un navire amphibie qui peut projeter éventuellement 5000 marines pour des opérations
00:46combinées air-termer et qui peuvent se déployer comme ça en opération coup de poing.
00:50On voit bien que le dispositif est en mer d'Arabie, c'est-à-dire quand même à distance, en
00:53fait, du détroit d'Hormuz qu'il s'agit de bloquer.
00:55Et pourquoi distance ? Parce que trop près, évidemment, ces bateaux pourraient être pris à partie par des tirs de
01:00drones, des tirs de missiles anti-navirs ou des vedettes rapides qui pourraient venir les avions.
01:03Juste précisément, si ça part, ça part de là.
01:05Oui, évidemment. Et donc, c'est les bateaux qui viendraient du détroit d'Hormuz dans le golfe d'Hormuz et
01:11qui auraient vocation à alimenter essentiellement, en fait, l'Asie et plus particulièrement la Chine.
01:15Ce sont ces bateaux chinois qui sont essentiellement visés, dont, évidemment, l'Iran tire des profits et l'objet de
01:21ce blocus.
01:22Et c'est pour ça que Donald Trump l'a appelé un blocus, d'ailleurs, sans se soucier du droit
01:27international, parce que l'idée, c'est quand même d'étouffer, d'étrangler l'économie américaine.
01:31Ce qu'on voit, c'est qu'il y a quand même deux navires américains qui sont dans ce golfe
01:35de Persique.
01:35Alors, ces navires auraient passé le détroit d'Hormuz, soi-disant, pendant le week-end.
01:41Les informations ont été démenties, évidemment, par l'Iran.
01:44Guerre d'informationnelle sur cet aspect-là.
01:47Les bateaux auraient fait demi-tour.
01:50Vraisemblablement, il est possible, effectivement, qu'il se soit éloigné du détroit lui-même et qu'il soit de l
01:55'autre côté.
01:56Voilà. Bon. Quoi qu'il en soit, à ce stade, le détroit d'Hormuz n'est pas véritablement, n'est
02:01plus véritablement testé par les bateaux américains qui restent à distance en faisant peser la menace de ce blocus, vraisemblablement,
02:08pour agir sur les négociations.
02:09Dernière question, rapidement, sur cette carte.
02:11Si ça tourne mal, s'il faut procéder à une interception, qui est mobilisée en premier ? D'où ça
02:19part en premier ?
02:19D'abord, il faut les détecter, les bateaux qui, éventuellement, auraient passé le détroit d'Hormuz et qui seraient escortés
02:25ou non à destination de la Chine.
02:27Une fois qu'ils sont détectés, il faut quand même les classifier pour s'assurer que le dit bateau est
02:32véritablement hostile ou représente, effectivement, un bateau qui n'aurait pas dû passer.
02:37Parce que l'idée, évidemment, on le sait, l'Iran laisse passer certains bateaux, soit avec un droit de péage,
02:42soit parce qu'ils auraient un accord particulier.
02:45Mais dans tous les tas de causes, ce sont des bateaux qui sont liés à l'Iran, donc la Chine,
02:49la Russie, le Pakistan et d'autres nationalités, le cas échéant.
02:54Une fois détecté, une fois classifié, il s'agit d'arraisonner le bateau.
02:58Et donc, il faut l'approcher avec les destroyers présents et sans doute, bien en courte finale, soit par une
03:05voie éliportée, puisque c'est possible avec l'USS Tripoli,
03:10ou avec une navette, mais il faut arriver sur le bateau et ensuite en prendre la possession.
03:14Et éventuellement, si le bateau ne se laisse pas arraisonner, des tirs de semences et ça peut aller jusqu'à
03:19couler le bateau.
03:20Ce qui est évidemment la situation extrême et qui représenterait, on l'imagine bien, si c'était un bateau chinois
03:25qui était arraisonné comme ça,
03:27qui représenterait, enfin engagé, même si c'est plus arraisonné, ça représentait éventuellement un casus belli.
03:32Et l'escalade militaire reste envisageable.
03:34Et l'escalade militaire reste envisageable.
03:34Merci.
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