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  • il y a 2 jours
DB - 10-04-2026

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00:00:04Regardez bien cet homme, à parler, très jeune, vous l'avez reconnu bien sûr.
00:00:13C'est l'homme qui a tiré son pays, les Etats-Unis d'Amérique, du marasme économique avec le New
00:00:19Deal.
00:00:20C'est l'homme qui a jeté les Etats-Unis dans la Seconde Guerre mondiale.
00:00:26C'est le libérateur du monde libre, c'est le président Franklin Delano Roosevelt.
00:00:35Et maintenant, regardez celui-ci. Je serais bien étonné si vous le reconnaissiez.
00:00:42Et pourtant, c'est un marin, un grand marin. Il a commandé à Pearl Harbor.
00:00:51C'est l'amiral Theobald, l'amiral américain Theobald.
00:00:57Et si je parle de lui aujourd'hui, c'est parce qu'un beau jour,
00:01:03l'amiral Theobald a porté contre le président Roosevelt la plus extraordinaire des accusations.
00:01:15Il a déclaré que si les Américains avaient subi à Pearl Harbor la plus cruelle, la plus humiliante défaite de
00:01:25leur histoire,
00:01:25si le 7 décembre 1941, toute la flotte américaine du Pacifique, toute l'aviation américaine du Pacifique avait été détruite,
00:01:40c'est bien sûr parce que les Japonais avaient déversé leur bombe,
00:01:48mais aussi parce que le président Roosevelt avait tout fait pour que cela se produise.
00:01:57Alors qu'on n'est pas un homme comme Roosevelt, l'un des hommes essentiels de son siècle,
00:02:08sans qu'à beau jour, on ne profère contre lui des margeurs communs.
00:02:23On n'est pas un homme comme Roosevelt, sans avoir des ennemis.
00:02:30On n'est pas un homme comme Roosevelt, sans que de son vivant, ou même après sa mort, surtout après
00:02:35sa mort,
00:02:36il y ait des gens qui tout à coup formulent des accusations, des calomnies, et même des injures, des insultes.
00:02:48Il faut dire que toutes les attaques que l'on a portées contre Roosevelt ne sont pas injustifiées.
00:02:58Il en est de véridiques, mais celles-ci.
00:03:05Roosevelt, complice objectif des Japonais pour l'affaire de Pearl Harbor,
00:03:12avouez que c'est peu croyable.
00:03:16Et pourtant, l'amiral Theobald était à Pearl Harbor, il savait de quoi il parlait,
00:03:22et lorsqu'il a formulé cette accusation, il a reçu l'appui de l'amiral Kimmel,
00:03:27commandant en chef de la flotte américaine du Pacifique.
00:03:32Alors, cela vaut la peine que l'on cherche si cette accusation est fondée ou non.
00:03:41Cela vaut la peine que l'on ouvre le dossier de Roosevelt et de Pearl Harbor.
00:03:47Cela vaut la peine que l'on entreprenne l'enquête, et si vous le voulez bien ce soir,
00:03:52je vais l'entreprendre avec vous.
00:03:55Et pour commencer, j'avais vous demandé de me suivre à Pearl Harbor.
00:04:03Vous le voyez sur cette carte,
00:04:06les îles Hawaï sont en plein milieu du Pacifique,
00:04:12précisément entre la côte ouest des États-Unis et le Japon.
00:04:18Si l'on tire un trait depuis San Francisco jusqu'aux îles Hawaï,
00:04:22on trouve à peu près 4000 kilomètres.
00:04:26Les îles Hawaï tirent leur nom de Hawaï, justement,
00:04:30l'une des îles qui a donné son nom à tout l'archipel.
00:04:36Mais la capitale se trouve dans une île beaucoup plus petite,
00:04:41l'île d'Oahu, la capitale au Nolulu,
00:04:46et là, dans cette île.
00:04:48Et dans cette île d'Oahu se trouve également Pearl Harbor.
00:04:52Or, nous y voilà.
00:04:56Alors, c'est en 1919 qu'on a choisi d'établir un port à Pearl Harbor.
00:05:04Et cela s'explique, parce que, vous le voyez,
00:05:06il y a là une rade entièrement entourée de terre,
00:05:10parfaitement à l'abri des intempéries.
00:05:12On y pénètre par un goulé.
00:05:15Une flotte est sûre de se trouver protégée par ce site géographique.
00:05:24Mais ce n'est qu'en 1940
00:05:27que l'on a décidé de baser à Pearl Harbor
00:05:30la flotte américaine du Pacifique.
00:05:36Et l'amiral Richardson,
00:05:40qui commandait alors la flotte,
00:05:43a été très surpris de ce choix.
00:05:46Et il a protesté contre ce choix,
00:05:49parce que, bien sûr,
00:05:51la flotte est à l'abri des tempêtes,
00:05:54des ouragans, il y en a dans cette région.
00:05:56Mais en cas de guerre,
00:05:59une flotte réunie là,
00:06:01il lui faudrait trois heures pour en sortir.
00:06:07Et trois heures, c'est long,
00:06:09s'il y a des avions qui bombardent.
00:06:13Qui plus est, disait et pensait et disait l'amiral Richardson,
00:06:17il suffira à l'ennemi de couler un bateau à l'entrée du goulé
00:06:21et plus personne ne pourra sortir.
00:06:24Et l'amiral Richardson était tellement persuadé
00:06:27de la justesse de son raisonnement
00:06:30qu'il a demandé un rendez-vous au président Roosevelt
00:06:33en disant, non, monsieur le président,
00:06:35il ne faut pas baser notre flotte du Pacifique à Pearl Harbor,
00:06:39mais sur un port, mais dans un port de la côte ouest.
00:06:42C'est là qu'il faut la basse.
00:06:44Et le président Roosevelt n'a rien voulu entendre.
00:06:49Il a déclaré, Pearl Harbor s'est décidé.
00:06:52Richardson est revenu à la charge une seconde fois.
00:06:55Il a défendu sa thèse, non, pas Pearl Harbor, monsieur le président,
00:06:59j'ai dit Pearl Harbor.
00:07:01Et le pauvre Richardson a perdu sa place.
00:07:05Il a été remplacé par l'amiral Kimmel,
00:07:09qui allait se trouver le héros, hélas pour lui,
00:07:13de la tragédie de Pearl Harbor.
00:07:18Alors, le 7 décembre 1941,
00:07:26elle est là, la flotte américaine du Pacifique.
00:07:32Elle est là.
00:07:3396 navires.
00:07:38Et parmi eux,
00:07:42huit des plus belles unités du monde,
00:07:45huit cuirassés.
00:07:48Le Maryland,
00:07:5132 500 tonnes.
00:07:53Le West Virginia,
00:07:5532 500 tonnes.
00:07:58Le Tennessee,
00:07:5932 000 tonnes.
00:08:02Le California,
00:08:0332 000 tonnes.
00:08:05L'Arizona,
00:08:0632 600 tonnes.
00:08:08Le Pennsylvania,
00:08:0923 000 tonnes.
00:08:11Le Nevada,
00:08:1326 000 tonnes.
00:08:15L'Oklahoma,
00:08:1729 000 tonnes.
00:08:19En vérité,
00:08:21les rois de la mer.
00:08:24Et puis, avec eux,
00:08:25autour d'eux,
00:08:27le...
00:08:27Je voudrais recommencer,
00:08:29je me demande pour un mot,
00:08:30parce que, en prenant papier,
00:08:31parce que vous avez fait,
00:08:32vous n'avez pas l'erreur.
00:08:34Ah bon ?
00:08:35Oui, lisez-le,
00:08:36parce que votre repas était un peu en guillet,
00:08:38là, pour le micro.
00:08:39Et puis,
00:08:41c'est 33 tonnes.
00:08:42Comment 33 tonnes ?
00:08:43Il n'y a pas de 33 tonnes.
00:08:453 000,
00:08:46au lieu de 23,
00:08:47le Pennsylvania.
00:08:49Pennsylvania,
00:08:4923 000 tonnes.
00:08:51Et j'ai dit quoi ?
00:08:52Non, il y a écrit 33.
00:08:54Non, non, non, non,
00:08:5423 000.
00:08:56Ah si, 33 000,
00:08:56vous avez raison.
00:08:57Parfait.
00:08:59Bon, on enchaîne juste
00:09:01les numérations.
00:09:02Oui, oui, attendez,
00:09:02je prends mes autres lunettes,
00:09:03là.
00:09:13Ça tourne ?
00:09:16Ça tourne ?
00:09:17Oui, oui, oui.
00:09:19Le Maryland,
00:09:2232 500 tonnes.
00:09:24Le West Virginia,
00:09:2632 500 tonnes.
00:09:28Le Tennessee,
00:09:2932 000 tonnes.
00:09:31Le California,
00:09:3232 000 tonnes.
00:09:34L'Arizona,
00:09:3532 600 tonnes.
00:09:37Le Pennsylvania,
00:09:3833 000 tonnes.
00:09:39Le Nevada,
00:09:4126 000 tonnes.
00:09:43L'Oklahoma,
00:09:4529 000 tonnes.
00:10:00En vérité,
00:10:02les rois de la mer
00:10:03et autour d'eux,
00:10:06alignés le long des quais
00:10:07des Môles,
00:10:08une foule de cuirassés,
00:10:11de torpilleurs,
00:10:12de croiseurs,
00:10:13de contre-torpilleurs,
00:10:1596 navires.
00:10:20Je m'arrête.
00:10:26L'aviation...
00:10:29Je m'arrête justement
00:10:30pour reprendre.
00:10:31D'accord.
00:10:41Je vais vous couper, hein ?
00:11:02Je vais vous couper, hein ?
00:11:09En vérité,
00:11:11les rois de la mer.
00:11:13Et puis,
00:11:14il y a,
00:11:14groupé sur trois aérodromes,
00:11:16toute l'aviation
00:11:19américaine
00:11:19du Pacifique.
00:11:22Alors oui,
00:11:23il fait très beau.
00:11:25Ce 7 décembre 1941,
00:11:30le soleil commence à monter à l'horizon.
00:11:35Et sur l'Arizona, par exemple,
00:11:37l'une des plus grandes unités,
00:11:40on est en train de tendre un vélum
00:11:42sur le pont pour abriter les fidèles
00:11:45qui vont assister tout à l'heure
00:11:46au service religieux.
00:11:49L'aumônier a déjà apporté son hôtel,
00:11:52les accessoires du culte,
00:11:53et voyant le temps superbe,
00:11:56le soleil bleu,
00:11:58avec seulement quelques petits rares nuages,
00:12:01il dit à son diacre,
00:12:03belle journée pour les touristes.
00:12:06Alors dans les entreponds,
00:12:07il y a beaucoup de marins
00:12:09qui dorment encore
00:12:10sur leur couchette
00:12:12ou dans leur hamac.
00:12:15Ils font de beaux rêves
00:12:16parce qu'ils se souviennent
00:12:17de la veille,
00:12:18c'était le samedi soir,
00:12:19et comme dans toutes les marines du monde,
00:12:21ils avaient eu quartier libre.
00:12:24Alors, vous savez,
00:12:24quartier libre à Honolulu,
00:12:26ça n'est quand même pas mal,
00:12:27avec les bars exotiques,
00:12:30les filles accueillantes.
00:12:32Il y en avait certains
00:12:33qu'il avait fallu ramener.
00:12:45Il y en avait certains
00:12:46qu'il avait fallu ramener
00:12:47en les tenant sous les épaules,
00:12:49sous les bras,
00:12:50je recommence encore.
00:12:52Il y en avait certains
00:12:53qu'il avait fallu ramener
00:12:54en les soutenant sous les bras,
00:12:56mais tout ça,
00:12:56c'est très traditionnel.
00:12:58Les officiers, eux,
00:12:59étaient allés flirter
00:13:00et danser dans leur club.
00:13:01L'amiral Kimmel,
00:13:04le grand chef,
00:13:05avait bu,
00:13:06comme tous les amedis soirs,
00:13:08son unique drink de la semaine,
00:13:11et puis il était allé se coucher
00:13:12à 10h du soir.
00:13:13Il n'avait pour le 7 décembre
00:13:15qu'un grand projet,
00:13:17une partie de golf
00:13:18avec le général Short.
00:13:22Oui, c'était vraiment
00:13:24une belle journée
00:13:25qui s'annonçait
00:13:27ce 7 décembre 1941
00:13:30à 7h du matin.
00:13:32Et pourtant,
00:13:34à la même heure,
00:13:36exactement,
00:13:39une immense armada
00:13:42japonaise
00:13:44venait de s'immobiliser
00:13:47non loin de Perlard-Bord.
00:13:52Il y avait là
00:13:53notamment 6 porte-avions
00:13:57et du pont
00:13:59de ces porte-avions,
00:14:03353 avions,
00:14:05des avions japonais,
00:14:08venaient de prendre leur envol
00:14:10vers Perlard-Bord,
00:14:12leur but,
00:14:13anéantir
00:14:16tous les navires
00:14:17et tous les avions
00:14:18qui se trouvaient
00:14:19à Perlard-Bord.
00:14:20Alors,
00:14:21pour le Japon,
00:14:23était-ce
00:14:24un point de départ ?
00:14:27Apparemment,
00:14:28oui.
00:14:30En vérité,
00:14:31c'était aussi
00:14:32un aboutissement.
00:14:35Parce que,
00:14:37depuis
00:14:39le début
00:14:40de 1940,
00:14:43les relations
00:14:44entre le Japon
00:14:45et les États-Unis,
00:14:45c'était
00:14:46de mois en mois
00:14:49dégradés.
00:14:51Et c'était
00:14:52la volonté formelle
00:14:54du gouvernement
00:14:56américain
00:14:56et celle
00:14:58du président
00:14:59des États-Unis,
00:15:00Franklin Roosevelt,
00:15:02qui avait voulu
00:15:03cet état de choses.
00:15:05D'abord,
00:15:06on avait dénoncé
00:15:07à Washington
00:15:08le traité de commerce
00:15:10qui unissait
00:15:11le Japon
00:15:11et les États-Unis.
00:15:13c'était
00:15:14une catastrophe
00:15:15pour le Japon
00:15:16qui dépendait
00:15:17pour beaucoup
00:15:18de produits
00:15:18des États-Unis.
00:15:21Et puis,
00:15:23de mois en mois,
00:15:25ça avait été
00:15:26l'escalade.
00:15:27Bien sûr,
00:15:28il y avait eu
00:15:29d'abord
00:15:30des agressions
00:15:32japonaises.
00:15:35Mais,
00:15:36à chacune
00:15:37de ces agressions
00:15:38et même
00:15:39au-delà,
00:15:41Roosevelt
00:15:42avait voulu
00:15:43répondre
00:15:44par des sanctions
00:15:46au moins
00:15:47aussi graves.
00:15:49Par exemple,
00:15:54eh bien,
00:15:55les matières premières
00:15:57et le pétrole
00:15:58avant tout
00:15:58dont avait besoin
00:15:59le Japon
00:16:00venait des Philippines.
00:16:02Les États-Unis
00:16:03avaient coupé
00:16:04l'envoi
00:16:05des matières premières
00:16:06et du pétrole
00:16:07au Japon.
00:16:09les États-Unis
00:16:10avaient fini
00:16:11par geler
00:16:12les avoirs
00:16:13japonais
00:16:14chez eux,
00:16:16aux États-Unis
00:16:16même,
00:16:18et avaient
00:16:18cessé
00:16:19tout commerce
00:16:20avec le Japon.
00:16:22cela pour répondre
00:16:23à l'occupation
00:16:24de l'Indochine
00:16:24française.
00:16:29Alors,
00:16:30devant
00:16:31cet état
00:16:32de fait,
00:16:33le prince
00:16:34Konoi,
00:16:35président du
00:16:35Conseil
00:16:36japonais,
00:16:37favorable
00:16:38à la paix,
00:16:39avait démissionné
00:16:41et celui
00:16:42qui l'avait
00:16:42remplacé,
00:16:43le général
00:16:43Tojo,
00:16:44était connu
00:16:45comme un
00:16:45belliciste.
00:16:47Quand on avait
00:16:48su que
00:16:48l'empereur du Japon
00:16:49avait choisi
00:16:50Tojo,
00:16:50on avait pensé
00:16:51partout dans le monde,
00:16:52c'est la guerre.
00:16:54Et pourtant,
00:16:56le Japon
00:16:58avait continué
00:16:59à négocier,
00:17:00à vouloir
00:17:00négocier.
00:17:02Pourtant,
00:17:03Roosevelt avait
00:17:03refusé
00:17:04quelque temps
00:17:05plus tôt
00:17:05de recevoir
00:17:05Konoi,
00:17:06ce n'était pas
00:17:07pour négocier
00:17:07avec Tojo.
00:17:09Et quand
00:17:09le Japon
00:17:10avait demandé
00:17:10mais
00:17:11que voulez-vous,
00:17:14vous,
00:17:14les Américains,
00:17:15pour que nous
00:17:15puissions
00:17:17rouvrir
00:17:17les négociations,
00:17:19quelles sont
00:17:19vos conditions ?
00:17:20Eh bien,
00:17:21les conditions
00:17:22étaient tombées
00:17:23sous la forme
00:17:23d'un véritable
00:17:25ultimatum
00:17:26remis par le
00:17:26secrétaire d'État
00:17:27américain
00:17:27Cordell Hull
00:17:28le 26 novembre
00:17:301941
00:17:31aux diplomates
00:17:32japonais.
00:17:34Il fallait
00:17:34que
00:17:35le Japon
00:17:37évacue
00:17:38la Chine.
00:17:41Il fallait
00:17:42que le Japon
00:17:43évacue
00:17:43l'Indochine.
00:17:46il fallait
00:17:46que le Japon
00:17:49cesse
00:17:49de soutenir
00:17:51les gouvernements
00:17:52fantoches
00:17:53qu'il avait
00:17:53mis en place
00:17:54en Chine
00:17:55et au
00:17:55Manchukuo.
00:17:56Il fallait
00:17:57en plus
00:17:59que le Japon
00:18:00rompe
00:18:01son alliance
00:18:02avec l'Allemagne
00:18:02et avec l'Italie.
00:18:06Voilà ce qu'on
00:18:07demandait
00:18:07aux Japonais.
00:18:10Il est bien
00:18:11évident
00:18:11qu'en
00:18:12demandant
00:18:12cela,
00:18:14on savait
00:18:14parfaitement
00:18:15à Washington
00:18:15que le
00:18:16gouvernement
00:18:17japonais
00:18:17allait
00:18:17répondre
00:18:18non.
00:18:20Il y avait
00:18:21là une
00:18:21politique
00:18:21délibérée,
00:18:22il ne faut pas
00:18:23se le dissimuler,
00:18:25voulue
00:18:25par le
00:18:26président
00:18:26Roosevelt
00:18:27et pour
00:18:28des raisons
00:18:28parfaitement
00:18:29honorables.
00:18:30Parce que
00:18:31Roosevelt
00:18:34détestait
00:18:37la politique
00:18:38japonaise
00:18:39qui ressemblait
00:18:40pour lui,
00:18:41qui était pour lui
00:18:41le reflet de la
00:18:42politique d'Hitler
00:18:43en Europe,
00:18:43l'espace vital
00:18:44réclamé par
00:18:46Hitler
00:18:46en Europe,
00:18:47eh bien les
00:18:47Japonais le réclamaient
00:18:48dans le Pacifique.
00:18:50Et ce Pacifique
00:18:53devait rester
00:18:54dans l'esprit
00:18:54de Roosevelt
00:18:55une chasse gardée
00:18:56américaine.
00:19:00Donc,
00:19:00peu à peu,
00:19:02on avait
00:19:03rompu
00:19:04les ponts
00:19:04avec le
00:19:04Japon.
00:19:07Et
00:19:07l'on en
00:19:08était
00:19:08il.
00:19:11Je m'arrête.
00:19:16Oui.
00:19:17Vous avez
00:19:18oublié
00:19:18de faire
00:19:18quatre chèques,
00:19:19mais c'est
00:19:19peut-être pas
00:19:19trop grave.
00:19:20Non,
00:19:21parce que
00:19:21dans les
00:19:21gouvernements,
00:19:22oui,
00:19:23ça peut
00:19:24aller,
00:19:24ça,
00:19:24oui,
00:19:25ça peut
00:19:25aller.
00:19:25Oui,
00:19:27Oui,
00:19:27ça peut
00:19:28Oui,
00:19:40comme vous voulez.
00:19:44Le lendemain de la remise
00:19:46de la note
00:19:47de Cordell Hull,
00:19:49Roosevelt va appeler
00:19:51son ami Churchill
00:19:52à Londres
00:19:54et va lui dire
00:19:57bientôt
00:19:58l'Amérique
00:20:00sera en guerre
00:20:01à vos côtés.
00:20:06Le commandement
00:20:07de la flotte
00:20:13Je recommence
00:20:14au même endroit.
00:20:17Le lendemain
00:20:18de la remise
00:20:19de la note
00:20:21de Cordell Hull
00:20:21aux diplomates
00:20:22japonais,
00:20:24Roosevelt
00:20:25va appeler
00:20:26à Londres
00:20:28Winston Churchill
00:20:30et va lui dire
00:20:32bientôt
00:20:33l'Amérique
00:20:34sera en guerre
00:20:36à vos côtés.
00:20:40et peut-être
00:20:41ne croyait-il
00:20:42pas si bien
00:20:43dire
00:20:46cette flotte
00:20:48japonaise
00:20:50dont je viens
00:20:51de vous parler.
00:20:52Eh bien,
00:20:52cette flotte,
00:20:54c'était
00:20:55l'amiral japonais
00:20:57Yamamoto
00:20:58qui l'avait créée.
00:21:00Un grand marin.
00:21:04Un homme
00:21:05qui n'aimait
00:21:06pas la guerre
00:21:08peut-être
00:21:09parce qu'il avait
00:21:09fait une partie
00:21:10de ses études
00:21:11aux Etats-Unis
00:21:12et qu'il avait
00:21:12conscience
00:21:14de la force
00:21:14potentielle
00:21:15que représentait
00:21:16les Etats-Unis.
00:21:18Mais son métier
00:21:20était de
00:21:22préparer la guerre
00:21:24et
00:21:24la préparant,
00:21:26si cette guerre
00:21:26éclatait,
00:21:27de la gagner.
00:21:28et il avait
00:21:30fait en sorte
00:21:31de donner
00:21:33au Japon
00:21:33une force
00:21:35remarquable,
00:21:36une force
00:21:37navale
00:21:37remarquable,
00:21:39justement,
00:21:40cette flotte
00:21:40combinée.
00:21:42Car
00:21:43Yamamoto
00:21:43croyait
00:21:44à l'association
00:21:46de la marine
00:21:47et de l'aviation.
00:21:49et tous
00:21:50ces efforts
00:21:50il les avait
00:21:51portés
00:21:52vers
00:21:54une flotte
00:21:55combinée,
00:21:55justement,
00:21:57marine
00:21:57et aéronavale.
00:22:01Il avait eu
00:22:01beaucoup de mal
00:22:02parce que
00:22:02dans tous les pays
00:22:03du monde,
00:22:04les novateurs
00:22:06subissent
00:22:07beaucoup de critiques.
00:22:08Alors il y avait
00:22:09les ministères,
00:22:10il y avait
00:22:10même la presse
00:22:11japonaise,
00:22:12il y avait
00:22:12des adversaires
00:22:13et il avait
00:22:15même dû
00:22:15mettre en balance
00:22:16sa démission.
00:22:17Comme on tenait
00:22:17à lui,
00:22:18eh bien,
00:22:19on a consenti
00:22:20à ce qu'il crée
00:22:20cette flotte.
00:22:22Et il l'a
00:22:23entraînée
00:22:25en 1940,
00:22:27en 1941.
00:22:28Il en a fait
00:22:29vraiment
00:22:30une arme
00:22:33extraordinaire,
00:22:34une force
00:22:35de frappe
00:22:36extraordinaire.
00:22:40Et il suivait,
00:22:41bien sûr,
00:22:42Yamamoto,
00:22:42l'évolution
00:22:43des événements.
00:22:44Il voyait
00:22:45la situation
00:22:46se dégrader
00:22:47entre le Japon
00:22:47et les États-Unis.
00:22:51Et il a compris
00:22:52que la guerre
00:22:53allait éclater.
00:22:56Et il savait
00:22:58que pour la gagner,
00:23:00cette guerre,
00:23:01il n'y avait
00:23:01qu'une solution.
00:23:04Les États-Unis,
00:23:06en période
00:23:07de paix,
00:23:08étaient vulnérables.
00:23:10Mais ils connaissaient
00:23:12trop les Américains
00:23:13pour ignorer
00:23:13que dès la guerre
00:23:15est déclarée,
00:23:18eh bien,
00:23:19les États-Unis
00:23:19se mettraient
00:23:20sur le pied
00:23:21de cette guerre
00:23:21et que ça irait
00:23:22très vite
00:23:23et que bientôt,
00:23:24ils seraient invincibles.
00:23:25Alors oui,
00:23:26pour les battre,
00:23:27il fallait les battre
00:23:28tout de suite.
00:23:29Et c'est lui,
00:23:30Yamamoto,
00:23:31qui avait conçu
00:23:32ce projet.
00:23:34Frapper
00:23:35la flotte
00:23:36américaine
00:23:37du Pacifique
00:23:37à Père-l'Arbre,
00:23:40l'a frappée
00:23:40dans le premier instant
00:23:42du conflit
00:23:43de manière
00:23:45à l'anéantir
00:23:49et à gagner
00:23:50les mois précieux
00:23:51qui permettraient
00:23:52justement
00:23:54au Japon
00:23:55de s'assurer
00:23:55la maîtrise du Pacifique
00:23:56et peut-être
00:23:58de gagner la guerre.
00:23:59Voilà le plan
00:24:00de Yamamoto.
00:24:02Et lui
00:24:03qui suivait
00:24:05jour par jour
00:24:06les événements,
00:24:08a compris
00:24:09au courant
00:24:17et lui
00:24:18qui si
00:24:19et lui
00:24:20qui suivait
00:24:21jour par jour
00:24:22les événements,
00:24:22a compris
00:24:23dans le courant
00:24:23du mois de novembre
00:24:241941
00:24:25que le moment
00:24:26était venu
00:24:28et c'est lui
00:24:29qui a donné
00:24:30l'ordre
00:24:31à la flotte,
00:24:34au porte-avions,
00:24:36au destroyer,
00:24:37au cuirassé,
00:24:38au sous-marin
00:24:38le 26 novembre
00:24:411941
00:24:41de s'éloigner
00:24:43des côtes
00:24:44du Japon
00:24:45dans la direction
00:24:46de Père-l'Arbre,
00:24:48plus de 6000 kilomètres
00:24:50à parcourir.
00:24:53Et son plan
00:24:53était le suivant
00:24:55« Il faudrait
00:24:57s'écarter
00:24:58des lignes
00:25:00fréquentées
00:25:01par les bateaux
00:25:02de commerce,
00:25:03par les navires
00:25:04de transport
00:25:04de voyageurs,
00:25:06passer dans des zones
00:25:07où les autres bateaux
00:25:08n'allaient pas.
00:25:10Il faudrait
00:25:11passer
00:25:11inaperçu. »
00:25:16Alors,
00:25:17est-ce que vous imaginez
00:25:18cela,
00:25:20ces six porte-avions,
00:25:22forces presque uniques
00:25:24dans le monde
00:25:25à cette époque,
00:25:27ces bateaux
00:25:29qui les escortent,
00:25:31qui les protègent,
00:25:34ces avions
00:25:36qui remplissent
00:25:38ces porte-avions,
00:25:39ces sous-marins
00:25:40qui ouvrent la marche,
00:25:43cette force colossale
00:25:45qui s'avance
00:25:46dans le Pacifique
00:25:46et qui a
00:25:47pour instruction
00:25:48qu'on ne vous voit pas,
00:25:51qu'on ne vous entende pas.
00:25:53Eh oui,
00:25:55alors tous ces bateaux
00:25:57n'ont plus de radio.
00:25:59Savez-vous ce qu'on a fait ?
00:26:00On a mis les scellés
00:26:01sur les postes de radio
00:26:02pour qu'il n'y ait pas
00:26:03un imbécile
00:26:03qui s'amuse un jour
00:26:04à tapoter un message.
00:26:07Et pour communiquer
00:26:09entre eux,
00:26:10ces bateaux
00:26:10ont tout simplement
00:26:12les signaux optiques
00:26:14et aussi les pavillons
00:26:15qu'on employait
00:26:17jadis dans la marine à voile
00:26:19et qu'on n'a pas oublié.
00:26:21Alors vous allez me dire,
00:26:22mais enfin,
00:26:22le navire amiral,
00:26:24le navire que
00:26:26Yamamoto a confié
00:26:27à un grand marin,
00:26:30un vieux de la vieille,
00:26:33l'amiral Nagumo,
00:26:34ce navire amiral
00:26:35est bien obligé
00:26:36de communiquer avec Tokyo.
00:26:37Oui, bien sûr.
00:26:38Là, il y a une liaison radio,
00:26:40mais on l'a établi sur...
00:26:49Oui, bien sûr.
00:26:51Là, il y a une liaison radio,
00:26:54mais on l'a établi
00:26:55sur des longueurs d'onde
00:26:57extrêmement courtes.
00:26:59Il faut vraiment
00:27:00une chance extraordinaire
00:27:02pour qu'un autre
00:27:03se mette sur cette longueur-là.
00:27:06Alors voilà,
00:27:08elle glisse,
00:27:09cette flotte.
00:27:10Et le plus étonnant,
00:27:11le plus inouï de cette histoire,
00:27:14c'est que l'amiral Nagumo
00:27:15sait que peut-être
00:27:17il n'aura pas
00:27:17à attaquer à Pearl Harbor.
00:27:19Parce qu'au moment
00:27:20où ils sont partis du Japon,
00:27:22il n'y a pas de guerre,
00:27:23on négocie toujours
00:27:24à Washington.
00:27:28et les ordres sont précis.
00:27:30Et les ordres sont précis.
00:27:39À tout moment,
00:27:40vous pourrez faire,
00:27:41et vous devrez faire,
00:27:42si on vous leur donne,
00:27:43demi-tour.
00:27:44Si vous êtes décelé,
00:27:46il faudra faire demi-tour.
00:27:48Alors,
00:27:49je vous le jure,
00:27:52l'amiral Nagumo
00:27:53ne dort pas beaucoup
00:27:54sur son navire,
00:27:56amiral.
00:27:57Et des nuits entières,
00:28:00il arpente
00:28:01le pont
00:28:02de ce navire.
00:28:06Et puis voilà que
00:28:10le 1er décembre,
00:28:14un message arrive de Tokyo.
00:28:18Et ce message,
00:28:21en code,
00:28:24apprend à Nagumo
00:28:26qu'il aura à attaquer.
00:28:31alors qu'il appelle
00:28:34l'équipage autour de lui
00:28:36sur le pont du navire
00:28:38et il leur révèle
00:28:40la raison de leur mission.
00:28:42Car tous ces hommes,
00:28:42les matelots,
00:28:43les marins,
00:28:44les aviateurs,
00:28:45les officiers,
00:28:46personne ne sait rien.
00:28:48Personne ne savait
00:28:49où on allait.
00:28:49Et maintenant,
00:28:50on le leur dit,
00:28:51nous allons détruire
00:28:52la marine américaine,
00:28:54nous allons détruire
00:28:55l'aviation américaine.
00:28:56Et c'est un immense cri
00:28:57qui monte vers le ciel.
00:28:58Banzai !
00:29:00Et puis on distribue
00:29:01du saké
00:29:02à tous ces hommes
00:29:03qui boivent
00:29:03la tasse traditionnelle
00:29:05de saké.
00:29:08Et on apporte
00:29:09sur le pont
00:29:10une immense carte
00:29:11en relief,
00:29:125 mètres.
00:29:16Une carte
00:29:16de l'île de Hoaoui
00:29:19où se lit
00:29:20la base
00:29:21de Perlard-Bourg
00:29:22dans tous ses détails.
00:29:23Il ne manque rien,
00:29:23il ne manque pas
00:29:24une maison,
00:29:25il ne manque pas
00:29:26un bateau,
00:29:27il ne manque pas
00:29:27même
00:29:28un banc
00:29:29ou un arbre.
00:29:32Alors comment
00:29:33sont-ils arrivés
00:29:34à confectionner
00:29:35une telle carte ?
00:29:36Ils savent donc
00:29:37tant de choses
00:29:38sur Perlard-Bourg ?
00:29:39Oui,
00:29:40ils savent
00:29:40beaucoup de choses
00:29:41et je vais vous le dire,
00:29:42ils savent tout
00:29:42les Japonais.
00:29:44Mais comment cela ?
00:29:45Et bien quelques mois
00:29:46plus tôt,
00:29:46au mois de mars,
00:29:48est arrivé
00:29:50à Honolulu
00:29:53un employé
00:29:54du consulat,
00:29:55un nouvel employé
00:29:56du consulat
00:29:56du Japon.
00:29:58Et on n'a pas caché
00:30:00qu'il avait un rôle précis,
00:30:01on lui a demandé
00:30:02d'aller là
00:30:02pour dresser
00:30:04des statistiques.
00:30:05Oui, vous savez,
00:30:05les îles,
00:30:06les îles...
00:30:16Oui, vous savez,
00:30:17ces îles Hawaï
00:30:18sont des îles
00:30:19extrêmement métissées,
00:30:20il y a des gens
00:30:21de toutes origines
00:30:22et notamment
00:30:22pas mal de Japonais.
00:30:23Alors, il était
00:30:24de dresser
00:30:25la liste
00:30:26des Japonais
00:30:28établi à Hawaï.
00:30:29Pas très compliqué
00:30:31et d'ailleurs,
00:30:32c'était une tâche
00:30:32qui visiblement
00:30:33lui laissait des loisirs
00:30:34parce qu'il s'absentait
00:30:36souvent du consulat.
00:30:37C'était un bon nageur,
00:30:38il aimait bien se baigner.
00:30:39Il faut dire que l'eau
00:30:40et les paysages d'Hawaï
00:30:41sont vraiment merveilleux
00:30:43pour cela.
00:30:44Nous en avons tous rêvé.
00:30:46Alors,
00:30:46il se baignait beaucoup
00:30:47et puis ensuite,
00:30:48il se reposait
00:30:49sur les plages
00:30:49et il aimait dessiner.
00:30:51Il avait incarné
00:30:51et dessiné
00:30:52ce qu'il voyait
00:30:52autour de lui.
00:30:54Puis,
00:30:54c'était également
00:30:56un fanatique
00:30:57de pêche à la ligne.
00:30:58Il allait installer
00:30:59ces lignes
00:31:00justement dans les bassins
00:31:01tout près du port
00:31:02et il regardait
00:31:04autour de lui
00:31:04tous ces bateaux
00:31:06de guerre
00:31:06qui étaient là
00:31:07et puis se promenait
00:31:08à pied.
00:31:09C'était aussi
00:31:09un marcheur
00:31:11et puis,
00:31:12quelquefois,
00:31:13il se payait
00:31:14une excursion
00:31:15en avion.
00:31:16Il y avait
00:31:16un petit avion
00:31:17qui pour quelques dollars
00:31:18ce n'était pas très cher
00:31:19offrait le survol
00:31:20de cette île étonnante
00:31:22et de ces paysages.
00:31:23Et le pilote américain
00:31:26s'amusait beaucoup
00:31:26parce qu'il voyait
00:31:28souvent ce client japonais
00:31:29toujours avec une jeune personne
00:31:31fort jolie
00:31:32mais ce n'était jamais
00:31:34la même.
00:31:35Et le pilote américain
00:31:37disait
00:31:37c'est un coquin
00:31:38ce japonais.
00:31:39Alors il regardait
00:31:40beaucoup
00:31:41quand il était dans cet avion
00:31:42pour montrer les paysages
00:31:43à la jeune personne.
00:31:44Regardez,
00:31:44vous voyez combien
00:31:45vous voyez de bateaux là vous.
00:31:48Bon,
00:31:48vous avez compris
00:31:49tout de même
00:31:50je n'ai pas besoin
00:31:50d'insister.
00:31:52C'était un espion
00:31:54qui a recueilli
00:31:55tout ce qu'on pouvait
00:31:57recueillir
00:31:57comme information.
00:31:59Et tout cela partait
00:32:00pour Tokyo
00:32:01parce qu'il y avait
00:32:02un appareil
00:32:03de radio
00:32:03qui envoyait tout cela
00:32:05en code
00:32:06bien sûr
00:32:06à Tokyo.
00:32:07c'est ainsi
00:32:08qu'on a su
00:32:08que
00:32:10c'était le dimanche
00:32:11qu'il fallait attaquer
00:32:12parce que
00:32:13alors que la flotte
00:32:14pendant la semaine
00:32:15sortait souvent
00:32:17et s'entraînait au large
00:32:18et bien le dimanche
00:32:19toute la flotte
00:32:20était là
00:32:20et puis même
00:32:22on a su
00:32:22exactement
00:32:23sur quel quai
00:32:24se trouvait
00:32:25chaque bateau
00:32:25etc.
00:32:26etc.
00:32:29Alors vous allez me dire
00:32:30mais enfin
00:32:31ces messages
00:32:32qui partaient
00:32:34pour Tokyo
00:32:36il n'y avait donc
00:32:37pas de service américain
00:32:38pour les écouter
00:32:41oui
00:32:41bien sûr
00:32:42on les écoutait
00:32:45ils étaient en code
00:32:48alors évidemment
00:32:49c'était peut-être
00:32:49très difficile
00:32:51ou même impossible
00:32:51de les comprendre
00:32:53et bien si justement
00:32:55on les comprenait
00:32:56on les comprenait
00:32:57même très bien
00:32:58et on les lisait
00:32:59même à livres ouverts
00:33:02comment cela ?
00:33:03encore une histoire étonnante
00:33:07les japonais
00:33:08ça n'est pas d'hier
00:33:09qu'ils sont inventifs
00:33:11qu'ils sont ingénieux
00:33:13et qu'ils trouvent
00:33:15des tas de techniques
00:33:18qu'ils avaient inventé
00:33:19un nouveau système
00:33:20de codage
00:33:21grâce à une machine
00:33:24créée par eux
00:33:27il suffisait
00:33:29de déclencher
00:33:30un mécanisme
00:33:31dans cette machine
00:33:32pour modifier
00:33:33du tout au tout
00:33:33mais en un instant
00:33:34tout le code
00:33:35et on pouvait ainsi
00:33:36le changer tous les jours
00:33:37et même plusieurs fois par jour
00:33:39ce qui rendait la tâche
00:33:41des déchiffreurs
00:33:41de codes
00:33:42très difficile
00:33:43vous savez qu'un code
00:33:44ça a comme caractéristique
00:33:46d'être toujours décodé
00:33:48il n'y a pas de code
00:33:48qui ait jamais résisté
00:33:49au décrypteur
00:33:50mais avec ce système
00:33:52de changement immédiat
00:33:53par des machines
00:33:54ça devenait pratiquement impossible
00:33:57donc on peut excuser
00:33:59les américains
00:33:59allez vous me dire
00:34:00non pas du tout
00:34:02parce que les américains
00:34:04étaient plus forts
00:34:05que vous ne pouvez le penser
00:34:08et ils s'étaient procurés
00:34:10l'une de ces machines
00:34:12une de ces machines
00:34:13à cause de sa couleur
00:34:15qu'on appelait
00:34:15une machine pourpre
00:34:18purple
00:34:19pourpre
00:34:20oui ils avaient une machine
00:34:21ils l'ont eue
00:34:22ça c'était
00:34:24magnifique
00:34:24comme résultat
00:34:25cette machine
00:34:26transportée aux Etats-Unis
00:34:28a été entièrement démontée
00:34:31étudiée
00:34:31on en a compris
00:34:33le mécanisme
00:34:34et on a refabriqué
00:34:35d'autres machines pourpre
00:34:38une a été déposée
00:34:40au ministère de la guerre
00:34:41à Washington
00:34:42une autre
00:34:43au ministère de la marine
00:34:45une autre a été envoyée
00:34:47aux Philippines
00:34:47où commandait
00:34:48MacArthur
00:34:49une autre à Londres
00:34:51parce que ça pouvait servir
00:34:52les anglais
00:34:52de savoir
00:34:53de connaître
00:34:55le code japonais
00:34:58et désormais
00:34:59chaque fois
00:35:01qu'un message japonais
00:35:02était transmis
00:35:03il était capté
00:35:04par la machine pourpre
00:35:05américaine
00:35:06et déchiffré immédiatement
00:35:08avouez que c'est extraordinaire
00:35:11alors
00:35:13il y avait
00:35:14allez-vous me dire
00:35:15une machine pauvre
00:35:17à Père-l'Arbord
00:35:19cette base
00:35:20où se trouvait
00:35:21toute la flotte
00:35:22du Pacifique
00:35:24non
00:35:24ben voilà
00:35:25il n'y en avait pas
00:35:26il y en avait
00:35:27là où il fallait
00:35:28mais pas là
00:35:29où il fallait
00:35:30encore bien plus
00:35:32et c'est comme ça
00:35:33que les messages
00:35:34de notre ami japonais
00:35:36s'en allaient à Tokyo
00:35:38presque chaque jour
00:35:40permettant aux japonais
00:35:42de tout savoir
00:35:43sur ce qui se passait
00:35:45à Père-l'Arbord
00:35:46sans que
00:35:47les autorités américaines
00:35:49de Père-l'Arbord
00:35:50soient averties
00:35:52en aucune façon
00:35:54en revanche
00:35:55l'amiral Nagumo
00:35:57sur son bateau amiral
00:35:59recevait de Tokyo
00:36:00par saison d'ultra courte
00:36:02toutes les informations
00:36:03nécessaires
00:36:05et c'est comme ça
00:36:06qu'on avait construit
00:36:07ce grand plan
00:36:07relief
00:36:08de l'île d'Oahu
00:36:10et c'est comme ça
00:36:10qu'on savait exactement
00:36:11qu'il fallait attaquer
00:36:12le dimanche
00:36:13et qu'on avait regardé
00:36:14et qu'on savait
00:36:15que ce serait le dimanche
00:36:167 décembre
00:36:21le 6 décembre
00:36:25on a fait le plein
00:36:28de tous les navires
00:36:31et les pétroliers
00:36:32qui depuis le Japon
00:36:34les avaient accompagnés
00:36:35sont repartis
00:36:36salués par les acclamations
00:36:39et
00:36:42l'amiral Nagumo
00:36:44a donné cet ordre
00:36:4724 nœuds
00:36:49en avant
00:36:50toutes
00:36:54je m'arrête
00:36:54ils ont
00:36:55un grand
00:36:56on a fait un
00:37:04boulot
00:37:05pour nous
00:37:06les
00:37:06on a fait un
00:37:06boulot
00:37:07il en a fait un
00:37:10boulot
00:37:20il est
00:37:21un
00:37:22boulot
00:37:23il a fait un
00:37:23boulot
00:37:31Le 7 décembre 1941, avant l'aube, la flotte japonaise s'est immobilisée à 500 km de Pearl Harbor.
00:37:54Mais dans la nuit, les sous-marins déjà ont pris les devants, et ils sont arrivés devant Pearl Harbor.
00:38:06À 3h30 du matin, les flancs de plusieurs de ces grands sous-marins se sont ouverts pour laisser le passage
00:38:17à des sous-marins de poche.
00:38:22Chacun était confié à deux pilotes.
00:38:26La veille au soir, ils s'étaient lavés soigneusement, s'étaient inondés de parfums,
00:38:34et s'étaient revêtus simplement d'un slip et d'un blouson de cuir.
00:38:38Ainsi le voulait la tradition des ancêtres.
00:38:47Et ce jour-là, bien avant l'aube, un dragueur de mine patrouillait devant Pearl Harbor.
00:39:02Et tout à coup, il a vu quelque chose qui fendait la mer.
00:39:13On a bien regardé, les hommes se sont pressés pour regarder mieux.
00:39:18Et quelqu'un a crié, mais c'est un périscope !
00:39:21Et oui, c'était un périscope, le périscope d'un des sous-marins de poche.
00:39:28Alors immédiatement, le condor, qui n'était pas armé, a prévenu un contre-torpilleur qui patrouillait non loin de là,
00:39:37le ward.
00:39:40On a vu un périscope.
00:39:44Le ward s'est approché, le commandant a ordonné le branle-bas de combat,
00:39:49et puis on a perdu le sous-marin, on ne le voyait plus.
00:39:55Ça n'est que plus d'une heure après que
00:39:59on allait le revoir, où l'un de ses frères...
00:40:07Pardon, je reprends.
00:40:08Alain, Alain, je profite.
00:40:10C'est pas les flancs du sous-marin qui souffrent, il est arrivé sur le sous-marin.
00:40:17Vous avez dit, le petit sous-marin et les flancs du sous-marin s'ouvrent et laissent passer un petit
00:40:22sous-marin.
00:40:22Oui.
00:40:23On ne peut pas ouvrir les flancs du sous-marin dans l'eau, il...
00:40:26Les sous-marins de poche étaient arrivés au-dessus ?
00:40:28Il était arrivés sur le sous-marin.
00:40:30Ah ben, c'est parce que j'avais lui, mais enfin, je suis d'accord, je vous crois.
00:40:33Je crois, parce que je crois, hein.
00:40:35Oui, oui, oui.
00:40:37Oui, ben je vous crois, parce que c'est vrai que votre raisonnement est juste.
00:40:40Quoiqu'il peut y avoir aussi une cabine, hein. C'est tout petit, un sous-marin.
00:40:45J'ai cru hier qu'ils étaient arrivés sur le sous-marin.
00:40:48Mais je crois, hein, je sais pas.
00:40:49Mais je vais trouver une phrase qui laisse...
00:40:52Entre les deux.
00:40:53Entre les deux, oui.
00:41:14Bon, on recommence alors, hein.
00:41:19Oui, oui, oui, au même endroit que tout à l'heure.
00:41:31Comme vous voulez.
00:41:34Le 7 novembre 1941, bien avant l'aube, la flotte japonaise s'immobilise à 500 km de Père-l'Arbre.
00:41:58Mais bien avant, au début de la nuit, les sous-marins japonais s'étaient détachés de cette flotte.
00:42:07Et s'étaient avancés jusque devant Père-l'Arbre.
00:42:12On avait pu voir même les lumières de l'île de Rahu, les enseignes lumineuses des hôtels.
00:42:23Mais à 3h30 du matin, s'étaient détachés des plus grands sous-marins d'autres tout petits sous-marins.
00:42:35Ces sous-marins qu'on appelle des sous-marins de poche.
00:42:39Chacun était confié à deux pilotes.
00:42:42Et ceux-ci, la veille, s'étaient lavés soigneusement.
00:42:47Ils avaient revêtu seulement un slip et un blouson de cuir et s'étaient aspergés le parfum.
00:42:55Ainsi le voulait la trajée.
00:42:57Merde, je recommence au même endroit.
00:43:00Vous avez fait une épreuve de date du 7 novembre et du 7 novembre.
00:43:04Ah ben, j'en ai bien raison de recommencer en plus.
00:43:08Ça tente toujours ?
00:43:09Comme vous voulez.
00:43:17Le 7 décembre 1941, bien avant l'aube, la flotte japonaise s'est immobilisée à 500 kilomètres de Père-Larbon.
00:43:32Mais plusieurs heures plus tôt, les sous-marins de l'armada s'étaient détachés et avaient foncé vers Père-Larbon.
00:43:47Au début de la nuit, ils étaient là devant l'île et pouvaient découvrir les lumières de l'île et
00:43:55même les enseignes lumineuses des grands hôtels.
00:44:01A 3h30 du matin, le 7, des sous-marins de poche s'étaient détachés des grands sous-marins.
00:44:15Chacun était confié à deux pilotes.
00:44:20Et ceux-ci, la veille, s'étaient lavés soigneusement.
00:44:24Ils avaient revêtu seulement un slip et un blouson de cuir et s'étaient aspergés de parfums.
00:44:32Ainsi le voulait la tradition des ancêtres.
00:44:38Un peu plus tard, un dragueur de mine, le condor, qui patrouillait devant Père-Larbon, avait aperçu quelque chose qui
00:44:52fendait les flots là devant lui.
00:44:54Les hommes s'étaient penchés pour mieux voir et quelqu'un avait crié, mais c'est un périscope ! Mais
00:45:00oui, c'était un périscope !
00:45:03Le dragueur de mine condor n'était pas armé, mais il y avait tout près un contre-torpilleur, le ward,
00:45:10qu'on a averti.
00:45:12Le ward s'est approché, le commandant a déclenché le branle-bas de combat, mais on a perdu le sous
00:45:19-marins.
00:45:22Et puis une heure après encore, on a ouvert le filet métallique qui fermait le goulet pour laisser sortir un
00:45:35remorqueur.
00:45:36Ce remorqueur devait aller au-devant d'un navire de ravitaillement, l'antaresse, que l'on attendait.
00:45:42Et puis, comme on attendait l'antaresse, on a négligé de refermer le filet.
00:45:46Voilà.
00:45:49Et puis l'antaresse est arrivé.
00:45:53Et les gens du ward, qui étaient toujours là, ont été très surpris parce qu'il leur a semblé qu
00:45:59'un objet non identifié, comme on dirait aujourd'hui, suivait de très près l'antaresse.
00:46:06De si près qu'on avait l'impression qu'il lui était attaché.
00:46:11Et puis les gens du ward, tout à coup, se sont écriés, mais c'est un sous-marin et c
00:46:15'était encore un sous-marin.
00:46:18Cette fois, on a ouvert le feu et le sous-marin s'est englouti dans une énorme montagne d'écume.
00:46:29Et un peu plus tard encore, on a décelé un autre sous-marin.
00:46:34On a lancé contre lui cinq grenades sous-marines.
00:46:38Et là, il n'y avait plus bientôt de ce sous-marin qu'une grande tache d'huile noirâtre.
00:46:46Le ward a averti par radio qu'il croyait avoir coulé deux sous-marins.
00:46:53Le responsable qui a reçu le message, l'amiral Bloch, peut-être n'était-il pas bien réveillé,
00:46:59et a cru comprendre que le ward avait cru avoir vu deux sous-marins.
00:47:05Et il s'est dit qu'il attendait d'autres informations, sans plus.
00:47:11Mais vers 7 heures du matin, deux hommes attachés à un des radars de l'île.
00:47:17Il y en avait cinq tout autour de l'île.
00:47:21Deux hommes ont commencé à voir des points lumineux qui s'approchaient de l'île, très lointains.
00:47:30Et d'abord, ils se sont dit qu'ils se trompaient, que c'était une illusion.
00:47:34Ils ont même essayé d'un petit peu d'asticoter l'appareil, croyant qu'il était détraqué.
00:47:40Mais l'appareil fonctionnait très bien.
00:47:43Et les points lumineux étaient de plus en plus nombreux et se rapprochaient.
00:47:49Ils n'ont pas osé prévenir d'abord ces deux braves soldats, parce qu'ils n'étaient pas des professionnels,
00:47:54c'étaient des appelés.
00:47:55Et ils se disaient, si on dit qu'il y a des avions, on va nous traiter d'imbécile.
00:48:01Mais maintenant, ils étaient sûrs que c'étaient des avions.
00:48:04Et à 7h20, oui, 20 minutes après le premier constat, ils ont appelé leur supérieur au téléphone, le lieutenant Tyler.
00:48:14Et ils lui ont dit, lieutenant, il y a des avions qui arrivent sur l'île, tout droit.
00:48:21Et le lieutenant Tyler a proféré une réponse qui était destinée à devenir historique.
00:48:27Il leur a dit, forget it, laissez tomber les gars.
00:48:32Il avait une excuse, le lieutenant Tyler.
00:48:35C'est qu'on lui avait dit, on prévenu que des B-17 allaient arriver sur l'île.
00:48:40Et il s'était dit que c'était probablement les B-17.
00:48:43Il ne serait sûrement pas arrivé de ce côté-là, les B-17.
00:48:46Et c'est ce qui avait totalement échappé au lieutenant.
00:48:55Il ne serait sûrement pas arrivé de ce côté-là, les B-17.
00:48:59Et c'est ce qui avait totalement échappé au lieutenant Tyler.
00:49:07Alors, oui, l'aube, le soleil qui monte à l'horizon.
00:49:12Les préparatifs du service religieux.
00:49:15Et aussi du lever des couleurs parce qu'il était 7h55 et à 8h, on devait procéder au lever des
00:49:25couleurs.
00:49:27Déjà, il y avait sur le pont des principaux navires des fanfares qui s'apprêtaient à jouer l'hymne national.
00:49:36Et on a vu arriver des avions qui volaient très bas.
00:49:42Il y en a un qui a survolé le pont de l'Arizona et le pilote a même passé le
00:49:50bras hors de la carlingue pour faire bonjour.
00:49:53Et plusieurs matelots de l'Arizona ont fait bonjour.
00:49:58Il y a le pharmacien du bord qui a dit à l'un de ses camarades, il doit y avoir
00:50:02un porte-avions russe.
00:50:04Pas loin d'ici parce que j'ai vu une marque rouge sous les ailes de ses avions.
00:50:12Et un peu plus loin, le commandant Ramsey, qui se trouvait dans l'un des aérodromes,
00:50:26a vu passer un avion qui volait en rase-motte et qui a failli écorcher le toit d'un hangar.
00:50:37Et il a dit au lieutenant qui était près de lui,
00:50:39« Lieutenant, notez le numéro de cet avion.
00:50:41Moi, je lui ferai passer le goût de faire des acrobaties au risque de provoquer des accidents. »
00:50:46Et le lieutenant qui essayait de noter le numéro, tout à coup s'était crié,
00:50:50« Mais ce n'est pas la peine, commandant, c'est un Japonais ! »
00:50:53Alors Ramsey s'est rué dans la pièce voisine où il y avait les émetteurs de radio,
00:50:56il a tourné tous les boutons ensemble et il a hurlé dans le micro,
00:51:00« Raid aériens sur Père Larbord, ceci n'est pas un exercice ! »
00:51:04Ben oui, on en faisait tout le temps des exercices, alors il fallait dire que ce n'était pas un
00:51:07exercice.
00:51:09Et au même moment, les bombes ont commencé à pleuvoir.
00:51:16On avait sorti tous les avions des hangars.
00:51:21Pourquoi ? Parce qu'on avait peur de sabotage.
00:51:25On se disait « Ces Japonais sont capables de tout, ils peuvent se glisser dans les hangars, on va mettre
00:51:31les avions sur les pistes ! »
00:51:33Mais, naturellement, ces avions étaient collés les uns contre les autres, souvent tête bêche, littéralement enchevêtrés,
00:51:39dans l'incapacité de prendre l'air de s'envoler, de se protéger, et les bombes pleuvaient, et chaque avion,
00:51:46l'un après l'autre, éclatait.
00:51:49Les trois aérodromes, successivement, allaient recevoir la visite des bombardiers japonais.
00:51:56Je vous ai dit, en tout, 353 avions, bombardiers et puis aussi chasseurs zéros destinés à protéger les bombardiers.
00:52:05Et, on pouvait déjà comprendre la manœuvre, il fallait d'abord réduire totalement au silence l'aviation, de manière à
00:52:13pouvoir opérer en toute impunité sur la flotte.
00:52:21Et, c'est à un peu plus de 8 heures qu'a commencé le bombardement des navires.
00:52:31Pardon, je ne suis pas sûr que de l'heure...
00:52:357h55
00:52:36Non, c'était l'heure où ils ont commencé à survoler, mais ils sont allés survoler les... Attendez, je vais
00:52:42regarder.
00:52:438h55
00:52:46Quelle page ?
00:52:498h14
00:52:5017
00:52:58C'est 8h17
00:52:59Oui
00:53:04Donc, c'est à 8h05
00:53:12Vous ne faites pas la liste des bombardiers, car en bombardier...
00:53:15Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.
00:53:22Je vais...
00:53:23Je vais...
00:53:24Vous voulez...
00:53:26C'est à 8h05...
00:53:28Vous prenez, s'il vous plaît...
00:53:31C'est à 8h05 qu'a commencé le bombardement de la flotte.
00:53:36Et immédiatement, ça a été l'horreur.
00:53:40Imaginez...
00:53:41Ces bombes qui pleuvent, ces navires éventrés, les gens qui sont au fond, tout se détache, les blocs qui se...
00:53:53qui roulent sur les hommes, qui les écrasent, les hommes qui sautent en l'air.
00:54:00Et puis, ceux qui sont prisonniers au fond, et l'eau qui rentre, qui les étouffe, c'est sur l
00:54:08'Arizona que va se produire la plus grande tragédie, une première bombe qui fait éclater le pont et une autre,
00:54:14miracle de précision, qui tombe dans la cheminée, qui descend tout au fond, qui éclate au fond.
00:54:2011 cent morts en quelques instants.
00:54:27Oui, ça a commencé à 8h05.
00:54:32À 8h25, les Japonais avaient atteint 90% de leurs effets.
00:54:48Oui, cela a commencé à 8h05.
00:54:52À 8h25, les Japonais avaient atteint 90% de leurs objectifs.
00:54:59Et à 9h, nouvelle vague d'avions de bombardiers japonais qui achèvent le travail.
00:55:09En tout, 2 200 morts américains, 12 100 blessés.
00:55:22Seulement 24 avions japonais perdus.
00:55:29C'est cela, perd l'arbre.
00:55:33Et le lendemain, quand la nouvelle sera connue à Washington, quand la nouvelle sera connue à travers tous les États
00:55:42-Unis, ce sera l'explosion de honte, de colère, de fureur.
00:55:49Un mot répété partout, yellow bastards, sacré bâtard jaune.
00:55:57Et quand le président Roosevelt annonce que les États-Unis viennent de traverser le pire moment d'infamie de leur
00:56:08histoire, mais que dès ce moment-là, l'heure a commencé de la vengeance contre les responsables, tous les Américains,
00:56:19sans exception, suivent leur président.
00:56:23Ils veulent cette guerre qu'ils refusaient encore quelques temps plus tôt.
00:56:29Et la guerre va être votée par le Sénat.
00:56:3480 votes positifs sur 80 présents.
00:56:39À la Chambre des représentants, il n'y aura qu'une voix contre, la voix d'une vieille fille députée
00:56:44du Montana, qui d'ailleurs en 1917 avait déjà voté contre la guerre.
00:56:51Et c'est ainsi que les États-Unis sont entrés en guerre.
00:56:54Et comme le Japon était l'allié de l'Allemagne et de l'Italie, c'est ainsi que les États
00:57:00-Unis, en quelques jours, se sont trouvés en guerre avec le Japon, avec l'Allemagne, avec l'Italie.
00:57:09Alors il faut revenir à la question posée, il faut revenir à l'accusation de l'amiral Theobald.
00:57:18L'amiral Theobald, avant toute chose, a voulu retracer l'itinéraire du président Roosevelt.
00:57:28Et il a rappelé, et l'histoire est d'accord avec l'amiral, il a rappelé qu'après la défaite
00:57:38de la France en 1940,
00:57:41lorsque l'Angleterre s'était trouvée seule dans son île, sans armée, avec heureusement des avions, contre le colosse hitlérien,
00:57:51et bien Roosevelt, de toutes ses forces, avait souhaité voler au secours de la Grande-Bretagne.
00:58:00D'abord, il a hissé tout ce que pouvait représenter Hitler, la dictature, la force brutale.
00:58:13Lui, le démocrate, Roosevelt, il ne l'était pas seulement parce qu'il appartenait au parti démocrate, mais parce qu
00:58:19'il était foncièrement démocrate,
00:58:21ne pouvait pas tolérer tout ce que représentait, tout ce que voulait représenter Hitler.
00:58:28Donc, dès ce moment-là, son but a été d'entraîner un jour les États-Unis dans la guerre.
00:58:37Il estimait que c'était le devoir des Américains d'entrer dans cette guerre.
00:58:43Malheureusement, Franklin Roosevelt était à peu près seul de son avis.
00:58:51Les Américains, dans leur immense majorité, ne voulaient pas de la guerre.
00:58:57Songez qu'en 1940, il n'y avait que 22 ans que la Première Guerre mondiale était achevée.
00:59:03C'est peu, 22 ans.
00:59:05Et ceux qui s'étaient battus en France, et bien ceux-là, se souvenaient.
00:59:11Et n'avaient pas envie de repartir, et ceux à qui ils avaient raconté leur combat n'avaient pas envie
00:59:16non plus que d'autres repartent.
00:59:20Alors, que faire ?
00:59:22À la fin de 1940, Roosevelt a sollicité un troisième mandat présidentiel.
00:59:34Or, il s'adressait à un corps électoral pacifiste, neutraliste, isolationniste, vieux mot américain.
00:59:45Donc, pour avoir des votes, pour avoir des voix, il a dû s'intégrer dans ce mouvement et annoncer qu
00:59:52'il était pour la paix.
00:59:53Le 4 novembre 1940, à Boston, il déclare « Pères et mères américains, je vous l'affirme, vos fils ne
01:00:06seront jamais engagés dans une guerre étrangère ».
01:00:08Et il est élu sur ce programme pacifiste.
01:00:11Et à peine élu, il ne pense qu'à une chose, c'est quand même entraîner les américains dans la
01:00:16guerre.
01:00:20Comment faire ?
01:00:23Et c'est sur cela qu'insiste l'amiral Theobal, qui déclare « Pour faire une guerre, il faut être
01:00:30deux ».
01:00:31Rien ne pourrait faire que les américains acceptent de prendre l'initiative.
01:00:37Il faut donc obtenir que l'un des alliés de l'autre camp, allemand, italien, japonais, attaque.
01:00:48Mais comment l'obtenir ?
01:00:52Et selon Theobald, Roosevelt aurait délibérément mis sur pied cette politique de provocation à l'égard du Japon,
01:01:02dans le but d'arriver à un point de non-retour et d'obtenir justement l'attaque japonaise.
01:01:12Et de l'obtenir sur Pearl Harbor.
01:01:16Pourquoi sur Pearl Harbor ?
01:01:18Et là, nous avons des déclarations de Roosevelt.
01:01:20Là, Theobald ne rêve pas.
01:01:22Il cite des textes recueillis par d'autres, par Harry Hopkins, le conseiller personnel de Roosevelt, par Stimson, par d
01:01:29'autres.
01:01:31Et à plusieurs reprises, Roosevelt a parlé de la nécessité d'une attaque par les japonais.
01:01:36Et même quelques jours avant Pearl Harbor, il disait encore
01:01:39« Oui, il faut qu'ils nous attaquent et il faudra les laisser faire. »
01:01:47C'est important, c'est grave, une telle déclaration.
01:01:53Alors Theobald part de cela pour rappeler un certain nombre de faits que vous connaissez déjà et d'autres.
01:02:01Le premier fait, c'est que c'est malgré l'opposition de Richardson que Roosevelt a tenu à ce que
01:02:10la flotte soit là à Pearl Harbor.
01:02:14Pourquoi justement Pearl Harbor ?
01:02:16Et bien parce qu'il a dit aussi Roosevelt, et nous avons le texte de sa déclaration,
01:02:22« Si les japonais nous attaquaient ailleurs dans le Pacifique, l'effet produit sur les américains ne serait pas suffisant
01:02:32pour qu'ils acceptent la guerre. »
01:02:34Alors, il n'y avait donc que deux endroits propices, c'est Pearl Harbor et le canal de Panama.
01:02:41Mais il fallait éliminer Panama parce que c'était une mer trop fréquentée.
01:02:46Jamais les japonais n'auraient pu s'en approcher, donc rester Pearl Harbor.
01:02:51D'où, rappelle Theobald, le fait qu'on n'ait pas envoyé de machine pourpre à Pearl Harbor.
01:03:01Évidemment, c'est curieux, c'est troublant.
01:03:06D'où le fait aussi que lorsque les japonais ont fait savoir qu'ils ne pouvaient pas répondre favorablement aux
01:03:20demandes américaines,
01:03:21« On n'a pas prévenu l'amiral Kimmel, on n'a pas prévenu le général Short qui commandait l
01:03:29'un et l'autre à Pearl Harbor. »
01:03:32« Pourquoi ? » demande l'amiral Theobald.
01:03:36Et puis, il attire l'attention sur ce qui s'est passé le 6 et le 7 décembre.
01:03:44Comme on déchiffrait à livre ouvert les codes, les messages codés japonais,
01:03:51dès le 6 décembre, on connaissait à Washington les 13 premiers articles d'une très longue note japonaise
01:03:57qui devait être remise seulement le 7 à 13 heures, mais on connaissait ces articles dès le 6 au soir.
01:04:13Et il n'y a pas de doute que ce texte…
01:04:15Repère, repère, excusez-moi.
01:04:17Oui.
01:04:17Repère, repère, repère, s'il vous plaît.
01:04:19Avant, je peux faire un petit raccord ?
01:04:20Oui, oui, bien sûr.
01:04:22Merci.
01:04:23Quand vous voulez.
01:04:25Allez, petite seconde.
01:04:41Petite seconde.
01:04:49Vous vous disiez alors rarement que je devais reprendre où ?
01:04:55Le 6 décembre.
01:04:57Le 6 décembre.
01:04:58Le 6 décembre.
01:04:58Mais qu'est-ce que je disais, le 6 décembre ?
01:05:10Comme vous voulez.
01:05:14Et ensuite, l'amiral Theobald rappelle les choses bien singulières qui se sont passées le 6 et le 7 décembre
01:05:25à Washington.
01:05:28Le 7 décembre à 13 heures, les Japonais devaient remettre une note qui définissait leur position après l'échec des
01:05:39négociations avec les États-Unis.
01:05:42Mais dès le 6 décembre, l'ambassade du Japon à Washington était en possession des 13 premiers articles d'une
01:05:52note qui devait en comporter 14.
01:05:55Comme avec les machines pourpres, les services américains déchiffraient tout un livre ouvert, ils ont, à la fin de la
01:06:01soirée du 6, étaient en possession des 16 premiers articles.
01:06:06Et, croyez-moi, c'était une note très raide que les Japonais allaient laisser entre les mains de Cordero, le
01:06:14secrétaire d'État américain.
01:06:15A 21h30 le 6, le président Roosevelt reçoit le texte de ces 13 articles en présence de son conseiller Harry
01:06:27Hopkins.
01:06:29Allô ? Allô ? Allô ? Oui ?
01:06:30C'est 13 articles par 16, les 16 premiers articles.
01:06:35Oui, puisqu'il y en a 14 en tout. J'ai pas dit 13 ?
01:06:37Vous avez dit 16 ?
01:06:38Ah, merde.
01:06:39Excusez-nous.
01:06:39Je recommence.
01:06:41En français au même endroit.
01:06:42Au même endroit, oui, oui, oui, oui.
01:06:49Et enfin, l'amiral Theobald attire l'attention sur les choses bien singulières qui se sont passées à Washington le
01:06:586 et le 7 décembre.
01:07:01Le 7 décembre, à 13h, l'ambassadeur du Japon devait remettre entre les mains du secrétaire d'État Cordero une
01:07:10note.
01:07:11Une note japonaise qui faisait le point de l'échec des négociations entre les deux pays.
01:07:20Et, vous pouvez m'en croire, cette note était particulièrement raide.
01:07:28Dès le 6, l'ambassade du Japon avait déjà reçu le texte des 13 premiers articles d'une note qui
01:07:37devait en comporter 14.
01:07:39Mais comme les services américains déchiffraient tout cela à livre ouvert avec les machines pourpres,
01:07:44eh bien, dans la soirée du 6, on connaissait déjà du côté américain ces 13 premiers articles.
01:07:51À 21h30, le 6, on apporte à la Maison-Blanche, au président Roosevelt, ces 13 articles.
01:07:59Et en présence de Harry Hopkins, Roosevelt l'élit.
01:08:04Et quand il a terminé sa lecture, il déclare « Cela signifie la guerre ».
01:08:12Alors, logiquement, il voudrait s'adresser à l'amiral Stark, le chef de la flotte des États-Unis.
01:08:22Mais on lui apprend que l'amiral Stark est au théâtre.
01:08:25Faut-il aller le chercher ?
01:08:27« Non, dit Roosevelt, ça n'est pas si pressé que cela qu'il m'appelle après la représentation.
01:08:33Les deux hommes ont eu une conversation à minuit, dont nous ne savons rien,
01:08:37mais ils ont dû, naturellement, parler autour de ce thème.
01:08:39Cela signifie la guerre. »
01:08:42Il est même curieux qu'à un moment où Roosevelt vient d'avoir conscience que la guerre est là,
01:08:48et bien, il n'est pas des conversations plus rapides avec les responsables de la défense des États-Unis.
01:08:57Au matin du 7, très tôt dans la matinée, les machines pourpres déchiffrent le 14e article.
01:09:04Alors, le 14e article, c'est vraiment une déclaration de guerre, ou à peu près.
01:09:09Il faut tout de même que le général Marshall, le secrétaire à la guerre, le sache.
01:09:15Mais voilà, il est dimanche, c'est le dimanche, et le dimanche matin, le général Marshall fait du cheval.
01:09:21Il est parti sur son cheval, il est dans la campagne, on ne sait pas très bien où il est.
01:09:26Alors, on envoie un officier à sa recherche, qui le trouve, vers 10h du matin seulement.
01:09:31Et le général Marshall dit « Je vais rentrer au ministère. »
01:09:35Et c'est bien après 11h du matin qu'il arrive au ministère,
01:09:40et qu'il prend connaissance de la note dans son entier.
01:09:44Réaction identique à celle de Roosevelt, c'est la guerre,
01:09:46« Il faut avertir toutes nos forces dans le Pacifique. »
01:09:50Et des messages partent.
01:09:53Et notamment un message pour les îles Hawaï.
01:09:55Mais, à cause du décalage horaire, le message arrivera 7h après le bombardement de Pearl Harbor.
01:10:09Alors, mais à cause du décalage horaire également,
01:10:14si on avait prévenu la veille au soir,
01:10:17et si même on avait prévenu les îles Hawaï à l'aube du 7h,
01:10:25Kimel et Short avaient le temps de se préparer à une défense.
01:10:31On aurait pu sortir les avions de cet enchevêtrement où ils étaient.
01:10:35On aurait pu envoyer les bateaux dans la mer.
01:10:40Et l'amiral Theobal se dit « Mais enfin, qu'est-ce que ça veut dire, ce retard prodigieux ?
01:10:45»
01:10:46Le président Roosevelt qui n'est pressé de rien,
01:10:49ce général qui fait du cheval,
01:10:52cet amiral qui va au théâtre.
01:10:55Alors qu'on sait que la guerre est là.
01:10:58Et Theobal profère cette accusation terrible.
01:11:01Ils l'ont fait exprès.
01:11:04Il ne fallait pas qu'on sache quelque chose.
01:11:07Aux îles Hawaï, il ne fallait pas qu'on sache quelque chose à Pearl Harbor.
01:11:11Il ne fallait pas qu'on se mette en état de défense.
01:11:15Il ne fallait pas que la défaite fût totale, accablante.
01:11:21Que l'humiliation fût absolue parce que ça n'est,
01:11:25que parce que le peuple américain serait humilié,
01:11:30qu'il accepterait la guerre voulue par Roosevelt.
01:11:32Voilà l'accusation de l'amiral Theobal.
01:11:36Alors je pense que vous êtes maintenant peut-être impressionnés.
01:11:50Et peut-être certains d'entre vous convaincus.
01:11:54Cela fait beaucoup d'arguments.
01:11:58Alors faut-il croire l'amiral Theobald ?
01:12:02Nous ne pourrions pas nous plaindre d'une manœuvre pareille de Roosevelt.
01:12:07Parce qu'en effet, c'est
01:12:11l'entrée dans la guerre des États-Unis,
01:12:13qui nous a sauvés.
01:12:17Mais une telle manœuvre,
01:12:20l'a-t-il accomplie ?
01:12:23C'est vrai que les arguments de l'amiral Theobald sont troublants.
01:12:27Et c'est vrai qu'ils m'ont troublé moi-même.
01:12:33Mais aujourd'hui,
01:12:37voulez-vous mon opinion ?
01:12:38Je ne vais quand même pas la cacher.
01:12:40Je ne crois pas que l'amiral Theobald est ureza.
01:12:45Et savez-vous pourquoi ?
01:12:47Pour une chose extrêmement simple.
01:12:49Tout ce qu'il dit est possible.
01:12:53Le piège de Père Larbeau.
01:12:56Pourquoi pas ?
01:12:58Mais pour que, justement,
01:13:00Roosevelt ait pensé à mettre au point ce piège de Père Larbeau,
01:13:06il aurait fallu qu'il sache
01:13:08que la flotte japonaise était à 500 km de l'île,
01:13:14qu'il y avait 353 avions japonais
01:13:17qui allaient prendre l'air pour bombarder,
01:13:20et rien,
01:13:21puisque personne n'en savait rien.
01:13:24Puisque cette armada était passée
01:13:27à travers tout le Pacifique
01:13:30sans se faire repérer.
01:13:34Voilà.
01:13:36Comment un petit détail
01:13:37peut modifier tout à coup
01:13:42une théorie
01:13:44soutenue avec
01:13:46tant d'éclats
01:13:49par un homme
01:13:50par un homme qui y croyait ?
01:13:54Alors,
01:13:56à l'instant de nous séparer,
01:13:57vous et moi,
01:14:00je résumerai ainsi l'affaire de Père Larbeau.
01:14:10Alors,
01:14:11à l'instant de nous séparer,
01:14:12vous et moi,
01:14:13je résumerai ainsi l'affaire de Père Larbeau.
01:14:16Oui,
01:14:17le président Roosevelt
01:14:19a voulu
01:14:20que le Japon entre en guerre.
01:14:23Non,
01:14:25le président Roosevelt
01:14:26n'a pas voulu
01:14:27Père Larbeau.
01:14:42Oui.
01:14:42Il y a deux ou trois petites choses
01:14:44que je voudrais reprendre
01:14:45si c'est possible.
01:14:46Oui.
01:14:49Quelle valeur
01:14:50de cadre,
01:14:51Armand ?
01:14:52Non,
01:14:52ça va être un son seul.
01:14:54Ça va être un son.
01:14:56Comme vous voulez,
01:14:57Alain.
01:14:57D'accord.
01:15:00Quand à 10 heures,
01:15:01les derniers avions japonais
01:15:02s'éloignent,
01:15:05il y a
01:15:052500 morts américains,
01:15:07d'où 100 blessés américains,
01:15:12du côté des japonais,
01:15:1520 avions perdus,
01:15:1665 morts.
01:15:21Alors,
01:15:22maintenant,
01:15:22vous enchaînez sur la page 13.
01:15:25Insère de la page 13.
01:15:32La veille,
01:15:33chacun des deux pilotes,
01:15:36s'étaient lavés soigneusement,
01:15:40avaient revêtu seulement
01:15:41un slip
01:15:42et un blouson de cuir,
01:15:46et s'étaient enfin
01:15:48aspergés le parfum,
01:15:51comme le voulait
01:15:52la tradition des ancêtres
01:15:54pour ceux qui vont mourir.
01:15:58Bon,
01:15:59alors maintenant,
01:15:59la page 23.
01:16:01Le télégramme arrive
01:16:026 heures après la taille
01:16:03et non pas 7 heures.
01:16:04Vous avez dit 7 heures
01:16:056 heures.
01:16:06Ah oui, oui, oui, oui, oui.
01:16:14Quand vous voudrez.
01:16:32mais le télégramme arrivera
01:16:346 heures après la taille.
01:16:40Merci.
01:16:41Bon, il y a également
01:16:42des choses pour Claudie.
01:16:44Oui.
01:16:45Bon.
01:16:49Attendez une seconde
01:16:50si vous voulez bien,
01:16:51parce que
01:16:53je vois là
01:16:54sur mon plan.
01:16:57Voilà.
01:16:58Je vous le dis.
01:17:09J'essaye de me mettre
01:17:10à votre place
01:17:14et j'essaye de savoir
01:17:15quelle est votre opinion.
01:17:18D'ailleurs,
01:17:19je serai très intéressé
01:17:21à la connaître,
01:17:22votre opinion.
01:17:23C'est vrai
01:17:24que tout cela
01:17:25est troublant.
01:17:26C'est vrai
01:17:27que l'argumentation
01:17:28de l'amiral Theobald
01:17:31m'a
01:17:32à un moment
01:17:33presque convaincu.
01:17:35Mais
01:17:38avant
01:17:41que vous forgiez
01:17:42votre opinion définitive,
01:17:44il faut tout de même
01:17:44que je vous rappelle
01:17:46quel état
01:17:55mais avant
01:17:56de forger
01:17:57votre opinion définitive,
01:17:58je voudrais
01:17:58tout de même
01:18:00que vous sachiez
01:18:01quel était
01:18:02l'état d'esprit
01:18:03des Américains
01:18:04en décembre
01:18:061941.
01:18:09On savait
01:18:10qu'il y allait
01:18:11avoir la guerre.
01:18:13On le savait
01:18:13et pourtant
01:18:14on vivait
01:18:15dans une sorte
01:18:16d'apathie
01:18:18cette guerre
01:18:18on la voyait
01:18:19comme dans un brouillard.
01:18:20On se disait
01:18:21qu'elle arriverait
01:18:22mais plus tard,
01:18:23plus tard,
01:18:24plus tard.
01:18:26La preuve
01:18:27en est
01:18:29c'est que
01:18:30l'avertissement
01:18:31que n'avait
01:18:33parçu
01:18:33l'amiral Kimmel
01:18:35ni le général
01:18:35Short
01:18:37à Honolulu
01:18:38et bien
01:18:39MacArthur
01:18:40l'a reçu
01:18:40aux Philippines.
01:18:42Il savait
01:18:43très bien
01:18:43qu'il pouvait
01:18:44y avoir
01:18:44tout de suite
01:18:45éventuellement
01:18:45une attaque
01:18:48et bien
01:18:48il n'a rien
01:18:49fait du tout.
01:18:50Il ne s'est pas
01:18:51mis en défense
01:18:52pour lui
01:18:52l'attaque
01:18:53devait intervenir
01:18:54plus tard.
01:18:58Les instructions
01:18:59qu'avait reçues
01:19:03quinze jours
01:19:04avant
01:19:05l'amiral Kimmel
01:19:07c'était
01:19:08d'appliquer
01:19:10le règlement
01:19:1146
01:19:13or le règlement
01:19:1446
01:19:16signifiait
01:19:17se mettre
01:19:17en état
01:19:18de défense
01:19:19sur une durée
01:19:20de trois mois.
01:19:23Et il y avait
01:19:24le même état
01:19:24d'esprit
01:19:25à Washington
01:19:26ce qui explique
01:19:29que l'amiral
01:19:30Stark
01:19:31est au théâtre
01:19:32ce qui explique
01:19:33que le général
01:19:33Marshall
01:19:34fait du cheval
01:19:36ce qui explique
01:19:37que le président
01:19:38Roosevelt
01:19:38n'est pas pressé
01:19:41et voyez-vous
01:19:42voilà pourquoi
01:19:44on ne peut pas
01:19:45suivre
01:19:46l'amiral Theobald
01:19:47oui c'est
01:19:48ce que je pense
01:19:49et vous m'en vaudriez
01:19:51beaucoup
01:19:51si je ne vous le disais pas
01:19:53il a négligé
01:19:55quelque chose
01:19:55de très simple
01:19:56mais pourtant
01:19:57de capital
01:19:59le 7 décembre
01:20:03on reçoit
01:20:04à Washington
01:20:05un rapport
01:20:06très bien fait
01:20:06des services secrets
01:20:07américains
01:20:09qui donne
01:20:10la position
01:20:11ce jour-là
01:20:12de tous les navires
01:20:13japonais
01:20:15et bien nous savons
01:20:16que tel et tel
01:20:17porte-avions
01:20:18sont actuellement
01:20:20sur les côtes
01:20:21japonaises
01:20:21et tous les navires
01:20:24qui figurent
01:20:24dans l'armada
01:20:26qui est allé
01:20:27écraser
01:20:28Perlarbourg
01:20:28et bien ils sont indiqués
01:20:30chacun nommément
01:20:31dans tel et tel port
01:20:32japonais
01:20:34non seulement
01:20:35on n'avait pas repéré
01:20:36l'armada
01:20:37sur la route
01:20:38de Perlarbourg
01:20:38mais on était persuadé
01:20:40que tous ces navires
01:20:41étaient là-bas
01:20:42inoffensifs
01:20:43dans leur pays
01:20:45d'origine
01:20:47le président
01:20:48Roosevelt
01:20:49pas plus
01:20:49qu'aucun autre
01:20:50américain
01:20:51n'a su
01:20:53que cette flotte
01:20:55s'était arrêtée
01:20:57le 7 décembre
01:20:58au matin
01:20:59à 500 kilomètres
01:21:00de Perlarbourg
01:21:01il ne pouvait pas
01:21:02deviner
01:21:03qu'il y avait là
01:21:04353 avions
01:21:05prêts à prendre
01:21:06le vol
01:21:07pour aller écraser
01:21:08sa flotte
01:21:09et son aviation
01:21:10et dès le moment
01:21:12où il n'a pas
01:21:12su cela
01:21:14et bien
01:21:15il ne pouvait pas
01:21:16le président
01:21:17Roosevelt
01:21:18tendre le piège
01:21:19de Perlarbourg
01:21:20que lui attribue
01:21:22l'amiral
01:21:22Theobald
01:21:24alors une extraordinaire
01:21:26négligence
01:21:27à tous les stades
01:21:28parfaitement
01:21:29mais
01:21:30de cette négligence
01:21:32les américains
01:21:33allaient très vite
01:21:34triompher
01:21:35nous le savons
01:21:36comment résumer
01:21:38cette affaire
01:21:38et bien
01:21:40en disant ceci
01:21:42Franklin Roosevelt
01:21:44a voulu
01:21:45que le Japon
01:21:47entre dans la guerre
01:21:48il n'a pas voulu
01:21:49la défaite
01:21:51de Perlarbourg
01:21:56bougez pas
01:21:58un plan
01:22:00euh
01:22:17comment
01:22:22ah
01:22:22je ne savais pas
01:22:23pourquoi
01:22:23c'est l'essai
01:22:25que je fais
01:22:26pour avoir
01:22:26un bout
01:22:27pour un plus
01:22:28de la guerre
01:22:34Merci.
01:23:04Merci.
01:23:36Merci beaucoup.
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