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DB - 10-04-2026

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00:30...
01:08Début 1661, la nuit enveloppe la forteresse de la maître.
01:21Un homme s'avance, un joaulier le précède.
01:30Le joaulier ouvre la porte d'une cellule.
01:32C'est la troisième chambre de la tour d'Espodier.
01:36Et l'homme, un ecclésiastique, entre dans la cellule.
01:43Sur le lit, il y a un jeune homme qui ne dort pas et qui regarde avec stupeur ce visiteur
01:48imprévu.
01:50Ce visiteur qui s'inclive, rêve et qui s'insulte.
01:57Et qui lui dit, je suis venu vous apporter la liberté.
02:05Oui, si vous le voulez, vous serez libre.
02:09Et tout à coup, le jeune homme qui se retrace et qui réplique, non, non, non, je ne veux pas
02:17de la liberté.
02:19Je ne veux pas, je suis très bien, je suis très bien ici.
02:22On me traite fort bien, je suis bien nourri.
02:25Je ne demande rien.
02:29Vraiment, mon Seigneur, il dit, mon Seigneur.
02:34Et voilà le jeune homme qui s'inquiète, s'angoisse, s'affole.
02:40Et l'autre qui lui dit, oui, mon Seigneur.
02:44Parce que je le sais et vous le savez aussi.
02:49Vous êtes le fils du roi Louis XIII.
02:53Vous êtes le frère du roi Louis XIV qui, présentement, est assis sur le trône de France.
03:02Les autres commencent à dire, non, non, non.
03:06Si, mon Seigneur, écoutez-moi.
03:09Quand la reine, âme d'autrice, l'épouse de Louis XIII, a attendu un enfant, la joie plus grande dans
03:17le royaume de France.
03:19Et quand la reine a accouché d'un fils, la joie plus grande encore, on attendait ses dauphins depuis si
03:27longtemps.
03:27Le roi a présenté son fils au peuple.
03:31Et puis ensuite, il est allé traiter avec ses gentils hommes la naissance.
03:36Il était encore à table lorsqu'on est dû le guérir.
03:40Que s'était-il passé ?
03:43Eh bien, vers la fin de l'après-midi, la reine avait été prise de nouveau des douleurs de l
03:51'enfant.
03:53Et elle avait donné naissance à un second fils.
03:58Et on posait la question au roi.
04:00Que faut-il faire ?
04:02Les médecins étaient formels.
04:05On pensait en ce temps-là que, quand il y avait des jumeaux, l'aîné était le second parce qu
04:12'il avait été conçu le premier.
04:15Alors, qui devait être roi quand Louis XIII ne soit plus là ?
04:19Et Louis XIII effaré se disait, on ne peut pas soumettre le royaume à un si grand danger de frères
04:25qui risquent de s'affronter en compétiteurs, de livrer les Français à la guerre civile.
04:32Et la décision a été prise.
04:36Celui qui venait de naître, on leur cacherait la naissance.
04:42On le confierait à des gens sûrs.
04:45Lui-même ne saurait jamais qu'il était prince.
04:51Beaucoup de ceux qui m'écoutent auront compris que ce que j'évoque ici, c'est un chapitre du siconde
05:00de Vragelonne,
05:01du cher Alexandre Dumas.
05:04L'ecclésiastique n'est autre que l'évêque de Vannes, c'est-à-dire l'abbé d'Herblé, autrement dit
05:10Aramis, autrement dit l'avé d'Hermes que tel.
05:14Quelle fabuleuse imagination de Dumas !
05:18Ah ! De toute pièce créée cette situation extraordinaire.
05:22Mais voyez-vous, la force de persuasion de Dumas est si grande
05:30que tous ceux qui ont lu son roman, et même ceux qui ne l'ont pas lu, disons-le,
05:35restent persuadés de la vérité de ce récit.
05:40Et mon métier me conduit à voir beaucoup de gens, à beaucoup de lieux.
05:45Et je vous assure qu'il ne se passe pas de semaines, depuis des années et depuis des années, sans
05:51que je rencontre au moins une personne
05:53qui me pose la question.
05:56Dites-moi le monsieur de fer.
05:58Oui ?
05:59Eh bien, le monsieur de fer, c'est vraiment le frère Jumeau de Louis XIV.
06:04Oui, on me pose la question.
06:07Et on me pose, je le dirai, avec plus d'assurance, et plus de curiosité encore, et même plus de
06:19passion.
06:21Depuis que Marcel Pagnol, le grand Marcel Pagnol, a publié ses deux ouvrages sur le marché.
06:32Et oui, vous ne savez peut-être pas que celui qui a été l'un des plus grands auteurs dramatiques
06:39de notre siècle,
06:46vous ne savez peut-être pas que Marcel Pagnol a consacré dix années de sa vie à des recherches sur
06:51le masque de fer.
06:53Recherche approfondie, recherche sérieuse, recherche d'un véritable historien.
06:59Et savez-vous à quoi il a conclu ?
07:03Et bien que la légende n'était pas une légende, que le masque de fer, l'homme qu'on a
07:10dit, l'homme au masque de fer, était vraiment le frère Jumeau de Louis XIV.
07:14Alors, nous avons tous tant l'admiration pour Marcel Pagnol, et moi, si vous croyez,
07:21que nous n'avons pas le droit de balayer une affirmation de ces gens.
07:25Alors, il faut l'attendre après le corps, et il faut essayer de savoir si Marcel Pagnol a raison.
07:33Et pour commencer, je vous entraîne à Cannes, en l'an de grâce 787.
07:40Et oui, 787, il y a trois siècles cette année, nous célébrons un anniversaire.
07:47Et là, au mois d'avril, devant la mer, vous savez qu'Anne, c'est un petit village, il y
07:52a 12 maisons, 12 mesures, quelques barques de pêcheurs.
07:56Là, devant la mer, quelque chose de bien curieux.
07:59Une chaise à porteur.
08:01Et autour de la chaise à porteur, il y a les porteurs, tous des pieds montés de tous.
08:08Et puis autour, encore des soldats, les soldats n'estortent, et puis voilà, devant, qui se montent.
08:13Un monsieur d'une soixantaine d'années, de belle allure, beaucoup d'autorité, avec une canne, c'est monsieur de
08:19Saint-Nard,
08:20qui vient d'être nommé gouverneur des villes Sainte-Marie.
08:24Mais le plus curieux, c'est que la chaise à porteur est recouverte de toiles cirées,
08:32de sorte que personne ne peut deviner qui est à l'intérieur.
08:38Mais celui qui est à l'intérieur ne peut rien voir de ce meilleur.
08:42En réalité, c'est quelqu'un aujourd'hui.
08:46Une barque s'approche, on charge la chaise à porteur sur la barque, tout le monde y monte,
08:51et l'on vogue vers l'île Sainte-Marie.
08:54Vous savez, ça n'est pas très loin.
08:57Le personnage qui est à l'intérieur de la chaise ne peut rien voir, mais monsieur de Saint-Nard regarde
09:01devant lui.
09:02L'île Sainte-Marie s'approche.
09:11Et il voit, là, au sommet d'une falaise, la forteresse de Saint-Nard.
09:23Et il y a des fenêtres, là. Il les regarde et il les conchère, la forteresse qui l'intéresse avec
09:30ses grilles,
09:31ses grilles épaisses, parce qu'il sait que les souris sont telles que la salle de l'île,
09:39ou l'homme qui est dans la chaise à porteur, son prisonnier va être conduit dans quelques instants.
09:49Ou il se prisonne.
09:52Ce prisonnier qui, à Saint-Nard, pour la première fois, va être revêtu d'un masque.
10:01Son visage va être désormais caché par un masque.
10:07Et cet homme-là, parce qu'un immense écrivain nommé Volcker décrira ce masque
10:15et dira qu'il était orné, si j'ose dire, de ressort en fait,
10:22deviendra, cet homme-là, le masque de son.
10:30Alors, pourquoi ? Alors, comment ? Qu'en arrive-t-il dans l'histoire ?
10:36Quand le saisit-on, ce personnage que nous n'avons pas encore vu ?
10:41Eh bien, c'est en 1769, qu'à Pignor, petite ville des Alpes italiennes, Pinerolo.
10:53Aujourd'hui, c'est l'Italien, Pinerolo.
10:56À l'époque où le rôle était français.
11:05Petite ville, sur la route de Briançon à Turin, et puis, à côté de la petite ville, une citadette.
11:12Une forceresse, qui ressemblait d'ailleurs beaucoup à la Bastille.
11:19Avec un donjon isolé de la portée.
11:23Il y avait un gouverneur pour la plus marquise de Pienne, et un gouverneur pour le donjon.
11:30Et c'était déjà M. de Saint-Marc.
11:34En 1769, M. de Saint-Marc allait recevoir une lettre de Louvois, le tout-puissant ministre de Louis XIV.
11:46Louvois qui lui écrivait, M. de Saint-Marc.
11:49Vous allez recevoir un prisonnier qui vous sera conduit par M. de Vaurois.
11:56Il faudra que vous fassiez préparer pour ce prisonnier un cachot.
12:02Si sûr que personne ne pourra jamais y approcher.
12:10Que personne ne pourra jamais le voir.
12:13Que personne ne pourra jamais l'entendre.
12:18Vous devrez seul entrer chaque jour dans ce cachot.
12:22Vous devrez seul porter à cet homme sa nourriture.
12:27Vous ne devrez vous-même jamais l'écouter.
12:32S'il ose parler de quelque chose d'autre que ses nécessités.
12:38Et si jamais il se hasardait à vous parler de quelque chose d'autre, vous devez faire en sorte qu
12:46'il se taise immédiatement.
12:48Et Saint-Marc qui est un soldat discipliné, jugulaire, jugulaire, avait répondu à M. de Louvois.
12:53« Monseigneur, si jamais il se hasarde à parler d'autre chose, je lui passe mon épée à travers le
12:59corps. »
13:00C'est évidemment la manière la plus rapide et la plus sûre de certains.
13:06Pourquoi toutes ces précautions, car elles avaient été prises ?
13:09On avait construit cette cellule.
13:11On avait fait une porte colossale.
13:13Et chaque jour, on laissait Saint-Marc entrer seul.
13:21Pas d'une personne, pas un soldat, pas un officier, pas un gardien dans ce donjon ne savait qu'il
13:29était ce prisonnier qu'on ne voyait jamais.
13:35C'est M. de Saint-Marc, je l'imagine, se promenant sur les remparts de la porteresse de Pignore, et
13:42pensant au temps où il était encore enfant de troupe.
13:47À 12 ans, il avait une origine fort modeste, qu'il s'appelait de son vrai nom Bénigne d'Auvergne,
13:52d'Auvergne sans apostrophe.
13:55Et, dans son troupe, il était devenu moussetteur, ce qui prouve les qualités, car on ne devait pas moussetteur comme
14:01on le voulait.
14:02« Ah, Moussetteur ! Envoyez-moi l'armée ! Prenez-moi l'armée ! »
14:06« Les jeunes, il y a de vous basse pour vous ! »
14:21Et quand le jeune Louis XIV avait décidé de se débarrasser du surintendant des finances, Nicolas Siquet, il estimait que
14:28Siquet avait volé l'État.
14:34Eh bien, c'est D'Artagnan qui avait été chargé d'arrêter Siquet, mais Saint-Marc, car Bénigne d'Auvergne
14:44se faisait appeler M. de Saint-Marc, ça faisait mieux.
14:47C'est Saint-Marc qui avait été chargé d'arrêter le collaborateur et ami de Siquet-Pélisson. Il s'en
14:53était très bien tiré.
14:55Et le roi Louis XIV, alors que le Parlement avait condamné Siquet à une peine de bannissement, le roi avait
15:03déclaré, dans ma bienveillance,
15:06« Je commue la peine de bannissement en celle de détention perpétuelle. » C'est ce qu'il appelait sa
15:12bienveillance.
15:13« Où irait-il en prison ? » À Pignot. C'était loin de tout. C'était dans les Alpes.
15:20Et de là, Siquet ne s'évadrait certainement pas.
15:23Il s'avait gardien pour ce donjon de Pignerolles qui était tout de coup changé en prison. On avait nommé
15:31Saint-Marc gouverneur du donjon de Pigner.
15:36Et depuis une journée, il a là tout qu'il avait déformé. Et voilà, dès qu'en 1669, il avait
15:44dû arriver à ce Prisionnier étrange.
15:46C'est Prisionnier pour lequel il ne fallait tant de mesures que j'ose dire. Et oui, je vous en
15:53ai bien d'accord.
15:56Les années passent.
16:04Ce Prisionnier est toujours là, dans ce qu'on appelle le cachot de la tour d'en bas.
16:12Il n'y a pratiquement pas de lumière, une fenêtre étroite, des planches avec une paillasse. C'est ce qu
16:19'on appelle la nuit.
16:20La solitude. La solitude. La solitude tota. Absolue. Et seulement une fois par jour, l'énorme porte qui s'ouvre.
16:32Saint-Marc qui arrive avec quelques aliments et une cruche d'eau.
16:40Trois ou quatre mots. On imagine. Ça va, dit Saint-Marc. Oui, répond. C'est tout. Et des années, et
16:54des années, et des années. L'horreur.
16:59Et moi, le masque de terre, c'est aussi ça. Et voilà que dans cette prison, voilà un nouveau prisonnier
17:06qui surgit. Il s'appelle Lozin.
17:11Alors lui, dès qu'il arrivait la tempête, il a hurlé. On a dû le porter de force dans son
17:19appartement parce qu'il y avait l'appartement de M. Fouquet, l'appartement de M. Lozin.
17:23Et les cachots de la tour de masse, c'est comme tout la même chose. Et Lozin qui hurlait, qui
17:28était dans un état de fureur continu. Il y avait quoi parce que ce petit cadet de province, qui est
17:35arrivé un jour à Paris pour faire sortir, les choses avancer.
17:39Il avait fait carrément. Et il était arrivé à ce point de réussite. Oui, pour un ambitieux, pour un fastidien,
17:50à fond d'ailleurs, c'est qu'il avait fait en sorte que la cousine germaine du roi, la grande
17:56mademoiselle, mademoiselle de Montpensier, tombe amoureuse de lui, à ce point qu'elle avait voulu l'épouser.
18:05Or, la grande mademoiselle, c'était la plus grosse fortune de France, après le roi. Il y avait des progrès
18:15sans pierre qui lui appartenaient. Le petit Lozin, devenant l'homme le plus russe de France, est pénétrant par effraction
18:23dans la famille royale.
18:24Quand la grande mademoiselle était venue dire cela à Louis Castor, il avait été tellement stupéfé qu'il avait dit
18:29oui. Alors, on annonce le mariage. La grande mademoiselle est bonne de bonheur.
18:34La grande mademoiselle, fou d'orgueil. Et puis, le roi, elle se méfie, c'est que c'est possible. C
18:39'est que c'est La grande mademoiselle en famille royale.
18:40Non, non, qu'est-ce que j'ai dit de ce que j'ai fait. Elle annonce qu'il n
18:43'y a pas de mal. Alors, je pose la mademoiselle de Montpensier.
18:47Le jour et nuit, elle s'englobe. C'est parce que la voix entendre. Quant à La grande mademoiselle, elle
18:51se met dans des colères effrayantes.
18:53Et l'eau se mette en colère devant le roi. Le roi est agacé et dit qu'on l'envoie
19:00en prison. Il s'est débarrassé de ce gêne-là. Et on l'envoie à Pignorand.
19:07De sorte qu'il a raté les plus beaux mariages de France et qu'il est maintenant en prison. Et
19:12ça a l'air d'une comédie, il s'en est qu'une jusqu'ici. Et l'eau arrêtera quand
19:15même dix ans à Pignorand.
19:18Pas de jugement, bien sûr. Une seule décision du roi.
19:23Alors, l'arrivée de Lausanne va indirectement changer la destinée de notre prisonnier mystère.
19:34Mais, il s'est temps de vous demander ce que nous savons tout de même de ce prison.
19:39Il y a une correspondance entre Louvois et Saint-Marc. Elle est abondante, malheureusement, des lettres essentielles en distance.
19:45Mais ce qu'il en reste, il y en a beaucoup, je vous assure, nous permet tout de même de
19:50savoir un certain nombre de choses précises.
19:52Dans la première lettre de Louvois, il y a deux indications.
19:58Il vous dit, je vous envoie un prisonnier dont le nom est Eustache d'Angers.
20:05La petite précision.
20:08Nous autres historiens, pendant des années, nous avons écrit et dit Eustache d'Augé.
20:14Parce que l'on croisait dans les lettres lire des A.U.
20:18M. Jean-Christian Petit-Fils a apporté la preuve, par des documents indiscutables, que c'était Eustache d'Angers.
20:25Il faudra dire maintenant, d'Angers.
20:27Donc, nous savons qu'il s'appelle Eustache d'Angers.
20:30Nous ne savons pas que c'est Eustache d'Angers, nous ne sommes pas plus avancés.
20:33Tout de même, autre précision de Louvois, ce n'est qu'un valet.
20:40Bon, un anonyme nommé Eustache d'Angers est un valet.
20:45Donc, un personnage très insinitiant.
20:48Mais alors, pourquoi toutes ces précisions ?
20:51Pourquoi toutes ces lettres de Louvois ?
20:53Parce que ça n'arrête pas.
20:54Sans cesse, Louvois est écrit à sa main, qui répond, attention.
20:59Veillez bien à ce qu'il ne parle à personne.
21:02Et une lettre est très précise.
21:06Veillez à ce qu'il ne dise à quiconque, pas même à vous,
21:11ce qu'il a fait avant d'être arrêté.
21:14Une autre lettre, veillez à ce qu'il ne dise à quiconque, pas même à vous,
21:20ce à quoi il a été employé.
21:24Mais c'est que c'est.
21:25Non, c'est que c'est le capital qui trouve Louvois,
21:30qui inquiète, qui l'envoie, ce qu'il envoie pendant des années.
21:35Je vous disais que l'Ausanne, parce qu'on arrivait à l'échanger les seuls,
21:40les Angers.
21:42Parce que, un grand seigneur comme l'Ausanne, doit avoir des vallées.
21:47Même en fait.
21:49Fouquet a des vallées, il y en a deux.
21:51Et disons-le, et c'est très touchant,
21:54ces vallées sont des volontaires.
21:56C'étaient les vallées de Souté, avant son incarcération.
22:00Ils ont demandé à le suivre en plus.
22:05Alors, comme l'Ausanne n'a pas de vallée,
22:07Sainte-Marc a une idée.
22:11Et j'ai essayé à le voir, puisque vous m'avez écrit que ce tâche d'Angers était avalée,
22:20pourquoi ne le donnerais-je pas à M. de Lozé, au Richard ?
22:25On peut penser, en effet, que Sainte-Marc, au bout de tant d'années,
22:30avait eu un peu pitié de l'homme qui, dans son souterrain,
22:36en soluté, la prise horrible,
22:39et qui ne dit rien.
22:40Il y a une lettre de Sainte-Marc déchirante.
22:43« Quant à mon prisonnier de la tour d'en bas,
22:47il se tait.
22:50Il semble content et résigné
22:53du sort qu'il tient de Dieu et de sa majesté.
22:59Le fait qu'il se tait et qu'il paraît se résigné
23:03me paraît plus terrible encore qu'il s'est hurlé loin. »
23:07Donc, peut-être que Sainte-Marc a eu pitié,
23:09et il se dit que c'est une manière de le tirer de sa solitude.
23:12« Je vais le donner comme valet à Lozéen. »
23:15« L'être de Louvois. »
23:16« Mais enfin, Sainte-Marc, à quoi pensez-vous ? »
23:19« Le donner à M. de Lozéen. »
23:21« Mais il pourrait parler à M. de Lozéen. »
23:24« Il pourrait dire ce qu'il a fait. »
23:26« C'est ça. »
23:28« Il s'en marche. »
23:29« Et on ne le donne pas, M. de Lozéen. »
23:35« Et le temps passe encore. »
23:36« Et l'autre, c'est dans sa solitude. »
23:44« Et voilà qu'un des deux vallées de Fouquet. »
23:49« Et Sainte-Marc revient à la charge. »
23:53« Pourquoi osent-ils revenir à ça ? »
23:58« Parce que les soeurs de Lozéen et les soeurs de Fouquet sont très différents. »
24:02« Lozéen, on sait très bien qu'il sortira un jour. »
24:05« Fouquet est condamné à vie, il ne sortira jamais. »
24:10« Et Sainte-Marc revient à Lozéen. »
24:13« C'est une fois, le prisonnier de la tour d'en bas à M. Fouquet comme Valet. »
24:18« Il nous voit, après avoir hésité, semble-t-il, et interrogez le roi, répond « Le roi accepte que
24:27vous donniez le sur-ostage d'Angers comme Valet à M. Fouquet. »
24:35« Bien sûr, parce que si Danger parle, s'il livre son terrible secret, car il est terrible, ce secret,
24:44c'est évident. »
24:46« C'est-à-dire, qu'est-ce que ça peut faire, puisque Fouquet ne sortira jamais ? »
24:50« Il emportera dans la tour, son secret. »
24:53« Et le roi accepte. »
24:57« Et voilà Danger qui sort. »
25:00« Imaginez cet homme qui tout à coup respire un autre air que de sa cellule, qui peut voir le
25:09paysage, la montagne autour de lui, qui parle enfin. »
25:14« Qui entend une autre voix que la sienne, ou le savant de Saint-Marc. »
25:25« Il va servir, Fouquet, avec la rivière de votre balai sur lui. »
25:32« Mais attention, on nous voit donner des instructions très précises. »
25:39« Il ne faut jamais que si M. Fouquet est amené à voir quelqu'un d'autre, qu'il le
25:45voit en présence de Danger. »
25:48« Danger doit être enfermé tous les soirs dans son cachot. »
25:53« Et un beau jour, quand le roi accepte que Lozat rencontre Fouquet, parce que, aussi, c'est une solitude
26:02terrible,
26:03le fait de pouvoir, chaque jour, bavarder quelque temps, c'est un soulagement pour l'un et l'autre. »
26:11« Le roi l'accepte. »
26:12« Mais M. de Louvois déclare. »
26:14« Attention, Saint-Marc. »
26:17« Quand M. de Lozat viendra voir M. Fouquet, il ne doit jamais rencontrer M. Fouquet. »
26:26« Tout est prévu. »
26:27« Tout. »
26:28« Ainsi, Danger ne pourra jamais rien dire à Lozat, qui sortira un jour de son fameux secret. »
26:35« C'est-à-dire cinq ans. »
26:37« Cinq ans qui auront été peut-être pour Eustace Danger, après l'horreur de la tour d'en bas,
26:45manière de bonheur. »
26:48« Et puis, en 1680, Fouquet meurt. »
26:53« S'il n'était pas mort, probablement, Eustace Danger ne serait-il pas devenu l'homme au masque de
27:01feu. »
27:03« Et il va le devenir. »
27:05« Donc, Fouquet est mort. »
27:07« Et savez-vous ce qu'on a découvert après sa mort ? »
27:11« Eh bien, on a découvert que Lozat avait depuis longtemps pratiqué un trou dans le mur qui séparait son
27:18appartement de celui de Fouquet. »
27:21« On a découvert que depuis très longtemps, Lozat et Fouquet se rencontraient la nuit à la monsieur du gouverneur
27:29M. de Saint. »
27:30« Et que donc, si Danger avait révélé son secret à Fouquet, Fouquet avait pu le communiquer à Lozat ?
27:38»
27:39« Alors, que c'est ? »
27:41« C'est l'époque approchée où Lozat allait partir pour écriser d'ailleurs la grande mademoiselle. »
27:47« Alors, Romain Fouquet a un vrai semblable. »
27:49« Avec laquelle, d'ailleurs, il serait très maux de ménage. »
27:52« Ça, c'est une autre question. »
27:55« Que faire ? »
27:58« Et Lozat tout. »
28:01« Moi, ce qui m'étonne le plus, vous avez vu dans cette histoire, c'est un très grand ministre.
28:05»
28:05« C'est qu'un très grand ministre comme Lozat passe tant de temps à se préoccuper de tout ce
28:12qui se passe dans ce donjon. »
28:13« Il a réglé de loin, à des centaines de kilomètres, le sort de ce prisonnier dont on ne sait
28:21rien et qu'on appelle le stache d'Angers. »
28:24« Et voilà ce qu'a trouvé le voie. »
28:27« M. de Saint-Marc, vous allez dire à M. de Lozat qu'on a remis en liberté le stache
28:35d'Angers et le stache d'Angers. »
28:37« La rivière, c'est l'autre vallée, l'autre vallée volontaire. »
28:43« C'est très fort. »
28:46« C'est très très fort parce que, à supposer en effet qu'un jour, Fouquet dit à Lozat, vous
28:51savez, le valet, la stache. »
28:55« Il a raconté une histoire et une oui. »
28:57« Faut-il la croire ? »
29:00« Faut-il pas la croire ? »
29:01« Il aurait été très très très très à la croire. »
29:03« Mais quand on lui dit que c'est vrai, on l'a libéré. »
29:06« Il s'est dit que ça, c'est sens des fariboles. »
29:10« Dans le jeu, il n'a pas pu raconter ça. »
29:13« S'il était détenté d'un tel secret, on ne l'aurait pas libéré. »
29:16« Et le moment où on l'a libéré, c'est qu'il a raconté d'un particulier. »
29:21« Et Lozat s'empressera d'oublier ce qu'il a pu apprendre. »
29:26« C'est machiavélique, mais très fort. »
29:30« C'est Lozat qui prend en effet une rôle persuadé qu'on a mis en liberté depuis longtemps. »
29:35« Danger et la rivière. »
29:39« Il ne les a pas mis en liberté. »
29:41« Savez-vous, on les a mis tous les deux dans le cachot de la tour d'en bas. »
29:46« Oui, danger retrouve son horreur. »
29:49« Et la rivière. »
29:52« La rivière, je le répète, est un vallée qui a accompagné volontairement son maître Fouquet. »
29:57« Fouquet est mort, on doit le renvoyer chez lui. »
30:00« Et parce que l'on redoute qu'il partage le secret de danger, »
30:04« on l'incarcère dans le même abominable cachot que l'autre. »
30:14« Et personne dans le donjon ne le sait, sauf Saint-Marc. »
30:20« Même ses officiers l'ignorent. »
30:22« Et Saint-Marc est le seul qui entre dans ce cachot. »
30:25« Le seul qui porte un manger à ses jambes. »
30:31« Jusqu'au jour, un an plus tard. »
30:35« Où Louvois lui annonce qu'il est nommé gouverneur de la place force d'exil. »
30:40« Dans les Alpes également. »
30:41« C'était une très belle promotion. »
30:44« Il a bien sûr accepté. »
30:46« La question s'est posée de ses prisonniers. »
30:49« D'autres étaient arrivés au donjon depuis les dernières années. »
30:55« Il avait eu le ministre d'un petit prince italien, le duc de Mantoux, »
31:01« qui avait négocié entre le duc de Mantoux et Louis XIV, »
31:04« qui avait trahi à la fois le duc de Mantoux et Louis XIV. »
31:07« Vous savez, il ne faisait pas bon trahir le roi Louis XIV. »
31:11« Le roi Louis XIV n'aimait pas ça du tout. »
31:14« Sauf qu'il avait fait enlever littéralement, »
31:16« sans autre forme de grossesse, »
31:18« il avait fait enlever le ministre en position, »
31:21« le nommé Mathieu, le comte Mathieu. »
31:24« Et il était là dans le donjon. »
31:27« Il y avait également un moine jacobin. »
31:29« Je ne connais pas son nom. »
31:30« Un moine jacobin qui était là parce que »
31:33« il avait abusé dans tous les sens du terme de très grande dame. »
31:39« Abusé parce qu'il leur avait extorqué de l'argent »
31:42« en prétendant pouvoir fabriquer de l'or grâce à la pierre philosophale »
31:46« abusé dans un autre sens que vous comprenez facilement. »
31:49« Alors le moine jacobin avait été envoyé expier tout cela au Pigneron. »
31:54« Et puis il y avait un certain Dubreuil et un espion. »
31:57« Il y avait lui aussi trahi le roi Louis XIV. »
32:01« Je vous ai dit déjà qu'il ne m'aimait pas ça. »
32:03« Il s'est perforé Dubreuil à Pignons. »
32:06« Ils sont donc simples à ce moment. »
32:09« Puisqu'à ces fois-là, il faut ajouter la rivière et dans elle. »
32:13« Instruction de Louvois. »
32:14« Ah simple. »
32:15« Je laisserai à votre successeur la garde du nommé Dubreuil, du moine jacobin et du nommé Mathieu. »
32:23« Et Louvois a précisé, vous emmènerez avec vous le sieur Eustache d'Anzé. »
32:29« Et le sieur l'a vu. »
32:30« Mais oui, parce qu'il y a le secret. »
32:35« Et que Samar a veillé admirablement sur les secrets. »
32:39« Qu'il a paré à tout d'une manière qui ravit Monsieur Dubreuil. »
32:46« Alors désormais, ces prisonniers-là sont liés à Samar. »
32:52« Et ils partiront avec lui pour exigir cette place porte en pleine montagne. »
33:01« Et là, de nouveau un cachot. »
33:05« De nouveau l'horreur. »
33:07« Il faut jamais oublier cela. »
33:32« Les années et les années qui partent. »
33:36« La rivière meurt. »
33:40« Danger de nouveaux sectes. »
33:47« Et nous voient qu'il annonce à Samar. »
33:50« Je vous nomme gouverneur des villes Saint-Marie. »
33:55« Avec ce complément, naturellement, vous emmenez votre ancien prisonnier. »
34:01« Oui, mais nouvelle, c'est son. »
34:03« Jusque-là, ce prisonnier ne pouvait parler à personne parce qu'il avait un secret. »
34:07« Il ne savait pas qu'il le dise. »
34:09« Mais maintenant, il y a la comédie qu'on a jouée pour Monsieur de Lausanne. »
34:16« Danger théoriquement est loin. »
34:18« On ne peut pas le promener sur les routes. »
34:21« Déjà, le fait de Provence. »
34:23« Pour gagner Cannes. »
34:24« En risquant que quelqu'un le reconnaisse. »
34:27« Tiens, c'est le fameux Ostar. »
34:28« Quittait les vallées de Monsieur Soutier. »
34:31« Et le rapporte à Lausanne. »
34:34« Comment empêcher qu'une telle rencontre se produise ? »
34:38« La idée remarquable de Chamin. »
34:41« Décidément, il était fait pour le métier qu'il exerçait. »
34:45« On le transportera dans une chaise à porteur. »
34:48« Mais on recouvrira la chaise à porteur. »
34:50« D'où ce voyage étrange et de promener. »
34:54« Question 1. »
34:55« Il arrivait Cannes. »
34:58« Il arrivait à Sainte-Marie. »
35:03« On avait déposé la chaise à porteur dans la cour. »
35:14« Sainte-Marc avait éloigné les porteurs. »
35:17« Lui-même avait enlevé la poille tirée. »
35:21« L'homme qu'on avait trouvé dans la chaise à porteur, c'était presque un horrible. »
35:28« Et oui, le voyage d'exil à Cannes avait duré 12 jours. »
35:32« Et les contemporains nous ont souvent parlé des troubles que pouvait procurer un long parcours dans la chaise à
35:38porteur. »
35:40« On avait le mal de transport. »
35:42« Et il était malade depuis 12 jours. »
35:44« Et puis, en plus, il y avait la toiture et il n'avait pas d'air, le malheureux. »
35:50« Et l'homme était mort. »
35:53« Alors, on a porté tant bien que mal dans le couloir de la citadelle. »
35:59« Il y avait des portes qui s'ouvraient. »
36:03« Et dans ce nouveau fragment de couloir, à gauche, une porte qu'on a ouverte de nouveau. »
36:12« Et puis, on était dans la chaise. »
36:21« Il y avait là une fenêtre. »
36:23« Il y avait trois grilles. »
36:27« Oui, une triple grille. »
36:29« C'est là que notre prisonnier mystérieux, Eustache d'Angers, va passer 11 ans. »
36:40« Arrivera un jour, Machioli, amené de Pignerolles. »
36:49« Arrivera un jour, Dubreuil, amené de Pignerolles. »
36:52« Et puis, Machioli mourra là, à Saint-Marc. »
36:59« Dans la région, on parle beaucoup de ces problèmes. »
37:03« On essaie de savoir qu'il n'y l'est. »
37:07« Dans une lettre, ça m'a remis. »
37:09« Certains disent qu'il s'agit de M. de Beaufort, le petit-fils naturel du roi Autône. »
37:14« D'autres disent qu'il s'agit du fils de M. Cromwell. »
37:18« Si l'on formule de telles hypothèses, c'est qu'on pense, on croit en pouvoir deviner qu'il
37:26s'agit d'un personnage très important. »
37:31« Il est heureux, Saint-Marc. »
37:36« La Côte d'Azur, où il plaît. »
37:40« Et puis, voyez-vous, il a fait partie. »
37:51« Parce que s'il y a quelqu'un à qui se le faire, à profiter, c'est bien le
37:55jeu de Saint-Marc. »
37:57« L'augmentation, l'augmentation, il arrive à gagner des sommes folles. »
38:01« Quand il mourra, il laissera plusieurs domaines à travers la France et 600 000 francs d'argent comptant. »
38:14« Alors, il est assez heureux, Saint-Marc. »
38:18« Lorsqu'un nouvel ordre, non pas de Louvois. »
38:22« Alors, c'est son fils qui lui succède, Barbezieux. »
38:25« Barbezieux s'intéresse avec autant de qu'il y a traité au prisonnier de son père, qui recommande toujours
38:33les plus grandes précautions. »
38:36« Il annonce à Saint-Marc qu'il est nommé au gouvernement de la Bastille. »
38:41« Nouvelle lettre de Barbezieux. »
38:45« Naturellement, vous emmenez votre ancien prisonnier. »
38:49« Comment pourrait-il le laisser derrière lui ? »
38:52« C'est le sensuel. »
38:55« Mais l'ouverte question, qu'il ne faut pas que quelqu'un puisse le reconnaître sur la route de
39:00Cannes. »
39:02« Alors, il faut assurer, il n'y a pas peur. »
39:05« Non, il ne faut pas le prisonnier lié, il mourra sûrement heureux. »
39:10« Et c'est là que Saint-Marc a l'idée. »
39:13« Il ne faut pas cacher le prisonnier en entier, ce n'est pas la peine. »
39:16« Il n'y a qu'à lui cacher le visage. »
39:18« Donc, on veut lui mettre un masque. »
39:21« Et le jour où il a pris cette décision, on peut dire que Saint-Marc a donné son élan
39:26véritable à l'histoire du masque de terre. »
39:33« Imaginez, c'est parfait. »
39:37« De Cannes à Parc. »
39:51« Et aux étapes, c'est tendu. »
39:53« Grand, on ne sait qu'il est. »
39:55« Les cheveux blancs, habillés de miroir, il est. »
39:58« Et le visage, machin. »
40:01« De quoi faire parler toutes les provinces, c'est bien s'il marche. »
40:06« Et nous savons aussi que sur la route, Monsieur de Saint-Marc s'est arrêté à son chat. »
40:12« Nous savons pas que des gens nous racontaient tout à fait que c'est large. »
40:18« Que ils ont soupé le soir. »
40:24« Ils ont groupé dans la cour, ils regardaient le dos. »
40:27« L'homme au masque, car Saint-Marc l'avait placé le dos à la fenêtre. »
40:32« Il était de l'autre côté de la table, Saint-Marc, mangeant avec son prisonnier. »
40:38« Il avait posé sur la table des histoires. »
40:42« Il y a trente ans. »
40:44« Mais oui, trente ans. »
40:48« Ils continuent à prendre les mêmes précautions insensées. »
40:55« Ils arriveront à la Bastille. »
40:59« Et en 1863, au jour de novembre, il meurt. »
41:04« On enterre au cimetière Saint-Paul, le cimetière de la Bastille. »
41:07« Et sur le registre des décès, on inscrit la mort du cher Martien. »
41:18« La règle est en effet qu'on n'indique jamais le nom véritable d'un prisonnier mort à la
41:24Bastille. »
41:25« Ils sont plus seulement démarqués à l'université. »
41:29« Danger est mort, stage danger est mort. »
41:34« Mais nous ne savons toujours pas qui était stage danger. »
41:37« Et nous ne savons pas pourquoi il avait eu trente-quatre ans. »
41:43« Et alors, nous revenons à Marcel Pagnol. »
41:49« J'ai connu Marcel Pagnol et c'est un merveilleux souvenir. »
41:54« Et j'ai parlé souvent avec lui du masque de fer. »
41:58« Je puis dire que ses recherches sur le masque de fer ont été la dernière façon. »
42:08« Alors, il a publié deux livres sur le masque de fer. »
42:11« Et il a apporté beaucoup de documents nouveaux. »
42:14« Ce qui est une prouesse pour un sujet dont se sont occupés tant d'histoire. »
42:20« Et quel était son explique ? »
42:24« Il faut me suivre, attention. »
42:29« Charles II aurait pu un fils naturel, appelé James de la cloche. »
42:37« Officiellement, ce James de la cloche, parvenu à l'âge d'homme, s'en va mourir en utel. »
42:43« Mais, dit Pagnol, il n'est pas mort. »
42:48« C'est la première chose qu'il faut à dire. »
42:50« En vérité, il est revenu en Angleterre et là, il a pris l'identité d'un certain Martin. »
42:58« Et en tant que Martin, il est devenu le valet d'un nommé Roux de Marseille qui a conspiré
43:06contre Louis XIV. »
43:08Louis XIV a naturellement fait enlever Roux de Marseille qui a été condamné à mort et Roux et Vif a
43:15passé.
43:17Le nommé Martin, on avait essayé de l'acquérir en France pour l'interroger.
43:21Mais après la mort de Roux de Marseille, le ministre Lyon écrit « Ça n'est plus la peine de
43:25faire venir Martin. »
43:27« Ça ne fait rien, nous dit Pagnol, Martin a dû venir quand même. »
43:31« Il faut aussi la mettre. »
43:34Martin, à peine arrivé en France, on s'en saisit.
43:38C'est le thème de M. Levoroy, capitaine de Dinket.
43:44Et transformé en danger, en noustache danger, M. Levoroy, le conduit à Signe-Rolles et voilà l'histoire.
43:50Bon, vous allez me dire alors que ce danger aurait été un fils naturel de Charles II. Pas du tout.
43:56Pas du tout. En réalité, en tant que fils naturel prétendu de Charles II, il était en réalité le fils
44:04de Louis XIII et d'Anne d'Autriche. Il était le pètre jumeau de Louis XIV.
44:09Je dois dire que le livre de Pagnol sur le masque de Pierre se lisait vraiment un intérêt proche de
44:18l'excitation.
44:19On dit ça comme un roman policier, vous le pensez bien. C'est du Pagnol.
44:23Mais honnêtement, il est impossible de suivre Marcel Pagnol.
44:27Un jour, Marcel Pagnol, il m'a dit, et je me souviendrai toujours de ça.
44:33Je ne crois pas l'avoir confié à Riconque, je vous la confie à vous.
44:37Un jour, il m'a dit, avec un sérieux immense et avec son accent de la barre, il m'a
44:44dit, maintenant, je suis sûr de passer à la postérité.
44:49Grâce à mes recherches sur le masque de Pierre. Je ne suis pas sûr de bien imiter son accent, mais
44:58je suis sûr de ce qu'il m'a dit.
45:00Et avouez que c'est merveilleux, parce que bien sûr qu'il passera à la postérité, il est déjà, il
45:09y sera toujours.
45:11C'est le grand, le plus grand, mais ça n'est pas à cause des recherches sur le masque de
45:17fer. Alors, s'il n'est pas les frères jumeaux de Louis XIV.
45:24C'est Voltaire qui a lancé la fin, toute la fin. Dans le cercle de Louis XIV, le premier, il
45:31a raconté l'histoire d'un homme qui est arrivé mystérieusement à Sainte-Marguerite.
45:35Il a parlé du masque, c'est lui qui a parlé des montagnières d'acier. Et vous savez, Michel a
45:42dit un jour, Voltaire c'est un gigantesque journaliste, mais bien sûr, il a tout.
45:47Il a parlé du grand journaliste, l'art du suspense, l'art de retenir l'intérêt de son lecteur. Et
45:54justement, comme il l'a fait naître, la curiosité de dizaines de milliers de lecteurs.
46:00Peut-être que son livre, il se vend très bien, il y a de nouvelles éditions, et à chaque fois,
46:04il a le bout d'un détail.
46:05Alors, peu à peu, le détail se gonfle. Il parle du respect que M. de Saint-Marc a pour ce
46:11prisonnier et les sociétés qui ne lui parlent que debout devant lui et découvert.
46:16Alors, on sent que c'est un personnage immense. Et puis, après des années et des années, au bas, il
46:22passe de Voltaire une note, un petit temps.
46:26Mais, carrément, ça ne l'est pas lui. On lit, note de l'éditeur. On pensait, mais l'éditeur, c
46:31'est Voltaire.
46:32Enfin, il n'a pas voulu se mouiller, comme on dit, il est prudent, Voltaire, dans son offence.
46:36Il est déjà été à la bassine, il n'a pas oublié d'y retourner.
46:39Note de l'éditeur. Moi, l'éditeur de M. de Voltaire, j'ai lu M. de Voltaire avec intérêt et
46:44avec passion.
46:46Et voilà ce que je crois pouvoir comprendre, étant donné le respect qu'on lit.
46:53Manifesté étant donné les précautions qu'on prenait pour casser son visage, ce ne pouvait être qu'un prince royal
47:03qui ressemblait au roi de manière si frappante que personne ne pouvait, ne devait le regarder en face.
47:14C'était donc un frère du roi Louis XIV, un frère aîné de Louis XIV.
47:20Vous noterez qu'au début, ce n'est pas un frère jumeau, c'est un frère aîné.
47:24Il faut dire que tout le monde l'a cru.
47:25D'autant plus que des quantités d'écrivains, de pamphletaires, de libellistes ont repris avec bonheur le récit de Voltaire.
47:32Pourquoi ?
47:34Parce que, ce que, sur le Louis XV, c'était déjà une machine de guerre contre l'absolétisme, contre l
47:42'art du trèche royal.
47:45Ensuite, Dumas est arrivé, les euros sont arrivés, Dumas est arrivé, et la réalité,
47:53c'est fabuleux, fable, nous disons de Bajan. Mais, l'Islam, nous ne devons ni atteindre
48:00rien. Il n'y peut sûrement pas de faire l'homodologie. Attends, voulez-vous savoir
48:07pourquoi ils ne pouvaient pas. Tout le monde connaît la conception qu'avait Louis Péthos
48:16de son métier de roi, de sa charge royale, de son identité royale. Si la conflit d'Assaï,
48:23ce n'est pas par hasard, c'est parce qu'il fallait donner un écrin à l'absolutisme,
48:28qu'il devait une source de pharaon régnant, non pas peut-être par orgueil personnel,
48:35mais pas orgueil de la sanction. Est-ce que vous imaginez, et cet orgueil ne s'appliquait
48:43pas seulement à lui, mais à toute sa famille. C'était la famille du roi de France. Est-ce
48:48que vous imaginez le roi Louis XIV acceptant que l'on donne comme valet son frère à Nicolas
48:55Fouquet, le frère de sa majesté, le roi Louis XIV, le roi soleil, allant faire le ménage
49:03Fouquet, enfin. Alors, est-ce que nous restons ignorants ? Je ne crois pas.
49:16M. Jean-Christian Petitfils, dont j'ai parlé tout à l'heure, a été frappé par une
49:23coïncidence relative. Peu de temps avant que danger arrive à plier. Colbert est frappé par
49:34une maladie foudreuse, terrible douleur d'estomne. Le méchant dit qu'il a absorbé un nez
49:41ou une boisson tangente. Or, on connaît la haine fâche qui séparait Louis et Colbert,
49:50les deux ministres du même roi. On connaît en même temps le personnage du méchant sans
49:57scrupule au cœur de nouveau à grand ministre. Il n'est pas question de lire le concert,
50:01mais l'homme est profondément par tout ça. Une haine qui peut aller jusqu'au pire. Et au
50:12moment, juste, où Colbert est frappé par cette douleur étroyable d'estomac, nous voit,
50:25avec grand besoin, se débarrasser de lui. Alors, explication hypothèse de M. Jean-Christian Petitfils,
50:34nous sommes au moment des poisons, ces siècles. Ce règne est celui des poisons. N'oubliez pas,
50:41l'affaire des poisons, c'est plus pratique, c'est plus pratique. Il y a des gens qui tiennent
50:51boutiques de poisons. On vend ouvertement des foudres de succession. Quand quelqu'un a un
50:59père qui vit un peu trop longtemps, un père a héritage ou un oncle, eh bien, on va
51:03assister les poules en succession, le père ou non, disparaît très vite et on est ri.
51:22Les plus grands personnages du royaume ont été compromis dans cette affaire des poisons, y compris
51:28Mme de Montespan, la favorite du roi, oui. Et si Louvois avait demandé à un personnage
51:35obscur, nous en convenons, qu'est-ce que c'est danger d'aller emprisonner Colbert ? Et si
51:42danger l'avait fait ? Colbert, heureusement, rechappe. Mais attention, il y a un homme qui abarre
51:49désormais sur Louvois, c'est ce valet, c'est danger. Alors qu'il faut, c'est
51:56peur. Envoyant-le à Pignorol, et qu'il ne parle à personne jamais de ce qu'il a fait,
52:04et qu'il ne parle jamais à personne de ce à quoi il a été employé. Jamais, jamais,
52:10et la suite, vous la connaissez. Et vous allez immédiatement me dire où vous êtes
52:14bien en train de vous passer. C'était si facile de le séparer. Pourquoi tant de difficultés ?
52:21Oui, mais attention, il fallait trouver un nouvel exécuteur pour exécuter danger. Et ce nouvel
52:27exécuteur aurait eu à 100 tours barres sur Louvois. Alors encore un exécuteur, je ne sais pas, il valait
52:33mieux quand même faire terre danger dans les conditions qu'aurait choisi Louvois. J'avoue
52:41que je suis séduit par cette hypothèse, car elle explique tout. Faut-il la retenir ? Il manque
52:53la preuve décisive. Elle est crédible, elle n'est pas certaine. Nous pouvons l'admettre,
53:00mais, avouez-le, nous regretterons toujours que le masque de fer n'ait pas été le jumeau
53:10de Louis XIV. Nous regretterons toujours qu'on nous interdise désormais de fraiser.
53:30et justement nous discuterons toujours qu'on est extrêmement important dans la
53:37cinque-aube création. Nous sommes excusés, nous commençons beaucoup de
53:44réduire dans la réelle. Mais on ne peut pas, nous devons être cérébrée.
53:45Et nous ne pouvons pas redire. Si vous attivons maintenant.
53:48Et vous sentez de froid, on ne peut pas, on ne peut pas, on ne peut pas, on ne peut
53:52pas, on ne peut pas,
53:53on ne peut pas, on ne peut pas, on ne peut, on ne peut pas, on ne peut pas, on
53:56ne peut, on ne peut pas, on ne peut pas.
54:07Merci.
54:30Merci.
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