- il y a 9 minutes
Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées, était invitée sur le plateau de BFMTV. Elle s'est exprimée sur le sujet du détroit d'Ormuz et du cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis
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00:00La ministre déléguée aux armées, bonsoir Alice Ruffeau.
00:02Bonsoir.
00:02Merci Madame la ministre d'être avec nous ce soir.
00:05Je vais reprendre les enjeux ce soir et commencer par Hormuz.
00:08Est-ce que le temps est venu d'aller aider les Américains à sécuriser le détroit d'Hormuz ?
00:13Le temps est venu, puisqu'il y a ce cessez-le-feu, cette trêve, je ne sais pas comment on
00:18qualifie,
00:18mais en tout cas qui est assez fragile, mais qui existe,
00:20de travailler très sérieusement à la reprise de la liberté de navigation dans le détroit d'Hormuz.
00:26Travailler sérieusement, qu'est-ce que ça veut dire ?
00:28Est-ce que ça veut dire envoyer des navires français ?
00:30Pas à ce stade, parce qu'au fond, l'initiative française, elle est très cohérente depuis le début.
00:36C'est-à-dire qu'on n'a jamais voulu d'opération de vie-force dans le détroit d'Hormuz,
00:39ce qui correspondait un peu à la demande américaine de coalition,
00:43au moment où, en tout cas, le président des États-Unis l'a mis sur la table.
00:46Donc ce n'était pas notre ligne, puisque forcément, si vous faites une ouverture de vie de force,
00:49vous êtes parmi les belligérants et donc vous accroissez la conflictualité.
00:53Ce n'est pas notre initiative depuis le début.
00:55Nous, c'est très cohérent.
00:56Depuis le début, on appelle au respect du droit international, la réouverture du détroit,
00:59à la liberté de circulation dans les détroits,
01:01ce qui implique qu'il n'y ait pas d'opération de vie-force d'une part
01:04et qu'il n'y ait pas de péage d'autre part.
01:05Et c'est ce sur quoi on essaye d'agréger le plus en plus de partenaires.
01:09Mais précisément, naïvement, on pouvait penser que, précisément,
01:13un certain nombre de pays, éventuellement la France et d'autres avec une coalition,
01:16viendraient empêcher qu'il y ait ce péage,
01:18viendraient empêcher qu'il y ait ce bouchon qui coince au niveau du détroit d'Hormuz.
01:21Vous vous dites qu'il faut d'abord que le bouchon saute pour qu'ensuite on sécurise le passage ?
01:25Il faut négocier les conditions, il faut négocier avec l'Iran,
01:28il faut que les tensions calment, que la confitualité se calme suffisamment.
01:34Pardon, on n'y est pas, ça fait 48 heures et on voit bien qu'il y a encore beaucoup
01:37de tensions.
01:38Premièrement.
01:39Deuxièmement, il faut agréger beaucoup autour de nous.
01:42C'est en cours.
01:43Le chef d'état-major des armées, il travaille, les ministres, il travaille, j'y travaille,
01:46et tout le monde y travaille, pour travailler à cette mission qui doit être une mission de respect du droit
01:51international.
01:52Et il faut évidemment parler aux Iraniens parce que ça ne peut pas se faire sans cela.
01:55Une fois tout cela fait, oui, la France qui a eu la force de la cohérence
02:00et qui a par ailleurs des moyens, y compris en matière de garder mine avec d'autres partenaires européens,
02:06a des capacités.
02:07Mais là, les conditions évidemment ne sont pas réunies.
02:10Ulysse ?
02:10Quand même, je prolonge.
02:11Imaginons que la trêve dure et qu'il y ait de véritables négociations,
02:16qu'est-ce que ça voudrait dire ?
02:17Vous avez dit « envoyer une mission pour assurer la liberté de navigation ».
02:21Ça voudrait dire des bateaux, des navires militaires, de la marine française dans le golfe d'Hormuz ?
02:27Il ne faut pas commencer par la nature des moyens.
02:31De toute façon, ce n'est pas exactement comme ça que ça marche.
02:34Il y a une planification, un travail qui est fait à l'appui d'une mission
02:37et d'un travail diplomatique qui accompagne, qui permet de paramétrer les choses.
02:41C'est comme ça que ça se passe.
02:42Après, vous avez différentes options.
02:44Mais il faut voir quelle est la réalité de la situation sur le terrain.
02:46Aujourd'hui, vous avez l'Iran qui dit « le détroit est miné ».
02:49De toute évidence, qu'il soit miné ou pas, de toute façon, il n'y a pas de reprise du
02:52trafic
02:52puisqu'il y a certaines routes qui sont indiquées.
02:55Non, mais vous avez dit tout à l'heure « assurer la sécurité de la navigation maritime dans le détroit
03:00d'Hormuz ».
03:01Est-ce que ça passe par l'envoi de bateaux de guerre français notamment ou européens ?
03:05Je vais vous répondre vraiment si, à terme, quand les conditions seront réunies,
03:09lorsqu'il y aura un cadre diplomatique et de désescalade et de déconfliction avec l'Iran,
03:14de toute façon, on peut anticiper que la navigation ne reprendra pas simplement, facilement dans le détroit.
03:19Ça restera une zone pas complètement permissive, comme disent les militaires.
03:22Donc, s'il faut des éléments de lutte contre les mines ou de détection
03:27ou bien des éléments plus proches de ce qui a été fait en termes d'escorte dans d'autres zones,
03:33bien sûr que c'est envisageable, mais à des conditions qui, aujourd'hui, ne sont pas sur la terre.
03:36Madame la ministre, si on s'arrête sur cette carte précisément et qu'on regarde,
03:40encore une fois, j'explique, en vert, c'est là où le passage se fait habituellement,
03:44en rouge, c'est le passage qui est imposé aujourd'hui par les Iraniens auxquels que les navires peuvent passer,
03:48et en violet, ce sont ces zones de danger où les Iraniens disent
03:52« On a miné ». Est-ce que la France, aujourd'hui, est-ce que vous êtes capable de dire
03:56s'il y a effectivement des mines ou pas dans l'étroit d'Ormouge ?
03:58Non, je constate juste que, la carte le montre très bien,
04:02je constate juste que, selon la route que vous indiquez,
04:05quand vous dites qu'il y a des mines, forcément, de toute façon, un trafic maritime,
04:07ça implique des bateaux qui ne sont pas des bateaux militaires, ça implique des assureurs,
04:11donc ça bloque de fait et ça conduit à une route de fait.
04:15Qu'est-ce que vous répondez aux Français qui s'étonnent que la France soit prête
04:20à aller aider à sécuriser le trafic une fois que la guerre sera terminée ?
04:24Est-ce que vous pouvez aller un petit peu plus loin dans ces explications
04:27qui peuvent paraître un peu contradictoires ?
04:30Non, je comprends, mais c'est simplement qu'en fait, là, il y a des belligérants
04:35qui viennent de dire qu'il y a un cessez-le-feu et des négociations qui s'engagent.
04:39La France, qui n'a pas choisi cette guerre, qui n'en a pas été informée,
04:42qui a gardé les canaux ouverts avec tous, ne fait pas partie des belligérants à cette guerre.
04:46Par contre, elle a une carte en main avec ses partenaires qu'elle a agrégées autour d'elle,
04:50c'est celle de la cohérence de son action.
04:53Et encore une fois, quand vous avez des moyens militaires ou de la planification
04:56ou des éléments robustes à votre disposition,
04:59et la démonstration navale française dans d'autres zones est la preuve que nous avons des moyens,
05:05ce n'est pas le moyen qui est premier, c'est l'objectif que vous recherchez.
05:09L'objectif que nous recherchons, c'est que le trafic maritime puisse reprendre en sécurité dans le Détroit.
05:14Pour cela, il faut que les tensions baissent beaucoup,
05:19il faut des canaux de déconfliction,
05:21et il faut s'assurer de la réalité de la situation aujourd'hui dans le Détroit.
05:25L'armée française a une capacité notamment, c'est la capacité de déminer.
05:29On sait faire, notre armée sait faire, et ce n'est pas le cas de toutes les armées.
05:33Par exemple, l'armée américaine n'a plus cette capacité-là, forcément,
05:36avec un certain nombre de bateaux qui ont été mis à la casse pour les Américains.
05:40Est-ce que, de manière incontournable, l'armée française va devoir, à un moment donné,
05:46aller vérifier s'il y a des mines ou pas ?
05:48Encore une fois, dans les conditions que vous avez données,
05:51avec un conflit qui se sera apaisé, etc.,
05:53mais est-ce que l'armée française pourrait être amenée à aller vérifier ça ?
05:56Alors, je vais faire de scénario, vous voyez bien que là, l'histoire est en cours.
06:00Mais sur les capacités dont dispose la France,
06:03effectivement, vous avez raison de le signaler,
06:05on n'est pas si nombreux que ça à avoir gardé des capacités.
06:08D'ailleurs, il y a aussi une remontée en puissance en matière de drones,
06:11en ce moment, qui est déjà effective,
06:14et qui nous permet de développer ces capacités qui étaient un peu anciennes
06:17en matière de gardes et mines.
06:18Il y a d'autres pays en Europe qui en disposent,
06:20la Belgique, les Pays-Bas,
06:22mais vous avez assez raison de dire qu'on a des capacités
06:24tout à fait importantes en Europe, ce qui montre quand même
06:26que dans la période qui souffre, c'est une période de négociation,
06:29moi, je crois que la France n'a beaucoup pas à jouer dans la négociation,
06:32un rôle à jouer, parce que la cohérence de sa posture politique,
06:36diplomatique et militaire depuis le début de la guerre
06:39donne quand même une force considérable à notre pays.
06:42Et il faut absolument poser sur les négociations
06:45et sur la suite de ce qui va se passer, parce que c'est dans notre intérêt.
06:48Ulysse.
06:48Madame la ministre, l'Iran a déclaré publiquement
06:51qu'il voulait instaurer un droit de passage,
06:54un péage dans le détroit d'Hormuz.
06:56Quelle est la position de la France ?
06:58On a vu que les Américains s'y intéressaient.
07:00Donald Trump a dit, ah, c'est intéressant comme système.
07:03Il pourrait même partager, entre guillemets,
07:05le péage avec les Iraniens.
07:07Quelle est la position de la France ?
07:08Est-ce qu'on peut accepter qu'il y ait un droit de péage,
07:12un paiement pour le passage du détroit d'Hormuz ?
07:14Est-ce que c'est envisageable ?
07:16Est-ce que ça peut être l'objet d'une négociation ?
07:18Non, c'est contraire au droit international.
07:21Le droit international prévoit la liberté de circulation dans les détroits.
07:24Il faut faire respecter le droit international.
07:26Je rappelle quand même qu'on a des partenaires dans la zone
07:28dont on soutient, on participe à leur défense,
07:31les pays du Golfe, qui ont été très très directement attaqués par l'Iran,
07:34dans une réponse complètement disproportionnée
07:38à une guerre qui n'était pas faite par eux.
07:41Donc bon, leurs intérêts sont aussi en jeu,
07:43en particulier dans cette région.
07:44Non, il y a des conséquences sur notre économie d'une guerre qu'on n'a pas choisie.
07:49Non, il n'y a pas de raison de payer un péage.
07:51Oui, mais encore une fois, si Ulysse le disait,
07:53si les Iraniens et les Américains s'entendent là-dessus,
07:55quel moyen de pression est-ce qu'on a ?
07:57Est-ce qu'on ne sera pas coincé ?
07:58Et est-ce que vous êtes capable de dire à tous les navires du monde,
08:02et notamment aux navires français,
08:02surtout ne payez pas ?
08:04Mais pardon, pour que le trafic maritime existe,
08:07ce n'est pas juste une décision comme ça,
08:09d'un tel ou un tel qui décide de quelque chose.
08:10Il faut qu'il y ait des bateaux qui passent,
08:11il faut que la sécurité soit assurée,
08:13et il faut qu'il y ait des assureurs qui participent à ça.
08:16Enfin, ça n'a pas...
08:16Pardon, on parle de quelque chose qui...
08:18Pour vous, ça n'existera pas,
08:20qui est sur la table du côté iranien.
08:21Bien sûr, mais il y a plein de choses qui sont sur la table des deux côtés.
08:24C'est un début de négociation.
08:25Quand on commence une négociation,
08:27en général, on part très haut,
08:28il faut voir où ça arrive, comment ça chemine.
08:30Encore une fois, pour l'instant,
08:31il faut que le cessez-le-feu soit vraiment respecté,
08:33que le niveau de tension reste,
08:34et les négociations vont commencer.
08:35Pour notre part,
08:36et l'Union européenne a été très claire sur ce point,
08:38il n'y a pas de péage possible sur le détroit d'Hormouz.
08:41On parlera du Liban dans un instant,
08:42mais je m'arrête encore une seconde sur le détroit d'Hormouz
08:45et sur les menaces de Donald Trump.
08:46Trump qui s'agace,
08:48c'est ce qui point ce soir,
08:50notamment du côté de la presse américaine,
08:51en disant, bon, l'OTAN,
08:53les pays de l'OTAN ne sont pas venus à ma rescousse,
08:54ne viennent pas m'aider pour débloquer le détroit d'Hormouz,
08:57donc, si vous ne m'aidez pas,
08:58je fais un malheur.
08:59Et ce qui arrive ce soir,
09:02c'est qu'il y a un certain nombre de sources qui nous disent,
09:05Trump réfléchit, par exemple,
09:06à retirer des troupes américaines
09:08d'un certain nombre de pays de l'OTAN,
09:10en représailles d'une certaine manière
09:11pour punir ces pays-là.
09:13Qu'est-ce que vous répondez
09:15à cette éventualité-là ?
09:18Est-ce que pour vous,
09:19ça fait partie des scénarios crédibles ?
09:21– Bon, ça fait quand même plusieurs mois,
09:24voire plusieurs années,
09:25si on dézoome un peu de la dernière déclaration,
09:28que les États-Unis nous expliquent
09:29qu'ils souhaitent déployer plutôt
09:31leur capacité vers l'Indo-Pacifique
09:32et que les Européens fassent davantage pour eux-mêmes.
09:35Ça, ça fait longtemps qu'ils nous le disent.
09:36Ils nous le disent un peu plus fort ces derniers temps.
09:39Ils nous l'ont dit encore plus fort
09:40au dernier sommet de l'OTAN
09:42quand le président américain y a participé.
09:45Nous, on se prépare,
09:46on accepte tout à fait ce burden sharing,
09:49pardon, burden shifting,
09:51partage du fardeau,
09:52ou transfert du fardeau en bon français.
09:56Donc, on l'accepte, on s'y prépare,
09:58on souhaite que ça ne soit pas brutal.
09:59Pourquoi on souhaite que ça ne soit pas brutal ?
10:01Parce que c'est ni dans l'intérêt,
10:02au fond, des Européens
10:03que ce changement se fasse,
10:06cette prise en charge par les Européens
10:08de leur propre sécurité
10:09se fasse de manière brutale,
10:10ce n'est pas non plus dans l'intérêt des Américains.
10:12La revue stratégique, vous savez,
10:14dont on a beaucoup parlé,
10:15qui est sortie en décembre,
10:16dit beaucoup de choses,
10:18mais dit aussi que l'Europe
10:19fait partie des intérêts stratégiques
10:21des États-Unis,
10:22ce qui est parfaitement vrai.
10:23Et j'ajoute que la sécurité
10:24de l'Alliance atlantique
10:25est évidemment aussi celle des États-Unis.
10:27Donc, je pense qu'il ne faut pas caricaturer.
10:28On se prépare,
10:30c'est-à-dire que vous vous préparez
10:31également au moment où Trump dira
10:33maintenant ça suffit,
10:33vous vous débrouillez pour votre défense ?
10:35Mais on n'y est pas du tout à ce moment-là.
10:37On est dans une alliance militaire,
10:39l'alliance militaire existe.
10:40Par contre, ça fait des années,
10:42enfin ça fait 20 ans
10:43que la France a cette position
10:44et là, évidemment,
10:46ça s'est accéléré très récemment.
10:48Oui, les Européens doivent davantage
10:49prendre en charge leur sécurité
10:50au sein de l'OTAN
10:52parce que c'est une alliance qui fonctionne,
10:53qui n'est pas uniquement
10:55une alliance dirigée par les États-Unis,
10:57mais qui est une alliance collective
10:58pour la sécurité et la défense collective,
11:00y compris des États-Unis.
11:01Et donc, oui,
11:03il faut qu'on prenne davantage
11:04nos responsabilités dans ce cadre.
11:05Maintenant, on a aussi le droit
11:06de dire respectueusement à nos alliés
11:08que tout changement brutal
11:11ne serait pas dans leur intérêt.
11:12Il l'est respectueux, lui ?
11:14En tout cas, il y a des mots
11:15qui n'ont pas leur place,
11:16mais c'est assez...
11:17La violence verbale, si vous voulez,
11:18ou les excès verbaux
11:20n'ont pas tellement d'intérêt.
11:22Ce qui est intéressant,
11:23c'est de regarder
11:23quelles sont les évolutions stratégiques.
11:26L'évolution stratégique,
11:27lorsque le secrétaire d'État
11:29Rubio est venu à Munich,
11:30il a tenu des propos
11:32qui étaient très différents
11:33de ceux qu'on entend aujourd'hui.
11:34Mais la réalité stratégique,
11:36c'est que les Américains
11:38souhaitent faire davantage
11:39sur d'autres zones.
11:40L'impôt pacifique
11:42nous avait-il dit,
11:43là, aujourd'hui,
11:44ils sont très concentrés
11:45au Moyen-Orient,
11:45avec une grande délongation
11:46des forces.
11:48Il faut que les Européens
11:49fassent davantage
11:50pour leur sécurité.
11:50Et il faut qu'ils prennent en compte
11:52l'hypothèse
11:53que l'OTAN
11:54ne soit plus
11:55ce qu'il est aujourd'hui.
11:56C'est-à-dire qu'on est
11:57un changement
11:58dans la politique américaine
12:00à l'égard de l'Alliance
12:00et que l'Europe
12:01soit amenée
12:02à construire
12:03un véritable pilier
12:04à l'intérieur de l'Alliance
12:06ou à côté de l'Alliance ?
12:07Je crois que le développement
12:08du pilier européen
12:09de l'OTAN
12:10est effectivement
12:11très important
12:11et doit être
12:12le cœur, au fond,
12:13d'une architecture
12:14de sécurité
12:15et de défense européenne
12:16qui va assez large.
12:19Honnêtement,
12:20l'Ukraine a vocation
12:21à faire partie
12:22de cette architecture.
12:23L'Ukraine
12:23dont l'armée,
12:25plus elle sera robuste,
12:26plus elle sera
12:27une garantie de sécurité
12:28face à la Russie.
12:29Donc il y a toute
12:30cette architecture
12:31de sécurité européenne
12:32qui a été considérablement
12:33déconstruite,
12:34je le rappelle quand même,
12:35d'abord par l'agression
12:37russe en Ukraine
12:38et qui est effectivement
12:38impactée par la volatilité,
12:40pour le dire
12:41en langage diplomatique,
12:43de l'Alliance
12:45transatlantique.
12:46Voilà.
12:46L'Europe est prise
12:47dans cette situation,
12:48elle doit prendre
12:49ses responsabilités
12:50pour elle-même
12:50et le pilier européen
12:51de l'OTAN
12:52est en effet
12:53une bonne voie à suivre.
12:54Madame la ministre,
12:55j'ai une image
12:55à vous montrer,
12:56image du jour
12:57de ces frappes israéliennes
12:58qui ont continué,
12:58notamment sur le sud
13:00du Liban,
13:01ce sont des images
13:02fournies par l'armée.
13:02Aujourd'hui,
13:03il y a eu ces frappes,
13:04hier évidemment,
13:04on est à plus de 300 morts
13:05pour les frappes israéliennes
13:07d'hier.
13:08Comment est-ce que vous qualifiez
13:09ce qu'a fait Israël hier ?
13:12Les attaques
13:13qui ont été menées
13:14par Israël hier
13:15sur le Liban
13:17sont profondément
13:18disproportionnées.
13:20Il y a eu,
13:21dans cette guerre
13:22qui a été déclenchée
13:23par le Hezbollah,
13:24de nombreuses victimes
13:25civiles,
13:26il y a eu des journalistes
13:27qui ont été tués,
13:27des personnels de santé
13:28qui ont été tués
13:30et il y a une déstabilisation
13:32profonde,
13:32donc c'est une réponse
13:34disproportionnée.
13:35J'ai entendu ce soir
13:37que les Etats-Unis
13:38avaient demandé
13:39aux Israéliens
13:40de calmer
13:42leurs opérations au Liban.
13:43Tout ce qui va
13:43dans le sens
13:44de la désescalade
13:45en ce moment
13:47est à prendre
13:49et je sais,
13:50en tout cas,
13:51nous plaidons
13:52auprès des Etats-Unis,
13:53auprès de tous les...
13:55dans tous les contacts
13:56que nous avons
13:56pour que le Liban
13:57soit inclus dans le CCEP.
13:58Pardon,
13:58vous dites disproportionnées
13:59mais je trouve que ça ne colle pas
14:00complètement avec ce que vous décrivez là
14:01quand vous dites
14:02qu'il y a des journalistes
14:02qui ont été pris pour cible,
14:04qu'il y a des personnes...
14:04Je peux vous dire
14:05que c'est inacceptable
14:06de viser des journalistes
14:08des services médicaux
14:09comme de s'en prendre
14:09à des soldats de la finule
14:10que cela vienne du Hezbollah
14:12ou d'Israël.
14:12Donc la France condamne
14:14et après ?
14:15Qu'est-ce qui se passe après ?
14:16Une fois qu'on a condamné,
14:17que vous condamnez
14:18ce qui s'est passé hier.
14:19Qu'est-ce que l'on peut faire ?
14:20Qu'est-ce que la France peut faire
14:21de plus ?
14:22Alors,
14:23la France est aux côtés du Liban
14:24et ce n'est pas du tout négligeable.
14:27Ce n'est pas du tout négligeable
14:28parce que c'est évidemment
14:29aux Libanais
14:30de décider
14:31et d'ailleurs,
14:33c'est ce qu'ils ont fait
14:34dans les mois
14:35qui ont précédé
14:35la reprise de la guerre
14:37en disant qu'ils voulaient
14:39obtenir le monopole des armes,
14:42affirmer la souveraineté
14:43de l'État libanais
14:44sur l'ensemble du territoire.
14:45C'est ce qu'on doit accompagner.
14:46C'est pour ça
14:47qu'on doit accompagner le Liban.
14:48C'est aussi une garantie
14:50pour Israël
14:50que le Hezbollah
14:52ne pourra plus les menacer.
14:53Bon,
14:54je ne peux pas vous dire
14:56que...
14:56Je regardais juste avant
14:57de venir vous rejoindre.
14:58la situation n'est pas du tout calme
15:00à Beyrouth.
15:01Il y a encore des tirs de roquettes
15:02ce soir,
15:02il y a encore des sirènes d'alerte
15:03en Israël, etc.
15:04La situation n'est pas calme.
15:05Bon,
15:06il faut qu'on garde
15:08la perspective.
15:09J'ai vu aussi
15:10que les autorités
15:11libanaises
15:12et puis ce soir,
15:13les autorités israéliennes
15:15envisageaient
15:15des pourparlers direct.
15:17Là aussi,
15:17nous,
15:18on est là
15:18pour accompagner,
15:19pour aider.
15:20Il y a un mécanisme tripartite
15:21qui existe avec les États-Unis
15:23qui avait permis
15:24la dernière fois
15:24qu'il y avait eu
15:27un cessez-le-feu.
15:28Bon,
15:29ce n'est pas du tout
15:29le même niveau cette fois,
15:30c'est allé beaucoup plus loin,
15:32mais je pense que
15:33c'est la voie à suivre.
15:34Voilà,
15:36on doit renforcer
15:37l'armée libanaise,
15:37on doit les aider,
15:38on doit agir
15:40sur le plan diplomatique,
15:41agir en soutien.
15:42On a aussi
15:43des moyens
15:43qui sont dans la région
15:45en Méditerranée orientale.
15:46Tout ça,
15:47ça compte.
15:47Ce n'est pas vrai
15:47que ça ne compte pas.
15:48Et j'ajoute
15:49qu'on est importants
15:51dans la négociation
15:52et dans la discussion
15:52parce qu'on parle
15:53à tout le monde
15:53dans la région,
15:54à tout le monde.
15:55Et qu'on a des soldats
15:56au Sud Liban.
15:57Petite incise
15:57parce que vous disiez
15:58qu'il pourrait y avoir
15:58des pourparlers
15:59la semaine prochaine
16:00entre Israéliens.
16:01Je n'ai pas dit ça,
16:01ça c'est ce qui a été annoncé.
16:03Je confirme,
16:04en tout cas,
16:04les sources ce soir,
16:05un certain nombre de sources
16:06expliquent qu'il pourrait y avoir
16:07des pourparlers
16:08la semaine prochaine
16:08entre Israéliens
16:11et Libanais
16:11des pourparlers directs.
16:12Ce serait absolument historique
16:14parce que les deux pays
16:15ne se parlent pas.
16:16Le Liban ne reconnaît pas,
16:18je parle sous le contrôle
16:18du Lys Gosset,
16:19ne reconnaît pas Israël.
16:20Et réciproquement.
16:21Et réciproquement.
16:22Et on a appris
16:22que le Premier ministre libanais
16:23devait se rendre à Washington
16:24la semaine prochaine,
16:25que c'est pour parler
16:26pourrait avoir lieu
16:26du côté des États-Unis.
16:28Je referme cette parenthèse
16:29pour montrer la portée historique
16:31de ce qui pourrait se passer.
16:31Mais ça serait une bonne nouvelle
16:32s'il y avait des négociations,
16:33c'est ce que réclamait la France.
16:34Est-ce que vous saluez ?
16:35On est complètement
16:36aux côtés du Liban
16:37pour ça,
16:38aux côtés du Liban
16:38pour qu'il soit inclus
16:41dans le cessez-le-feu
16:41et qu'il y ait
16:42une cessation des hostilités
16:43puisque ça doit faire partie
16:45du cessez-le-feu
16:45et de la reprise
16:46des négociations.
16:47Et puis on est aux côtés
16:48du Liban aussi
16:49pour tout ce qui permettra
16:51la réaffirmation
16:52de la souveraineté
16:52et de l'intégrité
16:53éditoriale du Liban.
16:54Oui, j'ajoute
16:55qu'on est aussi aux côtés
16:56d'Israël
16:56pour que les attaques
16:57du Hezbollah cessent.
16:58C'est clair comme position.
16:59J'ai dit tout à l'heure
17:00la France condamne
17:01et après, un exemple,
17:03il y a un accord qui existe
17:08pour favoriser le commerce
17:10entre ces deux zones-là.
17:11Est-ce qu'il faut en sortir ?
17:12Est-ce qu'il faut y mettre fin ?
17:14Bon, ce n'est pas tout.
17:15Là, on est quand même loin
17:16de mon rôle aux armées
17:17mais ce n'est pas
17:18ce qui est sur la table aujourd'hui.
17:19Je crois qu'on est quand même
17:20dans une phase
17:22de reprise,
17:23de tentative
17:24de diplomatie.
17:25Il faut y croire.
17:27Il faut essayer.
17:28Je sais que...
17:28Je comprends...
17:29J'entends les doutes.
17:30La situation au Liban
17:31est terrible.
17:32La déstabilisation régionale
17:33est profonde.
17:33Le cessez-le-feu est fragile
17:35entre l'Iran,
17:36les États-Unis et Israël.
17:37Le détroit d'Ormouz
17:38est encore bloqué.
17:39Il y a des conséquences pour nous.
17:40Voilà.
17:40C'est une guerre
17:41qu'on n'a pas choisie
17:41dans laquelle on a eu
17:42une ligne de cohérence importante
17:44mais qui n'est pas juste dépourvue.
17:46Ce n'est pas que des mots.
17:47Voilà.
17:47C'est ce que je veux dire.
17:48On fait quand même
17:48une démonstration,
17:49encore une fois,
17:50de moyens dans la région.
17:51On a des soldats
17:52dans la région
17:53qui continuent de se battre
17:54contre le terrorisme,
17:55de venir en appui
17:56à la paix
17:56et à la stabilité
17:57dans le sud-Liban.
17:58Donc, on est très présents.
17:59On parle à tout le monde.
18:00Je peux comprendre
18:01que ça soit moins visible
18:07puisque la FINUL,
18:08donc les soldats
18:09des Nations Unies
18:10dont la France
18:11a un contingent
18:11de 700 militaires,
18:13ne remplit pas son rôle
18:15à plein,
18:15notamment pour désarmer
18:17le Hezbollah.
18:17Comment vous réagissez ?
18:19La FINUL a un mandat
18:21qui est défini
18:22par le Conseil de sécurité
18:23des Nations Unies
18:24qui est de venir
18:24en appui
18:26des forces armées libanaises.
18:27J'entends que
18:28le désarmement du Hezbollah
18:30est une priorité
18:30pour Israël.
18:31Je peux comprendre,
18:32encore une fois,
18:32c'est le Hezbollah
18:33qui a précipité
18:34le Liban dans la guerre.
18:35Oui, il faut que l'État
18:36libanais retrouve
18:37le monopole des armes.
18:38Pour ça,
18:38il faut renforcer
18:40l'État libanais
18:41et les capacités
18:41des forces armées libanaises
18:42et il faut qu'il y ait
18:44un cessez-le-feu
18:45et qu'il y ait
18:45une perspective,
18:46une perspective
18:48autre que la guerre.
18:50Avant le cessez-le-feu,
18:51avant le début de la guerre,
18:52y avait-il une perspective
18:53concrète
18:54en vue de ce désarmement ?
18:55Parce qu'il y a quand même
18:56des avocats du diable
18:56qui disent,
18:57vous voyez,
18:57c'est quand même
18:58l'usage de la force
18:59qui amène aujourd'hui
19:00à ce qu'au Liban,
19:01on dit,
19:01ok, on va tenter
19:02de prendre le monopole
19:04sur les armes
19:05et donc de désarmer
19:06le Hezbollah
19:07alors que ça semblait
19:08absolument infaisable.
19:09Qu'est-ce que vous répondez
19:09à ceux qui disent
19:10que finalement,
19:11la force a peut-être
19:11aidé la diplomatie
19:13dans le domaine ?
19:14Je pense que
19:15ce qui compte le plus,
19:17c'est de ne pas donner raison
19:18au pire dans tous les cas.
19:20Voilà.
19:20Et c'est de, au contraire,
19:22contredire le scénario du pire.
19:23Et le fait qu'il y ait
19:25un chemin
19:27vers des négociations
19:28pour le Liban,
19:29le fait qu'il y ait
19:29un chemin
19:30vers le monopole
19:32des armes
19:32à l'État libanais,
19:34le fait qu'il y ait
19:34un chemin
19:35pour une plus grande
19:36sécurité des populations
19:37du nord d'Israël
19:37est le plus important.
19:39Voilà.
19:39C'est à ça qu'on doit
19:40s'atteler maintenant,
19:41point barre.
19:42Et la France,
19:42de ce point de vue-là,
19:43est en plein soutien.
19:45On va parler dans un instant
19:46des négociations
19:47qui s'ouvrent au Pakistan.
19:47On essaie de voir
19:48ce que la France
19:48peut jouer comme rôle
19:50dans ces négociations-là.
19:51Juste une question
19:53importante,
19:53Madame la Ministre,
19:54ce soir.
19:54Est-ce que vous nous confirmez,
19:56et je voudrais parler
19:56d'Arnaud Friand,
19:57ce soldat qui a été tué
19:59en Irak,
20:00six soldats français
20:01qui avaient été blessés
20:02au début de cette guerre,
20:03est-ce que vous nous confirmez
20:04que les responsables
20:06présumés de cette attaque
20:07contre une base
20:08où il y avait
20:08des soldats français
20:09ont été arrêtés
20:10par les Irakiens ?
20:11Est-ce que vous nous confirmez
20:12cette information-là
20:13ce soir ?
20:13Alors, non,
20:14je ne vous la confirme pas,
20:15ni ne l'infirme,
20:16je n'ai pas l'information.
20:19Mais par contre,
20:20ce que je sais,
20:21d'abord,
20:22je veux à nouveau
20:23rendre hommage
20:23à nos soldats.
20:24Je parlais de la lutte
20:25contre le terrorisme
20:26il y a quelques instants.
20:28Ce qui s'est passé
20:29dans la région
20:30a beaucoup déstabilisé
20:31l'Irak.
20:33C'est très courageux
20:34de la part
20:35de nos soldats
20:36de continuer
20:37à se battre
20:37contre le terrorisme.
20:38Je rappelle qu'on le fait
20:39pour nous-mêmes,
20:40pour notre propre sécurité
20:41et pour la stabilité
20:42et la souveraineté
20:43de l'Irak.
20:44La coordination
20:44avec les autorités
20:46irakiennes
20:46est bonne.
20:47Il faut qu'elle continue.
20:49Voilà,
20:50honnêtement,
20:51je n'ai pas plus
20:51à ajouter sur ça ce soir.
20:52D'après les informations
20:53que nous avons,
20:54ce seraient des membres
20:54d'une milice chiite
20:55liée à l'Iran.
20:57C'est ce qui avait revendiqué
20:58d'ailleurs l'attaque.
20:59Ce sont des informations
21:00recueillies par les reportages
21:01de BFMTV.
21:02Je voulais savoir
21:02si vous nous apportiez
21:03cette confirmation.
21:03Il y a donc des négociations
21:04qui s'ouvrent dans 48 heures
21:06entre les Américains
21:07et les Iraniens.
21:08Est-ce qu'on a le moindre rôle
21:09à jouer directement
21:10dans ces négociations-là ?
21:11On sera à Islamabad
21:12ou pas ?
21:14Non.
21:14En fait,
21:15vous savez,
21:15un cessez-le-feu,
21:16ça se discute
21:17entre les belligérants.
21:18Et comme on n'est pas belligérants,
21:20ce n'est pas un scandale
21:21qu'on ne soit pas
21:22dans la négociation
21:23d'un cessez-le-feu
21:23dans une guerre qu'on ne fait pas.
21:25Par contre,
21:25on va peser.
21:26On va peser
21:27parce qu'il y a quand même
21:29dans la période
21:30une sorte de prime
21:31à la cohérence,
21:32une sorte de forme
21:33de la cohérence.
21:33Quand vous êtes capable
21:34de dire
21:34voilà,
21:35moi,
21:35quels sont mes objectifs ?
21:36C'est-à-dire
21:37la sécurité de mes ressortissants,
21:39le partenariat de défense
21:40avec les pays du Golfe
21:41qu'on a honoré,
21:42la paix et la stabilité régionale,
21:44la lutte contre le terrorisme,
21:46la libre circulation maritime.
21:47Quand vous êtes capable
21:48de venir à l'appui
21:49de ses objectifs
21:50avec une posture militaire
21:51qui y correspond
21:52et quand par ailleurs
21:53vous êtes capable
21:54d'agréger autour de vous
21:55beaucoup de partenaires,
21:56vous pesez.
21:58Et de ce point de vue-là,
21:59je pense qu'on peut apporter
22:00des solutions
22:00dans la période qui s'ouvre
22:02et je pense qu'on a une voix,
22:04nous, Européens,
22:04qui va être importante
22:05et qui va peser.
22:06Mais je vais vous donner
22:07un exemple.
22:07Le Liban,
22:08il y a un débat
22:09depuis 48 heures
22:10pour savoir si le Liban
22:10fait partie ou pas
22:12du cessez-le-feu,
22:13fait partie ou pas
22:14de l'accord
22:14qui va être discuté.
22:15À l'instant,
22:16du côté iranien,
22:17on le dit,
22:19il est dit par les Iraniens
22:22ce soir,
22:22par celui qui devrait mener
22:23la délégation iranienne
22:24Khalibaf,
22:25que le temps est en train
22:26de tourner,
22:27que ça suffit
22:27et que le Liban
22:28doit être inclus
22:28dans ces négociations-là.
22:30Qu'est-ce que dit la France
22:31à ce propos ?
22:32Est-ce que le Liban
22:32doit aussi faire partie
22:33de ce qui sera discuté
22:34autour de la table au Pakistan ?
22:36Alors, on a dit
22:36depuis le début
22:38du cessez-le-feu
22:38que le Liban
22:39devait être inclus
22:39dans le cessez-le-feu
22:40très clairement.
22:42Maintenant,
22:42je ne vais pas donner écho
22:44au chantage iranien
22:45sur le cessez-le-feu.
22:46Si la France veut
22:47que le Liban
22:48soit inclus dans le cessez-le-feu,
22:49c'est bien pour qu'il y ait
22:49une perspective de sécurité,
22:51de stabilité
22:52et de respect
22:52de la souveraineté libanaise
22:53en même temps
22:53que de la sécurité israélienne.
22:55Je pense qu'on ne peut pas
22:57juste donner le sentiment
22:58de faire écho
22:59à une posture
22:59de négociations iraniennes non plus.
23:00Vous avez dit
23:01que la France et l'Europe
23:02pourraient proposer
23:03des solutions
23:03pour conforter l'idée
23:06qu'il y ait des négociations
23:06qui aboutissent
23:07à un accord de paix.
23:09Qu'est-ce que c'est
23:09que ces solutions-là ?
23:10Et puis,
23:11une question quand même,
23:12quelle est la position
23:12de la France
23:13sur l'uranium enrichi
23:14qui a disparu
23:15des 440 kilos ?
23:16Est-ce que vous savez
23:16où ils sont ?
23:17Les Américains disent
23:17qu'on sait où il est.
23:19Est-ce que la France le sait
23:21et est-ce qu'elle pourrait
23:21participer par exemple
23:23à l'extraction
23:24de cet uranium,
23:26à sa mise en lieu sûr ?
23:27Et quelles sont les solutions
23:28que vous pensez
23:29pouvoir promouvoir ?
23:30Mais on en a promu
23:32des solutions.
23:33L'accord sur le nucléaire iranien
23:35qui est le seul moment
23:36dans les 20 dernières années
23:37où le programme nucléaire iranien
23:38a été sérieusement
23:39mis sous contrôle.
23:40Je rappelle que c'est quand même
23:41les Européens qui avaient commencé
23:43à le négocier en 2003.
23:45Donc on a une immense expertise
23:46sur le dossier nucléaire iranien.
23:48On a de très bonnes relations
23:49avec l'Agence internationale
23:50pour l'énergie atomique
23:51qui depuis le début
23:52de cette guerre
23:53alerte sur ce sujet
23:54en disant
23:54il faut revenir à la table
23:55des négociations
23:56sur le nucléaire.
23:57Il est évident
23:58qu'on a une expertise
24:00en la matière
24:00qu'on peut apporter.
24:01Ce n'est pas nous
24:02qui avons dénoncé
24:03l'accord sur le nucléaire iranien.
24:05Ce n'est pas nous,
24:06c'est les Etats-Unis
24:07qui l'ont dénoncé
24:07et ce sont les Iraniens
24:09qui n'ont pas respecté
24:09leurs obligations nucléaires.
24:10Alors l'une des solutions
24:11ce serait le retour
24:11des inspecteurs de l'AEA
24:13en Iran par exemple ?
24:13Mais tout le cadre
24:14qui a été construit
24:15sur la mise sous contrôle
24:17du nucléaire iranien
24:17est par définition valable.
24:20On est quand même
24:21en train de se dire
24:22enfin on parle de l'Iran
24:23ce n'est pas non plus
24:24un défenseur du droit international.
24:26L'Iran,
24:26ils ont violé
24:27leurs obligations nucléaires,
24:28déstabilisé la région
24:29avec des milices,
24:31massacré leur population.
24:32Donc il ne faut pas
24:33tout inverser.
24:33Nous, on a un cadre
24:34et une expertise
24:36de négociation
24:36qui nous permettent
24:38d'apporter des réponses
24:39sur le nucléaire iranien.
24:40Ça a été prouvé.
24:42Voilà.
24:42Malheureusement,
24:42ce cadre,
24:43il y a longtemps,
24:44a été dénoncé
24:45et encore une fois,
24:46l'Iran,
24:46à chaque fois que les Européens
24:47sont revenus vers l'Iran
24:48avec des propositions
24:49crédibles et sérieuses,
24:50n'ont pas voulu
24:51respecter leurs obligations
24:52nucléaires
24:52et n'ont pas choisi
24:53la voie de la négociation.
24:54Bon, maintenant,
24:55on se remet,
24:55les Américains
24:56et les Iraniens
24:57se mettent autour de la table
24:58pour discuter d'un cessez-le-feu.
25:00C'est le début
25:00d'une négociation
25:01qui va porter
25:02sur le nucléaire,
25:03sur le balistique,
25:03sur la stabilité régionale.
25:04Oui, l'Uranium enrichit,
25:05alors.
25:05Le savez-vous ?
25:06Est-ce que la France le sait ?
25:07La France a des éléments
25:08de renseignement propres
25:09et des éléments
25:10de renseignement partenariaux,
25:12en partenariat,
25:13simplement,
25:14le problème
25:15n'est pas tellement
25:16de savoir
25:17comment on extrait
25:18et comment on n'extrait pas.
25:19Le problème,
25:19c'est de savoir
25:20comment,
25:21par la négociation,
25:21on arrive à mettre
25:22ce programme sous contrôle
25:23et comment on fait en sorte
25:25que l'Iran
25:26respecte ses obligations
25:27internationales.
25:28De toute évidence,
25:29nous,
25:29notre choix n'a pas été
25:30de le faire par des moyens militaires.
25:32Voilà.
25:33Maintenant,
25:33encore une fois,
25:34il y a une période
25:34de négociation qui s'ouvre
25:35dans laquelle la France
25:36et l'Europe
25:36avec ses partenaires,
25:37c'est-à-dire beaucoup de monde,
25:39parce que l'essentiel
25:40des partenaires internationaux
25:41sont plutôt pour
25:42le retour à la stabilité régionale,
25:44le retour au respect
25:46par chacun
25:46de ses obligations internationales
25:48et la libre circulation
25:49dans les trois dormous.
25:50Ça n'est pas vrai
25:50que ça ne pèse pas,
25:51j'en suis sûre.
25:53Et on va en reparler
25:53dans une seconde.
25:54Merci Madame la ministre
25:54d'avoir été avec nous ce soir
25:56en directe
25:56dans cette édition spéciale
25:57sur BFM TV.
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