- il y a 7 semaines
Retrouvez notre soirée spéciale "Guerre au Moyen-Orient", présentée par Maxime suitek, sur BFMTV ce jeudi 9 avril 2026.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Bonsoir à toutes et à tous dans 48 heures, début des négociations au Pakistan.
00:04Mais ce soir, qui respecte vraiment l'accord de cesser le feu ?
00:07Les Iraniens n'ont toujours pas débloqué Hormuz.
00:10On y sera dans un instant, contrairement à leurs promesses.
00:12Pire, ils affirment à nouveau qu'ils ont miné le détroit.
00:15Israël a encore bombardé le Liban aujourd'hui, on en parle à l'instant, après les 300 morts d'hier.
00:20Donald Trump se retrouve obligé ce soir de demander à Benyamin Netanyahou de calmer ses frappes.
00:26On va le voir, pour ne pas mettre en péril, les négociations capitales qui vont s'ouvrir.
00:31On voit que tout ne tient qu'à un fil ce soir et on va en parler évidemment tous ensemble.
00:35Avec d'abord, et ça reste le point de crispation, le point de blocage le plus flagrant ce soir, le
00:39détroit d'Hormuz.
00:40Les Iraniens s'étaient engagés à l'ouvrir, il est toujours bloqué ce soir.
00:44Les Iraniens disent même qu'ils l'ont miné, je vous le disais.
00:46Ce qui amène Trump à mettre la pression sur les pays de l'OTAN pour aller le débloquer.
00:52On va en parler tous ensemble.
00:53Je commence avec vous Elza Vidal. On a un pétrolier non iranien qui a passé le détroit d'Hormuz aujourd
00:59'hui.
01:00Qu'est-ce que c'est ? Pourquoi est-ce que les Iraniens refusent ce soir toujours de respecter leur
01:06parole d'une certaine manière ?
01:07Ils avaient promis d'ouvrir le détroit.
01:09Parce que ça reste leur carte maîtresse à l'approche des négociations.
01:14Ils porteront d'ailleurs sur le cadre et sur le contenu des négociations.
01:20On ne va pas rentrer dans l'huile du sujet samedi.
01:22On va préparer, on va se mettre d'accord sur le déroulé et sur les sujets qui seront abordés.
01:28Et là, la carte qui reste aux Iraniens pour faire comprendre que les frappes sur le Liban ne leur conviennent
01:36pas,
01:36c'est la carte maîtresse.
01:38Ils sont assis sur le détroit d'Hormuz.
01:40La vraie question, c'est pourquoi est-ce que Donald Trump réagit si peu ?
01:45Lui qui nous a habitués à être tonitruants à la moindre frustration ou au moindre obstacle,
01:52pourquoi tolère-t-il finalement que les Iraniens usent de cette carte ?
01:57Est-ce que c'est parce que ça lui permet de les blâmer pour les violations du cessez-le-feu
02:01et non pas de dire qu'Israël lui a à nouveau forcé la main ?
02:06Ça pourrait être une piste d'explication, mais pour moi, ça reste d'abord un mystère.
02:10– Sergueï, est-ce que vous arrivez à lever ce mystère-là ?
02:12Pourquoi est-ce que Trump ne dit rien aux Iraniens pour l'instant
02:15qui continuent de bloquer, voire de miner,
02:18même si on met un grand point d'interrogation dessus de ça,
02:21de miner le détroit d'Hormuz ?
02:22– Pour moi, l'explication est assez simple,
02:25parce que c'est lui le responsable de tout ça.
02:28Parce que c'est à cause de sa guerre qu'on est arrivé à cette situation.
02:32Avant cette guerre, le détroit était libre.
02:35C'est lui, avec cette guerre, qui a provoqué tout ça.
02:39Et en plus, vous avez vu, on a vécu le choc dans la nuit de mardi à mercredi,
02:45parce qu'en fait, on avait le sentiment d'être la veille de la Troisième Guerre mondiale,
02:49d'extermination de l'Iran.
02:52Nicolas nous a parlé des bombes nucléaires,
02:55parce qu'il a entendu J.D. Vensa en Hongrie.
02:57– Ah, ça vous a marqué ça.
02:58– Ah, ça va marquer, vous aussi, d'ailleurs, vous n'étiez pas d'accord avec ça.
03:03– On ne va pas refaire le débat.
03:04– Et donc, bien évidemment, je crois qu'à Trump,
03:06on lui a expliqué quand même qu'il est allé très très loin mardi,
03:10et qu'il fallait quand même se calmer,
03:12et peut-être on lui a donné un bon médicament.
03:14– Bon, on a vu les images, je ne sais pas si on peut revoir les images,
03:17du trafic maritime dans l'étroit d'Hormuz, ça ne passe toujours pas.
03:20On le disait, il y a un navire non iranien qui est passé aujourd'hui,
03:22en tout cas un pétrolier.
03:23– Un soudanais qui allait en Inde.
03:25– Un gabonais qui allait en Inde.
03:26– Oui, un gabonais.
03:27– Un pavillon gabonais qui allait en Inde.
03:30El Zaldizé, Nicolas Poincaré, c'est le meilleur atout des Iraniens,
03:33et pas question de le lâcher à 48 heures du début des négociations.
03:36Ils veulent arriver au Pakistan en disant, regardez,
03:38regardez ce qu'on a dans la main.
03:39– Évidemment, c'est leur carte maîtresse,
03:40et pourquoi Trump ne dit rien ?
03:42Parce qu'il ne peut rien, il peut les forcer à rien.
03:44Comment voulez-vous qu'on ne peut pas ouvrir ce détroit ?
03:47C'est extrêmement facile de le fermer,
03:49soit avec des mines,
03:50soit simplement en menaçant d'envoyer un drone
03:52sur un tanker qui passerait,
03:54soit en empêchant même en amont ou en aval,
03:57enfin bref, c'est extrêmement simple de le bloquer,
04:00et c'est extraordinairement difficile,
04:03voire impossible de le débloquer.
04:04Donc Trump, qui espère,
04:06c'est le feu qui espère une sortie de crise,
04:08qui espère des négociations ce week-end à Islamabad,
04:10il ne peut qu'attendre, croiser les doigts,
04:11et espérer que les Iraniens se détendront
04:14au cours des futures négociations.
04:16– On va aller voir Boris Karlamov du côté des Pays du Golfe,
04:18Abu Dhabi ce soir avec vous, Boris,
04:21avec un détroit qui est toujours bloqué,
04:23des Iraniens qui ne bougent pas,
04:24qui laissent passer les bateaux au compte-gouttes.
04:27Ça fait 48 heures que le cessez-le-feu a été décrété,
04:30et les Iraniens refusent, eux, de respecter leur parole.
04:34– Absolument, il y a un bras de fer qui se poursuit
04:39depuis 48 heures désormais,
04:41mais il y a ce fait notable, vous l'avez dit Maxime,
04:43puisque un navire, un pétrolier non iranien
04:46a pu franchir aujourd'hui le détroit d'Hormuz,
04:50le navire MSG battant pavillon gabonais.
04:53C'est le tout premier pétrolier non iranien
04:56a emprunté cette voie depuis l'entrée en vigueur
04:59de ce cessez-le-feu, désormais depuis 48 heures.
05:02Jusqu'à présent, deux autres pétroliers iraniens.
05:05Et si Vrakière avait pu emprunter la voie maritime
05:09recommandée par les gardiens de la révolution iranien,
05:12passant donc à proximité de l'île de l'Arak,
05:15la marine des gardiens de la révolution iranien
05:18a annoncé que les navires passant par le détroit d'Hormuz
05:21devaient emprunter deux routes alternatives
05:24proches des côtes iraniennes,
05:27car de potentielles mines pourraient se trouver
05:30sur l'itinéraire habituel.
05:32En passage, oui, mais à quel prix à l'avenir,
05:35puisque les dirigeants iraniens ont décidé
05:38de faire payer éventuellement un droit de péage,
05:42une taxe pour ce passage du détroit d'Hormuz.
05:45D'après le Financial Times,
05:46le régime iranien compte demander un dollar par baril
05:49transitant par Hormuz, payable en crypto-monnaie.
05:52Avant la crise, 20 millions de barils en moyenne
05:55passés chaque jour par ce détroit
05:57qui cristallise ces tensions,
06:00et ce, 41 jours après le début de cette guerre.
06:03Maurice Karlamoff avec Margosev.
06:05On a ces informations autour du détroit d'Hormuz,
06:08on va y revenir.
06:08On a aussi l'information qui nous arrive du Koweït ce soir,
06:10Isabelle.
06:10Parce que le Koweït dit faire face à une attaque de drones,
06:14c'est l'armée du Koweït qui annonce ça ce soir.
06:16Pierre Berthelot, je le disais,
06:17tout ça ne tient qu'à un fil.
06:18Les négociations dans 48 heures ne tiennent qu'à un fil.
06:20Les Iraniens avec le détroit d'Hormuz,
06:22on verra qui cible le Koweït ce soir,
06:24mais il y a quand même de grandes chances
06:25pour que ce soit les Iraniens,
06:26ou en tout cas des groupes affiliés au régime iranien,
06:31ça ne tient vraiment qu'à un fil.
06:33Tout peut déraper à tout moment.
06:35Oui, tout à fait, parce que dans la nouvelle équation stratégique,
06:37il y a quelque chose qui est totalement nouveau,
06:39c'est la question libanaise.
06:41Parce que quand on regarde historiquement,
06:43il y avait ce soutien, bien sûr, de l'Iran au Hezbollah,
06:46mais jamais il avait dit, si le Hezbollah est frappé,
06:50nous on va frapper directement,
06:52on va répliquer indirectement.
06:54Donc ça, c'est une grande nouveauté,
06:56et ça donne un levier qui est redoutable pour Israël,
06:58parce que si les États-Unis ne se réimpliquent plus dans ce conflit,
07:04il va y avoir face à face l'Iran et Israël.
07:07Donc, les Iraniens diront,
07:08écoutez, nous, tant que vous ne frappez pas le Hezbollah,
07:11on ne bouge pas,
07:12et à chaque fois que vous frapperez le Hezbollah,
07:14on va bouger.
07:15Donc, et c'est ce qui est en train de se passer,
07:17et Netanyahou est très embêté.
07:18Alors, est-ce que c'est les dernières tentatives de frappe,
07:22on nous parle de frappe ce soir,
07:23mais sur des sites du Hezbollah,
07:25les dernières tentatives...
07:26Frappes israéliennes, absolument.
07:27Tout à fait, avant la mise en place du cessez-le-feu,
07:29parce que ça sera difficile à ce moment-là,
07:31de Netanyahou, pour lui,
07:32de continuer à frapper le Hezbollah,
07:34parce qu'il sera accusé, à ce moment-là,
07:36d'être le fauteur de troubles.
07:38Donc, peut-être...
07:39Mais c'est pas bon, ça veut dire que,
07:40par rapport au Détroit,
07:41on pourrait avoir, chaque jour,
07:44chaque semaine, chaque mois,
07:45on ouvre, on ferme, on ouvre, on ferme.
07:47C'est une écluse,
07:48donc ce serait, effectivement,
07:49un bouleversement stratégique,
07:51parce qu'ils auraient un atout
07:53qui, d'un point de vue stratégique,
07:55et je parle sous le contrôle d'un militaire,
07:56vaut plus qu'une arme nucléaire,
07:58parce qu'une arme nucléaire,
07:59c'est une arme de non-emploi, finalement,
08:00qui fait très peur,
08:02mais là, c'est du concret,
08:04et c'est très facile pour les Iraniens.
08:06Ils vont dire, écoutez,
08:07aujourd'hui, vous avez frappé,
08:08et même, on pourrait imaginer
08:09que l'équation palestinienne
08:11rentre dans le jeu.
08:12Vous avez frappé en Cisjordanie ou à Gaza,
08:15ou on ferme le Détroit,
08:16on ouvre, on ferme.
08:17Voilà.
08:18Et le deuxième élément,
08:19très important,
08:20c'est une carte majeure,
08:21parce que,
08:21s'ils font payer cette taxe,
08:23il y a des évaluations économiques
08:25qui disent que ça pourrait rapporter
08:27plusieurs dizaines de milliards
08:28de dollars par an
08:29et faire augmenter le PIB iranien
08:31de 20%.
08:32Vous vous rendez compte ?
08:32On a fait le calcul hier soir en plateau,
08:34on était autour de 90 milliards.
08:35Le grand continent va un peu plus loin,
08:37il pousse jusqu'à 120 milliards,
08:39mais bon,
08:39hypothèse ultra-maximale.
08:40Ce serait entre 15 et 20%
08:42du PIB iranien
08:43qui pourrait s'accroître chaque année,
08:45si jamais, effectivement,
08:48il menait ses menaces
08:50à aller jusqu'au bout.
08:51Le capitaine Brault est avec nous.
08:52Bonsoir, mon capitaine,
08:53et merci d'être là,
08:53un capitaine de la Légion étrangère
08:54auteur de donner l'or ne suffit pas.
08:56Je voudrais avec vous
08:56qu'on revoie la carte
08:57que l'on voyait à l'instant
08:58parce que les Iraniens
08:59ont donné cette carte-là aujourd'hui,
09:01on les a regardées.
09:03Pour les rares bateaux
09:04qui voudront passer,
09:05il faut passer via le trajet rouge,
09:07les flèches rouges au nord,
09:09parce que dans les zones violettes,
09:10il y a des mines.
09:12Alors tout le monde dit,
09:13peut-être que c'est vrai,
09:15on n'en sait rien.
09:16D'abord, comment on fait
09:17pour aller vérifier ça ?
09:18Qui peut vérifier ça ?
09:20Dans les armées françaises,
09:21là, au sein de la marine,
09:22on a des bâtiments
09:24qui sont spécialisés
09:25dans la lutte contre le minage.
09:26Il y a des appareils de sonar.
09:28On a aussi développé des drones
09:30qui peuvent faire
09:31des cartographies sous-marines,
09:32essayer d'aller détecter ces mines.
09:34Bien sûr, ça, c'est aussi
09:35des moyens qui sont en train
09:36de se renforcer avec de l'IA.
09:39Les dernières lois,
09:40les derniers moyens
09:41qui ont été mis
09:41au sein de la Marine nationale
09:42sur ces capacités
09:44ont développé et ont enclenché
09:46une action de renouvellement
09:47de ces matériels,
09:48notamment leur dronisation.
09:50Donc, ces matériels, ils existent.
09:51On est capable d'avoir
09:53des actions de déminage.
09:54On l'a déjà fait par le passé,
09:55notamment sur du terrestre.
09:56Moi, je vous le dis,
09:56je suis un terrien.
09:57J'ai eu des spécialistes
09:59sous mes ordres des déminaires
10:00qui sont intervenus
10:00sur des munitions artificielles,
10:03artisanales,
10:04des munitions conventionnelles.
10:05C'est des capacités
10:06qu'on a gardées en France
10:07et qu'on pourrait mettre en œuvre
10:09dans un scénario comme celui-là.
10:10Ça, cette phrase d'Alle
10:11est très importante
10:11parce qu'on a gardé
10:12la capacité,
10:13notamment mine marine,
10:13on a gardé cette capacité-là
10:15en France.
10:15L'armée américaine ne l'a plus.
10:17Elle a mis son dernier déminaire
10:18à la casse au mois de janvier.
10:21Ça veut dire,
10:22Sergei Gironov,
10:23que peut-être qu'à un moment donné,
10:24Donald Trump va se tourner vers nous,
10:27en des termes peut-être plus aimables
10:29que ce qui a pu être fait
10:30ces derniers temps
10:30parce qu'il va avoir besoin
10:31de nous, de l'armée française.
10:32Ce n'est pas impossible.
10:33D'ailleurs, le président de la République,
10:34quand il était en déplacement
10:36dans la Méditerranée
10:38sur le porte-avions français,
10:40il a dit que la France,
10:42en temps de paix,
10:43en quatrième étape,
10:45ce n'était pas exclu
10:46que la France intervienne
10:48pour assurer l'ouverture
10:53du détroit de Dormuz
10:55et d'assurer la sécurité
10:57dans ce détroit,
10:58mais en temps de paix.
10:59Il faut que ça s'arrête,
11:00il faut qu'il n'y ait plus
11:01de bombardements, etc.
11:02Donc, en fait,
11:02la France n'a pas fermé la porte,
11:04au contraire.
11:05En revanche,
11:06est-ce qu'après l'échange aimable
11:10des uns et des autres,
11:12le président de la République
11:13ne mettra pas quelque chose
11:14en disant
11:15« Écoute, tu m'as parlé
11:16de ma femme,
11:18moi, je vais te répondre
11:20autrement ».
11:20Je ne crois pas.
11:22Je ne crois pas,
11:22parce qu'en fait,
11:23le président Macron,
11:24c'est un vrai président.
11:25D'ailleurs, en fait,
11:26il a attaqué
11:26d'une manière quasi frontale
11:29le président Donald Trump
11:31en disant
11:31« Ce n'est pas sérieux
11:32pour un homme d'État
11:33et pour un président
11:33de raconter n'importe quoi,
11:36de tweeter
11:37dix fois par jour
11:38ou par nuit,
11:39etc. »
11:40Non, mais la France,
11:41en fait,
11:42peut intervenir
11:43dans deux régions.
11:45D'abord,
11:46dans le Liban.
11:47Pour parler sur le Liban,
11:48la France peut intervenir
11:50parce qu'en fait,
11:50elle garde
11:51des relations
11:52très particulières.
11:53Et je vous rappelle
11:54que cette guerre
11:55a empêché
11:55un exercice commun
11:58de l'armée française
11:59avec l'armée libanaise
12:00dans le cadre
12:04de préparation
12:05de l'armée libanaise
12:06pour lutter
12:07y compris
12:09contre Hezbollah
12:09sur le territoire
12:11de Liban
12:11et deuxièmement
12:13dans le détroit
12:14d'Hormuz
12:15si les conditions
12:16le permettent.
12:17Oui,
12:17effectivement,
12:18Elsa,
12:19ça veut dire
12:19qu'aujourd'hui
12:20pour l'instant,
12:20et d'ailleurs je le dis,
12:21tout à l'heure,
12:2122h50,
12:22on sera avec
12:22la ministre déléguée
12:23aux armées
12:24Alice Ruffo.
12:25Pour l'instant,
12:25les conditions
12:26ne sont pas remplies
12:27pour qu'on aille
12:28prêter main forte
12:28à Trump
12:29et pour aller monter
12:30cette fameuse coalition
12:31pour aller débloquer
12:31Hormuz ?
12:32Non,
12:32pour l'instant,
12:33les conditions...
12:34On avait dit au départ,
12:34il faut que les combats
12:35s'arrêtent.
12:35Il y a un cessez-le-feu.
12:36Oui,
12:36alors un cessez-le-feu,
12:38tout juste nouveau-né,
12:40extrêmement fragile,
12:42qui pourrait
12:42et qui a donné
12:43des signes
12:44d'être remis en cause
12:45puisqu'il y a des frappes,
12:47il y a eu des frappes,
12:47les frappes les plus importantes
12:49de la séquence
12:50que nous avons vécue
12:50par Israël
12:51sur le Liban,
12:52que l'Iran a rappelé
12:53très fermement
12:54par la voix de Khalibaf
12:55que ce type de frappe
12:56pouvait tout remettre
12:57en cause.
12:59Ce ne sont pas
12:59les conditions
13:00dans lesquelles
13:00la France pourrait
13:02intervenir
13:04en mousse.
13:04Ça peut sembler paradoxal.
13:06On nous a dit finalement
13:06vous proposer d'intervenir
13:08quand la guerre
13:09sera terminée.
13:10Non,
13:10mais quand on sera
13:11à un passé,
13:11à un niveau de conflictualité
13:13plus bas,
13:14plus stable,
13:15qui permettra
13:16une intervention
13:16pour continuer à sécuriser
13:18parce que même
13:18dans ce cadre plus stable,
13:19il y aura des moments
13:21de tension,
13:21mais on ne peut pas
13:22aller faire du déminage
13:24sous le feu
13:25ou sous la menace
13:26d'une reprise de feu.
13:27Il y a encore
13:27une puissance de drone terrible.
13:29Nicolas Abraud
13:29dit ça, c'est sûr.
13:30Oui,
13:31il y a une opération
13:31de déminage
13:32qu'on appelle
13:32un chantier de déminage.
13:33ça se fait sous une bulle
13:34de protection,
13:35une bulle à 360.
13:36On ne peut pas envoyer
13:37des experts
13:38qui sont en face-à-face,
13:40nez à nez,
13:41avec la mine,
13:42que ce soit sous l'eau
13:42ou sur terre,
13:43sans cette bulle
13:44de protection.
13:45Donc ça exigera
13:46un vrai cessez-le-feu,
13:49une vraie bulle de protection,
13:50pas juste un dôme de fer.
13:51Ça veut dire
13:52des hommes sur le terrain,
13:53des moyens,
13:53des moyens anti-aériens,
13:54des moyens contre
13:55les drones sous-marins
13:55pour avoir le mineur.
13:57Je veux juste rendre hommage
13:58une minute à ces hommes
14:00qui se retrouvent
14:00face à des centaines
14:02de kilos d'explosifs,
14:03on est un peu seul
14:04avec soi-même
14:05à aller chercher,
14:07un peu comme le fait
14:08dans certains films,
14:08la parodie du fil rouge
14:09et du fil bleu.
14:11Mais c'est ça.
14:12Et d'ailleurs,
14:12je viens à le dire,
14:13je fais un podcast
14:13avec l'armée de terre
14:14qui s'appelle Cartier Libre
14:15et j'ai interviewé
14:15un de ces hommes,
14:16un espèce de monstre
14:18à sang-froid
14:18qui est capable
14:19d'intervenir
14:20sur ses munitions.
14:22Et il m'a partagé
14:23tout ce qu'il a appris
14:24en termes de gestion
14:24de son propre stress,
14:26de sa capacité
14:27à se surmonter,
14:27à se dépasser
14:28pour pouvoir neutraliser
14:29des engins aussi destructeurs
14:30que celui-là.
14:33Les navires démineurs
14:34que l'on a,
14:35ils ne sont pas équipés
14:36pour se défendre.
14:37Ce sont des navires de guerre,
14:38très bien,
14:39mais ils ne sont pas équipés
14:40pour se défendre
14:40face à des attaques de drones,
14:42des attaques de missiles,
14:43etc.
14:43Ce n'est pas ça.
14:43En fait,
14:44ce n'est pas son rôle.
14:45Le bâtiment là
14:46qui transporte
14:47des plongeurs démineurs,
14:48donc ça,
14:48c'est les moyens humains
14:49pour le faire.
14:50Il y a d'autres moyens
14:50pour déminer,
14:51mais c'est quand même
14:51l'homme à la fin qui agit.
14:53des sonars.
14:54Son bâtiment,
14:54c'est un bâtiment de transport
14:55avec des capacités particulières,
14:56mais il va venir
14:57au sein d'un groupe naval
14:58de protection,
15:00dans lequel il va y avoir
15:00de la protection aérienne,
15:01bien sûr.
15:02Tous les échelons
15:03et du renseignement en amont,
15:05de la visibilité carteau
15:07sur le terrain satellitaire,
15:08etc.
15:09En fait,
15:09c'est tous les moyens
15:10des armées françaises
15:11qui sont mis en œuvre
15:12pour qu'un des mineurs,
15:13à un moment,
15:14qu'un groupe des mineurs
15:15aille agir sur ces mines.
15:17Sergueï,
15:18et ensuite question,
15:19parce qu'il y en a un
15:19qui pousse derrière,
15:20qui nous pousse,
15:21c'est Trump.
15:22Vous savez,
15:23nous,
15:24on peut avoir
15:25une deuxième chance.
15:27On dit qu'un des mineurs
15:28ne se trompe qu'une fois.
15:31C'est pour comprendre
15:32le temps.
15:33Les meilleurs des mineurs
15:34sont des vieux des mineurs.
15:35Oui,
15:36effectivement,
15:37vous avez raison.
15:38Nicolas Poincaré,
15:38je disais,
15:39il y en a un qui pousse,
15:39c'est Donald Trump.
15:40On voit toute la complexité
15:41de la tâche
15:42et l'impossibilité de la tâche,
15:43en réalité,
15:44vous le disiez tout à l'heure.
15:45Sauf que Trump dit,
15:46attendez,
15:46les pays de l'OTAN,
15:47maintenant,
15:48ça suffit,
15:49il va falloir venir.
15:49Et on a de nouvelles infos,
15:51je ne sais pas si vous voulez
15:51nous en parler,
15:52Lisa Hadef,
15:52ce soir,
15:53qui est une information
15:54qui revient de plus en plus
15:55du côté de Washington
15:56sur la pression,
15:58quasiment l'ultimatum
15:59que met Trump
16:00sur les autres pays de l'OTAN
16:03pour leur dire,
16:04mais il va falloir
16:04venir m'aider,
16:05en réalité.
16:05Oui,
16:06parce que selon un haut responsable
16:07de la Maison Blanche,
16:08Trump envisage de retirer
16:10une partie des troupes
16:11américaines d'Europe
16:12à cause des tensions,
16:13dit-il,
16:14au sein de l'OTAN.
16:15Et ça se concrétise.
16:17Alors,
16:17l'info a été donnée hier
16:17par le Wall Street Journal
16:18et ça se concrétise aujourd'hui
16:19parce que visiblement,
16:20Donald Trump
16:20a discuté aujourd'hui
16:22avec ses conseillers
16:22de ce retrait
16:23qui devient donc un projet.
16:25Donc la vérité,
16:26c'est que Trump,
16:26effectivement,
16:27demande aux Européens
16:28et de façon assez désagréable
16:30et menaçante
16:30d'aller intervenir.
16:32La vérité aussi,
16:33c'est que la France,
16:34sur le papier,
16:34n'est pas contre.
16:35Il y a quand même
16:35des projets en coulisses
16:36de monter une vraie coalition
16:38pour essayer d'aller
16:40sécuriser ce détroit.
16:41Mais la troisième vérité
16:42qu'on ne peut pas ignorer,
16:43c'est que tant que les Iraniens
16:45auront décidé de le bloquer,
16:46aucune coalition
16:47ne rouvrira
16:48le trafic maritime.
16:49Je le disais tout à l'heure,
16:50beaucoup trop facile
16:51de le bloquer.
16:52Donc un jour,
16:53il y aura peut-être
16:54des frégates françaises
16:55qui amèneront
16:56un petit peu plus de sécurité,
16:58qui escorteront des bateaux,
16:59qui feront baisser la pression,
17:00mais ça ne marchera
17:01que si les Iraniens
17:03sont d'accord.
17:04Tant que les Iraniens diront
17:05le détroit est fermé,
17:07on aura beau envoyer
17:07tout ce qu'on veut
17:08et Trump aura beau nous menacer
17:10et nous on aura beau dire
17:11d'accord on envoie des frégates,
17:12ça ne changera rien.
17:13Mais juste une chose,
17:14la menace de Trump,
17:15encore une fois,
17:16elle revient tous les soirs
17:16en ce moment,
17:17d'aller retirer
17:18et les troupes américaines
17:19de pays de l'OTAN.
17:19Il y a 80 000 soldats américains
17:21dans les bases de l'OTAN.
17:23Cette menace-là,
17:24il faut commencer
17:24à la prendre au sérieux
17:25ou c'est du Trump
17:26qui fait du Trump ?
17:27Non, il faut le prendre au sérieux.
17:28Il y a même certains pays
17:29déjà où on a vu
17:30un certain nombre
17:31de soldats américains
17:32qui ont été retirés
17:33en Europe de l'Est.
17:34Et de toute façon,
17:35il a dit,
17:35parce qu'on en parle en ce moment,
17:37si jamais un pays balte
17:38était attaqué,
17:39bon, on ne va pas
17:40se battre pour eux.
17:42Donc non,
17:42il faut le prendre au sérieux.
17:44Il faut effectivement
17:46ne pas avoir
17:47toute notre sécurité
17:48entre guillemets
17:49confiée aux Américains.
17:50Donc peut-être
17:51qu'il ne le fera pas.
17:52On sait du Trump,
17:52on ne sait jamais.
17:53Mais il faut faire
17:54très attention.
17:55Mais par contre,
17:55un mot sur le rôle
17:56de la France,
17:57dans l'après,
17:58si on peut dire,
17:59si le conflit s'arrête,
18:00oui,
18:00elle a une carte maîtresse
18:01à jouer parce qu'elle a
18:02des particularités.
18:04On sait qu'on est bien vu
18:05en Iran
18:06par tout le monde,
18:07si je puis dire.
18:08Contrairement aux anglo-saxons,
18:10il y a une vieille méfiance,
18:11il y a eu
18:12des antagonismes anciens.
18:13Après,
18:13on a une base sur place
18:15à Abu Dhabi,
18:16dans le Golfe,
18:17et puis pas très loin
18:18à Djibouti.
18:19Et on a vu
18:20qu'on a quand même
18:20la troisième marine
18:22du monde militaire
18:23parce que derrière
18:24les Chinois
18:24et les Américains,
18:26il n'y a pas grand monde
18:27qui sont au niveau
18:28de la France,
18:29même si c'est encore
18:30à leur niveau,
18:31il faudrait que le PIB,
18:32le budget de la défense
18:34passe à 3%.
18:34Mais malgré ça,
18:35on voit qu'on a
18:36la plus importante force
18:38militaire navale européenne.
18:40Donc on a ses atouts
18:41donc on peut jouer
18:42un rôle dans l'après
18:44parce qu'on est aussi
18:45membre du Conseil
18:46de sécurité
18:47et une puissance nucléaire.
18:49Alors Trump,
18:49il nous dit
18:50attention,
18:50retenez-moi
18:51sinon je m'en vais,
18:53si je vais vous punir,
18:54si vous ne m'aidez pas,
18:55je me retire.
18:55Mais il se punirait
18:56lui-même aussi
18:57parce que la doctrine américaine
18:59quand même
18:59depuis des décennies
19:00et des décennies,
19:01c'est d'être présente
19:02partout dans le monde.
19:03En Europe,
19:03ils sont arrivés en 1945,
19:05ils se sont installés
19:05en Angleterre naturellement,
19:06en Allemagne,
19:07en Espagne,
19:07en Italie,
19:09à part De Gaulle
19:09qui les a virés,
19:14les Américains
19:15sont restés partout en Europe.
19:16Donc maintenant,
19:16il nous dit
19:16si vous n'êtes pas sage,
19:17on s'en va,
19:18mais sauf que ce n'est pas
19:18leur intérêt non plus.
19:19Les militaires américains,
19:21ils en ont fait
19:22un point central
19:22de leur stratégie
19:23d'être présents
19:24physiquement
19:24partout dans le monde.
19:27On va retrouver
19:27Laurence Haïm
19:28du côté de Washington.
19:29Bonsoir Laurence,
19:30avec nous en fil rouge
19:30comme tous les soirs
19:31depuis la capitale américaine.
19:33Laurence Trump
19:34a vu le patron
19:35de l'OTAN hier
19:36et bizarrement,
19:39étrangement,
19:39il n'y a quasiment pas d'image,
19:40il n'y a quasiment pas de son,
19:41on ne sait pas
19:41ce qu'ils se sont dit.
19:42Il y a un vrai flou
19:43et un vrai mystère
19:44autour de cette rencontre.
19:47Alors pour vous,
19:47je peux vous dire
19:48qu'à la Maison-Blanche,
19:49évidemment,
19:50après 90 minutes,
19:51c'était très étonnant.
19:53Ni Donald Trump
19:54ni Mark Rutte
19:54ne sont apparus
19:56devant des caméras,
19:57ça ne ressemble
19:57ni à l'un ni à l'autre
19:59après 90 minutes
20:00de rencontre.
20:01D'ailleurs,
20:02Donald Trump
20:02n'est pas apparu
20:03publiquement
20:04depuis maintenant 24 heures,
20:05il faut le noter.
20:06Mais par contre,
20:07ce matin,
20:07Mark Rutte
20:08à Washington
20:09a été parlé
20:11devant ce qui s'appelle
20:12ici un think tank
20:13et c'était
20:14le Reagan Institute
20:15et là,
20:16il y avait des journalistes
20:17qui évidemment
20:18lui ont posé
20:18des questions sur
20:19mais alors
20:20qu'est-ce qui s'est passé,
20:21qu'est-ce que vous vous êtes dit
20:22et est-ce que
20:26les Américains
20:27vont sortir de l'OTAN ?
20:28Et là,
20:28il avait fait une réponse
20:29très diplomatique
20:30à la mode de Washington,
20:31c'est-à-dire,
20:32vous savez,
20:32c'est jamais droit
20:33dans votre visage.
20:34Mark Rutte
20:35a dit
20:35pour les Américains,
20:37hier,
20:37j'ai compris
20:38que la zone asiatique,
20:39la zone pacifique
20:40était beaucoup plus importante
20:43maintenant
20:43que l'Europe
20:44et l'Europe
20:45must set up,
20:46ça veut dire
20:47l'Europe
20:47doit se relever.
20:50et il n'a pas donné
20:51d'autres précisions
20:52mais en tout cas,
20:53il a dit cela
20:54devant des diplomates,
20:56devant une salle comble
20:57et devant quelques journalistes.
20:59En direct de Washington
21:01avec Doreen Jarnias,
21:02on va vous retrouver
21:02évidemment tout au long
21:03de cette soirée.
21:04Laurence,
21:04il y a une information
21:05de dernière minute
21:06qui va nous amener
21:06à parler du Liban
21:07puisque des pourparlers
21:08entre le Liban
21:09et Israël
21:10sont prévus
21:11la semaine prochaine,
21:13dès la semaine prochaine
21:13donc à Washington.
21:15Il faut faire un tout petit peu
21:15de décryptage,
21:17Elsa,
21:17Nicolas,
21:18sur ce qui est en train
21:19de se passer.
21:19Il y a eu ces frappes,
21:20plus de 300 morts hier
21:22du côté du Liban.
21:23Il y a encore eu
21:23des frappes aujourd'hui
21:25israéliennes
21:26contre les positions
21:26du Hezbollah
21:27dans le sud.
21:28Donald Trump
21:28qui intervient
21:29en disant
21:29il va falloir
21:30que Benjamin Netanyahou
21:31calme ces frappes
21:32et ce soir,
21:33cette annonce
21:34de pourparlers,
21:35de discussions
21:35entre les deux pays,
21:36qu'est-ce qui est
21:37en train de se passer ?
21:39Ce qui est en train
21:39de se passer,
21:40en tout cas c'est mon analyse
21:41et Nicolas,
21:42tu pourras bien sûr
21:43compléter ou démentir,
21:45pour moi ce qui est
21:46en train de se passer,
21:47c'est que sous la pression,
21:49Donald Trump
21:49a demandé
21:51à Benjamin Netanyahou
21:52de donner des signes
21:53de bonne volonté.
21:54Il répond finalement
21:56en cela
21:56à la demande
21:57instante des Européens.
21:59Peut-être qu'il attendra
21:59en contrepartie
22:00que les Européens
22:01fassent un pas vers lui,
22:02Donald Trump.
22:03Mais pour le moment,
22:05il faut bien comprendre
22:06que Netanyahou,
22:07Benjamin Netanyahou,
22:09continue d'affirmer
22:11que frapper
22:13le Hezbollah,
22:14ce n'est pas frapper
22:15les Libanais,
22:16et que même
22:16les forces
22:17qui ont été projetées hier,
22:20les forces massives,
22:21plus de 120 frappes
22:22projetées hier,
22:23ce n'étaient pas
22:24des frappes
22:25contre la population
22:26mais des frappes
22:26contre le Hezbollah.
22:28Et donc,
22:28il va aller au-devant
22:29de notre demande,
22:30de la demande généralisée
22:32de négociation,
22:33tout en continuant à dire,
22:35et c'est ce qu'il réaffirmait
22:36aujourd'hui
22:36et son ministre
22:37des Affaires étrangères aussi,
22:39nous continuerons
22:39à frapper le Hezbollah
22:40partout où il sera.
22:42Juste une chose,
22:42Nicolas,
22:43si les Libanais
22:45et les Israéliens
22:45se parlent directement
22:46face à face
22:47la semaine prochaine,
22:47c'est un événement.
22:48C'est historique.
22:49Le Liban n'a jamais reconnu
22:51l'existence d'Israël.
22:52Dans les médias officiels libanais,
22:55on ne parle pas d'Israël,
22:55on ne prononce pas le mot,
22:56on dit la Palestine occupée
22:57ou l'entité sioniste.
23:00Si la semaine prochaine,
23:01il se retrouve,
23:01l'ambassadeur israélien
23:02et l'ambassadeur libanais
23:03à Washington
23:04à parler ensemble,
23:05ce sera quand même
23:05le début de quelque chose.
23:06La suite,
23:07ça pourrait être
23:08des vraies négociations
23:09à un niveau plus élevé
23:10qui pourraient avoir lieu à Paris.
23:12La France avait fait savoir
23:13discrètement
23:13ces dernières semaines
23:14qu'elle était prête
23:15à accueillir ces négociations
23:16et là, on commencerait
23:18à parler du désarmement
23:19du Hezbollah.
23:20Alors attendez,
23:20je ne veux pas vous dire
23:21que tout est réglé,
23:22mais il y a quand même
23:22des pistes
23:23qui sont extrêmement intéressantes.
23:24Ce soir, Netanyahou a dit
23:25je remercie le Premier ministre libanais
23:27d'avoir commencé
23:29à avoir l'idée
23:30de désarmer le Hezbollah
23:31à Beyrouth
23:32puisque effectivement
23:33les autorités libanaises
23:34ont dit à Beyrouth
23:35on ne va plus supporter
23:36ces miliciens armés
23:37qui se promènent dans les rues.
23:38Je les ai vus,
23:39ils sont partout
23:39dans la banlieue au sud,
23:40il y a les drapeaux jaunes
23:41du Hezbollah
23:42et puis ils sont armés.
23:43Là, le Premier ministre libanais
23:45dit ça suffit,
23:47on va arrêter ça,
23:47c'est quand même un début.
23:49Il y a quand même
23:49quelques raisons d'espérir.
23:50Si on commence
23:51à désarmer le Hezbollah
23:52même si c'est qu'à Beyrouth,
23:54c'est quelque chose.
23:54Si on commence à se parler,
23:55c'est quelque chose.
23:56Si on va un petit peu plus loin
23:57dans les négociations
23:58après en Paris,
23:58c'est quelque chose.
23:59Vous ne faites pas de la tête,
24:00Néan Bertolo ?
24:01Non, je n'y crois pas du tout
24:02à Beyrouth sud.
24:03Donc, Dahye,
24:05le fameux quartier chiite,
24:06c'est quand même
24:07le fief principal du Hezbollah.
24:10Après, symboliquement,
24:10il peut y avoir des gestes.
24:12On avait vu qu'il y avait
24:13des désarmements
24:14de camps palestiniens,
24:15par exemple,
24:15qui avaient été acceptés
24:16d'ailleurs par des organisations
24:18palestiniennes au Liban.
24:19Donc, il peut y avoir
24:20des choses symboliques
24:21et même, il semble
24:21que le Hezbollah
24:22avait joué le jeu
24:23puisqu'on avait vu,
24:24on avait découvert
24:25même des tunnels
24:26inspectés par l'armée libanaise.
24:28Donc, très bien,
24:29mais en échange,
24:30le Hezbollah
24:31n'a pas réellement été désarmé
24:33et on le voit aujourd'hui
24:33parce qu'il conserve
24:34un pouvoir de nuisance
24:36et un pouvoir militaire.
24:38Donc, après,
24:39effectivement, c'est historique
24:40parce qu'il y avait eu
24:40déjà des négociations
24:41mais ce n'était pas
24:42un tête-à-tête,
24:43il y avait un tiers.
24:44C'était à propos,
24:45vous l'avez rappelé
24:46sur BFM,
24:47TV sur la négociation
24:49sur les eaux territoriales
24:51puisqu'effectivement,
24:52ils partagent des champs
24:53pétrolifères et gaziers
24:54entre Israël et le Liban
24:56et ça intéressait le Liban
24:58de pouvoir aussi exploiter
24:59sa part d'hydrocarbures.
25:02Donc là, il y avait eu
25:02un levé taux du Hezbollah
25:05qui avait été levé
25:06alors que jusque-là,
25:07effectivement,
25:08il s'opposait
25:08à toute négociation.
25:09Donc, il l'avait accepté
25:11en geste de bonne volonté
25:12mais pour autant,
25:13ce n'était pas
25:14du face-à-face.
25:15Il y avait un tiers
25:16qui était d'ailleurs
25:18un négociateur américain
25:21Offstein.
25:22Sauf que pour l'instant,
25:23il y a à nouveau eu
25:25des frappes aujourd'hui,
25:26des frappes israéliennes
25:27contre le Liban,
25:28contre le Sud-Liban,
25:29contre les positions du Hezbollah.
25:30On va voir les images
25:31dans un instant.
25:32Et Nicolas,
25:33quand vous disiez
25:34ce serait un pas immense,
25:36voilà,
25:36les images,
25:37alors là,
25:37ce sont les images d'hier
25:38pour le coup
25:39du côté de Beyrouth.
25:42Nicolas,
25:42quand vous dites
25:43ce serait un pas immense
25:44qu'on arrive
25:45à aller désarmer
25:47le Hezbollah,
25:47qui va faire ça ?
25:49Qui va faire ça ?
25:51L'armée libanaise
25:52serait la seule légitime
25:54à pouvoir dire
25:54dans le cadre
25:55d'un accord.
25:56Là,
25:56on est vraiment
25:57en train de supputer
25:57de tirer des plans
25:59sur la comète.
25:59Ce que je dis,
26:00c'est que s'il y a quand même
26:01une discussion
26:02entre Israël et le Liban,
26:03c'est quelque chose d'important.
26:04Si ça passe par un cessez-le-feu
26:06de 15 jours,
26:07de 3 semaines,
26:08etc.,
26:08c'est quand même
26:10très important.
26:11Ça peut être
26:11la fin des combats.
26:12On peut voir le verre
26:13à moitié vide
26:14ou à moitié plein.
26:15Moi,
26:15je trouve ce soir
26:16qu'on peut le voir
26:16un petit peu
26:17à moitié plein.
26:18Avant hier soir,
26:19on était ensemble ici,
26:19on croyait que ça allait être
26:20l'apocalypse.
26:21Le lendemain matin,
26:22on croyait que ça allait être
26:23la paix.
26:23Hier soir,
26:24on ne savait plus
26:24où on habitait.
26:25Ce soir,
26:26moi je trouve
26:26qu'on peut se dire
26:28quand même
26:28qu'il s'est passé
26:29des choses
26:30plutôt positives
26:34c'est que Trump
26:35a besoin clairement
26:36que ça se calme
26:37du côté du Liban.
26:38C'est-à-dire que
26:38ce qui met en danger aussi
26:39les négociations,
26:41un éventuel accord de paix,
26:43etc.,
26:43c'est le Liban.
26:44Et c'est ce que fait Israël
26:45du côté du Liban
26:46et contre le Hezbollah.
26:47C'est-à-dire que
26:48les Iraniens peuvent continuer
26:49à dire,
26:50on en parlait tout à l'heure,
26:51tant que les Israéliens
26:53s'en prennent au Hezbollah,
26:54nous,
26:54on ne bouge pas.
26:55Logiquement,
26:55oui.
26:56Mais est-ce que vous avez
26:57écouté la tonalité
26:59au fait des déclarations
27:00de Trump
27:00et surtout de J.D. Vance hier ?
27:02Quand on leur posait
27:03la question sur cette question,
27:05en fait,
27:05ils disaient
27:05« Oui, mais les Israéliens
27:08peuvent aller,
27:08bon,
27:09ils vont peut-être
27:09baisser un tout petit peu. »
27:11Mais ils n'étaient pas,
27:12ils ne nous disaient pas
27:13« Nous,
27:13on veut que les Israéliens
27:16arrêtent tout ce qui se passe
27:19au Liban
27:20parce que ça nous casse les pieds,
27:22parce que nous sommes en train,
27:23etc. »
27:24En fait,
27:24ils n'ont pas exprimé
27:25cette volonté-là.
27:26Ils étaient très timides.
27:27Et j'ai l'impression
27:28qu'ils se sont arrangés.
27:31J'ai l'impression
27:32qu'avec les Israéliens,
27:33les Israéliens peut-être
27:35avaient passé,
27:36ça c'est uniquement
27:37mon esprit.
27:40Oui,
27:40mais c'est pour ça
27:40qu'on vous fait venir.
27:41Mon esprit tordu.
27:43Parce qu'en fait,
27:44ils ont quand même frappé
27:45à une énorme couillère
27:48et en fait,
27:48les Américains
27:49n'ont pas réagi du tout.
27:50Ça veut dire,
27:51ils n'étaient même pas...
27:52Ils ont dit
27:53que ça ne faisait pas
27:53partie de l'accord.
27:54Voilà,
27:54même pas pour la forme.
27:55Enfin,
27:55ils ont dit
27:56« Non,
27:56mais on n'a pas négocié ça.
27:58En fait,
27:58ils ont joué le jeu. »
27:59Beyrouth,
27:59dans une seconde en direct.
28:00D'abord,
28:01Lisa.
28:01Oui,
28:01parce qu'on évoque
28:02des pourparlers
28:03entre le Liban
28:03et Israël
28:05prévus la semaine prochaine.
28:06Ce soir,
28:07des responsables libanais
28:08disent à CNN
28:08que leur gouvernement
28:09n'a pas eu connaissance
28:10d'une éventuelle réunion.
28:11Le ministère libanais
28:12des Affaires étrangères
28:13et le palais présidentiel
28:14n'ont pas été officiellement invités
28:15et disent n'avoir
28:16rien entendu à ce sujet.
28:18Oui.
28:18Alors justement,
28:19on va retrouver
28:20Élise Phillips
28:20du côté de Beyrouth,
28:21envoyée spéciale
28:26Encore une fois,
28:27on disait,
28:27ce serait historique
28:29si les Libanais
28:30et les Israéliens
28:31se retrouvaient face à face
28:32dans une même salle
28:32la semaine prochaine
28:33à Washington.
28:38Exactement.
28:38C'est en tout cas
28:39ce qui est potentiellement prévu
28:40puisque certaines sources
28:41annoncent effectivement
28:42des négociations directes
28:44à partir de la semaine prochaine
28:45à Washington.
28:47Apparemment,
28:48il y aurait dans un premier temps
28:49les ambassadeurs
28:49des pays respectifs
28:50qui pourraient se retrouver
28:52à Washington
28:53pour discuter
28:54d'un éventuel cessez-le-feu,
28:56d'un éventuel accord de paix.
28:57On en est encore loin
28:58pour le moment
28:58mais après
28:59cinq semaines de conflits
29:01ici au Liban
29:01et après notamment
29:02les frappes meurtrières d'hier,
29:04eh bien cette nouvelle
29:05est accueillie positivement
29:07par certains Libanais,
29:08positivement mais aussi prudemment
29:10parce que,
29:11encore une fois,
29:12dans son adresse,
29:12dans son message tout à l'heure,
29:13Benjamin Netanyahou
29:14a parlé de ces négociations
29:16directes bientôt
29:17et en même temps,
29:18il a dit que pour l'instant,
29:19il n'y avait pas de cesser le feu
29:20avec le Liban,
29:21avec le Hezbollah,
29:22qu'Israël allait continuer
29:23à frapper le Hezbollah
29:25dans les prochains jours
29:26parce que,
29:27eh bien Israël
29:28n'a pas encore atteint
29:29ses objectifs de guerre.
29:30Et on discutait tout à l'heure
29:31avec une habitante de Beyrouth,
29:32elle nous disait
29:33qu'elle pense qu'il faut
29:35qu'il y ait des négociations,
29:36il faut que cela aboutisse
29:37à quelque chose de concret
29:38mais elle n'apprécie pas
29:39que le timing
29:40et les conditions
29:41soient imposées par Israël.
29:42On a pu interviewer aussi
29:44le ministre de la Culture
29:45libanais,
29:46Gassane Salamé
29:47qui lui estime
29:48qu'avant toute négociation,
29:49il faudrait
29:50cesser le feu,
29:51il faudrait qu'Israël
29:51arrête de frapper
29:52le Liban
29:53parfois de manière
29:54indiscriminée
29:55comme cela a été le cas hier
29:56pour que le pays
29:57puisse souffler
29:58et pour que ces négociations
29:59puissent se dérouler
30:00dans un climat
30:00beaucoup plus serein
30:01que ce qu'on a connu
30:02ces derniers jours
30:03ici au Liban.
30:04Justement,
30:05Elise,
30:05je reste un instant avec vous
30:06parce qu'on voit
30:07pendant que vous nous parlez
30:07les images des destructions,
30:09images qui ont été tournées
30:09aujourd'hui
30:10après les frappes d'hier
30:11que vous avez vécues
30:12avec Julie Roser
30:13sur place
30:14du côté de Beyrouth.
30:16Aujourd'hui,
30:17Beyrouth n'a pas été ciblée
30:19ou il y a encore eu des frappes ?
30:24Alors aujourd'hui,
30:25il y a eu un nouvel appel
30:26à évacuer
30:26plusieurs quartiers
30:27de Beyrouth,
30:28des quartiers du Sud
30:29mais une zone plus large
30:30que ces quartiers du Sud
30:31dont on parle beaucoup
30:32depuis le début de la guerre.
30:33Donc il y a eu
30:34un vent de panique
30:35parmi les gens
30:36qui habitent
30:37dans ces quartiers-là
30:37parce que juste après
30:39les appels d'évacuation
30:40transmis par l'armée israélienne,
30:42il y a des gens
30:42qui ont quitté précipitamment
30:44leur logement
30:45dans la peur
30:45que des frappes
30:46arrivent très rapidement.
30:47Pour l'instant,
30:48il n'y a pas eu
30:49de nouvelles frappes
30:49sur la capitale
30:50ce qui contribue
30:51à alimenter
30:52ce sentiment de panique
30:53et de peur,
30:54d'incertitude
30:55parce qu'en fait,
30:55il y a ces appels
30:56à évacuer de l'armée israélienne,
30:57la population panique,
30:59pense que cela va arriver rapidement
31:00et puis il y a
31:01ce laps de temps
31:02qui s'écoule,
31:02qui peut durer
31:03pendant lequel
31:04les habitants
31:05ne savent absolument pas
31:06ce qui va se passer.
31:06Tout cela,
31:07ça contribue encore une fois
31:08à un sentiment
31:09d'incertitude
31:10et de colère
31:11à l'encontre d'Israël.
31:12On a pu discuter
31:13aujourd'hui
31:13avec des habitants
31:15notamment près
31:16d'un des lieux
31:16de frappes
31:17touchées hier
31:18et ces habitants,
31:19ils nous disaient
31:20ne pas comprendre
31:21ce qui s'est passé hier,
31:22pourquoi leurs quartiers
31:23d'habitude préservés
31:24ont été frappés
31:25par l'armée israélienne.
31:26Une dame nous disait
31:27ceci,
31:28on ne comprend pas
31:29parce que nous ne sommes pas
31:30des combattants du Hezbollah.
31:31Les combattants,
31:32ils sont au front,
31:33ils sont plus bas,
31:33ils sont au sud du Liban
31:35et il y a ce sentiment
31:36d'incompréhension
31:37mais effectivement,
31:38aujourd'hui,
31:38sur la capitale,
31:39il n'y a pas eu
31:40de nouvelles frappes
31:40même s'il y a encore
31:42cet appel à évacuer
31:45Élise Philips
31:46avec Julie Roseur
31:47à Beyrouth,
31:48au Liban,
31:48réaction de Sergei Gironoff.
31:49Vous savez,
31:50hier,
31:50ça a changé de tactique
31:52parce qu'hier,
31:53on avait le pourparler
31:54de Tzal
31:54sur notre antenne
31:56et en fait,
31:57on lui a posé la question
31:58mais pourquoi hier
31:59vous avez frappé
32:00sans prévenir ?
32:01Il nous expliquait
32:01parce qu'il y avait
32:02des cibles mouvantes
32:03si on les avait prévenues
32:04ces cibles auraient disparues
32:05et donc,
32:06comme s'ils nous avaient entendus
32:08et donc aujourd'hui,
32:10en fait,
32:10ils ont prévenu
32:11les habitants
32:11de certains quartiers
32:13mais sans les frapper
32:14et c'est vrai
32:15que c'est une guerre
32:16aussi psychologique
32:17en fait,
32:17c'est parce que
32:18il y a,
32:19vous savez,
32:20il n'y a pas que le Tzal,
32:22il y a aussi
32:23des services de renseignement
32:24qui font en permanence
32:26en fait,
32:26la recherche en fait
32:27des leaders de Hezbollah.
32:30Il y a toujours
32:30la tête du chef de Hezbollah
32:32qui est au prix en fait.
32:34Hier,
32:35ils ont dit
32:35qu'ils ont cherché
32:36à le tuer,
32:36ils n'ont pas réussi
32:37et ils ont touché
32:39son secrétaire
32:40et donc en fait,
32:41je crois que c'est
32:42un jeu en fait
32:43de renseignement
32:44qui est utilisé
32:44et par l'armée israélienne
32:47et par les services
32:48de renseignement
32:48pour justement
32:49en fait,
32:50les pousser peut-être
32:50à bouger
32:51et comme ça
32:52les détecter.
32:53Depuis le début
32:54de cette guerre,
32:54effectivement,
32:55les Israéliens parfois
32:56prévenaient,
32:57mais ils prévenaient
32:57uniquement quand ils
32:58voulaient détruire
32:58un bâtiment
32:59et donc là,
33:00ils envoyaient
33:00sur les réseaux sociaux
33:02une alerte,
33:03parfois ils mettaient
33:03une toute petite bombe
33:04pour que les voisins
33:05comprennent qu'il faut
33:06et puis ils mettaient
33:06la grosse juste derrière
33:07et ils pouvaient effectivement
33:08même dans les quartiers
33:09centraux de Beyrouth
33:10détruire un immeuble
33:11de 10 étages
33:12sans faire de victime
33:13mais parallèlement,
33:14ils faisaient aussi
33:14des éliminations ciblées
33:16c'est-à-dire que là,
33:16on visait un chef du Hezbollah
33:18et là,
33:18naturellement,
33:18on ne prévenait pas,
33:19on ne disait pas attention
33:20on va bientôt tirer sur scène
33:21donc il y avait les deux,
33:22des bâtiments
33:23qui étaient détruits
33:23en prévenant
33:24pour limiter les dégâts
33:25et puis des éliminations.
33:27Ce qui s'est passé hier,
33:28c'est que c'était
33:29essentiellement
33:29des tentatives d'élimination.
33:31L'objectif,
33:31c'était des chefs du Hezbollah
33:33donc naturellement...
33:34Avec les grosses bombes.
33:35Voilà,
33:35et la différence
33:36avec ce qui se passait
33:37depuis un mois,
33:37c'est que c'était
33:38jusqu'à présent parfois
33:40incroyablement bien dosé,
33:41on arrivait à tuer quelqu'un
33:42sans faire de dégâts.
33:44Vous nous avez montré ça
33:45au troisième étage
33:46de Talibov.
33:47Oui,
33:47mais même parfois,
33:48on tuait quelqu'un
33:49dans sa chambre à coucher,
33:50il n'y avait pas de dégâts
33:50dans le salon.
33:51C'est arrivé.
33:53Là,
33:53hier,
33:53ils y sont allés effectivement
33:54avec des bombes
33:55beaucoup plus importantes
33:56et puis surtout,
33:57comme ils ont visé
33:58une centaine de cibles
33:59en même temps,
34:00il n'y avait pas
34:01le niveau de renseignement humain
34:02qu'il y avait
34:02quand vous faites
34:03une frappe ciblée.
34:04Quand vous faites
34:04une frappe ciblée
34:05au pied de l'immeuble,
34:06il y a quelqu'un qui dit
34:07oui,
34:07il est là,
34:08vous pouvez y aller,
34:09il est au troisième étage,
34:10etc.
34:10Là,
34:11quand vous tapez
34:11100 cibles d'un coup,
34:13ils y sont allés,
34:13ils y sont allés
34:14comme le frère.
34:15Je vais faire le lien
34:16avec l'optimisme
34:18de Nicolas Poincaré
34:19et ce qu'on est en train
34:19de vivre,
34:20Elsa Vidal.
34:20Si la semaine prochaine,
34:22on a des pourparlers
34:23réellement,
34:24comme on semble
34:24en prendre le chemin,
34:26entre les Libanais
34:27et les Israéliens,
34:28ce qui ne s'est jamais produit,
34:29si on a à partir de samedi
34:30des pourparlers directs,
34:32encore une fois,
34:32dans la même pièce,
34:33des Américains
34:33et des Iraniens,
34:35voilà,
34:35là aussi,
34:36on a quelque chose
34:37d'historique.
34:37C'est-à-dire que cette guerre
34:38aura au moins servi à ça ?
34:41Alors...
34:41Je ne suis pas là
34:41pour défendre la guerre
34:42ni Donald Trump,
34:43mais elle aura provoqué ça
34:45en tout cas ?
34:45Cette séquence en tout cas
34:47dans la guerre,
34:48parce que la guerre,
34:49elle,
34:49elle n'est pas terminée,
34:50elle vient juste de débuter,
34:52cette séquence dans la guerre
34:54va peut-être révéler
34:56effectivement
34:56qu'une partie de l'opération,
34:57c'est de remodeler
34:59le Moyen-Orient.
35:00Ce n'est pas seulement
35:01d'éliminer des dirigeants
35:03en Iran
35:04ou des milices shihites
35:06dans le sud-Liban.
35:08C'est de remodeler
35:09le Moyen-Orient
35:10et on est en plein
35:11dans ce mouvement.
35:12Ce qui s'est passé autour
35:14et ce qui continue
35:15de se passer
35:15dans le détroit d'Hormuz
35:16va changer complètement,
35:18sans doute,
35:19les alliances militaires
35:20dans la zone,
35:21mais aussi la circulation,
35:23les flux commerciaux.
35:24Donc on est en train
35:25de changer,
35:26d'entrer dans une nouvelle ère.
35:27Et ces négociations,
35:29bien sûr,
35:29elles auront peut-être
35:31la possibilité
35:32d'amener
35:32à une reconnaissance
35:34d'Israël
35:34ou à un arrêt,
35:36un changement en tout cas
35:37de la position
35:38du Hezbollah
35:39au Liban.
35:40Mais attention,
35:41tout peut s'arrêter
35:42à la moindre amicroche.
35:44Et les Iraniens
35:44et les Américains
35:45ne sont sans doute pas
35:46sur la même position.
35:48Négocier,
35:48c'est toujours être
35:49dans la conflictualité,
35:50sans les armes.
35:52Mais on peut reprendre
35:53les armes
35:54dans un très grand cycle
35:56de négociations
35:56qui peut durer,
35:57allez,
35:58deux ans ou quatre ans
35:58comme au Vietnam.
35:59Donc on ne fait que commencer.
36:00Capitaine ?
36:01Peut-être que ces catégories
36:02de guerre et de paix
36:03dans le monde
36:04dans lequel on vit
36:05sont devenues obsolètes.
36:06Peut-être qu'il n'y a plus
36:07de frontières aussi nettes
36:08entre ces deux temps,
36:09le temps de la guerre,
36:10le temps de la paix.
36:12On a des chefs militaires
36:13qui n'ont de cesse
36:14de nous alerter
36:14sur cette guerre hybride.
36:16Moi, ça me fait penser,
36:17je suis un ancien
36:17professeur d'histoire,
36:18avant l'armée,
36:19j'ai enseigné en Seine-Saint-Nissa,
36:20j'ai enseigné
36:20la drôle de guerre.
36:22Ce moment où on a
36:23des ultimatums,
36:24des déclarations de guerre
36:25mais pas d'offensives.
36:26Je me demande
36:26si on n'est pas là
36:27dans une drôle de paix,
36:28c'est-à-dire
36:29pas de déclaration de guerre
36:30et pourtant des offensives
36:31permanentes,
36:32des offensives qui sont
36:33hybrides,
36:34informationnelles
36:34contre la cohésion nationale,
36:35des offensives
36:36qui sont non déclarées
36:38et pourtant,
36:39elles abîment au quotidien
36:40la cohésion nationale,
36:41elles divisent le pays.
36:42C'est pour ça
36:43qu'on doit collectivement
36:44s'aguerrir,
36:44renforcer cette cohésion nationale.
36:46C'est la priorité des armées,
36:47notamment à travers
36:47le service national.
36:492000 jeunes là
36:50qui se sont présentés
36:50pour servir les armées.
36:52On a aussi voulu
36:53par le président de la République
36:53le renforcement
36:54des capacités de réservistes
36:56au service de notre armée.
36:57C'est comme ça
36:58que tout ce qu'on voit
36:59sous nos yeux
36:59n'arrive pas chez nous,
37:00qu'on constitue aussi
37:01une force de cohésion nationale
37:03face à ces armes
37:05de division
37:05qui nous assaillent.
37:07La guerre hybride,
37:08elle est en France aussi.
37:09C'est exactement
37:10ce à quoi je fais illusion.
37:11Elle est en France.
Commentaires