00:00— Exactement. C'est en tout cas ce qui est potentiellement prévu, puisque certaines sources annoncent effectivement des négociations directes
00:08à partir de la semaine prochaine à Washington. Apparemment, il y aurait dans un premier temps les ambassadeurs des pays
00:14respectifs
00:15qui pourraient se retrouver à Washington pour discuter d'un éventuel cessez-le-feu, d'un éventuel accord de paix.
00:21On en est encore loin pour le moment. Mais après 5 semaines de conflits ici au Liban et après notamment
00:26les frappes meurtrières d'hier,
00:28eh bien cette nouvelle est accueillie positivement par certains Libanais, positivement mais aussi prudemment.
00:34Parce qu'encore une fois, dans son adresse, dans son message tout à l'heure, Benjamin Netanyahou a parlé de
00:39ces négociations directes bientôt.
00:42Et en même temps, il a dit que pour l'instant, il n'y avait pas de cessez-le-feu
00:44avec le Liban, avec le Hezbollah,
00:46qu'Israël allait continuer à frapper le Hezbollah dans les prochains jours parce qu'Israël n'a pas encore atteint
00:53ses objectifs de guerre.
00:54Ayant discuté tout à l'heure avec une habitante de Beyrouth, elle nous disait qu'elle pense qu'il faut
00:59qu'il y ait des négociations,
01:00il faut que cela aboutisse à quelque chose de concret, mais elle n'apprécie pas que le timing et les
01:04conditions soient imposées par Israël.
01:07On a pu interviewer aussi le ministre de la Culture libanais, Gassane Salamé, qui lui estime qu'avant toute négociation,
01:14il faudrait cesser le feu, il faudrait qu'Israël arrête de frapper le Liban, parfois de manière indiscriminée,
01:19comme cela a été le cas hier, pour que le pays puisse souffler et pour que ces négociations puissent se
01:24dérouler
01:24dans un climat beaucoup plus serein que ce qu'on a connu ces derniers jours ici au Liban.
01:29Justement, Elise, pardon, je reste un instant avec vous parce qu'on voit pendant que vous nous parlez les images
01:32des destructions,
01:33images qui ont été tournées aujourd'hui après les frappes d'hier que vous avez vécues avec Julie Roser sur
01:37place du côté de Beyrouth.
01:40Aujourd'hui, Beyrouth n'a pas été ciblée ou il y a encore eu des frappes ?
01:48Alors aujourd'hui, il y a eu un nouvel appel à évacuer plusieurs quartiers de Beyrouth, des quartiers du Sud,
01:53mais une zone plus large que ces quartiers du Sud dont on parle beaucoup depuis le début de la guerre.
01:58Donc il y a eu un vent de panique parmi les gens qui habitent dans ces quartiers-là,
02:02parce que juste après les appels d'évacuation transmis par l'armée israélienne,
02:06il y a des gens qui ont quitté précipitamment leur logement dans la peur que des frappes arrivent très rapidement.
02:12Pour l'instant, il n'y a pas eu de nouvelles frappes sur la capitale,
02:15ce qui contribue à alimenter ce sentiment de panique et de peur, d'incertitude,
02:19parce qu'en fait il y a ces appels à évacuer de l'armée israélienne,
02:22la population panique, pense que cela va arriver rapidement,
02:25et puis il y a ce laps de temps qui s'écoule, qui peut durer,
02:28pendant lequel les habitants ne savent absolument pas ce qui va se passer.
02:31Tout cela, ça contribue encore une fois à un sentiment d'incertitude et de colère à l'encontre d'Israël.
02:37On a pu discuter aujourd'hui avec des habitants, notamment près d'un des lieux de frappes touchés hier,
02:43et ces habitants nous disaient ne pas comprendre ce qui s'est passé hier,
02:46pourquoi leurs quartiers, d'habitude préservés, ont été frappés par l'armée israélienne.
02:51Une dame nous disait ceci, on ne comprend pas parce que nous ne sommes pas des combattants du Hezbollah.
02:55Les combattants, ils sont au front, ils sont plus bas, ils sont au sud du Liban,
02:59et il y a ce sentiment d'incompréhension.
03:01Mais effectivement, aujourd'hui, sur la capitale, il n'y a pas eu de nouvelle frappe,
03:05même s'il y a encore cet appel à évacuer qui couvre pour le moment.
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