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Les invités de Nelly Daynac débattent de l'actualité dans #120minutesInfo du lundi au jeudi

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00:00:01Bonjour à tous, ravie de vous accueillir pour ce 120 minutes info en ce lundi de Pâques avec Félicité Kinnoky.
00:00:08On vous retrouve dans quelques instants pour le journal.
00:00:10On va beaucoup parler d'Iran, de cette opération extraction qui a été rondement menée par les Etats-Unis pour
00:00:16récupérer l'un des leurs.
00:00:17Ce pilote qui était dans un cratère, on vous donnera toutes les infos d'ici un tout petit instant, notamment
00:00:22avec vous, Dora Abdelrazik et Olivier Benkemoun qui nous a rejoints sur ce plateau parmi nos autres invités.
00:00:27C'est parti pour le journal avec vous et c'est précisément ce dont nous allons parler.
00:00:31Car au lendemain du sauvetage de cet aviateur, Donald Trump repousse une nouvelle fois son ultimatum envers l'Iran.
00:00:37Demain, 20h, heure de Washington.
00:00:40Le président américain a donné 24 heures supplémentaires pour établir un accord sur la réouverture du détroit d'Hormuz sans
00:00:47lequel il menace les Iraniens de voir des ponts et des centrales électriques s'effondrer à travers tout le pays.
00:00:53Ce sont ces mots parsemés d'injures dans un court message sur son réseau social Truth.
00:00:58Donald Trump donnera donc une conférence de presse ce soir à 19h, heure française, que vous pourrez suivre sur CNews.
00:01:04Et puis sachez que ce matin, en Iran, des frappes américaines aux israélés ont tué le chef des renseignements des
00:01:09gardiens de la révolution.
00:01:11Une information confirmée par l'armée idéologique de l'Iran elle-même dans une publication sur leur chaîne Telegram.
00:01:17La mort du commandant général Majid Khademi s'ajoute à celle de nombreux hauts responsables militaires iraniens.
00:01:23Et puis en parallèle, Israël affirme avoir mené des frappes de grande envergure sur le plus grand complexe pétrochimique iranien.
00:01:29C'est une annonce faite par le ministre israélien de la Défense Israël 4.
00:01:33De leur côté, l'Iran annonce une situation sous contrôle après avoir maîtrisé l'incendie.
00:01:38Une évaluation des dégâts est en cours et une enquête a été ouverte.
00:01:41En début d'après-midi, les médias iraniens avaient rapporté avoir entendu plusieurs explosions dans la ville d'Assalouye.
00:01:47Un site stratégique du secteur énergétique iranien pour son plus grand gisement de gaz naturel au monde.
00:01:52En Israël ce matin, attaque contre des civils.
00:01:55Quatre corps ont été extraits des décombres d'un bâtiment à Haïfa.
00:01:58C'est dans le nord du pays.
00:01:59L'immeuble résidentiel de 7 étages dans lequel logeaient les victimes a été presque entièrement détruit
00:02:05après un impact direct du missile balistique iranien survenu hier en fin d'après-midi.
00:02:10On retrouve tout de suite nos envoyés spéciaux.
00:02:12Jérôme Rammenou et Charles Bagé sur place.
00:02:14Jérôme, vous êtes à Haïfa.
00:02:16Les victimes sont âgées entre 35 et 80 ans.
00:02:20Et a-t-il eu d'autres frappes depuis ce matin ?
00:02:24Écoutez, effectivement, il n'y a pas eu d'autres frappes sur Haïfa depuis ce matin,
00:02:28mais de très nombreuses frappes sur Tel Aviv.
00:02:31Il y a eu quelques dégâts, des dégâts beaucoup moins impressionnants que ceux-ci,
00:02:34car ce sont des missiles qui ont été interceptés sur Tel Aviv et le centre.
00:02:38Alors, des frappes dans la matinée, dans la nuit, nous venons de recevoir en moins de 10 minutes trois nouvelles
00:02:45alertes pour des tirs sur le centre et sur Tel Aviv.
00:02:48Des tirs combinés sur la partie sud depuis le Yémen, des tirs aussi depuis l'Iran et il y aurait
00:02:54aussi des tirs qui viendraient depuis le Liban.
00:02:57Donc, vous voyez, les annonces de Donald Trump ont souvent cette conséquence ici, dans les 24 heures qui suivent.
00:03:04De nombreux tirs ont lieu sur Israël.
00:03:07C'est aussi ce qui inquiète la population.
00:03:08Ils trouvent que cette guerre est longue.
00:03:11Elle les use psychologiquement, car il faut se mettre à l'abri sans arrêt, s'arrêter lorsque l'on est
00:03:16en train de faire quelque chose.
00:03:17Et puis, l'économie aussi est à l'arrêt.
00:03:19C'est très, très compliqué.
00:03:20On en discutait ce matin avec une dame qui me disait, je vais être obligé de mettre la moitié de
00:03:24mon personnel au chômage technique.
00:03:26Je suis d'accord qu'il faut continuer, mais ça devient très dur.
00:03:30Merci beaucoup, mon cher Jérôme.
00:03:32Et merci à Sacha Robin qui vous accompagne aujourd'hui.
00:03:35Des Israéliens qui vivent désormais quotidiennement sous la menace des bombardements.
00:03:40Un quotidien auquel les Israéliens doivent faire face depuis le début du conflit.
00:03:44Entre inquiétudes et angoisses, nos envoyés spéciaux sont allés à la rencontre d'une famille israélienne.
00:03:50Pour comprendre la façon dont leur vie a dû être réorganisée.
00:03:53Régine Delfou.
00:03:54Nous sommes à Nebrak, dans la banlieue de Tel Aviv.
00:03:57Cette ville, c'est une ville religieuse donc, avec beaucoup d'orthodoxes.
00:04:02Et elle est très souvent touchée par les missiles de la fragmentation avec ses sous-munitions.
00:04:07Et nous allons rencontrer Jonathan Rhin, le père d'une famille nombreuse, qui va nous expliquer leur quotidien.
00:04:16Pour Jonathan et sa femme, leur priorité est de préserver le plus possible leurs enfants.
00:04:23On essaye de garder au mieux les consignes de sécurité.
00:04:27Mais moi, personnellement, j'essaye de mettre en équilibre la santé des enfants.
00:04:33Ça veut dire, si vous, à 3h du matin, vous prenez vos enfants et vous les prennez dans les bras
00:04:38et vous courez à l'abri.
00:04:39Je pense que les dégâts dans la tête sont immédiats.
00:04:43Donc on essaye de gérer au mieux.
00:04:46Au milieu de la nuit, on essaye d'aller dans une chambre qui est plus à l'abri.
00:04:50Depuis le début de la guerre contre l'Iran, l'école est fermée.
00:04:54Mais à Nebrak, ville religieuse, les garçons continuent d'étudier.
00:04:58On a un principe dans la Torah que l'étude de la Torah ne doit jamais s'arrêter.
00:05:02Donc pour cette raison, on trouve des solutions pour que les garçons continuent à étudier tout le temps.
00:05:07Par exemple, on organise les cours dans des familles qui ont un michelat, qui ont un abri.
00:05:12Pour éviter le côté anxiogène des alertes, les enfants ont installé un rituel.
00:05:18On n'a pas envie que les enfants soient anxieux et soient trop marqués par cette guerre.
00:05:23Donc ce qu'on fait, c'est qu'on essaie de trouver des solutions plus douces et surtout ne pas
00:05:30montrer aux enfants une angoisse.
00:05:32A Nebrak, 300 personnes ont dû être relogées dans des hôtels après des impacts directs sur leur logement par des
00:05:39missiles à fragmentation.
00:05:42Retour en France avec ce rebondissement de l'enquête sur l'attaque de la mairie de Freyne dans le Val
00:05:47-de-Marne.
00:05:48Seulement une semaine après les faits, deux mineurs pourtant déjà placés sous contrôle judiciaire ont de nouveau été interpellés après
00:05:55avoir caillassé une voiture de police.
00:05:57Ils ont été immédiatement placés en garde à vue.
00:06:00Chloé Tarka.
00:06:02Deux adolescents qui ne sont pas inconnus des forces de l'ordre.
00:06:05Interpellés pour avoir caillassé un véhicule de police à Freyne,
00:06:09ils appartiennent au groupe de dix mineurs mis en examen après les dégradations de la mairie de la commune.
00:06:14Souvenez-vous, le 27 mars, à la veille de l'installation du nouveau maire, une trentaine d'individus s'empruntent
00:06:21à l'hôtel de ville.
00:06:22Une semaine plus tard, alors qu'une patrouille de police traverse un quartier de Freyne,
00:06:26des adolescents lancent des pierres sur le véhicule avant de prendre la fuite.
00:06:31Deux d'entre eux sont interpellés.
00:06:32Dans la ville, certains affirment ne pas comprendre ces agissements.
00:06:36Par crainte des représailles, ils préfèrent témoigner anonymement.
00:06:39Ce sont des jeunes, voilà, ils ont entre 14 et 16 ans, moi je ne suis pas dans leur tête.
00:06:45Une situation qui se dégrade selon cette autre riveraine.
00:06:48Depuis l'ouverture d'une épicerie ouverte 24h sur 24, devenu un point de rassemblement pour des trafics.
00:06:54Dans le quartier, il y a un petit groupe qui a été délocalisé dans un autre quartier,
00:07:00et qui maintenant vend, donc là où on n'est pas très loin de la mairie.
00:07:05On en est fatigué puisqu'on n'est pas touché, moi ça fait 10 ans que j'habite ici,
00:07:09je ne me suis jamais sentie en insécurité.
00:07:12C'est juste que ça peut, demain, créer un gros problème, et là ce sera incontrôlable.
00:07:19Placés sous contrôle judiciaire, les mineurs avaient été remis en liberté.
00:07:23Les deux adolescents interpellés ce vendredi ont finalement été replacés en garde à vue.
00:07:30C'est le jour J pour les astronautes d'Artémis 2, puisqu'ils vont maintenant voler autour de la Lune.
00:07:35Plus de 4 jours après leur départ de Floride, les 4 astronautes d'Artémis 2
00:07:40viennent d'atteindre la sphère d'influence lunaire,
00:07:42et ne sont donc plus soumis au champ gravitationnel terrestre.
00:07:46Il s'agit littéralement là de l'apogée de leur mission, une première depuis 1972.
00:07:51Et on attend les images avec impatience.
00:07:53Tout de suite, on passe au journal des sports.
00:08:02Vous regardez votre programme avec le parfum Mont-Blanc Explorer Extrême.
00:08:07Et on ouvre ensemble une page de cyclisme avec Tadej Pogakar,
00:08:11qui s'impose littéralement sur le Tour des Flandres pour la troisième fois de sa carrière.
00:08:16Le champion du monde s'est projeté devant Mathieu van der Poel et Remco van der Poel.
00:08:21Retour sur la course avec Marcime Renaud.
00:08:26Monumental, insatiable, tout simplement cannibale.
00:08:28Sur la 110e édition du Tour des Flandres, Tadej Pogakar n'a laissé aucune chance à la concurrence.
00:08:34A un peu plus de 50 km de l'arrivée, le Slovène assène sa première attaque.
00:08:38Waoud van Aert, et Remco et Vénépoel sont distancés.
00:08:40Dans le dernier passage du vieux Quarmont, la dernière victime du Slovène s'appelle Mathieu van der Poel.
00:08:46Après 2023 et 2025, le double champion du monde décroche son troisième Tour des Flandres.
00:08:51A 27 ans, Tadej Pogakar totalise 12 monuments et revient à 7 longueurs de la légende Edi Merckx.
00:08:57Et continue de rêver à un exploit unique, celui de remporter les 5 la même année.
00:09:02Prochaine conquête, l'Enfer du Nord, dimanche prochain.
00:09:04Seul monument qui manque à son palmarès.
00:09:12Vous avez regardé votre programme avec le parfum Mont-Blanc Explorer Extrême.
00:09:19Merci, félicité, je vous dis à tout à l'heure.
00:09:20Votre prochain journaliste est à 15h30.
00:09:23Nos invités pour ce début de l'après-midi, bonjour Richard Haddad.
00:09:25Bonjour.
00:09:26Merci d'être parmi nous.
00:09:27Dora, qu'on ne présente plus, Dora Abdelrazik, bien sûr notre consultante internationale.
00:09:31Olivier Benkeemoun aussi qui suit attentivement ce dossier iranien.
00:09:35Bonjour Général Fils-Dos.
00:09:37Bonjour.
00:09:37Bienvenue.
00:09:38Vous êtes un ancien officier de liaison de la FIMUL et puis on a l'habitude maintenant de vous voir
00:09:42sur nos antennes.
00:09:44Et puis bien sûr Olivier Vial qu'on retrouvera ce soir dans Face à l'Info.
00:09:49Ce sera l'heure de vos chroniqueurs.
00:09:51On va parler de cette opération d'extraction.
00:09:53Comme seuls les Etats-Unis savent les faire.
00:09:56No man left behind, l'expression qui a pris tout son sens ce week-end lorsque, non pas un mais
00:10:02deux pilotes, je crois, deux opérations de sauvetage concomitantes qui ont pu avoir lieu,
00:10:06ont été secourus en terrain hostile avec des moyens extraordinaires.
00:10:11Le récit des faits, pour commencer, c'est avec Mathieu Devez.
00:10:15La fin de 36 heures de recherche, grâce notamment à la marine de guerre américaine et à une unité d
00:10:21'élite, la SEAL Team 6,
00:10:23celle qui a mené en 2011 au Pakistan le raid contre Oussama Ben Laden, le leader d'Al-Qaïda.
00:10:29Ces soldats peuvent intervenir depuis la mer avec des navires d'assaut ou des bateaux rapides de type Zodiac.
00:10:35Et aussi depuis les airs, grâce aux hélicoptères, de jour comme de nuit.
00:10:40Ils sont spécialisés dans la lutte contre le terrorisme et les opérations de sauvetage, comme l'explique cet ancien colonel.
00:10:46Ce type de mission est toujours à haut risque, mais cette fois, les Etats-Unis ont réussi et c'est
00:10:55une vraie victoire.
00:10:56J'en suis ravi.
00:11:01Quand on regarde les précédentes tentatives que nous avons menées, notamment au Vietnam, les taux de réussite étaient extrêmement faibles.
00:11:07Alors oui, c'est une opération qu'on peut clairement célébrer.
00:11:13Il précise que le succès d'une telle opération n'est possible qu'au prix d'un entraînement extrême,
00:11:18des mois de préparation avec des tests de résistance physique et mentale
00:11:22et des exercices de survie dans le désert comme en montagne.
00:11:26Et c'est justement dans les montagnes iraniennes qu'a été récupéré le pilote américain.
00:11:32Notre spécialiste de la guerre, Mathieu Devez, qu'on va retrouver devant ce merveilleux plasma.
00:11:37Mais si, si, mon cher.
00:11:38Parce qu'outre les Navy Seals, qu'on a vu évidemment dans le reportage,
00:11:43il y a aussi d'importants moyens technico-militaires qui sont déployés et que vous allez nous lister.
00:11:50Exactement.
00:11:50D'abord, Nelly, les drones.
00:11:52Pourquoi ? Car eux, ils ont sécurisé la zone.
00:11:54On va les voir, ces drones en images.
00:11:56Ces drones qui ont localisé l'aviateur et surveillé ces poursuivants.
00:12:00Ils ont aussi tiré sur les Iraniens qui tentaient de capturer le pilote.
00:12:04Certains Iraniens se sont dangereusement approchés.
00:12:07Alors, les drones ont donc tiré.
00:12:08Regardez, ils ont des munitions, des missiles que l'on voit ici d'une grande précision.
00:12:13Ensuite, place aux avions, les C-130 Hercule.
00:12:17Ce sont eux les piliers du transport militaire américain.
00:12:20On les voit là, ils ont permis alors d'acheminer les commandos.
00:12:23On parle de centaines de soldats et aussi le matériel en Iran.
00:12:27Ils ont servi de base improvisée pour organiser le sauvetage.
00:12:30Ensuite, les hélicoptères, ça, c'est l'étape critique.
00:12:33Eux, ils ont déposé les forces spéciales au plus près du pilote
00:12:38et assuré son évacuation rapide.
00:12:40Enfin, le cœur de l'opération, comme je l'ai expliqué dans le reportage vu précédemment,
00:12:44ce sont eux les soldats de la marine américaine.
00:12:46Et c'est une unité spéciale, la Siltim 6,
00:12:49qui a récupéré le pilote dans la nuit de samedi à dimanche.
00:12:51Alors, on n'a pas d'image de ces soldats.
00:12:53Pourquoi Nelly ?
00:12:54Car c'est top secret, c'est classifié.
00:12:55Mais on parle de quelques dizaines d'hommes entraînés comme ceux-là que vous voulez voir derrière moi.
00:13:01C'est l'élite des forces spéciales.
00:13:03Alors, eux, ils peuvent intervenir partout, en mer, dans les airs ou sur terre.
00:13:06Ils sont préparés pour ça.
00:13:07Et ce sont eux, donc, qui ont mené le raid contre Roussama Ben Laden.
00:13:11C'était, en 2011, le chef d'Al-Qaïda, bien sûr.
00:13:13Merci beaucoup.
00:13:14Le jour où vous pourrez faire des squats pareils, franchement, vous aurez votre place.
00:13:18Mais je peux, mais on ne va pas montrer ça ici.
00:13:21Merci beaucoup.
00:13:22Voilà qui était très complet.
00:13:23Philippe Sidos, il y a aussi la destruction d'appareils pour ne pas les laisser aux mains de l'ennemi.
00:13:29Ça, c'est un classique, en fait, pour pouvoir enlever toutes les preuves ou toutes les pièces à conviction qui
00:13:36pourraient être servies contre vous.
00:13:37Est-ce que pour vous, c'est une opération hors normes qui s'est jouée là ?
00:13:41C'est une opération, enfin, le schéma global est quand même assez classique.
00:13:45Effectivement, là, le colonel des Marines le rappelait, depuis le Vietnam, ils savent faire ça.
00:13:49Depuis le Vietnam, ils mettent énormément de moyens pour récupérer un bonhomme.
00:13:53Et avec beaucoup de risques.
00:13:54Il y a eu des opérations au Vietnam, ils ont perdu 10 appareils, mais ils continuaient, on continuait à récupérer
00:13:58le bonhomme.
00:13:58Alors après, ils savent très bien que ce genre d'opération est un piège également.
00:14:03Parce que ça peut attirer, les Vietnamiens, les Vietcongs le faisaient exprès,
00:14:08attirer les systèmes de récupération, c'est-à-dire avions, hélicoptères,
00:14:12en faisant croire ou en laissant même d'ailleurs le pilote américain dans la zone.
00:14:18Et puis là, vous aviez une embuscade.
00:14:19Donc là, il y a eu deux temps.
00:14:20Le premier a été récupéré très vite, deux jours très vite, impeccable.
00:14:23Ça s'est très bien passé.
00:14:24Le deuxième, ce n'est pas le cas.
00:14:25Il a dû s'en aller parce qu'il y a sans doute des Iraniens qui arrivaient.
00:14:29Et là, ça a duré 36 heures.
00:14:31Et là, il y a besoin, 24 heures sur 24, d'avoir tout un système pour profiter du meilleur moment
00:14:35pour y aller.
00:14:36Et ça s'est produit en pleine nuit.
00:14:38Le créneau était favorable.
00:14:39Et là, donc, ils ont monté une opération un peu particulière en faisant atterrir des avions.
00:14:44Alors ça, c'est délicat parce qu'on a fait atterrir des avions lourds.
00:14:46Le Hercule est quand même assez lourd.
00:14:48Et quelle est la qualité du sol ?
00:14:50Et vous pouvez aller de loin, accessoirement.
00:14:52Et donc là, pas de chance, comme toujours.
00:14:54Dans toutes ces opérations, il y a toujours un facteur chance.
00:14:56Et là, il n'y a pas eu de chance.
00:14:58Un ou deux avions, on ne sait pas très bien, c'est enfoncé.
00:15:02Donc, avec les hélicoptères, on récupère quand même le pilote.
00:15:04On le ramène.
00:15:06On a parlé que les forces spéciales sont restées trois heures sur la zone.
00:15:10Donc ça aussi, c'est énormément de chance.
00:15:12C'est long.
00:15:12Parce qu'ils ne sont pas très longs.
00:15:13Bon, ils étaient couverts.
00:15:14Il y avait une bulle de sécurité avec effectivement des drones, avec des avions.
00:15:17Et puis, c'est très bien.
00:15:19Donc, il faut ramener les avions pour les évacuer à nouveau.
00:15:21Donc, vous voyez, il y a toujours une opération qui est magnifiquement montée.
00:15:24Et puis, il y a l'impondérable.
00:15:25Et donc, cet impondérable, pour cette deuxième partie, on était on the brick of disaster.
00:15:32Oui, sur le point, vraiment au bord du désastre.
00:15:36Au bord du désastre.
00:15:36Et donc là, bien sûr, la chance joue, bien évidemment.
00:15:39La qualité des personnels joue.
00:15:41La super qualité de cette fameuse Navy SEAL Steam Ticks.
00:15:46Oui, c'est le gratin du gratin de la marine américaine.
00:15:48Bien sûr.
00:15:49Olivier Benkemoun, vous avez eu des infos aussi.
00:15:52En tout cas, c'est Donald Trump, je crois qu'il les a fournis indirectement.
00:15:55Un média qui s'appelle Axios.
00:15:57Sur la manière dont le pilote a pu se signaler.
00:15:59Alors, c'est absolument génial.
00:16:01C'est une interview qui est importante, puisque c'est la première prise de parole de Donald Trump à un
00:16:06média.
00:16:06C'est sans doute ce qu'il dira et répétera tout à l'heure à la Maison-Blanche à 19h.
00:16:10Il dit d'abord qu'il y a eu 200 hommes qui ont été mobilisés.
00:16:14200.
00:16:15Il y a une soixantaine d'appareils également.
00:16:17Mais il dit également que le F-15 a été abattu par un missile qui a été porté sur l
00:16:22'épaule.
00:16:23Il dit qu'au début, ils ont reçu un signal, ils n'y croyaient pas.
00:16:26C'est-à-dire que le signal qui a été envoyé, c'est un message, un message radio, où il
00:16:31a été dit
00:16:31« God is good.
00:16:33Dieu est grand. »
00:16:34Et ils n'ont pas cru.
00:16:34Ils ont cru que c'était un piège des Iraniens.
00:16:36Ils ont cru que c'était un piège des Iraniens, que l'aviateur était déjà aux mains des Iraniens
00:16:41et qu'ils ont dû vérifier.
00:16:44Donc ça a pris un peu de temps.
00:16:46Pourquoi « God is good » ?
00:16:47Donald Trump, dans l'interview, dit « Mais c'est quelque chose que disent les musulmans.
00:16:51Ce n'est pas nous. »
00:16:52Et donc, il y a eu ce truc un peu de scepticisme.
00:16:55Et en fait, des proches de ce copilote, de ce colonel, en réalité, pas copilote, ce colonel, ont dit «
00:17:00Non, non, mais c'est quelqu'un de très religieux ».
00:17:02Donc c'était très court.
00:17:03Et c'était entre plusieurs bips.
00:17:06Il a dit juste ce message radio.
00:17:08Et donc, Donald Trump a dit « Oui, OK, on peut envoyer la cavalerie ».
00:17:12C'était une manière de dire « L'heure est grave et je suis en danger », d'une certaine
00:17:16manière.
00:17:17Et puis, Dora, il y a aussi un certain nombre, enfin pas mal de vidéos, de propagande des Iraniens
00:17:23qui sont un peu, il faut le dire, passés maîtres dans l'art de vulgariser, de mettre en scène,
00:17:29de faire des montages parfois même hollywoodiens, que vous avez décelés, que vous vouliez nous présenter.
00:17:34Exactement.
00:17:35C'est pour répondre justement au message aussi, aux vidéos que la Maison-Blanche met souvent en ligne,
00:17:39avec beaucoup de production.
00:17:42Justement, celle de l'avion a été mise en ligne hier soir.
00:17:46Donc, ce sont souvent des animations vidéo avec des Legos, notamment.
00:17:50Et ce sont surtout les ambassades iraniennes qui relaient vraiment activement ces...
00:17:55On va essayer, on va les avoir à l'image.
00:17:58Dans un instant, oui.
00:17:58Qui relaient ces vidéos.
00:18:00Donc, une manière un petit peu de se moquer de Donald Trump.
00:18:04Allez, voilà.
00:18:05Celle-ci, c'est celle de l'offensive justement, c'est de la frappe sur l'avion F-15.
00:18:10Mais ça, c'est des Playmobil.
00:18:11Playmobil, non, c'est des Legos.
00:18:13Ah, c'est des Legos ?
00:18:13Voilà, c'est pas la première.
00:18:15Je ne fais pas la différence.
00:18:15Non, non, ce n'est pas la première.
00:18:17Voilà, donc les Iraniens qui se félicitent d'avoir tapé ce F-15.
00:18:24Il y a énormément de vidéos aussi qui sont générées par l'IA.
00:18:28Et la dernière en date, on va la voir également à l'écran, c'est Moustaba Khamenei qui entre dans
00:18:33une salle de contrôle,
00:18:35avec autour de lui, donc, les militaires iraniens, avec un message bien précis, on va le voir à l'écran,
00:18:43il y a marqué la centrale nucléaire de Dimona.
00:18:45Donc, voilà, ça laisse envisager, en fait, ce que disent les Iraniens, c'est que si les Américains et les
00:18:52Israéliens frappent les installations civiles iraniennes, eux vont répondre.
00:18:57Donc, c'est ce qu'il y a actuellement sur les réseaux sociaux.
00:19:00Alors, Donald Trump, il m'a parlé ce soir, 19h, en heure de Paris.
00:19:05Vous le savez, il a d'ores et déjà repoussé l'ultimatum adressé à l'Iran.
00:19:10À ce mardi, 2h du matin, je vous donne toujours l'heure de Paris, parce que ça ne nous parle
00:19:14plus, ça évite de faire le calcul,
00:19:16qui devait initialement se terminer ici, là, en début de semaine.
00:19:19Et il a indiqué qu'il y avait de bonnes chances de parvenir à un accord avec Téhéran.
00:19:23En revanche, il promet l'enfer, Richard Haddad, au régime islamique, si jamais il ne se conforme pas à ses
00:19:30demandes,
00:19:30notamment sur la réouverture du détroit d'Hormuz.
00:19:33Mais ça fait un certain nombre de jours qu'il promet l'enfer.
00:19:36Est-ce qu'il essaie, malgré tout, de temporiser, selon vous ?
00:19:38Je pense, à chaque fois que Donald Trump parle de négociations et d'un accord qui va aboutir,
00:19:44en général, c'est pour nous annoncer qu'il va les bombarder, parce qu'il sait très bien qu'il
00:19:49n'y a pas d'accord avec eux.
00:19:50D'abord, ce sont des menteurs et des tricheurs.
00:19:51Chaque fois que quelqu'un a fait un accord avec eux, ils ne l'ont pas respecté.
00:19:54En cachette, ils continuaient à faire ce qu'ils étaient en train de faire.
00:19:57Et il le sait.
00:19:58Et ça fait un moment qu'à chaque fois, il nous dit, je leur donne une semaine.
00:20:01Vous vous souvenez, en juin dernier, avant de les bombarder, il leur avait donné une semaine.
00:20:07Et au bout de trois jours, il les a bombardés.
00:20:09Donc maintenant, on est habitué à cette façon de faire.
00:20:11Et donc, non, je pense qu'il va...
00:20:13D'ailleurs, eux ne reculeront pas.
00:20:15Au contraire, eux, les Iraniens pensent qu'en jouant la montre,
00:20:22jouer la montre, ce sera en leur faveur.
00:20:24Ils pensent que le temps joue pour eux.
00:20:25Moi, je n'en suis pas sûr.
00:20:26Je pense qu'ils se sont trompés.
00:20:27D'ailleurs, depuis le début de cette guerre, ils se trompent,
00:20:29puisque preuve en est, s'ils l'avaient prévue cette guerre,
00:20:32ils ne se seraient pas réunis à 40 le premier jour avec leur guide suprême,
00:20:36qui a été éliminé avec tous ses copains.
00:20:38Donc, je dis ça parce que j'entends très souvent des commentateurs dire
00:20:42que les Iraniens ont tout prévu et ils maîtrisent tout et ils jouent la montre.
00:20:46Je n'en suis pas sûr.
00:20:47Je pense qu'ils se trompent sur Donald Trump.
00:20:49Ils le prennent pour un dirigeant comme tous les autres, ce qui n'est pas le cas.
00:20:52On voit bien qu'il bluffe.
00:20:53Alors, on pense qu'il ne sait pas ce qu'il veut faire.
00:20:57Moi, je suis persuadé du contraire.
00:20:58Il sait parfaitement ce qu'il fait.
00:21:01Il envoie des leurs.
00:21:02Il les trompe à chaque fois.
00:21:03Et je pense qu'il est déterminé à les bombarder davantage à partir de cette semaine.
00:21:09Et il joue parfois l'imbécile à dessein, vous pensez, Philippe Sidos ?
00:21:13Oui, je pense aussi, tout à fait.
00:21:14Je pense qu'il y a un discours qui est très contradictoire.
00:21:16Je pense qu'il y a énormément de provocations pour se moquer.
00:21:20Il se moque beaucoup quand même.
00:21:21Il s'est moqué du prince héritier saoudien.
00:21:23Là, il a insulté des Iraniens.
00:21:24Et puis, il y a 15 jours, il les a considérés comme des grands joueurs d'échecs.
00:21:28Vous voyez, le chaud, le froid.
00:21:30Alors après, il faut effectivement lire entre les lignes.
00:21:32Et c'est de comprendre son caractère.
00:21:34Bon, c'est délicat.
00:21:36La semaine dernière, on s'attendait le mercredi à des offres de paix.
00:21:39Puis là, on a eu le déchamement des enfers.
00:21:42Ce soir, qu'est-ce qu'on va avoir ?
00:21:43Bon, il reçoit des militaires.
00:21:45Est-ce qu'il va rattraper le limogéage de deux généraux américains ?
00:21:50Il y a ça aussi qui apparaît.
00:21:51Est-ce que ce ne sera peut-être que pour ça ?
00:21:53Parce que ce n'est pas bien d'avoir limogé ces deux généraux.
00:21:56Dans l'opinion américaine, ce n'est pas bien.
00:21:58Alors justement, puisqu'on parle de l'opinion,
00:22:00c'est vrai que la presse américaine est de plus en plus critique
00:22:02sur son tweet d'hier auquel vous faisiez référence,
00:22:04voire même sur son état réel, mental.
00:22:08On a tous épluché ici la presse américaine.
00:22:10Mais en France, de toute façon, Olivier Vielle,
00:22:12il y a quand même une nette tendance à critiquer
00:22:14quoi qu'il arrive et à vilipender cet homme.
00:22:17Donc tout le monde se repaie un peu de ses sorties.
00:22:21Effectivement, il est dans un style qui est extrêmement original
00:22:25pour être très euphémistique par rapport à ce que sont les autres présidents.
00:22:30Donc forcément, on regarde ça très loin.
00:22:32C'est très très loin de la culture du Quai d'Orsay.
00:22:34Mais ce n'est pas très feutré.
00:22:36Oui, on en est très très loin.
00:22:37Malgré tout, effectivement, aux États-Unis,
00:22:39aujourd'hui, il y a une montée en tension.
00:22:42On voit bien que, malgré tout, je ne suis pas tout à fait d'accord,
00:22:44je pense que la montre joue quand même.
00:22:46Parce que Donald Trump, il est effectivement capable
00:22:47de continuer le combat, mais il sait quand même
00:22:50qu'il a, à un moment donné, le temps joue contre lui.
00:22:53Et lui, il a une date limite.
00:22:55C'est qu'effectivement, il faut absolument
00:22:56que le conflit soit arrêté avant les mid-terms
00:22:59et même bien avant.
00:23:02Et donc ça, effectivement, pour lui,
00:23:03il y a quand même cette logique-là.
00:23:04Donc il a une tendance, quand l'échéance se rapproche
00:23:09et que ses objectifs ne sont pas tout à fait approchés,
00:23:12à augmenter la radicalité à la fois de l'approche militaire,
00:23:15mais aussi de la communication.
00:23:17Et c'est ce qu'on a vu.
00:23:18Et effectivement, depuis quelques jours,
00:23:20il y a une vraie inquiétude au niveau des médias américains.
00:23:23Même Fox News a mis un petit temps
00:23:25à commenter le dernier tweet du président américain
00:23:29parce qu'il ne savait pas trop comment le présenter.
00:23:30Puisqu'il y a certains mots qui sont dans le tweet
00:23:34qui sont interdits d'antenne aux États-Unis,
00:23:37y compris sur Fox News.
00:23:38Donc ils ont dû trouver des moyens de le traduire
00:23:40dans un discours politiquement correct.
00:23:42Et puis il y a surtout, c'est peut-être ça
00:23:44qui est le plus intéressant, il y a la chef de cabinet
00:23:47de la Maison Blanche qui a réuni tous les conseillers
00:23:50en leur rappelant qu'il fallait dire la vérité à Donald Trump
00:23:53et pas simplement lui raconter une version romantique
00:23:56et héroïque de la manière américaine.
00:23:58On va marquer une petite pause, on revient aussi pour parler du carburant de l'impact
00:24:02avec un baril à 110 dollars désormais.
00:24:04A tout de suite.
00:24:07Nous revoici 120 minutes d'infos avec Félicité Kindoki aussi pour son journal.
00:24:12Et il est question évidemment de cette conférence de presse
00:24:14que donnera ce soir à 19h en l'heure française Donald Trump aux États-Unis.
00:24:18Le président américain devrait également revenir sur la prolongation
00:24:22de son ultimatum à l'Iran pour 24 heures supplémentaires
00:24:25afin de trouver un accord sur la réouverture du détroit d'Hormuz
00:24:28ce qui amène donc le délai à demain 20h heure de Washington.
00:24:31Et après le premier site, Israël a frappé un deuxième complexe pétrochimique iranien aujourd'hui.
00:24:37La première annonce avait été faite par le ministre israélien de la Défense, Israël Katz.
00:24:41Une situation dite sous contrôle par l'Iran après avoir maîtrisé l'incendie.
00:24:45Une évaluation des dégâts est d'ailleurs toujours en cours pour ce premier site.
00:24:48Une enquête a été ouverte en début d'après-midi.
00:24:51Les médias iraniens avaient d'ailleurs rapporté avoir entendu plusieurs explosions
00:24:55dans la ville d'Assalouye, un site stratégique du secteur énergétique iranien
00:24:59pour son plus grand gisement de gaz naturel au monde.
00:25:01En Israël, des civils touchés ce matin.
00:25:04Quatre corps ont dû être extraits des décombres d'un bâtiment à Haïfa dans le nord du pays.
00:25:08L'immeuble résidentiel de sept étages dans lequel logeaient les victimes
00:25:12a été presque entièrement détruit après un impact direct de missiles balistiques iraniens
00:25:17survenus hier en fin d'après-midi.
00:25:19Toute la nuit, les secours se sont relayés pour retrouver les personnes disparues.
00:25:23Et ce matin, le corps d'un homme et d'une femme âgée d'environ 80 ans,
00:25:27d'un quinquagénaire et d'une femme d'environ 35 ans,
00:25:29ont été évacuées sans signe de vie.
00:25:31Sujet de Tangri Ghiotel.
00:25:33Ce matin, dans le ciel d'Haïfa au nord d'Israël,
00:25:37un missile à fragmentation iranien fend la nuit.
00:25:40Au sol, les sirènes d'alarme retentissent.
00:25:43Les dégâts sont importants.
00:25:45Quatre personnes ont été légèrement blessées, dont deux filles de 5 ans.
00:25:50Tel Aviv a également été visé,
00:25:52tout comme la ville de Petatikva dans sa banlieue.
00:25:55Ce matin, nous constatons à nouveau des impacts à plusieurs endroits dans la ville.
00:26:02Sur les différents lieux, nous avons des dégâts sur les bâtiments,
00:26:05les infrastructures et aussi sur les véhicules,
00:26:07comme sur le site qui se trouve ici.
00:26:10Une scène qui a marqué cet habitant.
00:26:14La voiture de mes parents vient d'exploser.
00:26:18Oui, c'était terrifiant.
00:26:19J'avais l'impression de perdre le contrôle.
00:26:23J'avais l'impression de ne pas savoir ce qui allait se passer.
00:26:30A Petatikva, les secouristes du Magen David Adom
00:26:34ont porté secours à une femme de 34 ans,
00:26:36grièvement blessée à la poitrine par des éclats d'obus.
00:26:40Israël n'a pas été le seul pays visé par l'Iran ce matin.
00:26:43Des attaques de missiles et de drones iraniens
00:26:46ont également ciblé les pays du Golfe.
00:26:48Une personne a été blessée aux Émirats Arabes Unis.
00:26:52Six l'ont été au Koweït.
00:26:54Et puis du côté du Liban, la banlieue sud de Beyrouth a été visée
00:26:58après un avertissement israélien sur sept quartiers de ce secteur.
00:27:02Tsaï, Tsaï, pardon, affirme avoir visé des cibles terroristes du Hezbollah
00:27:07dans cette zone vidée de la quasi-totalité de ses habitants
00:27:10depuis plus d'un mois.
00:27:11Plusieurs immeubles ont été complètement détruits par les frappes
00:27:14et une station-service a été calcinée.
00:27:16Des pépannages de fumée s'élevaient dans le ciel iranien en fin de matinée.
00:27:21Merci beaucoup.
00:27:21Félicité, on se retrouve à 16h, bien entendu.
00:27:24On va poursuivre avec nos invités.
00:27:26Alors évidemment, Richard Haddad, Olivier Vial,
00:27:28le général Philippe Sidos, Olivier Benkemoun
00:27:31et Yvan Riffel, qui nous a rejoint, sont parmi nous.
00:27:33Olivier, juste un mot avant qu'on parle de l'impact, évidemment,
00:27:36parce que ça a son importance.
00:27:37Les deux sont liés des cours du pétrole dans notre pays.
00:27:40On vient d'apprendre, c'est une dernière information.
00:27:43Donald Trump n'a pas validé un cessez-le-feu de 45 jours
00:27:46qui avait été proposé par des médiateurs.
00:27:49Donc pas d'accord.
00:27:50S'il n'y a pas d'accord, il va déchaîner l'enfer.
00:27:52Ce n'était pas possible.
00:27:54Donc l'ultimatum, il tombe à l'eau.
00:27:56Normalement, c'est terminé.
00:27:57C'était la négociation.
00:27:58La négociation, elle portait sur 45 jours de cessez-le-feu
00:28:01contre un certain nombre d'accords.
00:28:03En fait, ce que propose l'Iran, c'est continuer son programme balistique,
00:28:07continuer de développer son nucléaire
00:28:09et en plus prendre la main sur le détroit d'Hormuz.
00:28:11Ça, les Américains disent non, bien sûr.
00:28:13Les Américains ne pouvaient pas.
00:28:14Les Américains ne pouvaient absolument pas.
00:28:16Éventuellement, sur le nucléaire, il pouvait temporiser,
00:28:18sur le balistique, on peut toujours discuter.
00:28:19Sur Hormuz, hors de question.
00:28:21Et pourquoi on paye le pétrole plus cher
00:28:23et on va le payer encore plus cher ?
00:28:25C'est parce que tout ce qui arrive là, maintenant,
00:28:27va avoir un impact.
00:28:28En l'état, le baril est à 110 dollars.
00:28:30Donc, déjà, il a pris un peu par rapport à ce qu'il était.
00:28:33On avait réussi à le conserver sous la barre des 100 dollars la semaine passée.
00:28:36Et puis, les stations-service, toujours convoitées,
00:28:38avec un litre qui ne redescend pas sous la barre des 2,20 euros,
00:28:43sauf, évidemment, dans les stations dont les opérations de promotion
00:28:45ont été prolongées et qui se terminent d'ailleurs demain.
00:28:49On va prendre la direction d'ici les Moulineaux.
00:28:50Vous vous trouvez, Julia Ferrand, avec Jean-Laurent Constantini.
00:28:52Bonjour.
00:28:53Alors, vous, vous êtes entre deux stations d'ici.
00:28:56C'est dans les Hauts-de-Seine qui sont en tension, comme on dit communément.
00:29:02Effectivement, Nelly, nous nous trouvons, Jean-Laurent et moi,
00:29:04devant cette station totale où il n'y a plus du tout de carburant.
00:29:08Alors, ce n'est pas la seule station totale à être dans cette situation.
00:29:11Nous en avons comptabilisé plusieurs en tension depuis ce matin.
00:29:15Ce qui peut s'expliquer par les prix plafonnés par l'enseigne.
00:29:18à 1,99 euros le litre d'essence et 2,09 euros pour le diesel et ce, jusqu'à demain.
00:29:24Alors, on peut supposer que les automobilistes ont fait des réserves de ces carburants
00:29:29à ces prix plafonnés.
00:29:31La station derrière moi est donc fantôme depuis ce matin.
00:29:35Depuis que nous sommes arrivés ce matin, alors que juste en face,
00:29:38de l'autre côté de la route, si l'on traverse dans cette station SOS que vous voyez,
00:29:42les prix ne sont pas plafonnés et la queue s'est formée doucement.
00:29:46Nous avons pu échanger avec certains de ces automobilistes qui se servaient à la pompe.
00:29:51Et d'ailleurs, je vous propose d'écouter leur témoignage.
00:29:54Je fais pas mal le trajet Paris-Lyon et donc il me faut de l'essence pour le faire.
00:29:58Et j'ai peur pour en trouver pour revenir, par exemple.
00:30:02Moi, je crains que ça monte, que ça ne va pas s'arrêter.
00:30:06Qu'on le veuille ou pas, on est impacté par ce qui se passe très loin de chez nous.
00:30:09Le plus dérangeant, c'est d'avoir des pénuries où tout le monde se rue sur les stations essence
00:30:14alors qu'ils n'ont pas forcément besoin. C'est juste par gage de sécurité, la peur de manquer.
00:30:20Là, vraiment, c'est la première fois où je me retrouve dans une situation où devoir abandonner mon véhicule.
00:30:25Voilà Nelly, vous venez de l'entendre.
00:30:27Les automobilistes sont inquiets quant à l'augmentation des prix des différents carburants
00:30:31qui ont dépassé les 2 euros le litre en moyenne en France
00:30:35et ce, depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
00:30:38Merci beaucoup, sous ce beau soleil icéen en compagnie de Jean-Laurent Constantini.
00:30:42Yvan Réofol, puisque vous venez d'arriver, vous-même, vous avez pris des couleurs, là.
00:30:46J'espère que vous n'avez pas pris votre voiture.
00:30:48Non, je n'ai pas de voiture.
00:30:50Certains parlent, blague à part, d'un litre qui pourrait atteindre les 3 euros.
00:30:55Si les choses perdurent, si, effectivement, Hormuz reste aux mains des Iraniens
00:31:00avec toutes les conditions et toutes les restrictions que ça suppose,
00:31:03on va avoir un petit problème.
00:31:04On est tous d'accord pour dire que cette guerre ne peut pas durer.
00:31:07Effectivement, s'il y a eu une erreur initiale de la part de Donald Trump,
00:31:10c'est d'avoir sous-estimé l'adversaire.
00:31:12En même temps, je reste solidaire, naturellement, du combat qui est mené par les Israéliens
00:31:15et par les États-Unis pour mettre un terme à ce régime des mots-là.
00:31:19D'ailleurs, je me désole de voir qu'il y a une sorte de jubilation en France même,
00:31:22de voir qu'effectivement, les États-Unis ont des difficultés à réduire
00:31:27effectivement la résistance iranienne, qui se défend très bien.
00:31:30Donc, il faut...
00:31:30Ce que vous disiez tout à l'heure, quand on se moque ouvertement d'un Donald Trump...
00:31:34C'est insupportable.
00:31:35Parce que maintenant, vous avez même des élites françaises
00:31:39qui en arrivent à soutenir le régime des Mola, qui est un régime apocalyptique.
00:31:42Donc, on est vraiment dans une des raisons.
00:31:45Pour le reste, je manque d'éléments.
00:31:46J'espère que cette guerre ne durera pas.
00:31:48Elle avait été annoncée pour durer 4 semaines.
00:31:50On est dans la cinquième semaine aujourd'hui.
00:31:54En tout cas, si l'essence devait arriver à ces taux considérables que vous dites là,
00:31:59il va falloir à un moment donné que l'on repense effectivement la légitimité des taxes.
00:32:03Parce qu'on en reviendra toujours là.
00:32:04Il va falloir à un moment donné se résoudre à baisser les taxes
00:32:08et donc à faire parallèlement les économies nécessaires
00:32:11qui n'ont jamais été faites depuis maintenant 10 ans au cœur du fonctionnement de l'État.
00:32:15Et puis, Olivier Giel, on n'en parle peut-être pas assez d'ailleurs jusqu'à présent.
00:32:19Mais ça a des conséquences encore plus catastrophiques potentiellement.
00:32:22C'est la hausse des prix de l'alimentaire.
00:32:25Parce que les dernières données de l'ONU nous disent déjà au mois de mars,
00:32:29les denrées alimentaires ont augmenté de 2,4% en moyenne en l'espace d'un mois.
00:32:36Donc, vous ramenez ça à une année, on voit ce que ça peut donner.
00:32:39Ce qui veut dire que même ceux qui ne conduisent pas seront forcément impactés.
00:32:43En fait, ce qu'on ne voit pas forcément, c'est que le coût du pétrole a impacté beaucoup de
00:32:49secteurs.
00:32:50Parce que pour l'agriculture, on a effectivement les engrais qui ont explosé.
00:32:53Le prix des engrais a explosé.
00:32:54On a le prix du plastique.
00:32:56Le prix du pétrochimique.
00:32:58Qui a eu des vraies difficultés.
00:33:00Et aujourd'hui, effectivement, ça va impacter beaucoup de secteurs.
00:33:03Et ça, c'est quelque chose qui est beaucoup plus difficile, justement pour le gouvernement,
00:33:07à pouvoir compenser.
00:33:08Parce que si on a une inflation généralisée qui est causée par la montée du pétrole,
00:33:13ça va être quelque chose de quasiment impossible à réguler.
00:33:16Et en tout cas, à compenser par des mesures budgétaires.
00:33:20Elodie Huchard nous a rejoint.
00:33:21Bonjour Elodie.
00:33:22Bonjour.
00:33:23Dans ces conditions, le gouvernement, évidemment, pour l'instant, ne revoit pas sa copie sur les aides éventuelles.
00:33:28On verra si les choses devaient s'aggraver.
00:33:30Oui, mais encore aujourd'hui, le cabinet de Maud Bréjon, qui est en charge, justement, de l'énergie, nous dit
00:33:35ceci.
00:33:35Il n'y a ni problème d'approvisionnement, ni de pénurie.
00:33:37Mais juste des tensions logistiques locales et ponctuelles, justement, par exemple, dans les stations qui ont fait des offres promotionnelles.
00:33:44Donc, on voit bien que le gouvernement est coincé.
00:33:46Il a déjà dévoilé une première batterie d'aides.
00:33:49Et on se rappelle de cette conférence de presse la semaine dernière.
00:33:5230 ministres autour de la table pour réfléchir, justement, à des solutions.
00:33:56Une conférence de presse à l'issue de cette réunion où on nous apprend que, finalement, aucune décision n'est
00:34:01prise.
00:34:01Et le problème du gouvernement, c'est qu'il voit bien qu'il y a des métiers, par exemple, comme
00:34:05les infirmières, etc., qui ont besoin de leur voiture, qui auraient besoin davantage d'aide.
00:34:10Mais comme ils ne veulent pas ouvrir, de toute façon, des aides à tout le monde ou à trop de
00:34:13professions parce que les caisses sont vides, on voit bien l'équilibre.
00:34:16À un moment donné, il faudra des déçus et des lésés.
00:34:18Le gouvernement le sait.
00:34:19Oui.
00:34:20On rappelle le chèque énergie, 258 euros, il me semble.
00:34:24Bon, en tout cas, pour l'instant, l'heure n'est pas grave.
00:34:27Effectivement, on peut mettre ça sur le compte de ces opérations promotionnelles.
00:34:31Le vrai baromètre, ça sera à partir de demain.
00:34:32Et qu'on est aussi en week-end de trois jours où on nous dit que les approvisionnements, du coup,
00:34:35ont moins, évidemment, tendance à être effectués en week-end de trois jours.
00:34:38Et où ceux qui ont fait des déplacements ont forcément anticipé un petit peu aussi, d'où l'affluence vendredi,
00:34:43notamment.
00:34:43J'aimerais qu'on aborde un tout autre sujet, mais qu'il y ait vraiment de quoi s'inquiéter, faire
00:34:50s'inquiéter.
00:34:51Bonjour, Célia Barotte.
00:34:52On va parler de cet avion qui a été obligé de redécoller de la piste d'Orly en raison, vous
00:35:00allez bien comprendre, de mortiers d'artifices qui avaient été tirés à partir d'un cortège de voitures à côté
00:35:06de la piste, donc pas loin du tarmac.
00:35:08C'est une histoire assez folle qui a eu lieu hier, donc ce dimanche. Racontez-nous les circonstances, c'est
00:35:14ce qu'on sait pour l'instant.
00:35:15L'enquête est en cours, mais en tout cas, des premiers éléments qui remontent, les faits se sont déroulés en
00:35:20fin d'après-midi hier.
00:35:21Un avion de ligne de la compagnie EasyJet était sur le point d'atterrir à l'aéroport d'Orly quand
00:35:27le pilote a observé des nuages de fumée et a dû reprendre de la vitesse et de l'altitude.
00:35:33Il s'agissait d'un vol reliant Venise à Paris. La piste numéro 25 concernée par ces faits a été
00:35:39fermée pendant 1h30.
00:35:41Et après avoir fait une boucle, le pilote a pu atterrir sur une autre piste de l'aéroport sans incident.
00:35:46On va voir cette réaction de la compagnie EasyJet qui explique que les pilotes sont hautement qualifiés pour effectuer des
00:35:53remises de gaz par précaution.
00:35:54Et conformément à nos procédures et le vol a ensuite atterri normalement, à aucun moment la sécurité des passagers à
00:36:01bord n'a été compromise, insiste la compagnie.
00:36:04Alors les premiers éléments de l'enquête montrent que les tirs provenaient des communes Limitrof, d'Ablon-sur-Seine et
00:36:09de Villeneuve-le-Roi.
00:36:11Selon plusieurs sources policières, des images prises par un témoin montrent également la présence d'un véhicule berline avec plusieurs
00:36:18individus à proximité tirant des mortiers d'artifice en l'air.
00:36:21Le véhicule semble à première vue être une voiture dans un cortège de mariage et les tirs seraient, semble-t
00:36:27-il, des tirs de célébration non autorisés bien évidemment.
00:36:30Autre indication d'une source proche du dossier, ce cortège de mariage était composé d'une quinzaine de véhicules, une
00:36:36dizaine de voitures particulières et plusieurs quads ou encore des scooters de luxe.
00:36:40A ce stade, aucune personne n'a été interpellée et il est encore impossible d'établir si les tirs visaient
00:36:46sciemment l'avion ou encore l'aéroport.
00:36:48Merci beaucoup. Et pour compléter, nous sommes en direct avec Frédéric Lecointe qui est secrétaire régional d'Alliance Val-de
00:36:56-Marne grâce à notre reporter sur place.
00:37:00Bonjour, merci de répondre à nos questions. Est-ce que vous confirmez les informations données par notre spécialiste police en
00:37:08plateau ?
00:37:08Et est-ce que vous, vous avez eu accès à ces images de manière à dire, voilà, les tirs visiblement
00:37:13de Mortier étaient peut-être intentionnels contre l'avion, en tout cas en direction de la piste ?
00:37:21Oui, bonjour. Alors effectivement, comme vous le dites, nous avons des informations qui sont concordantes.
00:37:26En effet, le pilote de cet avion a décidé de remettre les gaz au moment où il atterrissait.
00:37:30Il a pris cette décision étant donné qu'il a aperçu des fumigènes ou ce qui s'apparentait à un
00:37:36incendie à l'amorce de la piste.
00:37:38Il a alerté la tour de contrôle, les aiguilleurs du ciel l'ont orienté sur une autre piste et la
00:37:42piste au sein de laquelle il va atterrir a été fermée durant une heure et demie.
00:37:45Immédiatement, la DGAC a mandaté une compagnie de la gendarmerie de l'aéroport qui s'est dépêchée sur les lieux.
00:37:50Et un témoin des faits a expliqué qu'il avait aperçu un cortège de mariage composé, comme vous l'avez
00:37:56dit, d'une quinzaine de véhicules, de quad, de scooters haut de gamme qui ouvraient la marche de ce cortège.
00:38:02Et les personnes présentes au sein de ce cortège utilisaient des mortiers d'artifice certainement pour célébrer le mariage et
00:38:07ont détourné cette célébration à destination de cet avion qui atterrissait.
00:38:11Et certains d'entre eux ont tiré sur cet avion.
00:38:14D'accord que de toute façon, même s'il n'y a pas eu d'interpellation pour l'heure, elles
00:38:18devraient intervenir rapidement parce qu'on peut aisément reconstituer, retracer tous les mariages qui ont eu lieu dans la région,
00:38:24dans les communes limitrophes.
00:38:25Ça c'est votre travail en fait ?
00:38:27Oui, tout à fait, que ce soit le retraçage des mariages ou l'exploitation des vidéos à proximité ou les
00:38:34exploitations téléphoniques qui seront faites par les services enquêteurs, qui seront en charge de la procédure en effet.
00:38:38Mais déjà, l'exploitation de la vidéo du témoin ainsi que la vidéoprotection de la commune à proximité de ce
00:38:46site permettront de déterminer quels étaient les véhicules, qui les conduisaient et occasionneront certainement des interpellations ultérieures.
00:38:54En étant donc un policier du 94 et donc en étant amené, j'imagine, à intervenir dans la zone d
00:39:01'Orly, il y a souvent ce genre d'actes complètement irrationnels, très dangereux.
00:39:09C'est la première fois que vous entendiez une telle affaire de tir de mortier directement visant les carlingues d
00:39:15'appareils ?
00:39:17Alors, cet acte à l'encontre d'un avion est effectivement inédit.
00:39:21En revanche, des actes de violence et des problèmes de tir de mortier, que ce soit pour des célébrations de
00:39:26mariage ou à l'encontre de nos collègues,
00:39:28j'ai envie de vous dire que c'est le quotidien aujourd'hui des polices de quartier.
00:39:33C'est le quotidien de nos collègues en police secours, en BTC, en BAC.
00:39:37Ils sont exposés à une violence qui est inouïe et aujourd'hui, au sein du Val-de-Marne, des gens
00:39:41qui utilisent des mortiers d'artifice,
00:39:43c'est quelque chose qui se fait, je ne peux pas vous dire quotidiennement, mais ça arrive régulièrement.
00:39:47Et tous les week-ends, nos collègues interpellent des gens qui sont en possession de ces mortiers d'artifice.
00:39:51Là, en l'occurrence, pour ces tirs qui ont eu lieu hier, c'est quelque chose d'inédit, c'est
00:39:57quelque chose qui est absolument...
00:39:59C'est un épiphénomène, c'est extrêmement rare.
00:40:02Ça n'arrive même jamais, puisque cet avion est passé au moment où ce cortège passait.
00:40:07L'enquête le déterminera, mais pour le moment, ce qui ressort a priori, c'est que c'est un hasard
00:40:12malheureux,
00:40:12hasard du passage de ces personnes qui célébraient ce mariage et de cet avion qui était en amorce de son
00:40:18atterrissage.
00:40:19Hasard malheureux ou geste inconscient ou délibéré, ça, l'enquête devra le déterminer.
00:40:23Merci beaucoup d'avoir réagi à notre antenne, M. Lecointe.
00:40:26Et on remercie évidemment Clément Lopez.
00:40:29On rappelle en outre que la vente des mortiers d'artifice est strictement interdite.
00:40:32Il y avait une loi qui était passée d'ailleurs sur Internet notamment.
00:40:36C'est complètement inconscient, Olivier Vial, de faire ce genre de choses.
00:40:40Parce que si vous touchez un des moteurs, on imagine la catastrophe qui s'ensuit.
00:40:44Oui, oui, mais effectivement, c'est de plus en plus fréquent.
00:40:47L'usage des mortiers est de plus en plus fréquent.
00:40:49Alors, c'est quand même une signature, parce qu'on ne trouve pas ces mortiers aujourd'hui effectivement aussi facilement.
00:40:54Pour que les pilotes décident de réagir de cette façon-là, c'est qu'on n'était pas sur des
00:41:01petits feux d'artifice.
00:41:03Ce ne sont pas des choses que vous trouvez facilement dans le commerce, c'est des vrais mortiers d'artifice.
00:41:07C'est ceux qui servent à attaquer les commissariats.
00:41:09Et effectivement, en 2023, entre juin et juillet 2023, la police avait saisi 150 000 mortiers d'artifice.
00:41:16Ce qui est intéressant, c'est que ça veut dire que ça coûtait 2 millions d'euros.
00:41:19Et qui est-ce qui a les moyens de s'acheter autant de stocks de mortiers ?
00:41:24Et ça, quand on pose la question-là, parce que c'était la même chose pendant les émeutes.
00:41:28On a vu plein de jeunes de 14 ans attaquer des commissariats de police avec des mortiers d'artifice.
00:41:32Ce qui est sûr, c'est qu'ils ne les avaient pas achetés en caissant leur tirelire.
00:41:36C'est bien qu'il y a des gens qui sont capables d'acheter des mortiers d'artifice, d'en
00:41:39faire des stocks et de les utiliser soit pour des célébrations de ce style-là.
00:41:44On sait aussi que dans certains quartiers, ils sont utilisés pour célébrer les bonnes ventes de drogue.
00:41:49Et donc, effectivement, c'est devenu à la fois un mode de célébration, mais c'est aussi un mode maintenant
00:41:54d'attaque, une arme pour attaquer les forces de l'ordre.
00:41:57Alors, on avait l'habitude de voir ces mariages qui dégénéraient, y compris en coupant la circulation, les agressions d
00:42:04'élus, etc.
00:42:04Mais là, on a franchi un nouveau cap, Richard Haddad.
00:42:07Ça fait 35 ans que l'on parle de la libanisation de la France.
00:42:10Donc, on y est depuis un certain temps, notamment sur l'affaire de l'aéroport.
00:42:15La banlieue sud qui est bombardée par l'armée israélienne depuis quelques jours, abrite toujours des réfugiés palestiniens.
00:42:22Et maintenant, le Hezbollah.
00:42:24Et ces gens-là tirent en l'air.
00:42:26En fait, je vous rappelle juste que cette banlieue sud, elle est à 100 mètres des pistes de l'aéroport.
00:42:32Et il n'y a pas très longtemps, une balle avait percé la carlingue d'un avion.
00:42:36Parce qu'il tirait en l'air pour célébrer je ne sais quoi.
00:42:38Donc, ça arrive.
00:42:39Ça arrive.
00:42:39Et comme on tire des mentières d'artifices sur les commissariats, on tirait aussi sur les forces de l'ordre
00:42:45libanais.
00:42:47Les combattants de l'OALP tiraient aussi sur les...
00:42:49C'est exactement le même phénomène de populations qui ne reconnaissent pas les institutions du pays dans lesquelles elles vivent
00:42:55et qui lui font la guerre.
00:42:59Donc, c'est exactement le même phénomène.
00:43:00C'est pour ça qu'on parlait de libéralisation de la France.
00:43:02Pour vous, il y a un phénomène calcage, copicat un peu ?
00:43:05Aujourd'hui, ce sont des mortiers d'artifices.
00:43:07Vous verrez que demain, ce sera des kalachnikovs, voire des vrais mortiers.
00:43:10C'est ça l'inquiétude ? Vous le rejoignez là-dessus ?
00:43:12Je partage en effet cette analyse.
00:43:13Je me fais cette réflexion.
00:43:15Il y a un mimétisme d'un acte de guerre.
00:43:17Ce n'est pas un acte de guerre, bien entendu.
00:43:19Mais il feigne effectivement de reproduire ce qu'il voit à la télévision, notamment dans les pays du Proche-Orient
00:43:27ou du Moyen-Orient,
00:43:28avec effectivement des oppositions d'une société face à un monde libre.
00:43:33Alors je ne sais pas du tout, on ne peut pas donner un aspect plus politique qu'il n'en
00:43:37faudrait à cet acte-là.
00:43:39Mais il y a malgré tout une montée en puissance stupéfiante.
00:43:42En effet, je reprends les termes qui ont été dits de cette violence.
00:43:46Et la question que je me pose, c'est de savoir comment en est-on arrivé là ?
00:43:49Maintenant, cela fait 30 ans, 40 ans que nous sommes quelques-uns à alerter sur l'irresponsabilité d'avoir à
00:43:55constituer une contre-société.
00:43:57Cette nouvelle France dont on nous parle aujourd'hui, qui serait une France délicieuse.
00:44:00Et on voit que c'est une France de plus en plus conflictuelle.
00:44:02et qui, à travers ses actes symboliques, pourrait effectivement, à un moment donné, passer à l'acte.
00:44:07Bon, la législation, on peut y revenir un instant.
00:44:09Bon, visiblement, ce n'est pas très efficace.
00:44:10Mais là, on n'est quand même pas sur la même échelle non plus.
00:44:13Ce ne sont pas les petits feux d'artifice que les jeunes se procurent.
00:44:16Là, on peut s'en procurer au marché noir et en contrebande assez aisément, j'imagine.
00:44:21Oui, malheureusement, vous le disiez.
00:44:22Est-ce que la vente des mortiers est interdite et encadrée ?
00:44:25Oui. Est-ce que c'est efficace ?
00:44:26Non, Olivier a rappelé un certain nombre de chiffres de saisie de mortiers qui nous parviennent souvent d'une mystère
00:44:31de l'intérieur.
00:44:32C'est très bien d'en saisir, évidemment.
00:44:34Le problème, c'est qu'on vide un petit peu l'océan avec une petite cuillère.
00:44:37Et c'est vrai que quand ce monsieur parlait de hasard, il n'y a pas de hasard à se
00:44:41procurer des mortiers.
00:44:42Il n'y a pas non plus de hasard à célébrer un mariage avec des mortiers.
00:44:46Il y a plein d'autres moyens de le faire.
00:44:48Et effectivement, c'est un peu la logique du toujours plus.
00:44:50On a vu le périphérique lyonnais pendant un temps qui était toujours bloqué les week-ends à cause justement de
00:44:55célébrations de mariage avec des mortiers.
00:44:57Ça s'est un peu calmé, mais certains se disent allons encore plus loin.
00:45:00Finalement, qu'ils aient voulu volontairement ou non viser un avion, j'ai presque envie de dire que ce n
00:45:04'est pas la question.
00:45:05Ils n'ont pas à avoir de mortiers et ils n'ont pas à faire prendre ce genre de risques.
00:45:08Merci beaucoup. Petite jingle.
00:45:10Merci à ceux qui nous ont rejoints pour cette première heure.
00:45:12On va marquer une petite pause et se retrouver pour parler à nouveau de cette information.
00:45:19Donald Trump qui n'a pas validé l'accord de 45 jours.
00:45:25Et à tout de suite.
00:45:29Bonjour à tous et bienvenue si vous nous rejoignez à l'instant.
00:45:31La suite de 120 minutes info, c'est avec Félicité Kindoki.
00:45:35C'est le journal. C'est à vous.
00:45:37Merci Nelly. Rebonjour à tous.
00:45:38Donald Trump n'a pas validé la demande de cesser le feu de 45 jours en Iran proposée par les
00:45:44pays médiateurs que représentent le Pakistan, l'Egypte et la Turquie.
00:45:48Un refus qui survient après avoir fixé à demain soir un ultimatum avant de bombarder les infrastructures iraniennes faute de
00:45:54réouverture du détroit d'Hormuz.
00:45:56En promettant littéralement l'enfer sur terre.
00:45:59Une idée parmi beaucoup d'autres, a précisé un haut responsable américain avant d'annoncer que Donald Trump s'exprimera
00:46:04ce soir lors d'une conférence de presse.
00:46:07Après le premier site, Israël a frappé un deuxième complexe pétrochimique iranien.
00:46:12Des dégâts jugés mineurs ont été constatés sur ce second site du sud du pays.
00:46:16Tandis que le bombardement du premier complexe ce matin a engendré un violent incendie finalement maîtrisé, rendant la situation sous
00:46:23contrôle selon les autorités iraniennes.
00:46:25Une évaluation des dégâts est en cours et une enquête a été ouverte.
00:46:28Enfin ce matin, toujours en Iran, des frappes américano-israéliennes ont tué le chef des renseignements des gardiens de la
00:46:35révolution.
00:46:35Une information confirmée par l'armée idéologique de l'Iran elle-même dans une publication sur leur chaîne Telegram.
00:46:42La mort du commandant général Majid Kademi s'ajoute à celle de nombreux hauts responsables militaires iraniens.
00:46:48Merci beaucoup, on vous retrouve bien sûr à 16h30 pour de nouvelles informations.
00:46:52Nos invités cet après-midi, Olivier Vial, le général Philippe Sidos, bienvenue à tous les deux,
00:46:58Dora Abdelrazik, Yvan Rayouffol et bien sûr Richard Haddad.
00:47:03On va évidemment parler de cette opération d'extraction dont les Etats-Unis ont le secret.
00:47:08Deux pilotes ont pu être secourus en terrain hostile avec des moyens extraordinaires que nous raconte tout de suite Mathieu
00:47:15Devez.
00:47:16La fin de 36 heures de recherche grâce notamment à la marine de guerre américaine et à une unité d
00:47:23'élite, la SEAL Team 6,
00:47:25celle qui a mené en 2011 au Pakistan le raid contre Oussama Ben Laden, le leader d'Al Qaïda.
00:47:30Ces soldats peuvent intervenir depuis la mer avec des navires d'assaut ou des bateaux rapides de type Zodiac.
00:47:36Et aussi depuis les airs, grâce aux hélicoptères, de jour comme de nuit.
00:47:41Ils sont spécialisés dans la lutte contre le terrorisme et les opérations de sauvetage, comme l'explique cet ancien colonel.
00:47:47Ce type de mission est toujours à haut risque, mais cette fois les Etats-Unis ont réussi et c'est
00:47:56une vraie victoire.
00:47:58J'en suis ravi.
00:48:02Quand on regarde les précédentes tentatives que nous avons menées, notamment au Vietnam, les taux de réussite étaient extrêmement faibles.
00:48:08Alors oui, c'est une opération qu'on peut clairement célébrer.
00:48:14Ils précisent que le succès d'une telle opération n'est possible qu'au prix d'un entraînement extrême,
00:48:19des mois de préparation avec des tests de résistance physique et mentale et des exercices de survie dans le désert
00:48:26comme en montagne.
00:48:27Et c'est justement dans les montagnes iraniennes qu'a été récupéré le pilote américain.
00:48:33Et on va justement revenir à tous ces moyens incroyables qui ont été déployés en armement, en technologie avec vous,
00:48:41Félix Pérolaz.
00:48:43Oui, exactement, Nelly.
00:48:45D'abord, il y a les drones.
00:48:46Ils ont sécurisé la zone.
00:48:48On va le voir sur ces images.
00:48:49Ces drones, ils ont localisé l'aviateur et surveillé ces poursuivants.
00:48:54Ils ont aussi tiré sur les Iraniens qui ont tenté de capturer le pilote.
00:48:59Certains se sont dangereusement approchés.
00:49:01Les drones ont donc tiré.
00:49:03Regardez, ils ont des munitions, des missiles d'une grande précision.
00:49:07Ensuite, place aux avions, les C-130 Hercule.
00:49:11Ce sont les piliers du transport militaire américain.
00:49:15Ils ont permis d'acheminer les commandos des centaines de soldats et le matériel en Iran.
00:49:20Ils ont servi de base improvisée pour organiser le sauvetage.
00:49:25Ensuite, les hélicoptères, c'est l'étape critique.
00:49:28Eux, ils ont déposé les forces spéciales au plus près du pilote et assuré son évacuation rapide.
00:49:34Enfin, le cœur de l'opération, ce sont eux, les soldats de la marine américaine.
00:49:39C'est une unité spéciale, la SEAL Team 6, qui a récupéré le pilote dans la nuit de samedi à
00:49:46dimanche.
00:49:46On parle de quelques dizaines d'hommes.
00:49:48C'est l'élite des forces spéciales.
00:49:50Ils peuvent intervenir partout, en mer, dans les airs ou sur terre.
00:49:55Ils sont préparés pour ça.
00:49:57Et d'ailleurs, ce sont même eux qui ont mené le raid contre Oussama Ben Laden, le leader d'Al
00:50:03-Qaïda, en 2011.
00:50:04Merci beaucoup, Félix, pour toutes ces informations.
00:50:07Général Sidos, on sait que les Américains sont spécialistes dans l'art de brouiller les pistes.
00:50:12J'ai même lu qu'on avait fait croire que le pilote avait été extrait du cratère dans lequel il
00:50:16s'était réfugié,
00:50:18avant même que le sauvetage n'ait lieu, afin de tromper l'ennemi, précisément.
00:50:22Oui, exactement.
00:50:23Alors là, on attribue ce rôle-là, effectivement, à la CIA, à tous ces réseaux d'influence,
00:50:27sur les réseaux, voire auprès des personnes, pour dire qu'effectivement, soit il était déjà mort,
00:50:32soit il avait été évacué, soit etc., qu'il n'était plus là.
00:50:35Alors, ça contribue, effectivement, au doute pour les Iraniens, qui se demandent que c'est vrai, c'est pas vrai,
00:50:39on continue la recherche, on continue pas la recherche.
00:50:41C'est un élément qui rentre en ligne de compte, bien évidemment.
00:50:43Ça va pas faire toute la décision, mais c'est un élément indispensable.
00:50:47Effectivement, le fait que les Américains aient énormément de moyens, ça joue.
00:50:51Alors nous, effectivement, ce serait le travail de la DGSE.
00:50:54Bon, si on avait ça...
00:50:55Nous, la dernière extraction n'avait pas si bien marché que ça.
00:50:58C'était en Somalie, je crois, un agent de la DGSE.
00:51:01L'opération est très bien montée, infiltration à pied, assaut de la maison,
00:51:04et puis l'otage est tué.
00:51:07Ça marche pas à tous les coups, ces affaires-là.
00:51:08Et même pour les Américains, parce que vous parlez de la Somalie, moi j'ai en tête ce qui s
00:51:11'était passé dans les années 90, Mogadiscio.
00:51:13Ils ont perdu plusieurs Blackhawks.
00:51:15Hélicoptères, Blackhawk, Blackhawk Down.
00:51:17Blackhawk Down, le fameux film de Ridley Scott.
00:51:19Et là, on les voit d'ailleurs, les fameux Blackhawks auxquels on fait référence.
00:51:23Et il y avait eu l'image terrible de cet Américain qui avait été pendu et dont le cadavre avait
00:51:28été traîné dans les rues de Mogadiscio.
00:51:31Olivier Benkemun, pour aller encore plus loin sur les codes qu'utilisent les Américains,
00:51:36comment a-t-il fait, le pilote, pour pouvoir se signaler et prouver que c'était lui ?
00:51:40Vous avez entendu, il est équipé d'une radio et d'un signal qui est envoyé à des heures précises
00:51:50normalement
00:51:51et écouté par ceux qui connaissent le code.
00:51:53Normalement, ce n'est pas écouté par n'importe qui.
00:51:54Mais il a été capté aux Etats-Unis, et ce n'est pas moi qui le dis, c'est Donald
00:51:58Trump qui l'explique,
00:51:59dans une interview donnée aux médias Axios, a été capté un message très court et très inhabituel.
00:52:05« God is good », c'est ce qu'a enregistré le pilote.
00:52:10Et alors, lorsque les Américains entendent ça, je crois que c'est au Pentagone, on écoute ça, ou au CIA,
00:52:14ils sont très très étonnés de ce type de message.
00:52:17Ce n'est pas un message habituel, ce n'est pas dans les codes habituels.
00:52:22Donc qu'est-ce qu'on fait, M. le Président ? Qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:52:24« God is good ».
00:52:24Et Donald Trump aurait dit que c'est vraiment sans doute de la propagande.
00:52:29Peut-être que les Iraniens le tiennent déjà.
00:52:31Oui, parce qu'on a pu reconnaître sa voix.
00:52:32Est-ce qu'on ne veut pas, etc.
00:52:33Mais bon, alors, ils ont fait les analyses.
00:52:36Donald Trump s'est renseigné.
00:52:38L'entourage a dit, effectivement, qu'il est très religieux.
00:52:41Ça peut être lui, ça doit être lui.
00:52:42Et ils y sont allés.
00:52:44Mais la première réaction de Donald Trump a été de dire,
00:52:47c'est sans doute, ça ressemble à ce qu'utilisent comme vocabulaire les musulmans.
00:52:52Donc, il faut faire attention.
00:52:54Finalement, ils ont envoyé, vous le savez, 60 avions pour cette opération
00:52:58et 200 militaires dans les commandes.
00:53:01Comment il fait même pour envoyer ce genre de messages audio ?
00:53:03Je vous avoue que je prends toutes ces informations et beaucoup de précautions.
00:53:07Vous ne croyez pas Donald Trump ?
00:53:08Normalement, ce sont des messages pré-programmés.
00:53:11Ce sont des messages code bien précis.
00:53:13On n'invente pas des mots code en se disant, tiens, c'est peut-être moi qui vais faire un...
00:53:17Ils vont me reconnaître.
00:53:18Ce qui me surprend, mais ce qui en même temps ne m'étonne pas,
00:53:22ce n'est pas Donald Trump qui est allé les récupérer quand même.
00:53:24Mais on n'en est pas loin.
00:53:27Je vous avoue que là, je suis un peu surpris.
00:53:30À un moment, je me suis dit, Donald Trump, il a mis sa tenue camouflée, il est allé.
00:53:34Il tire la couverture à lui.
00:53:36C'est lui qui a pris la décision.
00:53:37Vous voyez, c'est comme ça que c'est interprété.
00:53:39Donc, c'est pour ça que j'ai beaucoup de prudence.
00:53:40En quoi il était impliqué dans cette récupération ?
00:53:43Il y a un commandement local, il y a des généraux américains qui connaissent un peu leur boulot.
00:53:48Oui, il n'est pas au CENTCOM lui-même.
00:53:50Voilà, ça me paraît bizarre.
00:53:52Mais tout à fait, il faut prendre ces informations, il faut les citer.
00:53:56Parce que s'il l'a dit, il parle de la CIA, il parle de ça.
00:54:00C'est lui qui donne l'information.
00:54:01C'est un message.
00:54:02Et c'est lui qui explique qu'on est venu le consulter pour savoir ce qu'on faisait sur ces
00:54:07informations.
00:54:08Et même de parler de la CIA.
00:54:09Pourquoi parler de la CIA ?
00:54:10Parce qu'effectivement, il y a un objectif.
00:54:12Au-delà de l'opération militaire, Donald Trump, c'est lui qui crée le récit.
00:54:16Et dans le récit, effectivement, on a vraiment la volonté de transformer ce qui aurait pu être comme une défaite,
00:54:22le fait d'avoir un avion abattu, le transformer en épopée et en victoire.
00:54:26Et surtout, une démonstration de tout ce qu'est capable de faire l'armée américaine et la base américaine.
00:54:32Et donc, on va montrer toutes les différentes étapes, montrer que sur chaque secteur, on est les plus forts.
00:54:38Et ça, effectivement, ce n'est pas les militaires qui le disent.
00:54:41C'est Donald Trump qui a une tendance, effectivement, à vendre une épopée hollywoodienne.
00:54:45Et même la manière dont on parle des seals, dont en fait, selon certains docteurs, on pense que c'est
00:54:51sans doute eux.
00:54:52Mais la manière de le dire comme ça aussi vite, c'est parce que c'est aussi une des unités
00:54:55les plus hollywoodiennes qui existent dans l'imaginaire américain.
00:55:00Puisqu'on parle de récits et de mise en scène hollywoodienne, il y en a d'autres qui sont passés
00:55:06maîtres dans l'art de faire passer les messages.
00:55:10Ce sont les Iraniens eux-mêmes, Dora.
00:55:12Tout comme les Américains qui, depuis le début de la guerre aussi, mettent en ligne des vidéos sur le site
00:55:19de la Maison Blanche.
00:55:21Les Iraniens, depuis le début de la guerre, n'hésitent pas à chaque fois de mettre une petite vidéo parodie
00:55:28pour justement ridiculiser Donald Trump,
00:55:31ridiculiser même cette frappe contre l'avion F-15.
00:55:34Là, on le voit.
00:55:35C'est une vidéo qui a été mise en ligne hier soir avec des personnages de Lego.
00:55:39Ce n'est pas la première, ça doit être la troisième ou la quatrième.
00:55:42Ils utilisent même l'intelligence artificielle pour faire passer leur message avec notamment le guide suprême iranien Mouchtab Khamenei
00:55:50qui a disparu des radars depuis la frappe qui a tué son père.
00:55:55Mais là, on le voit en action dans une salle de contrôle.
00:55:58On va voir, voilà, c'est lui qui arrive.
00:56:00Voilà, militaire avec un grand écran devant lui où on peut lire, dit Mona, nucléaire réacteur, c'est la centrale
00:56:07israélienne.
00:56:09Donc, voilà, de nucléaire.
00:56:13Une réponse, là, des Iraniens, tout simplement leur disant, écoutez, si vous allez ouvrir le feu sur nous, nous aussi,
00:56:19on en est capables avec ce genre de vidéos.
00:56:22Ça montre aussi, Richard Haddad, qu'ils ont beaucoup d'ingénieurs.
00:56:26Ils ont une maîtrise technologique assez forte aussi, au point de brouiller tout ce qui est Internet, etc., de couper
00:56:33leur population.
00:56:34Oui, enfin, c'est vrai.
00:56:35Ils ont beaucoup d'ingénieurs qui sont brillants.
00:56:37D'ailleurs, les ingénieurs iraniens, mais ils sont à mille lieux de la technologie américaine et israélienne.
00:56:43Je vous rappelle que les Israéliens avaient...
00:56:44Non, mais ils ont compris que la guerre d'image, c'était aussi, ça avait un impact.
00:56:47Oui, mais ça, depuis longtemps. C'est leur spécialité, depuis longtemps.
00:56:49Et notamment, ils s'adressent à leur propre population.
00:56:51Ils essayent de montrer qu'ils tiennent les choses et que les Américains sont fragiles.
00:56:57Ils se moquent d'eux.
00:56:58Alors, vous savez, ils se moquent beaucoup de cette récupération de pilotes.
00:57:02Mais la vie d'un soldat américain n'a pas de prix.
00:57:05Vous avez bien vu les moyens qu'ils ont mis pour le récupérer.
00:57:09Il en est de même pour les Israéliens.
00:57:11Vous voyez bien que lorsqu'un soldat israélien est pris, Israël ne compte pas les moyens pour le récupérer.
00:57:21Il ne compte pas les moyens pour récupérer même les dépouilles de leurs soldats.
00:57:23Ils sont capables d'échanger 1 000 prisonniers du Hamas contre la dépouille d'un soldat.
00:57:29En revanche, chez les Iraniens, la vie n'a aucun prix.
00:57:33C'est de la chair à canon.
00:57:35Alors, ils se moquent, mais je ne sais pas qui devrait se moquer de l'autre.
00:57:37Et puis, quant à M. Khamenei, qu'on montre là, rentrant dans une salle des opérations,
00:57:41pour le moment, il est dans une salle d'opérations de chirurgie.
00:57:44On ne sait pas trop dans quel état il se trouve.
00:57:45On ne sait pas dans quel état il est.
00:57:47Il vend un petit mot.
00:57:49Nous sommes face à deux guerres.
00:57:51Il y a d'abord une guerre tactique, une guerre militaire.
00:57:53Et puis, il y a la guerre de communication qui est menée, en effet, des deux côtés.
00:57:57C'est très intéressant à voir, mais singulièrement par Donald Trump,
00:57:59qui est d'abord un homme de spectacle et qui, là, nous montre qu'il y a non seulement
00:58:02une politique spectacle, qui avait été dénoncée depuis très longtemps,
00:58:05mais aussi, maintenant, une diplomatie et une guerre spectacle.
00:58:07Et donc, il faut savoir si, effectivement, cette guerre-là est plus intéressante que l'autre.
00:58:11Moi, je remarque, par contraste, que les Israéliens ne se prêtent pas du tout
00:58:15à ce débordement de communication.
00:58:16Ils sont beaucoup plus sobres dans leurs objectifs.
00:58:18Ils sont beaucoup plus clairs, beaucoup plus efficaces.
00:58:20C'est à mon sens.
00:58:21Et je trouve que cette guerre de communication risque d'être perdue,
00:58:24même si je salue, naturellement, la prouesse de cette opération militaire,
00:58:28qui est incontestable.
00:58:28C'est une victoire qui vient clouer le bec, d'ailleurs, à tous les commentateurs
00:58:31que j'avais pu entendre ce week-end, disant que le prisonnier était déjà aux mains
00:58:36des Iraniens et qu'il semblait s'en réjouir.
00:58:38Donc, c'est, en effet, une victoire.
00:58:40Mais à trop abuser de la communication, on se lasse de cette communication.
00:58:43Et je pense que Trump s'affaiblit de son propre savoir-faire, si je puis dire,
00:58:48quand il s'impose comme étant le libérateur de ce soldat.
00:58:52Alors, Donald Trump va parler ce soir, à 19h, en heure de Paris.
00:58:55On donne toujours l'heure de Paris.
00:58:56C'est-à-dire que ce sera le début de l'après-midi aux États-Unis.
00:59:01On pensait qu'il allait donc repousser, enfin, il avait repoussé l'ultimatum.
00:59:04Et entre-temps, on a quand même appris, Olivier, qu'il n'avait pas validé
00:59:09ce fameux cessez-le-feu de 45 jours qui était en balance dans les médiations en cours.
00:59:14Ce qui tendrait à montrer que, de toute façon, il va y avoir une opération militaire
00:59:18de grande envergure à nouveau.
00:59:19On va bombarder comme il l'avait promis.
00:59:23Et les prochains jours seront même décisifs.
00:59:25C'est ce qu'a affirmé le ministre américain de la Défense.
00:59:28Ces 45 jours, ça devait servir à quoi ?
00:59:30À négocier.
00:59:32Mais Donald Trump ne veut plus.
00:59:34Il a donné un ultimatum.
00:59:35Il a dit la négociation, ça s'arrête ce soir ou demain soir.
00:59:38C'est terminé.
00:59:38Et qu'est-ce qu'il y avait dans sa négociation ?
00:59:40Mais que des choses que ne pouvaient pas accepter, ni un parti, ni l'autre.
00:59:43Et en particulier, les Américains.
00:59:44Que veulent les Iraniens, aujourd'hui ?
00:59:47Ils veulent de l'agent pour reconstruire le pays.
00:59:49Ils veulent continuer le développement du programme balistique.
00:59:52Ils veulent continuer le programme nucléaire.
00:59:55En fait, Donald Trump veut exactement tout le contraire.
00:59:57Et en plus, la priorité des priorités des priorités, c'est la négociation d'en bruit.
01:00:03Et que veulent et qu'annoncent aujourd'hui les Iraniens ?
01:00:05C'est non seulement, on ne va pas vous le laisser, mais en plus, on va reprendre le contrôle
01:00:08et on va faire payer 2 millions de dollars aux bateaux qui vont passer.
01:00:11Donc tout ça est hors de question.
01:00:13Tout ça ne peut pas être accepté par les Américains, évidemment.
01:00:17Donc à quoi bon négocier ?
01:00:18On négocie quoi exactement, précisément ?
01:00:20Il n'y a rien à négocier.
01:00:21Un petit mot ?
01:00:22Oui, juste parce que je pense que ce qui complique effectivement la négociation,
01:00:26c'est que même sur le point de départ, ils ne sont pas d'accord,
01:00:29c'est qui est-ce qui gagne la guerre.
01:00:30Je pense qu'aujourd'hui, dans les deux camps, les Iraniens en tout cas sont convaincus
01:00:34que le fait qu'ils puissent durer aussi longtemps, c'est déjà une victoire.
01:00:37Et les États-Unis ont montré effectivement leur supériorité militaire.
01:00:41Donc tant qu'effectivement les deux camps, il n'y en a pas un qui sait qu'il est en
01:00:44train de perdre,
01:00:44ça sera beaucoup plus difficile d'avoir une négociation qui est conclusive.
01:00:47Et en attendant, le baril, lui, s'établit autour de 110 dollars de l'or noir.
01:00:53Les stations en France, évidemment, on voit le prix qui se répercute à la pompe.
01:00:58Un litre qui ne redescend pas sous la barre des 2,15 euros dans certaines stations,
01:01:03sauf dans celles qui font des opérations de promo et qui se terminent d'ailleurs demain.
01:01:07Bonjour Julia Ferrant, vous êtes à ici, les Moulineaux, en compagnie de Jean-Laurent Constantini,
01:01:11entre deux stations qui pratiquent justement ces opérations promotionnelles,
01:01:15mais qui sont en tension, peut-être d'ailleurs pour cela.
01:01:21Effectivement, Nélien, le contraste est flagrant.
01:01:23Ici, nous nous trouvons, Jean-Laurent et moi, devant une station totale
01:01:26où il n'y a plus du tout de carburant.
01:01:28Alors, ce n'est pas la seule station totale à être dans cette situation.
01:01:32Nous en avons comptabilisé plusieurs en grande tension depuis ce matin.
01:01:36Un phénomène qui peut s'expliquer par les prix plafonnés par l'enseigne.
01:01:39Il y a 1,99 euros le litre d'essence et 2,09 euros pour le diesel et ce jusqu
01:01:45'à demain.
01:01:46Alors, on peut supposer que les automobilistes ont fait des réserves de ces carburants à prix bas.
01:01:52La station derrière moi est donc fantôme depuis ce matin, depuis que nous sommes arrivés.
01:01:55Alors que de l'autre côté de la route, si l'on traverse,
01:01:58c'est bien, la station SOL a vu une queue se former depuis ce matin.
01:02:02Vous le voyez ici sur les images de Jean-Laurent.
01:02:04Les automobilistes avec qui nous avons pu échanger nous ont confié être très surpris
01:02:08par ces stations hors service et inquiets quant à l'augmentation des prix des différents carburants
01:02:14qui, je le rappelle, ont dépassé les 2 euros le litre en moyenne en France
01:02:19depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
01:02:22Merci beaucoup Julia Ferrand et merci à Jean-Laurent Cosantini à qui on doit ces images dans les Hauts-de
01:02:28-Seine.
01:02:29Et puis, la Corse, vous vous en doutez, sans voiture, on ne fait pas grand-chose
01:02:34parce qu'il y a des distances assez importantes à parcourir.
01:02:37Ça reste indispensable pour certains ménages qui consacrent jusqu'à 20% de leur budget à l'essence.
01:02:44Regardez les conséquences que ça a sur l'île de beauté.
01:02:46C'est un reportage de Christina Luzzi avec Mathilde Clouvillier-Fleurnon.
01:02:51À la pompe, les yeux sont rivés sur le compteur et la facture grimpe vite.
01:02:56Ici, faire le plein est devenu une dépense redoutée.
01:02:59Oui, je roule beaucoup moins.
01:03:01Moi, j'ai pris une voiture électrique.
01:03:04Je regarde plus le prix de l'essence, effectivement.
01:03:05Je peux changer de station en fonction du prix, quoi.
01:03:08La hausse du prix du carburant reste difficile à absorber.
01:03:11Au quotidien, les habitudes évoluent et les priorités changent.
01:03:14On est obligé de changer dans la vie quotidienne.
01:03:17Les sorties, les rendez-vous, les balades, les sorties en montagne.
01:03:22Aller au village, voir la famille, ou se balader.
01:03:25On ne peut plus.
01:03:26On ne sort plus.
01:03:27Au lieu de faire une sortie dominicale, on ne la fait plus.
01:03:32On réduit, si vous voulez, plus ou moins les sorties pour aller faire les courses.
01:03:37On essaie de regrouper le tout.
01:03:38Ça impacte tout le reste.
01:03:40Donc, c'est certain qu'on va réduire sur certaines choses.
01:03:44Aujourd'hui, jusqu'à 20% du budget de certains foyers corse passent dans le carburant.
01:03:49Une charge de plus en plus difficile à assumer sur une île où la voiture reste indispensable,
01:03:54faute d'alternatives suffisantes, notamment dans certaines communes rurales.
01:03:59Yvan, il ne faut pas que ça perdure trop longtemps.
01:04:01Parce que, de toute façon, il va y avoir un effet boule de neige aussi sur tous les autres prix.
01:04:04On sait déjà que les denrées sont en augmentation.
01:04:07Ce qui veut dire qu'à l'arrivée, tous les produits transformés le seront aussi.
01:04:11Et ce sont tous les foyers français.
01:04:12Et pas seulement ceux qui utilisent des voitures thermiques qui vont finir par souffrir.
01:04:16On a vu que le carburant pouvait être un détonateur social.
01:04:21Et que ce confinement, si j'entends les témoignages qui se profilent, est un confinement qui ne sera pas accepté.
01:04:27Il ne sera pas accepté parce que les Français n'accepteront pas, effectivement, de voir un gouvernement qui persiste à
01:04:32vouloir taxer et surtaxer le carburant.
01:04:34Rappelez-vous que les gilets jaunes étaient partis, naturellement, d'une taxe supplémentaire qui avait été décidée par le Premier
01:04:41ministre de l'époque.
01:04:42Et donc, le gouvernement, naturellement, doit avoir tout ça en tête.
01:04:46Simplement, il est pris, effectivement, par son incapacité qu'il a eue, enfin, le président de la République, l'incapacité
01:04:52qu'il a eue à réformer l'État depuis maintenant 10 ans.
01:04:54C'est-à-dire que les économies qui auraient pu être faites pour, afin de, notamment, baisser les taxes de
01:04:59l'essence, sont maintenant impossibles à atteindre maintenant.
01:05:01Donc, je ne vois pas comment s'en sortir malgré tout.
01:05:03Sinon, en baissant... Enfin, si le conflit, naturellement, perdure et si les prix continuent à augmenter, on n'en est
01:05:09pas tout à fait là.
01:05:10Mais à un moment donné, il faudra poser la question de savoir si il ne faut pas, malgré tout, baisser
01:05:13ses taxes, quitte à alimenter, effectivement, un déficit qui n'aura jamais été résorbé,
01:05:16mais d'accélérer, peut-être, à ce moment-là, la réforme nécessaire de l'État et tout ce qu'il
01:05:21aurait dû être fait depuis maintenant des années.
01:05:22Certains de nos voisins l'ont fait, d'ores et déjà. Effectivement, Olivier Vial, ils ne sont quand même pas
01:05:27dans la même situation financière que nous.
01:05:28Elle est là. En fait, le vrai problème, c'est la situation financière.
01:05:31Parce que, tout à fait d'accord, il faudrait qu'on fasse d'abord des économies si on veut réduire
01:05:35le déficit.
01:05:36Parce qu'en fait, ce qu'on s'aperçoit depuis que le pétrole monte, c'est qu'on a un
01:05:39autre indicateur qui a augmenté.
01:05:41C'est le taux d'intérêt à 10 ans de notre dette.
01:05:43Et en fait, ça, ça peut avoir un effet beaucoup plus important encore.
01:05:47Parce qu'à chaque fois qu'on gagne un point ou un dixième de point de taux d'intérêt, c
01:05:51'est plusieurs dizaines de millions d'euros qui augmentent notre charge de la dette.
01:05:57Donc ça, effectivement, on voit que déjà, parce que notre crédibilité à réduire notre déficit n'est plus là, on
01:06:04paye de plus en plus cher notre déficit.
01:06:07Et que si demain, on est obligé de faire des gestes pour payer des aides pour l'essence sans avoir
01:06:15des économies en face, ça va encore enchérir le coût de notre dette.
01:06:19Et donc là, on a un cercle vicieux qui s'enclenche.
01:06:22Merci beaucoup. Merci Richard Haddad et Philippe Sidos d'avoir été parmi nous.
01:06:27Et bien sûr, Dora Abdelrazik et Olivier Belkemoun.
01:06:30On marque une petite pause. On reviendra vous raconter cette histoire de réquisition d'un gymnase du 15e arrondissement.
01:06:37Alors, ce n'est pas Philippe Goujon, le maire du 15e, qui l'a fait. D'ailleurs, il le déplore.
01:06:40Mais c'est la mairie qui lui impose d'accueillir une centaine de migrants pour un mois entier.
01:06:45La conséquence, c'est qu'il n'y aura plus d'activité sportive sur place.
01:06:49Alors que les enfants, vous le savez, sont encore à l'école.
01:06:52On en parle juste après cette petite pause.
01:06:5716h30, de retour avec vous et le journal de Félicité.
01:07:01Kindoki, pour commencer cette demi-heure.
01:07:02Merci Nelly. Rebonjour à tous.
01:07:04Donald Trump n'a pas validé la demande de cesser le feu de 45 jours en Iran
01:07:09proposée par les pays médiateurs que représentent le Pakistan, l'Egypte et la Turquie.
01:07:13Un refus qui survient après avoir fixé à demain soir un ultimatum
01:07:18avant de bombarder les infrastructures iraniennes
01:07:20en promettant littéralement l'enfer sur terre.
01:07:23Faute de réouverture du détroit d'Hormuz,
01:07:25une idée parmi beaucoup d'autres a affirmé à haut responsable américain
01:07:28avant d'annoncer que Donald Trump, ce soir, s'exprimera lors d'une conférence de presse.
01:07:32En Israël, des civils ont été touchés à Haïfa, dans le nord d'Israël,
01:07:36dont quatre corps ont été extraits des décombres d'un immeuble résidentiel de sept étages,
01:07:41presque entièrement détruit après un impact direct de missiles balistiques iraniens
01:07:45survenus hier en fin d'après-midi.
01:07:48Toute la nuit, les secours se sont relayés pour retrouver les personnes disparues
01:07:51et ce matin, le corps d'un homme et d'une femme âgée d'environ 80 ans,
01:07:55d'un quinquagénaire et d'une femme d'environ 35 ans ont été évacuées sans signe de vie.
01:08:00Et puis au Liban, la banlieue sud de Beyrouth a été visée après un avertissement israélien
01:08:05sur sept quartiers de ce secteur.
01:08:06Saal a affirmé avoir visé des cibles terroristes du Hezbollah,
01:08:10dans cette zone vidée de la quasi-totalité de ses habitants, depuis plus d'un mois.
01:08:15Plusieurs immeubles ont été détruits par les frappes et une station de service a été calcinée.
01:08:19Des pépannages de fumée s'élevaient dans le ciel iranien en fin de matinée.
01:08:23Merci beaucoup ma chère.
01:08:26Olivier Vial et Yvan Riaufol sont parmi nous, ainsi qu'Élodie Huchard pour le service politique.
01:08:32On va parler de la mairie de Paris, qui réquisitionne un gymnase emblématique du 15e arrondissement,
01:08:39tout proche de la tour Eiffel, pour y installer une centaine de migrants pour un mois.
01:08:45Ça veut dire l'arrêt des activités sportives, y compris dans le cadre scolaire,
01:08:51ce qui provoque la colère du maire du 15e, Philippe Goujon, que je vous propose d'écouter.
01:08:56Les gymnases ont une toute autre destination, surtout que ça se fait sans aucune concertation de la mairie centrale.
01:09:02Nous sommes informés quelques jours avant, comme les associations sportives d'ailleurs,
01:09:07dont les abonnés, dont les adhérents, évidemment, ne souhaitent plus payer leurs cotisations,
01:09:12ce qui fait évidemment fermer beaucoup d'associations sportives.
01:09:14Donc ce que nous demandons, c'est que cette réquisition de gymnase,
01:09:17qui se fait depuis plusieurs années par la mairie de Paris au profit de migrants,
01:09:23cesse et que d'autres solutions soient trouvées,
01:09:25notamment pour ceux qui sont en situation irrégulière et qui n'ont rien à faire sur le territoire national.
01:09:30Je comprends, Elodie, parce qu'effectivement, la décision vient des services du nouveau maire de Paris
01:09:37et accessoirement, c'est vrai que ça perturbe la vie de la cité, tout simplement,
01:09:41parce que ce sont les élèves du secteur public qui en font les frais,
01:09:44les gens qui payent un abonnement en bonne et due forme pour pouvoir aller faire qui du basket,
01:09:49d'autres, je ne sais pas, de l'haltérophilie dans ce gymnase.
01:09:52Donc effectivement, ça complique un petit peu la vie des riverains.
01:09:55Oui, et malheureusement, ce qu'explique Philippe Goujon, en fait,
01:09:57c'est ce qu'explique à chaque fois les maires ou les départements,
01:10:00quand ça se joue au niveau départemental, c'est-à-dire qu'il y a toujours une structure au-dessus.
01:10:04Alors parfois, c'est l'État, là en l'occurrence, c'est la mairie de Paris,
01:10:06qui impose ces décisions parce qu'en réalité, ils ne savent pas quoi faire,
01:10:11ils ne savent pas quoi faire de ces personnes.
01:10:13Alors on va les mettre dans un gymnase, très bien.
01:10:15Est-ce que pour autant, elles seront mieux intégrées, mieux assimilées ?
01:10:17Non, mais elles seront dans un gymnase.
01:10:19Donc on voit bien qu'en plus, cette solution ne sert à rien.
01:10:21Et à chaque fois, ça désorganise tout, comme le disait le maire du 15e arrondissement de Paris.
01:10:26Les élèves, par exemple, qui ont des cours de sport dans ce gymnase,
01:10:29eh bien finalement, on s'en moque.
01:10:30Les gens qui payent pour accéder à ce gymnase, eh bien on s'en moque.
01:10:33Et forcément que ça énerve les riverains, parce qu'en réalité, ça ne règle rien.
01:10:36Ne me dites pas que parce que ces personnes seront dans ce gymnase,
01:10:39elles ont un avenir en France, ça ne marchera pas comme ça.
01:10:41Et à chaque fois, ça désorganise tout.
01:10:43Et on voit bien en plus l'incapacité, là c'est un maire, c'est parfois vrai,
01:10:46aussi je vous le disais pour les départements, de dire non avec des vrais arguments.
01:10:50C'est-à-dire qu'on vous l'impose, vous faites avec,
01:10:52et vous n'avez qu'une chose à faire, c'est de vous taire,
01:10:54puisque aucun argument, de toute façon, ne changera les choses.
01:10:56Oui, ça montre aussi qu'il y a très peu de concertation politique dans cette structure
01:11:03qu'est la ville de Paris, avec des maires d'arrondissement
01:11:05qui souvent sont des opposants politiques des services du maire Nouvelle-Mont-Église.
01:11:10Il n'y a pas beaucoup de concertation quand justement les maires d'arrondissement
01:11:15ne sont pas de la couleur de la mairie centrale.
01:11:17Et ça, malgré, on nous avait dit que la nouvelle loi allait améliorer ça,
01:11:20on s'aperçoit qu'effectivement la mairie de Paris a souvent usé de cette technique-là,
01:11:25y compris d'ailleurs sur d'autres sujets, sur l'implantation de logements sociaux,
01:11:29où ça s'est souvent fait presque en mesure,
01:11:32on a presque l'impression que quelquefois c'est des mesures de rétorsion
01:11:35contre certaines municipalités.
01:11:37On va leur imposer des logements sociaux supplémentaires.
01:11:41C'est Richard Haddad d'ailleurs qui nous disait tout à l'heure hors antenne
01:11:43que s'agissant du 15e arrondissement, je crois que c'est l'arrondissement parisien
01:11:47qui a le plus de logements sociaux imposés par l'hôtel de ville,
01:11:51avec je crois 33% de logements sociaux dans cet arrondissement,
01:11:54qui certes est le plus grand.
01:11:55Oui, mais effectivement, ça on le voit,
01:11:57et c'est aussi une manière de diluer les problèmes.
01:12:00En réalité, la mairie de Paris, on se souvient d'Anne Hidalgo,
01:12:03qui avait fait des déclarations disant que justement
01:12:05elle voulait être la ville qui accueille les migrants,
01:12:08finalement on s'aperçoit qu'après, il y a une forme de dilution du problème,
01:12:12elle va confier le problème, elle ne va même pas le confier,
01:12:16elle va le donner sans concertation au maire d'arrondissement,
01:12:21et c'est eux après de gérer toutes les conséquences de tout cela.
01:12:24On peut avoir d'un côté des déclarations de principe très généreuses,
01:12:28et après on s'aperçoit que ce sont d'autres qui doivent en gérer les conséquences
01:12:31les plus désastreuses.
01:12:32Et alors après, qu'est-ce qu'on en fait ? Parce qu'effectivement,
01:12:34ils sont là pour une durée relativement limitée,
01:12:37et puis Emmanuel Macron avait donné le goût pour les disséminer un peu partout
01:12:43dans des villages français.
01:12:44C'était comme ça que ça avait commencé la dernière fois.
01:12:46Mais ils ne pensent pas plus loin que le goût de l'ornais.
01:12:49Et je me souviens qu'en 2015, Anne Hidalgo, à l'époque, c'était lors de la crise en Irak,
01:12:54avait brandi des banderoles où il était marqué « Welcome » en anglais,
01:12:58et « Bienvenue » en arabe, afin d'accueillir tous ces réfugiés qui venaient de Syrie,
01:13:03qui étaient accueillis effectivement au nom de la générosité des Parisiens sous les ponts de Paris.
01:13:09Donc on avait bien vu qu'il n'y avait pas de solution.
01:13:11Et là, c'est la même chose.
01:13:12C'est-à-dire que les Parisiens ont élu, mais ils ont élu,
01:13:14ce maire-là qui ne s'est pas caché effectivement,
01:13:17de consolider son électorat à travers précisément les logements sociaux
01:13:20et à travers précisément également une politique qui est faite pour faire enrager
01:13:25ceux qu'il appelle l'extrême droite, les réactes, les racistes, tout ce que vous voulez.
01:13:28Et en fait, avec un aveuglement idéologique qui ne veut pas voir effectivement
01:13:31que cette immigration de masse qui continue à s'installer
01:13:36avec les encouragements des autorités,
01:13:38est en train de déstabiliser non seulement une ville,
01:13:40mais une société plus généralement.
01:13:42Et donc nous sommes là face à un aveuglement.
01:13:44Mais c'est un aveuglement des Parisiens eux-mêmes
01:13:45puisqu'ils ont accepté cet état de fait.
01:13:48Oui, ils ont voulu qu'il en soit ainsi et qu'Emmanuel Grégoire...
01:13:50Donc on trouve toujours ce même travers de cette gauche
01:13:52qui donne une préférence étrangère à tous ceux qui veulent s'y installer,
01:13:56y compris dans des logements sociaux,
01:13:58et qui culpabilise, qui même criminalise la préférence française,
01:14:01la préférence nationale,
01:14:02quand il s'agit de donner des logements sociaux à des Français français.
01:14:05Avec justement une petite nuance, c'est que là, dans le 15e,
01:14:09ce sont des habitants qui n'ont pas voté pour Emmanuel Grégoire,
01:14:12et ce sont eux qui vont devoir accueillir cette politique-là.
01:14:15C'est la provocation qui est réservée à tout ce qu'ils appellent l'hériac.
01:14:19Oui, je pense que c'est peut-être un peu le retour de bâton pour eux.
01:14:25Autre thème d'actualité, et à vrai dire, ça a commencé vendredi,
01:14:28le Rassemblement des musulmans de France.
01:14:30Salon organisé au Bourget chaque année,
01:14:33pour lequel d'ailleurs Laurent Nunez avait demandé une interdiction,
01:14:36invoquant des risques sécuritaires,
01:14:38et qui a été retoqué par un juge en référé.
01:14:42Donc il a finalement eu lieu,
01:14:43ça passe par des conférences, des expositions, des stands,
01:14:46avec des livres que certains sont allés éplucher,
01:14:49où se trouvent aussi des associations,
01:14:51et des livres fréristes se trouvaient sur les étals cette année,
01:14:55dans ces ouvrages présentés au public.
01:14:57Je vous propose de regarder cet échange entre des membres de frontières
01:15:00et quelqu'un qui se trouvait là pour une association.
01:15:04Pourquoi continuer à vendre ce livre, alors, si vous le condamnez ?
01:15:07Est-ce que vous le condamnez, ce livre ?
01:15:10Est-ce que vous condamnez tout ce qui s'est passé ?
01:15:12Est-ce que vous condamnez toutes les violences ?
01:15:15On ne va pas citer, en fait.
01:15:17Et par exemple, si je trouve quelque chose de violent dans le Coran,
01:15:19est-ce que vous condamnez ?
01:15:20Et ça, c'est autre chose.
01:15:21Vous ne comprenez pas, monsieur.
01:15:22Le Coran, c'est un livre sacré pour les musulmans.
01:15:24Donc vous n'avez pas le droit de le condamner.
01:15:25Je vous explique, vous condamnez les versets ou les passages violents dans la Bible ?
01:15:29Oui, je peux m'en détacher sans problème.
01:15:31Je peux tout à fait dire.
01:15:33Alors que, au contraire de vous, moi, j'ai lu un peu, j'ai appris.
01:15:35Non, non, non, je vous explique.
01:15:37J'ai appris ma religion, j'ai fait des études,
01:15:39et j'ai compris que les textes ne s'appliquent pas d'une manière avec.
01:15:42Les textes s'appliquent selon des conditions.
01:15:44Voilà, cet homme qui déjà met en parallèle des choses qui n'ont pas lieu d'être,
01:15:48il mélange un petit peu tout.
01:15:48Et puis, alors, autre extrait où, cette fois, les membres de Frontières ont détecté,
01:15:55décelé des passages ouvertement homophobes dans ces ouvrages écrits.
01:15:58Vous allez voir, il y a un petit moment de flottement,
01:16:00parce qu'on sent qu'ils sont pris à partie, et il y a un peu de chahut autour.
01:16:04On est tombé sur ce livre d'Ibn Rajab, voilà.
01:16:09Et on va aller voir un petit peu ce qu'on peut trouver dedans.
01:16:13Venez si vous n'êtes pas d'accord.
01:16:14C'est le fascisme, on ne discute pas avec les fascistes, mais c'est pas grave.
01:16:18On va regarder.
01:16:19Venez, si vous n'êtes pas d'accord, vous me dites.
01:16:21Oui, vous n'êtes pas d'accord.
01:16:25Donc, page 194.
01:16:27Si vous voulez, on en discute.
01:16:28Page 194.
01:16:29Il n'est pas d'accord, on n'est pas d'accord.
01:16:30Il a été rapporté, d'après Ibn Abbas, que le prophète a dit
01:16:34« Tuez les deux personnes impliquées dans la sodomie, l'actif et le passif ».
01:16:38Donc, nous avons ici, en vente libre, dans ce stand de la librairie Al-Bourac,
01:16:44au salon RAMF des musulmans de France,
01:16:46un livre qui prône la peine de mort pour les homosexuels.
01:16:50Voilà, on est en 2026, et voilà ce qu'on peut trouver ici, dans ce salon.
01:16:55Yvan, réaction sur peut-être le peu de précautions, je ne sais pas, des organisateurs,
01:16:59lorsqu'ils permettent d'inviter les exposants.
01:17:00Mais constatons d'abord qu'effectivement, dans beaucoup de livres religieux,
01:17:03y compris l'Ancien Testament, vous avez des textes qui sont des textes
01:17:06qui appellent également à la violence et à la mort.
01:17:07Mais simplement, ce sont des textes qui sont décontextualisés
01:17:09et dont on sait qu'ils ont été écrits par les hommes.
01:17:11Le problème avec le Coran, c'est que les musulmans eux-mêmes sont convaincus,
01:17:15ou enfin feignent d'être convaincus, que c'est un texte qui a été dicté par Dieu,
01:17:18qui a été dicté à Mahomet par l'ange Gabriel, qui vient de Dieu directement,
01:17:22qui est donc un texte qui est intouchable.
01:17:24Et donc, c'est cette absurdité que l'on voit, parce qu'effectivement, c'est un texte qui peut être
01:17:30très violent,
01:17:31qui appelle notamment à frapper les femmes, à tuer les juifs, à tuer les mécrayants, etc.
01:17:35Et donc, quand les frères musulmans se targuent d'être l'islam rigoriste, l'islam littéral,
01:17:42effectivement, le Coran devient un texte dangereux.
01:17:45Donc, il est important, effectivement, de savoir ce que représente cette idéologie-là,
01:17:52et qui est non seulement une religion, mais qui est un code de commerce, un code politique,
01:17:56un code civil, qui est en fait une civilisation.
01:17:58Et en fait, ce que les hommes politiques ne semblent pas voir,
01:18:02c'est que quand ils ferment les yeux sur l'infiltration des frères musulmans,
01:18:06et jusqu'à un salon maintenant qui devient colossal, ou bourget, qui existe depuis maintenant des années,
01:18:11ils cautionnent un séparatisme, et moi, je fais le lien entre cette nouvelle France
01:18:15qui s'est montrée à Saint-Denis le même jour, et cette nouvelle France islamiste.
01:18:20C'est la même. La nouvelle France qui est cautionnée par la France insoumise,
01:18:23c'est la France, effectivement, qui est représentée par le maire très habile de Saint-Denis,
01:18:28mais c'est également la France qui se reconnaît dans les frères musulmans,
01:18:31et dans cette revendication identitaire.
01:18:33Donc, c'est une France raciste, racialiste, et qui, en plus, est protégée par l'antiracisme
01:18:39et les procès en islamophobie.
01:18:41Alors, au plus fort de sa fréquentation, c'est un salon qui peut accueillir jusqu'à 170 000 visiteurs.
01:18:47Sur le plan politique, ce n'est pas du tout pour ça que Laurent Lugnès avait réclamé son interdiction.
01:18:51Il avait, justement, revenons-y peut-être un instant, invoqué des risques sécuritaires,
01:18:55et notamment d'attentats que le juge a estimés non fondés.
01:18:59Oui, alors, effectivement, la décision du juge n'est pas si étonnante,
01:19:03parce que ce n'est pas la première fois qu'on voit un ministre de l'Intérieur ou des autorités
01:19:06qui explique qu'il y a parfois un risque de troubles à l'ordre public ou d'attaques.
01:19:10On rappelle, évidemment, le contexte international, notamment, et même le contexte, évidemment, intérieur.
01:19:16Et donc, ils ont estimé que, finalement, les conditions étaient réunies
01:19:18pour que le salon se déroule et se passe bien.
01:19:21Mais, en réalité, ce que disait Yvan, c'est-à-dire qu'on voit bien aussi cette stratégie des frères
01:19:26musulmans
01:19:26qu'ils veulent tenter d'être assez subtils, finalement.
01:19:29C'est-à-dire que, dans tout ce salon, on entend une dame qui dit
01:19:31qu'il y a aussi des livres très beaux à la rigueur, on n'en doute pas.
01:19:34Le problème, c'est qu'on met quelques livres dans ce salon, pas uniquement dans ce salon.
01:19:38On se rappelle, par exemple, que CNews a tourné un certain nombre de reportages dans des librairies
01:19:42où les livres pour enfants étaient des livres avec des petites fillettes,
01:19:46toutes jeunes, toutes petites, déjà voilées,
01:19:48et qui rappelaient qu'elles étaient, évidemment, les règles à suivre pour une femme
01:19:51ou pour un petit garçon quand il est musulman.
01:19:53Et on voit bien la stratégie, c'est-à-dire que c'est un livre parmi tant d'autres,
01:19:57mais ce livre, il est quand même là.
01:19:58Ce livre, il a choisi d'être exposé, on imagine que quelqu'un l'a lu.
01:20:02Et imaginons juste deux secondes, là, dans un salon qui soit un salon de livres sacrés,
01:20:08plutôt de la religion catholique, j'imagine que la classe politique entière serait vend debout
01:20:12pour dire que c'est scandaleux et ça l'est, évidemment, d'avoir des livres en vente
01:20:16qui expliquent qu'il faut tuer les homosexuels.
01:20:18Mais là, on a une sorte, une fois de plus, de, non pas de consentement,
01:20:21mais en tout cas, ça n'a l'air d'inquiéter personne.
01:20:23Et puis, parlons de cette gauche dite républicaine, maire historique de l'antiracisme
01:20:30qui a passé un sale quart d'heure samedi lors du rassemblement contre le racisme
01:20:34organisé par le maire insoumis de Saint-Denis.
01:20:38Les représentants du PS, plusieurs fois copieusement hués par la foule,
01:20:42encouragés d'ailleurs par des personnalités politiques sur scène.
01:20:46Et puis, on a assisté à un racialisme dans toute sa splendeur
01:20:48où on construit la gauche qui ne va pas assez loin dans cette reconnaissance.
01:20:52Écoutez.
01:20:54Le fait d'être racisé dès notre naissance, sur la base d'un imaginaire collectif
01:20:59qui nous condamne à un statut d'infériorité, toujours relégué à la périphérie
01:21:03de l'universalité et de l'humanité.
01:21:06Et parce que nous dénonçons ça, nous sommes attaqués, voire même traités de racistes.
01:21:12Il y a les propos de nos ennemis idéologiques, à savoir les réactionnaires,
01:21:18les anti-révolutionnaires comme la droite de Bruno Retailleau.
01:21:21Le 4 avril, la France antiraciste est de retour.
01:21:28C'est le début d'une réponse à leur monde.
01:21:31Ce monde, ça a été dit tout à l'heure, que résume Retailleau.
01:21:34La nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon dit-il,
01:21:37tenez pas notre France.
01:21:38Heureusement, lui c'est la France de Moroise, c'est la France de Pétain,
01:21:42c'est la France des Français de papier, c'est la France du droit du sang.
01:21:47La nouvelle France, elle n'est pas séparatiste, elle, elle est généreuse.
01:21:53Elle a vocation à unir le peuple, à le dynamiser, parce que nous sommes partageux, nous.
01:21:59Notre France est ici, la République c'est nous.
01:22:03Alors Eric Coquerel, il dit Moroise, mais peut-être à dessein,
01:22:06parce qu'évidemment il faisait référence à Maurras, mais Pierre Moroise était aussi un socialiste.
01:22:12Donc allez savoir pourquoi ce lapsus ?
01:22:15En tout cas, effectivement, ce qui est intéressant, c'est de voir que dans leur nouvelle vision,
01:22:20y compris SES Racisme, devient un des facteurs du racisme.
01:22:24C'est quand même un renversement et ça dit beaucoup de choses.
01:22:27Parce qu'aujourd'hui, effectivement, dans cette nouvelle forme,
01:22:30être racisé, c'est d'abord une question d'idéologie,
01:22:33c'est pas une question de couleur de peau pour eux.
01:22:34Donc, pour être racisé, il faut être, elle l'a dit, il faut être révolutionnaire,
01:22:38il faut être dans une logique décoloniale.
01:22:41Et on voit bien, le glissement, c'est qu'est-ce qu'il faut être raciste ?
01:22:43C'était la lutte contre des stigmatisations individuelles.
01:22:48C'était un comportement individuel que d'être raciste,
01:22:51alors que pour eux, le racisme, c'est d'abord quelque chose de sociétal, de systémique.
01:22:55Et en gros, ça nécessite effectivement d'avoir deux camps.
01:22:59Soit vous, et d'ailleurs, c'était un des penseurs de l'antiracisme woke, Indra Kendi,
01:23:04qui disait que le contraire d'être raciste, c'est pas de ne pas être raciste,
01:23:08c'est justement d'être antiraciste et donc être en capacité d'attaquer
01:23:12tous ceux qui concourent.
01:23:14Et pour ces gens-là, le Parti Socialiste, et même SES Raciste,
01:23:17tous ceux qui plaident l'universalisme et la République,
01:23:20et donc qui ne sont pas des coloniaux, sont des racistes.
01:23:22Donc ça justifie toutes les outrances.
01:23:25Oui, cette nouvelle France n'a rien à voir avec, en tout cas, la douce France,
01:23:29la France ancienne, je ne sais pas comment on doit l'appeler,
01:23:32mais surtout avec un paradoxe, c'est que cette nouvelle France
01:23:33est le produit du vivre-ensemble et le produit de l'antiracisme.
01:23:37Or, c'est une nouvelle France qui ne supporte pas le vivre-ensemble
01:23:39et qui se réclame elle-même du racisme,
01:23:42elle se réclame du racisme en se rappelant aux propres origines
01:23:46des minorités ethniques, qu'elles soient algériennes ou africaines,
01:23:50qui effectivement demandent leur représentativité.
01:23:51et elle se réclame du racisme, notamment en fustigeant les tout blancs, tout moches,
01:23:56et également en distillant des discours antisionistes
01:24:00qui sont compris pour ce qu'ils sont, dans toute une sphère antisémite
01:24:04qui comprend parfaitement quels sont ces gros clins d'œil qu'on lui fait.
01:24:07Et donc, encore une fois, c'est une sorte de mascarade
01:24:10que cette nouvelle France, dont on dit qu'elle serait une France exemplaire,
01:24:12et qui est une France, de mon point de vue, raciste et fasciste.
01:24:16Et puis, Badi Bagayoko dit que c'est le PS qui n'est pas venu, qui n'a pas répondu
01:24:20à l'appel.
01:24:20Et il est critique aussi du silence du président Macron depuis le début,
01:24:25enfin depuis ses municipales. Écoutez.
01:24:28Là, par exemple, ça me choque une première fois parce que je considère
01:24:31que quand on est maire d'une ville aussi importante,
01:24:34dont d'ailleurs le président de la République, j'ai cru comprendre,
01:24:36devrait venir à Saint-Denis le 14 avril,
01:24:39notamment dans le cadre de la maison de la Légion d'honneur.
01:24:43Et donc, la courtoisie élémentaire aurait voulu au moins
01:24:46que je souhaite accueillir ce président de la République
01:24:48ayant posé au moins un acte important
01:24:51concernant les propos racistes dont j'ai été victime.
01:24:53Sauf à considérer que Badi Bagayoko n'est pas à traiter
01:24:56comme étant un maire de plein d'exercices
01:24:57ou qu'il sera un maire différent des autres.
01:24:59Qu'est-ce qu'il fait là ?
01:25:00M. Macron, il l'accuse en fait ?
01:25:03Il l'accuse. Alors honnêtement, on est parfois les premiers à dire
01:25:06que sur des sujets très importants,
01:25:07le président de la République devrait s'expliquer et prendre la parole.
01:25:11On se rappelle que le ministre de l'Intérieur et le Premier ministre
01:25:15ont pris la parole aux questions au gouvernement.
01:25:17On rappelle aussi comment toute cette polémique
01:25:18a été montée en partant de rien.
01:25:21Et il est bien heureux qu'Emmanuel Macron,
01:25:23quand il y a une fausse polémique basée sur des propos
01:25:25qui ont été détournés, ne prennent pas le temps d'y répondre.
01:25:28Pour le coup, le président est plutôt à la hauteur là-dessus.
01:25:31Et je suis désolé, mais des maires qui sont victimes aussi
01:25:33de choses très violentes, parfois de menaces de mort,
01:25:36parfois qui sont agressées,
01:25:38et on n'entend pas forcément à chaque fois le président de la République.
01:25:41Je m'étonne, et je suis désolée de le dire ainsi,
01:25:42qu'un maire qui vient d'être élu à Saint-Denis
01:25:45s'interroge sur le fait de l'absence de réaction
01:25:47du président de la République en ce qui le concerne.
01:25:50Emmanuel Macron pourrait aussi réagir à notre émission et à tout.
01:25:53En un mot, pour une fois, il a bien fait de s'abstenir.
01:25:55Lui qui est si prompt, effectivement, à prendre la parole,
01:25:57je pense qu'effectivement, là-dessus, on voit bien qu'il y a une volonté
01:26:00d'instrumentalisation.
01:26:03Depuis, il y a une stratégie de renversement accusatoire
01:26:08qui est là depuis le début avec LFI.
01:26:11Et là, clairement, on est dans cette stratégie-là.
01:26:14Et donc, heureusement que le président de la République
01:26:15n'est pas rentré dans ce piège qui était un peu trop gros, quand même.
01:26:18Il a évité l'écueil.
01:26:19Malgré tout, il y a un récit mensonger qui a été imposé par la France insoumise
01:26:22de dire que ce maire avait été traité de singe,
01:26:25ce qui est factuellement faux.
01:26:26Rien n'a été dit de ceci.
01:26:27C'était donc une manipulation.
01:26:29Et malgré tout, je regrette qu'une grande partie des médias
01:26:32ont cautionné ceci, qu'une grande partie du Bloc central
01:26:35a cautionné ceci à travers le ministre de l'Intérieur
01:26:37et à travers le Premier ministre,
01:26:39et qu'une grande partie du monde politique,
01:26:41y compris à droite, n'est pas montée au créneau
01:26:43pour dénoncer, effectivement, cette instrumentalisation idéologique
01:26:46qui fait partie de la technique de subversion
01:26:49de tous les totalitarismes depuis que le totalitarisme existe.
01:26:51Et donc, encore une fois, le silence des politiques
01:26:53est un silence coupable.
01:26:55Merci à tous d'avoir participé à cette émission.
01:26:57Dans un instant, Punchline, avec Julien Pasquet, aujourd'hui.
01:27:01Et puis, Elodie, on vous retrouvera aux commandes de Face à l'Info.
01:27:07Vous y serez aussi, pour une belle chronique, mon cher Olivier Vial.
01:27:10Et je vous dis à demain.
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