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  • il y a 7 heures
DB - 06-04-2026

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Transcription
00:01Pour mettre fin aux relations d'Aurore et de Victorien, sa mère, la comtesse Douerière, l'emmène dans sa propriété
00:07de l'Anzac.
00:08Un cousin de la Douerière, Gaëtan de Rocamadour, propose à Aurore un tabouret de demoiselles d'honneur auprès de la
00:14duchesse de Lambal.
00:15Aurore refuse avec véhémence. Gaëtan comprend que sa mission a échoué et revient à Réquista.
00:21Il propose à Agnès une autre solution, expédier Victorien Lyotades aux Amériques.
00:26Agnès est alléchée par cette proposition et décide de tenir sa mère au courant du départ éventuel de Lyotades.
00:32A l'annonce de cette nouvelle, la comtesse Douerière revient à Réquista après avoir laissé Aurore chez les d'Entreveaux.
00:38Après une entrevue avec Agnès, la Douerière exige d'annoncer elle-même à Victorien les décisions qui ont été prises
00:43à son égard.
00:44Un brevet de sous-lieutenant a été acheté pour lui. Il doit partir rejoindre les armées de Lafayette.
00:49S'il refuse, ce sera le couvent pour Aurore et pour lui la Bastille.
00:54Un matin, Mme d'Entreveaux annonce à Aurore qu'elle la ramène à Réquista.
00:58Dès son arrivée au château, Aurore s'étonne de ne pas voir Victorien.
01:02Elle monte dans sa chambre et là, Mlle Vernoujac, son institutrice, lui apprend que Victorien est parti.
01:07Elle lui remet une lettre de sa part.
01:10Aurore lit la lettre qui s'effondre en proie au plus profond désespoir.
01:44Aurore lit la lettre qui s'effondre en proie au plus profond désespoir.
01:45Qu'est-ce qu'il dit ? Toi, Mlle.
01:48Il m'a dit que ce n'était pas par peur d'être embestillé qu'il partait.
01:53Il n'a pensé qu'à vous, qu'il aime plus que sa vie.
01:59L'idée de vous avoir enfermé dans un couvent lui était insupportable.
02:02C'est pour cela qu'il est parti.
02:08Mais pourquoi ? Pourquoi ?
02:11Il a ajouté qu'il fallait que vous preniez son départ comme une preuve d'amour.
02:18Il aurait tellement voulu vous revoir avant son départ.
02:25Non ! Où allez-vous ?
02:27Oh, la lettre !
02:32Comment c'est toi, Aurore ?
02:34Mais voilà tes manières. Tu entres sans frapper, maintenant ?
02:36Agnès, vous êtes tous des lâches !
02:37Vous avez chassé Victorien d'une manière ignoble !
02:39Calme-toi, je t'en prie.
02:41Victorien n'a pas été chassé.
02:43Il est parti avec un brevet de sous-lieutenant que nous lui avons payé.
02:45Un cadeau empoisonné, oui !
02:47Mais il n'était pas obligé d'accepter.
02:50S'il ne l'acceptait pas, il savait très bien que vous n'auriez pas hésité à me jeter dans
02:53un couvent.
02:54Tu as bien de l'imagination. D'où tiens-tu cela ?
02:58Je le tiens de Victorien lui-même.
03:00De Victorien ? Il est parti depuis trois semaines.
03:04J'ai des alliés, moi aussi.
03:07Lesquels ? Sois franche.
03:09Ça ne te regarde pas.
03:11L'essentiel, c'est que tu le saches.
03:13Et que j'en aurai de plus en plus.
03:15Vous croyez aimer.
03:17Vous n'êtes que servi.
03:19Tu te conduis.
03:21Moi aussi, j'étais trop faible avec toi.
03:25À voir dans quel état tu es, je me rends compte que j'ai eu raison de mettre un terme
03:27à cette ridicule histoire d'amour.
03:29Tu es jalouse parce que tu t'es mariée sans amour.
03:31Ton Claudemire a bien donné moins de noblesse que mon Victorien.
03:34Et Victorien, lui, au moins est courageux.
03:37Ton Claudemire ne pense qu'à trousser les filles de fer.
03:39Aurore, ça suffit !
03:40Non, ça ne suffit pas !
03:42Tu n'as pas pu supporter que je sois aimée.
03:44Tu me détestes !
03:45Mais pourquoi, puisque tu es la maîtresse des domaines et que tu es un fils pour te succéder ?
03:50Tu sais très bien que je me moque de la richesse et de votre héritage.
03:53Je n'ai qu'une ambition.
03:55Être heureuse avec l'homme que j'aime, que j'ai choisi et que je considère digne de moi.
04:07Inutile de nous agiter.
04:10Tu savais bien qu'un jour, on serait obligés d'en terminer avec cette aventure.
04:15Aurore, je sais ce que c'est que d'être jeune.
04:19Tu as eu un caprice, bon, n'en parlons plus.
04:22Ton Victorien ne sera pas perdu pour tout le monde.
04:25Agnes, ne le prends pas sur ce ton.
04:26Sinon, tu risques de changer brusquement mes décisions.
04:29Je ne discuterai pas.
04:31Ta situation ne m'appartient plus.
04:33Ce serait nouveau.
04:35Tu n'es donc plus la comtesse Agnes, maîtresse de Réquista.
04:38Ma soeur consulte à présent.
04:40Petite dinde.
04:41Ne m'oblige pas à être brutale avec toi, je n'en avais pas l'intention.
04:45Tu dois comprendre qu'une Réquista ne se m'allie pas.
04:48Ton cas relève de notre conseil.
04:50Il n'existe pas chez nous, de maître absolu.
04:52Nous écoutons notre raison quand nos sentiments risquent de nous égarer.
04:55Agnes, ces belles phrases m'ennuient.
04:57Ce ne sont pas des phrases, mes paroles valent des actes.
05:00Pas de grands mots, je t'en prie.
05:01Nous sommes seules ici.
05:03Pas de trop petits mots non plus, parce qu'alors on ne sait plus ce qu'on dit.
05:07Nous sommes seules.
05:08Est-ce que tu en es sûre ?
05:10Toi, oui.
05:11Mais moi ?
05:13Tu vas crier encore à la vanité.
05:15Il vaut mieux que je me taise.
05:16Ah, évidemment.
05:17Tu préfères déballer ton linge sale devant les autres.
05:21Oh, quel langage, ma pauvre petite.
05:25Tes fréquentations te font un bon vocabulaire.
05:27Bravo !
05:31C'est donc tout ce que tu trouves à me dire pour justifier votre décision.
05:35Je n'aurai pas droit à quelques explications, moi la cadette.
05:38Je ne discuterai pas.
05:41Ton lieu, Tadès, est parti.
05:43Puisse-t-il ne jamais revenir ?
05:46Quand je pense que tu es ma sœur.
06:01Entrez.
06:04C'est moi, madame.
06:07Aurore n'est pas près de vous.
06:09Non.
06:09Qu'est-ce qui se passe ?
06:12Quand elle a appris le départ de Victorien pour les Amériques,
06:14elle a été bouleversée.
06:16Oui, je sais, je n'aurais pas dû le lui apprendre,
06:18mais elle m'a tant pressée de questions.
06:21Et puis tout à coup, elle est partie comme une folle.
06:23J'ai pensé qu'elle était venue vers vous.
06:24Mais non, je ne l'ai pas vue.
06:30Où a-t-elle pu aller ? Qu'a-t-elle pu faire ?
06:32Elle ne vous a rien dit ?
06:34Rien, madame.
06:34Je vous le répète, elle est partie comme une folle.
06:39Je l'ai trouvée nerveuse aussi quand elle est arrivée.
06:42Elle m'a embrassée et elle s'est sauvée en disant qu'elle montait chez vous.
06:48Madame, je suis inquiète.
06:50Il est difficile de deviner ce qui se passe dans un cœur que la patient domine.
06:55Mais vous croyez que c'est le départ de Victorien qui la bouleverse à ce point ?
06:59Je le crois, madame.
07:01Je crois aussi qu'Aurore est capable de faire une folie.
07:04Il faut la chercher partout, voyons !
07:06Vite dans le château, dans le parc, allez !
07:08Venez avec moi !
08:34Victorien !
08:36Enfin Annie, est-ce que s'est-il passé entre vous ?
08:38Qu'est-ce que tu as pu lui dire ?
08:40Mais enfin, demandez-moi plutôt ce qu'elle m'a dit, elle était comme folle.
08:43Ah, porte ! Vous avez vu mademoiselle Aurore ?
08:46Mais oui, madame, mademoiselle est venue aux écuries.
08:47Elle m'a fait sceller le cheval de M. Lyotadesse et elle est sortie.
08:50Mais, mais il faut faire quelque chose !
08:52Je vous le disais, c'était une folle !
08:53Bon, écoutez, écoutez, ne perdons pas de temps, la nuit va tomber, allons, on s'en recherche.
08:56Bon, nous irons chacun dans une direction différente.
08:58Vous, Koufour, qui connaissez le chemin, vous me direz par où il faut passer.
09:12Tu aurais dû accompagner le baron Eroka Madour.
09:18Je ne suis pas certain que ma présence serait plaisir, Aurore.
09:21Vous aviez pourtant l'air de vous entendre à merveille, tous les deux.
09:27Il faut passer aux apparences.
09:29Vous ne vous êtes pas querellé, au moins.
09:31Non.
09:33Mais tu avais raison.
09:35Aurore est follement éprise de son régisseur.
09:38Pauvre Gustave.
09:40Quand elle a appris qu'on l'avait expédée en Amérique...
09:42Elle a fait un caprice et elle se sera offert une promenade pour qu'elle mécénaire.
09:46Mais tu juges enfin de raisonnable, tu raisonnement, quoi.
09:51Aurore a perdu la raison.
09:53Gustave, je connais le cœur des jeunes filles.
09:56Aurore ne ressemble pas aux autres.
09:57Elle est entière.
09:58Et quand elle se donne, elle se donne totalement.
10:04Je l'aime comme je ne l'ai jamais aimée.
10:10Et puisque le sort a voulu que Lyotades cède la place,
10:13j'ai voulu essayer de le faire oublier à Aurore.
10:15Il n'a pas cédé la place.
10:16On l'a forcé.
10:18Starvion même, la place est libre.
10:23Avec le temps, elle oubliera.
10:25Et alors peut-être j'aurai ma chance.
10:27Son cœur est bien pris, Gustave.
10:29Tu ferais mieux de renoncer.
10:31Repartons au plus vite pour entre vous, ce serait la sagesse.
10:35Je ne me sens pas sage du tout.
10:37Et tu avais raison, Élise.
10:39J'aurais dû moi aussi aller à la recherche d'Aurore.
10:41J'y vais.
11:10Sous-titrage Société Radio-Canada
11:34Madame !
11:37Madame !
11:38Madame, Mlle Aurore est retrouvée.
11:40Où est-elle ?
11:41On l'a transportée dans sa chambre.
11:43M. Adolphe d'Entreveau est parti chercher un médecin.
11:46Mon Dieu.
11:48Ma petite Aurore.
11:52Excusez-moi, je monte tout de suite.
12:03Quand je suis arrivé au bout de la prairie, j'ai aperçu un cheval à la lisière d'un bois.
12:07Quand je fus près du cheval, j'ai vu Aurore étendue auprès d'un buisson.
12:11Elle n'était pas évanouie, mais enfin, elle ne pouvait pas bouger.
12:13J'ai tout de suite compris qu'elle devait avoir quelque chose de cassé.
12:15Elle t'a reconnu, elle t'a parlé.
12:18Ah oui, oui, mais enfin, elle m'a répondu avec le temps que vous lui connaissez.
12:21Ah, c'est vous, vous auriez mieux fait dresser où vous étiez.
12:24Mais enfin, je me suis penché sur elle.
12:26Je lui ai demandé si elle souffrait, mais elle a répondu complètement à côté de la question.
12:36Aurore.
12:41Vous ne voyez pas que je suis morte ?
12:43Apparemment pas.
12:44Vous divaguez ?
12:46Non, je ne divague pas.
12:49Je suis venue ici pour mourir.
12:51Je vois que j'ai mal choisi mon air.
13:01J'ai eu beaucoup de mal à la hisser sur mon cheval.
13:03Jusqu'au château, elle n'a pas dit un mot d'ailleurs, elle gémissait simplement de temps en temps.
13:08Enfin, il n'y a que moindre mal, une simple fracture de la jambe.
13:13Ce qui m'effraie, mon ami, c'est que cette chute a été voulue.
13:19Ma cousine, rassurez-vous, on ne renouvelle pas deux fois ce genre de tentative.
13:23Je suis coupable, Gaëtan.
13:25Je n'ai pas protégé ma fille comme c'était mon devoir.
13:29Je t'avoue que je la comprends.
13:33L'amour est le plus beau des sentiments.
13:38Et j'en ai la certitude victorien et morore d'un amour pur.
13:43S'il a accepté de partir comme nous l'y avons forcé, c'est par noblesse d'âme.
13:48Mais de quel droit, de quel droit empêcherions-nous deux êtres de s'aimer ?
13:52Mais enfin, vous n'y pensez pas.
13:54Enfin, vous détruisez notre société, tout simplement.
13:58La noblesse n'est pas seulement une question de cœur.
14:01C'est beaucoup plus sérieux.
14:03Toute une civilisation est fondée sur ce principe.
14:07Théorique, tout cela.
14:08Moi, je ne considère qu'une chose, le bonheur de ma fille.
14:10Et si son bonheur est de vivre avec Victorien, et bien qu'elle l'épouse.
14:14Enfin, ma cousine, vous vous égarez complètement.
14:16De toute façon, Jésus, vous êtes aussi la mère d'Agnès.
14:19Agnès qui a la charge du comte et d'ailleurs est une charge énorme.
14:21Politique, sociale, religieuse.
14:23Et vous voulez vous dresser contre elle.
14:25Contre elle qui, en définitive, vous protège.
14:27Et par la même, sauvegarde le vrai bonheur d'Aurore.
14:30Enfin, ma cousine,
14:32vous ne sentez pas qu'il se passe dans le peuple des choses néfastes ?
14:35Et qu'un jour, ce seront tous les victoriens du royaume
14:37qui jetteront pas ce que la noblesse a édifié ?
14:39Oui, oui, croyez-moi, c'est une affaire qui dépasse de loin le cadre de notre famille.
14:43Nous ne parlons pas le même langage, Gaëtan.
14:45Toi, tu penses et tu parles en diplomate.
14:49Moi, je parle en mère
14:51qui est à la torture parce que sa fille souffre.
14:54Allons, ne dramatisons pas.
14:56Après tout, ce n'est qu'une simple fracture.
14:58Et pour tout le monde, ce sera un accident ?
14:59Mais bien sûr, et dans trois mois,
15:01Aurore aura retrouvé l'usage de sa jambe et la maîtrise de son cœur.
15:05Puisses-tu dire vrai ?
15:06Bernougein qui est près d'Aurore avec les entre vous.
15:09Très bien.
15:11Je vais aller les remplacer.
15:14Bonsoir.
15:14Bonsoir.
15:19Eh bien, demain, c'est moi qui irai tenir la jambe de notre jeune esservelu.
15:22Vous n'avez pas peur qu'elle vous reste dans la main ?
15:25Koufou, vous êtes son dieu.
15:32Il paraît que notre régisseur revient au pays.
15:34Non, ce n'est pas vrai.
15:36Comment tu le sais ?
15:37Ben, c'est sa mère elle-même qui me l'a dit.
15:40Eh, ça va en faire une histoire au château.
15:42Eh, pour moi, ça ne serait pas une mauvaise chose que notre régisseur reprenne sa place.
15:48Oui, ça serait bien.
15:49Et vous savez pourquoi on l'a fait partir.
16:16Je vous ai demandé de venir parce que j'ai reçu une lettre de mon cousin Rukamadour.
16:20Oui, il est question de Lyotadès.
16:23Il est mort ?
16:24Nous n'aurions pas cette chance.
16:27Lyotadès a été blessé dès le premier engagement.
16:31Avec son courage, on pouvait le prévoir.
16:34On l'a renvoyé en France avec le grade de capitaine et la croix de Saint-Louis.
16:39Que va-t-il faire ici ?
16:41Je l'ignore.
16:42Il apparaît-il une pension du roi à cause de sa blessure ?
16:45Il a donc été gravement atteint ?
16:47Je n'en sais pas davantage, ma mère.
16:49Tout ce que je sais, c'est qu'il revient.
16:53Il va falloir que nous préparions Aurore.
16:55Ce retour nous met dans une situation difficile.
16:59Comment va-t-elle réagir ?
17:02Est-ce que la pitié ne va pas la porter à exagérer ses sentiments ?
17:07Regardons les choses en face, mesdames.
17:10Si Lyotadès revient au pays, ça n'est pas avec une jambe en moins.
17:13Peut-être ne restera-t-il à Réquista que le temps de régler ses petites affaires.
17:17Peut-être tient-il simplement à se montrer en uniforme.
17:20Oh, capitaine, capitaine, il n'y a tout de même pas de quoi éblouir les populations.
17:25Surtout quand on sait qu'il y a payé les galons.
17:27Oh, vous parlez pour ne rien dire.
17:29La situation est sérieuse et le retour de Lyotadès remet bien des choses en question.
17:34Il va falloir de nouveau éloigner Aurore.
17:36Il ne faut pas qu'il se revoie.
17:38Oh, je...
17:39Jocon, je ne crois pas que ce soit une bonne solution.
17:43Non.
17:44Non, souvenez-vous.
17:46Enfin, Aurore n'a pas hésité à attenter à sa vie
17:48lorsqu'elle a appris le départ de Lyotadès.
17:52En ce moment, je craindrai le pire.
17:54Je me range à l'avis d'Agnès.
17:56La situation est claire.
17:59Puisque Lyotadès revient, Aurore doit s'en aller.
18:01Non, je regrette, Clodomir. Je dois protéger Aurore.
18:04Et après tout, je me moque de la rigueur de vos barons.
18:07Ce n'est pas de leur fille qu'il s'agit, mais de la mienne.
18:09Il est évident que nous devons considérer les changements survenus dans la condition de Lyotadès.
18:14Vous parlez raisonnablement, Lespinasse.
18:16Et je vous en sais gré.
18:18Mais vous savez que les gentils hommes seront irréductibles.
18:25Ma mère, avez-vous une proposition à nous faire ?
18:30Hélas, non.
18:33Attendre, patienter, préparer Aurore et...
18:36Rocamadour ne donne pas de précision quant au retour de ce...
18:39Non, mais d'après ce que je crois, ça ne saurait tarder.
18:42Il y a une personne que nous pourrions consulter.
18:45C'est Monseigneur de Saint-Flour.
18:46Sa grandeur va venir ici pour la fête annuelle.
18:49Nous pourrions l'entretenir de ce qui nous préoccupe.
18:52Et si Lyotadès revient avant ?
18:54Oui, il faut le prévoir.
18:57À mon avis, il faut réunir le conseil du comté, sans plus tarder.
19:00Oui, oui, voilà la bonne décision.
19:02Donnez-moi votre ordre, Agnès.
19:03Et j'irai moi-même le porter immédiatement à Monseigneur.
19:12L'essentiel est de prendre Lyotadès de vitesse.
19:28Mes sentiments n'ont pas changé l'égard de Victoria, mon père.
19:32Avez-vous revu Monseigneur Lyotadès depuis son retour au pays ?
19:36Je l'ai entrevu, mon père.
19:38Lui avez-vous parlé ?
19:39Non, mon père.
19:41Il ne sait donc rien de vos sentiments après cette longue séparation ?
19:46Si, mon père.
19:48De quelle manière a-t-il été informé ?
19:51Je lui fais passer un billet par Mlle Vernoujac.
19:54Et vous ne vous en accusez pas ?
19:55Accusé de quoi, mon père ?
19:57Je n'ai pas péché.
20:00Vous ne péchez pas contre Dieu, certes,
20:02mais vous persistez dans la rébellion contre votre famille.
20:05Et si ce n'est pas un péché, c'est tout de même une faute, une très grande faute.
20:09Enfin, mon père, vous connaissez le docteur Lyotadès.
20:12C'est un homme droit, honnête, courageux.
20:14Nous en avons eu la preuve.
20:16Il a été blessé et décoré pour sa bravoure.
20:20N'avons-nous pas le droit de nous aimer ?
20:25Enfin, mon père, il y a une chose que je ne comprends pas.
20:28Pourquoi cette haine, cet acharnement des gens de ma caste contre les petites gens ?
20:32Tous les hommes ne sont-ils pas frères ?
20:34Si, ma fille, en Jésus-Christ.
20:37Mais sur cette terre, les hommes ne se conduisent pas, toujours chrétiennement, hélas.
20:43J'estime, moi, avoir agi en bonne chrétienne.
20:46Je lui écris parce que je voulais qu'il soit sûr de mes sentiments.
20:50Vous a-t-il répondu ?
20:52Oui, mon père.
20:53Par la même voix ?
20:55Oui, mon père.
20:56Je dois le rencontrer demain avant le conseil.
20:59Ou je le sais, on nous mettra en accusation.
21:02Et où le verrez-vous ?
21:04Dans le parc du château.
21:07Vous me semblez bien imprudente, ma fille.
21:09Si votre famille apprend...
21:11Ma mère est au courant.
21:12Elle m'a donné l'autorisation.
21:15Et vous ?
21:17Quelles sont vos intentions ?
21:21Je ne prendrai aucune décision avant d'avoir revu Victoria.
21:38Mademoiselle Aurore.
21:40Il ne m'appartient pas de peser sur votre choix.
21:45Mais je vous demande en grâce, au nom de feu, monsieur, votre père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ,
21:52surtout,
21:53de ne pas commettre de faute contre vous-même.
21:57Oui, contre votre personne, comme vous l'avez déjà tenté une fois.
22:02Vous ne me répondez pas, mademoiselle.
22:06Je vais vous répondre, mon père.
22:12Si je choisis de ne pas être un Victoria, je serai plus courageuse qu'en s'y attend.
22:19Me sera-t-il donc à jamais interdit d'être heureuse ?
22:27Remettez-vous de ce soin.
22:29Adieu, mademoiselle Aurore.
22:40Sous-titrage Société Radio-Canada
23:12Sous-titrage Société Radio-Canada
23:52Je vous écoute, madame.
23:57Je m'accuse de poursuivre ma sœur d'une haine que je ne puis réprimer.
24:02Une haine, madame ?
24:05Comment ce sentiment vous est-il venu ?
24:08À vrai dire, je ne sais pas.
24:11Insensiblement.
24:13Cherchez bien.
24:14Fouillez votre mémoire.
24:16Ma mémoire ?
24:17Votre sœur a cinq ans de moins que vous.
24:22Et quels étaient vos sentiments à son égard quand elle était encore enfant ?
24:26Je ne me préoccupais pas d'elle.
24:29Je menais avec mes parents la vie du monde, elle.
24:32Elle restait dans les jupes de sa gouvernante.
24:35Sa gouvernante.
24:37Mon père, je...
24:39Je m'accuse de soupçonner, mademoiselle Vernoujac, d'être pour beaucoup dans la passion qui a détourné Aurore de ses
24:44devoirs.
24:45De quelle manière ?
24:46Mademoiselle Vernoujac savait parfaitement que nous nous opposerions à cette union avec un croquant.
24:50Madame,
24:51Puis-je vous prie de faire attention à vos expressions ?
24:55Pardon, mon père.
24:58Avec un paysan.
25:01À quel moment avez-vous commencé à...
25:05Aïr votre sœur ?
25:08Lorsqu'elle m'a laissé entendre qu'elle se plaisait dans la compagnie du régisseur.
25:13Cela se situe à quelle époque par rapport à la mort de M. le Comte ?
25:19Pendant les derniers mois de sa maladie.
25:23Et vos parents, eux, n'ont pas réagi ?
25:27Vous savez, mon père, ils ne se sont aperçus de rien d'abord.
25:32Tout le monde avait confiance en Vittorien Liutades.
25:35On le tenait pour un héros pur et sans faiblesse.
25:38Parce qu'il avait tué la bête, vous vous en souvenez ?
25:40Si je m'en souviens, ça n'est pas si vieux.
25:44Alors moi, je savais que j'allais être amenée à prendre en main les affaires du Comte.
25:50Et c'est là que je dois m'accuser sur tout.
25:54J'ai éprouvé une joie maligne à penser que ma sœur s'en canaillait.
26:00Expliquez-vous, madame.
26:03Souhaitiez-vous, par exemple, que s'établissent des liens plus intimes entre Mlle Aurore et son séducteur ?
26:14Non, ma fille, non.
26:18Maintenant que vous êtes de sang-froid, vous devez pouvoir...
26:21Aurore est jolie.
26:23Beaucoup plus jolie que moi.
26:26Et à l'époque, c'était encore plus vrai que maintenant.
26:29Et j'observais qu'elle gagnait en beauté à mesure qu'elle avançait dans ses relations avec Liutades.
26:34J'étais jalouse.
26:37Parce que vous éprouviez un sentiment pour Liutades.
26:44Oh, non, mon père.
26:46Non.
26:48Enfin, qu'elle est-vous supposée ?
26:51Non, j'étais jalouse parce qu'on me vantait la beauté de ma sœur.
26:56Sa grâce, son charme.
26:59Moi, je n'étais aux yeux des autres, ni belle, ni gracieuse, ni charmante, mais sérieuse, appliquée et froide.
27:10Oui, j'étais agacée d'autant plus que mon mari me fut presque tout de suite infidèle.
27:16À cause de ma situation, je ne pouvais pas me plaindre.
27:19Je ne le devais pas.
27:22Et puis j'avais un fils.
27:23C'était l'essentiel.
27:29Madame, cette petite jalousie ne me semble pas suffisante pour faire naître en votre cœur de la haine.
27:38Certes.
27:40La haine est venue après.
27:43Aurore, jeune fille, plaisait beaucoup aux gentils hommes.
27:46Mais elle refusait de se mêler à notre existence.
27:49Tous mes vassaux se déclaraient furieux.
27:51Ils disaient que j'acceptais que notre sang soit souillé.
27:55Mon père, je me dois d'agir en qualité de chef de famille, mais aussi en qualité de suzeraine.
28:02Dans le premier cas, ma sœur me bafoue.
28:05Dans le second, elle bafoue mes sujets.
28:08N'avez-vous jamais raisonné sur l'un et l'autre point ?
28:13Notre mère a mis en mouvement un système de découragement successif.
28:18Pourquoi n'avez-vous pas essayé du couvent ?
28:21Ma mère s'y est opposée.
28:24Aurore lui ressemble en bien des points.
28:27Et par tradition, les filles portées au pouvoir continuent de tenir compte des avis de la douarière.
28:34Et...
28:35Lieux Thadès.
28:38Ah, monsieur de Lafayette nous a mis dans de beaux draps en projetant des manants sur le même pied que
28:43la noblesse capitaine.
28:45Avec sa croix de Saint-Louis, il nous regarde de haut.
28:48Sa présence ici est un scandale.
28:51Lieux Thadès est revenu tout naturellement voir sa mère.
28:55Pas seulement ça, mon père.
28:57Il est revenu montrer son uniforme, étaler sa potrine et achever de séduire ma sœur.
29:04On dit qu'il a l'intention de l'enlever.
29:08On n'enlève pas une jeune fille, la propre sœur de la comtesse Agnès, quand on est roturier, qu'on
29:14porte un uniforme de capitaine.
29:17Et sur cet uniforme, la croix de Saint-Louis.
29:19Son retour est un défi.
29:21Les électeurs des baillages ont réclamé son retour.
29:25Lieux Thadès est populaire.
29:27La gloire, même locale, ça compte.
29:31La voix du peuple enlève au retour du régisseur beaucoup du caractère de provocation que vous lui prêtez.
29:40Juste.
29:42Très juste, mon père.
29:45Je m'accuse à présent de la haine que je porte à ma sœur
29:49parce qu'elle est devenue assez glorieuse dans mes domaines pour combattre mon autorité.
29:54Le fait-elle réellement, madame ?
29:57Non.
29:58Pas encore.
29:59Mais elle le fera.
30:01C'est une supposition de votre part, n'est-ce pas, madame ?
30:05Une supposition qui deviendra une réalité si je viens à disparaître.
30:10C'est elle qui aurait la régence.
30:12Vous voyez, mes enfants, ils vont à l'école du concubinage.
30:16Car elle ne l'abandonnera pas son idée d'époser Lieux Thadès.
30:20Et vous savez que c'est impossible.
30:26Que dit madame votre mère de tous ces jeux ?
30:30Que voulez-vous qu'elle dise ?
30:33Elle cherche à défendre Aurore et c'est bien naturel.
30:37Mais le grave, mon père, c'est que les paysans, les baillis, les bourgeois sont favorables à cette union.
30:45Oh, quel soufflet pour nous, les maîtres.
30:48On se gosserait de nous si cela se faisait.
30:51Monseigneur de Saint-Flour interviendra.
30:53J'en suis sûr.
30:55Enfin, vous, mon père, qui entrez en communication avec nos âmes,
31:00Ne pouvez-vous pas me dire ce que ma sœur a dans la sienne ?
31:05Son âme est pure, madame.
31:08Si pure qu'elle a voulu mettre fin ces jours.
31:12De la comédie, mon père.
31:15Son accident de cheval aurait pu être mortel.
31:18Rien ne nous prouve qu'il était volontaire.
31:22Madame, les changements de la société sont une chose.
31:26Les sentiments qui doivent unir une famille
31:28en sont une autre.
31:31Ne vous dressez pas contre Mademoiselle Aurore.
31:34Eh, permettez.
31:36Je mets votre esprit en garde.
31:39Dieu semble parfois abandonner les mortels
31:41et ceux-ci commettent alors des actions maudites.
31:45C'est pourquoi les Écritures disent
31:47« Malheur à celui par qui le scandale arrive ».
31:51Je vous en supplie.
31:53Faites que cela n'arrive pas à Réquistar.
31:57Votre sœur n'a pas de colère.
32:00Son cœur a été blessé.
32:03Elle souffre.
32:05Au lieu de la détester,
32:08comblez-la de tendresse.
32:12Je vous donne l'absolution
32:13pour toutes vos fautes personnelles.
32:17Et prions-le.
32:35Madame la comtesse de Réquistar.
32:55Monseigneur,
32:57messieurs,
32:58bien que ma mère, la comtesse d'Ouerrière,
33:00soit absente,
33:00j'ordonne que les débats du Conseil commencent.
33:07Messieurs,
33:08la présence à Réquistar
33:09du capitaine Victorien Lyotadès est un défi.
33:11Koufour, à l'assaut ?
33:12Après vous, l'espinasse.
33:16Une brebis galeuse, d'abord on la tombe.
33:20Ensuite, on la sépare du troupeau.
33:21Messieurs,
33:23les Écritures parlent autrement.
33:24Il y a aussi des brebis égarées.
33:26Monseigneur, celle-ci ne l'est pas.
33:29Qu'en pensez-vous, Koufour ?
33:30Pour sûr que non.
33:31Avez-vous par hasard sondé son cœur ?
33:33Dieu m'en garde.
33:35Mais le père Corta
33:36a certainement des lumières sur ce point.
33:39Oui, oui, mon père,
33:41vous en avez certainement.
33:42N'êtes-vous pas le confesseur
33:43de Mademoiselle de Réquistar
33:44depuis des années ?
33:45Eh bien, répondez, mon père.
33:46Le Conseil vous interroge.
33:49Je ne puis révéler
33:50les secrets du confessionnal.
33:51Il n'y a pas de secret
33:52pour le Conseil que je sache.
33:54Messieurs,
33:55adressez-vous, je vous prie,
33:56à sa grandeur.
33:58Qu'en pensez-vous, Monseigneur ?
34:00Ce qui vient de la confession
34:01ne peut passer
34:02qu'à travers les grilles
34:03du confessionnal.
34:04Bien, Monseigneur.
34:05Madame, notre dévouement
34:06inconditionnel dans le passé
34:07ce serait de l'être
34:08si on nous tourne en ridicule.
34:10Va-t-on ici comme à Paris
34:11tresser des verges
34:12qui vont nous fouetter
34:13jusqu'au sang ?
34:15Est-ce une politique
34:16enfin établie
34:16qu'on aille négocier
34:17avec les coquins ?
34:18Des siècles de royauté
34:18vont-ils être balayés
34:19par quelques libelles
34:20de philosophes ?
34:22Devrons-nous flatter
34:23nos adversaires
34:23au lieu de nous soutenir
34:25les uns les autres ?
34:28On peut se poser la question.
34:30Faut vous égarer,
34:31l'Espinasse.
34:33Secondaire demande
34:33à intervenir.
34:35Monsieur de l'Espinasse,
34:37l'illustre Massillon
34:38prêchait pour inspirer
34:39la terreur.
34:40Mais son serment
34:42contenait toujours
34:42de bons conseils.
34:44Où sont les vôtres ?
34:45Les miens,
34:46oh, ils seront simples.
34:49Le conseil doit envoyer
34:50mademoiselle de Réquista
34:51au couvent
34:54et le régisseur-imposteur
34:55en prison.
34:58Si on ne fait pas cela,
34:59qu'on ne compte plus
34:59sur moi pour lever
35:00les impôts.
35:03En vain,
35:03on appellerait
35:04les soldats du roi
35:04contre moi.
35:05Et nous emprisonnerions
35:06le capitaine
35:07pour quelles raisons ?
35:09Peut-on savoir
35:10ce qui vous fait rire,
35:11monsieur ?
35:12Monseigneur vient de poser
35:13une question tellement innocente.
35:14Et l'innocence
35:15vous fait rire, vous ?
35:16Et vous, les spinasses,
35:17vous vous rebellez
35:18contre votre suzeraine
35:19mais pas contre Napolitesse ?
35:20Et vous vous dites gentil,
35:21et vous vous posez
35:22en défenseur
35:23des nobles traditions.
35:24Bravo.
35:25Je tiens au roi
35:26pour une folle
35:26et le euthanès
35:27pour un criminel.
35:28L'amour est parfois
35:29une folie, monsieur.
35:31Jamais un crime.
35:38Tu vois, Victorie,
35:40il y a le change
35:40dans la nature.
35:42Le sentiment non plus
35:42n'a pas changé.
35:43Et nos ennemis
35:44sont toujours là.
35:45Il faut se battre.
35:48Oui, nous battre.
35:53Depuis mon départ
35:54et là-bas,
35:55j'ai compris
35:56et vu bien des choses.
35:58Je me suis trouvé
35:59sur un pied d'égalité
36:00avec de jeunes aristocrates
36:01qui m'ont fait entrevoir
36:02de grandes évolutions.
36:06Peut-être même
36:08des bouleversements
36:09dans l'avenir.
36:11le temps galopent.
36:15Je ne comprends pas bien
36:16ce que tu veux dire.
36:20C'est simple.
36:25Personne ne peut aujourd'hui
36:26nous aider à triompher
36:27des vieux préjugés.
36:30et je ne dois pas rester ici.
36:33Je vais repartir pour Paris
36:35où j'ai maintenant des amis.
36:36Tu vas me quitter
36:37encore une fois, Victorie.
36:38Il le faut
36:40et je vais même plus loin.
36:43Il faut que tu déclare
36:45comme venant de toi
36:46que tu renonces
36:47à notre union.
36:53C'est toi, Victorien.
36:56Mon Victorien
36:57qui parle de renoncer.
36:58Mais comprends-moi bien,
36:59ma chérie.
37:00Il n'est pas question
37:01que je renonce à toi.
37:03Il faut que nos ennemis
37:04pensent qu'ils ont gagné.
37:05Ils se trompent.
37:07J'ai appris à ruser comme eux.
37:10Je reviendrai, Aurore.
37:12Je te supplie
37:13d'être patiente.
37:14Je te jure
37:15que tu seras à moi,
37:15à moi pour toujours.
37:18et confiance.
37:20Nous allons souffrir encore,
37:22c'est certain,
37:23mais pour mieux assurer
37:24notre bonheur.
37:39J'agirai comme tu le veux,
37:40Victorie.
37:42Je te jure
37:43de rester pure
37:44toute ma vie.
37:46J'en fais le serment.
37:52Mon amour.
38:06Nous allons décider ensemble
38:08de la déclaration
38:09qui sera lancée demain
38:10en quatre points du comté.
38:17Madame la comtesse
38:20douarière.
38:21Madame la comtesse douarière.
38:40En votre absence,
38:42madame,
38:42le conseil
38:42n'a pris aucune décision.
38:44Voulez-vous dire quelque chose
38:45tout de suite, ma mère?
38:47Non.
38:47Je souhaite former mon opinion
38:48d'après ce que j'entendrai ici.
38:50Nous demandons le cachot
38:51pour Lyotadès.
38:53Si nous n'y prenons garde,
38:54l'imposteur créera bientôt
38:55« Vive la République ».
38:56C'est la faute à Voltaire,
38:57monsieur de l'Espinasse.
38:58Et à Lafayette.
38:59Je le dis bien
39:00qu'il soit notre compatriote.
39:01Et en ce qui concerne
39:02notre famille,
39:03c'est aussi la faute
39:04à Rocamadour.
39:04Oh, je vous en prie,
39:05mon genre,
39:06laissez notre cousin
39:07Rocamadour tranquille.
39:08Il n'a jamais pris
39:08un parti contraire au nôtre.
39:10Merci, ma cousine.
39:11Oui, mais il s'est entremis
39:12pour procurer un brevet d'officier
39:14à votre régisseur.
39:15Parce que ça faisait partie
39:15d'un plan,
39:16vous le savez fort bien.
39:16On aurait dû soumettre
39:17ce plan au conseil.
39:18Serait-il indiscret
39:19de savoir si ce plan a échoué?
39:21Bien sûr,
39:22ce plan ridicule a échoué.
39:23Silence, Koufour.
39:24Mais non, ma fille,
39:26qu'il vide sa poche de fiel,
39:28notre petit baron du Koufour,
39:30qui n'est ici que par ma grâce.
39:32Madame la comtesse,
39:33Madame la douairière,
39:34je voudrais ramener
39:35le calme au conseil.
39:39Voici le régisseur
39:40devenu capitaine.
39:42Avouons qu'il est
39:42beaucoup plus difficile
39:43d'agir contre un capitaine
39:45au service du roi.
39:46Monseigneur,
39:46cela n'est ainsi
39:47que parce que les choses
39:48n'ont pas tourné
39:48comme nous l'espérions.
39:49Nous aimerions avoir
39:50des explications.
39:51Nous savions,
39:52ma mère et moi-même,
39:53que Lyotadès
39:54ne manque pas de fierté.
39:55De vanité, plutôt.
39:56Raison de plus
39:57pour l'écarter
39:57des honneurs de l'armée.
39:58Non, laissez-moi répondre.
40:00Les électeurs des baillages
40:01ont réclamé
40:02le retour de Lyotadès.
40:03Voilà ce que nous devons
40:04considérer comme un fait.
40:06Le moyen de sévir
40:08contre un homme
40:09qui a su garder
40:11l'amitié des paysans
40:13et des bourgeois,
40:14M. de l'Espinasse.
40:15Mais la voilà bien,
40:16la maladie.
40:16La maladie contagieuse.
40:19Lyotadès est devenue contagieuse.
40:20Mais c'est cette vermine
40:21qu'on a élevée
40:22au grade de capitaine de Hussard.
40:24Ma mère, vous avez la parole.
40:27Ma fille,
40:28mon seigneur,
40:30messieurs,
40:31je vous ai écouté
40:33patiemment.
40:34Je ne vous cache pas
40:35que les paroles
40:36qui ont été prononcées
40:37sur le ton de la moquerie
40:38m'ont profondément blessée.
40:41Vous avez trop facilement
40:42oublié que vous parliez
40:43devant moi
40:43qui suis la mère d'Aurore.
40:46J'ai souffert
40:47pour ma fille
40:48et je souffre aussi
40:49pour Victorien Lyotadès.
40:51Ni l'un ni l'autre
40:51n'ont commis de faute.
40:52Au contraire,
40:53ils ont ennobli
40:54leur amour.
40:56Je vais vous en donner
40:57la preuve.
40:59Aurore renonce
41:00à son projet
41:01d'épouser M. Lyotadès.
41:03A condition que...
41:04Voyez-vous ça, Agnès.
41:05On met des conditions.
41:07Continue, ma mère,
41:07je vous en prie.
41:08Aurore veut
41:09qu'on ne lui conteste pas
41:10que c'est elle
41:11qui a pris cette décision.
41:12Qu'est-ce que cela ne tienne ?
41:14Voici la seconde condition.
41:16Aurore veut envoyer
41:17elle-même un message
41:18à tous ceux
41:19qui l'ont soutenu
41:20dans son épreuve.
41:20Ça, on voudrait bien savoir
41:22de quelle épreuve
41:22cette perronnelle a souffert.
41:24Plaignons-la.
41:25Ma mère veuillez
41:26nous dire quel est ce message.
41:28Je vais vous le lire.
41:30Nos messagers
41:30le porteront demain
41:31aux quatre coins
41:32de nos domaines.
41:35Moi,
41:36Aurore de Réquista,
41:38je renonce à épouser
41:39le capitaine de Hussard
41:40victorien Leutades.
41:42Je lui conserve
41:43mon estime
41:44comme il me garde
41:46son amitié.
41:48Il ne dépendait pas
41:49de nous
41:49qu'il en fût autrement.
41:51Nous avons décidé
41:52de parcourir
41:53chacun notre chemin
41:54sans oublier
41:56que nous avons fait
41:56le serment
41:57de garder l'un de l'autre
41:59le souvenir fidèle
42:01dans l'honneur.
42:03Monseigneur.
42:05De toute mon âme,
42:07je prierai
42:07pour que la paix revienne
42:09et se maintienne
42:10dans le cœur
42:10de ceux qui souffrent.
42:12Je serais curieux
42:13de voir
42:13quel avenir
42:13nous réserve
42:14ces deux aventuriers,
42:16la pureté
42:16et la mer
42:17de toutes les folies.
42:20Monseigneur,
42:21messieurs,
42:21le conseil est terminé.
42:22Un mot encore, madame.
42:23Non, monsieur,
42:24j'ai dit que le conseil
42:25était terminé.
42:38Je m'en vais vers nous.
42:39Le jour se lève.
42:43Que Dieu vous protège,
42:45ma chérie.
42:47Quant à moi,
42:47je me damnerai pour vous.
42:49Je le sais, ma Vérona.
42:51C'est pour ça
42:52que je t'aime.
43:02C'est pour ça.
43:27C'est pour ça.
43:58C'est pour ça.
44:25C'est pour ça.
45:01C'est pour ça.
45:07C'est pour ça.
45:52Sous-titrage MFP.
46:22Sous-titrage MFP.
46:25Sous-titrage MFP.
47:07Et confiance.
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