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  • il y a 46 minutes
Avec Jacques Vaysse, pompiste indépendant dans l'Aveyron et représentant de près de 5 000 stations-service indépendantes en France

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##C_EST_A_LA_UNE-2026-03-31##

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Transcription
00:02Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Patrick Roger.
00:07Il est 7h13, c'est à la une sur Sud Radio ce matin.
00:10Nous sommes en direct avec un pompiste indépendant dans l'Aveyron
00:13qui est en colère face à la montée des prix du carburant.
00:17Jacques Vesse, bonjour.
00:19Oui, bonjour Patrick.
00:20Vous êtes où dans l'Aveyron d'ailleurs ?
00:25On est entre Rodez-Milleau-Saint-Afrique, nous sommes au lac de Parleau, exactement.
00:31C'est très beau là-bas, c'est très très beau.
00:34Il fait peut-être un peu frais en ce moment, mais en tout cas c'est un endroit de balade.
00:39C'est très touristique.
00:41En tout cas, on n'est pas là pour parler tourisme, Jacques Vesse avec vous,
00:44quoique, bien sûr, mais parce que vous avez essayé de tenir pour être une station moins chère,
00:54ne pas augmenter les prix, de vivre un peu sur vos réserves et aujourd'hui ce n'est plus possible.
01:00Expliquez-nous, Jacques Vesse.
01:02Voilà, s'il faut revenir à peu près trois semaines en arrière ou un mois en arrière,
01:06on avait acheté un produit à un prix normal, donc on vendait le gasoil,
01:11je ne vais parler que d'un produit, on était à 1,78, après ça s'est enflammé,
01:17tout le monde était à 2 euros, donc nous on a décidé de ne pas spéculer,
01:22de vendre nos réserves tranquillement.
01:25Le problème c'est que quand on n'a plus de carburant, on est obligé de le racheter
01:28et aujourd'hui on se retrouve avec un produit à 2,36 en gagnant entre 5 et 8 centimes le
01:35litre.
01:35C'est ça qui est important de dire.
01:37C'est pour ça qu'on a décidé avec 40 millions de rubis de faire une opération de transparence
01:42en disant aux Français, voilà ce qu'il nous reste.
01:47Sur un litre à 2 euros, il y a 1,17 euros de taxe.
01:52Oui, c'est vrai.
01:55Et aujourd'hui, il est passé, vous l'avez dit, pour le gazole, c'est à 2,13 euros.
02:03Oui, pour le gazole.
02:03Pour le gazole, quoi.
02:04Les autres, ça tourne autour de combien le litre d'essence chez vous ?
02:10Alors, ça peut être de 2,09 euros à 2,40 euros.
02:15Il n'y a pas de règle, ça dépend quand on achète.
02:17Le prix varie plusieurs fois par jour.
02:20Il faut l'entendre, ça.
02:21C'est-à-dire, si vous l'achetez à 9 heures à 10 heures, on n'a pas le même
02:24prix.
02:25Alors, les indépendants comme moi, on achète un produit à la raffinerie
02:28et après, on paye le transport indépendamment.
02:32On n'est pas commissionné sur le litrage, on paye au cul du camion, comme on dit.
02:37Oui, oui. Et là, c'est beaucoup plus difficile pour vous, indépendants, que les plus gros,
02:44comme Total et puis beaucoup d'autres, qui, eux, évidemment, peuvent faire un petit peu plus de stock.
02:50Ils peuvent éventuellement bloquer les prix.
02:53Oui, mais comme d'habitude, c'est toujours le gros qui est mis à lumière.
02:57Déjà, les gens comme Total produisent leur carburant.
03:00Ils le produisent, ils le transportent, ils le vendent.
03:02Tandis que nous, ils sont dans toute la filière.
03:05Nous, on n'est que dans la filière de la distribution.
03:07On est des... Je pense qu'on est essentiels au voyage du territoire.
03:12Et alors, ce qui est marrant, c'est que nous, on fait une opération de transparence avec les Français.
03:16Et le gouvernement...
03:18Et après, nous sommes invisibles pour l'État.
03:20Le gouvernement, nous n'est pas... Il y a eu des réunions.
03:22On n'a jamais été invités pour la...
03:24Bon, vous trinquez, en quelque sorte, hein, Jacques Ville.
03:28On trinque, on trinque, et en fait, on trinque et on a le client final, enfin, ce nom.
03:33Ce n'est pas facile.
03:34Alors, justement, est-ce que vous en parlez avec les clients ?
03:37Parce qu'ils doivent être furieux.
03:39Parce que quand on est...
03:40Bien sûr, il y a des endroits où...
03:42Il ne faut pas se cacher.
03:44Certains vont dans les grandes surfaces ou autres,
03:46où c'est un petit peu moins cher parce que c'est les plus gros.
03:48Mais quand on est comme vous et qu'on est un relais essentiel du...
03:53Un maillage du territoire, quand on va chez vous,
03:56les clients, ils ne peuvent pas non plus faire trop de kilomètres pour aller ailleurs.
03:59Et heureusement qu'ils vont aussi chez vous.
04:01Mais qu'est-ce que vous leur expliquez ?
04:03Ils sont furieux ou pas ?
04:06Ils sont furieux.
04:08Ils comprennent.
04:09L'opération de transparence nous a aidés à expliquer aux clients.
04:12De toute façon, ils me disent...
04:14Nous, c'est essentiel de...
04:16On a des clients qui font 5 kilomètres par jour.
04:19Quel que soit le prix,
04:21ils sont obligés de mettre du carburant.
04:23Mais là, ça commence simplement à serrer.
04:25On en est à manger ou conduire.
04:27Il faut choisir.
04:28Oui, c'est ça.
04:29Et alors, qu'est-ce que vous voudriez,
04:31si vous avez une proposition à faire ?
04:33Si vous aviez un ministre,
04:35Roland Lescure, en face de vous,
04:37le ministre à Bercy, Jacques Vesquet,
04:39qu'est-ce que vous lui demanderiez ?
04:41Alors, je dirais déjà,
04:42M. Lescure, venez dans l'Aveyron.
04:44Venez expliquer à mes clients
04:46en direct live
04:49combien je gagne,
04:50combien eux ils gagnent.
04:51Voilà.
04:52Ça, ça serait déjà...
04:53C'est la vraie vie.
04:54Nous, on a des gens vrais
04:55et des vrais gens en face.
04:57Voilà.
04:57Oui, oui.
04:58Bon, après,
04:59ils ne sont pas totalement responsables.
05:02Ce n'est pas le gouvernement
05:03qui a déclenché la guerre en Iran.
05:05bon, mais vous estimez
05:07qu'il pourrait quand même faire des efforts,
05:09que l'État pourrait faire des efforts
05:10en baissant peut-être un peu les taxes.
05:12C'est ça, Jacques Vesquet ?
05:14Oui, en baissant la fiscalité,
05:16on donnerait de l'oxygène
05:17au porte-monnaie des Français.
05:19C'est une évidence.
05:20Oui, oui.
05:21Voilà.
05:22Bon.
05:23Et ce que vous disiez
05:24quand on a préparé l'émission,
05:26et vous en parliez avec Joseph Ruiz,
05:28le programmateur,
05:28vous disiez que,
05:29à travers ça,
05:30vous estimez que
05:32la France est en danger.
05:34Le pronostic vital de la France
05:35est engagé.
05:36C'est ça ?
05:37Oui, c'est exactement ça,
05:39parce que je sens
05:41que les gens
05:42ont du mal à arriver.
05:44À l'Aderron,
05:45on est un département protégé,
05:47mais on sent que ça tire,
05:49vraiment.
05:50Oui, oui.
05:51Bon, écoutez,
05:52bon courage,
05:52c'est pour ça qu'on vous a donné la parole
05:54et qu'on vous la donnera
05:55de nouveau à vous,
05:56Jacques Vesquet,
05:57comme à beaucoup d'autres,
05:58pour parler vrai,
05:59évidemment,
06:00sur Sud Radio.
06:01Bon courage,
06:01et j'invite les auditeurs
06:03qui ne connaissent pas
06:05à aller du côté du lac de Parlou.
06:07C'est un lac artificiel,
06:09je crois,
06:09mais c'est très touristique,
06:12évidemment,
06:12c'est très beau au printemps
06:14et puis pendant l'été.
06:16vous n'allez pas me démentir,
06:17Jacques.
06:18Non,
06:19c'est un des 5A,
06:20je crois qu'il est classé
06:21dans les 5 plus grands lacs
06:22de France artificielle.
06:24Voilà,
06:25c'est magnifique,
06:26c'est magnifique.
06:27Je ne me lasse pas.
06:29Bon,
06:29et puis vous vous arrêterez
06:30chez Jacques Vesquet
06:31pour faire le plein,
06:31évidemment.
06:32C'est une obligation.
06:33C'est une obligation.
06:35Merci d'avoir été avec nous
06:37en direct sur Sud Radio.
06:38Sous-titrage Société Radio-Canada
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