[#LeCanapéRouge] Francis Edgard Sima Mba, géopolitologue et Géostratège
́
📲 066441717 📞 011775663
📬 contact@gabonmediatime.com
̂ :
🔗 https://lc.cx/9dgPhl
🇬🇦
⏱️̀ ’ ’. ̀ ̂ ́.
#GMT
#Gabon
́
📲 066441717 📞 011775663
📬 contact@gabonmediatime.com
̂ :
🔗 https://lc.cx/9dgPhl
🇬🇦
⏱️̀ ’ ’. ̀ ̂ ́.
#GMT
#Gabon
Catégorie
📺
TVTranscription
00:04Musique
00:17Mesdames et messieurs, bonsoir et bienvenue dans ce nouveau numéro du Canapé Rouge de Gabon Media Time.
00:22Votre rendez-vous d'échange avec celles et ceux qui analysent les dynamiques politiques, économiques et géopolitiques du Gabon et
00:30du monde.
00:31Après l'accession au pouvoir du président de la République Brice Clottero, l'heure est au premier bilan.
00:40Entre attentes sociales persistantes, récomposition du paysage politique et repositionnement stratégique du Gabon sur la scène internationale,
00:50les interrogations sont nombreuses.
00:52Pour en débattre, nous recevons aujourd'hui Francis Edgar Simamba, géopolitologue, géostratège et doctorant en histoire des relations internationales.
01:03Avec lui, nous reviendrons sur le bilan de l'action présidentielle et gouvernementale, la lisibilité de la vision portée par
01:10le pouvoir,
01:11mais aussi sur la place du Gabon dans un environnement international marqué par les tensions et les récompositions majeures.
01:18M. Francis Edgar Simamba, bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation.
01:24Bonsoir M. Morel, c'est moi qui vous remercie. C'est toujours un privilège d'être invité sur les émissions
01:32pour décliner notre vision du monde.
01:35Parce qu'en réalité, le rôle aussi des intellectuels, des savants et même des experts, c'est de pouvoir donner
01:41des grilles, des lectures objectives à chaque citoyen afin de bâtir sa propre opinion.
01:47M. Ok. Alors, comme il est de coutume sur le canapé rouge du Gabon Media Time, la première question que
01:53je vais vous poser est celle de savoir comment vous vous portez dans un contexte marqué à la fois par
01:59des attentes internes fortes et une instabilité croissante de l'environnement international.
02:03M. Bonsoir M. Je vais répondre en toute objectivité. Je me sens bien. Vous devez savoir qu'au XXIe siècle,
02:12pour que l'Afrique puisse à la fois s'imposer dans le concert des nations, mais se repositionner dans la
02:20sphère internationale,
02:21il faut déjà que nous, les fils et filles du continent, nous soyons animés de l'hyper-optimisme. Donc, je
02:29me sens bien. Et de ce point de vue, je vais également fêter sur les éléments de réponse sous-entendus
02:38de votre question.
02:39Il faut dire qu'aujourd'hui, le Gabon, comme plusieurs pays africains d'ailleurs, est marqué par cette pression interne.
02:48Quand on parle de pression interne, il ne faut pas le voir au sens négatif du thème. Mais en se
02:53disant qu'aujourd'hui, il y a des attentes, d'accord ?
02:58Il y a des attentes et les populations mettent suffisamment de pression indirecte au gouvernant pour que celui-ci puisse
03:08donner des réponses concrètes à l'ensemble des préoccupations auxquelles elle est confrontée.
03:15Je pense au problème de l'eau et d'énergie. Je pense également au problème de transport, d'accord ?
03:22L'interconnectivité au niveau de toutes les régions du Gabon. Je pense également à un autre point qui me paraît
03:30important, c'est celui du panier de la ménagère.
03:35La question également de l'emploi. Donc, sur le plan interne, voici les challenges que le gouvernement actuel est amené
03:43à relever.
03:44Maintenant, sur le plan international, en tant que citoyen du monde, parce qu'aujourd'hui, nous avons chacun d'entre
03:49nous une double casquette.
03:51Nous sommes citoyens gabonais, africains, mais citoyens du monde, parce que nous vivons dans un environnement planétaire.
03:57Ce qu'il faut dire, c'est qu'on note une instabilité géopolitique mondiale.
04:02Déjà, il faut relever avec la crise de l'Ukraine. Nous avons vu des répercussions sur l'ensemble des pays
04:08du continent africain.
04:09Mais à côté de cette instabilité géopolitique mondiale, pas très loin de nous, même au sein du continent, il faut
04:17relever les foyers de tension géopolitique avec le centipéternel problème du terrorisme international,
04:24mais également la piraterie maritime qui inquiète davantage.
04:28Il faut aussi relever un autre point important. Les défis internes aujourd'hui auxquels sont confrontés de nombreux pays, notamment
04:37le Gabon,
04:39s'est conditionné par des dynamiques internationales incertaines.
04:45J'ai à l'idée, pour ceux qui ont suivi un peu l'actualité, lors de la première crise en
04:54Ukraine et la crise actuellement qui se déroule au niveau du Proche-Orient,
04:58donc il y a cette hausse de prix de matières premières et l'impact des crises économiques.
05:05Donc aujourd'hui, on n'est pas en marge.
05:07Nous avons également un regard tourné vers le déclenchement, ou je dirais même la crise qui se produit actuellement entre
05:15les rivalités de puissance,
05:17d'un côté les États-Unis et Israël face à la République de l'Iran.
05:23Alors, nous allons entrer un peu dans le vif du sujet et revenir sur la politique interne du Gabon.
05:29Alors que le président Brice Clotaire Oliguema s'apprête à boucler sa première année à la tête du pays,
05:36quel regard portez-vous sur le bilan de son action, notamment en matière de gouvernance et de consolidation des institutions
05:42?
05:42Bon, mais pour répondre directement à votre question, il faut déjà suffisamment faire preuve de rituel, d'accord ?
05:49Parce que lorsque vous regardez la gestion actuelle et la vision politique de M. le président de la République,
05:56chef de l'État, chef de gouvernement, M. le président de la République, il faut quand même faire un pas
06:02en arrière avec la période de la transition,
06:04parce qu'il y a un enchaînement logique d'actions qui vise à restaurer l'ensemble des institutions.
06:11Il faut dire que durant la transition, effectivement, il avait élaboré un calendrier politique pour le retour à l'ordre
06:19constitutionnel.
06:20D'accord ? Dans ce calendrier, il y a eu l'organisation du dialogue national inclusif à Angontie,
06:28il y a eu la rédaction de la nouvelle constitution, il y a eu la tenue du référendum.
06:37Un peu plus tard, donc le 12 avril 2025, il y a eu l'organisation de la première élection présidentielle
06:45sous l'ère de la transition
06:47pour amorcer l'entrée, effectivement, dans la cinquième République.
06:51Il faut dire que, lorsqu'on regarde de très près le management politique de l'actuel président,
06:57il y a trois enseignements à retenir.
07:00Le tout premier, comme je l'ai dit en filigrane,
07:03l'idée sous-entendue était de restaurer les institutions.
07:07Et aujourd'hui, lorsqu'on regarde,
07:09la quasi-totalité des institutions ont été renouvelées pour la plupart,
07:13et il y a eu l'émergence de nouvelles figures.
07:16Vous regardez le cas de l'Assemblée nationale,
07:19qui est aujourd'hui dirigée par un diplomate hors pair,
07:24à la personne de M. Régis Oungagiaï.
07:26Vous comprenez ?
07:27Et du côté, par exemple, du Conseil économique et social,
07:31économique, social, environnemental et culturel,
07:34il a fait appel à l'expertise de quelqu'un qui connaît les rouages politiques,
07:39à la personne de M. Guimetran Mapangou.
07:41Donc, il faut avoir comme le NTT de reconnaître qu'il y a...
07:45On ne parlera pas de renouvellement de générations au niveau de la sphère politique,
07:51parce qu'il n'y a aucune génération spontanée,
07:53mais il y a quand même l'émergence de nouvelles figures politiques.
07:57Je citerai Geoffrey Foumoula et bien d'autres.
08:02Mais à côté de ça, il y a un autre enseignement que nous devons retenir,
08:05c'est qu'aujourd'hui, pour le président de la République,
08:10il faut mettre un point sur la transparence dans la gestion des affaires publiques.
08:16Et vous avez dû assister, comme moi, aux arrestations ici et là,
08:22aux interpellations, mais il y a beaucoup de pédagogie pour amener les nouveaux acteurs,
08:28à la fois politiques, les nouveaux cas de l'administration,
08:31sont à faire preuve de rationalité et de rigueur dans la gestion des affaires publiques.
08:36Et le dernier enseignement, permettez-moi, c'est important de le relever,
08:41à côté de la transparence, la gestion dans les affaires publiques,
08:45il y a un autre aspect qui est beaucoup plus important,
08:47il y a cette idée d'ouverture.
08:49Il y a le nouveau rêve gabonais depuis l'amorce de la Vème République.
08:54Aujourd'hui, les Gabonais peuvent croire, les Gabonais peuvent rêver,
08:57et tout cela peut être symbolisé par la construction de la nouvelle cité de la démocratie,
09:04le nouveau rêve gabonais.
09:06Dans le débat public, certains acteurs politiques estiment que la vision du chef de l'État
09:11reste encore quelque peu floue.
09:13Comment analysez-vous la cohérence et la lisibilité du projet politique
09:17porté par le président de la République ?
09:20Bon, moi, en toute objectivité, je pense qu'il faut nuancer,
09:23il faut vraiment nuancer, il ne faut pas regarder les choses sous l'angle des opposés,
09:32pas des opposants, parce que le rôle de l'opposition, c'est de s'opposer,
09:37et la machine gouvernementale, c'est de gouverner.
09:41Moi, je pense qu'il faut nuancer le point de vue.
09:43Aujourd'hui, il serait trop précoce, je dirais même très tôt,
09:47de dresser un premier bilan, mais à la lumière de certaines réalisations,
09:54à la lumière du dynamisme enclenché par le chef de l'État et son gouvernement,
10:00sans risque de se tromper, je peux avancer,
10:03qu'on peut déjà percevoir sa vision politique.
10:08Et aussi, vous savez, l'élection présidentielle, c'était le 12 avril 2025, d'accord ?
10:16Là, je pense, en tant qu'analyste politique et géostratégique,
10:20ce que je peux relever, c'est que les deux premières années du mandat,
10:24c'est la phase de la consolidation de la vision politique.
10:28Donc là, ils sont en train de véritablement poser les jalons
10:32de ce qu'ils veulent du Gabon dans les sept prochaines années.
10:37Ce qu'il faut peut-être dire à ceux qui pensent qu'il y a un peu de flou,
10:42mais ils doivent aussi, pas seulement faire une analyse superficielle,
10:46mais rentrer en profondeur pour regarder dans les différents secteurs
10:51et les différents domaines, vous conviendrez avec moi,
10:54que les choses bougent.
10:55Alors, pour rester dans cette ligne-là,
10:59dans un contexte marqué par les attentes des populations
11:08qui restent encore très élevées,
11:10notamment sur le pouvoir d'achat, l'emploi et les services publics,
11:13comment évaluez-vous aujourd'hui l'efficacité de l'action gouvernementale
11:17et son impact concret sur les conditions de vie du Gabon?
11:20Bon, déjà, ce qu'il faut reléver, c'est qu'il y a un Gabon avant le 30 août 2023,
11:29il y a un Gabon après le 30 août 2023.
11:32C'est vrai que les préoccupations sont nombreuses et les attentes pressent.
11:37Mais ce qu'il faut reléver ici, vous savez, l'État, d'accord,
11:44le fonctionnement d'un pays, on peut faire une caricature
11:48avec la construction d'un bâtiment, d'une maison, d'accord?
11:52Il y a là-bas l'étape de la fondation.
11:54C'est vrai qu'actuellement, ce que beaucoup ne comprennent pas,
11:58c'est que pour que le développement soit amorcé,
12:02il faut des préalables, d'accord?
12:03Et je pense que les premiers préalables portaient déjà
12:06sur la réforme administrative, d'accord?
12:10À porter les réformes.
12:11Parce que c'est sur la base des réformes que les managers publics
12:16et parapublics et les acteurs politiques auront suffisamment
12:20des éléments à la fois d'appréciation, mais des outils de travail
12:24pour mettre en œuvre la vision politique du chef de l'État.
12:29Donc je pense qu'aujourd'hui, il y a là-bas l'étape, l'étape cruciale
12:33qui est les réformes sur le plan administratif,
12:36mais également les projets structurants.
12:39Donc on parle des grandes œuvres, on parle des infrastructures,
12:43on parle de la construction des routes, d'accord?
12:46On parle de la construction des bâtiments.
12:49Vous savez comme moi que le Gabon est l'un des rares pays
12:51qui était quasiment locataire, dont l'État était locataire.
12:55Aujourd'hui, nous sommes en train de voir la sortie de la cité émeraude
13:00qui viendrait également régler le problème de location des immeubles.
13:06Parce que pendant longtemps, l'État a passé le temps à louer les immeubles des privés.
13:11Mais pour revenir effectivement sur votre question,
13:14oui, aujourd'hui, en plus des réformes administratives dont j'évoquais tout à l'heure,
13:21avec, on peut citer la digitalisation des services publics et bien d'autres,
13:25mais il y a un autre aspect qui est important, il y a la problématique de l'emploi.
13:31Parce que pour remplir l'assiette, pour reprendre les préoccupations des populations,
13:37il faut déjà créer suffisamment d'emplois.
13:39Il faut créer des entreprises.
13:42Et je pense que l'État a commencé à faire des efforts en ouvrant,
13:45en ouvrant à la fois les postes budgétaires.
13:48Il y a eu des recrutements dans le ministère, il y a eu cette ouverture.
13:52Et je pense aussi qu'à côté de ça, il faut quand même demander que les populations puissent faire preuve
13:58de patience.
13:58C'est vrai, je fais souvent allusion à la douleur de l'enfantement.
14:02Lorsqu'on pose les jalons d'une nouvelle République, ça demande aussi de payer le prix.
14:06Mais les choses doivent se faire progressivement.
14:09Et je pense qu'à côté, il y a déjà une certaine volonté.
14:12D'accord ?
14:13Vous devez savoir qu'à partir de 2029, par exemple, le président a pris la décision historique de la transformation
14:20locale du Maganès.
14:21Et je pense qu'à terme, ça va générer de nouveaux emplois.
14:26Alors, j'aimerais revenir encore sur une petite polémique.
14:32Un reproche est souvent fait au pouvoir, c'est celui de revenir systématiquement sur la gestion de l'ancien régime
14:38lorsqu'il va falloir, lorsqu'il faut régler une situation.
14:43Ne pensez-vous pas qu'un an après, il serait peut-être temps que le gouvernement assume son premier bilan
14:50à la tête du pays ?
14:51Oui, mais le premier bilan, le président actuel, M. Brice Cloteau-Dinguma, a été élu.
14:58Et il a eu le suffrage des Gabonais le 12 avril 2025.
15:03Donc, ce 12 avril 2026, on pourra déjà dresser un premier bilan.
15:08Mais par anticipation, ce qu'il faut dire, c'est que, oui, votre préoccupation, elle est pertinente,
15:13mais il faut quand même la nuancer.
15:15Vous devez savoir que pour évaluer l'impact d'une action sur les populations,
15:20il faut d'abord évaluer ou diagnostiquer l'avant pour mieux comprendre l'après.
15:25Si vous tirez un rideau sur ce qui s'est passé avant le 30 août 2023,
15:32vous aurez du mal à voir les éléments d'appréciation pour voir ce qui a changé, ce qui a évolué
15:37et les aspects qui ont été réajustés pour permettre de soulager à la fois les souffrances des populations,
15:45mais également poser les jalons du développement du pays.
15:48Alors, depuis plusieurs semaines, des rumeurs persistantes évoquent un possible rémaniement.
15:55Ces signaux, d'ailleurs, on évoque, on voit, cette rumeur a été lancée
16:01avec un peu de rapprochement entre certains acteurs politiques et le chef de l'État.
16:08Ces signaux tradisent-ils, selon vous, une volonté de réajustement stratégique
16:12ou des difficultés internes dans la conduite de l'action publique ?
16:16Bon, moi, je pense beaucoup plus au réajustement stratégique.
16:21Vous devez savoir que le chef de l'État, qui est le porteur de la vision,
16:26et aujourd'hui, comme le confère ce nouveau pouvoir,
16:31il est à la fois président de la République, chef de l'État et chef du gouvernement.
16:35C'est lui qui a la vision. C'est lui qui définit la vision.
16:38Maintenant, il a besoin des Gabonais et des Gabonaises pour pouvoir l'accompagner,
16:44pour la mise en œuvre de sa vision, d'accord ?
16:48Il peut arriver, et c'est dans le cours normal des choses,
16:52que le président juge utile, d'accord, de réajuster, de rémanier le gouvernement.
17:00Enfin, peut-être d'aligner les ressources aux objectifs,
17:05aux objectifs, mais également aux moyens.
17:08Vous devez savoir qu'il y a des préoccupations à la fois nationales,
17:13mais qui obéissent aux tendances internationales.
17:17Il est de bonne advoi pour le président de la République
17:20de remanier, de réajuster la posture ou l'osature de son gouvernement.
17:26C'est vrai, jusqu'à présent, ce n'est qu'une rumeur.
17:29Personne n'est dans les secrets de Dieu.
17:30Mais pour ce qu'on doit comprendre,
17:34comme les ouvriers s'y relaient dans un chantier,
17:37il est aussi important qu'au niveau du gouvernement,
17:40il y ait ce type de réajustement.
17:42Il y a ceux qui sortent, il y a ceux qui rentrent.
17:45Le plus important, il n'y a qu'un seul objectif à remplir,
17:49c'est de se satisfaire au désidérata du peuple,
17:52c'est de pouvoir apporter les réponses concrètes
17:55aux préoccupations quotidiennes des Gabonais.
17:57Oui, si jamais il y a primairement,
18:01le président jugera de l'opportunité de l'ouvrir
18:05ou de garder la stature actuelle.
18:07Alors, nous allons encore rester un peu sur ce rapprochement
18:12entre le pouvoir exécutif et certaines faibures de l'opposition.
18:16Pensez-vous que ce rapprochement procède d'une volonté
18:18du président d'affaiblir le camp de l'opposition ?
18:23Déjà, ce qu'il faut relever du point de vue géopolitique,
18:27interne, ce qu'il faudrait relever,
18:30ça montre déjà la volonté du dialogue du chef de l'État.
18:34Et vous devez savoir que dans l'identité politique du Gabon,
18:40nous mettons un accent important,
18:43et ça, le dialogue intelligible le voit important sur le dialogue.
18:49Et je pense que oui, ça peut reprendre également une stratégie d'ouverture politique.
18:55D'accord ?
18:55Parce qu'à certains moments de la société,
19:00nous devons avoir l'humidité de transcender nos particularismes locaux.
19:04D'accord ?
19:05Parce que l'histoire aussi a démontré que parfois,
19:09les positions partisanes traditionnelles ont été contre-productives.
19:14Parce qu'il y a des moments où nous devons tous regarder dans la même direction
19:18et mettre en œuvre ce que j'appellerais
19:21une forme d'alliance sacrée de la patrie.
19:25Le Président jugeait-il que c'est vrai qu'en plus du rôle traditionnel de l'opposition,
19:31qui est le miroir du gouvernement,
19:34dont le rôle est de s'opposer,
19:36d'accord,
19:37et le régime en place de gouverner,
19:39il est important souvent de créer des passerelles.
19:42Parce que les acteurs politiques, par leur expérience,
19:45leur expertise et leur parcours sur le plan administratif et politique,
19:50sont des outils d'aide également à la décision.
19:53Et je regardais un peu en distance cette rencontre.
19:57Je pense qu'après, il y a eu, c'est suivi la visite à la cité de la démocratie.
20:02C'est tout un symbole.
20:03Le Gabon a toujours fait la différence
20:07du fait que nous mettons l'accent sur le dialogue,
20:10sur l'unité, sur la solidarité
20:12et sur l'entente mutuelle.
20:15Au-delà de différentes positions les uns les autres,
20:18le véritable gagnant, c'est le Gabon.
20:20Alors, nous allons aborder une question d'actualité.
20:26Le gouvernement a employé un délai de trois mois, on va dire,
20:32aux partis politiques
20:33pour se conformer à la nouvelle loi sur les partis politiques.
20:37Pensez-vous qu'avec ce repositionnement,
20:44on peut assister à une sorte de restructuration du paysage politique dans les mois à venir ?
20:51Bon, mais je pense que le nouveau cadre, d'accord,
20:56qui régit les partis politiques en République gabonaise
20:59a redéfini les critères, d'accord.
21:02À côté de ça, il y a d'abord la volonté de restructuration
21:06de la classe politique nationale,
21:09mais à côté, c'est d'ajouter une certaine cohérence,
21:12une certaine logique dans le fonctionnement interne des partis politiques.
21:16Un parti politique doit pouvoir avoir un siège.
21:19Un parti politique doit être en mesure d'identifier,
21:24sur la base du NIP,
21:26quels sont ses véritables militants.
21:28Ça prouve que ce parti a de l'ancrage sur le plan national.
21:33Un parti politique,
21:34mais c'est quand même élémentaire,
21:36doit pouvoir avoir un compte,
21:39un compte bancaire.
21:40Ça prouve qu'il y a des cotisations
21:43des différents militants et sympathisants
21:46qui sont reversés dans ce compte.
21:48Donc, il y a des critères,
21:49je pense qu'à la fois,
21:51c'est des critères élémentaires
21:53que les partis politiques doivent remplir,
21:56mais au-delà de notre lecture,
21:58la lecture, c'est que nous allons assister à terme,
22:01d'accord,
22:02au regroupement des familles politiques.
22:05Parce qu'aujourd'hui,
22:06dans le paysage politique,
22:08si je ne m'en abuse,
22:09on peut de nombrer autour de 110,
22:11115 ou 120 partis politiques
22:13pour une population de moins de 3 millions d'habitants.
22:16Moi, je pense qu'aujourd'hui,
22:17il faut la reconstruction de ce paysage politique
22:22en construisant des grands blocs.
22:24On peut avoir la galaxie présidentielle,
22:27on peut avoir l'excentrisme
22:29et on peut avoir le courant de l'opposition.
22:34J'ai souvent du mal à employer le mot opposant
22:37parce que j'estime qu'on ne s'oppose pas aux individus,
22:41on s'oppose aux idées.
22:42Donc, on peut restructurer
22:44ou on peut assister à terme
22:46à la restructuration,
22:48à la reconfiguration de la classe politique gabonaise
22:51en trois grands blocs.
22:52Alors, M. Francis Edgar Sima,
22:5512 avril 2025, bientôt le 12 avril 2026,
23:00un à la tête du pays.
23:03Qu'est-ce qui, selon vous, doit être refait
23:07pour arriver réellement à un essor vers la félicité ?
23:13Je pense que, déjà, il faut féliciter ce qui a déjà été fait,
23:20mais également dire qu'à côté des efforts
23:24que le gouvernement fait chaque jour
23:26pour améliorer les conditions de vie,
23:29je pense qu'aujourd'hui, il y a des challenges
23:31que nous devons tous relever.
23:33D'accord ?
23:34Le premier challenge,
23:37c'est de mettre la priorité,
23:39comme ça se fait déjà,
23:41vraiment mettre la priorité sur l'éducation,
23:44l'enseignement supérieur,
23:46la recherche et la formation professionnelle.
23:49Il n'y a de développement que d'hommes.
23:52Un pays qui veut atteindre
23:54un niveau de développement important
23:56doit d'abord miser sur sa ressource humaine.
24:00La ressource humaine doit être bien éduquée,
24:02bien formée.
24:04Et surtout, orienter la nouvelle élite étudiantile,
24:10orienter nos enfants vers des secteurs,
24:15des domaines d'activité
24:16qui cadrent avec les nouvelles préoccupations
24:19de notre économie.
24:20Donc, à côté de ce secteur,
24:24formation et enseignement supérieur,
24:27l'autre aspect,
24:28c'est de mettre encore davantage
24:31des mécanismes, d'accord,
24:32pour alléger le panier de la ménagère.
24:34Vous savez, la première satisfaction d'un homme,
24:37c'est lorsqu'il rentre le soir
24:39et il jette un regard dans son assiette.
24:42C'est ce que vous trouvez dans votre assiette
24:46qui conditionne votre raisonnement,
24:48qui vous donne l'inspiration,
24:50qui vous donne la force
24:51de vous lever le lendemain
24:52pour continuer à vous battre
24:53pour le développement du pays.
24:54Donc, à côté de ça,
24:56c'est vrai qu'il y a déjà des efforts
24:57qui sont faits,
24:58mais l'autre aspect,
25:00c'est de vraiment mettre
25:02un point d'honneur
25:03sur la construction
25:05de cette nouvelle élite.
25:07Il faut qu'on ait cette élite
25:09entrepreneuriale.
25:10Il faut qu'on ait cette nouvelle élite
25:12d'hommes d'affaires
25:13qui soient capables
25:14de créer des entreprises
25:17pour employer un maximum de Gabonais.
25:19Je ne parle pas des hommes aux affaires,
25:21mais des hommes d'affaires
25:22qui ont la vocation
25:23de créer des entreprises,
25:25qui ont la vocation
25:26d'aider le Gabon
25:28à rélever les challenges
25:30en matière de lutte contre le chômage,
25:33en matière de lutte contre la pauvreté.
25:36Alors, nous allons passer
25:37à la deuxième partie
25:39de notre entretien.
25:41Sur le plan international,
25:42le Gabon a multiplié
25:44les initiatives diplomatiques
25:45depuis l'arrivée au pouvoir
25:46du président Brice Clotaire
25:48au Légué Nguémar.
25:49Peut-on parler
25:50d'une véritable offensive diplomatique
25:52et surtout,
25:53quels sont les résultats
25:53qu'on crée à ce stade ?
25:57Déjà, il faut dire
25:58que la diplomatie gabonaise
25:59est une diplomatie ajoutante.
26:02Et l'autre aspect
26:04qu'il faut relever,
26:05c'est qu'aujourd'hui,
26:09avec l'arrivée
26:10de M. Brice Clotaire au Légué Nguémar,
26:12le premier objectif,
26:14c'est de redorer
26:15l'image diplomatique du Gabon.
26:18Vous savez comme moi
26:19que Libreville a toujours été
26:22la capitale diplomatique
26:24de l'Afrique centrale
26:25et la porte d'entrée
26:27dans le Golfe de Guinée.
26:28Nous avons toujours joué
26:30un rôle stratégique
26:32et le Gabon a toujours été pris
26:34pour une école
26:37en matière de résolution
26:39de conflits,
26:40en matière de préservation
26:41de la paix
26:42et même en matière
26:44de dialogue interculturel.
26:45Donc, il y a d'abord
26:47ce premier objectif stratégique
26:49qui est en alignement
26:51avec ce que j'appelle
26:52notre doctrine stratégique.
26:55Certes, nous sommes un petit pays
26:56du point de vue démographique,
26:58mais nous sommes un État
27:00qui compte parmi les nations.
27:03Donc, à côté de ça,
27:05il y a déjà des images palpables.
27:07Vous voyez aujourd'hui
27:08au niveau de la Guinée équatoriale,
27:10notamment à Malabo,
27:11la construction du nouveau siège
27:13de l'ambassade du Gabon.
27:14Au-delà du symbole,
27:16c'est un message
27:17que nous envoyons
27:18au niveau de la sous-région
27:20pour dire que le Gabon
27:21marque son retour
27:23sur la scène politique
27:24et diplomatique africaine.
27:26Vous savez,
27:27même la construction
27:28d'un siège d'ambassade
27:30traduit déjà une image,
27:33traduit un message.
27:34Et on dit souvent
27:35que l'image est le message.
27:37À côté,
27:38quand vous regardez
27:38la nouvelle carte diplomatique
27:40du Gabon,
27:40il y a des ambassades
27:41qui se sont ajoutées.
27:42J'en veux pour preuve
27:44l'ouverture de la représentation
27:46diplomatique à Kigali ou Rwanda.
27:48D'accord ?
27:49Ça prouve qu'aujourd'hui,
27:50il y a cette diplomatie
27:54agissante.
27:54Le Gabon,
27:55au lieu de rester
27:57en vase clos,
27:59le Gabon a toujours
27:59prôné cette diplomatie
28:01d'ouverture,
28:02de respect mutuel,
28:03mais une diplomatie
28:04qui participe
28:06à la pacification
28:07du monde.
28:08Aujourd'hui,
28:09nous pouvons le dire
28:10en toute objectivité,
28:11oui,
28:12nous assistons
28:13au retour du Gabon
28:15sur la scène
28:17internationale,
28:17notamment sur la scène
28:20sous-régionale
28:20et continentale.
28:22Et il y a moins de deux mois,
28:23si vous avez suivi
28:24l'actualité comme moi,
28:25ce grand retour
28:26a été marqué
28:27par l'élection
28:28du Gabon
28:29comme membre
28:30du Conseil
28:30de paix et de sécurité
28:31à l'Union africaine.
28:33Voici encore
28:34un exemple palpable
28:35qui prouve
28:36que le Gabon
28:37a un rôle
28:38important à jouer
28:39à côté du leadership
28:41que nous assumons
28:42déjà très bien
28:43en matière
28:44de l'environnement,
28:46protection
28:47de l'écosystème
28:48et bien d'autres
28:49problématiques
28:50liées
28:51à la diplomatie verte.
28:52Alors,
28:53dans un contexte
28:54de recomposition
28:56des rapports
28:57de forces internationaux,
28:58comment analysez-vous
28:59les relations
29:00entre le Gabon
29:01et la Chine ?
29:01S'agit-il
29:02d'un partenariat
29:03stratégique,
29:05équilibré
29:05ou d'un
29:06repositionnement
29:07contraint ?
29:08Déjà,
29:08il faut rappeler
29:09que quand vous regardez
29:11la posture
29:11diplomatique du Gabon,
29:13c'est important
29:13de vous rappeler
29:14pour ceux qui nous suivent,
29:16notre posture
29:17diplomatique
29:19peut se situer
29:20à deux points.
29:21Il y a la neutralité
29:22active,
29:23d'accord,
29:25et il y a
29:26la posture
29:27équilibrée.
29:28Donc,
29:29dans cette neutralité
29:31active,
29:31il faut dire
29:32que le Gabon
29:32privilégie le dialogue.
29:35la coopération,
29:36la paix
29:37et se montre
29:38toujours disponible
29:40à participer,
29:42d'accord,
29:43à participer
29:44au retour
29:46de la paix
29:46dans certains pays
29:47en participant
29:48au programme
29:49de résolution
29:51des conflits.
29:52S'agissant
29:53de notre relation
29:54avec la Chine,
29:55aujourd'hui,
29:56dans le nouveau
29:56narratif
29:57des experts chinois,
29:59il parle beaucoup
30:00du sud global.
30:01le sud global
30:02sur le fait
30:03de privilégier
30:04ou mettre
30:05un accent
30:05particulier
30:06sur les relations
30:08de coopération
30:09sud-sud.
30:10Aujourd'hui,
30:11l'Afrique,
30:12au-delà d'être
30:12un enjeu
30:14géopolitique,
30:14un théâtre
30:15d'affrontement
30:15entre les anciens
30:17et les nouvelles puissances,
30:18le Gabon
30:19peut tirer
30:20profit
30:21de cette nouvelle
30:23posture
30:23de la Chine.
30:24Et si vous avez
30:25suivi l'actualité
30:26depuis cette semaine,
30:29vous allez vous rendre
30:30compte que le président
30:31de l'Assemblée nationale,
30:32l'honorable
30:33Régis,
30:35l'ancien ambassadeur
30:37du Gabon
30:37au Sénégal,
30:38donc ancien ministre
30:39des Affaires étrangères,
30:40Régis,
30:41on a un gandia,
30:41il se trouve
30:42actuellement en Chine.
30:43Et il est parti
30:45effectivement
30:45pour restructurer
30:48ce qu'on appelle
30:49aujourd'hui
30:49la diplomatie parlementaire.
30:51Parce que vous savez
30:52que la particularité
30:53du Parlement,
30:53c'est de représenter
30:55les peuples.
30:56Et qu'en étant
30:58parlementaire,
30:59ça peut donner
31:00un coup d'accélérateur
31:02dans la mise en œuvre
31:03des traités,
31:05des conventions
31:05et bien d'autres
31:07partenariats.
31:08Donc aujourd'hui
31:08avec la Chine,
31:10nous prenons
31:11à la fois
31:13une coopération
31:15gagnante-gagnante.
31:16D'accord ?
31:17Il faut qu'on essaie
31:18de transcender
31:19cette ancienne posture
31:21qui voulait que
31:23ceux qui ont
31:24la technologie
31:24arrivent.
31:25Et quand ils arrivent,
31:26ils nous imposent,
31:27nous qui avons
31:27les matières premières.
31:28aujourd'hui,
31:29je pense qu'au-delà
31:30des secteurs traditionnels
31:32où le Gabon
31:32collabore déjà
31:33avec la Chine,
31:35tel que dans le secteur
31:36de l'éducation,
31:37la formation,
31:38la recherche,
31:39l'entraînement supérieur,
31:40et la Chine est présente
31:41dans le secteur
31:42forestier,
31:43dans le secteur
31:44des mines,
31:45dans les infrastructures.
31:46Vous savez que la Chine
31:47a construit
31:48énormément
31:49des infrastructures
31:51telles que
31:51le stade
31:52de l'amitié
31:52sur nos gabonais
31:53d'Angonje,
31:54la maison
31:55Georges Brauri,
31:56Gabon première
31:57et le groupe
31:58Gabon télévision
31:58et Radio Gabon.
31:59Il y a eu la construction
32:00du Sénat,
32:01l'Assemblée nationale.
32:02Il y a eu la construction
32:03de ce grand pont,
32:05donc la route
32:06d'Ozouri
32:06du côté
32:07de l'Ogouin maritime
32:07qui relie
32:08la partie
32:09de cette 13 îles
32:10au reste
32:11de la terre ferme.
32:12Mais ce qui doit
32:13nous intéresser,
32:14nous,
32:15les Gabonais,
32:16c'est de dire
32:16que oui,
32:17aujourd'hui,
32:18la Chine arrive.
32:19Mais ce n'est pas
32:20à la Chine
32:21de définir
32:22ce que nous voulons.
32:23D'accord ?
32:24La Chine vient
32:25avec des opportunités
32:26sans nous
32:26de capter
32:27ces opportunités
32:28en tenant compte
32:29des réalités locales,
32:32des préoccupations
32:34des populations
32:35et des impératifs
32:36de développement
32:37de notre pays.
32:38Et je pense
32:39qu'aujourd'hui,
32:40nous pouvons aussi
32:41aller au-delà.
32:41Au-delà du fait
32:43que la Chine
32:43est déjà vraiment présente,
32:45mais nous devons voir
32:47avec la Chine
32:47comment opérer
32:49ce transfert
32:50des technologies
32:51effectives
32:52pour nous permettre
32:53également d'avoir
32:54un gain,
32:55un gain considérable
32:56dans les secteurs
32:57d'activité
32:58à forte productivité.
33:00Mais aussi,
33:00à côté de ce transfert
33:02de technologies
33:03effectives,
33:04il y a aussi
33:04un autre aspect
33:05que je trouve important,
33:06c'est de voir
33:07comment nous pouvons
33:08aller un peu
33:09beaucoup plus loin
33:10pour qu'on ait,
33:11par exemple,
33:12un modèle d'université
33:15sino-gabonaise
33:16où on pourra retrouver
33:17des programmes conjoints.
33:19ça permettra
33:20de former
33:20à la fois
33:21l'élite gabonaise
33:23en étant sur place
33:25sans avoir
33:26à se déplacer
33:26pour aller en Chine.
33:28Donc,
33:28il y a des secteurs
33:29importants
33:30sur lesquels
33:31cette coopération
33:32doit s'orienter,
33:34mais comme j'ai
33:35coutume de le dire,
33:37c'est à nous
33:38de présenter
33:39à la Chine
33:40notre cahier de charge
33:41et c'est à nous
33:42de tenir compte
33:43de nos préoccupations
33:44locales
33:45pour bien maximiser
33:47cette coopération.
33:49Alors que le monde
33:51est marqué
33:52par des tensions
33:53majeures,
33:54notamment la guerre
33:55en Ukraine
33:55et les crises
33:56persistantes
33:57au Moyen-Orient,
33:58comment qualifieriez-vous
33:59la posture diplomatique
34:01du Gabon
34:01face à ses enjeux globaux ?
34:03Bon,
34:04déjà,
34:04je l'ai dit
34:04en filigrane,
34:06déjà,
34:06la posture du Gabon
34:07c'est une posture
34:08de neutralité active.
34:09D'accord ?
34:10Le Gabon
34:13a cette qualité
34:16de se dire
34:17que certes,
34:18nous sommes un pays
34:19du continent africain,
34:21mais tout ce qui se passe
34:23dans le monde
34:24nous concerne.
34:25Vous avez vu,
34:26par exemple,
34:27concernant l'Ukraine,
34:28le Gabon avait appelé
34:29un cesse-le-feu.
34:30Vous avez vu,
34:31lors du déclenchement
34:32de la crise
34:33entre les États-Unis
34:36et Israël
34:37face à l'Iran,
34:38le président
34:39s'est prononcé,
34:41d'accord ?
34:42Mais tout cela,
34:43ça s'inscrit dans quoi ?
34:44Ça s'inscrit
34:45dans la recherche
34:46permanente du dialogue,
34:49dans la recherche
34:51permanente de la paix.
34:52Parce que pour que
34:53nous puissions vivre,
34:55pour que les États
34:55puissent se développer,
34:56il faut que le monde
34:58vive en paix.
34:59Donc le Gabon,
35:00effectivement,
35:01sa posture diplomatique
35:03internationale
35:04repose sur
35:05le dialogue,
35:06la coopération,
35:07la paix
35:08et la recherche
35:09de solutions
35:10au retour
35:11à la paix
35:12dans le pays.
35:13Et à côté,
35:15le Gabon s'est dit
35:16que tout ce qui se passe
35:18à travers le monde
35:19a forcément
35:21des implications,
35:22a forcément
35:23des répercussions
35:24directes ou indirectes
35:25sur le fonctionnement
35:27interne
35:27de notre pays.
35:28C'est pourquoi
35:29on refuse
35:30de faire preuve
35:31de neutralité passive,
35:33mais de neutralité active.
35:35c'est vrai,
35:36on n'est pas
35:37directement concerné,
35:38mais lorsqu'il faut
35:39se prononcer,
35:40le Gabon se prononce
35:41en toute objectivité.
35:43On n'est ni du côté
35:44d'un acteur
35:46ou d'un clan,
35:48nous prenons la neutralité
35:49en appelant
35:51les belligérants
35:52à toujours privilégier
35:54la voie de la négociation,
35:56s'asseoir et trouver
35:57les portes de sortie
35:59favorables.
36:00Alors,
36:01nous allons conclure
36:02notre entretien
36:03avec une question
36:04assez intéressante.
36:05Dans un monde
36:06de plus en plus polarisé,
36:08pensez-vous que le Gabon
36:09aujourd'hui
36:11dispose d'une marge
36:12de manœuvre
36:13pour étendre
36:15son influence
36:16sur le plan
36:17sous-régional
36:18et peut-être
36:18à l'international ?
36:21Oui,
36:22pour...
36:22Avant de répondre
36:23directement à votre question,
36:24je pense que
36:25c'est la question
36:26qui sert de conclusion.
36:28Alors, déjà,
36:29il faut rappeler
36:32au-delà de tout
36:33ce que nous avons
36:33rélevé
36:34comme aspect
36:36du point de vue
36:37géopolitique,
36:38géostratégique
36:38sur le positionnement
36:39du Gabon,
36:40il y a un autre aspect
36:41que je souhaiterais
36:43souligner rapidement,
36:44c'est-à-dire
36:45qu'il faut appeler
36:46ou inviter
36:47le peuple gabonais
36:48à la patience.
36:49D'accord ?
36:50J'ai suivi
36:50avec beaucoup d'attention
36:52le passage
36:53de M. Rodrigues
36:54Maïssam Coman,
36:56qui est le secrétaire
36:57général du Parti
36:57Patriotique Gabonais
36:58LPPG,
36:59qui a proposé
37:00le Nidil,
37:01le Nidil,
37:02c'est-à-dire que
37:03c'est cette nouvelle
37:06collaboration,
37:07ce nouveau partenariat
37:08entre les gouvernants
37:10et les gouvernés.
37:11D'accord ?
37:12En proposant
37:12ce qu'il a appelé,
37:13je l'ai suivi
37:14avec beaucoup d'intérêt,
37:15ce qu'il a appelé
37:17une trêve sociale
37:19de trois ans.
37:20C'est vrai
37:20que beaucoup
37:21des acteurs
37:22de la société civile
37:23trouvent ça exagéré,
37:24mais de façon pertinente,
37:25je pense qu'aujourd'hui,
37:28il faut un moment
37:28de nez qu'on s'assoie,
37:30on regarde
37:31ce qui n'a pas marché
37:32et on essaie
37:34de voir
37:34que faire
37:35de façon pratique
37:36pour faire avancer
37:37le pays.
37:38Maintenant,
37:38pour revenir
37:39sur la marge
37:39de manœuvre
37:40du Gabon,
37:42j'ai couture
37:43de caricaturer
37:45le Gabon
37:46de notre pays.
37:47Le Gabon,
37:47certes,
37:48est petit
37:48du point de vue
37:50géographique,
37:51petit du point de vue
37:54de la population,
37:55donc du point de vue
37:57démographique,
37:58mais c'est quelqu'un
38:00ou c'est un État
38:01qui boxe
38:02à la cour des grands.
38:03Vous devez savoir
38:04aujourd'hui
38:04que le Gabon
38:05marque son grand retour,
38:07ce qui confirme même
38:08effectivement
38:09sa marge de manœuvre.
38:11Parce que le Gabon
38:11en s'est génie,
38:12si vous avez su
38:13l'actualité
38:13pas plus tard
38:14qu'hier,
38:15d'accord,
38:15avec la nouvelle opportunité
38:17que le président offre,
38:19non seulement au Gabon,
38:20avec son nouveau concept,
38:22son nouveau projet,
38:23de Gabon infini,
38:25d'accord,
38:26et le Gabon
38:27espère mobiliser
38:28en une décennie
38:30à un peu près
38:32de 200 millions
38:33de dollars.
38:34Ça rentre
38:34dans ce que
38:35nous on appelle
38:36la diplomatie verte.
38:37C'est cette capacité,
38:39cette ingénierité
38:41de pouvoir
38:43transformer
38:43notre capital
38:45naturel
38:46en lévier
38:47de souveraineté
38:48économique.
38:49À côté de ça,
38:50vous voyez
38:50tout le leadership
38:51du Gabon
38:52sur le plan
38:53de la lutte
38:54contre le réchauffement
38:55climatique,
38:56la protection
38:57de l'environnement,
38:58des écosystèmes.
39:00Le Gabon,
39:01déjà sur le plan
39:03régional,
39:04continental
39:05et même
39:05international,
39:06c'est cette voix
39:08qui parle
39:10au nom
39:10des autres pays
39:12du continent africain.
39:13en réalité,
39:14si vous regardez bien,
39:15nous l'avons toujours joué,
39:16depuis même
39:17feu au Marbongo,
39:18nous sommes les portes
39:20et standards
39:20de la Nouvelle Afrique.
39:24Francis Edgar Siman,
39:25merci d'avoir accepté
39:26notre invitation
39:27et d'avoir partagé
39:28avec nous
39:29votre lecture
39:30des enjeux politiques
39:31et géopolitiques.
39:32À travers cet échange,
39:33une réalité s'impose,
39:35celle d'un Gabon
39:36en phase de transition stratégique
39:38confrontée à la nécessité
39:39de répondre aux attentes
39:40internes
39:41tout en affirmant
39:42sa place
39:42dans un environnement
39:43international
39:44en pleine mutation.
39:46Entre bilan
39:46le pouvoir en place,
39:48interrogation
39:48sur la gouvernance
39:49et repositionnement
39:51diplomatique,
39:51les défis restent nombreux
39:52et structurants
39:54pour l'avenir du pays.
39:55Merci d'avoir été
39:56notre invité.
39:58Merci beaucoup,
39:59c'est moi
39:59qui le remercie
40:00et à la prochaine.
40:19Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires