[#Journal] Le 19H30 du 17 mai 2026
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00:00...
00:16Bonsoir à tous et bienvenue dans votre journal 11h30 sur GMT TV.
00:20Un point complet sur l'actualité nationale ce soir avec l'ancien chef d'état gabonais,
00:25Ali Bangor Dimba, qui se repositionne désormais dans l'opposition.
00:30En commençant ce journal, par le paysage politique gabonais en pleine mutation,
00:34longtemps au cœur du pouvoir, l'ancien président Ali Bangor Dimba
00:38semble aujourd'hui dessiner les contours d'un nouveau rôle.
00:41Reportage.
00:42Depuis son exil parisien, l'ancien président Ali Bangor Dimba refuse de tourner la page politique.
00:49Reversé en août 2023, il mène désormais une offensive juridique et politique
00:53pour reprendre la direction du Parti démocratique gabonais, fondé par son père en 1968.
00:59Malgré les séquelles de son AVC, en 2018, l'ex-chef de l'État affiche un activisme inattendu,
01:06multipliant les rencontres avec ses proches collaborateurs à Paris,
01:10notamment l'ancien ministre Ali Akbar Onanga.
01:12Le différent oppose Ali Bangor Dimba et l'actuelle direction du PDG,
01:16conduite par Blaise Luembe et Angélie N'Goma.
01:19L'ancien président conteste leur légitimité et dénonce une, je cite,
01:24« usurpation » du pouvoir au sein du parti.
01:28Après une mise en demeure restée sans réponse, en mars dernier,
01:32son camp a décidé de saisir la justice afin de faire reconnaître ses droits statutaires sur la formation politique.
01:38Pour ses partisans, la procédure ayant conduit à sa mise à l'écart ne respecte pas les textes du parti.
01:44Ali Akbar Onanga affirme ainsi que juridiquement, Ali Bangor est toujours le président du PDG.
01:50Selon eux, aucune démission officielle n'a été actée contrairement à ce qu'exigent les statuts.
01:56Cette bataille judiciaire vise donc autant à rétablir l'ancien chef de l'État
02:00qu'à défendre le respect des règles internes du parti.
02:04Sur le plan politique, la rupture avec le pouvoir actuel semble désormais consommée.
02:08Malgré une médiation du président congolais Denis Sassou Nguesso,
02:12le président gabonais Brice Clotaro Léguine Gemma aurait refusé tout rapprochement.
02:17Le camp Bongo affirme désormais inscrire le PDG dans l'opposition.
02:21Ali Bongo assure toutefois ne plus vouloir briguer de mandat,
02:25préférant transmettre son expérience politique à une nouvelle génération.
02:30Alors que la baie de roi a été envahie par des visiteurs de la diaspora pouvant saboter,
02:35les mapans, entendus comme les barcarts des libres villes, se sentent cruellement oubliés.
02:39Deux salles, deux ambiances et un fossé social qui ne cesse de se creuser.
02:44Reportage au cœur même de cette fracture ubaine.
02:47Lors de l'inauguration du palais des congrès de la Cité de la Démocratie,
02:51une délégation de la diaspora, reçue en grande pompe par le président Brice Clotaro Léguine Gemma,
02:57s'émuyait en ambassadrice des grands chantiers.
02:59De la baie des rois aux infrastructures de prestige, les contenus numériques continuent à la toile.
03:05Nos compatriotes vivant à l'étranger se sont bornés et inventés un Gabon en pleine métamorphose.
03:11Si informé sur les avancées est un devoir patriotique,
03:14cette communication semble sélective et occulte la réalité des bas quartiers,
03:18trivialement appelés les mapans.
03:20Pourquoi avoir fait le choix de crier haut et fort la splendeur de la baie des rois
03:24et se muer dans le silence pour la situation sociale déplorable
03:27dans laquelle vit la majorité des Gabonais de Libreville ?
03:31Faut se le dire, se limiter aux zones spéciales urbaines pilotées par le FGIS
03:35fait de la diaspora un perroquet à la parole dictée.
03:39Cette position partisane de la diaspora semble avoir délibérément ignoré le quotidien de la majorité.
03:45Une erreur commise par Ali Bongo Ndimba et le régime déchu
03:48qui avait l'habitude de tourner les caméras devant le béton neuf,
03:51à quelques encablures, tandis que les populations d'Akonda,
03:54d'Ovando et de Libreville croupissaient dans un délabrement systémique.
03:58En 2026, et après un changement de régime,
04:01il était inadmissible de retomber dans les mêmes travers.
04:03L'absence d'eau potable, l'impraticabilité des voies
04:06et les risques mortels lors des pluies torrentielles
04:08constituent le véritable baromètre du développement national.
04:13Le crédit d'une telle mission pour la diaspora gabonaise
04:15enfin réunie en masse sur le territoire national
04:17aurait dû reposer sur une approche équitable.
04:19Car, constater les progrès de la Vème République est une chose,
04:23mais ignorer les taux dits qui se densifient en est une autre,
04:26plus dangereuse pour le président de la République.
04:29Lequel pourrait tomber dans la suffisance ?
04:31Matenior Lyon, de mauvaise haleine,
04:33très apprécié de Brice Clotter-Rolinguema,
04:34ne chantait-il pas qu'on le confort de l'or
04:37accorde autant de largesse,
04:38l'intelligence tourne le dos à la sagesse ?
04:41Il est donc judicieux de comprendre
04:43que vendre l'image d'un développement optimal
04:45est une stratégie de séduction risquée,
04:47puisque le développement du Gabon ne peut pas être harmonieux
04:50s'il reste concentré sur des îlots de modernité
04:53entourés d'un océan de précarité.
04:56Sans cette lucidité critique,
04:58la visite des chantiers ne restera qu'une opération de relations publiques.
05:01À bon entendeur.
05:03C'est un chiffre alarmant pour les ambitions agricoles du Gabon
05:06qui ne compte actuellement que 60 vétérinaires
05:08sur l'ensemble du territoire.
05:10Comment assurer la sécurité sanitaire de notre élevage
05:13et garantir notre souveraineté alimentaire
05:15avec des effectifs aussi réduits ?
05:17Enquête sur un secteur en crise de vocation.
05:21Le Gabon ambition d'atteindre la souveraineté alimentaire
05:24d'ici 2027 en développant fortement
05:27l'agriculture, l'élevage, bovins et l'aquaculture.
05:29Mais cette stratégie nationale se heurte à une difficulté majeure,
05:34le manque criant de médecins vétérinaires.
05:37Le pays ne dispose actuellement que d'une soixantaine de praticiens
05:41alors que les besoins réels dépasseraient les 250 spécialistes
05:45pour couvrir efficacement l'ensemble du territoire.
05:48Cette pénurie fragilise directement les filières animales et halieutiques.
05:52Avec un encadrement sanitaire insuffisant,
05:55les élevages restent exposés à des épidémies
05:58pouvant compromettre les investissements engagés
06:01dans la production locale de viande,
06:03de volaille et de poisson.
06:05Les autorités considèrent désormais la santé animale
06:07comme un levier essentiel de la sécurité alimentaire
06:10et de la réduction de la dépendance aux importations.
06:13Face à cette urgence, le gouvernement a engagé une réforme
06:17visant à moderniser le cadre juridique de la médecine vétérinaire
06:20et à renforcer la formation des futurs professionnels.
06:23L'objectif est de créer une nouvelle génération de spécialistes
06:27capables d'assurer le suivi sanitaire du cheptel national
06:31et d'accompagner durablement le développement agricole du pays.
06:35Dans cette dynamique, l'Université des sciences et techniques
06:37de Masuku à France-Vivre jouera un rôle central
06:40avec l'ouverture prochaine d'une école vétérinaire
06:43associée à une faculté de médecine.
06:45Ce projet marque un tournant stratégique pour le Gabon
06:48qui souhaite désormais former ses propres experts sur son territoire.
06:53Toujours au charruite alimentaire, mais côté tradition,
06:57une étude révèle que les Gabonais consomment
06:59près de 17 800 tonnes de viande de brousse par an.
07:02Un marché colossal qui pose une équation difficile
07:05entre la préservation de la biodiversité
07:07et les risques sanitaires liées à cette filière non régulière.
07:12Véritable pilier de la culture et de l'alimentation nationale,
07:15la filière de la viande de brousse se trouve aujourd'hui
07:18à la croisée des chemins.
07:19Selon les données relayées par Direct-Info Gabon,
07:22ce secteur informel pèse de tout son poids dans l'économie du pays
07:25tout en soulevant des inquiétudes croissantes
07:28pour la préservation de la biodiversité.
07:30Chaque année, ce sont près de 17 800 tonnes de gibiers
07:32qui sont consommées à travers le territoire.
07:34Si cette pratique puise ses racines dans des zones rurales
07:37où elle assure 38% de l'apport protéique,
07:40elle n'est plus l'apanage des campagnes.
07:42Avec une population urbanisée à 87%,
07:44la demande explose dans les grands centres
07:46comme Libreville ou Port-Gentil,
07:48transformant une tradition de subsistance
07:50en un véritable marché de consommation de masse.
07:52Au-delà de l'aspect nutritionnel,
07:54la viande de brousse constitue un moteur économique informel indispensable.
07:58Direct-Info Gabon souligne que le marché national
08:00est estimé entre 20 et 27 milliards de francs CFA par an.
08:04Cette manne financière fait vivre environ 53 000 chasseurs actifs
08:09sans compter les nombreux intermédiaires et revendeurs,
08:11les grossistes et les mamans des marchés.
08:14Pour beaucoup de foyers,
08:15cette activité représente la principale source de revenus
08:18et un levier essentiel de lutte contre la précarité.
08:22Cependant, cet apetit national exerce une pression sans précédent sur la faune.
08:26Bien que 144 espèces soient touchées par la chasse,
08:29les prélèvements se concentrent principalement sur 5 d'entre elles,
08:33particulièrement prisées,
08:34le porc épique, la gazelle, l'antilope et le sanglier.
08:36Cette exploitation intensive menace l'équilibre des écosystèmes forestiers du bassin du Congo.
08:42Face à l'urgence, les autorités ont entrepris l'élaboration
08:45d'une nouvelle stratégie nationale de gestion de la chasse.
08:48L'enjeu est de taille.
08:49Il s'agit de sortir du cadre strictement informel pour bâtir une filière régulée.
08:54L'objectif affiché par le gouvernement est de concilier la sécurité alimentaire des populations
08:59et la protection des espèces menacées.
09:01Le défi de demain sera de transformer cette exploitation sauvage en une gestion durable
09:07garantissant que la richesse de la faune gabonaise ne devienne pas,
09:11pour les générations futures, un simple souvenir culinaire.
09:14On termine avec du sport et cette grosse incertitude qui plane sur le football national.
09:19À l'approche de la trêve internationale de juin,
09:21les Panthères du Gabon se retrouvent toujours sans sélectionneur à leur tête.
09:25Les jours défilent et les risques de voir l'équipe nationale privée de matchs amicaux.
09:29Les préparations se précisent. On fait le point.
09:32Alors que la trêve internationale du mois de juin profil sont nées,
09:36l'équipe nationale du Gabon s'apprête, selon toute vraisemblance,
09:40à manquer ce rendez-vous mondial.
09:42Et pour cause, faute de sélectionneurs nationaux et de staffs techniques,
09:46les dirigeants de la Fédération Gabonaise de Football,
09:49en tête desquels Pierre-Alain Mouguengui,
09:51auraient simplement décidé d'acter une mise au repos forcée.
09:55Pas de convocation de footballeurs, aucune logistique, rien du tout.
09:59Depuis le 31 mars dernier et la fin de l'intérim d'Aniseyala,
10:04la sélection gabonaise est officiellement sans pilote.
10:07Pourtant, le 25 février dernier, une shortlist de trois techniciens,
10:11triés sur le volet parmi 605 candidatures,
10:14avaient été soumises au ministère de tutelle.
10:17Depuis, un silence radio de l'administration publique.
10:20Selon les membres du comité exécutif de la Fégafoot,
10:23c'est cette absence de réponse qui paralyserait les panthères du Gabon.
10:27Un postulat simpliste qui décrit l'atmosphère entre les deux entités.
10:31Alors que le spectre de la déception de la Coupe d'Afrique des Nations 2025
10:36blague toujours sur l'équipe nationale,
10:38le bras de fer dont elle est prisonnière est à son paroxysme.
10:42D'un côté, les injonctions du ministre des Sports,
10:45Paul Ulrich Kessani,
10:46qui poussent pour l'organisation de rencontres amicales.
10:49De l'autre, Pierre-Alain Moungégui
10:51et le comité exécutif de la Fégafoot,
10:53qui reste de marbre.
10:55Pas question de céder au rafistolage.
10:57Pour l'instance fétière de football gabonais,
11:00tant que les conditions structurelles minimales ne sont pas réunies,
11:03aucun rassemblement ne sera validé.
11:05Francis Simamba,
11:06porte-parole du candidat à sa succession
11:08à la tête de la Fégafoot,
11:10a d'ores et déjà annoncé
11:11le statu quo sur cette question de match amicaux
11:14en juin 2026.
11:16Sous ce format, il n'y aura pas de trêve pour notre équipe nationale,
11:20malheureusement, a-t-il indiqué
11:21lors d'une interview accordée à notre confrère l'Union.
11:24À l'heure actuelle,
11:26la tendance est donc qu'il n'y aurait aucune convocation envoyée
11:29aux joueurs
11:30et les Panthers n'entreront pas sur le rectangle vert
11:33durant la prochaine fenêtre FIFA.
11:35Sauf retournement de situations spectaculaires,
11:38dans les 14 pour 5 jours,
11:40le football gabonais restera l'otage
11:42de tensions personnelles de plus en plus prononcées
11:45entre ces dirigeants.
11:4753 000, c'est le chiffre du jour,
11:48selon le nombre de chasseurs actifs
11:50sur l'ensemble du territoire en 2025.
11:53Le vivre ensemble a véritablement du mal
11:56à s'installer dans notre pays,
11:57car évidemment,
11:58certains groupes politiques se servent parfois
12:00de cette situation
12:01pour activer et instrumentaliser
12:03les haines inutiles,
12:04notamment la haine ethnique.
12:06C'est mon son du docteur Rikin Guimehi,
12:08enseignant-chercheur à l'université Omar Bongo.
12:11C'est déjà la fin de cette édition de l'information.
12:13Merci de nous avoir accueillis chez vous
12:15et surtout,
12:16n'hésitez pas à nous suivre
12:17via nos plateformes numériques.
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