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[#Exclusif] Alex Otogue, acteur politique

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00:00...
00:09Mesdames et messieurs, bonsoir.
00:11Ravie de vous retrouver dans l'interview exclusive.
00:14Ce soir, nous recevons Alex Autogay.
00:17Il est acteur politique et ancien membre de Nouvelle Aurore,
00:21ce mouvement politique qui n'existe désormais plus.
00:25Il vient commenter avec nous l'actualité politique,
00:29sociale et économique du moment.
00:32Tout de suite, avec notre invité, nous allons évoquer
00:35la question d'actualité qui est celle relative
00:37à la situation des enseignants.
00:39Déjà, bonsoir, chers invités.
00:41Merci d'avoir accepté notre invitation.
00:42C'est moi qui vous remercie, M. Karl Mackenba.
00:45La ministre de la Fonction publique, Laurence Ndon,
00:48a reçu les représentants de SOS Éducation
00:51afin de faire le point sur le protocole
00:54de sortie de crise dans ce secteur.
00:57Alors, une communication a quand même paru curieuse
01:02au point de vue de l'opinion publique.
01:04Alors, sur les 148 sortant écoles
01:07qui devaient être mis en solde en février
01:11dans le cadre des accords qui avaient été signés
01:14et 20 pour le mois de mars.
01:16Alors, la ministre a finalement annoncé
01:18que cela va être inversé.
01:20C'est 20 qui passeront à la caisse en février
01:23et 148 au mois de mars.
01:24Elle évoque des soucis techniques
01:28justement pour justifier ce changement de calendrier.
01:31Est-ce que cette annonce peut, selon vous,
01:35enfin, déjà, est-ce que vous comprenez
01:38cette raison avancée par la ministre
01:40de la Fonction publique ?
01:42Merci pour la question d'actualité.
01:45Ce que vous devez relever dans la problématique
01:48liée à la crise éducation nationale,
01:50c'est que les gouvernants ne sont pas très sincères
01:52avec leurs partenaires sociaux.
01:54La réalité, c'est que lorsqu'on met en place
01:56un protocole d'accord, il faut au moins...
01:59En fait, il faut être un peu plus vrai
02:01avec les partenaires sociaux.
02:02Ça facilite le débat, l'échange.
02:06Et lorsque les gouvernants ont signé ce protocole
02:09d'accord avec les partenaires sociaux,
02:10la réalité, c'est qu'ils n'ont pas été honnêtes.
02:12Ils n'ont pas été honnêtes en disant la vérité
02:14aux partenaires sociaux.
02:16Du coup, nous nous retrouvons là.
02:17Et sans incitation à une prochaine grève,
02:22je crains que les partenaires sociaux
02:24vont se sentir heurtés par la situation.
02:27Alors, c'est une œuvre humaine.
02:29Lorsque la ministre parle de difficultés techniques,
02:32on sait que l'administration est en pleine restructuration.
02:36Le ministère de la Fonction publique en particulier
02:38est en train de se diriger peu à peu
02:41vers la digitalisation.
02:42Est-ce que les partenaires sociaux
02:44ne sont pas prêts à comprendre que ces mécanismes
02:47prennent du temps et qu'on a besoin
02:49de laisser du temps au gouvernement
02:50pour pouvoir étaler justement ces mesures ?
02:53Oui, mais pourquoi vous voulez que ça soit toujours
02:56à chaque fois les partenaires sociaux qui comprennent ?
02:58Le gouvernement aussi doit comprendre la situation
03:00qui traverse les pères et les mères des familles
03:02qui ont décidé d'éduquer notre nation.
03:04La réalité, lorsqu'on dit erreur technique,
03:08comme elle vient de me dire, difficultés techniques,
03:10mais nous n'en savons rien.
03:12Pendant toute l'année, on peut continuer
03:13avec les difficultés techniques.
03:15Voilà pourquoi j'ai dit qu'il faudrait
03:16que les gens soient un peu plus vrais.
03:18Si ce gouvernement a pu mettre en solde
03:2120 compatriotes,
03:24ces difficultés techniques,
03:25pourquoi ça n'a pas posé à ce niveau
03:28les difficultés techniques ?
03:30Donc moi, je pense que,
03:31que ce soit sur le mécanisme de recrutement,
03:34que ce soit sur le financement,
03:35pour moi, ce n'était pas réaliste.
03:37Et le gouvernement n'a pas été honnête
03:39de dire ça à leurs partenaires sociaux.
03:40Et c'est dommage.
03:41Alors, la représentante de SOS Éducation,
03:44la base Estuyer,
03:45qui a pris part à la rencontre
03:50avec la ministre de la fonction publique,
03:52n'a pas paru clivante.
03:56Ce qui laisse peut-être entrevoir
03:59une sortie heureuse de cette étape
04:03qui s'annonce.
04:04Non, mais attention,
04:07elle représente seulement l'estuyer.
04:10Et je crois que lorsque vous...
04:11Elle a parlé au nom du collectif ?
04:12Oui, elle a parlé au nom du collectif.
04:16Mais la réalité, c'est que,
04:18vu le tempérament,
04:19elle ne devrait pas avoir
04:21une position
04:24des poursuites de la grève
04:25ou des suspensions
04:26ou des comprensions.
04:27En fait, elle a évoqué
04:29la situation.
04:30Maintenant, je crois qu'ils vont remettre
04:32cette discussion à la base
04:33et par la suite,
04:34la base va en décider.
04:35Ce n'est pas elle, la base.
04:36Mais est-ce que là,
04:37enfin, les enseignants
04:38ont repris le chemin des classes.
04:41Est-ce qu'ils sont suffisamment énergétiques
04:44là actuellement ?
04:45Est-ce qu'ils ont suffisamment d'énergie
04:46pour pouvoir reprendre
04:48cette dynamique
04:50qu'ils ont eue
04:52en début d'année scolaire
04:54où le mouvement est fragilisé
04:57et que là,
04:58ils devront simplement
04:58attendre le mois de mars ?
05:00Ils devront simplement
05:01attendre le mois de mars.
05:03Oui, c'est une possibilité
05:04et c'est peut-être un souhait
05:05pour le gouvernement
05:07et pour nous
05:07qui voulons que les enfants
05:10aillent à l'école.
05:12Mais la réalité,
05:13c'est que vous savez,
05:14lorsque vous êtes vulnérable,
05:16même pour aller au travail,
05:17ça peut poser de problèmes.
05:20Donc à partir de ce moment,
05:22la question qui reste posée,
05:23c'est est-ce que
05:24ces pères et ces mères des familles
05:26auront de l'énergie
05:28sans ressources
05:29à aller éduquer nos enfants ?
05:32Et je l'ai dit autre part
05:36que cette grève,
05:38il faut faire attention.
05:39Il y a le fait d'aller
05:41dans les salles de classe
05:42enseigner nos enfants,
05:43il y a le fait d'aller
05:44dans les salles de classe
05:45parce que le gouvernement
05:45a demandé.
05:46Et la réalité,
05:47c'est que lorsqu'on va
05:49dans une salle de classe
05:50parce que le gouvernement
05:50a demandé,
05:51est-ce qu'on rehausse
05:52le niveau éducatif
05:53de notre nation ?
05:56En tout cas,
05:56nous en reparlons.
05:58Alors sortons un peu
05:59du cadre purement
06:00éducation nationale
06:01et voyons un peu plus loin
06:03dans la fonction publique
06:03en général.
06:04Lorsque récemment,
06:05la ministre de la fonction
06:06publique toujours
06:07indiquait que les problèmes
06:08que le pays rencontre
06:10aujourd'hui
06:10dans l'administration publique
06:12ne sont pas nés
06:13avec le coup d'État
06:14et qu'il faut accorder
06:16du temps au gouvernement
06:17pour régulariser
06:18toutes les situations
06:20administratives,
06:21est-ce qu'elle n'a pas
06:21un peu raison aussi ?
06:22Non, elle n'a pas raison.
06:23C'est une fuite en avant.
06:24Vous dites quoi ?
06:25Que l'ancien régime
06:26n'a pas sa part
06:27de responsabilité ?
06:27Je ne sais pas ce que
06:28j'ai dit.
06:28Nous avons tous
06:29notre part de responsabilité
06:30mais la réalité,
06:30c'est que lorsque vous
06:32essayez d'hériter
06:33parce qu'aucune personne
06:34ne leur a demandé
06:34de faire un coup d'État,
06:36aucune personne
06:36n'a demandé à ce qu'elle
06:37puisse accepter
06:38ses surpostes et ministre,
06:39donc lorsque vous prenez
06:41un pays dans l'État
06:42où vous l'avez trouvé,
06:44la réalité,
06:44c'est que vous ne pouvez
06:44pas à chaque fois
06:45vous appuyer sur
06:46les erreurs des autres.
06:47Tant plus que vous
06:48si vous êtes tenté
06:48de commettre
06:50un certain nombre d'erreurs,
06:51non, c'est une fuite en avant.
06:53La réalité,
06:53c'est qu'aujourd'hui,
06:54comme je l'ai dit,
06:55il faudrait que les gens
06:56soient sérieux et sincères.
06:58Il y a beaucoup plus
06:59du populisme
07:00dans la gestion actuelle
07:01et lorsque les choses
07:02ne se passent pas bien,
07:03on a tendance
07:04à pointer le doigt
07:05sur le régime précédent
07:10et la réalité,
07:10c'est que ça ne règle
07:11aucun problème.
07:12Ça ne règle aucun problème.
07:13En fait, en réalité,
07:14fuient les responsabilités
07:15et ça, c'est dommage.
07:16Lorsque vous voyez
07:17un gouvernement
07:18fouiller des responsabilités,
07:19ça ne promet pas
07:20les lendemain meilleur.
07:21Alors, autre situation,
07:23celle relative
07:24à la suspension
07:25des réseaux sociaux.
07:26Aujourd'hui,
07:27cela fait désormais
07:29une semaine
07:30que les Gabonais
07:30sont sans réseaux sociaux.
07:34Comment déjà avez-vous
07:35vécu cette annonce
07:36de la Haute Autorité
07:37de la Communication ?
07:38Alors, lorsque j'ai écouté
07:42le porte-parole
07:43de la Haute Autorité
07:44de la Communication,
07:45je pensais qu'au préalable,
07:47c'était l'IA,
07:48c'était une invention.
07:50Et très peu,
07:51c'est parti un peu
07:52dans tous les sens
07:52et les gens m'ont confirmé
07:53que c'est bel bien réel.
07:55Alors, j'ai été heurté
07:56par cette annonce
07:59pour deux raisons.
08:00La première raison,
08:00c'est déjà,
08:02c'est la violation
08:02de la loi fondamentale.
08:05Deuxièmement,
08:05c'est le recul démocratique
08:07que cette mesure prend.
08:11Donc, la réalité,
08:12c'est que je me dis
08:13aujourd'hui,
08:14au XXIe siècle,
08:16comment est-ce que nous
08:17pouvons priver
08:18des compatriotes
08:19de l'accès à l'information
08:21parce qu'elle est garantie
08:22par la Constitution ?
08:23Je vous prends un exemple.
08:25Moi, je regarde
08:26toutes les émissions
08:27de Gabo Media Time
08:28sur les réseaux sociaux.
08:29Ça veut dire que moi,
08:30aujourd'hui,
08:31on me prive de l'information.
08:33Alors, où est-ce qu'on peut
08:35placer le curseur ?
08:36Parce que l'argument
08:37des autorités
08:38n'est pas non plus
08:40sans fondement.
08:41Cette violence qu'il y a
08:42verbale sur les réseaux sociaux,
08:44du harcèlement, etc.
08:47Est-ce que, quelque part,
08:49cette mesure n'était pas nécessaire
08:51pour mettre tout à plat
08:52et repartir sur de nouvelles bases ?
08:54Non, pas du tout.
08:55Il faut juste réguler.
08:57Il faut juste réguler.
08:58On n'a pas besoin
08:59de prendre cette mesure.
09:00Mais aujourd'hui,
09:02toutes les personnes qui...
09:04Aujourd'hui,
09:04les gens sont sur les réseaux sociaux
09:05par les VPN et autres.
09:07Ça veut dire que
09:08si vous craignez,
09:09ça peut perdurer.
09:10Mais la réalité,
09:11c'est qu'il faut mettre
09:11les mécanismes en place
09:12pour éviter cela.
09:14Il y a des jeunes,
09:15la technologie a évolué.
09:17Il y a des jeunes
09:18que vous devez, par exemple,
09:20restreindre l'accès
09:21aux réseaux sociaux.
09:22Ça, c'est possible.
09:23Il y a aussi
09:25le côté régulateur,
09:27par exemple,
09:27de l'ARCEP.
09:28qui peut mettre en place
09:29des mécanismes
09:30de sorte que lorsque
09:31vous publiez
09:31des contenus
09:33liés à l'appel
09:35à la violence,
09:36à l'appel
09:36à un certain nombre
09:37de dérives,
09:38bloquez ce genre
09:39de contenus.
09:40Mais vous ne pouvez pas
09:41bloquer uniquement
09:42les réseaux sociaux.
09:43Comme je vous ai dit,
09:44nous tous,
09:45nous ne partons pas
09:46sur les réseaux sociaux
09:47pour diffamer
09:48ou bien pour injurer
09:49les gens.
09:50d'accord ?
09:50Moi, je m'informe
09:52par la crédibilité
09:53de votre média
09:54par les réseaux sociaux.
09:56Donc, moi, aujourd'hui,
09:57on me prive
09:57effectivement
09:58de m'informer
09:59et ça, c'est dommage.
10:01Alors, une autre séquence
10:02toujours sur ce sujet
10:04a quand même fait parler
10:05sur les réseaux sociaux
10:06et dans la presse.
10:07C'est le fait
10:08que ce soit
10:09les porte-parole
10:10de la présidence
10:11et de la République
10:11qui sont montés
10:12au créneau
10:13pour justifier
10:14cette mesure.
10:15Est-ce qu'ils sont
10:16dans leur rôle
10:17et qu'est-ce que cela
10:18démontre du point de vue
10:19de la séparation
10:20des pouvoirs ?
10:20Déjà, ils ne sont pas
10:21dans leur rôle
10:22et ce qu'ils démontrent
10:25à ceux qui ne soient
10:26pas dans leur rôle,
10:27c'est le fait
10:27que tous sont boutés
10:28en touche
10:28sur la question.
10:30Vraiment,
10:30tous sont boutés
10:30en touche.
10:32Voilà pourquoi,
10:32moi, je suis d'accord
10:33à ce que l'on dise
10:35que la nouvelle Constitution,
10:38la nouvelle Constitution
10:39n'a pas...
10:40En fait,
10:41nous sommes partis
10:42à une cinquième,
10:43comme on l'a dit,
10:43mais on n'a pas adapté
10:45l'architecture institutionnelle
10:47à cette Constitution.
10:49La réalité,
10:50c'est qu'aujourd'hui,
10:51il ne devait plus
10:52avoir les portes-paroles
10:53de la présidence,
10:53les portes-paroles
10:54du gouvernement.
10:55Il ne devait plus
10:55avoir cela
10:56parce que ça devient
10:57un seul...
10:58Il y a du chauve-chement.
10:59Et pour revenir
11:00à la question,
11:03les portes-paroles
11:04de la présidence
11:04ne nous ont pas
11:05tant rassurés.
11:06Ils ne nous ont pas rassurés.
11:07Parce que lorsque vous voyez,
11:09lorsque vous écoutez
11:11Mme Samba,
11:13je sais que c'est ça,
11:14mais elle nous fait savoir
11:16que le groupe META
11:17a contacté
11:19le gouvernement gabonais.
11:21Déjà,
11:22je suis étonné
11:23quand elle dit
11:23le gouvernement gabonais
11:24peut-être pas
11:24le nom de la présidence
11:27pour renégocier.
11:28Or,
11:29quand vous regardez
11:29un peu les enjeux économiques,
11:31le groupe META
11:32n'a pas besoin
11:32d'appeler
11:33le gouvernement gabonais
11:34pour cela.
11:35La preuve,
11:35quand on essaie
11:37de voir au niveau
11:38de la France,
11:38il y a eu
11:39un cas de figure
11:39en France
11:40où même
11:40le président
11:41Emmanuel Macron
11:43nous a fait savoir
11:45qu'il n'a pas été capable
11:47de faire piller
11:48le groupe META.
11:49Je ne sais pas
11:49sur quel mécanisme
11:51ce gouvernement-là
11:52pourrait faire piller
11:54une entreprise
11:54qui pèse
11:55autant des milliards
11:56de dollars.
11:57Merci.
11:58Merci Alex Autogé.
11:59Je rappelle
12:00que vous êtes
12:00un acteur politique.
12:01On marque une courte pause
12:03et on revient juste après.
12:08A quelques minutes seulement
12:09de l'aéroport,
12:10tu tombes sur
12:11un petit bijou
12:13flanable.
12:15Ici,
12:15tout est pensé
12:15pour que ton arrivée
12:16soit un vrai moment
12:17d'exception.
12:18Pas juste un bonjour
12:20bienvenu.
12:20Non,
12:21c'est une vraie expérience.
12:23Le confort,
12:24le style,
12:26tout ça dans une ambiance
12:27qui te fait te dire
12:28OK,
12:29là je suis bien.
12:30Les chambres,
12:31ce n'est pas juste
12:32pour dormir.
12:33C'est pour te poser
12:34souffler
12:35et profiter du calme.
12:36Et le restaurant ?
12:38Hum !
12:39Le genre d'endroit
12:40où tu manges bien,
12:41tu te détends
12:42sans avoir besoin
12:43de bouger de l'hôtel.
12:44Juste le goût
12:45du confort tout simplement.
12:47Pour des travails,
12:48ils ont tout prévu.
12:49Une salle de conférence
12:51hyper équipée
12:52où tu bosses
12:53dans le calme
12:54et franchement,
12:55je peux même vous dire
12:56que le goût
12:57devient agréable.
12:59Et puis alors le soir,
13:00quand le soleil se couche,
13:03flanable
13:03s'illumine,
13:05ambiance de chine,
13:06lumière douce,
13:07flanabé,
13:08plus qu'un hôtel,
13:10une expérience avec.
13:12De retour sur ce plateau
13:14avec Alex Autoguet,
13:17acteur politique
13:17et ancien membre
13:18de l'ancien mouvement politique
13:20Nouvelle Aurore.
13:22on poursuit justement
13:24nos échanges
13:25avec cette fois
13:26le pouvoir d'achat
13:27et les taxes
13:28en lien avec
13:30la loi de finances
13:31désormais en application.
13:33Alors le gouvernement
13:34a rendu public,
13:35ça aussi,
13:36c'est de l'actualité.
13:37Selon dit,
13:38la liste de 105 produits
13:40qui feront l'objet
13:41d'un plafonnement de prix
13:42pour les six prochains mois.
13:44On reproche aux autorités
13:46de ne pas souvent
13:48tenir compte
13:49de la cherté de la vie.
13:50Est-ce que là,
13:50ce n'est pas un geste
13:52qui permet aux Gabonais
13:53un peu de respirer ?
13:55Non,
13:56ce n'est pas un geste
13:56qui permet aux Gabonais
13:57de respirer.
13:58C'est un geste
13:59qui nous révèle
14:01que les lendemains
14:02ne promettent pas.
14:05J'ai écouté
14:06le ministre de l'économie
14:08qui nous faisait savoir
14:09que d'ici,
14:11le premier trimestre,
14:13d'ici mars,
14:14la centrale d'achat
14:15devait voir le jour.
14:16Oui, avril.
14:18Mars.
14:19La centrale d'achat
14:20devait voir le jour.
14:21Sauf que lorsqu'on décide
14:23de repartir encore
14:24dans le blocage des prix
14:26et la subvention
14:27de certains produits,
14:28la réalité,
14:29c'est que ça nous annonce
14:30que la centrale d'achat
14:31ne verra pas le jour.
14:32Une fois de plus,
14:33une mesure vendue
14:35par le gouvernement
14:36mais qui ne verra pas le jour.
14:38Et là,
14:38ça nous inquiète
14:39parce que
14:40la prolongation
14:44de cette suspension,
14:45de ce blocage des prix
14:46a un coût.
14:48Donc,
14:49lorsqu'on va réajuster
14:50la loi de finances
14:51parce que je crois
14:52qu'ils sont en train
14:53de revoir cela,
14:55lorsqu'on va réactualiser
14:57la loi de finances,
14:57j'aimerais bien savoir
14:58quel type de priorité
14:59ils vont suspendre.
15:01Voilà pourquoi,
15:02moi,
15:03je pense qu'à un moment donné,
15:04je sais qu'ils sont
15:05beaucoup plus intelligents
15:06que nous
15:06mais parfois,
15:08l'intelligence ne suffit
15:08et il faut être sage.
15:10il faut être sage
15:11à écouter
15:12parce que dès le départ,
15:13on leur a dit
15:13que cette loi de finances
15:15ne pouvait pas tenir
15:16au loco.
15:16Alors,
15:17mais vous dites quoi ?
15:17Que le gouvernement
15:18n'aurait pas dû agir
15:20face à la détresse
15:21de ces milliers de Gabonais
15:22qui crient à la cherté
15:23de la vie.
15:24Non,
15:24ce n'est pas ce que je dis.
15:25Le prix du riz,
15:26on voit des vidéos
15:27tout le temps
15:27sur les réseaux sociaux
15:28où des Gabonais
15:29se plaignent
15:30de la flambée
15:30du prix du riz,
15:31du poulet,
15:32etc.
15:33Y compris les matériaux
15:34de construction,
15:35le fait de plafonner,
15:36soulagent quand même
15:37les ménages
15:38les plus fragiles.
15:39Non,
15:39ce n'est pas ce que j'ai dit.
15:40Ce que je suis en train
15:40de dire,
15:41c'est que cette mesure
15:42s'approprie comme
15:43un serpent
15:43qui se mord à la queue.
15:44On va essayer
15:46de stabiliser
15:48les prix
15:48des premières nécessités
15:50de construction et autres.
15:51Mais là,
15:52à côté,
15:52c'est qu'on va supprimer
15:53quel type de services publics ?
15:55Ça peut être
15:55le côté,
15:56ça peut être
15:57même à l'éducation
15:57qu'on va suspendre.
16:00On va suspendre
16:01certaines choses.
16:01Ça peut être
16:01dans la santé.
16:02Donc tout cela,
16:03voilà pourquoi
16:04nous nous disons
16:04qu'il y a
16:05des sujets
16:07assez sérieux
16:08dont nous n'avons pas
16:09besoin de faire
16:09du populisme
16:10parce qu'aujourd'hui,
16:11le gouvernement
16:11se retrouve bloqué
16:12face à ce populisme.
16:14Ils ont mis en place
16:14un mécanisme
16:15de centrale d'achat
16:16mais voilà
16:17ce que les gamins
16:18attendaient.
16:19Ils ont vendu
16:20ce projet
16:22en nous disant
16:23que d'ici mars,
16:25les prix,
16:26nous allons
16:26contrôler les prix.
16:27Sauf qu'aujourd'hui,
16:28ce contrôle des prix
16:29passe par
16:31par notre budget
16:33et si ça passe
16:34par notre budget
16:34étant donné
16:35que les recettes
16:36de notre
16:39loi de finances
16:40va baisser,
16:41j'aimerais bien savoir
16:42quel type
16:43de services publics
16:44ils vont toucher.
16:45Oui.
16:46D'accord.
16:47Alors,
16:48toujours sur cette question
16:50de la loi de finances,
16:51les Gabonais
16:52l'aboudent.
16:53Ils estiment
16:54qu'ils payent trop,
16:55etc.
16:56On a parlé
16:57de la TFH,
16:58de la CFU
16:59ou encore
17:00de la rédivence
17:01pour la protection
17:02des données
17:02à caractère personnel.
17:04Comment voyez-vous
17:05cette stratégie
17:06gouvernementale
17:06consistant
17:07à mettre
17:08à contribution
17:09tous les Gabonais ?
17:10Voilà pourquoi
17:11je vais parler
17:13du serpent
17:14qui s'est mort
17:14à la queue.
17:15À côté,
17:16on stabilise
17:17des prix.
17:18Or,
17:18de l'autre côté,
17:19on vous soutient
17:19beaucoup d'argent.
17:20Et c'est quand même grave.
17:24Alors,
17:24la contribution,
17:25nous sommes tous
17:26d'accord
17:26pour contribuer.
17:27On n'a jamais
17:28réussi de contribuer.
17:29Mais à un moment donné
17:30de notre vie,
17:32il faudrait aussi
17:32qu'on s'interroge
17:33ou pas
17:34nos contributions.
17:36Il y a eu
17:37assez de taxes
17:38comme ça
17:38dans notre pays
17:39et nous n'en comprenons pas
17:40ou pas
17:41l'argent
17:42de nos taxes.
17:43Je vous prends
17:43un exemple.
17:45Il y a la taxe
17:46sur les ordures
17:47ménagères.
17:48D'accord ?
17:49Mais cette taxe-là
17:49va au Libreville
17:50et toujours sale.
17:51Le Gabon
17:51est toujours sale.
17:53Qui est devenu
17:54la redevance
17:55pour l'amélioration
17:56du cadre de vie.
17:57Oui,
17:57mais en tout cas,
17:57Libreville
17:58est toujours sale.
17:59D'accord ?
18:00Depuis qu'ils ont
18:01changé de nom,
18:02est-ce que l'amélioration
18:03des vies du Gabon
18:04a changé ?
18:05Non,
18:05pas du tout.
18:06Ce que je suis en train
18:07d'indiquer,
18:07c'est que,
18:08vous savez,
18:11le gouvernement
18:11gère
18:13cette taxe-là
18:14comme si c'était
18:15des impôts.
18:16Et il faut vraiment
18:17faire la différence
18:17entre une taxe
18:19et un impôt.
18:20La taxe
18:21est une contribution
18:22obligatoire
18:22qui vise
18:24directement
18:25un service public.
18:26D'accord ?
18:27Or,
18:27l'impôt
18:28est un prélèvement
18:29obligatoire
18:30qui vise
18:31des services publics.
18:33C'est-à-dire,
18:33on prélève,
18:34mais on décide
18:35d'en faire ce qu'on veut
18:36selon l'urgence.
18:37Or,
18:38la taxe vient
18:38uniquement pour
18:39un objectif bien précis.
18:41Donc,
18:42au regard des taxes
18:43qui existent déjà
18:44et que nous
18:46ne voyons pas
18:47exactement
18:48d'où part
18:49cette taxe,
18:50on peut bien
18:50se dire,
18:51mais comment est-ce
18:52que le gouvernement
18:53utilise cette taxe ?
18:55Est-ce que là,
18:56ce ne sont pas
18:57des détournements
18:58de fonds ?
18:58Est-ce que là,
18:59ce ne sont pas
18:59des choses
19:02qui ne touchent pas
19:03réellement
19:06le domaine
19:07dans lequel
19:07cet argent
19:08va partir ?
19:08Donc,
19:09il y a toutes choses
19:09ambiguës comme ça
19:10et lorsque vous vous retrouvez
19:11dans une situation
19:14ambiguë
19:14et qu'on vous demande
19:16et qu'on rajoute
19:17encore des taxes,
19:17non,
19:18là,
19:18ça ne tient pas.
19:18Alors,
19:19les autorités
19:20ont annoncé
19:20un programme
19:21avec le Fonds
19:21Monétaire International
19:22et comment
19:24percevez-vous
19:25cela
19:26et est-ce que
19:27c'était inéluctable ?
19:29Oui,
19:29c'était inéluctable.
19:31Vous ne pouvez pas...
19:33Vous savez,
19:34au peuple gabonais
19:35encore,
19:37l'enfumage peut passer
19:38mais avec les bailleurs
19:39de fonds,
19:40avec les partenaires
19:42financiers,
19:42ça ne passe pas.
19:43À un moment donné,
19:45la Banque Mondiale
19:46ou le FMI
19:47sont des mécanismes
19:51par lesquels
19:52les investisseurs
19:53s'appuient
19:54pour mettre
19:54leur argent.
19:55Donc,
19:56ces 16 organismes
19:58ont besoin
19:58d'un certain nombre
19:59de données
19:59pour garantir
20:01les investisseurs
20:01à mettre
20:02leur argent.
20:03Et lorsque le FMI
20:04et je crains même
20:05que ce soit pour le FMI
20:06qui a incité
20:08cette proposition
20:09de loi de finances
20:10rectificative,
20:11je crains.
20:12Parce que si c'est le FMI
20:13qui a incité
20:15le Gabon à cela,
20:15ça veut dire que...
20:16À quoi faut-il s'attendre ?
20:17Mais ça veut dire
20:18qu'on doit s'attendre
20:21à des décisions
20:22très drastiques.
20:24Ah oui,
20:24ça c'est clair.
20:25Parce qu'aujourd'hui,
20:28c'est comme on le dit,
20:30nos finances publiques
20:33ne sont pas très...
20:34En fait,
20:35aujourd'hui,
20:35ça ne fait plus office
20:36de contrôle.
20:38Or,
20:38le FMI
20:39va demander
20:39un certain nombre
20:40de contrôles,
20:41ce qui fera que
20:42les mesures populistes
20:43ne pourraient plus
20:44être financées.
20:45Oui,
20:45mais ça aussi,
20:46est-ce que ce n'est pas
20:47quelque chose de positif ?
20:49Parce que ça veut dire
20:49qu'il y aura quand même
20:50une entité
20:51qui viendra contrôler
20:52comment l'argent public
20:53est dépensé.
20:54Parce que là,
20:55ce n'est pas aussi rassurant.
20:57Ça peut être rassurant,
20:58d'accord,
20:59mais la réalité,
21:00c'est que l'impact,
21:02après avoir rassuré,
21:03on va être rassuré
21:04que désormais,
21:04l'argent va ici,
21:06l'argent va là,
21:06mais il y a des annonces
21:08qui ont été faites.
21:09Mais ces annonces,
21:10vous allez faire quoi d'elles ?
21:11Vous avez fait quoi d'elles ?
21:12Alors,
21:13parlons de la dette,
21:13si vous voulez,
21:14plus de 8600 milliards
21:16de fonds CFA
21:16en novembre 2025.
21:18Alain-Claude Bilé-Bindier
21:19est le gouvernement
21:19qui se renvoie
21:20à la responsabilité.
21:22Le gouvernement
21:23qui estime
21:24qu'ils ont hérité
21:26cette dette
21:26du pouvoir déchu
21:28et Alain-Claude Bilé-Bindier
21:29qui indique
21:30qu'après trois ans
21:31de gouvernance,
21:32on ne peut plus
21:32accuser les autres.
21:35Quel est votre avis ?
21:36Je crois que,
21:37pas je crois,
21:38le président Alain-Claude Bilé-Bindier
21:39a raison
21:40sur ce coup.
21:42Vous savez,
21:42ce qui est dommage
21:43avec ce gouvernement,
21:44c'est que
21:45les choses positives
21:46dont ils ont hérité,
21:49ils ne l'exclament pas.
21:51C'est lorsque
21:52les Gabonais
21:53essaient de vous tirer un peu
21:54qu'on dit
21:54non,
21:55on a trouvé la chose
21:55dès la semaine.
21:56Non, je disais
21:56au début de l'émission,
21:59en fait,
22:01ce manque de responsabilité
22:02ne devrait plus se poursuivre.
22:03Ça fait trois ans,
22:04M. Makema.
22:05Ça fait trois ans
22:05qu'ils sont là
22:06et la réalité,
22:07c'est qu'il y a
22:08un pilotage à vue.
22:09C'est ça la réalité.
22:10Et aujourd'hui,
22:11il n'est plus
22:13concevable de nous dire
22:14qu'on a hérité.
22:15Ça ne passe plus.
22:16Ça fait trois ans
22:17que vous êtes là.
22:18Et là,
22:18le président Alain-Claude
22:19lui disait
22:19à raison,
22:20vous avez trouvé
22:20une dette.
22:21D'accord.
22:22Comment est-ce que
22:23vous avez pu
22:24stabiliser cette dette ?
22:25Il faut commencer
22:26à se poser cette question.
22:27Ils ont stabilisé
22:28la dette-là comment ?
22:29Comment est-ce qu'ils ont fait
22:31pour quitter
22:32d'une dette
22:34sur un PB
22:35à 51 %,
22:37à 56 %,
22:39aujourd'hui
22:40à plus de 70 %.
22:41Ça s'est passé comment ?
22:42En un laps de temps.
22:43Donc ça,
22:43ce sont des questions
22:44qu'on devrait se poser.
22:45Mais lorsqu'ils accusent
22:47l'origine déchue,
22:48maintenant,
22:48l'origine déchue
22:49a laissé 56 %,
22:50aujourd'hui,
22:51on a plus de 70 %.
22:53Donc à partir de ce moment-là,
22:54arrêtons d'accuser les autres.
22:55Prenez vos responsabilités
22:57et assumez.
22:57Alors,
22:59toujours Alain Club
23:00qui propose
23:01la mise en place,
23:02la convocation
23:03des États généraux
23:04de la nation.
23:05À quoi serviront
23:06ces États généraux
23:07puisque nous avons déjà eu
23:09le dialogue national
23:09inclusif
23:10qui a débouché
23:11sur des propositions
23:13des Gabonais
23:14qui ont été
23:14actées,
23:15validées
23:15et dont la mise en œuvre
23:16se fera progressivement
23:17au cours du septennat ?
23:18Non, la différence
23:19entre ce que le président
23:20Alain Club propose
23:21et le dialogue national,
23:25c'est que là,
23:25il n'y a plus d'émotion.
23:27Or, au préalable,
23:28vous vous souviendrez
23:29pendant le dialogue national,
23:31il y avait beaucoup
23:31d'émotion,
23:31beaucoup de passion
23:32et les débats
23:33n'étaient pas très orientés
23:35sur le sérieux.
23:37Je prends un exemple
23:38sur la dissolution du PDG.
23:40Les gens ont acclamé
23:40mais aujourd'hui,
23:41les gens sont fiers
23:42de travailler avec eux.
23:43Donc vous voyez
23:43qu'il y a eu des émotions.
23:45Ces émotions-là
23:45ont joué ces termes,
23:46c'est fini.
23:47L'euphorie est finie
23:47si vous voulez.
23:49Les états généraux
23:50de la nation,
23:51oui, moi je les partage
23:52parce qu'aujourd'hui,
23:53on peut se dire,
23:53bon, le gouvernement déchu
23:56a échoué.
23:57Ce gouvernement
23:58est en train d'échouer.
23:59Comment on fait
23:59pour réorienter le pays
24:01sur les bons rails ?
24:03Il ne suffit plus de dire
24:05tel était mauvais,
24:06tel n'était pas mauvais.
24:07Non, il suffit de dire,
24:08bon, comment on essaie
24:09de réunir l'intelligentsia
24:12gabonaise
24:12pour orienter
24:13ou pour trouver
24:14un cap à notre pays,
24:16par exemple,
24:16dans l'éducation,
24:17dans la santé ?
24:18Il faut qu'on commence
24:19à se poser des vraies questions.
24:20Par exemple,
24:21quel type d'éducation
24:22voudrions-nous avoir
24:23dans notre pays ?
24:24Et quels sont les moyens
24:26que nous sommes prêts
24:26à consentir
24:27pour avoir l'éducation
24:28que nous méritons ?
24:29D'accord ?
24:30À partir de ce moment-là,
24:31ça va éviter que,
24:32parce qu'un ministre
24:33quitte l'éducation nationale,
24:35on se retrouve
24:36dans une grève,
24:37on se retrouve
24:37dans la corruption
24:38des partenaires sociaux.
24:40Donc, moi,
24:41je partage tout à fait
24:44cette possibilité
24:45des états généraux
24:46de la nation
24:47parce que ça peut
24:47nous servir
24:48à se remettre
24:52dans les rails.
24:53Alors, parlons,
24:54si vous voulez,
24:54du recensement
24:55général de la population.
24:56Après des années
24:57d'attente,
24:59les Gabonais
25:00vont pouvoir
25:01enfin connaître
25:02combien nous sommes
25:03sur le territoire.
25:04L'opération est désormais
25:07engagée dans sa phase active.
25:09Les équipes sont déployées
25:10sur le terrain.
25:11N'est-ce pas là
25:11un crédit
25:12à mettre,
25:15à attribuer
25:16aux nouvelles autorités ?
25:18Ce que le régime déchu
25:19n'a pas pu faire,
25:20ils le font.
25:21Non, le régime déchu
25:23devait le faire en 2023.
25:24Vous vous souvenez,
25:25c'est dix ans après.
25:26Ils ont commencé à faire
25:27en 2013.
25:27Ils l'ont fait en 2013.
25:28En 2013, en 2023.
25:30Nous, comme ça,
25:31c'est qu'on a vécu.
25:32Là encore.
25:33Et puis, vous voyez
25:34la fin de votre question
25:35est réellement
25:36l'objectif attendu
25:37par ce gouvernement.
25:39C'est-à-dire,
25:40on veut remplir
25:41un agenda
25:41sans pourtant
25:45procéder
25:46sur l'exigence
25:47de cette mesure.
25:50La réalité
25:51sur le recensement
25:52de la population,
25:53c'est quoi ?
25:54Il faudrait que nous ayons
25:55des chiffres crédibles
25:56pour adapter
25:56les politiques publiques
25:59au lendemain meilleur.
26:00Voilà pourquoi
26:01je crois que c'est
26:02rattaché à la planification.
26:03On doit commencer
26:04à se dire
26:04dans tel secteur,
26:06les populations
26:07s'augmentent.
26:09Est-ce qu'il n'y a pas
26:09possibilité d'envoyer
26:10une école là-bas ?
26:11Est-ce qu'il n'y a pas
26:12possibilité d'envoyer
26:13un centre de santé là-bas ?
26:14C'est comme ça
26:15qu'on...
26:15En fait,
26:16voilà ce qui tourne
26:17autour de...
26:18De cette opération.
26:19De cette opération.
26:20Sauf que,
26:21dans la matéation
26:22de cette opération,
26:23il y a beaucoup
26:23de manquements
26:25parmi lesquels,
26:26et je crains même,
26:27et je crois
26:28qu'il faudrait
26:28qu'il puisse avoir
26:29un organisme
26:30qui contrôle
26:31les chiffres
26:32qui vont sortir
26:33du ministère
26:34de la Statistique.
26:35Pourquoi ?
26:36J'ai reçu
26:37des agents recenseurs
26:38chez moi.
26:39Lorsqu'ils sont
26:40arrivés chez moi,
26:42j'ai donné
26:42un certain nombre
26:43d'informations.
26:44Ils n'ont vérifié
26:45aucune information.
26:47Par exemple,
26:48mon nom,
26:48ils n'ont pas vérifié.
26:49Le nombre de personnes
26:50qui sont dans la maison,
26:51ils n'ont pas vérifié.
26:52Ils ont juste mentionné
26:54la rue où j'habite,
26:55le point GPS.
26:57Ils ont juste mentionné
26:58qu'ici,
26:58il y a six personnes.
26:59Comment est-ce
27:00qu'on vérifie cela ?
27:01Or,
27:01ces six personnes-là,
27:02la réalité,
27:02c'est qu'ils peuvent
27:03aussi être enrôlés ailleurs.
27:05Voilà pourquoi,
27:06moi,
27:06j'ai dit,
27:06nous sommes aujourd'hui
27:07à l'heure
27:07de la biométrie.
27:08Pourquoi on n'a pas,
27:09à l'heure
27:10de la digitalisation,
27:11pourquoi est-ce qu'on n'a pas
27:12relié
27:17la pièce nationale
27:18d'identité électronique
27:19à cette opération ?
27:21Ça aurait été plus simple.
27:22Si vous prenez,
27:23par exemple,
27:23ma pièce d'identité,
27:24vous cliquez,
27:26d'accord,
27:26c'est inséré dans les données.
27:28Moi,
27:28si on me pose des questions
27:29sur les gens
27:30qui vivent avec moi,
27:31je prends les pièces d'identité,
27:32on insère.
27:33C'est qu'il faudrait que
27:34si on réinsère encore
27:35le nom des personnes
27:36que j'ai insérées,
27:37automatiquement,
27:37le système bloque.
27:39Pardon,
27:40mais est-ce que là aussi,
27:41si le gouvernement
27:42avait procédé de la sorte,
27:44est-ce que là aussi,
27:45il n'y aurait pas eu
27:45des réactions
27:46sur les réseaux sociaux
27:47des Gabonais
27:48venant dire
27:48qu'on prend leur nom
27:50pour une opération
27:52de fichage,
27:53etc.
27:54On l'a vu
27:55pendant les élections
27:56lorsqu'on a parlé
27:57de la mise en place
27:57du NIP.
27:58Est-ce que là,
27:58il n'y avait pas aussi
27:59cette crainte-là
28:00de voir des réactions ?
28:01Non,
28:01c'est une possibilité,
28:02mais il faudrait communiquer.
28:04Il faudrait bien expliquer,
28:05envoyer les messages
28:06à la télévision,
28:07pas couper les réseaux sociaux.
28:09Voilà,
28:09il faut expliquer
28:10parce que
28:11la fin de cette opération,
28:12il faudrait que nous puissions
28:13avoir des chiffres crédibles.
28:14Or,
28:14si le côté technique
28:17et la pratique
28:20sont ambiguës,
28:20à partir de là,
28:21on a des personnalités
28:23comme nous.
28:26En fait,
28:26nous pouvons déjà
28:27nous imaginer
28:28qu'il y aura
28:28des données biaisées.
28:30Ça,
28:31ce sont des cas factuels.
28:33Moi,
28:33j'ai renseigné
28:34mes données.
28:35Aujourd'hui,
28:36je peux déménager,
28:37je vais encore renseigner
28:38les mêmes données.
28:39Ça veut dire
28:39que M. Otoguet
28:40peut se retrouver
28:41quatre fois
28:42dans le système.
28:45Et lorsque la statistique
28:46va publier
28:47le nombre
28:47des habitants
28:48au Gabon,
28:49à partir d'un peu
28:50surtout à 5-6 millions,
28:53en tant que réalité,
28:54on n'atteint pas
28:55ce nombre.
28:56Et ça,
28:56c'est dommage.
28:56Alors,
28:57merci,
28:57merci Alex Otoguet.
28:59Nous sommes malheureusement
28:59arrivés au terme
29:00de cette émission.
29:02Je vous rappelle
29:02que vous êtes acteur politique
29:04et ancien membre
29:04du mouvement
29:06Nouvelle Aurore,
29:07un collectif politique
29:09qui n'existe
29:10désormais plus.
29:11Merci encore
29:12d'être passé chez nous.
29:13Et bon retour à vous.
29:14Merci et c'est moi
29:15qui vous remercie.
29:16Merci à vous,
29:17chers internautes,
29:18pour votre fidélité.
29:19Je vous donne rendez-vous
29:20la prochaine fois
29:20pour un autre numéro
29:21d'interview exclusive.
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