[#LeCanapéRouge] Francis Hubert Aubame, Président du Parti Souverainistes-Ecologistes
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00:32Mesdames et Messieurs, bienvenue dans ce nouveau numéro du Canapé Rouge de Gabon Media Time,
00:37votre rendez-vous d'analyse et de décryptage de l'actualité politique, économique et sociale.
00:43Près de trois ans après l'arrivée au pouvoir de Brice Clotaire Oligin-Gema,
00:48qui a engagé une transition politique à la suite du coup d'État du 30 août 2023,
00:55cette transition s'est officiellement achevée avec la mise en place progressive de nouvelles institutions
01:00et la recomposition du paysage politique national.
01:04Dans ce contexte, marqué à la fois par les attentes fortes en matière de gouvernance,
01:08des défis économiques majeurs notamment autour du niveau de la dette publique
01:12et des orientations de la loi des finances 2026, mais aussi par des tensions sociales perceptibles,
01:18Dans plusieurs secteurs, la parole des acteurs politiques demeure essentielle pour éclairer l'opinion publique.
01:25Pour en discuter, nous avons l'honneur de recevoir aujourd'hui Francis-Hubert Obama,
01:31président du parti souverainiste, écologiste et membre de la Coalition pour la Nouvelle République.
01:37Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, comme il est de coutume sur le Canapé Rouge de Gabon
01:43Media Time,
01:44la première question que j'aimerais vous poser, chers invités,
01:48c'est de savoir comment vous vous portez en cette période post-transition
01:52et dans ce nouveau cycle politique qui s'ouvre pour l'Ogaman.
01:57Bonjour et merci de me recevoir sur votre plateau.
02:02Je me sens, je me porte bien.
02:04Je me porte bien et d'un autre côté aussi, je peux dire que je ne me porte pas très
02:09bien
02:09parce que nous sommes des acteurs politiques, nous sommes en communion avec le pays qui va mal
02:15et donc ce sont de nombreuses préoccupations pour les acteurs politiques que nous sommes
02:22et je me porte bien sur le plan de la santé, mais sur le plan du pays, il y a
02:30beaucoup de soucis.
02:32Alors, avant d'évoquer les questions de gouvernance actuelle,
02:36revenons un peu sur le processus de transition en lui-même.
02:39Avec du recul, quel regard portez-vous sur la manière dont cette transition politique a été menée ?
02:48Écoutez, la transition politique, je dirais d'entrée de jeu qu'elle a manqué
02:55à l'espérance que les Gabonais ont placée en elle.
03:03Le premier point, nous avons le CTRI, le Comité pour la transition et la restauration des institutions,
03:11qui est un organe essentiel de la transition.
03:16C'était l'organe des organes de la transition.
03:19Et cet organe était pratiquement un organe informel.
03:23Oui, l'organe était cité, le CTRI était cité dans la charte de la transition,
03:27mais nous n'avons aucun texte sur son organisation,
03:32aucun acte sur qui compose,
03:36qui sont les membres qui composent le CTRI,
03:40quel est son mode de fonctionnement.
03:43Tout ça pour dire qu'un des organes essentiels de la transition était finalement une nébuleuse.
03:52La charte de la transition était insuffisante selon vous ?
03:55Elle est insuffisante, puisque vous avez vu après le CTRI qui finançait des projets.
04:02Un organe qui n'a aucune existence sur son fonctionnement, son organisation,
04:08qui sont les membres identifiés sur les procédures de prise de décision de cet organe,
04:14un organe essentiel dans le fonctionnement de la transition.
04:17Et vous pensez que ce n'est rien ça ?
04:21Je pense que c'est un vide abyssal qui convient de noter
04:26et qui est à l'image de ce qu'était la transition,
04:31quelque part, beaucoup d'informel.
04:34Alors, un peu moins de trois ans après la prise du pouvoir du président Oligin Gemma,
04:39quel bilan global faites-vous de la gouvernance actuelle ?
04:42Rupture réelle, continuité administrative ou simple reconfiguration du système politique ?
04:48Permettez-moi de continuer un peu sur le CTRI.
04:52Je disais tout à l'heure que le CTRI a financé de nombreux projets.
04:56On a vu des projets financement CTRI, financement CTRI.
05:00C'est-à-dire que nous avons un organe informel sur le plan juridique.
05:06Le statut juridique est pratiquement inexistant,
05:10qui manipule des dénis publics, l'argent public.
05:14Dans les procédures budgétaires, ça ne peut pas se concevoir
05:19parce qu'il va de la responsabilité de l'ordinateur, du comptable,
05:24mais tout ça a volé en éclats.
05:28Oui, nous étions dans une situation d'exception,
05:30mais une exception qui a été très vite corrigée,
05:33puisque tous les textes qui ont été pris pendant la période de la transition
05:37ont ramené la Constitution de 1991,
05:41sauf dans les dispositions contraires à l'achat.
05:44C'est pour vous dire que la marque de fabrique du CTRI,
05:50qui persiste après, j'aurai peut-être l'occasion de le démontrer tout à l'heure,
05:55qui persiste après la fin de la transition, c'est l'informel.
06:02Et sur la gouvernance en elle-même ?
06:03Sur la gouvernance en elle-même.
06:05Sur la gouvernance en elle-même.
06:18Parce que restauration, c'est remettre ce qui était avant.
06:21Et pourtant, ce qui était avant, on le critiquait.
06:26On a vu l'inefficacité de ce qui était avant.
06:29Alors, le CTRI s'est lancé dans de nombreux projets.
06:34Je dirais de nombreux petits projets.
06:37Et ça ne semblait pas très structuré.
06:40Ça ne semblait pas être bien pensé.
06:43On a vu des routes en béton dans certains quartiers de Libreville.
06:51Évidemment, ça soulageait.
06:53Mais en réalité, on se pose aussi la question.
06:59On n'a pas vu de ligne budgétaire
07:02relative à tous ces travaux entrepris par le CTRI.
07:07Donc, généralement, c'était du hors-budget.
07:10Oui, j'incite toujours sur l'informel.
07:12Du hors-budget.
07:13Et est-ce que c'était essentiel de faire de cette manière ?
07:18Ce que moi, je retiens de cette gouvernance,
07:20c'est les 63 milliards qui ont été distribués
07:23aux différentes provinces.
07:25Et donc, on ne sait pas
07:29ce que ceux qui les ont reçus en ont fait.
07:33Parce qu'il y a le devoir de redevabilité
07:37inscrit dans la charte de la transition,
07:40puis après, dans la constitution de décembre 2024,
07:46n'est pas respecté.
07:47Il n'y a pas de reddition de compte.
07:51Donc, ces 63 milliards auraient pu servir
07:54à autre chose, avec une traçabilité.
07:58une traçabilité.
08:00Je donne un exemple simple.
08:03Les plateaux techniques
08:04des hôpitaux et dispensaires.
08:07On en aurait fini.
08:09Et c'est essentiel pour les populations.
08:12Si on veut soulager les populations,
08:14on veut rendre la dignité aux populations,
08:16bien, voilà un exemple de l'argent
08:19jeté par les fenêtres, si je puis dire,
08:22alors qu'on aurait pu faire des choses essentielles.
08:25On a voulu faire plaisir en dehors des coûts budgétaires
08:29et des process réguliers de l'État.
08:32Bien, voilà que les résultats,
08:35c'est des travaux inachevés par-ci,
08:38des accusations de détournement par-là.
08:41On a l'impression qu'on était dans les années 80 ou 90.
08:48Est-ce que vous dites que le CTRI a totalement échoué
08:51ou partiellement échoué
08:53parce qu'il y a des Gabonais qui disent
08:55qu'ils ont vu du béton arriver devant chez eux
08:58et aujourd'hui, ils sont heureux
09:00de circuler sur des routes praticables ?
09:02Je vais vous dire ceci.
09:04Je comprends que certains Gabonais
09:06se sentent soulagés.
09:08mais il ne faut pas que nous regardions
09:11Châtain midi à sa porte.
09:13Il faut que nous regardions
09:17l'État, le pays.
09:20Vous faites des petites routes gourmées.
09:22C'est essentiel, ici, ils sont contents.
09:24Mais est-ce que cela était urgent de faire comme ça ?
09:28Le plus urgent en matière de route,
09:31c'est de faire la Nationale 1
09:33qui drêle l'essentiel de ce que nous recevons,
09:36des marchandises qui viennent du Cameroun.
09:40C'est de faire la route économique.
09:44À partir du moment où on aura fait ça,
09:46ça aura permis de booster l'économie.
09:50Ce sont des infrastructures structurantes.
09:54Structurantes.
09:54Mais au quartier Montagne-Sainte,
09:59je ne suis plus de Montagne-Sainte,
10:02ou ailleurs,
10:03on fait une route bétonnée,
10:05est-ce que c'est structurant pour l'économie ?
10:08Et puis,
10:08est-ce qu'ils sont venus pour ça ?
10:12C'est la grande question.
10:14Est-ce qu'ils sont venus vraiment pour ça ?
10:16Non, vous voyez,
10:17c'est une question aussi de choix et de priorité.
10:21On fait le 12 mars.
10:23Oui, il y a besoin d'un palais de conférences
10:25avec 54 villas,
10:28dont chacune, je suppose,
10:31coûte plus de milliards.
10:33Vous voyez le nombre de montants,
10:36le montant qui aurait pu soulager
10:38les questions de l'éducation.
10:42Est-ce qu'il y avait urgence
10:44d'engager cela ?
10:47Les immeubles au bord de mer,
10:49dont on ne connaît pas
10:50les modalités de financement,
10:53oui, mais ça fait joli,
10:55on veut monter, monter, monter.
10:57Il y a de très belles villes
10:58qui n'ont pas de grands immeubles.
11:00Est-ce qu'il y a une urgence en cela,
11:04alors qu'on a l'urgence scolaire,
11:06l'urgence de la santé,
11:08l'urgence du logement,
11:10vous voyez, c'est une question de priorité.
11:13Quelles sont les priorités qu'on se fixe ?
11:16Et j'ai envie de dire
11:17qu'on ne peut pas tout faire en même temps.
11:20Résultat des courses.
11:21Je pense que vous êtes journaliste,
11:23vous le constatez,
11:24il y a de nombreux chantiers
11:26qui sont à l'arrêt ou au ralenti.
11:30Alors, les engagements financiers
11:32auxquels vous faites référence
11:33ont eu naturellement un impact
11:35sur les finances publiques.
11:38Le Gabon fait face
11:39à un niveau de dette publique
11:40supérieur au seuil de convergence communautaire
11:43qui est de 70 %.
11:45Est-ce que cette situation continue-t-elle un risque
11:47pour la stabilité économique du pays ?
11:50Évidemment, vous avez vu que tout dernièrement,
11:53la CEMAC s'est réunie
11:55et nous avons tous des inquiétudes.
11:58Certains pensaient même à une dévaluation du franc CFA.
12:02Et quand j'entends certains se réjurent en disant
12:05mais il y a tel pays à côté
12:06qui a un niveau de dette
12:11beaucoup plus élevé que le nôtre,
12:13on ne peut pas se réjure de ce qui est plus mauvais.
12:15On cherche à ressembler à ce qui est bon,
12:18à ce qui est meilleur.
12:19Je crois que, oui,
12:21ça constitue un danger pour le pays.
12:24Et la sincérité même du budget pose problème.
12:30Mais on y reviendra peut-être un peu plus tard.
12:33Oui, alors donc on va en parler tout de suite,
12:35si vous voulez.
12:36La loi de finances 2026,
12:37justement,
12:38plus de 6 000 milliards de francs CFA de budget
12:41avec des ambitions affichées
12:42en matière de projets prioritaires
12:44et d'investissements publics.
12:46Pensez-vous que ce budget soit soutenable
12:48au regard de la situation financière du pays ?
12:53Écoutez, en 2023,
12:55le budget de l'État était autour de 3 000 milliards,
12:593 600 milliards.
13:01Aujourd'hui,
13:02alors que la situation du pays
13:04ne s'est pas nécessairement améliorée,
13:06on a presque doublé le budget de l'État.
13:10Bon, les députés l'ont baissé
13:12de 7 000 milliards à 6 300 milliards
13:17avec un peu de sagesse,
13:20mais ce budget reste quand même irréaliste.
13:25Irréaliste dans ce que vous avez déjà
13:28une part importante du poids de la dette
13:31avec 1 200 milliards, je crois,
13:341 200, 1 600 milliards, c'est énorme.
13:38Et vous avez un budget d'investissement audacieux,
13:41audacieux de 2 600 milliards,
13:46mais la grande question,
13:48est-ce que l'économie gabonaise
13:50est en capacité d'absorber
13:522 600 milliards en un an ?
13:55Alors, M. le Président, pardonnez-moi,
13:57mais est-ce que là aussi,
13:59le Gabon, durant toutes ces années,
14:02n'a pas manqué d'audace
14:03pour oser le choc des investissements
14:06pour stimuler la croissance ?
14:08Si on emprunte pour investir
14:12dans le secteur productif,
14:13l'emprunt n'est pas mauvais,
14:15la dette n'est pas mauvaise en soi,
14:16mais ça dépend pourquoi on s'endette.
14:20Si on s'endette pour des projets de prestige
14:23qui n'ont pas vraiment de rentabilité
14:26pour l'économie,
14:27Bon, ça ne sert pas à grand-chose,
14:32ça amène plutôt le pays dans les difficultés.
14:35Mais j'insiste sur les 2 600 milliards
14:39d'investissements.
14:42Je vous renvoie la question,
14:44est-ce que l'économie gabonaise
14:45est en capacité d'absorber
14:472 600 milliards d'investissements ?
14:50Non, je vous dis non.
14:51Qu'est-ce qu'il faudrait faire ?
14:53D'abord, il faudrait que l'État
14:55arrange, optimise
15:00les capacités des recettes,
15:03des recettes propres.
15:06Il y a la digitalisation
15:07qui a été lancée,
15:10je dis bien lancée,
15:11on aura les effets,
15:13je ne sais pas dans combien de temps,
15:16mais pour l'heure,
15:18pour l'heure,
15:19le gouvernement devrait être plutôt sage.
15:22Je pense que la mobilisation
15:24des recettes,
15:25des discussions qui ressortent
15:28avec certains experts,
15:30si on arrive à mobiliser
15:311 800 milliards,
15:342 000 milliards,
15:35c'est déjà énorme.
15:37C'est déjà énorme.
15:39Donc vous voyez que
15:40sur les ressources d'emprunt
15:42que nous devons avoir,
15:46ça devient de plus en plus large
15:49et ce poids-là
15:50est pratiquement insoutenable.
15:53Et vous savez que
15:54l'agence Feature Rating
15:57a déclassé le Gabon,
16:00on est à cesser,
16:02cesser,
16:03ça veut dire quoi ?
16:05Ça veut dire que
16:05sur le marché des capitaux,
16:08c'est compliqué pour le Gabon.
16:10On est obligé
16:11peut-être de se retourner
16:13vers des fonds vautours
16:14avec des taux d'intérêt
16:16excessifs.
16:17Bon, je crois
16:18qu'il faut faire autrement,
16:20ça mérite beaucoup
16:22plus de sagesse
16:23dans la gestion,
16:24beaucoup plus de lucidité
16:26et ne pas faire semblant.
16:29On ne fait pas un budget
16:31pour montrer,
16:31bon,
16:32on a 6 000 milliards
16:33de budget,
16:34notre pays,
16:35non,
16:36il ne s'agit pas de ça,
16:37il faut être vraiment
16:38en capacité
16:38de faire ces choses.
16:41Alors,
16:41lorsque vous dites
16:42que la dette
16:43n'est pas mauvaise en soi,
16:45tout dépend de l'usage
16:46qu'on en fait,
16:47est-ce que là,
16:47du coup,
16:48vous partagez
16:49les ambitions
16:50du gouvernement ?
16:51L'ancien ministre
16:52de l'Économie,
16:53Henri Collouima,
16:54qui disait clairement
16:55que dans le budget 2026,
16:58la dette ne servira plus
16:59à financer
17:00le fonctionnement,
17:01mais uniquement
17:02à investir.
17:03Est-ce que là,
17:03vous partagez
17:04cette ambition ?
17:05Il faut le croire.
17:08Et moi,
17:09je n'y crois pas.
17:11Alors,
17:12le gouvernement
17:13a également annoncé
17:14l'ouverture
17:14des discussions
17:15avec le Fonds
17:16Monétaire International,
17:18qui a d'ailleurs
17:19conduit
17:19une première mission
17:20technique à Libreville
17:21jusqu'au 6 mars.
17:27Selon vous,
17:28quelles pourraient être
17:29les implications
17:29d'un tel programme
17:30pour la politique
17:31économique et sociale
17:32du gamme ?
17:34Découpé,
17:35quand le Fonds
17:36arrive et amène
17:38un programme,
17:39souvent,
17:40le secteur social
17:42se retrouve
17:43en difficulté.
17:45C'est vrai
17:46que depuis
17:46quelques années,
17:47le Fonds
17:49revoit un peu
17:50sa manière
17:51de fonctionner,
17:52notamment
17:53depuis 1998,
17:55avec l'exemple
17:56qu'a donné
17:56la Malaisie
17:57sur la manière
17:58de traiter
17:59les crises structurelles.
18:00mais je crois
18:02que nous avons
18:06une masse
18:06salariale
18:07excessive.
18:09Il faut qu'on
18:10commence
18:11à inverser
18:12la tendance.
18:13Nous avons
18:14un secteur public
18:16extrêmement dense
18:17et un secteur
18:19privé
18:19qui est
18:21plus restreint.
18:24Il faut
18:25inverser la tendance,
18:26il faut donner
18:27le moyen
18:28au secteur privé
18:30de s'exprimer,
18:31donner le moyen
18:31au Gabonais
18:32de s'exprimer
18:33dans le secteur
18:35privé.
18:36Créer
18:37les conditions
18:37pour que
18:38ce secteur
18:39privé
18:40puisse
18:41davantage
18:42éclore.
18:43et je crois
18:44que
18:46tant qu'on
18:47ne fera
18:47pas ça,
18:48on aura
18:49cette
18:50difficulté
18:51d'emprunter
18:52même
18:53de l'argent
18:53pour
18:55payer
18:55le fonctionnement.
18:57Vous voyez,
18:58et c'est
18:58pour ça
18:59que tout à l'heure
19:00je vous disais
19:00je n'y crois pas.
19:03Qu'ils ne vont
19:04plus prendre
19:04les moyens
19:06pour mettre
19:07dans le fonctionnement.
19:08On est obligés,
19:09ils sont engagés
19:10à avoir
19:12une fonction publique
19:13que par endroits
19:13pléthoriques
19:14il faut
19:15rééquilibrer.
19:16Est-ce qu'il y a
19:18des secteurs
19:18qui méritent
19:20d'embaucher,
19:22de recruter
19:23et puis il y a
19:24d'autres secteurs
19:24où il faut
19:26moins de
19:28personnes ?
19:30Alors,
19:30vous avez décrié
19:32la gouvernance
19:32durant la transition.
19:34Là,
19:35le fait que
19:35le FMI
19:36soit au Gabon,
19:38est-ce qu'il faut
19:41aussi peut-être
19:42quelque part
19:42se dire
19:43c'est une bonne chose ?
19:45On a la garantie
19:45que l'argent public
19:47sera peut-être
19:48géré de manière
19:49un peu plus
19:51optimale.
19:51L'FMI arrive,
19:53il y a des discussions.
19:54Donc,
19:55le fait de la présence
19:56du FMI
19:57en soi
19:57n'est pas
19:58une solution miracle.
20:00C'est des...
20:00Qu'est-ce qui sortira
20:01des discussions
20:02avec le FMI ?
20:04C'est l'on
20:04qui commencera
20:05à voir
20:05un peu plus clair.
20:07Pour le moment,
20:08nous sommes
20:08dans une situation
20:09des babouciments,
20:11ça ne fait
20:12que commencer.
20:13Et tout à l'heure,
20:14je vous disais
20:15un des risques
20:16que nous avons
20:16quand on va demander
20:17de diminuer
20:18la masse salariale.
20:20Comment le gouvernement
20:21va s'y prendre ?
20:24Bon,
20:24j'ai appris
20:25qu'ils ont commencé
20:26à,
20:27dans le secteur
20:28parapublic,
20:29à revoir
20:30le salaire
20:31un peu
20:33exagéré
20:34pour ne pas dire
20:35mirobolant
20:35de certains dirigeants.
20:38Ce n'est pas
20:38une mauvaise chose,
20:40il faut saluer cela.
20:41Mais la masse salariale,
20:44il faut vraiment
20:45regarder de près,
20:46mettre vraiment
20:47les pieds dans le plat
20:48et faire le ménage
20:50au niveau
20:50de la fonction publique.
20:52Ça demande
20:53beaucoup de courage,
20:54mais il ne suffit pas
20:55simplement de faire
20:56le ménage,
20:57mais créer des conditions
20:58pour que ceux
20:59qui partiraient
21:00éventuellement
21:01de la fonction publique
21:02puissent se réaliser
21:04dans le secteur privé.
21:06Il ne s'agit pas
21:07de mettre
21:07des Gabonais
21:08à la rue
21:09et les laisser
21:10pour compte.
21:12Alors,
21:13lorsque le chef
21:13de l'État,
21:14lors du dernier
21:14Conseil des ministres,
21:15on dit
21:15qu'il veut
21:16la conclusion
21:18du programme
21:18avec le FMI
21:20en mai,
21:22est-ce que
21:22c'est une demande
21:25un peu
21:25trop optimiste
21:27ou
21:28c'est quelque chose
21:29de raisonnable ?
21:30Mais il faut
21:31que le chef
21:32de l'État
21:32ait beaucoup
21:32de courage.
21:34S'il a le courage
21:37du Gabon
21:38de prendre
21:38un certain nombre
21:39de décisions,
21:40est-ce que
21:41toutes les décisions
21:42proposées par
21:43le FMI,
21:44il faut le dire aussi,
21:45est-ce que
21:45toutes les décisions,
21:46toutes les propositions
21:47sont acceptables ?
21:48Le FMI
21:49est conseiller
21:50du gouvernement,
21:52mais c'est nous
21:53qui décidons.
21:54Que va décider
21:55le chef de l'État ?
21:56Que va décider
21:58le gouvernement ?
22:00Donc la balle
22:00est dans son camp.
22:01J'ai un peu peur
22:02de ses réactions.
22:04J'ai vu
22:04à propos de la SCG
22:05quand il demandait
22:06aux ministres
22:07d'aller publier
22:08ceux qui ont...
22:09Parce que sinon,
22:10après,
22:10on va dire
22:11que c'est moi.
22:12Mais oui,
22:13c'est vous,
22:14monsieur le président.
22:15Vous êtes chef
22:16de l'État,
22:16chef du gouvernement,
22:17chef de l'administration.
22:20C'est vous
22:20qui vous avez voulu
22:22cette constitution.
22:23Vous êtes
22:24le premier responsable.
22:25n'ayez pas peur
22:26d'engrausser
22:26la responsabilité,
22:27n'ayez pas peur
22:28d'être critiqué
22:29par les Gabonais.
22:31Si un chef
22:31a peur
22:32d'être critiqué,
22:33il va s'asseoir
22:35ailleurs.
22:37Alors,
22:37ces derniers mois
22:38ont été marqués
22:39par plusieurs tensions
22:40sociales qui persistent
22:42d'ailleurs,
22:42notamment dans le secteur
22:43de l'éducation,
22:44de la santé,
22:44des médias,
22:45de la justice,
22:47entre autres.
22:48Comment interprétez-vous
22:49ces mouvements d'humeur
22:50au sein de l'administration
22:51publique ?
22:54Ces mouvements d'humeur
22:55sont justifiés
22:58et ne relèvent pas
22:59de la seule gestion
23:01de la transition
23:04ou du nouveau pouvoir.
23:06Nous avons mis
23:07de nombreuses années
23:09à ne pas regarder
23:10les problèmes
23:11qui minaient
23:11notre administration,
23:13de ne pas regarder
23:14les problèmes
23:14qui minaient
23:15notre société
23:16et qui continuent
23:18de miner
23:18notre société.
23:19Je crois
23:20qu'il faut
23:22absolument
23:23que le gouvernement
23:25prenne
23:29conscience,
23:30vraiment conscience
23:32au vrai sens
23:33du terme,
23:34ne pas faire semblant,
23:35prenne conscience
23:36de toutes ces difficultés.
23:39Et je vais vous donner
23:41un exemple.
23:42Rares sont
23:43les ministères
23:44qui,
23:45au cours
23:46d'un exercice budgétaire
23:49et puis
23:5030%
23:51de budget
23:51à louer.
23:53Comment vous voulez
23:54que ça marche ?
23:56Vous avez
23:56de nombreux
23:57directeurs généraux
23:59ou des shops
24:00de services
24:01qui achètent
24:02eux-mêmes
24:02le papier,
24:03qui achètent
24:04l'encre.
24:05Mais où est donc
24:06le budget
24:07des ministères ?
24:08Et vous,
24:08vous demandez
24:09la performance
24:10à ces gens-là
24:11sur leur propre
24:12dénière ?
24:14Ce sont tous
24:15ces problèmes-là
24:16qu'il faut
24:16résoudre.
24:18Je ne dis pas
24:19que ces problèmes
24:19ont uniquement
24:20commencé
24:21avec
24:23la transition
24:24ou avec
24:25la
24:26Ve République.
24:28Mais
24:29ça fait
24:29trois ans
24:30que
24:31le président
24:32Liguier
24:33est à la manœuvre.
24:34il faut
24:36que
24:36nous sentions
24:37cette volonté
24:39mais dans
24:40les actes
24:41de
24:42changement.
24:43Mais nous
24:44ne sentons pas
24:44trop cela.
24:46Alors restons
24:46un peu dans
24:46le secteur
24:47de l'éducation.
24:48Est-ce que
24:48vous saluez
24:49les mesures
24:51qui ont été
24:52prises
24:52pour
24:54commencer
24:55à solutionner
24:56les problèmes
24:56latents
24:57dans le secteur
24:57de l'éducation,
24:58notamment sur
24:59la question
24:59des situations
25:00administratives ?
25:03C'est aux syndicats
25:04qu'il faut
25:06demander
25:06s'ils sont
25:07satisfaits.
25:07Vous êtes un acteur
25:08politique.
25:08Non, je dis
25:09c'est d'abord
25:09au syndicat.
25:10Moi, en tant
25:11qu'acteur
25:11politique,
25:12je vais me tourner
25:13vers le syndicat
25:14pour demander
25:14bon, vous avez
25:15discuté
25:16avec le gouvernement,
25:18voilà ce que
25:19vous avez
25:20obtenu,
25:22est-ce que
25:22vous en êtes
25:23content ?
25:23Parce que
25:24le problème
25:24de l'éducation,
25:25je n'écris
25:26quelque part,
25:27il y a des solutions
25:28à court terme,
25:29à moyen
25:30et à long terme.
25:32Donc, c'est
25:32à la lumière
25:33de cela
25:34qu'il faut
25:34regarder.
25:36J'ai entendu
25:37dire qu'il
25:37fallait,
25:38il y avait
25:38148,
25:40je crois,
25:41situations
25:41administratives
25:42qui devaient
25:42être réglées.
25:43Après,
25:43on a dit
25:44qu'il y avait
25:45le ministre
25:46revenu.
25:46Là, il s'agit
25:47des sortants
25:47écolos,
25:48mais la situation
25:49est un peu
25:50plus globale.
25:51Là, on parlait
25:52d'un cas précis
25:53qui a créé
25:54la polémique,
25:54mais à côté,
25:56il y a
25:56des centaines
25:57d'enseignants
25:58qui sont passés
25:59à la caisse.
26:01Des centaines,
26:02bon, c'est
26:02le chiffre
26:03un peu vague
26:03sur combien.
26:04Les chiffres ?
26:05Il y a combien
26:05de situations ?
26:06Alors, selon
26:08le compte rendu
26:09fait par la commission
26:11qui continue
26:11à travailler,
26:13tous les engagements
26:15qui ont été pris
26:16pour le mois
26:16de février
26:17ont été respectés.
26:21Je n'ai pas
26:22cette information,
26:24si c'est le cas,
26:25mais bravo.
26:28Alors, l'opinion
26:29a également été
26:30profondément marquée
26:31par la tentative
26:32d'immolation
26:32du justiciable
26:34au tribunal
26:34de Libreville
26:36qui a conduit
26:37au lancement
26:38d'un mouvement
26:39d'humeur des greffiers
26:40pour dénoncer
26:41les risques
26:42qu'ils encourrent
26:43dans l'exercice
26:43de leurs fonctions.
26:45Que révèle,
26:45selon vous,
26:46cet épisode
26:46sur l'état
26:48de notre système
26:48judiciaire
26:49et sur le malaise
26:50social plus large
26:52au sein de ces secteurs ?
26:53Oui, j'ai suivi
26:54cette affaire
26:55avec beaucoup
26:55de tristesse.
26:57Cette dame
26:58est partie
26:58dans un geste
26:59extrême.
27:02Je crois
27:03que nous devons
27:04veiller à...
27:06Il ne s'agit pas
27:07simplement du gouvernement,
27:08d'abonner
27:09de manière générale,
27:11dans l'administration
27:12de manière générale.
27:13On est dans
27:14l'administration
27:14pour servir,
27:15que ce soit
27:16la justice
27:16ou un autre ministère.
27:17qu'on est
27:18au service
27:19des citoyens.
27:21Et je crois
27:22que cette affaire,
27:26il y avait
27:27un appel
27:27à la corruption,
27:28en fait.
27:29D'après
27:30ce que j'ai compris,
27:33ça illustre
27:34vraiment
27:36la gangrène
27:37de la corruption
27:39qui ne touche pas
27:40que le ministère
27:40de la justice,
27:41qui ne touche pas
27:42que le ministère
27:43de la justice,
27:43mais le ministère,
27:45la justice,
27:45c'est un des piliers
27:47essentiels
27:47de l'État de droit.
27:49C'est un piliers
27:50essentiels
27:50si on n'a plus
27:51confiance
27:52en notre justice.
27:53Je crois que,
27:56comme le disait
27:57un de mes frères,
27:58tout est foutu.
27:59Donc,
28:00je pense qu'il faut
28:01que le président
28:04du Conseil supérieur
28:05de la magistrature,
28:06qui est président
28:08de la République,
28:09chef de l'État,
28:12chef du gouvernement,
28:12chef de l'administration,
28:14doit vraiment veiller
28:16à restructurer
28:18et mettre des mécanismes
28:20qui permettent
28:22d'éviter cela.
28:23Je dis
28:24et j'insiste,
28:25la digitalisation
28:29est une bonne chose.
28:30Elle permettra
28:31vraiment d'endiguer
28:32ces comportements
28:34déviants.
28:35On a vu au Sénégal,
28:36là,
28:37ils sont en train
28:38de vanter
28:39ce qu'ils ont fait.
28:41et ça prend
28:42le temps.
28:43Il faut
28:44y mettre
28:45toute notre
28:47volonté,
28:48notre énergie.
28:49Je pense que ça
28:49commence aussi
28:50en guillet
28:51un peu
28:53ces malveillances
28:55de corruption
28:56et des raquettes
28:58des Gabonais
29:00qui se rendent
29:01au très désarri.
29:02de l'administration.
29:03Parlons politique,
29:04si vous voulez bien.
29:05Le Parlement,
29:06aujourd'hui,
29:06est largement dominé
29:07par l'union démocratique
29:08des bâtisseurs,
29:09la formation politique
29:10du chef de l'État.
29:11Dans ce contexte,
29:12comment l'opposition
29:14entend-elle
29:15se réinventer
29:16pour jouer
29:17pleinement son rôle ?
29:19Le Parlement
29:21a une majorité
29:24très forte,
29:25une hyper-majorité
29:27de l'UDB
29:27et il est
29:29à titre
29:30du président
29:31de la République.
29:33Le président
29:34n'a pas eu
29:34de se maintenir
29:37en dehors
29:38de l'arène politique.
29:39Il est censé
29:40que les dents
29:41de tous les Gabonais
29:42n'ont pas
29:42un partisan.
29:43Il a créé
29:44un parti politique
29:45comme ça se faisait
29:47qu'en ancien temps.
29:50Je crois que
29:51lui-même
29:51s'est agi
29:52lui-même
29:53à la télévision
29:54est venu me dire
29:56que
29:57l'élection
29:58était mal organisée.
30:00Il l'a dit
30:00avant l'élection,
30:02il l'a dit
30:02après l'élection
30:04à l'occasion
30:05du discours
30:05solenné.
30:07Donc,
30:08je ne savais pas
30:10arrêter.
30:14Aller là,
30:15on fait avec
30:16la majorité
30:17dans les chambres,
30:18on va
30:19avec la pensée
30:20linique
30:20et pour ceux
30:22qui sont
30:23de l'opposition,
30:24elles s'organisent
30:25et elles s'organisent
30:27malgré
30:28des tentatives
30:29d'étouffement
30:30par la loi
30:31sur les partis
30:33politiques,
30:34loi
30:34liberticide.
30:37Mais nous
30:38continuons
30:38à nous
30:40exclumer
30:40comme aujourd'hui
30:41que c'est notre rôle
30:42d'attirer
30:44l'attention
30:44du gouvernement,
30:46de critiquer
30:46le gouvernement.
30:47et vous voyez
30:49que souvent
30:50dans nos ressentis,
30:51nos critiques
30:52sont,
30:54comment on l'appelle,
30:57sont suivies
30:57de propositions.
30:58Nous ne nous
30:59ne nous contentons
31:00pas de critiquer,
31:01nous ne faisons
31:01bien
31:01un certain nombre
31:03de propositions,
31:04nous sommes
31:05dans notre rôle,
31:06nous travaillons
31:07avec l'opinion
31:10publique
31:10puisque nous n'avons
31:11plus
31:12notre espace
31:13que l'Émilia.
31:14Et dans ce sens,
31:17la suspension
31:18des réseaux sociaux
31:20est un coup
31:21à la démocratie
31:22parce que la démocratie,
31:24la liberté
31:25est la règle,
31:26l'interdiction,
31:27l'exception.
31:27Mais cette interdiction,
31:29elle est encadrée.
31:31Et vous avez
31:33la HAC,
31:35la Haute Autorité
31:37de la Communication
31:39qui n'a pas
31:41le pouvoir,
31:42n'a pas le pouvoir
31:44dans les textes,
31:44n'a pas le pouvoir
31:45de suspendre
31:48les réseaux sociaux,
31:50l'accès aux réseaux sociaux.
31:51Il n'a pas
31:52ce pouvoir-là.
31:53Et pire,
31:54pire,
31:56elle le fait
31:57par un communiqué.
31:59Un communiqué.
32:01Vous savez
32:01qu'il y a quand même
32:03un État érégé,
32:05les lois,
32:06les règlements,
32:09un communiqué
32:10qui suspend
32:12un droit fondamental
32:14reconnu
32:14par la Constitution
32:16de Soma 14,
32:18un communiqué.
32:19Le président
32:20de la République
32:20en conspilé,
32:23il est d'accord
32:24avec ça
32:24et c'est le cas
32:25qui a suscité
32:27cette décision
32:29d'une autorité
32:31administrative
32:31indépendante.
32:33Une autorité
32:34administrative
32:35indépendante.
32:38on a envie
32:39de se demander
32:40on est où là.
32:41Alors,
32:42au-delà de vous parler
32:43des réseaux sociaux
32:44à Londres,
32:45au-delà de la méthode,
32:47la manière dont
32:47les choses se sont faites,
32:49est-ce qu'il y a
32:49une nécessité
32:50de réguler
32:51ces espaces ?
32:52Nous avons
32:53un arsenal juridique
32:55qui le permet.
32:57Il suffit
32:58d'identifier
32:59ceux
33:00qui se comportent
33:01mal
33:02et d'ester
33:03contre eux,
33:04c'est tout.
33:04Mais parfois,
33:05ils ne sont pas au Gabon,
33:06ils ne sont pas au Manger,
33:08pas à ses parents.
33:09Quand certains
33:11se lancent
33:12dans des discours
33:13totalement
33:15tribalistes
33:16et décomplexés,
33:17tribalistes
33:18et décomplexés,
33:19certains,
33:20ils s'y sont mis
33:20en prison,
33:21d'autres,
33:22on ne sent pas
33:22la volonté
33:23du gouvernement
33:25de les ramener
33:27sur le droit chemin.
33:28Il s'agit de faire quoi ?
33:29Nous avons des conventions
33:30avec la France.
33:33Alors,
33:33quelle est l'action ?
33:35Est-ce qu'on a essayé
33:38une action
33:39pour ramener
33:41ces gens-là ?
33:43Rien.
33:44Donc,
33:46c'est,
33:46du point de vue
33:47du gouvernement,
33:49on appelle
33:50la sanction
33:51à géométrie variable.
33:52Absolument,
33:53elle n'est pas avec moi,
33:54je laisse dire,
33:55même des vilaines choses
33:56graves contre la sécurité,
33:58contre le vivre ensemble.
34:00Et puis,
34:01l'autre,
34:02il m'agace,
34:03il est avec l'opposition,
34:04on en fait.
34:06Alors,
34:07parmi les réformes
34:08nées de la nouvelle loi
34:09sur les partis politiques,
34:11figurent celles
34:12sur les conditions
34:13de création
34:13et de maintien
34:15des partis.
34:16Est-ce que
34:17le parti
34:17souverainiste-écologiste
34:19s'est déjà mis en règle
34:20par rapport
34:21à cette nouvelle législation ?
34:23Je disais tout à l'heure
34:24que cette loi
34:25est mauvaise
34:26et liberticide.
34:28Nous sommes
34:29un parti
34:29qui a été trahi
34:30avant
34:32cette loi,
34:33donc la loi
34:33n'étant pas
34:34rétroactive,
34:35on n'est pas soumis
34:36à la condition
34:37du nombre
34:38d'adhérents.
34:38Une condition,
34:40excusez-moi,
34:41qui est stupide.
34:42Je crois que,
34:44je vous dis,
34:45la liberté,
34:45c'est l'arrêt.
34:46A peu de terre,
34:48ils ont ici,
34:48ils ont à peu près
34:49400 partis,
34:50donc beaucoup
34:51de petits partis politiques,
34:52mais il y a essentiellement
34:54deux partis
34:55que l'on voit
34:56le plus souvent.
34:57Les travaillistes
34:58et les conservateurs.
35:00Et il y a des fois
35:01les libéraux
35:01qui arrivent quand même
35:02à se haisser
35:05et,
35:06malgré ça,
35:07la démocratie vit.
35:09Le vrai problème,
35:10le vrai problème
35:12pour l'État,
35:12c'est le financement
35:13des partis politiques.
35:15Est-ce qu'il faut
35:16financer
35:17tous les partis politiques
35:19ou prouver
35:21le moyen
35:22de financer
35:24uniquement
35:25ceux qui ont
35:26des élus ?
35:28Ça n'impacte pas
35:29sur l'existence
35:30des partis politiques.
35:32Mais l'État
35:33a le devoir
35:34de préserver
35:35ses finances.
35:36Parce que je ne peux pas
35:37être assis dans ma maison,
35:39je dis,
35:40bon, écoutez,
35:40je vais aller traiter
35:41un parti politique
35:42et en créant
35:44mon parti politique,
35:45automatiquement,
35:46j'impacte
35:47sur les finances publiques.
35:49Ce ne serait pas
35:50raisonnable.
35:51Mais dans
35:52aucune grande nation,
35:55on ne réduit
35:57les partis politiques
35:58de cette manière.
35:59Et ça,
35:59c'est une volonté
36:00qu'on a trouvée,
36:02qu'ils ont exprimée
36:04lors de dialogues
36:06nationales
36:06d'IS inclusifs.
36:08un dialogue
36:10complètement contrôlé.
36:12Non,
36:13ce n'est pas
36:13vraiment bon
36:15pour le pays.
36:16Il faut laisser
36:18les partis politiques
36:20s'exprimer.
36:22Parce que ça donne
36:23une espèce
36:24de respiration
36:26démocratique
36:27que nous n'avons
36:28pas tellement aujourd'hui.
36:29Vous voyez comment
36:29le président
36:31s'est en griffes,
36:32il fut piégé
36:32en voulant
36:33cette grosse majorité
36:35à l'Assemblée nationale,
36:36grosse majorité
36:37au Sénat.
36:39Mais la démocratie
36:40ne respire plus.
36:42Ce n'est pas
36:42ce qui reste
36:43aux autres partis.
36:46C'est
36:48les réseaux sociaux,
36:50c'est en griffes
36:51un peu
36:51l'informel.
36:53Et là-dessus,
36:54j'ai envie de dire
36:54que le président
36:55Omar Bonreau,
36:57dont il
36:58se réclame,
37:00je me rappelle
37:02en 1990
37:03sur le perron
37:04d'Élysée,
37:06il avait dit
37:07« mais je ne comprends pas
37:08pourquoi les gens
37:09ont peur
37:10de la démocratie,
37:11la démocratie c'est bien. »
37:12Alors que
37:13comme avant,
37:14Habitat me disait
37:15« moi,
37:16la démocratie
37:17n'est jamais
37:18le pluralisme. »
37:20Mais il s'est rendu
37:20compte
37:21que ça permettait
37:23au système
37:24de respirer.
37:26Et on a vu
37:27qu'une des meilleures
37:28législatures,
37:28d'abord la huitième
37:30législature,
37:31c'était
37:31une législature
37:33où l'opposition
37:35a presque
37:36frisé
37:37la majorité,
37:38il n'était pas
37:38loin
37:39du PDG.
37:41Et c'est
37:42une législature
37:43qui a produit
37:44des textes
37:45extraordinaires
37:46sous le président
37:48Jules Bourdes
37:49Oguligende
37:51et qui a mené
37:52un combat
37:54qui a permis
37:55au gouvernement
37:56de Yemba
37:57d'abattre
37:58un travail
37:59important.
38:00par exemple
38:01au niveau
38:03de l'éducation,
38:04la construction
38:05de nombreuses
38:05écoles,
38:06on n'a jamais
38:07autant construit
38:08d'écoles
38:08que sous
38:10la huitième
38:11législature.
38:12Alors,
38:13pour ce,
38:14si vous voulez bien,
38:15sous la transition,
38:17on a cité
38:17un Conseil national
38:18de la démocratie
38:20paradoxalement
38:20très effacé
38:22alors qu'il s'agissait
38:23de réponder
38:24les institutions.
38:25Lors du dernier
38:26Conseil des ministres,
38:27le gouvernement
38:29a monté
38:30la transformation
38:31du Conseil national
38:32de la démocratie
38:33en mission nationale
38:34de la démocratie
38:35et de la participation
38:36citoyenne.
38:37Est-ce que cette réforme
38:38peut-elle
38:39réellement renforcer
38:40la participation
38:41des citoyens
38:42à la chose publique
38:43et renforcer
38:44également
38:44le dialogue politique ?
38:48Écoutez,
38:49c'est
38:50une réforme
38:51de plus,
38:52peut-être
38:52une réforme
38:53de trop,
38:55avec une configuration
38:56qui ressemble
38:57au Conseil économique
38:58et sociale.
38:59Vous avez
39:00la société civile
39:02où je pense
39:03que j'ai un peu
39:05écouté,
39:05je n'ai pas les textes,
39:06parce qu'il faut
39:07voir les textes,
39:08il faut juger
39:08sur les textes,
39:09mais apparemment
39:11avec un secrétariat
39:13permanent,
39:14avec plein de vice-présidents,
39:16une grosse institution.
39:18Parce qu'on a raté
39:19le tournant
39:21de la respiration
39:22démocratique
39:23qui aurait permis
39:24au parti
39:25de s'exprimer
39:26à l'intérieur
39:27de l'Assemblée.
39:27Il y a beaucoup
39:27de pays,
39:28il n'y a pas
39:28de Conseil national
39:29de la démocratie.
39:31Excusez-moi
39:33du peur,
39:34je crois
39:34que c'est
39:36soit
39:37on laissait
39:38le Conseil national
39:40de la démocratie
39:41qui a simplement
39:42souffert
39:43de non-financement
39:44de l'État.
39:45C'était ça,
39:46sans mal,
39:46l'État ne finançait pas.
39:47C'est de temps en temps,
39:49bon,
39:49les partis politiques
39:50ont besoin d'un rang,
39:52on va faire des sessions
39:53et puis on va leur donner
39:56quelques miettes.
39:58Mais je crois
39:58qu'il n'y avait pas besoin
40:00de cette réforme
40:02dont on parle.
40:04Comme il faut
40:05la réforme
40:06pour la réforme,
40:07je crois que
40:08le jour
40:09où nous arriverons
40:10aux affaires,
40:11c'est le genre
40:12de l'institution
40:13qu'on va
40:15barrer.
40:16Alors,
40:17pour arriver aux affaires,
40:18il faudrait peut-être
40:18se structurer
40:20davantage.
40:21M. le Président,
40:23est-ce que
40:24votre parti
40:25répond
40:26à l'appel
40:27d'Alain-Claude
40:27Bélé-Binzié
40:28qui demande
40:29simplement
40:29que l'opposition
40:31puisse mieux
40:32se structurer
40:33pour peser
40:33face au pouvoir ?
40:35J'ai envie de dire
40:36que nous avons été
40:37les premiers
40:37à lancer cet appel,
40:38la CNR.
40:40En écho,
40:41Alain-Claude Bélé-Binzié
40:42a lancé aussi
40:43cet appel
40:44et nous avons
40:45fait une sortie
40:46ensemble
40:47avec
40:48le parti
40:49Réagir
40:50et demain
40:51nous avons
40:52une sortie
40:53et une conférence
40:54de presse
40:55à la Chambre
40:57de commerce
40:57à 11h
40:58où nous aurons
41:00à nous
41:02exprimer
41:03ensemble.
41:04Donc,
41:04il y a quelque chose
41:05qui se dessine.
41:06Quelque chose
41:07qui se dessine,
41:08nous avons compris
41:08aussi qu'il ne fallait
41:10pas travailler
41:11de manière isolée,
41:12mais ce ne sera
41:13pas un rassemblement
41:14fourre-tout.
41:15C'est un rassemblement
41:17de gens
41:18qui sont
41:19convaincus
41:20de l'objectif
41:21que nous visons.
41:23C'est vrai
41:23qu'on nous dit
41:24des fois,
41:25mais Alain-Claude Bélé-Binzié,
41:27c'est lui qui frappait
41:28dans l'opposition.
41:29Est-ce que nous,
41:29on est dans l'opposition
41:30depuis longtemps ?
41:31Bon, je rappelle
41:32que lui,
41:33il a commencé
41:33par l'opposition.
41:34Après,
41:35il est parti au PDG,
41:36il est revenu
41:37dans l'opposition.
41:39Mais j'ai envie
41:40de dire aussi
41:40à ses amis-là,
41:43oui, d'accord,
41:44mais lui,
41:45il est pour la
41:47Commission Vérité,
41:48Justice et Réconciliation.
41:49Il est donc
41:51pour
41:51qu'on juge
41:53l'action
41:54qu'il a menée
41:55quand il était
41:56aux affaires.
41:57C'est une posture
41:58de responsabilité.
41:59Et nous saluons
42:00cette posture
42:01de responsabilité
42:02que refusent
42:03ceux qui sont au pouvoir.
42:06Que refusent
42:07ceux qui sont au pouvoir.
42:08Donc,
42:09nous avons
42:11objectivement
42:11des points communs.
42:14Nous pensons
42:15la même chose
42:17du pouvoir
42:17qui est en place,
42:18mais nous travaillons
42:19et nous allons
42:20rassembler
42:21autant que faire se peut
42:23les gens
42:23qui ont
42:25les mêmes convictions
42:26que nous,
42:26qui pensent
42:27que le Gabon
42:28est mal géré,
42:30mal gouverné,
42:30prend une mauvaise
42:32direction
42:32et qu'il faut
42:33changer
42:34de cette direction-là.
42:37Alors,
42:37j'aimerais vous entendre
42:39sur une question
42:40importante.
42:41La presse française
42:42a récemment révélé
42:42que le Quai d'Orsay,
42:44donc le ministère
42:46des Affaires étrangères
42:47français,
42:48aurait dissimulé
42:49des documents
42:50sur l'attaque
42:52du QG
42:52de Jumping
42:53en 2016.
42:54Si ces assertions
42:55sont avérées,
42:56est-ce grave
42:57pour le Gabon
42:58aujourd'hui ?
43:00Pas pour le Gabon,
43:02c'est grave
43:02pour ceux
43:03qui ont dissimé.
43:04Ce n'est pas nous
43:05qui...
43:05Dans la quête
43:06des vérités
43:07des victimes
43:08et autres
43:08de ces...
43:09Je dis,
43:10oui,
43:10mais c'est d'abord
43:12grave,
43:13un acte grave
43:14posé par des personnes
43:16qui emportent
43:17la responsabilité,
43:19puisque des dossiers
43:20ont été documentés,
43:22transmis,
43:23et ils les auraient
43:25camouflet.
43:26Si,
43:27c'est grave
43:30aussi pour nous
43:30parce que
43:31ça nous a empêché
43:33de mener
43:34l'action
43:35vers la CPI
43:37et les autres
43:38organes internationaux
43:40qui regardaient
43:41en direction
43:42du Gabon
43:42pour comprendre
43:43ce qui s'est
43:44vraiment passé.
43:45Je pense que
43:46c'est...
43:48c'est extrêmement grave.
43:50Extrêmement grave.
43:51Monsieur le Président,
43:52le Gabon semble
43:53aujourd'hui engagé
43:54dans une phase
43:55charnière
43:55de son histoire politique
43:57entre aspirations
43:58au renouveau
43:58institutionnel,
43:59défis économiques
44:00importants
44:01et attentes sociales
44:02fortes.
44:03Pour conclure
44:04cet entretien,
44:05quel message
44:06souhaitez-vous
44:07adresser aux Gabonaises
44:08et aux Gabonais
44:08sur la vision
44:09que votre parti porte
44:12pour l'avenir
44:12politique,
44:13économique et écologique
44:14du pays ?
44:15La question écologique,
44:16justement,
44:16nous n'aurons pas
44:17en parlé.
44:17Oui,
44:18je voudrais dire
44:21tout d'abord
44:22que nous ne faisons pas
44:23de l'opposition
44:23pour l'opposition.
44:26Nous avons
44:27des idées
44:28et des projets
44:29pour le Gabon.
44:30Nous avons des idées
44:32et des projets
44:32pour le Gabon.
44:34et je crois
44:36que nous ne nions pas
44:38aux autres Gabonais
44:39la capacité
44:41d'en faire autant,
44:43mais à l'observation,
44:45à l'observation
44:46de ce qu'ils font.
44:48Vous voyez,
44:49le président Oligi,
44:51en refusant
44:52la commission
44:52Vérité, Justice
44:53et Réconciliation,
44:55il s'est entouré
44:56de ceux-là même
44:58et le Gabonais
44:59le décrit,
45:00de ceux-là même
45:01qui ont mis
45:01le pays par terre.
45:03Il a juste évacué
45:05quelques personnes,
45:07on a l'impression
45:08que c'était
45:10uniquement
45:11Nordine,
45:12sa mère
45:13et quelques
45:14Tartampions
45:14qui ont mis
45:15le pays.
45:15Ce n'est pas vrai.
45:17On ne peut pas croire
45:18à une telle fadaise.
45:19Et je crois
45:20qu'il faut
45:22absolument
45:23que nous nous convainquions
45:25et nous sommes convaincus
45:26que cette mauvaise
45:28direction prise
45:30par le président
45:31et Oligi
45:32est liée
45:33au choix
45:34qu'il a fait
45:35de faire revivre
45:37le PDG
45:38d'une autre manière.
45:41On aura
45:42les mêmes résultats.
45:43Tant qu'à l'opposition,
45:45nous organisons,
45:46je vous ai dit
45:46que nous avons
45:47un programme
45:50politique
45:52et nous avons
45:53des propositions
45:54que vous sentez
45:55venir au fil
45:56des interventions
45:58que nous faisons.
46:00Le Parti
46:01souverainiste
46:01écologiste
46:02a particulièrement
46:03beaucoup travaillé
46:05sur
46:07l'organisation
46:08territoriale
46:10du Gabon
46:10parce que
46:11l'organisation
46:12telle qu'elle est faite
46:13depuis,
46:14c'est la même
46:14organisation
46:15depuis les mêmes
46:16avant l'indépendance,
46:18neuf provinces
46:19qui sont
46:20de neuf régions
46:21qui sont devenues
46:21neuf provinces,
46:22etc.
46:23Le même mode
46:24de fonctionnement
46:24et dans la décentralisation
46:26actuelle,
46:27nous ne trouvons pas
46:28le compte.
46:28Elle est complètement
46:29irréaliste
46:30et hors sol.
46:32Je pense
46:33qu'il faut
46:35que nous,
46:37les opposants,
46:38et c'est ce que fait
46:39le Parti
46:39souverainiste
46:40écologiste
46:40et ses amis,
46:42nous travaillons
46:42sur ces sujets,
46:44sur le sujet
46:47des mines,
46:48du pétrole,
46:49de la souveraineté
46:50économique.
46:51Là aussi,
46:52nous n'avons pas évoqué,
46:53on parle de souveraineté
46:55économique,
46:56mais ce sont les mêmes
46:56qui sont là,
46:58Olam,
46:59ils se renforcent même,
47:01Erize,
47:02Genvor,
47:03pour le pétrole,
47:04etc.
47:05donc la souveraineté
47:07est proclamée,
47:08mais dans les faits,
47:10elle est complètement
47:11obsolète.
47:12Je crois que
47:13c'est tout cela,
47:15tout cela
47:16que nous devons
47:16examiner
47:18et que nous examinons
47:19au niveau
47:20de l'opposition
47:21et le rassemblement,
47:23donc je dis
47:24d'un côté,
47:25premièrement,
47:25les programmes,
47:26deuxièmement,
47:27le rassemblement
47:28de certaines forces
47:30de l'opposition
47:32pour densifier
47:33le combat.
47:35Troisièmement,
47:36la relation
47:38avec le peuple gabonais.
47:40Mobiliser
47:41le peuple gabonais,
47:42voici les trois axes
47:44sur lesquels
47:45nous travaillons.
47:46Évidemment,
47:48l'écologie
47:49est tributaire
47:51du combat démocratique
47:52que nous menons.
47:54Si nous n'arrivons pas
47:55à changer les choses
47:57sur le plan
47:58de la démocratie,
47:59l'écologie,
48:00il n'y aura rien du tout.
48:01Pourtant,
48:02nous y sommes
48:04vraiment attachés
48:05parce qu'il y a
48:06beaucoup de choses
48:07qui ont été faites
48:08dans l'environnement,
48:10des choses intéressantes
48:12mais qui ne sont pas
48:13allées plus en avant.
48:17Par exemple,
48:18les aires protégées,
48:20maritimes protégées,
48:22c'est vraiment
48:23un grand progrès
48:25pour la biodiversité marine.
48:28c'est très intéressant
48:29mais il faut aller
48:31plus avant.
48:31Il ne faut pas
48:32simplement déclarer,
48:33il faut maintenant
48:33les outils
48:34pour protéger.
48:36Nous avons un certain
48:37nombre de réserves
48:38mais que faisons-nous
48:40là-dedans ?
48:41C'est l'opacité
48:43totale.
48:44Et il y a une question
48:45importante peut-être
48:46que je n'ai pas,
48:47que j'aurais aimé évoquer,
48:49c'est la question foncière.
48:52Sons-nous vraiment
48:55encore totalement
48:56propriétaires
48:57des terres gabonaises,
48:59nous les Gabonais ?
49:02C'est une grande question.
49:04Et quand nous étions
49:05dans la CNR
49:06avant le coup d'État,
49:08cette question se posait,
49:10on a travaillé dessus.
49:12C'est vraiment
49:12une très grande question.
49:14C'est moi qui vous remercie
49:27et je remercie
49:28les Gabonais
49:29qui nous écoutent
49:29et je demande
49:31à ces Gabonais
49:31de ne pas perdre espoir
49:32et de regarder
49:34en direction
49:34de nos policiers.
49:35Merci à vous également
49:37chers internautes
49:38de nous avoir regardés.
49:40À la prochaine
49:41pour un autre numéro
49:42du Crayon Rouge.
49:44Crayon Rouge.
50:14Sous-titrage Société Radio-Canada
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