00:00Nous avons à côté les malades mentaux, ce que je définis comme étant les malades mentaux.
00:06Certains politiciens, certains magistrats,
00:11certains magistrats qui ne prennent pas leurs responsabilités face à certaines situations,
00:17certains hommes d'affaires qui ont besoin de crimes pour accéder au pouvoir,
00:22des tiers qui peuvent être des religieux et autres.
00:24Et au haut de la pyramide, nous avons les intermédiaires qui sont l'exécutant.
00:29Mais le constat est que les malades mentaux, politiciens, magistrats et j'en passe certains,
00:35bénéficient d'une immunité parce qu'on ne peut pas poursuivre un magistrat.
00:40Communication du syndicat national des magistrats du Gabon.
00:46C'est avec une profonde stupéfaction et une indignation légitime
00:52que les magistrats ont pris connaissance des propos tenus par M. Geoffroy Foumoula,
00:58Lébéka Makosso, vice-président du Conseil économique, social, culturel et environnemental,
01:07lors d'un récent colloque consacré aux crimes rituels.
01:11Au cours de cette instance,
01:14ce responsable administratif a publiquement qualifié les magistrats de malades mentaux.
01:20Autrement dit, les magistrats seraient des personnes dépressives, des personnes détraquées mentalement.
01:30De tels propos d'une violence verbale inuit constituent une dérive grave et inadmissible.
01:39Ils ne sont pas seulement une insulte personnelle envers les femmes et les hommes
01:44qui rendent la justice au nom du peuple gabonais,
01:48mais représentent une attaque directe contre l'institution judiciaire elle-même.
01:54En s'exprimant ainsi,
01:59M. Foumoula fait preuve d'un incivisme caractérisé
02:03et méconnaît les règles élémentaires de courtoisie républicaine
02:07et de respect mutuel
02:09qui doivent prévaloir entre les institutions de l'État.
02:14Les magistrats rappellent que la critique des décisions de justice est libre,
02:20mais l'injure envers ceux qui la rendent est pénalement repréhensible.
02:27Le caractère infamant de ces accusations porte atteinte
02:31au crédit de l'institution judiciaire
02:33et à la confiance que les citoyens lui accordent.
02:38Le cinéma dénonce avec la plus grande fermeté
02:40cette attitude irresponsable d'un haut responsable de l'État
02:45qui se doit d'observer en tout temps et en tout lieu
02:48une retenue dans l'expression de ses opinions.
02:53Le cinéma se réserve donc le droit d'engager
02:56toutes les actions nécessaires pour réparer le tort
02:59qui a été causé à l'honorabilité de leur corps.
03:04La justice ne saurait être la cible des manœuvres
03:07de décrédibilisation, autant pour moi,
03:13singulièrement de la part de personnalités investies
03:17de l'autorité de l'État.
03:19Le cinéma exige des excuses publiques
03:22de la part de l'institution au nom duquel
03:24l'auteur de ses propos s'est exprimé
03:26et espère qu'une subdisciplinaire sera donnée
03:31à cette inconduite notoire.
03:33Je vous remercie.
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