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Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers. Présenté par Eliot Deval
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00:00:00Il est quasiment 19h sur CNews, merci d'être avec nous en ce vendredi un peu spécial,
00:00:06car pour la première fois cette année, et c'est normal, c'est chaque année,
00:00:10mais je vais pouvoir dire non pas seulement bonsoir Philippe Devilliers,
00:00:13mais bonsoir et joyeux anniversaire Philippe Devilliers, ravi de vous retrouver.
00:00:18Bonsoir Éviot, c'est malin ça.
00:00:20Ah bah quoi, j'ai le droit de vous souhaiter, c'était cette semaine, j'ai le droit de vous
00:00:25le souhaiter en direct.
00:00:25Les téléspectateurs ne sont peut-être pas tous informés que Philippe Devilliers a 18 ans.
00:00:31C'est pour ça que je dis que c'est malin.
00:00:32Ah bah bien sûr, j'ouvre le jeune, ravi de vous retrouver.
00:00:34Bonsoir Éliot, joyeux anniversaire Philippe.
00:00:36Mais nous avons une surprise Philippe Devilliers.
00:00:38Ah bon ?
00:00:39Ah oui, parce qu'il y a du monde qui souhaite vous souhaiter un joyeux anniversaire, regardez.
00:00:44À celui qui réveille l'âme de la France avec tant d'élégance, joyeux anniversaire Philippe.
00:00:49Joyeux anniversaire au vicomte du Puy du Fou, c'est à jamais.
00:00:53Joyeux anniversaire cher Philippe, vive la Vendée, vive la Vendée libre !
00:00:58Cher Philippe, un très joyeux anniversaire et j'en profite pour te remercier pour m'avoir inspiré.
00:01:06Tu es un homme politique qui m'a donné le goût de la politique, des idées, de la littérature également.
00:01:13Et puis tu es aussi un ami fidèle sur lequel on peut compter dans ce milieu médiatique et politique.
00:01:21Là, c'est très rare.
00:01:21Donc encore une fois, un très joyeux anniversaire.
00:01:24Philippe Devilliers, merci pour tout et merci pour la France.
00:01:27Mon cher Philippe, je tenais à vous souhaiter un très joyeux anniversaire.
00:01:30Et malgré nos différences footballistiques, je vous apprécie beaucoup.
00:01:33On se voit au final.
00:01:34Cher Philippe, avec Jules Torres ici présent, on voulait vous souhaiter un magnifique anniversaire.
00:01:39Joyeux anniversaire Philippe.
00:01:40Et vive la Vendée et vive le Puy du Fou, évidemment.
00:01:43Saint-Ignon a dit un jour, il y a certaines personnes pour lesquelles la valeur s'accroît avec le nombre
00:01:47des années.
00:01:48C'est pour vous Philippe, très joyeux anniversaire.
00:01:51Cher Philippe, il y a évidemment l'homme d'histoire, l'homme de culture, l'homme de la Vendée.
00:01:55Chacun connaît cela.
00:01:56Mais il y a aussi l'homme de Marcel Sopin.
00:02:00Lorsqu'enfant, vous étiez là dans les trélunes en train d'encourager Daniel Léon et Swodo et Gondet.
00:02:07Et c'est cela, finalement, qui est dommage pour le football.
00:02:11Parce que vous auriez été un entraîneur immense.
00:02:14Le stratège, vous auriez entraîné le FC Nantes, vous auriez entraîné Barcelone.
00:02:17C'est une carrière manquée.
00:02:20Et c'est une occasion également ratée pour le football français.
00:02:25Donc bon anniversaire, cher Philippe.
00:02:27Et n'oubliez pas, le but le plus remarquable, c'est d'entrer dans le but, précisément, avec le ballon.
00:02:38D'entrer dans le but, précisément, avec le ballon.
00:02:41Encore une passe, encore une passe, encore une passe.
00:02:43C'est ça, le football est mince lent.
00:02:46Bon anniversaire, cher Philippe.
00:02:48Voilà, il y avait du monde qui souhaitait vous le souhaiter.
00:02:51Il y avait encore plein de personnes qui souhaitaient le faire, cher Philippe de Villiers.
00:02:55Ça me touche beaucoup, c'est toute la grande famille de CNews, cette belle maison où on parle avec son
00:03:05cœur.
00:03:07Même si, à mon âge, on préfère rester discret sur la fête de l'anniversaire.
00:03:15Il y a une phrase de Saint-Ignon qui s'applique bien à la situation où je me trouve.
00:03:25On devient vieux trop tôt et sage trop tard.
00:03:31Et il y a une autre phrase qui est de Sioran, je crois.
00:03:39On commence à vieillir lorsqu'on se contente des ennemis qu'on a sous la main.
00:03:43Il faut s'en faire tous les jours.
00:03:46Donc, ça va, je suis pareil.
00:03:47Et en même temps, si on ne se fait que des ennemis, ça veut dire qu'on est dans l
00:03:51'aigreur.
00:03:52Et en fait, le secret du rajeunissement, je vais vous le donner,
00:03:59c'est de défendre une cause jour et nuit,
00:04:04de s'y tenir, et parce que ça vous maintient en éveil.
00:04:08Dès que vous vous retournez et que vous avez un de vos petits-enfants qui vous dit
00:04:12« Grand-papa, excuse-moi, mais tu as déjà raconté cette histoire il y a trois jours. »
00:04:17Là, c'est très mauvais.
00:04:19Et moi, j'ai la chance d'avoir des petits-enfants qui me disent tous
00:04:22« Attention, mon grand-papa, Joe Biden. »
00:04:25Et il n'y a pas que vos petits-enfants ?
00:04:27Vous savez qui le dit ?
00:04:28Non.
00:04:29Le journal du dimanche.
00:04:31Regardez !
00:04:33Toujours plus jeune que Biden.
00:04:36Regardez la ligne du JDD.
00:04:39C'est le cadeau de Geoffroy Lejeune et de la rédaction du JDD.
00:04:48Incroyable.
00:04:49Et alors, la fièvre du vendredi soir.
00:04:51J'ai tiré le fil de ces news et l'audience est venue.
00:04:54Exclusif, glucide, pesticide, sourcicide, sa prochaine trilogie.
00:04:59Voilà.
00:05:00Joyeux anniversaire, Philippe Devilliers.
00:05:02Et ça fait du bien, évidemment, de pouvoir sourire.
00:05:05Et vous avez dit un mot très important, une formule essentielle, une grande famille.
00:05:09C'est la grande famille qui vous le souhaite du JDD en passant par Europe 1.
00:05:13Et même le Figaro, puisqu'on a vu des figures.
00:05:15Oui, j'ai oublié.
00:05:16Dans les amis du Figaro.
00:05:18Et c'est news, bien sûr.
00:05:19Philippe Devilliers.
00:05:21Les choses sérieuses commencent.
00:05:22Quoique, c'était très sérieux, là.
00:05:25Oui.
00:05:25Les choses sérieuses commencent.
00:05:26On en sait...
00:05:27Je vous signale quand même que...
00:05:31Quand ma femme a dit, tu te rends compte, 77 ans, je lui ai dit, tu te rends compte de
00:05:35quoi ?
00:05:36À 77 ans, Clémenceau était dans la tranchée, avec les poilus, pour leur dire on va gagner.
00:05:42Il avait mis ses guêtres.
00:05:43Bon, moi, je n'ai pas de guêtres.
00:05:47Ensuite, Churchill, on lui dit, vous avez 77 ans, comment vous faites pour tenir ?
00:05:55Et il répond, no sport, en tirant sur son cigare.
00:05:59Moi, c'est l'inverse, je fais beaucoup de sport.
00:06:01Et Victor Hugo, à 77 ans, il n'avait pas fait la moitié de son oeuvre.
00:06:06Pourquoi je vous dis ça ? Parce que je sens bien une pointe d'ironie sur le thème.
00:06:10Oh là là !
00:06:12Oui, oui, oui.
00:06:13Mais je sais bien, je vois bien la lutte des classes, la lutte des âges, la pensée éternelle.
00:06:21Vous verrez.
00:06:22Le jeunisme, le jeunisme, c'est ça aussi.
00:06:25Philippe Devilliers, on commence l'émission.
00:06:28Et là, les choses, je le redis, les choses sérieuses.
00:06:31Ah, c'est de notre faute, mais bien sûr.
00:06:335 minutes, qu'on est hors sujet, là.
00:06:35Hors sujet, complet.
00:06:36Mais c'était important de le faire.
00:06:37Mais désolé.
00:06:38Complet.
00:06:40Philippe, on ne sait plus très bien, et là, on change de sujet, on passe bien sûr sur la guerre
00:06:44en Iran,
00:06:45puisqu'on entre dans la quatrième semaine, où on en est dans cette guerre en Iran.
00:06:49Des informations, une contradictoire circule, Philippe, dans toutes les chancelleries,
00:06:54sur les plateaux de télévision, intervention militaire ou non.
00:06:57Et il y a eu, encore une fois, une déclaration très surprenante de Marco Rubio aujourd'hui.
00:07:04On va la découvrir ensemble, qui dit,
00:07:06« Quand nous en aurons fini avec eux, dans les deux prochaines semaines,
00:07:11ils seront plus affiblis qu'ils ne l'ont été dans l'histoire récente. »
00:07:16Il envisage donc une sorte de fin de la guerre dans les deux prochaines semaines.
00:07:21Philippe Devilliers, quel est votre sentiment sur l'état de cette guerre,
00:07:24sur la psychologie respective des belligérants ?
00:07:27Va-t-on vers la poursuite de la guerre ou vers un cessez-le-feu ?
00:07:31Alors là, c'est très très difficile de faire une quelconque prévision,
00:07:36puisque quand vous écoutez les belligérants eux-mêmes, on est dans la confusion.
00:07:41Il semble cependant qu'à travers la déclaration que vous venez de passer de Marco Rubio,
00:07:48il y ait, appelons ça une petite luciole dans le brouillard.
00:07:52Parce que le mot brouillard de Clausewitz n'a jamais aussi bien porté son nom.
00:07:57Le brouillard de la guerre, dit Clausewitz.
00:08:00Et là, on est dans le brouillard.
00:08:02On est même dans deux brouillards successifs.
00:08:05Puisqu'on nous annonce, Donald Trump nous annonce l'escalade et la désescalade,
00:08:12en même temps, en deux heures ou en deux jours.
00:08:16L'escalade, c'est-à-dire, on va taper plus fort, on va porter un coup final,
00:08:22et puis ensuite, on est en train de négocier, et ça se passe très bien avec l'Iran.
00:08:29Donc, en fait, on ne respecte pas le principe de nos contradictions.
00:08:35On a du mal à comprendre.
00:08:37Alors, moi, ce que je comprends, c'est que, c'est pour ça que je parle d'une luciole.
00:08:42C'est qu'on était mal embarqués.
00:08:44Le monde entier était mal embarqué.
00:08:46Pourquoi ? Parce que le théâtre d'opération laisse apparaître plusieurs inconnus.
00:08:56Inquiétantes.
00:08:56La première inconnue, c'est les troupes au sol.
00:08:59Parce qu'on recommence comme au Vietnam, en Irak, en Syrie, en Libye.
00:09:05Le carpet bombing ne conclut jamais la guerre.
00:09:10Ça, on le savait.
00:09:12On a toujours dit, s'il n'y a pas de troupes au sol, on ne gagnera pas la guerre.
00:09:14Ils ne gagneront pas la guerre.
00:09:16Et puis là, il parle de troupes au sol.
00:09:19Mais les troupes au sol, en face, il y a un vieux pays qui s'appelle l'Iran,
00:09:24qui est un grand pays.
00:09:26Et qui a décidé de lever une armée.
00:09:32Même avec des enfants de 12 ans, c'est-à-dire qu'on nous parle d'un million d'hommes.
00:09:36Donc, s'il y a des troupes au sol, on sait que ça se terminera mal.
00:09:40Et ça ne se terminera pas, d'ailleurs.
00:09:41Ça s'enlisera.
00:09:45Ensuite, il y a la fameuse île de Karg, deuxième inconnue.
00:09:50Si vous regardez la carte, l'île de Karg, elle est dans un cul-de-sac, au fond du golfe
00:09:56Persique.
00:09:57Alors, l'avantage, si vous bloquez l'île de Karg, c'est que vous bloquez 90% de la production
00:10:04de pétrole de l'Iran.
00:10:05Mais en même temps, vous êtes sous les rampes de missiles.
00:10:11Et jamais les Iraniens n'accepteront, sans réagir, qu'on leur prenne leurs joyaux.
00:10:19Ensuite, il y a la question des réserves de munitions.
00:10:25Moi, ce qui me frappe, c'est que les Iraniens ont consommé 90% de leurs missiles et de leurs
00:10:37drones,
00:10:38après ce qu'on nous dit.
00:10:42Mais leurs tirs sont deux fois plus efficaces qu'au début.
00:10:49Donc, un taux de réussite qui est sans commune mesure avec les premiers tirs.
00:10:54Et en face, on nous dit, attention, la fronte de David pour les Israéliens,
00:11:01les patriotes pour les Américains s'épuisent, les stocks s'épuisent.
00:11:06C'est peut-être une des raisons qui pousse Marco Rubio à dire ce qu'il dit.
00:11:10Parce que quand vous n'avez plus de munitions, vous ne pouvez plus faire la guerre.
00:11:14Alors maintenant, de l'autre côté, ça c'est le théâtre des opérations.
00:11:16Sur le théâtre des opérations, il y a quelque chose qui tourne mal, c'est le Liban.
00:11:19Puisqu'on nous annonce maintenant qu'Israël va occuper une partie du Liban.
00:11:23Et donc, j'appelle moi le président de la République, protecteur du Liban depuis Saint-Louis,
00:11:28à réagir et à empêcher que le Liban ne soit à nouveau occupé.
00:11:36Alors le théâtre des opérations, d'un côté, et la négociation de l'autre.
00:11:40Alors sur la négociation, on nous parle du Pakistan, parce qu'apparemment, il y a un maréchal au Pakistan
00:11:45qui est l'ami et des Iraniens et de Donald Trump.
00:11:50Et il y a 30% de chiites.
00:11:52Au Pakistan, c'est le pays chiite de toute la région.
00:11:58Et on nous dit, ben voilà, il y a les conditions iraniennes, les conditions américaines.
00:12:04Alors les conditions américaines, on les connaît.
00:12:07C'est un, plus de nucléaire, démantèlement du nucléaire militaire.
00:12:13Deux, démantèlement des lances missiles, des rampes de missiles.
00:12:22Trois, le troisième, c'est la liberté de circulation dans le détroit de Hormuz.
00:12:32Et il y a même une quatrième condition dont on parle moins,
00:12:35c'est la fin du financement des proxys.
00:12:38C'est-à-dire le Hamas, le Hezbollah et les houtistes du Yémen.
00:12:43Du côté iranien, les demandes sont à la fois toutes naturelles et irréconciliables,
00:12:52enfin non conciliables avec les demandes des États-Unis.
00:12:56C'est la fin des sanctions internationales.
00:12:58S'il y a la paix, il y a la paix.
00:13:00C'est ensuite le démantèlement des places militaires,
00:13:06des bases militaires américaines au Proche-Orient.
00:13:09Ça, c'est impossible.
00:13:11Et enfin, troisièmement, c'est la possibilité de faire payer un droit sur le détroit d'Hormuz.
00:13:16Enfin, ce sont trois des conditions, il y en a beaucoup plus, évidemment.
00:13:21Donc, je ne sais pas du tout ce que sera la négociation.
00:13:24Ce qui apparaît clair, c'est que pour les Américains, on ne parle plus du changement de régime.
00:13:30Voilà.
00:13:31C'est tout ce qu'on peut dire en l'instant.
00:13:33Moi, je vais vous dire, je ne fais pas partie des gens qui prennent partie.
00:13:40Je fais partie des gens qui disent, il faut la paix.
00:13:46Arrêtons la montée aux extrêmes.
00:13:49Parce que les Américains et les Israéliens sont en face d'un grand pays
00:13:55dont on n'avait pas mesuré la puissance.
00:14:01Et donc, je pense qu'il est grand temps d'arrêter cette guerre.
00:14:07Les Américains n'avaient pas saisi l'importance du détroit d'Hormuz, etc.
00:14:13Et donc, il y a eu beaucoup d'improvisation.
00:14:15Et je pense que si on peut obtenir la paix, même si c'est une paix bancale,
00:14:20il vaut mieux une paix bancale qu'une guerre mondiale.
00:14:26Voilà ce qu'on pouvait dire sur la question iranienne.
00:14:28Et je précise aux téléspectateurs, même si ce sont des spectateurs avertis et réguliers de cette émission,
00:14:34voilà désormais quatre semaines que vous tenez le même discours de prudence,
00:14:37prudence, pour ne pas dire un discours sceptique, sur l'issue de ce conflit.
00:14:45Contrairement à ce qu'on peut entendre sur de nombreux plateaux.
00:14:48Vous savez pourquoi ? Parce qu'en fait, on a maintenant la connaissance des guerres asymétriques.
00:14:54Or, il semble que les Américains n'aient pas encore assimilé l'idée de la guerre asymétrique.
00:14:59L'Amérique ne peut pas gagner une guerre asymétrique.
00:15:03Parlons de l'actualité nationale à présent et des élections municipales, bien sûr.
00:15:08Les Français qui nous regardent très nombreux ont hâte de découvrir votre analyse,
00:15:13votre regard sur ce second tour des élections municipales qui se tenaient dimanche dernier.
00:15:18Et vous souhaitez non pas parler en premier lieu des partis, des gagnants ou des perdants,
00:15:23mais d'un mâle français, signe peut-être du désamour en la chose politique.
00:15:28Et on va parler de la participation et de l'abstention.
00:15:3257,03% de participation, c'est la participation définitive.
00:15:37On est très loin de 2020 parce qu'il faut mettre de côté la crise sanitaire.
00:15:43Mais en revanche, c'est moins qu'en 2014, c'est moins qu'en 2008.
00:15:48Geoffroy Lejeune.
00:15:48– Cher Philippe, quelle est selon vous la signification de cette abstention record
00:15:52lors du second tour des élections municipales ?
00:15:55– La signification doit être étudiée, regardée, observée avec le plus grand soin.
00:16:06Parce que c'est le sommet de la courbe.
00:16:0943% de Français qui composent le parti, de ceux qui ne sont pas allés aux urnes.
00:16:1543%.
00:16:16Bon.
00:16:18Alors, il y a plusieurs raisons.
00:16:20Moi, j'en vois trois.
00:16:23Trois éléments d'explication.
00:16:25Le premier élément d'explication, c'est que l'État, en l'occurrence la Macroniche,
00:16:31dans une loi folle, a infligé une mesure d'euthanasie à la démocratie locale.
00:16:42C'est cette fameuse loi de 2025 qui a interdit le panachage dans les petites communes de moins de 1000
00:16:51habitants
00:16:52et qui a rendu obligatoire la parité.
00:16:55C'est mal connaître toutes ces petites communes de France qui sont les forces vives de la France, rurales,
00:17:00c'est mal les connaître que d'infliger cette mesure qui a évidemment cloué au sol tout un électorat.
00:17:10C'est-à-dire 25 000 communes étaient concernées.
00:17:12Et donc, le deuxième tour s'est déroulé entre 1500 communes.
00:17:19Et, vous savez, il y a une phrase de Tocqueville qui disait
00:17:22« L'institution communale est à la liberté, ce que l'école primaire est à la science. »
00:17:33Et en fait, là, on a un État profond qui commande tout
00:17:38et qui ne comprend pas ce qu'est ce qu'on a appelé la démocratie de la poignée de main.
00:17:47C'est-à-dire les proximités affectives et affectueuses.
00:17:54Donc ça, c'est la première raison.
00:17:56Le dégoût de toute la France rurale.
00:17:59La deuxième raison, c'est que, en fait,
00:18:08quand il n'y a plus de conscience civique,
00:18:14les gens ne se déplacent plus.
00:18:16Et pourquoi il n'y a plus de conscience civique ?
00:18:17Parce qu'il y a une éclipse de la conscience nationale.
00:18:20Les deux sont liés.
00:18:24Non seulement les gens se disent, ce qu'on a dit ici,
00:18:29de toute façon, ça ne sert à rien qu'on aille voter puisque le pouvoir n'est plus là.
00:18:33Alors, on ne sait pas trop où il est.
00:18:34Où il est passé, le pouvoir s'est absenté, le pouvoir s'est liquéfié,
00:18:39le pouvoir s'est volatilisé, le pouvoir s'est désincarné.
00:18:43Le pouvoir a été aspiré.
00:18:45Ça, les gens le voient.
00:18:47Par contre, on n'a plus le pouvoir, mais on a des normes.
00:18:50Les ZFE, etc., etc.
00:18:54Donc, ça ne sert à rien.
00:18:55Voilà ce que les gens se disent.
00:18:58Mais ça va plus loin.
00:19:00L'éclipse de la conscience civique,
00:19:03entraînés par l'éclipse de la conscience nationale.
00:19:05Pourquoi l'éclipse de la conscience nationale ?
00:19:08Parce qu'il y a deux murs porteurs
00:19:13qui ont été abandonnés par la classe politique
00:19:16et par les cours suprêmes.
00:19:21C'est la citoyenneté et la souveraineté.
00:19:23Je m'explique.
00:19:26La citoyenneté, c'est la différence qu'il y a entre un citoyen et un étranger
00:19:35qui est récusée maintenant par le Conseil d'État et le Conseil constitutionnel
00:19:39puisqu'on est dans la préférence étrangère.
00:19:42M. Fabius est intervenu en 2023 pour expliquer
00:19:46que la préférence nationale est contraire à la Constitution.
00:19:50Ça veut dire que si vous accordez des droits aux citoyens
00:19:54que n'ont pas les étrangers, c'est contraire à la Constitution.
00:19:57Et donc, s'il n'y a plus de distinction au bénéfice des citoyens
00:20:01entre les citoyens et les étrangers,
00:20:05que signifie le civisme ?
00:20:08Civitas, civisme.
00:20:10Rien.
00:20:10Et deuxièmement, la souveraineté.
00:20:12Si le pays n'est plus souverain,
00:20:15ça ne sert à rien d'aller voter
00:20:17puisque la souveraineté est ailleurs.
00:20:19Or, que nous dit Macron depuis dix ans ?
00:20:22C'est fini la souveraineté nationale,
00:20:26on passe à la souveraineté européenne.
00:20:28Or, De Gaulle disait très bien,
00:20:30il n'y a pas de souveraineté populaire
00:20:35s'il n'y a pas la souveraineté nationale.
00:20:37Et donc, il n'y a plus la souveraineté nationale.
00:20:39La souveraineté, elle est partie ailleurs,
00:20:40elle est partie à Bruxelles.
00:20:43Et donc, il n'y a plus de souveraineté populaire.
00:20:45Mais ça va plus loin.
00:20:48Je terminerai par là.
00:20:52En fait, il n'y a plus d'États,
00:20:56il n'y a plus de nations,
00:20:59il n'y a plus de sociétés.
00:21:00En d'autres termes,
00:21:01l'État a perdu sa puissance régalienne,
00:21:08il n'assure plus la sécurité.
00:21:11Donc, à quoi bon aller voter ?
00:21:14La nation a perdu son lien amoureux,
00:21:17on ne sait plus ce que c'est que la France.
00:21:20Il y a une abstraction,
00:21:21on le vivre ensemble, c'est tout.
00:21:23Et troisièmement,
00:21:24la société a perdu ses voisinages
00:21:26et ses repères.
00:21:31Lorsque G.D. Vance est venu à Munich,
00:21:34il a prononcé une phrase
00:21:36qui a fait hurler toute la caste,
00:21:38pour reprendre le mot de Vincent Bolloré
00:21:41dans sa brillantissime audition
00:21:43cette semaine,
00:21:45la caste.
00:21:46Et donc, il a dit à la caste,
00:21:49en fait,
00:21:50vous pratiquez l'endo-colonisation.
00:21:53Qu'est-ce que c'est que l'endo-colonisation ?
00:21:55C'est la colonisation du peuple
00:21:57par les élites.
00:21:58C'est-à-dire que le peuple,
00:22:00on n'en tient plus compte,
00:22:01ce sont les élites qui commandent tout
00:22:03et qui veulent commander
00:22:04le cœur du peuple.
00:22:05L'endo-colonisation.
00:22:07Et on a eu une preuve cette semaine
00:22:10avec la présidente de l'Assemblée nationale,
00:22:12Madame Bronde-Pivet,
00:22:13je terminerai par là,
00:22:14qui a dit,
00:22:15non, non,
00:22:15pas de référendum sur l'immigration,
00:22:17c'est anti-républicain.
00:22:18Ah bon ?
00:22:19C'est anti-républicain,
00:22:20un référendum sur l'immigration ?
00:22:22Le fait que le peuple se prononce
00:22:24sur la question du pronostic vital,
00:22:26c'est anti-républicain ?
00:22:28Ah oui, ça veut dire qu'en fait,
00:22:29cette république,
00:22:30elle est devenue
00:22:31la république des copains
00:22:33et des coquins,
00:22:34la république des oligarques.
00:22:37Et de cette république-là,
00:22:38les Français ne veulent pas,
00:22:40ils préfèrent rester chez eux.
00:22:41À la veille du premier tour,
00:22:43Philippe de Villiers,
00:22:43vous aviez ici même d'ailleurs
00:22:45annoncé que la vague verte
00:22:48allait mourir sur la grève.
00:22:51Vous aviez ainsi prédit
00:22:53la fin de l'écologisme municipal.
00:22:55Les résultats ne vous ont pas
00:22:57forcément donné tort,
00:22:58bien au contraire.
00:22:59Bordeaux, Strasbourg, Poitiers,
00:23:01Besançon,
00:23:03les villes,
00:23:03grandes villes perdues par les écolos.
00:23:06J'aurais pu rajouter Annecy,
00:23:07même si le maire sortant
00:23:09ne se représentait pas,
00:23:10Colombes ou encore Bègles en Léon.
00:23:14Philippe de Villiers,
00:23:15quelle conclusion tirez-vous
00:23:17de l'avenir incertain,
00:23:19de l'écologie en politique ?
00:23:21Et c'est la formule aussi,
00:23:22on parle parfois d'écologisme.
00:23:24Je pense que c'est la fin
00:23:25de l'écologisme municipal.
00:23:29Tout de suite,
00:23:29une précaution.
00:23:32Moi, je suis écolo de droite.
00:23:36Je crois à l'arbre
00:23:38avec ses racines et ses ramages.
00:23:42Je pense que dans un pays,
00:23:45s'il n'y a plus le civisme écologique,
00:23:46il n'y a plus de société possible.
00:23:48C'est-à-dire qu'en fait,
00:23:49l'homme, comme la plante,
00:23:53entre la terre et le ciel,
00:23:55a besoin d'humus et de lumière.
00:24:00Mais là, on parle d'autre chose.
00:24:01On parle de l'idéologie verte.
00:24:03Cette idéologie verte,
00:24:04elle a été rejetée.
00:24:06Il faut examiner pourquoi.
00:24:07D'abord, l'écologie qu'on nous impose,
00:24:11c'est une écologie punitive,
00:24:14une écologie radicale,
00:24:17une écologie carcérale.
00:24:19D'où elle vient ?
00:24:20Elle vient de l'idée
00:24:21qu'il y a un grand soir.
00:24:22Le grand soir,
00:24:22c'est le retour à la mère nature
00:24:30avec le parrainage,
00:24:33à l'époque,
00:24:35de Greta Thunberg,
00:24:38la Jeanne d'Arc de la couche d'ozone
00:24:40qui entend les voix de la couche d'ozone.
00:24:44C'est parti comme ça.
00:24:47Et à partir de là,
00:24:48on a voulu nous imposer
00:24:49la société décarbonée
00:24:51qui est devenue une société totalitaire.
00:24:53Je parlais déjà des feux.
00:24:54On peut parler de l'interdiction
00:24:56des automobiles.
00:24:58Souvenez-vous de la soirée
00:25:00de la liturgie grégorienne
00:25:01dimanche soir à Paris
00:25:03avec métro, vélo, bobo.
00:25:07C'est la nouvelle trinité grégorienne
00:25:11de M. Grégoire.
00:25:14Donc, phobie du sapin de Noël,
00:25:18phobie du calendrier grégorien,
00:25:20l'autre,
00:25:21phobie des crèches,
00:25:24phobie du Tour de France,
00:25:26phobie de toutes les traditions,
00:25:27et puis le no-kid,
00:25:28pas d'enfant parce qu'il pollue, etc.
00:25:30Et donc ça,
00:25:31c'est un côté totalitaire.
00:25:32Les gens ont compris
00:25:33qu'en fait,
00:25:34l'écologisme,
00:25:35c'était une forme de totalitarisme.
00:25:37Et ça va plus loin
00:25:38puisque c'est une écologie stérile
00:25:40puisqu'elle prône
00:25:42la décroissance
00:25:43et la fin du productivisme concurrentiel.
00:25:47Et donc,
00:25:48elle pousse à la délocalisation
00:25:49de l'agriculture,
00:25:50la délocalisation de l'industrie,
00:25:54la délocalisation
00:25:55de toute notre richesse
00:25:56et la substitution
00:25:57d'un pays consommateur
00:25:59à un pays producteur.
00:26:01C'est ça, l'écologisme.
00:26:02Et enfin,
00:26:03l'écolo-sociétalisme.
00:26:05Ne l'oublions pas.
00:26:06C'est-à-dire qu'on nous parle
00:26:08de l'anthropocène.
00:26:10L'anthropocène,
00:26:11ça veut dire que c'est l'homme
00:26:12qui est le grand responsable
00:26:13du dérèglement climatique
00:26:15et maintenant du capitalocène.
00:26:19Pardon,
00:26:20du néologie,
00:26:20ce n'est pas de moi.
00:26:21Qui veut dire
00:26:22l'homme responsable
00:26:23de toute la destruction
00:26:25de la planète.
00:26:28Et il me vient à l'esprit
00:26:31un souvenir.
00:26:33En 1992,
00:26:34je me souviens avoir croisé
00:26:36José Beauvais.
00:26:38Et en fait,
00:26:41je lui ai dit
00:26:42je ne peux pas vous condamner
00:26:43dans ce que vous avez fait.
00:26:45Qu'est-ce qu'il a fait ?
00:26:46Il a démonté
00:26:47un McDonald's
00:26:49à Millau.
00:26:50Et quand vous regardez
00:26:51ce qui s'est passé à l'époque
00:26:53et ce qui se passe maintenant,
00:26:54il a démonté
00:26:55un McDonald's
00:26:58contre la malbouche.
00:27:00et contre
00:27:02une forme de capitalisme
00:27:05sans entrailles
00:27:06qui nous infligeait
00:27:07les OGM, etc.
00:27:09Aujourd'hui,
00:27:10qu'est-ce qu'on a ?
00:27:11Ce n'est plus José Beauvais.
00:27:12Aujourd'hui,
00:27:13on a des écolos
00:27:14qui jettent des louches
00:27:15de soupe
00:27:17sur l'Angélus de Millet.
00:27:20En d'autres termes,
00:27:20il n'y a plus aucun rapport
00:27:23entre l'acte
00:27:24et la cause.
00:27:26C'est la fin
00:27:27de l'écologisme.
00:27:29Je vous ferai le jeune.
00:27:30Philippe,
00:27:31quels sont selon vous
00:27:31les principaux enseignements
00:27:33de ce second tour
00:27:35des élections municipales
00:27:36sur l'état politique
00:27:37de la France
00:27:38à un an
00:27:38de l'élection présidentielle ?
00:27:43Premier enseignement,
00:27:45c'est l'éruption
00:27:49du vote ethnique.
00:27:53C'est une grande première.
00:27:57Deuxième enseignement,
00:27:59c'est
00:28:02Metropolia
00:28:02contre Peripheria
00:28:03pour parler
00:28:04comme Christophe Gulli
00:28:05dans le Figaro Magazine
00:28:06avec Alexandre De Vecchio.
00:28:08L'excellent Alexandre De Vecchio.
00:28:13Troisième enseignement,
00:28:15et c'est sur cet enseignement
00:28:16que je voudrais insister
00:28:17parce que personne n'en a parlé
00:28:18ou presque.
00:28:20C'est le nouveau paradigme.
00:28:21Un renversement historique majeur
00:28:23qui fait que dans l'histoire politique
00:28:26de la France,
00:28:27on retiendra le 20 mars 2026.
00:28:29Je m'explique.
00:28:32Avec François Mitterrand,
00:28:33depuis 1981,
00:28:37il était recommandé
00:28:38à la gauche classique
00:28:40de s'allier
00:28:41avec l'extrême-gauche.
00:28:44Et il était recommandé
00:28:45dans le même temps
00:28:46à la droite classique
00:28:47de ne pas s'allier
00:28:48avec la droite nationale,
00:28:50dite extrême.
00:28:54Il fallait appliquer
00:28:55un interdit moral
00:28:59qui avait un nom,
00:29:00qui avait un nom,
00:29:00le cordon sanitaire,
00:29:03dessiné par François Mitterrand.
00:29:08Et tout ça a fonctionné
00:29:10pendant 40 ans.
00:29:11Parfaitement.
00:29:14La gauche unie,
00:29:15la droite divisée.
00:29:16Jusqu'au moment
00:29:17où tout bascule.
00:29:19Tout bascule à Nice
00:29:21et à Toulouse.
00:29:21Ce sont les deux laboratoires
00:29:22du grand basculement.
00:29:24À Nice,
00:29:25on a l'union des droites
00:29:27qui gagne
00:29:28et à Toulouse,
00:29:29on a l'union des gauches
00:29:30qui perd.
00:29:31Et à partir de ce moment-là,
00:29:33panique à bord.
00:29:35Et vous avez
00:29:36le secrétaire général
00:29:37du PS,
00:29:38non pas Louis Jouvet,
00:29:39mais Pierre Jouvet,
00:29:40c'est un autre théâtre,
00:29:42qui explique
00:29:46Mélenchon
00:29:46et pour la gauche
00:29:48un boulet.
00:29:49Et moi, je dis
00:29:50le boulet a changé de canon.
00:29:53En d'autres termes,
00:29:55pendant 40 ans,
00:29:57on acceptait
00:29:58que la droite
00:29:59fut
00:30:01coupée en deux
00:30:03et on acceptait
00:30:04pas que la gauche
00:30:05fut coupée en deux.
00:30:06Donc, la gauche
00:30:07était unie,
00:30:09la droite
00:30:10était désunie.
00:30:11C'était
00:30:14un impératif moral
00:30:15accepté
00:30:16par les deux camps.
00:30:18Et tout à coup,
00:30:19c'est l'inverse.
00:30:20Tout à coup,
00:30:21on a
00:30:21un tropisme
00:30:23à droite
00:30:24vers l'union des droites,
00:30:26quelles que soient
00:30:27les petites pensées
00:30:29des petits politiciens
00:30:30et histrions
00:30:31de LR
00:30:32et d'ailleurs.
00:30:35et puis,
00:30:35on a le tropisme
00:30:36vers la désunion
00:30:37des gauches,
00:30:39quelles que soient
00:30:39les nostalgies
00:30:40de ceux qui voudraient
00:30:42qu'elles soient
00:30:42encore unies.
00:30:43Et donc,
00:30:44on entre
00:30:45dans une toute
00:30:45nouvelle période.
00:30:48C'est la fin
00:30:48de l'union
00:30:49de la gauche.
00:30:50C'est le début
00:30:51de l'union des droites.
00:30:53Philippe,
00:30:53depuis dimanche,
00:30:54dans les villes
00:30:54remportées par
00:30:55la France insoumise,
00:30:57mais pas que aussi,
00:30:58des maires sortants
00:31:00ont été bousculés,
00:31:02hués,
00:31:02injuriés,
00:31:03parfois escortés,
00:31:04contraints d'être escortés
00:31:05par les policiers
00:31:06pour éviter les coups.
00:31:09où j'apprends par exemple
00:31:10à l'instant
00:31:13pour le premier conseil
00:31:14municipal de Roubaix
00:31:16que lorsque Céline Saïa,
00:31:18la conseillère municipale
00:31:20de l'opposition
00:31:21Rassemblement National,
00:31:23a pris la parole,
00:31:24eh bien,
00:31:24elle a été,
00:31:25par exemple,
00:31:26huée.
00:31:27Voyez cette séquence
00:31:28dans quelques villes
00:31:29et nous parlerons
00:31:30justement de l'interprétation
00:31:32que vous pouvez faire
00:31:33de cette violence
00:31:33en politique.
00:31:58Sors,
00:31:58arrache ta mère !
00:32:01Tu nous as trop fait la misère !
00:32:03Elle est détestée !
00:32:05Elle est détestée !
00:32:07Elle est détestée !
00:32:09Elle est détestée !
00:32:11Elle est détestée !
00:32:12Attire-toi !
00:32:14Attire-toi !
00:32:15Attire-toi !
00:32:17Attire-toi !
00:32:17Attire-toi !
00:32:18Attire-toi !
00:32:21Je vous prends le jeune.
00:32:25Philippe,
00:32:26quelle est votre interprétation
00:32:27de ces images
00:32:28et de cette violence ?
00:32:30Eh bien,
00:32:30mon interprétation,
00:32:32c'est pas la mienne,
00:32:33c'est celle de Rima Hassan.
00:32:36Et si on pouvait voir
00:32:37le tweet de Rima Hassan...
00:32:39La fierté des nôtres,
00:32:40elle relaie un message
00:32:43de Bamako Solda
00:32:44qui dit
00:32:446 mères noires
00:32:45issues de banlieues
00:32:47à la tête de ville
00:32:48qu'ils les ont vus grandir
00:32:49par un hasard
00:32:50et ce n'est que...
00:32:51Je résume rapidement
00:32:51et ce n'est que le début.
00:32:52Et elle dit
00:32:53c'est le début,
00:32:55c'est que le début.
00:32:56Alors,
00:32:56le début de quoi ?
00:32:58C'est le début
00:33:03d'une ère nouvelle.
00:33:06L'ère ethno-politique.
00:33:09C'est-à-dire que
00:33:10elle dit
00:33:125 mères noires.
00:33:14Ce n'est pas moi qui le dit,
00:33:15ce n'est pas vous,
00:33:16ce n'est pas nous.
00:33:18C'est-à-dire qu'elle installe
00:33:20la dialectique nouvelle.
00:33:22Écoutez-moi bien
00:33:23parce que c'est capital
00:33:23ce qui se passe.
00:33:24entre les racisés
00:33:25et les non-racisés.
00:33:27On est sur une pente
00:33:29d'Afrique du Sud
00:33:30après l'Apartheid
00:33:31où les Blancs ont été virés.
00:33:33C'est ce qui va nous arriver.
00:33:36Donc,
00:33:36les racisés
00:33:37et les non-racisés.
00:33:38Racisés.
00:33:39Donc,
00:33:40ils traitaient
00:33:40les gens de droite
00:33:41de racisme.
00:33:43Maintenant,
00:33:43ils parlent, eux,
00:33:44de racialisme.
00:33:46Et deuxièmement,
00:33:47il y a
00:33:47l'ancienne France
00:33:48et la nouvelle France.
00:33:50Donc,
00:33:50on comprend
00:33:51ce qui va advenir
00:33:53à l'ancienne France
00:33:55qu'on ferait mieux
00:33:56d'appeler
00:33:56la vraie France.
00:33:59Alors,
00:34:00en fait,
00:34:00moi,
00:34:01je fais quelques observations
00:34:02pour vous répondre.
00:34:03Première observation,
00:34:05j'ai observé
00:34:06toute la semaine
00:34:07ce qui s'est passé.
00:34:07En fait,
00:34:08il ne s'est rien passé
00:34:09le lundi.
00:34:09C'est le mardi,
00:34:11CNews
00:34:13qui,
00:34:16avec Pascal Praud,
00:34:18lance le sujet.
00:34:19puis,
00:34:21pendant toute la semaine,
00:34:23CNews
00:34:23continue sur le sujet
00:34:24et là,
00:34:26il y a les réseaux sociaux
00:34:27qui reprennent
00:34:27et derrière,
00:34:28il y a
00:34:29les grandes chaînes
00:34:32nationales.
00:34:32France 2
00:34:33puis TF1,
00:34:34finalement,
00:34:34je crois,
00:34:34vendredi.
00:34:35En d'autres termes,
00:34:37s'il n'y avait pas
00:34:37les réseaux sociaux,
00:34:38s'il n'y avait pas CNews,
00:34:41il ne serait rien passé.
00:34:43Personne n'aurait
00:34:44rien dit.
00:34:45Et on comprend
00:34:46pourquoi Emmanuel Macron
00:34:47veut supprimer.
00:34:48supprimer ou censurer
00:34:49les réseaux sociaux
00:34:50parce que les réseaux sociaux,
00:34:52c'est aujourd'hui
00:34:52un contre-pouvoir
00:34:53absolument essentiel.
00:34:57Deuxième réflexion,
00:34:58on est là devant
00:34:59un geste
00:35:00de revanche,
00:35:01un geste
00:35:02de conquête,
00:35:03un geste
00:35:04d'intimidation.
00:35:07Qu'est-ce que ça veut dire
00:35:08ce geste ?
00:35:08Ça veut dire,
00:35:09en fait,
00:35:11une communauté
00:35:12qui chasse
00:35:14une autre communauté.
00:35:17soyons concrets.
00:35:19Rima Hassan
00:35:20a très bien dit ça
00:35:20en citant
00:35:21France Fanon,
00:35:22c'est
00:35:24pour le coloniser,
00:35:25la vie ne peut renaître
00:35:27que de la décomposition
00:35:29du cadavre
00:35:32du colon.
00:35:34Donc,
00:35:34il y a le coloniser,
00:35:35le colon.
00:35:36Et donc,
00:35:37en fait,
00:35:37ce qu'il faut bien comprendre,
00:35:38il faut que les Français comprennent,
00:35:39on est devant la situation
00:35:41suivante.
00:35:42Vous nous avez colonisés,
00:35:44on va vous coloniser
00:35:46à notre tour.
00:35:48C'est l'écho
00:35:49à la phrase
00:35:50fameuse
00:35:51de
00:35:52Macron
00:35:54en
00:35:542017
00:35:56à Alger.
00:35:58La colonisation
00:35:59est un crime
00:35:59contre l'humanité.
00:36:00Donc,
00:36:01nous sommes des criminels,
00:36:02nous,
00:36:03les Français
00:36:04et nous,
00:36:05les Européens.
00:36:06Et donc,
00:36:08c'est à notre tour
00:36:10d'être colonisés.
00:36:11Donc,
00:36:11c'est un geste
00:36:13décolonial
00:36:14et recolonial.
00:36:15Troisièmement,
00:36:16depuis
00:36:17le meurtre
00:36:18de Quentin,
00:36:19la violence
00:36:20a trouvé
00:36:21son excuse
00:36:22absolutoire.
00:36:24Et même
00:36:25la victime,
00:36:27le coupable
00:36:28a trouvé
00:36:29une posture
00:36:30de victime
00:36:32accusatoire.
00:36:34Et donc,
00:36:35en fait,
00:36:36là,
00:36:36cette violence,
00:36:37elle ne suscite
00:36:38aucune réaction
00:36:39de la part
00:36:40de la classe politique
00:36:41et de la classe médiatique,
00:36:42sauf exception.
00:36:43Parce que maintenant,
00:36:44ça y est,
00:36:45on a basculé
00:36:46dans une société
00:36:47où,
00:36:48quand c'est au nom
00:36:48de l'antifascisme
00:36:49et d'une société
00:36:52qui doit disparaître,
00:36:53la violence
00:36:54est excusable.
00:36:56Et enfin,
00:36:57et enfin,
00:36:58je vous dirai ceci,
00:36:59la classe politique
00:37:00ne comprend toujours pas.
00:37:02Comme après
00:37:03les émeutes
00:37:04du 31 mai dernier,
00:37:06après la Ligue
00:37:07des champions,
00:37:08elle ne comprend toujours pas
00:37:10qu'on a changé
00:37:10de société,
00:37:11qu'on ait passé
00:37:12d'une société
00:37:13homogène,
00:37:14celle de mon enfant,
00:37:15celle de ma jeunesse,
00:37:16qui avait ses codes,
00:37:18ses capillarités,
00:37:20ses voisinages
00:37:21affectifs,
00:37:22ses repères,
00:37:23à une société
00:37:24tribalisée,
00:37:25multifracturée,
00:37:28multidéculturée,
00:37:29multiconflictuelle,
00:37:32et proche
00:37:33de la libanisation.
00:37:35La preuve,
00:37:36il y a les premières milices,
00:37:39la jeune garde.
00:37:40Et donc,
00:37:41il faut prendre très au sérieux
00:37:44ces foules vociférantes
00:37:47qui nous disent quelque chose
00:37:49qu'on ne veut pas entendre,
00:37:51ils nous disent,
00:37:51en gros,
00:37:54dehors.
00:37:56Philippe Devilliers,
00:37:57parlons à présent
00:37:58de Saint-Denis,
00:37:59c'est vrai que les images
00:38:00du premier conseil municipal
00:38:01de Saint-Denis
00:38:03ont fait le tour
00:38:04des réseaux sociaux,
00:38:05pas forcément le tour
00:38:06des rédactions
00:38:07et des chaînes
00:38:08d'information.
00:38:09Et je vais vous proposer
00:38:10deux échanges,
00:38:12celui de Mathieu Anotin,
00:38:14le maire battu socialiste
00:38:16et donc maire sortant,
00:38:17et Bali Bagayoko,
00:38:20qui est l'actuel maire
00:38:22élu dès le premier tour
00:38:24à Saint-Denis.
00:38:26Voyez cette séquence.
00:38:29Parce que j'aime profondément
00:38:30cette ville,
00:38:31à la croisée des époques,
00:38:32des cultures
00:38:33et des influences.
00:38:35Parce que ce qu'il adviendra
00:38:37de Saint-Denis
00:38:37nous concerne
00:38:38et nous dépasse.
00:38:39Je vous laisse un héritage,
00:38:41mais je ne vais nulle part,
00:38:42car peu importe mon rôle,
00:38:44c'est ici ma place.
00:38:45Merci beaucoup.
00:38:47Applaudissements
00:39:00Les yeux n'ont parlé.
00:39:01Moi, je suis issu du milieu sportif
00:39:04et que, même si l'on s'est entraîné
00:39:06pendant des mois,
00:39:08lorsque le résultat tombe,
00:39:10nous faisons allégeance.
00:39:12Nous avons besoin
00:39:13de tous celles et ceux
00:39:15qui ne vont pas regarder
00:39:16dans le rétroviseur.
00:39:18Pas celles et ceux
00:39:19qui vont tenter
00:39:20de remettre un programme
00:39:22qui a été battu
00:39:23dans les urnes.
00:39:24Et donc,
00:39:24ces personnes-là,
00:39:25si c'est votre projet,
00:39:27nous n'aurons pas
00:39:27d'autre solution
00:39:28que, bien sûr,
00:39:29de nous en séparer.
00:39:32Philippe, tout à l'heure,
00:39:33vous avez parlé
00:39:33de foules vociférantes.
00:39:36Comment est-ce que
00:39:37vous avez interprété
00:39:37et comment est-ce que
00:39:38vous décryptez
00:39:39les images
00:39:40de ce tohu-bohu vindicatif
00:39:42auxquels on a assisté
00:39:43pendant cette soirée
00:39:43d'élection ?
00:39:44Et quelles leçons
00:39:45en tirez-vous
00:39:45quant aux évolutions
00:39:47de la vie politique française ?
00:39:50Ce que j'ai vu
00:39:50me rappelle
00:39:51un mot de Condorcet
00:39:52qui, en fait,
00:39:54résume
00:39:54la révolution française,
00:39:56la révolution terroriste,
00:39:59à partir du mot suivant,
00:40:01un seul instant
00:40:04a mis un siècle
00:40:05de distance
00:40:06entre l'homme du jour
00:40:07et l'homme du lendemain.
00:40:08Nous y sommes.
00:40:09C'est quoi la différence
00:40:10entre l'homme du jour
00:40:11et l'homme du lendemain ?
00:40:15Ce sont des mots
00:40:16d'une puissance symbolique
00:40:19parce qu'on est à Saint-Denis.
00:40:22C'est là où ont eu lieu
00:40:23les profanations
00:40:24de saccage des tombes
00:40:26de la nécropole royale.
00:40:29Et
00:40:31c'est là
00:40:32qu'on entend
00:40:33l'écho
00:40:33de la phrase
00:40:34de
00:40:37Mélenchon
00:40:38à Toulouse
00:40:40qui a dit
00:40:42nous avons
00:40:43à créer
00:40:44une nouvelle civilisation.
00:40:45Ce pays
00:40:46nous appartient
00:40:48à vous
00:40:49de vous l'approprier.
00:40:52Qui dit appropriation
00:40:53dit expropriation.
00:40:55Et donc,
00:40:55en fait,
00:40:56là,
00:40:56il y a deux principes
00:40:57sous nos yeux
00:40:58qui se déroulent
00:40:59à travers les mots prononcés.
00:41:00C'est la purge
00:41:01et la régénération.
00:41:03Alors,
00:41:03la purge,
00:41:04c'est la purge
00:41:05d'un maire socialiste.
00:41:07C'est toujours comme ça
00:41:08que ça se passe.
00:41:08Les bolcheviques,
00:41:09liquides,
00:41:10les mensheviques.
00:41:11et en fait,
00:41:13il est traité
00:41:14de bourgeois visqueux.
00:41:15Ça ne vous dit rien
00:41:16mais moi,
00:41:16ça me dit quelque chose
00:41:17parce que c'est l'année
00:41:18de ma naissance,
00:41:19le procès
00:41:20Skravchenko.
00:41:21On le traitait
00:41:22de bourgeois visqueux.
00:41:25Des communistes.
00:41:27Donc,
00:41:27en fait,
00:41:28c'est l'animalisation
00:41:28de l'adversaire.
00:41:30Ça,
00:41:30c'est un procès
00:41:31et les trotskistes
00:41:31et les léninistes.
00:41:32Recommandé.
00:41:33Bourgeois visqueux.
00:41:35Ensuite,
00:41:36c'est un socialiste
00:41:37et donc,
00:41:38c'est un révolutionnaire
00:41:39qui est viré
00:41:39par des révolutionnaires
00:41:40plus révolutionnaires
00:41:41et donc,
00:41:42il pratique
00:41:43le mot de Saint-Just.
00:41:44Un révolutionnaire
00:41:45trouve toujours un pur
00:41:47plus pur
00:41:49qu'il est pur.
00:41:52Et
00:41:54voilà pour la purge.
00:41:55Alors,
00:41:56la régénération,
00:41:57c'est l'ouma.
00:41:58Il dit
00:41:59l'allégeance
00:42:01il dit
00:42:01monsieur Bakayoko.
00:42:03L'allégeance,
00:42:04ça veut dire quoi ?
00:42:05L'ouma,
00:42:06c'est la définition
00:42:06de l'ouma,
00:42:07l'allégeance.
00:42:08L'allégeance des allégeances.
00:42:09Il n'y a pas
00:42:09d'autre nationalité
00:42:10que l'ouma.
00:42:11Donc,
00:42:11il dit,
00:42:12voilà,
00:42:12on est l'ouma.
00:42:13C'est la nouvelle France.
00:42:15Et la nouvelle France,
00:42:16c'est la France
00:42:16des immigrés,
00:42:17il ajoute.
00:42:20Et
00:42:22là,
00:42:23il détache
00:42:24trois principes.
00:42:26Il annonce
00:42:27son programme.
00:42:27Trois principes.
00:42:28Premièrement,
00:42:28la table rase,
00:42:29c'est-à-dire,
00:42:30en fait,
00:42:30c'est la nouvelle assimilation,
00:42:32dit-il.
00:42:33Si vous voulez,
00:42:34vous les Français de souche,
00:42:35vous assimiler,
00:42:36on vous accepte.
00:42:37Mais,
00:42:37mais il faut vous assimiler.
00:42:40Donc,
00:42:40en fait,
00:42:40c'est l'assimilation à l'envers.
00:42:42Ça y est,
00:42:42on y est.
00:42:43On y est.
00:42:44Il ne s'agit plus
00:42:45de proposer
00:42:46l'assimilation française
00:42:47à l'ancienne,
00:42:48mais de proposer
00:42:49l'assimilation nouvelle
00:42:50de la nouvelle France.
00:42:52Voilà.
00:42:52S'assimiler
00:42:54à ce que
00:42:55veulent
00:42:57la nouvelle religion,
00:42:58la nouvelle civilisation,
00:42:59le nouveau peuple.
00:43:00les nouvelles populations,
00:43:02s'assimiler aux nouvelles populations
00:43:03et donc leur demander
00:43:05ce qu'elles veulent qu'on fasse.
00:43:07Si tant est qu'on puisse demeurer
00:43:08à Saint-Denis.
00:43:11Ensuite,
00:43:11deuxièmement,
00:43:13le désarmement
00:43:13de l'ordre ancien.
00:43:14Donc,
00:43:15on désarme les flics.
00:43:17C'est tout un symbole.
00:43:19Comme ça,
00:43:20les narcotrafiquants
00:43:21pourront aller en paix.
00:43:23vu qu'à Saint-Denis,
00:43:26on sait la situation.
00:43:29Et troisièmement,
00:43:30on coupe les têtes.
00:43:32Vous savez,
00:43:32il y a une phrase de Quilles,
00:43:33si vous n'avez pas connu ça,
00:43:34vous étiez trop jeune,
00:43:35en 81,
00:43:36qui disait à l'Assemblée,
00:43:37il ne suffit pas de dire
00:43:39que des têtes vont tomber,
00:43:41il faut dire
00:43:42quand et lesquelles.
00:43:44Bon,
00:43:44donc là,
00:43:45il fait la même chose.
00:43:45Donc,
00:43:46quand et lesquelles.
00:43:47C'est-à-dire que
00:43:47c'est le small system
00:43:51à la Nouvelle-France.
00:43:53C'est-à-dire que
00:43:54tous ceux qui ne sont pas
00:43:55sur la ligne
00:43:56de la Nouvelle-France,
00:43:57vous dégagez.
00:43:58Voilà.
00:43:59Et
00:44:01donc,
00:44:02en fait,
00:44:02nous sommes devant
00:44:03une situation
00:44:07révolutionnaire
00:44:08et j'oserais le dire
00:44:10de pré-guerre civile.
00:44:13Philippe Devillé,
00:44:14les commentaires
00:44:14sur les résultats
00:44:15des élections municipales
00:44:16ont largement porté
00:44:18aussi sur l'âge
00:44:20respectif
00:44:20des électorats
00:44:21de chacun,
00:44:21des partis
00:44:22et des coalitions.
00:44:23Il s'avère que
00:44:24les électeurs,
00:44:25par exemple,
00:44:25de la France Insoumise
00:44:27sont les plus jeunes.
00:44:29Quelle leçon
00:44:30en tirez-vous
00:44:31sur l'avenir
00:44:31de la jeunesse française
00:44:33et souvent,
00:44:34vous avez pu me dire
00:44:34si je fais cette émission,
00:44:36c'est pour parler
00:44:36à la jeunesse.
00:44:37Oui.
00:44:39Je vais vous répondre
00:44:40avec
00:44:42beaucoup de fermeté,
00:44:43beaucoup d'émotions
00:44:46parce que je suis triste,
00:44:47inquiet,
00:44:48mais aussi déterminé
00:44:49comme beaucoup de Français
00:44:50qui ne se laisseront pas faire.
00:44:53Mais voilà ce qui se passe.
00:44:55La France est en train
00:44:56de perdre
00:44:57sa mémoire commune.
00:44:59On pratique
00:45:00l'amnésie des grandeurs,
00:45:02l'hyperamnésie
00:45:02des lâchetés
00:45:03du matin au soir.
00:45:05La mémoire pénitentielle,
00:45:07c'est-à-dire qu'on invite
00:45:08les jeunes à battre
00:45:08leurs coulpes
00:45:09sur la poitrine
00:45:10de leurs aînés
00:45:11qu'en même temps
00:45:11ça peut durer ça.
00:45:15Ensuite,
00:45:16la France est en train
00:45:17de perdre son art de vivre
00:45:19qui est étouffée
00:45:21et qui oscille
00:45:22entre le wokisme
00:45:24qui nous décivilise
00:45:25et l'islamisme
00:45:25qui nous recivilise
00:45:26et enfin,
00:45:27la France est en train
00:45:28de perdre sa langue,
00:45:29spécialement à la mairie
00:45:30de Paris,
00:45:32avec l'écriture inclusive
00:45:34qui brutalise
00:45:35la langue française
00:45:36sous le couvert
00:45:37et avec le soutien
00:45:38du Conseil d'État.
00:45:40La France
00:45:41est en voie
00:45:43de soumission
00:45:45avec une double agression,
00:45:47une agression extérieure
00:45:49et une agression intérieure.
00:45:50L'agression intérieure,
00:45:53c'est la subversion.
00:45:54L'agression extérieure,
00:45:56c'est la submersion.
00:45:57L'agression intérieure,
00:45:59c'est la subversion intellectuelle.
00:46:01L'agression extérieure,
00:46:02c'est la submersion migratoire.
00:46:04Les deux se conjuguent.
00:46:07dans le même mouvement révolutionnaire,
00:46:11avec deux jeunesses
00:46:15qui ne vivent plus en France,
00:46:19qui ne pensent plus en France,
00:46:22qui ne rêvent plus en France,
00:46:25mais qui voyagent,
00:46:27qui vivent,
00:46:29qui pensent,
00:46:30les uns au wokistan
00:46:32à l'université,
00:46:35les autres en islamistan,
00:46:37dans les quartiers souverains.
00:46:40Qu'est-ce que ça veut dire
00:46:41le wokistan ?
00:46:42Le wokistan,
00:46:43c'est un territoire de l'esprit
00:46:48où se déploie
00:46:53un obscurantisme
00:46:55totalitaire
00:46:58chaque jour davantage.
00:47:01C'est une glaciation intellectuelle
00:47:06où le monde est divisé en deux,
00:47:08les oppresseurs,
00:47:09les opprimés.
00:47:10Et le critère distinctif,
00:47:11c'est le sexe,
00:47:12la religion,
00:47:13la couleur de peau.
00:47:16Voilà.
00:47:18Le sexe,
00:47:19la couleur de peau
00:47:22et la religion.
00:47:25L'Occident,
00:47:26c'est l'ennemi.
00:47:28Pour le wokisme,
00:47:29pour le wokistan,
00:47:30l'Occident,
00:47:30c'est l'ennemi
00:47:31parce que l'Occident
00:47:33est prédateur,
00:47:35parce qu'il s'est constitué
00:47:36sur le crime
00:47:37de l'esclavagisme
00:47:39et du colonialisme.
00:47:40Et parce qu'il développe
00:47:42un racisme systémique
00:47:44dont il est l'héritier
00:47:45avec le privilège blanc.
00:47:48Le wokistan,
00:47:50c'est une nouvelle religion.
00:47:53La rédemption
00:47:55ne viendra plus
00:47:56par le sacrifice christique
00:47:59dans cette nouvelle religion.
00:48:01Elle viendra
00:48:02avec un nouveau bouc émissaire.
00:48:05L'homme blanc
00:48:07hétérosexuel,
00:48:08coupable
00:48:09de toutes les injustices
00:48:10dont trois d'entre elles
00:48:12sont nommées
00:48:14par les wokistes.
00:48:15Un,
00:48:16la blanchité.
00:48:17Deux,
00:48:18la masculinité.
00:48:20Trois,
00:48:20l'hétéronormativité.
00:48:23C'est le jour d'en parler.
00:48:25L'hétéronormativité.
00:48:27Donc,
00:48:28voilà.
00:48:28Et quant à l'Islamistan,
00:48:31quant à l'Islamistan,
00:48:32lui,
00:48:33l'Islamistan,
00:48:34c'était un autre territoire,
00:48:35un autre territoire de l'esprit
00:48:36où on vit hors de France
00:48:38et où on pratique l'oïcophobie.
00:48:40C'est à la haine de la maison
00:48:41et de ceux qui l'habitent.
00:48:43En fait,
00:48:43ces deux territoires nouveaux
00:48:45sont deux provinces nouvelles
00:48:47qui composent
00:48:48la Nouvelle-France.
00:48:50Et leur idée,
00:48:51c'est que le peuple historique français
00:48:53doit disparaître
00:48:54dans les 30 ans qui viennent.
00:48:56Et c'est la raison pour laquelle je dis
00:48:58qu'il n'y a pas d'autre solution
00:49:00que la remigration
00:49:03pour ceux qui ne veulent plus de la France
00:49:04et qui n'aiment pas la France
00:49:06et qui détestent la France
00:49:07et qui veulent faire disparaître la France,
00:49:10la remigration
00:49:11ou la colonisation.
00:49:15C'est-à-dire que soit on réagit,
00:49:17on arrête complètement l'immigration
00:49:19et non seulement ça,
00:49:20mais on renvoie chez eux
00:49:21les indésirables,
00:49:23c'est-à-dire ceux qui ne désirent pas la France,
00:49:26ceux qui n'acceptent pas
00:49:27d'être des Français de désir
00:49:31et sinon on accepte la colonisation.
00:49:33Et qu'est-ce que c'est la colonisation ?
00:49:34C'est la disparition.
00:49:37Philippe Devilliers,
00:49:38je voudrais qu'on parle
00:49:38d'un autre sujet à présent,
00:49:41d'un homme que vous avez
00:49:42beaucoup bien connu,
00:49:43que vous avez aussi combattu,
00:49:46avec qui vous avez pu avoir
00:49:48de vifs débats.
00:49:49Hier, un hommage national
00:49:50a été rendu
00:49:51à l'ancien Premier ministre
00:49:53Lionel Jospin
00:49:53et vous m'aviez confié
00:49:56que vous aviez connu l'homme
00:49:58en des circonstances particulières
00:49:59et c'était au moment
00:50:01notamment de la tempête Erika.
00:50:04On est en 1998,
00:50:05je vous propose une courte séquence
00:50:07où vous avez accueilli
00:50:08à l'époque le Premier ministre.
00:50:10Je vous propose de retrouver
00:50:12et revoir cette courte séquence.
00:50:15On a acheté 10 000 tenues
00:50:17pour le département,
00:50:19comme celle-là.
00:50:20D'ailleurs, on a dévalisé
00:50:22tous les stocks,
00:50:22c'est la raison pour laquelle
00:50:23dans les départements voisins,
00:50:24ils souffrent.
00:50:25Alors on va peut-être leur en prêter.
00:50:27Les dégâts sont considérables.
00:50:29Le Premier ministre
00:50:29a pu le constater
00:50:30en invitant pourtant
00:50:31ses interlocuteurs
00:50:32à ne pas être trop alarmistes.
00:50:34Je remercie Geoffroy
00:50:35parce que j'ai dit la tempête,
00:50:36c'est évidemment le bateau,
00:50:37bien sûr.
00:50:38C'est la même année.
00:50:39Oui, c'est effectivement
00:50:40intimement.
00:50:41Geoffroy Lejeune.
00:50:42Est-ce que vous pouvez nous raconter
00:50:43cette histoire, Philippe ?
00:50:46Non, mais je dirais simplement
00:50:47que nous étions dans la détresse
00:50:51puisque le bateau,
00:50:53les Ricards s'est coupé en deux
00:50:54au large du Finistère,
00:50:55400 kilomètres de côtes polluées.
00:50:58La Vendée était sans dessus-dessous.
00:51:01On achetait des blouses,
00:51:03des gants, des pelles, des râteaux
00:51:06à tous les bénévoles
00:51:07parce que personne ne voulait nous aider.
00:51:09Le président total
00:51:10s'est porté pâle.
00:51:12Donc, on était dans la détresse.
00:51:14J'ai appelé le Premier ministre
00:51:14qui m'a dit, je viens.
00:51:16Et là, on a vu un homme
00:51:19austère, précis, sympathique
00:51:21et qui montrait une vraie empathie
00:51:24pour les pêcheurs,
00:51:25pour les ostréiculteurs,
00:51:26pour toutes les victimes.
00:51:28Et là, j'ai vu un homme
00:51:29que j'ai apprécié.
00:51:30On s'est beaucoup parlé.
00:51:33Je lui ai dit, voilà,
00:51:34on a deux problèmes.
00:51:36Le premier, c'est qu'on nous applique
00:51:39le principe pollué-payeur
00:51:40plutôt que pollueur-payeur
00:51:41puisque Total ne veut pas payer,
00:51:44ne veut rien rembourser.
00:51:45Il m'a dit, allez-y en justice.
00:51:47Et on a fait, grâce à maître
00:51:48Alexandre Varraud, notre avocat,
00:51:50on a fait accepter, pour la première fois,
00:51:52le préjudice écologique.
00:51:53Et deuxièmement, je lui ai dit, voilà,
00:51:57l'Europe ne nous écoute pas,
00:52:02ne nous entend pas.
00:52:04Et d'ailleurs, elle accroît
00:52:06les responsabilités parce que,
00:52:07je lui ai expliqué,
00:52:09voilà, ce qu'on m'a expliqué,
00:52:10on nous a dit que le bateau
00:52:14battait pavillon maltais,
00:52:18l'équipage était indien,
00:52:21la société de certification
00:52:22était italienne
00:52:23et la cargaison de Total
00:52:25était domiciliée aux Bermudes.
00:52:28Voilà.
00:52:29Voilà.
00:52:29Merci l'Europe.
00:52:30Et en fait, ce que je voulais dire,
00:52:32c'est que l'homme,
00:52:34Lionel Jospin,
00:52:36l'homme premier ministre,
00:52:38ce jour-là, je me suis dit,
00:52:42il est socialiste,
00:52:44mais il a le sens de l'État
00:52:49et il a du cœur.
00:52:51Lionel Jospin,
00:52:52vous l'avez dit,
00:52:53a été un homme également
00:52:54influent dans la vie politique
00:52:56pendant plusieurs décennies.
00:52:59Vous avez rendu hommage
00:53:00à l'homme.
00:53:02Quel jugement vous portez
00:53:04à présent sur son bilan,
00:53:05le parcours,
00:53:06son action,
00:53:07sur sa personnalité ?
00:53:08Quelles traces laissent
00:53:09Lionel Jospin
00:53:10dans notre histoire politique ?
00:53:13Quand je dis du bien
00:53:15d'un socialiste,
00:53:15il faut toujours se méfier.
00:53:17Oui, c'est pour ça
00:53:17qu'il reste prudent.
00:53:19Il y a le match retour.
00:53:23Alors, Lionel Jospin,
00:53:25pour moi,
00:53:25le souvenir que j'en ai,
00:53:27c'est les foulards de Creil,
00:53:29les voiles de Creil.
00:53:31Je revois Ernest Chénière
00:53:33qui me dit qu'on ne comprenne rien.
00:53:35Ils m'ont expliqué
00:53:37qu'en fait,
00:53:40c'était comparable,
00:53:42les voiles de Creil,
00:53:43c'était comparable
00:53:45aux serre-têtes
00:53:46des jeunes versaillaises.
00:53:49Et ils ont fait ressurgir
00:53:51le temps ancien
00:53:53des châles et de l'eau bénite
00:53:55en disant,
00:53:57en se moquant de moi,
00:53:58c'est Ernest Chénière
00:53:59qui parle le principal de Creil,
00:54:01du collège de Creil,
00:54:02en se moquant de moi,
00:54:03il dit,
00:54:04« Que n'a-t-on interdit
00:54:05le foulard de nos grands-mères
00:54:07en dimanche ? »
00:54:08En d'autres termes,
00:54:09ils sont passés à côté.
00:54:10Lionel Jospin est passé
00:54:11complètement à côté
00:54:12puisqu'il parlait
00:54:13de l'école inclusive.
00:54:15En fait,
00:54:15c'était dans la foulée
00:54:18des petites mains jaunes
00:54:21accrochées à la boutonnière.
00:54:26C'est un truc
00:54:28qui se pratique beaucoup
00:54:29en ce moment.
00:54:30Et alors,
00:54:33pour dire,
00:54:35si tu n'étais pas
00:54:36avec une petite main jaune
00:54:37à la boutonnière,
00:54:38c'était un raciste.
00:54:39Voilà, c'était ça.
00:54:40Et donc, en fait,
00:54:41on était dans la mosaïque diversitaire
00:54:43qui était une richesse
00:54:45et le militantisme multiculturel.
00:54:47Voilà.
00:54:47Et en réalité,
00:54:48quand vous prenez du recul
00:54:49par rapport à ça,
00:54:50à ce moment-là,
00:54:52où Lionel Jospin s'est trompé,
00:54:54il a d'ailleurs dit,
00:54:55« Qu'est-ce que j'en ai à faire
00:54:57de l'islamisation de la France ? »
00:54:58Ce n'est pas du tout sans problème.
00:55:00Quand on regarde,
00:55:01en fait,
00:55:01à l'époque,
00:55:01les gens disaient,
00:55:03« Ouais,
00:55:03ce ne sont que trois voiles. »
00:55:05Et maintenant,
00:55:05les mêmes,
00:55:06leurs successeurs disent,
00:55:07« Ce ne sont que trois communes. »
00:55:09Courneuve,
00:55:10Saint-Denis,
00:55:11Broubaix.
00:55:12Ben oui,
00:55:12mais on voit comment
00:55:14les choses se passent.
00:55:16Et un jour,
00:55:18j'étais à Dîner,
00:55:20chez Marie-France Garraud,
00:55:21au Moulière,
00:55:22à Saint-Pompin,
00:55:24comme une voisine.
00:55:26Et il y avait Pierre Juillet,
00:55:27Marie-France,
00:55:27ils m'ont dit,
00:55:28« Voilà comment,
00:55:28en fait,
00:55:29la gauche Jospino-Mitterrandienne,
00:55:32mais c'était Jospin,
00:55:33le Trotskis,
00:55:33qui était à la manœuvre,
00:55:35a réussi à faire disparaître la droite. »
00:55:38Ce dont je parlais tout à l'heure.
00:55:40Premièrement,
00:55:40diviser la droite,
00:55:41donc par un interdit moral,
00:55:43et faire en sorte
00:55:44que ce soit la gauche,
00:55:44ce soit l'instance d'agrément
00:55:46de la droite morale
00:55:47par rapport à la droite immorale.
00:55:49Deuxièmement,
00:55:50changer de peuple,
00:55:51parce qu'on a abandonné
00:55:52le peuple des prolétaires,
00:55:54on les a abandonnés
00:55:55à la mondialisation heureuse,
00:55:56donc il faut faire venir
00:55:57un nouveau peuple,
00:55:58Terra Nova.
00:55:59Et troisièmement,
00:56:00diviser ce qui reste de la droite,
00:56:02ça c'est très fort avec Maastricht,
00:56:04c'est-à-dire avoir
00:56:05une droite souverainiste,
00:56:07Séguin, Pasqua, Villiers,
00:56:08etc.
00:56:08et une droite fédéraliste,
00:56:11Giscard, Juppé
00:56:12et tous les autres.
00:56:13Voilà.
00:56:14Et donc l'opération
00:56:14a parfaitement fonctionné
00:56:16pendant des années.
00:56:18On y est encore.
00:56:20On y est encore.
00:56:20Parce que quand LR dit
00:56:21« Attention, cordon sanitaire,
00:56:23pas question de faire
00:56:24l'union des droites
00:56:25avec un tel, un tel, etc. »
00:56:27On fait le dîner de tête,
00:56:28on est encore
00:56:29dans ce moment-là.
00:56:31Et en fait,
00:56:33vous savez à quoi je pense ?
00:56:34À un moment où j'ai parlé
00:56:35avec François Mitterrand
00:56:36du Liban.
00:56:37Et je lui ai dit
00:56:38« Vous n'avez pas peur
00:56:38qu'un jour la France se libanise ? »
00:56:40Il me dit
00:56:40« Oh, t'en es du calme. »
00:56:42Bon.
00:56:42Mais à l'époque,
00:56:43le Liban n'était pas
00:56:43ce qu'il est devenu aujourd'hui.
00:56:45En fait,
00:56:45on a les trois traits communs
00:56:46du Liban aujourd'hui.
00:56:47Premier trait commun,
00:56:50le déséquilibre démographique.
00:56:51Les Maronites étaient majoritaires,
00:56:52ils sont maintenant
00:56:53ultra minoritaires.
00:56:54Deuxièmement,
00:56:55l'influence des forces étrangères,
00:56:57les frères musulmans,
00:56:58les salafistes qui sont partout,
00:56:59qui ont fait de l'entrisme municipal,
00:57:01comme l'a dit très bien
00:57:02le maire de Chalon-sur-Saône,
00:57:03qui est un maire remarquable,
00:57:04Gilles Plâtré.
00:57:05Et enfin,
00:57:05troisièmement,
00:57:11c'est la fin
00:57:16des partis politiques
00:57:17qui ne comprennent plus le pays.
00:57:19Vous auriez pu rajouter
00:57:20un quatrième point
00:57:21qu'un réfugié libanais m'avait dit.
00:57:23En plus de la libanisation,
00:57:25vous avez la tiers-mondisation
00:57:27de la France.
00:57:28Oui,
00:57:29et j'ajoute un cinquième point,
00:57:30c'est les milices.
00:57:31Bien sûr.
00:57:34Et évidemment,
00:57:35sur fond de l'islamisation,
00:57:36galopante.
00:57:37Philippe Devilliers,
00:57:38justement,
00:57:38cette France
00:57:39qui est au centime près,
00:57:40qui souffre,
00:57:41je voulais qu'on parle
00:57:42de la flambée des prix
00:57:44du pétrole,
00:57:45de l'essence,
00:57:46des coûts de l'énergie
00:57:47de ce gouvernement
00:57:50qui a été pris de court.
00:57:51On nous avait promis
00:57:52qu'il n'y aurait pas
00:57:55de flambée des prix.
00:57:56Finalement,
00:57:56il y en a.
00:57:57Des mesures ont été présentées
00:57:58aujourd'hui en urgence.
00:58:00Des mesures pour les routiers,
00:58:02pour les pêcheurs,
00:58:02les agriculteurs.
00:58:04Est-ce qu'il y en a
00:58:05pour les infirmières
00:58:06ou infirmiers libéraux ?
00:58:09Je ne sais pas.
00:58:11Philippe Devilliers,
00:58:12il nous reste 1 minute 26.
00:58:13Et je sais que vous êtes
00:58:14un homme du temps long.
00:58:15Donc,
00:58:16je n'oserais pas
00:58:16vous poser la question
00:58:17sur cette hausse
00:58:19des prix du pétrole,
00:58:20l'inquiétude des Français.
00:58:22mais nous en parlerons
00:58:23en longueur la semaine prochaine ?
00:58:25Mais je voudrais
00:58:26quand même vous répondre.
00:58:27Ah bah oui,
00:58:27de préférence.
00:58:28Il faudrait baisser la TVA
00:58:29à 5,5,
00:58:30mais on n'a pas le droit
00:58:31parce que l'Union Européenne
00:58:32nous l'a interdit
00:58:33par une directive
00:58:34en 2006-112.
00:58:36Il faudrait sortir
00:58:37du marché de l'électricité,
00:58:38mais l'Union Européenne
00:58:39nous l'interdit.
00:58:40Il faudrait ensuite
00:58:44suspendre des sanctions
00:58:45à l'égard de la Russie
00:58:46comme l'ont fait
00:58:47les Américains,
00:58:48mais l'Union Européenne
00:58:48nous l'interdit.
00:58:50En d'autres termes,
00:58:51on a nos yeux pour pleurer,
00:58:52nos déficits,
00:58:53puisqu'on n'arrête pas
00:58:54de creuser les déficits
00:58:55depuis le premier choc pétrolier
00:58:57et on est spectateur
00:58:59d'une Europe
00:58:59qui nous fait le Mercosur
00:59:01à partir du 1er mai,
00:59:02qui nous fait
00:59:05le nouveau traité
00:59:06de libre-échange
00:59:07avec l'Australie.
00:59:09Et pendant ce temps-là,
00:59:10l'État s'enrichit
00:59:11puisque les taxes,
00:59:12elles étaient prévues
00:59:13à un certain niveau
00:59:14au moment du budget
00:59:15de le cornu.
00:59:16Et maintenant,
00:59:17grâce à l'explosion
00:59:18du prix du pétrole,
00:59:19l'argent rentre
00:59:20dans les caisses de l'État
00:59:21et pendant ce temps-là,
00:59:22les infirmières,
00:59:23les agriculteurs,
00:59:25les transporteurs,
00:59:26les pêcheurs
00:59:27sont en train de mourir,
00:59:28mais pas que.
00:59:29Parce que moi,
00:59:29j'ai vu ce matin
00:59:30des gens qui se sont
00:59:31agrippés à ma voiture
00:59:32en venant ici
00:59:33pour me dire
00:59:34on ne peut plus,
00:59:35on ne peut plus,
00:59:35Philippe.
00:59:36Il y a des gens
00:59:36qui ne savent plus
00:59:37comment ils vont finir le mois
00:59:38et c'est à eux
00:59:39que je pense
00:59:40en disant
00:59:40à tous ces politiciens
00:59:42vous n'avez rien prévu,
00:59:44vous avez détruit la France,
00:59:46vous avez détruit
00:59:47tous les comptes publics,
00:59:48vous avez détruit
00:59:49tout ce qui faisait
00:59:50notre grandeur,
00:59:51vous avez fait de la France
00:59:52une terre d'immigration
00:59:53maintenant incontrôlable.
00:59:54Alors dehors,
00:59:56je n'aurais pas écouté
00:59:57si ce sera le mot de la fin,
00:59:58dehors,
00:59:58j'aurais préféré
00:59:59qu'on se quitte
01:00:00sur un sourire
01:00:01en se disant
01:00:02joyeux anniversaire
01:00:02encore une fois.
01:00:03Ah mais c'est un sourire.
01:00:04Ah bah oui,
01:00:05pas dites dehors
01:00:06avec le sourire.
01:00:07Mais vous le dites
01:00:08à la caméra,
01:00:09vous ne le dites pas
01:00:09à Geoffroy et moi,
01:00:10j'espère.
01:00:11Non, je leur dis dehors,
01:00:12maintenant il va faire beau.
01:00:13Profitez de ce week-end
01:00:14cher Philippe de Villiers,
01:00:15on n'aura pas l'honneur
01:00:17de vous avoir
01:00:18la semaine prochaine,
01:00:19vous prenez congé.
01:00:20Non, ce n'est pas ça du tout.
01:00:21Non.
01:00:23Bah c'est quoi ?
01:00:23Je respecte Pâques.
01:00:25Bah oui, évidemment,
01:00:26mais je ne vais pas
01:00:26vous raconter
01:00:27votre vie intime.
01:00:29Voilà.
01:00:30Il sera avec Jésus
01:00:31au jardin des Etats
01:00:31et on va s'en agoniser.
01:00:34Merci à tous les deux
01:00:35dans un instant.
01:00:36C'est l'heure des Pro 2.
01:00:38Restez avec nous.
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