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Du lundi au vendredi à 23h, Mickael Dorian revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #lemeilleurdelinfo

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00:00:00Le meilleur de l'info sur CNews, première chaîne d'infos de France.
00:00:03Bonsoir à tous, première vedette de la télé-réalité en France.
00:00:06Loana a été retrouvée morte hier à son domicile de Nice.
00:00:10C'est un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours qui a alerté les pompiers.
00:00:14Le procureur a d'abord indiqué que Loana était manifestement morte depuis plusieurs jours
00:00:18et précise aujourd'hui que son décès pourrait être dû à une chute.
00:00:21Restez bien avec nous, on va vous raconter les derniers éléments de l'enquête
00:00:24et puis on va essayer de comprendre avec nos invités
00:00:28et des personnes qui ont bien connu Loana,
00:00:30comment cette célébrité, comment cette télévision associée certainement à une fragilité
00:00:35a conduit la destruction de cette jeune femme,
00:00:37devenue malgré elle le miroir de l'évolution de notre société.
00:00:41On en parle ce soir dans le meilleur de l'info,
00:00:42juste avant le point sur les dernières informations de la soirée.
00:00:45Bonsoir Margot Siffer.
00:00:49Bonsoir Mickaël, bonsoir à tous.
00:00:51Les négociations entre Washington et Téhéran se passent très bien.
00:00:54Une affirmation de Donald Trump qu'il annonce repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum
00:01:00avant d'éventuelles frappes contre les centrales électriques iraniennes.
00:01:05Et dans ce contexte, un G7 réuni jusqu'à demain à une cinquantaine de kilomètres de Paris.
00:01:10La chef de la diplomatie européenne suggère aux Etats-Unis
00:01:13de mettre davantage de pression sur la Russie,
00:01:17estimant que les deux guerres sont étroitement liées.
00:01:19La France prune quant à elle toujours la diplomatie, redoutant d'être entraînée dans le conflit.
00:01:25Audience sous tension, Aix-en-Provence, au procès des meneurs présumés de la DSA de mafia.
00:01:31Suspension à répétition, invective entre avocats ou encore une enquêtrice de police
00:01:35qui a littéralement quitté la barre en pleine audition.
00:01:38Résultat, les avocats n'ont se retiré jusqu'au 2 avril, date présumée du retour de l'enquêtrice.
00:01:44Hommage national rendu ce matin à Lionel Jospin, aux Invalides.
00:01:48Ces obsèques se sont déroulés dans l'après-midi au cimetière du Montparnasse.
00:01:51C'étaient notamment présents ses compagnons de route du PS.
00:01:55Manuel Valls, Martine Aubry ou encore François Hollande.
00:01:58Emmanuel Macron a salué un esprit pluriel qui refusait de séparer éthique et politique.
00:02:05Et puis, départ ce soir à 18h03 du premier train de nuit Paris-Berlin.
00:02:10Une liaison ferroviaire nocturne abandonnée fin 2025
00:02:14et qui a été relancée par la compagnie néerlando-belge European Slipper.
00:02:1925 000 billets déjà vendus.
00:02:21Les voyageurs arriveront demain matin à destination.
00:02:26Merci beaucoup Margot Siffer.
00:02:28On vous retrouvera à 1h du matin pour l'édition de la nuit.
00:02:31Le 26 avril 2001, la France découvrait sur ses écrans une émission de télévision d'un nouveau genre.
00:02:3711 célibataires anonymes faisaient leur entrée dans un loft de 225 mètres carrés à la plaine Saint-Denis
00:02:43pour y être filmé 24 heures sur 24 sous l'œil de 26 caméras et enregistré par 50 micros.
00:02:49Le voyeurisme façon 1984 de George Orwell et son personnage Big Brother,
00:02:55ce n'est pas pour rien que la version originale de cette émission imaginée par le producteur néerlandais John Demol
00:03:00avait justement pour titre Big Brother.
00:03:02Mais Love Story n'a pas seulement bouleversé le paysage audiovisuel français,
00:03:06ce programme a déchaîné les passions et changé notre façon de concevoir la célébrité.
00:03:12Après un peu plus de deux mois enfermée sous le regard des téléspectateurs,
00:03:16Loana est devenue une star.
00:03:17Le soir de sa sortie, elle a remonté les Champs-Elysées
00:03:20à la manière des joueurs de l'équipe de France 98.
00:03:23Ce phénomène, personne n'aurait pu l'imaginer, raconté justement Loana à Laurence Ferrari sur CNews en 2018.
00:03:31Je suis sortie de ce jeu, je ne comprenais rien en fait à ce qui m'arrivait.
00:03:34Quand on me voit comme ça, je suis tellement contente de sortir de ces dix semaines.
00:03:39Mais en fait, je ne comprends pas ce qui m'arrive.
00:03:41Et oui, ce qui était vraiment compliqué à vivre pour moi à ce moment-là,
00:03:45c'était euphorisant forcément, mais très déstabilisant et terrifiant
00:03:50de voir ma vie comme ça étalée sur les journaux sans que ce soit moi qui en parle.
00:03:57On dit quelque chose, on sait que ça va être publié.
00:03:59Mais là, d'un seul coup, c'était des choses que je n'aurais pas voulu qu'on sache.
00:04:03J'avais toute ma vie, tout le monde connaissait plus ma vie que moi, je la connaissais moi-même.
00:04:08À mes côtés ce soir, j'ai le plaisir d'accueillir Sarah Doraghi, Vincent Roy, Amine Albaï, Philippe David.
00:04:15Jean Dorido est également avec nous, psychologue.
00:04:18Bonsoir, merci d'être avec nous ce soir sur CNews.
00:04:21Et puis, on est en direct avec Laurent Amard, qui était l'un des meilleurs amis de Loana.
00:04:26Merci d'être avec nous ce soir sur CNews.
00:04:28Bonsoir.
00:04:30Première question, comment est-ce que vous avez appris la nouvelle, Laurent ?
00:04:35Une amie m'a écrit sur Internet pour me dire, Laurent, qu'est-ce que c'est que cette histoire
00:04:39avec Loana ?
00:04:40Je ne comprends pas.
00:04:41Alors moi, tout de suite, je vais sur Google pour regarder un petit peu ce qui se passe.
00:04:45Et je vois des premiers articles sortir qui annoncent le décès de Loana.
00:04:48Moi-même, je n'étais pas au courant.
00:04:49J'ai immédiatement appelé sa mère, Violette, pour savoir si elle est devenue nouvelle.
00:04:55Et elle n'était même pas au courant.
00:04:56Donc en fait, c'est moi qui ai appris à la maman de Loana le décès de sa fille.
00:04:59C'était assez terrible.
00:05:01Effectivement.
00:05:03Quand est-ce que vous lui aviez parlé la dernière fois ?
00:05:07Je lui avais parlé la dernière fois lors d'un coup de téléphone qui avait eu lieu le 4 mars.
00:05:12Elle m'avait dit que la situation était très mauvaise, qu'elle n'avait plus de téléphone.
00:05:18D'ailleurs, elle avait emprunté le téléphone du kebab en bas de chez elle pour me téléphoner et pour me
00:05:24dire qu'elle n'avait également des problèmes d'argent.
00:05:28Donc une semaine plus tard, je suis passé la voir pour voir ce qu'il en était.
00:05:33Malheureusement, elle ne m'a pas ouvert la porte.
00:05:36Ça, c'était quand ça ?
00:05:38C'était le 11 mars.
00:05:39Le 11 mars.
00:05:40Comment se fait-il que personne, finalement, personne ne se soit inquiété, qu'il ait fallu attendre plusieurs jours avant
00:05:47qu'un voisin s'interroge ?
00:05:51C'est une bonne question.
00:05:52Ce qu'il faut savoir, c'est qu'on n'avait plus aucune nouvelle de Loana depuis environ le 10
00:06:00décembre.
00:06:01Elle ne répondait plus à personne, elle ne répondait plus aux messages, elle ne communiquait plus sur les réseaux sociaux.
00:06:07C'était vraiment très étrange et tout le monde s'inquiétait, mais personne ne réagissait vraiment.
00:06:15Loana m'a écrit pour me dire que tout allait bien vers la mi-février.
00:06:20J'avais reçu une table, ça m'avait un peu rassuré.
00:06:23Et début mars, elle me passe ce coup de fil en me disant que la situation est très grave et
00:06:28qu'elle ne va pas bien.
00:06:30Mais effectivement, pas grand monde, votre remarque est juste.
00:06:33Pas grand monde ne s'est occupé de Loana durant ce laps de temps.
00:06:37Et elle ne vous a pas expliqué pourquoi ça allait mal justement à ce moment-là ?
00:06:42Elle n'est pas vraiment rentrée dans les détails.
00:06:44Elle m'a dit qu'il faudra que je t'explique.
00:06:46Viens et je t'expliquerai ce qui se passe.
00:06:50Vous l'aviez rencontrée comment Loana, Laurent Amart ?
00:06:54J'ai rencontré la tête au festival de Cannes, dans une ville-là.
00:07:00Et on a tout de suite accroché, ça a tout de suite matché entre nous.
00:07:03Et j'ai commencé à l'inviter à des soirées, des soirées mondaines en présence de célébrités,
00:07:07parce que j'en fais beaucoup.
00:07:09Et en 2018, on montait les marches de Cannes ensemble.
00:07:12Et ça a été un des plus beaux souvenirs de sa vie et un des plus beaux souvenirs de la
00:07:16mienne.
00:07:18Aujourd'hui, une ex-responsable de la CIVIS,
00:07:20vous savez, c'est la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants,
00:07:24disait que la mort de Loana n'était pas une tragédie individuelle,
00:07:28qu'elle illustre de la réalité vécue par les victimes de violences sexuelles dans l'enfance.
00:07:33Est-ce que Loana, vous avez déjà parlé de son enfance ?
00:07:36Oui, elle m'a parlé de son enfance.
00:07:37Elle m'a parlé de son père, qui est décédé il y a deux ans, M. Petruciani.
00:07:42Et elle m'avait décrit des choses sur lesquelles je ne m'étalerai pas ce soir.
00:07:47Mais effectivement, apparemment, elle a eu une enfance très compliquée avec son père.
00:07:50Très compliquée.
00:07:52La télévision, est-ce que vous pensez qu'elle a été néfaste pour elle ?
00:07:56Non. Non, vraiment non.
00:07:58Elle a adoré sa starification.
00:08:02Elle a adoré le loft.
00:08:03Elle a adoré le faire, le souvenir, un des souvenirs les plus forts de sa vie.
00:08:09D'ailleurs, sa photo favorite, c'est quand elle défile sur les Champs-Elysées dans la voiture, vous savez.
00:08:15Bien sûr.
00:08:15Non, non, vraiment pas du tout.
00:08:17Elle aimait beaucoup le show business.
00:08:20Elle s'y sentait bien.
00:08:22Elle aimait être prise en photo.
00:08:25Elle aimait être starifiée.
00:08:26Vraiment, elle n'a jamais eu de problème à ce niveau-là.
00:08:28Ce n'est pas ça qui a provoqué sa chute, vraiment.
00:08:31Ce n'est pas le show business.
00:08:33Qu'est-ce qui, selon vous, a provoqué sa chute ?
00:08:36Parce qu'évidemment, vous nous racontiez que ces derniers temps, elle n'allait pas très bien.
00:08:40Mais malheureusement, ce n'était pas la première fois qu'elle vivait des périodes, des mauvaises périodes, j'ai envie
00:08:46de dire.
00:08:48Ce qui a provoqué sa chute à Loana, c'est sa fragilité psychique, psychologique, son addiction aux médicaments, à l
00:08:56'alcool et à d'autres drogues.
00:08:58C'est ça qui a provoqué sa chute.
00:09:02Et peut-être de mauvaises rencontres aussi.
00:09:05Sa maman, visiblement, parlait d'une mauvaise rencontre assez récente qui vivait visiblement plus ou moins avec elle et qui
00:09:14aurait peut-être pu aussi causer les problèmes qu'elle avait à ce moment-là.
00:09:19Voilà, mais ça, pareil, je ne vais pas m'étaler là-dessus parce que ce matin, nous sommes au commissariat
00:09:23de police avec Violette, la maman de Loana, je l'ai accompagnée.
00:09:27Et l'enquête est en cours.
00:09:29D'accord.
00:09:29Donc, tant que l'enquête est en cours, je n'interfère pas.
00:09:32Merci beaucoup, Laurent Amar.
00:09:35Merci d'avoir accepté de répondre à nos questions, amis proches de Loana, ce soir sur CNews.
00:09:42Jean Dorido, je faisais référence tout à l'heure à ces propos de cet ex-responsable de la civisme qui
00:09:48parlait effectivement des violences sexuelles faites aux enfants
00:09:54et de finalement des conséquences que ça pouvait avoir dans la vie d'une personne, dans la construction d'une
00:10:00personne, finalement.
00:10:02Oui, évidemment que les violences sexuelles sont toujours dévastatrices, quel que soit l'âge auquel elles sont subies.
00:10:10Et évidemment, lorsqu'elles sont subies dans l'enfance, c'est encore pire.
00:10:13Et la vie de Loana, c'est une tragédie grecque en réalité.
00:10:17Sa vie est vraiment dramatique.
00:10:20Et sur la starification dont elle a fait l'objet, c'est important de se souvenir que Loana, c'est
00:10:26la dernière star de la télévision.
00:10:30Je sais que nous sommes sur un plateau de télé, c'est un plaisir, bien sûr, d'échanger.
00:10:34Plus personne n'en regarde la télévision.
00:10:36C'est une peau de chagrin.
00:10:37Les audiences diminuent d'année en année.
00:10:39La moyenne d'âge des personnes derrière leur écran vieillit d'année en année.
00:10:45Et les jeunes...
00:10:46Vous dites la dernière star de la télévision.
00:10:48Est-ce que ce n'est pas même là ?
00:10:48C'est la dernière.
00:10:49J'ai envie de dire, est-ce que ce n'est pas peut-être la plus grande star de la
00:10:52télévision ?
00:10:53C'est-à-dire que, est-ce que des animateurs de télé, des personnes qui n'ont été connues que
00:10:59par le prisme de la télévision,
00:11:00ont déjà déplacé des foules comme ça a été le cas de Loana, notamment lors de cette soirée,
00:11:08et dont on reverra peut-être les images et les photos, notamment, de cette descente des Champs-Elysées le soir
00:11:14de sa victoire ?
00:11:14On pourrait en parler des heures.
00:11:15Maintenant, oui, vous avez raison.
00:11:17En termes de génération spontanée, Loana, il faut bien comprendre que c'était la première télé-réalité en France.
00:11:24Alors, télé-réalité, c'est un oxymore déjà, parce que tout est scénarisé.
00:11:27C'était en démol France.
00:11:29Stéphane Courby, patron de Baniget actuellement, et Arthur, l'animateur télé,
00:11:34ils avaient créé une société de production.
00:11:36Ils n'avaient pas d'argent.
00:11:38Ils ne savaient pas tellement comment proposer quelque chose d'intéressant.
00:11:43et ils ont eu cette idée, qui est ce qu'elle est, d'adapter ce format hollandais, Big Brother.
00:11:52Ça ne coûte rien.
00:11:53Et qui a été adapté, d'ailleurs, parce que ce n'était pas exactement le même programme en Hollande.
00:11:56Grosso modo, si vous voulez, c'est que ça ne vous coûte rien.
00:11:58Vous mettez un loft à la plaine de Saint-Denis, 225 mètres carrés, ça ne coûte rien.
00:12:02Des caméras de partout.
00:12:03Et ce sont des rats de laboratoire que vous observez H24.
00:12:06Et il faut bien, bien se remettre, si vous voulez, à l'époque, c'était il y a 25 ans,
00:12:10en 2001.
00:12:11Il n'y avait pas de smartphone, il n'y avait pas de réseaux sociaux.
00:12:14Et les candidats comme Loana, Jean-Édouard, Lord Delattre et autres,
00:12:18ils sont complètement naïfs, si vous voulez.
00:12:21Ils participent à un jeu télé, c'était l'époque de tourner les manèges.
00:12:26Et surtout, j'ai essayé les premiers.
00:12:26C'est ça, c'était la première fois.
00:12:28Ils n'ont aucune idée de ce qui les attend à la sortie.
00:12:30Mais je me demande, même si finalement, tout le monde, personne ne savait ce qu'il allait vraiment passer.
00:12:35Aussi bien les patrons de la chaîne que les producteurs de l'émission, personne ne savait.
00:12:387,6% de part de marché télé pour la finale, comme vous dites.
00:12:45C'est plus de 7 millions de téléspectateurs.
00:12:47Guillaume Janton est avec nous.
00:12:48Bonsoir, vous avez bien connu Loana et le phénomène Love Story, Guillaume.
00:12:53Vous avez produit un documentaire diffusé à l'occasion des 20 ans du Loft en 2021.
00:12:56Vous aviez rencontré Loana à ce moment-là ?
00:13:00Au moment des 20 ans du Loft, absolument.
00:13:01On l'a suivi pendant plusieurs mois.
00:13:03C'était un moment de comeback médiatique, comme elle en a fait plusieurs entre 2010 et 2020.
00:13:09Elle avait vraiment envie de retourner dans la lumière pour oublier ses addictions,
00:13:14pour oublier cette dépression qui l'a frappée depuis des années.
00:13:18Et comme à chaque fois, ce comeback médiatique s'est soldé malheureusement par un retour dans l'anonymat
00:13:24qui s'explique par le fait que Loana n'avait envie que de lumière.
00:13:28Ce n'est que la lumière qui la rendait heureuse, mais à la fois, c'était à chaque fois une
00:13:32désillusion pour elle
00:13:33parce que le monde de la télé, malheureusement, n'avait plus grand-chose à lui proposer.
00:13:37Elle n'était plus considérée comme une candidate de téléréalité.
00:13:41Elle intéressait moins, comme la téléréalité repose malheureusement sur des critères très superficiels,
00:13:45notamment la plastique, l'esthétique.
00:13:48Elle intéressait moins que des jeunes candidats et candidates de téléréalité qui avaient une vingtaine d'années,
00:13:52que la génération d'après.
00:13:53Il y a eu plein de générations de candidats de téléréalité après Loana.
00:13:56Donc, on a assisté à cette tentative de comeback médiatique.
00:14:00Nous, on l'a fait effectivement pour fêter les 20 ans du Loft.
00:14:03Et c'est vrai que quand on a tourné ce documentaire, on se sentait assez mal
00:14:07parce qu'on avait de la peine pour elle.
00:14:10On voyait qu'elle espérait redevenir la star qu'elle a été.
00:14:14Et à la fois, elle nous disait que ça lui faisait très plaisir de le faire,
00:14:17qu'elle avait envie de repasser à la télé.
00:14:19Et d'ailleurs, elle a souvent dit que les quelques semaines qu'elle a passées dans le Loft
00:14:22étaient les plus belles de sa vie.
00:14:23Peut-être parce qu'elle était coupée du monde et coupée de tous les problèmes qu'elle avait à l
00:14:27'extérieur.
00:14:28Guillaume, à l'époque, elle s'était confiée aussi sur ses nombreuses tentatives de suicide.
00:14:33Oui, elle a tenté de mettre fin à ses jours plusieurs fois.
00:14:36Alors, elle explique que parfois, c'était, je vais presque dire, de fausses tentatives de suicide
00:14:42parce qu'elle explique que c'était pour attirer l'attention.
00:14:45Mais on a bien vu après que c'était bien plus sérieux que ça,
00:14:48qu'elle ingurgitait de très grandes quantités de médicaments.
00:14:51Elle présentait des états vraiment dépressifs.
00:14:54Elle avait envie d'en finir avec la vie parce que malheureusement,
00:14:58elle avait un entourage qui était peut-être malsain, avec une mauvaise influence.
00:15:03Absent également, elle n'avait pas de cellules familiales autour d'elle.
00:15:07Elle n'avait plus de lien avec sa fille Mindy.
00:15:10Donc, très peu de personnes sur qui se reposer.
00:15:13Et puis, la grande quête de Loana dans sa vie, ça a été tout simplement l'amour.
00:15:17Il ne faut pas oublier que la promesse de Love Story, au départ, au-delà de l'enfermement,
00:15:21c'était aussi des célibataires qui cherchaient l'amour.
00:15:23Mais vous avez raison, Guillaume.
00:15:24Et j'ai envie de dire, ce qui est peut-être terrible,
00:15:26c'est quand on parle de Loana, ce qui est resté malheureusement dans la mémoire collective,
00:15:30c'est cette fameuse scène de la piscine et son idylle avec Jean-Edouard.
00:15:34Cette scène a été un point de bascule pour ce programme.
00:15:38C'est à ce moment-là, finalement, que ce programme a vraiment éclos
00:15:42et que finalement, tout a basculé en termes d'audience, notamment.
00:15:45Absolument. Alors, il y a deux interprétations de cette scène.
00:15:48Il y a tout d'abord l'image trash, parce que c'est vrai que c'est une image
00:15:52extrêmement frontale et vulgaire pour une diffusion à la télévision.
00:15:54Alors, à l'époque, c'était sur le flux de Love Story.
00:15:57Mais il y a aussi l'histoire dans l'histoire,
00:16:00qui est qu'à l'époque, Loana a une relation d'un soir avec Jean-Edouard
00:16:03et que le lendemain, il ne lui adresse plus la parole.
00:16:05Et là encore, elle connaît le malheur en amour.
00:16:09Et c'est ça qui va la rendre extrêmement populaire,
00:16:11comme plus tard d'autres candidats de télé-réalité, d'ailleurs.
00:16:13C'est le fait d'être dans une relation qu'on qualifierait aujourd'hui de toxique
00:16:19à sens unique avec un bad boy, un mauvais garçon qui se joue d'elle.
00:16:23C'est ça qui l'a rendue extrêmement attachante.
00:16:26Et je pense aussi qu'à l'heure où on aime détester les candidats de télé-réalité
00:16:31parce qu'ils peuvent nous exaspérer parfois,
00:16:33je pense que tout le monde aimait Loana.
00:16:34Je pense qu'on avait tous de la tendresse pour elle
00:16:36parce qu'elle était sincère, naïve, victime parfois.
00:16:39Et c'est ça qui l'a rendue extrêmement attachante.
00:16:42Guillaume, et ce sera ma dernière question.
00:16:46Quel regard est-ce que vous portez, vous, en tant que producteur de télévision,
00:16:49sur tout ça ?
00:16:50Sur, effectivement, cette scène très trash,
00:16:54qui a fait éclos ce programme et qui a également mis Loana dans la lumière.
00:16:58et sur, finalement, ce qu'elle est devenue, finalement,
00:17:02après ce programme de télévision.
00:17:08Alors, s'il y a un mot qui devait résumer tout ça,
00:17:11ce serait le mot « rien ».
00:17:13Parce qu'en fait, j'ai regardé, il n'y a pas longtemps,
00:17:16il y a quelques années, des épisodes de Love Story.
00:17:20Il ne se passait absolument rien.
00:17:22C'est-à-dire que vous aviez 25 minutes
00:17:26avec deux jeunes hommes et trois jeunes femmes
00:17:28qui bronzaient au soleil et qui s'épilaient,
00:17:31qui ne se disaient rien.
00:17:32Et ça faisait 4 millions de téléspectateurs.
00:17:34La scène de la piscine, il y a du voyeurisme.
00:17:35C'était le paroxysme du voyeurisme, en fait.
00:17:38Du voyeurisme et du rien, surtout.
00:17:39Parce que, en fait, le côté voyeur,
00:17:42c'était juste la promesse d'observer des gens
00:17:43comme des rats de laboratoire,
00:17:44mais il ne se passait absolument rien.
00:17:46Et ça cartonnait en audience.
00:17:47Et donc, pour répondre à la deuxième partie
00:17:49de votre question,
00:17:50ce rien a suivi Loana pendant toute sa carrière
00:17:53puisque, comme elle n'était fondée sur rien,
00:17:55alors elle s'est essayée à la musique,
00:17:57aussi à la comédie, etc.
00:17:59Mais on a bien vu, malheureusement,
00:18:01que comme elle n'avait pas grand-chose d'autre
00:18:02à revendre que son physique
00:18:05et que sa personnalité attachante,
00:18:07malheureusement, ça n'a pas suffi pour elle,
00:18:09comme à plein d'autres candidats, d'ailleurs.
00:18:11Et la pauvre, elle était pleine d'espoir.
00:18:13Et donc, malheureusement, ce vide
00:18:17ce symbole du vide qu'est la télé-réalité
00:18:19qui, pour moi, résume tristement la carrière
00:18:23et la vie de Loana,
00:18:24qui, par ailleurs, était une femme extrêmement gentille,
00:18:27douce, attachante,
00:18:28et dont on est très triste
00:18:33d'apprendre la disparition depuis quelques heures.
00:18:35Merci beaucoup, Guillaume Janton,
00:18:37d'avoir été avec nous ce soir
00:18:37pour nous parler de Loana.
00:18:39Jordan Deluxe vient de nous rejoindre sur ce plateau.
00:18:41Bonsoir, Jordan.
00:18:42Bonsoir.
00:18:42Merci d'être avec nous.
00:18:44Vous l'aviez rencontrée, Loana,
00:18:45vous l'aviez reçue dans votre émission de télé.
00:18:48C'était en 2021 ?
00:18:50Oui, en fait, j'ai reçu trois fois,
00:18:52donc à trois intervalles différentes.
00:18:54Et à chaque fois, c'était quelque chose d'extraordinaire.
00:18:57La dernière fois, c'était ?
00:18:58C'était il y a deux ans, si je ne me trompe pas.
00:19:01On va en parler dans un instant.
00:19:02On regardera une séquence aussi très touchante
00:19:05de Loana sur votre plateau.
00:19:07Mais d'abord, on va faire un point
00:19:09sur les derniers éléments de l'enquête.
00:19:10Le procureur a indiqué que Loana était manifestement morte
00:19:15depuis plusieurs jours.
00:19:16Elle a été retrouvée à son domicile de Nice hier.
00:19:19Le procureur qui précise aujourd'hui
00:19:21que son décès pourrait être dû à une chute.
00:19:23Le point sur les derniers éléments
00:19:24avec notre journaliste police-justice, Célia Barotte.
00:19:28Dans un communiqué, le parquet de Nice a indiqué
00:19:30que c'est un voisin de Loana inquiet
00:19:32de ne plus la voir depuis plusieurs jours
00:19:34qui a contacté les pompiers.
00:19:36Les secours sont entrés dans l'appartement de Loana
00:19:38en passant par une fenêtre
00:19:40car la porte était verrouillée de l'intérieur.
00:19:42Sur place, ils ont découvert le corps inanimé de Loana
00:19:45mais aussi celui d'un chien.
00:19:47Les premières constatations confirment
00:19:49un décès remontant à plusieurs jours.
00:19:51Le parquet a détaillé, je cite,
00:19:53que la présence d'une plaie à l'arrière du crâne
00:19:56et d'équimose en région lombaire
00:19:57permettait d'envisager que le décès
00:19:59puisse être lié à une chute en arrière.
00:20:01Le corps de Loana a été transporté
00:20:03à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie
00:20:06et son appartement a été placé sous scellé.
00:20:09Des analyses toxicologiques
00:20:10et anatomopathologiques ont été ordonnées.
00:20:13Enfin, à ce stade des investigations,
00:20:15aucun élément permet d'envisager
00:20:17l'intervention d'une autre personne
00:20:19en lien avec le décès de Loana.
00:20:22Et c'est pathétique, malheureusement.
00:20:25C'est ce qui est le plus terrible
00:20:26et le plus glauque dans cette histoire.
00:20:28C'est-à-dire comment une femme
00:20:30qui a effectivement connu la lumière
00:20:33et puis de toute façon,
00:20:34d'une manière très globale en fait,
00:20:36de mourir seule dans son appartement,
00:20:38d'être retrouvée après plusieurs jours,
00:20:41ça évoque malheureusement
00:20:42beaucoup de choses négatives, Vincent Roy.
00:20:45D'abord la mort de quelqu'un de jeune,
00:20:47une femme de 48 ans,
00:20:49c'est immédiatement une injustice.
00:20:52Ensuite, effectivement,
00:20:53on a pris, il faut se souvenir de l'époque,
00:20:55on prenait des gens
00:20:56qu'on sélectionnait d'une manière ou d'une autre
00:21:00pour un certain nombre de raisons.
00:21:01Loana, on l'a dit à plusieurs reprises
00:21:03pour sa plastique,
00:21:05on les mettait dans un loft,
00:21:07on leur faisait faire de la télé
00:21:08et quand ils sortaient,
00:21:09ils découvraient la célébrité,
00:21:11même une célébrité
00:21:12à laquelle jamais ils n'auraient pu aspirer
00:21:16ou à laquelle ils n'auraient jamais pensé.
00:21:20Et personne n'aurait imaginé,
00:21:21on le disait,
00:21:21même les producteurs de l'émission
00:21:22ne pouvaient pas imaginer une chose pareille.
00:21:23Absolument,
00:21:24et quand vous n'avez pas,
00:21:25oui, sauf que les producteurs de télévision,
00:21:27ils sont là pour gagner de l'argent,
00:21:28ils sont là pour gagner de l'argent,
00:21:29quand bien même,
00:21:31ça pourrait créer un certain nombre de dégâts
00:21:33chez un certain nombre d'individus
00:21:34qui n'ont pas une structure psychologique suffisante.
00:21:37J'entendais il y a quelques années
00:21:38Arthur,
00:21:39qui était l'un des producteurs de cette émission
00:21:40qui en parlait à la télé,
00:21:43Arthur qui parlait de ce programme
00:21:45et qui racontait qu'il était conscient
00:21:46d'avoir mis le verre dans le fruit,
00:21:48clairement,
00:21:49puisque ça a été le prémice
00:21:50de beaucoup de choses après,
00:21:52mais que s'il ne l'avait pas fait,
00:21:53quelqu'un d'autre s'en serait chargé.
00:21:55Et ces mots de la part d'Arthur,
00:21:56je les trouve très forts,
00:21:57Jordan Deluxe.
00:21:58Ça veut dire que finalement,
00:22:01on a critiqué cette période,
00:22:03on a critiqué cette télévision,
00:22:05mais que forcément,
00:22:07c'était l'évolution logique
00:22:08de la télé à ce moment-là.
00:22:10Ah oui, c'est clair,
00:22:11c'était l'évolution logique
00:22:12et elle en est la preuve parfaite en fait.
00:22:15Elle a été la numéro un,
00:22:16c'est vrai que derrière maintenant,
00:22:18c'est qui c'est entre guillemets Nabila,
00:22:20la nouvelle,
00:22:20je ne dirais pas nouvelle Loana,
00:22:21parce que ça n'a rien à voir,
00:22:22elle est beaucoup plus moderne
00:22:23et puis elle a su en effet.
00:22:25Mais dans la filiation de la célébrité,
00:22:27vous avez raison,
00:22:28il y a quelque chose.
00:22:29Ah oui, il y a quelque chose, bien sûr.
00:22:30Parce que c'est une icône
00:22:32qui est regardée par tout le monde,
00:22:33tout le monde l'en vit.
00:22:33Et voilà, sauf que Loana,
00:22:36elle, c'était les débuts,
00:22:37elle a essuyé les plâtres, malheureusement.
00:22:39C'est vraiment ça.
00:22:41Jean Dorédo.
00:22:41Il faut insister,
00:22:42c'est que les Nabila,
00:22:44les Julien Tanty et autres,
00:22:45ce sont des personnes
00:22:46qui ont intégré ces expériences
00:22:48de leurs aînés,
00:22:49qui ont appris justement les codes
00:22:50et qui sont arrivées
00:22:51avec les réseaux sociaux
00:22:53qui permettent un contrôle
00:22:54de la personne qui est objectisée.
00:22:57En réalité, c'était un objet Loana.
00:22:59Simplement, elle n'avait pas
00:23:00à ce moment-là
00:23:01la capacité de se mettre en scène
00:23:03qu'ont aujourd'hui les influenceurs.
00:23:04C'est ce que vous dites,
00:23:06elle a essuyé les plâtres
00:23:07avec cette tragédie
00:23:09que l'on voit aujourd'hui.
00:23:11Et pardon,
00:23:12pour revenir sur les propos
00:23:13de votre invité précédent
00:23:15qui explique qu'elle s'est essayé
00:23:17à la chanson,
00:23:18à la comédie,
00:23:19il faut bien se souvenir
00:23:19qu'à l'époque,
00:23:20tout ce que Loana touchait
00:23:21se transformait en or.
00:23:23Il y a des personnes
00:23:24qui ont gagné énormément d'argent,
00:23:25elle a fait un parfum,
00:23:26elle a fait un nid,
00:23:27qui se sont vendues
00:23:29dans des proportions inouïes.
00:23:31Mais c'est en ça
00:23:32qu'il y a eu une inversion
00:23:32en fait du modèle.
00:23:34C'est-à-dire qu'avant,
00:23:35on faisait des choses
00:23:36pour devenir célèbre,
00:23:37on sortait un disque
00:23:38pour devenir célèbre,
00:23:39on jouait dans un film
00:23:41pour devenir célèbre,
00:23:42et après, le Loft,
00:23:43finalement,
00:23:44on est célèbre
00:23:45parce qu'on est célèbre.
00:23:46C'est ça,
00:23:47et on faisait de la musique
00:23:48parce qu'on était célèbre.
00:23:49C'est Warholien,
00:23:50c'est Warholien.
00:23:50Oui, on peut citer Andy Warhol.
00:23:52Toutefois, vous savez,
00:23:54pardon de peut-être
00:23:55faire du féminisme primaire,
00:23:58simplement,
00:23:59les femmes ont toujours
00:24:00été utilisées
00:24:01par l'industrie de l'image.
00:24:03Les comédiennes,
00:24:04souvent, Loana
00:24:05a été comparée à Marilyn
00:24:06par des experts du domaine.
00:24:08Est-ce que c'est pas ce qui...
00:24:10Justement,
00:24:10elle n'a pas mal vécu
00:24:11tout ça,
00:24:12le fait d'être considérée
00:24:13comme une femme objet.
00:24:14Il est impossible de bien vivre
00:24:15le fait d'être un objet.
00:24:16C'est ça.
00:24:16C'est des recherches en psychologie,
00:24:18très, très documentées,
00:24:19plus vous êtes traité en objet
00:24:21et plus c'est difficile,
00:24:23plus vous êtes isolé
00:24:24et plus la notoriété est grande,
00:24:26plus la solitude est forte
00:24:28parce qu'une personne
00:24:29qui est admirée par tout le monde
00:24:31n'est proche de personne,
00:24:32en réalité.
00:24:33C'est ce qui a détruit Loana.
00:24:35Jordan.
00:24:35En interview,
00:24:36elle ne le montrait pas du tout,
00:24:36en tout cas,
00:24:37qu'elle était triste
00:24:38ou quoi que ce soit.
00:24:39À chaque fois qu'on lui parlait
00:24:39de lumière,
00:24:40elle était très heureuse
00:24:41de venir sur les plateaux.
00:24:42Les plateaux de Cyril Hanouna,
00:24:43elle a adoré les faire.
00:24:44Moi, quand elle venait,
00:24:45elle était trop contente.
00:24:46Elle répondait oui tout de suite
00:24:47lorsque vous la proposiez de venir.
00:24:49Ce n'était pas l'intermédiaire
00:24:50d'un de ses amis.
00:24:51C'est important de dire
00:24:52un de ses amis
00:24:52parce qu'il y a beaucoup de toccards
00:24:53en ce moment
00:24:54et c'est insupportable
00:24:55qu'ils postent des photos,
00:24:56des machins,
00:24:56j'étais son ami,
00:24:57il y a des trucs immondes
00:24:58qui, il y en a vraiment,
00:24:59il ferait mieux de la fermer.
00:25:01C'est immonde.
00:25:02L'entourage de Loana
00:25:03a été problématique.
00:25:04Attendez,
00:25:04c'est un vrai problème.
00:25:05Vous voyez,
00:25:06encore une fois,
00:25:06une certaine Sylvie
00:25:08qui se prétend être son amie
00:25:09ou sa meilleure amie,
00:25:10je ne sais quoi,
00:25:10qui nous a dit quand même hier
00:25:11qui a raconté n'importe quoi
00:25:12sur le plateau de Cyril Hanoula.
00:25:13Je l'ai eu hier.
00:25:14Mais merde, quoi.
00:25:15Je l'ai eu hier.
00:25:16Mais espèce de menteuse.
00:25:18Tu n'as pas eu hier
00:25:18puisqu'elle était décédée
00:25:20depuis pratiquement une semaine
00:25:20et la maman, je crois,
00:25:21a dit 12 jours.
00:25:22Et on a un autre,
00:25:23Jérémy,
00:25:23qui se prétend qu'il lui
00:25:24était l'ex de Palmade
00:25:25et qui maintenant
00:25:26est le meilleur ami de Loana
00:25:27qui s'est amusé
00:25:28à poster des stories
00:25:29en disant
00:25:29« Oh, mais quelle horreur !
00:25:30J'aurais préféré
00:25:31ne pas être connu pour ça.
00:25:33Mais bon, je poste mes stories
00:25:34parce que j'étais l'ami de Loana.
00:25:35Mais taisez-vous,
00:25:36fermez vos gueules ! »
00:25:37On va regarder une séquence
00:25:39très touchante
00:25:40dans votre émission,
00:25:41sur votre plateau,
00:25:42Jordan Deluxe,
00:25:42lorsque vous receviez Loana.
00:25:45Elle avait évoqué sa mort
00:25:47et finalement,
00:25:49elle vous avait confié
00:25:50l'image qu'elle aurait voulu
00:25:51qu'on garde d'elle
00:25:52après sa mort.
00:25:53On regarde cette séquence
00:25:54et on en parle juste après.
00:25:56Si on était dans l'au-delà,
00:25:58Loana,
00:25:58vous aimeriez qu'on se souvienne
00:25:59de quoi, Loana ?
00:26:02C'est dans l'au-delà
00:26:03la chose qu'on aimait.
00:26:06Il était comme ça,
00:26:07il était comme ça.
00:26:07Qu'est-ce qui vous plairait ?
00:26:09On se souvienne de moi
00:26:12comme j'étais heureuse
00:26:13sur la portière
00:26:14de la voiture noire
00:26:14quand je remontais
00:26:15la gendarmerie.
00:26:17Ah ouais.
00:26:18C'est le plus beau souvenir, ça ?
00:26:20C'est un de mes plus beaux souvenirs,
00:26:21ouais.
00:26:21J'étais heureuse, ça.
00:26:23Ça vous aime mieux
00:26:24en plus d'en parler ?
00:26:24Je vous vois les larmes aux yeux.
00:26:25Oui.
00:26:27C'est comme ça que j'aimerais
00:26:28qu'on se souvienne de moi, ouais.
00:26:31Vous avez vu
00:26:31comme elle est dans le souvenir.
00:26:33Elle est dans un instant
00:26:34présent.
00:26:34C'est cette fameuse photo
00:26:35où elle dit salut
00:26:36et elle remonte...
00:26:37On la voit à l'écran.
00:26:38On la voit à l'écran, voilà.
00:26:39Et c'était ça, Loana.
00:26:40C'est la gentillesse.
00:26:41Vous avez vu la gentillesse
00:26:42de la personne.
00:26:43Je précise que c'est une question
00:26:44que vous posez souvent
00:26:44à vos invités.
00:26:45Oui.
00:26:45À des gens qui sont des fois
00:26:46plus âgés en général
00:26:47parce que je suis connu
00:26:48pour avoir souvent des personnes
00:26:50qui ont des fois 60, 80, 90 ans.
00:26:52Mais là, je me suis dit
00:26:53tiens, je vais lui la poser.
00:26:54Et c'est vrai qu'elle a quand même
00:26:55parlé d'avoir fait
00:26:56neuf tentatives de suicide.
00:26:58Et je me suis dit,
00:26:58je vais quand même lui poser
00:26:59cette question
00:26:59parce que, voilà, pour voir...
00:27:01Et elle y réfléchit vraiment.
00:27:02C'est hyper important pour elle.
00:27:04Et cet instant-là...
00:27:05Et d'ailleurs, il y a quelque chose
00:27:06de très joli qui s'est passé
00:27:06sur les réseaux
00:27:07parce qu'il faut savoir
00:27:07qu'elle a été quand même insultée
00:27:09mais copieusement, Loana.
00:27:10C'était horrible.
00:27:11Moi, je l'ai vue
00:27:12quand je l'ai reçue sur mon plateau.
00:27:13C'était immonde.
00:27:14Immonde ce qu'on pouvait dire sur elle.
00:27:16C'est-à-dire que les gens
00:27:16n'avaient aucune gêne sur Instagram.
00:27:18Ils disaient oui.
00:27:19Ah, t'es vraiment horrible.
00:27:20Tu ferais mieux de retourner chez toi.
00:27:22Enfin, c'était immonde.
00:27:23Elle se prenait
00:27:24ces sauts d'insultes-là tout le temps.
00:27:26Et alors là, étonnamment,
00:27:27il se passe quelque chose d'assez joli.
00:27:28Je trouve que sur les réseaux sociaux,
00:27:29les gens sont respectueux.
00:27:31Il aurait fallu attendre
00:27:32que Loana décède, meure
00:27:34pour que les gens soient gentils avec elle.
00:27:36Et ils postent cette photo, en effet.
00:27:37Il y en a beaucoup
00:27:38qui postent cette photo
00:27:38où elle dit salut
00:27:39pour lui rendre un hommage.
00:27:40Voilà.
00:27:40Parce que c'était vraiment
00:27:41une femme gentille.
00:27:42On parlait de l'impact
00:27:43du loft dans la société.
00:27:44J'aimerais vous montrer
00:27:44cet archive de l'INA
00:27:46du 12 mai 2001.
00:27:47C'est un extrait
00:27:48du journal télévisé
00:27:49de France 3.
00:27:50Regardez.
00:27:52Décidément,
00:27:52Love Story déchaîne les passions.
00:27:54Cet après-midi,
00:27:55200 manifestants
00:27:56ont déversé des poubelles
00:27:58à Neuilly
00:27:58devant le siège
00:27:59de la petite chaîne
00:28:00qui monte
00:28:01pour protester
00:28:02contre cette émission d'M6.
00:28:03Les anti-Love Story,
00:28:04les militants
00:28:05de mouvements alternatifs,
00:28:07se sont ensuite
00:28:07rendus à la plaine Saint-Denis
00:28:09devant le fameux loft
00:28:11pour tenter
00:28:12de s'y introduire.
00:28:14Vous voyez,
00:28:15ils ont été refoulés
00:28:16par les vigiles
00:28:17après une sévère
00:28:18altercation.
00:28:20Rappelons que cette émission
00:28:21a battu jeudi soir
00:28:22un record d'audience
00:28:23historique de la chaîne
00:28:24avec plus de 7 millions
00:28:25de téléspectateurs.
00:28:27Philippe David,
00:28:28je ne crois pas
00:28:29qu'il existe
00:28:29dans le paysage
00:28:30audiovisuel français
00:28:31un autre exemple
00:28:33d'émission
00:28:33qui est déchaîné
00:28:35à ce point
00:28:36les passions.
00:28:36Pour tout vous dire,
00:28:37je prenais un café
00:28:38avec une amie journaliste
00:28:39ce matin
00:28:40et on me parlait
00:28:41de la mort de Loana
00:28:41et moi je lui dis,
00:28:43on était tous les deux
00:28:44réfractaires à la télé-réalité.
00:28:45Moi je n'ai jamais regardé
00:28:46un épisode du loft.
00:28:48Ma fille regardait
00:28:49l'Astarac,
00:28:49je n'ai jamais regardé
00:28:50un épisode de l'Astarac
00:28:52et on se disait,
00:28:53il y a eu un avant
00:28:54et un après.
00:28:56Et ça,
00:28:57il y a eu un avant
00:28:58l'Astarac.
00:28:58Mais vous avez vu,
00:28:59mais ces images
00:28:59elles sont incroyables.
00:29:01On parle d'une émission
00:29:01de télévision.
00:29:02Moi je m'en souviens
00:29:03comme si c'était hier
00:29:05et je ne comprenais pas
00:29:06que les gens se passionnent
00:29:07pour voir finalement
00:29:08des hamsters
00:29:09enfermés dans leur cage
00:29:10et qu'on filme
00:29:11alors qu'il n'y a rien
00:29:12à regarder.
00:29:12Mais vous regardez quand même.
00:29:13Non, je ne regardais pas.
00:29:14Alors vous ne vous regardiez pas.
00:29:15Ah non, mais jamais,
00:29:16je suis totalement réfractaire.
00:29:17Vous n'avez jamais regardé
00:29:18le loft ?
00:29:19Jamais.
00:29:19Vous ne connaissez pas
00:29:20Jean-Edouard ?
00:29:20Je connais le loft
00:29:22parce que...
00:29:22Non mais attendez...
00:29:24Non mais c'est intéressant
00:29:25parce que...
00:29:25Qui avait déjà regardé
00:29:27au moins une fois
00:29:27cette émission ?
00:29:28Moi j'ai déjà regardé.
00:29:29Zara, Amine ?
00:29:29Oui, j'ai regardé.
00:29:31Oui, oui, j'ai regardé, bien sûr.
00:29:32Et Vincent,
00:29:33vous avez déjà regardé ?
00:29:34Bien sûr,
00:29:34bien évidemment que j'ai regardé.
00:29:36Mais ça n'est pas
00:29:37la même télé-réalité.
00:29:38Mais donc évidemment,
00:29:39je suis un enfant de la télé,
00:29:40j'ai grandi,
00:29:41j'ai été fasciné,
00:29:42je le suis encore
00:29:43par la télévision,
00:29:44par la radio,
00:29:45évidemment.
00:29:46Je crois qu'il faut...
00:29:47Encore une fois,
00:29:47il faut rappeler qu'à l'époque,
00:29:48il n'y avait pas de smartphone,
00:29:49il n'y avait peu d'internet,
00:29:50il n'y avait que la télé.
00:29:51J'étais très jeune.
00:29:53Moi j'étais très jeune,
00:29:53mais c'est drôle
00:29:54parce que c'est comme
00:29:54les journaux un petit peu
00:29:56qu'on appelle à droite et à gauche
00:29:57et on dit voilà,
00:29:58personne ne les regarde
00:29:58mais ça fait des ventes
00:29:59pas possible.
00:30:00Mais c'est clair.
00:30:00On va continuer
00:30:01de parler de l'OANA ce soir.
00:30:03Le avant, le après,
00:30:04très court.
00:30:05Moi je viens d'une génération,
00:30:07bientôt 60 ans,
00:30:09où on regardait
00:30:09Alain Decaux raconte
00:30:11ou les dossiers de l'écran.
00:30:12Ah oui, d'accord.
00:30:12Et on regardait ça
00:30:14religieusement en famille
00:30:14dans un quartier populaire
00:30:16avec mes parents
00:30:18pour essayer de développer
00:30:19notre sens critique
00:30:20et notre culture générale.
00:30:23Et c'est pour ça
00:30:24que quand j'ai vu
00:30:24la télé-réalité arriver,
00:30:26je me suis dit que déjà
00:30:27j'avais changé d'époque.
00:30:29On va continuer
00:30:30à parler de l'OANA ce soir.
00:30:31On reverra des séquences
00:30:33de son entretien
00:30:33avec Laurence Ferrari
00:30:34dans lequel elle se confiait
00:30:36sur son addiction à la cocaïne.
00:30:38On reverra ses images.
00:30:38On parlera avec vous
00:30:39Jean Dorédo
00:30:39de l'addiction,
00:30:40de l'influence aussi,
00:30:41comment des personnes fragiles
00:30:43arrivent à se faire influencer,
00:30:44à tomber dans de tels travers.
00:30:45On sera également avec
00:30:46Tony Gomez,
00:30:47ami proche de l'OANA,
00:30:49connu aussi pour avoir été
00:30:50longtemps le roi des nuits parisiennes.
00:30:52Il était à l'époque
00:30:53le patron,
00:30:54souvenez-vous,
00:30:54de l'étoile,
00:30:55célèbre discothèque
00:30:56qui avait notamment accueilli
00:30:57les candidats de ce jeu
00:30:58le soir de la finale
00:30:59de l'émission,
00:31:00le 5 juillet 2001.
00:31:02On va y revenir
00:31:03avant la fin de cette émission.
00:31:04Dans un instant,
00:31:05on va également parler
00:31:06de l'actualité,
00:31:07de l'actualité internationale.
00:31:09Restez avec nous
00:31:09pour la suite
00:31:10du Meilleur de l'Info
00:31:10sur CNews.
00:31:15De retour sur CNews
00:31:16pour la suite
00:31:16du Meilleur de l'Info.
00:31:17On va parler
00:31:18de la politique internationale
00:31:19dans un instant.
00:31:20On va revenir
00:31:20sur les dernières déclarations
00:31:23de Donald Trump
00:31:24en cette 27e journée
00:31:25de guerre
00:31:26contre la République
00:31:26islamique d'Iran.
00:31:28Mais d'abord,
00:31:28un tout autre sujet
00:31:29qu'on évoquait
00:31:30juste avant la pub.
00:31:32Évidemment,
00:31:32on revenait sur
00:31:33la mort de cette
00:31:35icône,
00:31:36finalement,
00:31:36de la télévision,
00:31:37Loana,
00:31:38première star
00:31:38de la télé-réalité,
00:31:40retrouvée morte
00:31:40à son domicile
00:31:41de Nice,
00:31:42hier,
00:31:42à l'âge de 48 ans.
00:31:44On voulait en parler
00:31:45également avec
00:31:46Damien Canivès
00:31:47qui est avec nous
00:31:48au téléphone.
00:31:49Merci Damien
00:31:50d'être avec nous
00:31:51ce soir sur CNews.
00:31:52Bonsoir.
00:31:52Vous êtes journaliste
00:31:53au Figaro TV.
00:31:56Quelles sont
00:31:57les dernières informations
00:31:58dont on dispose
00:31:59aujourd'hui
00:32:01concernant
00:32:01la mort
00:32:02de Loana ?
00:32:03Le procureur
00:32:04s'est exprimé
00:32:05aujourd'hui.
00:32:07il pourrait s'agir
00:32:08d'une chute,
00:32:09c'est ça,
00:32:09d'après ce qu'on a compris ?
00:32:12Bonsoir Michael,
00:32:13bonsoir à tous absolument.
00:32:13Les dernières informations
00:32:14dont on dispose
00:32:15sont finalement
00:32:16assez terribles
00:32:17et témoignent du fait
00:32:18que Loana est malheureusement
00:32:20morte dans la plus grande
00:32:20des solitudes
00:32:21puisqu'en effet,
00:32:22ils ont retrouvé,
00:32:24en tout cas les forces
00:32:24de l'ordre et les pompiers
00:32:25ont retrouvé sa dépouille
00:32:27hier à 18h
00:32:28à la suite
00:32:29d'un signalement
00:32:29des voisins
00:32:30qui sentaient une odeur
00:32:32en tout cas suspecte
00:32:34au niveau de l'appartement
00:32:36de Loana.
00:32:37Lorsque les secours
00:32:39sont arrivés,
00:32:40malheureusement,
00:32:41ils sont tombés
00:32:41sur à la fois
00:32:43la dépouille de Loana
00:32:43et sur celle
00:32:44de son chien
00:32:45inanimé
00:32:46et les informations
00:32:47du procureur
00:32:48indiquent
00:32:48qu'elle pourrait
00:32:49effectivement
00:32:51être décédée
00:32:52depuis plusieurs jours
00:32:54voire plusieurs semaines.
00:32:56Donc,
00:32:57c'est pour ça
00:32:57que je vous dis
00:32:58que ça témoigne
00:32:58et que c'est assez terrible
00:32:59et que ça témoigne
00:33:00de la solitude
00:33:00de Loana,
00:33:01c'est que vraisemblablement
00:33:02personne avant
00:33:03hier
00:33:04s'était inquiété
00:33:05du fait que Loana
00:33:06ne donnait absolument
00:33:07aucun signe de vie
00:33:07et ce qui montre
00:33:09une fois de plus
00:33:10que cette femme
00:33:11était totalement seule
00:33:13et sans doute
00:33:15dans une grande précarité
00:33:17psychologique
00:33:17et aussi financière,
00:33:18on le sait.
00:33:19Et ce qui est absolument
00:33:20terrible parce qu'on était
00:33:20avec Laurent Amard
00:33:21tout à l'heure au téléphone
00:33:22qui est un de ses meilleurs amis
00:33:24qui nous racontait
00:33:26qu'il avait appris
00:33:26la mort de Loana,
00:33:27que c'est une amie à lui
00:33:28qui avait vu une information
00:33:30passer sur les réseaux
00:33:31et qui lui avait communiqué
00:33:33l'information
00:33:34et que lui-même
00:33:35avait donné cette information
00:33:37à la maman de Loana
00:33:38et c'est ce qui est finalement
00:33:40le plus glauque,
00:33:41c'est-à-dire qu'en fait
00:33:42on se rend compte
00:33:43que Loana était seule
00:33:45et qu'il a fallu attendre 12 jours
00:33:47pour que des personnes proches,
00:33:50des personnes de son entourage
00:33:51se rendent compte finalement
00:33:52et apprennent sa disparition.
00:33:56Oui, parce que Loana
00:33:58effectivement n'a pas manqué
00:34:00de main tendue si j'ose dire.
00:34:03Certains non connus
00:34:04comme Cyril Hanouna,
00:34:05comme Guillaume Janton,
00:34:06le producteur,
00:34:07ont tenté de lui venir en aide,
00:34:09de faire en sorte
00:34:10que peut-être elle retravaille,
00:34:12de faire en sorte
00:34:13qu'elle revoie du monde
00:34:14et qu'elle rentre
00:34:14dans une forme de vie active
00:34:16mais systématiquement
00:34:17Loana a été rattrapée
00:34:19par ses démons.
00:34:20Quand on parle de proches,
00:34:21en effet,
00:34:21on parle de ses amis.
00:34:23Beaucoup d'ailleurs
00:34:23se revendiquent
00:34:24d'une forme d'amitié
00:34:25avec Loana.
00:34:27Le fait est que
00:34:27son ami le plus proche
00:34:28et vous citiez Laurent Amard,
00:34:29je crois,
00:34:29n'a pas eu de ses nouvelles
00:34:30depuis le mois de décembre dernier
00:34:32et nous sommes aujourd'hui
00:34:34bien longtemps après.
00:34:36C'est dire à quel point
00:34:36cette femme,
00:34:37même lorsqu'elle avait
00:34:38des gens qui se disent
00:34:39meilleurs amis,
00:34:40était quand même
00:34:41assez loin d'eux
00:34:42et en ce qui concerne
00:34:43sa famille,
00:34:44vous évoquiez sa maman
00:34:45qui a appris son décès
00:34:47effectivement
00:34:48par la voix
00:34:49de Laurent Amard.
00:34:50Elle avait des relations
00:34:51très compliquées
00:34:52avec sa famille.
00:34:53Son père,
00:34:54on le sait,
00:34:55à Loana,
00:34:56battait sa maman
00:34:57qui, elle,
00:34:58était aussi,
00:34:59présentait des fragilités
00:35:00psychologiques.
00:35:01Donc,
00:35:02elle avait en plus
00:35:02un terreau familial
00:35:03assez compliqué
00:35:04avec aussi,
00:35:04on le sait,
00:35:05une fille
00:35:06d'une grossesse
00:35:07qui n'a pas été désirée
00:35:08au départ.
00:35:09Donc,
00:35:10à la fois son cercle familial
00:35:11et son cercle amical
00:35:12était très compliqué
00:35:14et c'est sans doute
00:35:14la raison pour laquelle
00:35:15elle est décédée
00:35:16dans la plus grande
00:35:16des solitudes.
00:35:17Damien Canivès,
00:35:18vous êtes un spécialiste
00:35:19de la télévision.
00:35:20Quel impact a eu
00:35:23Loana et le Loft
00:35:24d'une manière
00:35:25plus générale
00:35:26sur la télévision
00:35:27et sur la société
00:35:29française ?
00:35:30J'ai coutume
00:35:31de dire que Loana,
00:35:33c'était un peu
00:35:33une souris de laboratoire
00:35:35à qui on a injecté
00:35:36un nouveau médicament
00:35:37qui était celui
00:35:37de la télé-réalité
00:35:38en 2001.
00:35:39Alors,
00:35:39on ne l'a pas fait
00:35:40évidemment contre son gré,
00:35:41elle était parfaitement
00:35:42consentante.
00:35:44Simplement,
00:35:44cette femme a été
00:35:45d'une certaine manière
00:35:46la première grande star
00:35:48de télé-réalité,
00:35:49de ce phénomène télé
00:35:50qui a ensuite révélé
00:35:52Nabila
00:35:52et d'autres personnalités
00:35:54telles que Jessica Thivenin,
00:35:55les Julien Tanti,
00:35:56enfin tous ces grands noms
00:35:57qui,
00:35:57à un moment donné,
00:35:58se sont invités
00:35:59à la télévision
00:35:59et puis sur nos smartphones aussi.
00:36:01Ça a été la première,
00:36:03Loana.
00:36:03Simplement,
00:36:04cette femme-là
00:36:04n'était peut-être pas
00:36:06la mieux armée psychologiquement
00:36:08pour vivre
00:36:08toute la tempête médiatique
00:36:11qui s'est abattue sur elle
00:36:12au sortir du loft
00:36:13parce que pendant
00:36:14plusieurs jours,
00:36:15elle a été totalement
00:36:17coupée du monde
00:36:18avec une dizaine
00:36:19de candidats
00:36:20dans une émission
00:36:21qui était toute nouvelle
00:36:22en France
00:36:22avec laquelle
00:36:23les téléspectateurs
00:36:24ont appris à grandir,
00:36:25avec laquelle
00:36:25même les instances
00:36:27comme le CSA
00:36:28ont appris à grandir.
00:36:30Et lorsqu'elle est ressortie
00:36:31de cette télé-réalité,
00:36:32en vérité,
00:36:32elle s'est prise
00:36:33un mur,
00:36:34un mur d'amour
00:36:36mais un mur
00:36:36d'une violence extrême
00:36:37parce qu'elle est passée
00:36:38de l'anonymat
00:36:39à la célébrité
00:36:40en seulement quelques secondes
00:36:41et c'était peut-être
00:36:43une malédiction
00:36:44en vérité
00:36:45pour cette femme
00:36:45qui n'avait pas
00:36:47les épaules
00:36:47pour vivre
00:36:48toute cette violence médiatique.
00:36:50Merci beaucoup
00:36:51Damien Canivès,
00:36:52journaliste Figaro TV.
00:36:53Merci d'avoir été avec nous
00:36:53ce soir pour parler
00:36:54de Loana.
00:36:55Merci à Jordan Deluxe
00:36:56également d'avoir été avec nous
00:36:57sur ce plateau.
00:36:59On va parler
00:36:59de la politique internationale,
00:37:01évidemment,
00:37:01le reste de l'actualité
00:37:02sur CNews ce soir
00:37:03avec Donald Trump
00:37:04qui repousse au 6 avril
00:37:06son ultimatum
00:37:07avant d'éventuelles frappes
00:37:07contre les infrastructures électriques.
00:37:09Le président américain
00:37:10s'est exprimé
00:37:11cet après-midi.
00:37:12Nous sommes en avance
00:37:13sur notre calendrier
00:37:14à déclarer Donald Trump
00:37:15que je vous propose d'écouter.
00:37:19Nous sommes très en avance
00:37:20sur notre calendrier.
00:37:22Le régime iranien
00:37:23reconnaît qu'ils ont été vaincus,
00:37:25ils reconnaissent
00:37:26que c'est un désastre
00:37:27et c'est pour ça
00:37:28qu'ils nous parlent.
00:37:29Ils essayent de négocier
00:37:30parce qu'ils sont face
00:37:31c'est un désastre.
00:37:32Ils sont vaincus.
00:37:33Nous sommes libres
00:37:34de voler au-dessus d'eux,
00:37:36de détruire leurs missiles,
00:37:37leurs drones,
00:37:39leur défense anti-aérienne.
00:37:40Ils disaient
00:37:41nous n'allons pas négocier.
00:37:43Bien sûr qu'ils négocient.
00:37:44Qui ne négocierait pas
00:37:46dans cette situation ?
00:37:47Non, ils veulent négocier.
00:37:50Trump qui se veut rassurant,
00:37:51une façon aussi de montrer
00:37:53qu'il garde le pouvoir.
00:37:54Écoutez la réaction,
00:37:55on en parle juste après,
00:37:56de Pierre Lelouch
00:37:57dans 120 minutes infos
00:37:58sur CNews aujourd'hui
00:37:59qui nous dit que
00:38:01Donald Trump,
00:38:02malgré la pression,
00:38:04se veut rassurant.
00:38:05Écoutez Pierre Lelouch.
00:38:06Je pense que
00:38:07le message s'adresse
00:38:09surtout aux Américains
00:38:10en leur disant
00:38:10contrairement à tout
00:38:11ce que vous entendez,
00:38:12ça va bien.
00:38:14Ils se battent
00:38:14contre ce qu'ils appellent
00:38:15les fake news,
00:38:16c'est-à-dire
00:38:16toutes les critiques.
00:38:17Et il y en a beaucoup
00:38:18qui montrent les critiques,
00:38:19y compris dans son camp,
00:38:21sur les conséquences économiques,
00:38:22sur le taux d'inflation,
00:38:24sur la guerre
00:38:25qui n'amène pas
00:38:27à la chute du régime iranien.
00:38:29Donc il est quand même
00:38:30sous pression.
00:38:31Et qu'est-ce qu'il fait ?
00:38:32Il part en vrille
00:38:33dans des considérations
00:38:35sur Chicago,
00:38:36San Francisco,
00:38:37la sécurité
00:38:38autour de la Maison-Blanche.
00:38:41Alors on a beau être habitué
00:38:42à voir le bureau Oval
00:38:43transformé en studio de télévision,
00:38:45parce que c'est ça qui se passe,
00:38:47quand il reçoit un invité,
00:38:48la télé est là,
00:38:49et on va parler
00:38:50de toute autre chose
00:38:51que du chancelier allemand
00:38:52où vous vous souvenez
00:38:53de la première ministre japonaise
00:38:54qui s'est entendu parler.
00:38:55Il a rappelé ce qui s'était passé
00:38:57à Pearl Harbor
00:38:57en termes de surprise.
00:38:58C'est quand même
00:38:59assez lunaire tout ça.
00:39:01Franchement,
00:39:02compte tenu de la situation
00:39:04et de ce qui est en jeu,
00:39:06qui n'est pas seulement
00:39:07l'Iran, Israël,
00:39:08le Proche-Orient,
00:39:09mais l'économie mondiale,
00:39:12je ne suis pas rassuré.
00:39:15Et si Donald Trump,
00:39:17Philippe David,
00:39:17savait au contraire
00:39:18très bien ce qu'il fait ?
00:39:19Donald Trump qui a réussi,
00:39:21il faut quand même le rappeler,
00:39:23ce que personne
00:39:23pensait possible.
00:39:25Oui, enfin,
00:39:26j'ai quelques doutes
00:39:27parce qu'on reporte,
00:39:28alors peut-être
00:39:28qu'est-ce qu'il attend
00:39:29des renforts de troupes ?
00:39:31Parce que,
00:39:32désolé,
00:39:32mais on ne gagne pas une guerre
00:39:34pour renverser un régime
00:39:35d'un pays
00:39:36de 81 et quelques,
00:39:3890 millions d'habitants
00:39:39sans intervention au sol.
00:39:41Et une intervention au sol,
00:39:43c'est très, très coûteux.
00:39:45Parce qu'à mon avis,
00:39:46le régime iranien
00:39:47qui est une dictature
00:39:48qui est au pouvoir
00:39:48depuis 79,
00:39:50donc depuis quand même
00:39:51près de 50 ans,
00:39:52ne va pas lâcher
00:39:53les manettes comme ça,
00:39:54surtout vu la manière
00:39:55dont les dignitaires,
00:39:56j'allais dire
00:39:57la nomenclatura
00:39:58pour utiliser un terme
00:40:00de l'époque soviétique,
00:40:02s'enrichit.
00:40:03Après,
00:40:03ça c'est l'autre question.
00:40:04Est-ce que son objectif final
00:40:06est réellement
00:40:06de faire tomber le régime ?
00:40:07Ça aussi,
00:40:07c'est une question
00:40:08qu'on peut se poser.
00:40:09Mais je pense que personne
00:40:10ne connaît réellement
00:40:10les buts de guerre
00:40:11de Donald Trump.
00:40:12Je ne suis même pas certain
00:40:13qu'il les connaisse.
00:40:14Toujours,
00:40:14alors je ne sais pas,
00:40:15toujours est-il
00:40:16qu'il y a quand même
00:40:17beaucoup de choses
00:40:17qu'on peut reconnaître
00:40:21Souvenez-vous,
00:40:22même lors de son premier mandat,
00:40:23les accords d'Abraham,
00:40:24la guerre Israël
00:40:26contre le Hamas
00:40:27dans la bande de Gaza,
00:40:28la libération
00:40:29des otages israéliens,
00:40:30Amin Elbaï,
00:40:31on sait le poids,
00:40:33évidemment,
00:40:33l'importance
00:40:34de la puissance américaine
00:40:37et du pouvoir
00:40:39de Donald Trump
00:40:40qu'il y a eu
00:40:40dans ces négociations.
00:40:41Et puis,
00:40:42la mort de l'ayatollah Khamenei,
00:40:43ça a été...
00:40:45Le coup de grâce.
00:40:46Le coup de grâce.
00:40:46C'est-à-dire,
00:40:46qui pouvait imaginer
00:40:48que ça puisse arriver un jour ?
00:40:49D'abord,
00:40:49personne ne pouvait
00:40:50l'imaginer.
00:40:51Et puis,
00:40:52n'oublions pas
00:40:52que c'est le président
00:40:53qui,
00:40:54dans l'histoire,
00:40:55a quand même fait
00:40:57en quelques mois,
00:40:58quelques années,
00:40:59ce qui n'a pas été fait
00:41:00en 30 ans,
00:41:00c'est-à-dire la normalisation
00:41:01des relations
00:41:03entre Israël
00:41:04et les pays arabes.
00:41:04Bien sûr.
00:41:05Les accords d'Abraham
00:41:06dont on parlait.
00:41:06Les accords d'Abraham
00:41:07dont on parle.
00:41:08Mais surtout,
00:41:08ce qui est intéressant
00:41:09en repoussant au 6 avril
00:41:11cet ultimatum,
00:41:13le fait de repousser
00:41:14au 6 avril,
00:41:14ce n'est pas anodin
00:41:15dans la politique américaine.
00:41:16D'abord,
00:41:16parce que ça permet
00:41:17de répondre aux critiques
00:41:18à ceux qui jugent
00:41:20le méchant américain
00:41:21qui règle les conflits
00:41:23du monde
00:41:24par le coup de force
00:41:25permanent.
00:41:25Eh bien,
00:41:26là,
00:41:26on a peut-être
00:41:27une place
00:41:27qui est possible
00:41:28sur le dialogue,
00:41:29sur la discussion,
00:41:29sur la diplomatie.
00:41:31Parce que c'est un enjeu,
00:41:32là encore,
00:41:33parce que celui,
00:41:34aujourd'hui,
00:41:36l'objectif qui doit être
00:41:37poursuivi en Iran,
00:41:38c'est évidemment
00:41:38empêcher absolument
00:41:40l'Iran d'avoir
00:41:41l'arme nucléaire.
00:41:42Et au-delà
00:41:42de l'arme nucléaire,
00:41:43c'est surtout
00:41:46faire en sorte
00:41:46de faire tomber le régime.
00:41:48On a vu cependant,
00:41:48et c'est un point
00:41:49que l'on peut regretter,
00:41:51c'est que l'intervention
00:41:51d'Israël
00:41:52et des Etats-Unis
00:41:53d'Amérique
00:41:53n'a pas été coordonnée
00:41:54avec celle du peuple iranien.
00:41:56Je pense que
00:41:57cette intervention,
00:41:58si elle avait été coordonnée,
00:41:59aurait permis
00:42:00de faire tomber le régime
00:42:01une bonne fois pour toutes.
00:42:02On a attendu 50 000 morts
00:42:03pour enfin se réveiller
00:42:04et aller faire tomber
00:42:05tout le régime iranien.
00:42:08Alors Donald Trump
00:42:09qui a exhorté jeudi
00:42:10l'Iran
00:42:11à devenir sérieux
00:42:12avant qu'il ne soit
00:42:13trop tard.
00:42:13Ça c'est ce qu'il a dit
00:42:14sur son réseau
00:42:15True Social.
00:42:16L'Iran nie toujours
00:42:17mené des pourparlers
00:42:17avec les Etats-Unis
00:42:18tandis que le Pakistan
00:42:19lui a confirmé
00:42:20être le médiateur
00:42:21de discussions indirectes
00:42:22entre les deux pays
00:42:23dans l'attente
00:42:24de négociations.
00:42:25Sur le sujet
00:42:26des négociations,
00:42:27écoutez ce qu'a dit
00:42:27justement
00:42:28Donald Trump.
00:42:31Je vous le dis,
00:42:32nous remportons
00:42:33une victoire tellement
00:42:34éclatante
00:42:34que personne n'a jamais
00:42:35rien vu de tel
00:42:36que ce que nous faisons
00:42:37au Moyen-Orient
00:42:38avec l'Iran.
00:42:39Et ils sont en train
00:42:40de négocier
00:42:41soit dit en passant
00:42:42et ils veulent tellement
00:42:43conclure un accord.
00:42:44Mais ils ont peur
00:42:45de le dire
00:42:45parce qu'ils pensent
00:42:46qu'ils seront tués
00:42:47par leur propre peuple.
00:42:48Ils ont aussi peur
00:42:49d'être tués par nous.
00:42:51Il n'y a jamais eu
00:42:51de chef d'Etat
00:42:52qui ait moins voulu
00:42:53ce poste
00:42:53que celui de chef de l'Iran.
00:42:55Nous écoutons
00:42:55certaines des choses
00:42:56qu'ils disent.
00:42:57Nous les entendons
00:42:58très clairement.
00:42:59Ils disent
00:42:59je n'en veux pas.
00:43:00Nous aimerions faire de vous
00:43:01le prochain guide suprême.
00:43:03Non merci
00:43:03je n'en veux pas.
00:43:05Alors Sarah Doraghi
00:43:07ça c'est bien sûr
00:43:08la question
00:43:08qu'on peut se poser
00:43:09aujourd'hui.
00:43:09C'est-à-dire
00:43:10s'il y a négociation
00:43:11qu'en sera-t-il
00:43:12du régime
00:43:13et du peuple iranien ?
00:43:15Alors
00:43:16je ne pense pas
00:43:17un instant
00:43:18que Donald Trump
00:43:21imagine même
00:43:21des négociations.
00:43:23Il aimerait
00:43:23je pense
00:43:24parce que
00:43:24peut-être qu'il regrette
00:43:26d'avoir à un moment dit
00:43:29descendé aux Iraniens
00:43:30au peuple iranien
00:43:31descendant dans la rue
00:43:32l'aide arrive
00:43:33et cette phrase-là
00:43:34l'a engagée
00:43:35et on en est là.
00:43:37Le peuple iranien
00:43:38est majoritairement
00:43:39très content
00:43:40que l'intervention américaine
00:43:42une aide extérieure
00:43:44arrive enfin
00:43:45puisque
00:43:45Mais qu'est-ce qui vous fait dire
00:43:47qu'il n'est pas en train
00:43:47de négocier ?
00:43:48Qu'est-ce qui vous fait dire
00:43:49qu'il faut écouter aussi
00:43:51les Iraniens
00:43:51c'est-à-dire que
00:43:52les Iraniens
00:43:52même là
00:43:53quand il dit
00:43:55ultimatum
00:43:55est repoussé
00:43:56jusqu'au 6 avril
00:43:58le régime iranien
00:43:59dit
00:43:59mais attendez
00:43:59mais c'est une blague
00:44:00nous on n'a rien demandé
00:44:01on n'a pas besoin
00:44:02d'attendre
00:44:02il n'y a pas
00:44:03il n'y a pas de pause
00:44:04il n'y a pas de pause
00:44:05donc je pense que
00:44:07vous savez
00:44:07ça ressemble un peu
00:44:08au catch mexicain
00:44:11comment ça s'appelle
00:44:13la lucha libre
00:44:14voilà
00:44:15la lucha libre
00:44:16où en fait
00:44:16les deux adversaires
00:44:18sont obligés
00:44:19de provoquer
00:44:19en permanence
00:44:20montrer que
00:44:21bomber le torse
00:44:22montrer qu'on est
00:44:22les plus forts
00:44:23etc.
00:44:23c'est ce que
00:44:24Donald Trump fait
00:44:25et c'est ce que
00:44:25le régime fait
00:44:26on va continuer
00:44:26d'en parler dans un instant
00:44:27je donnerai la parole
00:44:28Vincent Roy
00:44:29et puis on parlera
00:44:29de la situation
00:44:30aussi politique
00:44:30en France
00:44:31après les élections
00:44:32municipales
00:44:32et la crainte
00:44:33des habitants
00:44:33de plusieurs villes
00:44:35désormais confrontés
00:44:36aux maires insoumis
00:44:38c'est le cas notamment
00:44:39à Saint-Denis
00:44:39on y reviendra
00:44:40dans un instant
00:44:41dans la suite
00:44:41du meilleur de l'info
00:44:42sur CNews
00:44:46Merci de nous rejoindre
00:44:48sur CNews
00:44:49on est en direct
00:44:49pour la suite
00:44:50du meilleur de l'info
00:44:52on est toujours
00:44:53avec Sarah Doraghi
00:44:54avec Amine Elbailly
00:44:55Philippe David
00:44:55est avec nous
00:44:56Vincent Roy
00:44:57et puis nous sommes
00:44:58avec le professeur
00:44:59Jean Dorido
00:45:00qui est psychologue
00:45:02merci d'être avec nous
00:45:03ce soir
00:45:04on va parler
00:45:05dans un instant
00:45:05de la situation politique
00:45:06en France
00:45:07après les élections
00:45:07municipales
00:45:08et la crainte
00:45:09des habitants
00:45:09de plusieurs villes
00:45:10désormais
00:45:11aux mains
00:45:12de maires
00:45:12insoumis
00:45:13notamment à Saint-Denis
00:45:14il y a évidemment
00:45:15encore beaucoup de choses
00:45:16à dire
00:45:16on en parlera
00:45:16notamment avec vous
00:45:17Amine Elbailly
00:45:18mais d'abord
00:45:19on continue de parler
00:45:20de Donald Trump
00:45:21on rentre dans la 28ème
00:45:23journée de guerre
00:45:24contre la république
00:45:25islamique d'Iran
00:45:27une information
00:45:28qui vient de nous arriver
00:45:29concernant Donald Trump
00:45:30concernant plutôt
00:45:31les Etats-Unis
00:45:32Donald Trump
00:45:33va avoir sa signature
00:45:35sur les billets
00:45:35de banque américains
00:45:36c'est une première
00:45:37pour un président
00:45:38en exercice
00:45:39on va en parler
00:45:40on va aussi essayer
00:45:41de comprendre
00:45:41ce que ça peut
00:45:42aussi vouloir dire
00:45:44de l'image
00:45:46de ce président
00:45:47de l'image
00:45:47de Donald Trump
00:45:48tout à l'heure
00:45:48c'est vrai qu'on parlait
00:45:49de Loana
00:45:49et c'est vrai
00:45:50que Donald Trump
00:45:51il y a un lien
00:45:52entre évidemment
00:45:53Donald Trump
00:45:53et la célébrité
00:45:55et Donald Trump
00:45:55et la télévision
00:45:57aussi
00:45:57on va l'écouter d'abord
00:45:58le président américain
00:45:59qui s'est exprimé
00:46:00aujourd'hui
00:46:01qui a pris la parole
00:46:02et qui s'est notamment
00:46:03exprimé sur
00:46:04le guide suprême
00:46:05iranien
00:46:08au Iran
00:46:09ce que nous sommes
00:46:10en train de faire
00:46:11ils ont peur
00:46:12de le dire
00:46:12ils ne veulent pas
00:46:13le dire
00:46:14mais ils veulent
00:46:14véritablement
00:46:15ces négociations
00:46:16nous avons tué
00:46:19leur propre
00:46:20ils ont tué
00:46:21leur propre personne
00:46:22ils ont peur
00:46:22d'être tués
00:46:23par nous
00:46:25et je pense
00:46:26que c'est l'un
00:46:27des boulots
00:46:28les plus difficiles
00:46:29d'aujourd'hui
00:46:30de vouloir diriger
00:46:31l'Iran
00:46:32ils doivent se dire
00:46:33je n'en veux pas
00:46:33je n'en veux pas
00:46:35et ce sont des choses
00:46:36que j'ai entendu
00:46:37très clairement
00:46:38je n'en veux pas
00:46:39vous savez
00:46:40je ne veux pas
00:46:41être le prochain
00:46:41guide suprême
00:46:42non merci
00:46:44Vincent Roy
00:46:45je ne veux pas
00:46:45être le prochain
00:46:46guide suprême
00:46:46il y a quand même
00:46:47quelque chose
00:46:48de tout à fait étonnant
00:46:49on n'a jamais vu
00:46:50aucun président
00:46:52américain
00:46:52ou pas américain
00:46:53s'exprimer
00:46:54de cette façon là
00:46:54c'est à dire
00:46:55qu'on a vraiment
00:46:56l'impression
00:46:57qu'il est sur scène
00:46:59que c'est une sorte
00:46:59de show
00:47:01alors après
00:47:02on peut
00:47:03tout dire
00:47:04on peut
00:47:05on peut critiquer
00:47:06le personnage
00:47:07enfin
00:47:08c'est quand même
00:47:09le seul type
00:47:11qui y va
00:47:11il y a un courage
00:47:13chez Trump
00:47:13il faut y aller
00:47:14en Iran
00:47:15même si on a les moyens
00:47:16même si on montre
00:47:16les gros bras
00:47:17même si on veut
00:47:18il faut se mettre
00:47:19une partie
00:47:20de l'opinion américaine
00:47:21à dos
00:47:22une partie
00:47:22des magas
00:47:24à dos
00:47:24parce que
00:47:25finalement
00:47:26même dans son propre camp
00:47:27il subit beaucoup
00:47:28de reproches
00:47:29c'est mettre
00:47:30beaucoup d'argent
00:47:32là-dedans
00:47:32une économie
00:47:33donc les américains
00:47:35le critiquent
00:47:35mais
00:47:35la méthode est surprenante
00:47:37mais en tous les cas
00:47:38ça porte ses fruits
00:47:40ça a porté ses fruits
00:47:40dans d'autres dossiers
00:47:41alors après
00:47:42on peut dire
00:47:43bon il s'est trompé
00:47:44c'est mal préparé
00:47:44il aurait pu prévoir
00:47:45Hormuz
00:47:46parce que Hormuz
00:47:46on lui bloque Hormuz
00:47:47bon est-ce que ça a été
00:47:48bien préparé
00:47:49est-ce qu'il avait vu venir
00:47:50est-ce qu'ils ont bien
00:47:52pris conscience
00:47:54de ce dont était capable
00:47:55à la fois
00:47:57l'émolat
00:47:58sur un plan
00:48:00militaire
00:48:00est-ce que
00:48:01bon on peut se poser
00:48:02mille questions
00:48:02mais enfin
00:48:03il y va
00:48:03et sa volonté
00:48:04c'est quand même
00:48:05de libérer
00:48:06enfin on peut le croire
00:48:08à tout le moins
00:48:08c'est de libérer
00:48:09le peuple iranien
00:48:11est-ce bien cela
00:48:12alors
00:48:12est-ce bien cela
00:48:13non mais
00:48:14sur les
00:48:15les
00:48:16les buts de Trump
00:48:17il y en avait deux
00:48:18au départ
00:48:18le premier
00:48:19c'est le nucléaire
00:48:21militaire
00:48:21iranien
00:48:22d'abord parce que
00:48:23c'est un danger
00:48:24pour la planète entière
00:48:25et que c'est un danger
00:48:25pour Israël
00:48:26pour les Etats-Unis
00:48:27c'est un danger
00:48:27pour beaucoup
00:48:29donc là
00:48:30il y a une vraie question
00:48:31et après
00:48:31il y a la question
00:48:32de renverser le régime
00:48:34c'est deux choses différentes
00:48:35et puis il y a la question
00:48:35est-ce qu'il est réellement
00:48:37aligné
00:48:38aux objectifs d'Israël
00:48:39parce qu'effectivement
00:48:40Israël veut éliminer le régime
00:48:42on peut quand même
00:48:44imaginer qu'il communique un peu
00:48:45oui
00:48:45enfin
00:48:46on peut le supposer
00:48:48alors c'est vrai que
00:48:50lorsqu'on écoute
00:48:51avec attention
00:48:51et notamment
00:48:52cette réunion
00:48:54ce conseil de sécurité
00:48:55qui a eu lieu aujourd'hui
00:48:56en direct
00:48:57et en public
00:48:58c'est vrai qu'il parle
00:48:59de tout et de rien
00:49:00qu'il y a beaucoup
00:49:01de circonvolutions
00:49:02qui nous expliquent
00:49:03bon
00:49:03qu'il est le plus fort
00:49:04que l'armée américaine
00:49:05est la plus forte
00:49:06qu'on a laminé
00:49:08l'Iran
00:49:08après il nous parle
00:49:09effectivement
00:49:10de San Francisco
00:49:11disons qu'il est difficile
00:49:12à suivre
00:49:13il n'est pas difficile
00:49:14à suivre
00:49:14on va dire
00:49:16qu'il est atypique
00:49:17voilà
00:49:18écoutez ce que disait
00:49:19justement sur ce sujet
00:49:20Catherine
00:49:21aujourd'hui sur CNews
00:49:24c'est difficile
00:49:25de comprendre quelque chose
00:49:26parce que des deux côtés
00:49:26il y a une propagande
00:49:27triomphaliste
00:49:28mais quand le président
00:49:29Trump dit que
00:49:30nous sommes le pire
00:49:31cauchemar des Iraniens
00:49:33d'ailleurs il nous supplie
00:49:34de cela
00:49:36il nous supplie
00:49:37et monsieur Witskoff
00:49:38qui parle après lui
00:49:39dit qu'il ne veut plus
00:49:39négocier
00:49:40alors qui dit vrai
00:49:41qui dit
00:49:42on ne sait pas
00:49:42c'est très très compliqué
00:49:44de savoir
00:49:45d'ailleurs
00:49:46et il l'a tracé
00:49:47en tous les cas
00:49:48dans son long
00:49:49dans son long discours
00:49:50tout à l'heure
00:49:51il ne trace pas
00:49:53de perspective rapide
00:49:56le président américain
00:49:58le président Trump
00:50:00est difficile à suivre
00:50:01nous dit Catherine
00:50:02je pense que
00:50:03s'il était facile à suivre
00:50:04ce serait un problème
00:50:05je pense que
00:50:06l'opacité fait partie
00:50:07de sa boîte à outils
00:50:10donc
00:50:10c'est un de ses atouts
00:50:13oui oui bien sûr
00:50:14puisque même
00:50:15souvenez-vous
00:50:16on a attendu
00:50:17trois semaines
00:50:17avant qu'il intervienne
00:50:18alors que
00:50:19son porte-avions
00:50:20avait le nez collé
00:50:21à l'Iran
00:50:21que tout le monde
00:50:23attendait qu'il intervienne
00:50:24et ça
00:50:25donc on ne peut pas
00:50:26lui reprocher
00:50:27mais voilà
00:50:27c'est à dire que
00:50:29on ne savait pas
00:50:30jusqu'au dernier moment
00:50:30est-ce qu'il allait intervenir
00:50:32sur tous les plateaux
00:50:33tous les médias
00:50:33se disaient
00:50:34est-ce qu'il va y aller
00:50:35ou pas
00:50:36et donc il y a
00:50:37cet effet de surprise
00:50:38qu'il aime beaucoup
00:50:39et avant cet effet de surprise
00:50:41il faut qu'il fasse
00:50:41ce qu'il est en train de faire
00:50:42c'est à dire
00:50:43embrouiller tout le monde
00:50:44il y a le good cup
00:50:45le bad cup
00:50:46le policier gentil
00:50:48le policier méchant
00:50:49Wittkopf dit
00:50:49non non
00:50:50ils ne veulent pas négocier
00:50:51lui
00:50:51il dit si si
00:50:52il nous supplie
00:50:53de négocier
00:50:55il dit
00:50:56on va faire une pause
00:50:57jusqu'au 6 avril
00:50:57les Iraniens
00:50:58ils disent
00:50:58mais comment
00:50:59on n'a pas demandé une pause
00:51:00finalement
00:51:00ça fait partie
00:51:02de son jeu
00:51:02n'oublions pas
00:51:03qu'il envoie quand même
00:51:05il y a des soldats américains
00:51:07qui se rapprochent
00:51:09de l'Iran
00:51:10il y a quelque chose
00:51:11de très étonnant
00:51:11il y a quelque chose
00:51:13de très étonnant
00:51:14c'est qu'à force
00:51:14de repousser
00:51:15repousser
00:51:15repousser
00:51:15repousser
00:51:16quand même
00:51:16au bout de 60 jours
00:51:17la poursuite de la guerre
00:51:19est soumise à un vote
00:51:20oui au concret
00:51:21au concret
00:51:22donc là
00:51:24jouer avec le temps
00:51:26on peut
00:51:26c'est ce qu'il fait
00:51:27mais il est parfaitement
00:51:28mais il est parfaitement conscient
00:51:29de cette épée
00:51:30de Damoclès
00:51:31et comme le rappelait
00:51:33Philippe tout à l'heure
00:51:33évidemment si on veut
00:51:34renverser le régime
00:51:35il va falloir passer
00:51:38envoyer des soldats
00:51:39au sol
00:51:40et le porte-avions
00:51:43venant de San Diego
00:51:44avec des soldats dessus
00:51:46va mettre 3 semaines
00:51:47à arriver
00:51:47il y a déjà 28 jours de guerre
00:51:48tout ça
00:51:49tout ça est quand même
00:51:51tout ça est quand même
00:51:52très contraint pour lui
00:51:53donc on peut imaginer
00:51:55que si
00:51:56il frappe
00:51:57et que s'il veut frapper
00:51:58il va le faire
00:51:59dans assez peu de temps
00:52:00parce que
00:52:01le temps lui est compté
00:52:02précisément
00:52:03c'est pour ça que le régime
00:52:03a dit aujourd'hui d'ailleurs
00:52:04que ça faisait encore partie
00:52:06certainement d'une de ses ruses
00:52:07qu'il attendrait certainement pas
00:52:10le 6 avril
00:52:11il ne ferait pas de pause
00:52:11donc ils le lisent quand même
00:52:13ils ont l'habitude
00:52:13eux-mêmes sont rusés
00:52:15et puis dernier point
00:52:16dernier point
00:52:17on n'avait pas soupçonné
00:52:18quand même
00:52:18on n'avait pas soupçonné
00:52:19quand même
00:52:20je parle de nous
00:52:21en Europe
00:52:22que les missiles
00:52:24iraniens
00:52:24puissent faire
00:52:253500
00:52:264000 kilomètres
00:52:27frapper Diego García
00:52:28qui est quand même
00:52:29la base
00:52:29dans l'océon
00:52:30c'est ça
00:52:31donc ça veut dire que
00:52:32je veux bien qu'à chaque fois
00:52:34on se mette en retrait
00:52:35souvenez-vous
00:52:36on a été très très prompt
00:52:37Emmanuel Macron
00:52:38voulait envoyer des soldats
00:52:40français au sol
00:52:41en Russie
00:52:43en Ukraine
00:52:43étant d'Ukraine
00:52:44bon c'était
00:52:44là on y allait
00:52:45là on est très
00:52:47en revers de la main
00:52:48là-dessus effectivement
00:52:48on sait que
00:52:49le vocabulaire
00:52:51d'Emmanuel Macron
00:52:52n'est pas le même
00:52:53lorsqu'il s'agit de l'Ukraine
00:52:54que lorsqu'il s'agit d'Iran
00:52:55ça on l'a compris
00:52:56mais il ne faudrait pas
00:52:57quand même
00:52:58qu'on se trompe d'objectif
00:52:59parce que je crois
00:53:00plus probable
00:53:01voyez-vous
00:53:02un missile iranien
00:53:04qui nous tomberait dessus
00:53:06à un moment
00:53:06ou à un autre
00:53:07qu'un char de Poutine
00:53:08dans Paris
00:53:09voyez-vous
00:53:09allez on va parler
00:53:09de la situation politique
00:53:10en France
00:53:11après les élections
00:53:13municipales
00:53:13la crainte
00:53:14des habitants
00:53:14de plusieurs villes
00:53:15désormais aux mains
00:53:15des maires insoumis
00:53:16et notamment à Saint-Denis
00:53:18une ville
00:53:18où les policiers
00:53:19municipaux craignent
00:53:21pour leur avenir
00:53:22selon une information
00:53:23de nos confrères
00:53:23d'Europe 1
00:53:24le directeur
00:53:25de la police municipale
00:53:26et plusieurs adjoints
00:53:27seraient sur le départ
00:53:29écoutez
00:53:29le témoignage
00:53:30de ce policier
00:53:31municipal de Saint-Denis
00:53:32il a été confronté
00:53:33au quotidien
00:53:34de cette ville
00:53:34aujourd'hui
00:53:35il accueille
00:53:36avec beaucoup d'amertume
00:53:37la volonté
00:53:37du nouveau maire
00:53:38Bali Bagayoko
00:53:39de désarmer
00:53:40la police municipale
00:53:42et puis on sera
00:53:42ensuite en direct
00:53:43avec Augustin Dumas
00:53:45qui est référent national
00:53:46au syndicat de police
00:53:47Alliance
00:53:48pour la police municipale
00:53:51Au sein de la police municipale
00:53:53il y a un sentiment
00:53:53de gâchis forcément
00:53:54c'est plusieurs années
00:53:55de travail
00:53:56pour essayer de rendre
00:53:57la vie plus douce
00:53:58aux habitants des quartiers
00:54:00gangrénés par les points stupes
00:54:01un travail acharné
00:54:02pour réduire les nuisances
00:54:03qui étaient dues
00:54:03au trafic de stupéfiants
00:54:05des nuisances aussi bien
00:54:06de la regroupement
00:54:07des nuisances sonores
00:54:08les cris des chouffes
00:54:09etc.
00:54:10Est-ce qu'on aura le soutien
00:54:11de la municipalité ?
00:54:12C'est une grosse question
00:54:12qu'on se pose forcément
00:54:13parce que pour l'instant
00:54:14on sait que
00:54:15plus d'intervention
00:54:16dans les quartiers
00:54:17sauf sur rappel
00:54:18et réquisition
00:54:20des administrés
00:54:21en appelant le CSU
00:54:22C'est aussi
00:54:23plus de récupération
00:54:25de marchandises
00:54:25pourtant récupérées
00:54:27par centaines de kilos
00:54:30aussi bien
00:54:31sur les ventes
00:54:31sauvettes de cigarettes
00:54:32que sur les ventes
00:54:33sauvettes en provenance
00:54:34qu'a dit brochette
00:54:35etc.
00:54:36qu'on pouvait retrouver
00:54:36sur la gare
00:54:37L'intervention sans armement
00:54:38contre des vendeurs sauvettes
00:54:40n'hésite pas à se mettre
00:54:41des grands coups de couteau
00:54:43sans armement
00:54:43je ne comprends pas
00:54:44Je plains les collègues
00:54:45de la police nationale
00:54:46qui vont voir
00:54:47leur activité
00:54:48se multiplier
00:54:48avec le départ
00:54:49de dizaines
00:54:50de policiers municipaux
00:54:51Forcément
00:54:52ça va beaucoup jouer
00:54:53sur la sécurité
00:54:54de sa année
00:54:55On est avec
00:54:56Augustin Dumas
00:54:57du syndicat
00:54:58de police
00:54:59Alliance
00:54:59police municipale
00:55:01Merci
00:55:01Augustin Dumas
00:55:02d'être avec nous
00:55:03ce soir
00:55:03sur CNews
00:55:05Sans prendre
00:55:07aux armes
00:55:08des policiers
00:55:09municipaux
00:55:09c'est finalement
00:55:11toucher au quotidien
00:55:12et à la sécurité
00:55:13de ses propres
00:55:14administrés
00:55:15lorsqu'on est maire
00:55:17Tout à fait
00:55:17oui
00:55:18les policiers municipaux
00:55:19ce sont très souvent
00:55:20les primo intervenants
00:55:21sur les interventions
00:55:23cet armement
00:55:23ça leur permet
00:55:24d'aller sur tout type
00:55:25d'intervention
00:55:25et le collègue
00:55:27l'a bien rappelé
00:55:27avec un armement
00:55:29en tout cas
00:55:29des moyens
00:55:30qui sont moins conséquents
00:55:31ils vont être amenés
00:55:32à devoir choisir
00:55:33ou en tout cas
00:55:34évaluer les situations
00:55:35ce qui n'était pas forcément
00:55:36le cas avant
00:55:36ils pourront aller
00:55:37sur tout type de situation
00:55:38et forcément
00:55:39au final
00:55:40c'est la population
00:55:40qui verra un service
00:55:42moindre
00:55:43leur être offert
00:55:44et c'est vraiment dommage
00:55:45On parle beaucoup
00:55:46du signal
00:55:47que ça renvoie
00:55:47pour les policiers
00:55:49vous entendiez
00:55:49votre collègue
00:55:50il y a quelques secondes
00:55:53ce signal
00:55:54finalement
00:55:54on est en train
00:55:55de leur dire
00:55:55vous n'êtes pas capable
00:55:56d'utiliser correctement
00:55:58un lanceur
00:56:00un LBD
00:56:01c'est ça
00:56:02c'est en gros
00:56:02ce qu'on est en train
00:56:03de leur dire
00:56:04vous allez commettre
00:56:05des bavures
00:56:05avec cette musique
00:56:06derrière toujours
00:56:07de la police
00:56:08mais on ne parle pas
00:56:09du signal
00:56:10finalement
00:56:10que ça renvoie
00:56:11au délinquant
00:56:13Tout à fait
00:56:13la problématique
00:56:15elle est double
00:56:15il y a une problématique
00:56:17sur nos collègues
00:56:18et je leur apporte
00:56:18tout notre soutien
00:56:19puisqu'ils ne se sentent
00:56:20pas soutenus
00:56:21on l'a vu
00:56:22à travers ce témoignage
00:56:23on a un collègue
00:56:24qui ne comprend pas
00:56:25il aurait été
00:56:26plus évident
00:56:27pour le maire
00:56:28d'annoncer
00:56:29ce qu'il voulait faire
00:56:29de sa police municipale
00:56:30avant de faire
00:56:31des effets d'annonce
00:56:32de retrait d'équipement
00:56:33et on a aussi
00:56:35un message
00:56:35qui est envoyé
00:56:36envers la délinquance
00:56:37en leur disant
00:56:37écoutez maintenant
00:56:38les policiers municipaux
00:56:39ne seront plus à même
00:56:41d'aller sur tout type
00:56:41d'intervention
00:56:42et c'est vrai
00:56:43que ça laisse
00:56:43le champ ouvert
00:56:44sur une délinquance
00:56:45qui peut croître
00:56:46Écoutez ce que disait
00:56:47Rachel Kahn
00:56:48ce soir dans Punchline
00:56:49sur CNews
00:56:50elle disait que
00:56:51désarmer la police
00:56:52finalement c'est aussi
00:56:53désarmer la République
00:56:54Écoutez Rachel Kahn
00:56:56Dans chacun des slogans
00:56:57c'est bien la haine
00:56:58ou pointer du doigt
00:56:59certains citoyens
00:57:01certaines catégories
00:57:02de citoyens
00:57:03on l'a bien vu
00:57:03mais la question
00:57:04c'est effectivement
00:57:05comment finalement
00:57:06un slogan
00:57:07tel la police tu
00:57:09devient applicable
00:57:10dans le réel
00:57:11on parle de désarmement
00:57:12de la police
00:57:13mais au fond
00:57:13c'est un désarmement
00:57:14aussi de la République
00:57:15puisque si les citoyens
00:57:16ne sont pas protégés
00:57:17dans un contexte international
00:57:19dans un contexte terroriste
00:57:20dans un contexte
00:57:21des narcotrafiques
00:57:22et des règlements de compte
00:57:24on met tout de suite
00:57:25l'ensemble des citoyens
00:57:26en danger en réalité
00:57:28Philippe David
00:57:28lorsqu'on parle de Saint-Denis
00:57:29on ne parle pas vraiment
00:57:31d'une ville
00:57:31où il n'y a pas
00:57:33de problème d'insécurité
00:57:34où il n'y a pas de problème
00:57:35où on n'a pas besoin
00:57:36de police municipale
00:57:37bien sûr
00:57:38mais comme disait
00:57:39Rachel Kahn
00:57:39à force de répéter
00:57:41à l'envie
00:57:42la police tue
00:57:42il ne faut pas s'étonner
00:57:44que les mêmes
00:57:45désarment la police
00:57:46parce que si la police
00:57:47n'est plus armée
00:57:48elle ne tuera plus
00:57:49c'est très autorique
00:57:50mais moi il y a quand même
00:57:51une responsabilité
00:57:52que je tiens à pointer
00:57:54rappelons-nous quand même
00:57:55que Bally Bagayoko
00:57:56a été élu
00:57:57au premier tour
00:57:58alors on va me dire
00:57:59que la participation
00:58:00était très faible
00:58:01mais vous connaissez
00:58:02le proverbe
00:58:02les absents ont toujours tort
00:58:04ok
00:58:04si vous n'allez pas voter
00:58:06ne vous plaignez pas
00:58:07après de ce qui arrive
00:58:08c'est que vous étiez
00:58:09au moins
00:58:10au mieux passif
00:58:12au pire
00:58:12consentant
00:58:13et il a été élu
00:58:15au premier tour
00:58:16alors avec 50, quelque chose
00:58:18donc aujourd'hui
00:58:19que voulez-vous
00:58:20que je vous dise
00:58:21si la délinquance
00:58:22et la criminalité
00:58:23explose à Saint-Denis
00:58:25les personnes
00:58:26qui auront voté
00:58:27pour la liste
00:58:28de Bally Bagayoko
00:58:29ou qui n'auront pas été votées
00:58:31ne pourront s'en prendre
00:58:32qu'à elles-mêmes
00:58:33et si elles sont propriétaires
00:58:34d'un logement
00:58:35et que le prix s'effondre
00:58:36elles ne pourront aussi
00:58:37s'en prendre qu'à elles-mêmes
00:58:38par contre
00:58:38j'ai la plus grande compassion
00:58:39pour ceux qui ont voté contre
00:58:41et qui doivent le subir
00:58:42et qui doivent le subir
00:58:43évidemment
00:58:43pour ceux qui ont voté contre
00:58:44qu'on appelle
00:58:44les dommages collatéraux
00:58:45et puis pour les policiers
00:58:47municipaux
00:58:48Augustin Dumas
00:58:49aujourd'hui
00:58:50puisque
00:58:51ce que je disais
00:58:52au début
00:58:52il semblerait que
00:58:53c'est cette information
00:58:55notamment de nos confrères
00:58:56d'Europe 1
00:58:57qui nous dit
00:58:57que le directeur
00:58:58de la police municipale
00:58:59et plusieurs de ses adjoints
00:59:02seraient sur le départ
00:59:02à Saint-Denis
00:59:04Tout à fait oui
00:59:05on a une vague de départ
00:59:06qui s'enclenche
00:59:07alors c'est vrai que
00:59:08la mutation
00:59:09est quelque chose
00:59:10qui leur appartient
00:59:10ça leur est personnel
00:59:12on voit des CV arriver
00:59:14dans toute la région parisienne
00:59:15qui viennent de cette commune
00:59:16donc on constate
00:59:17qu'il y a une recherche
00:59:18qui est active
00:59:18alors on entend beaucoup
00:59:19la police tube
00:59:20moi j'aimerais surtout dire
00:59:21que la police sauve
00:59:21et on l'oublie souvent
00:59:22c'est-à-dire qu'on réduit
00:59:24l'intervention de la police
00:59:25à quelques cas
00:59:26on étudie en long
00:59:27en large
00:59:27en travers
00:59:28C'est ce que certains politiques font
00:59:31Tout à fait
00:59:31et je pense que l'armement
00:59:33ça a aussi un effet dissuasif
00:59:34quand vous arrivez
00:59:34sur un individu qui est armé
00:59:36les trois quarts du temps
00:59:37quand vous le mettez en joue
00:59:38cet individu
00:59:38va poser son arme
00:59:39ça va permettre de l'interpeller
00:59:40et ça limite les dégâts
00:59:42et ça on a tendance
00:59:42à l'oublier
00:59:43et à résumer
00:59:44sur quelques cas
00:59:45d'usage des armes
00:59:46et le maire l'avait rappelé
00:59:47il y a quelques jours
00:59:47à peine élu
00:59:48il disait
00:59:49mais il y a très très peu
00:59:49d'usage des armes
00:59:50mais heureusement
00:59:51il y a peu d'usage des armes
00:59:52parce que les policiers
00:59:53sont formés
00:59:53parce que les policiers
00:59:54ils savent intervenir
00:59:55parce que les policiers
00:59:56ils savent dans quel cadre
00:59:57ils peuvent faire usage
00:59:57et effectivement
00:59:58c'est le dernier recours
00:59:59et on fait appel
01:00:00au dernier recours
01:00:01qu'à partir du moment
01:00:01on n'a plus le choix
01:00:03Vincent Roy
01:00:03je crois qu'il y a un problème
01:00:05d'idéologie en fait
01:00:07non mais il y a un problème
01:00:08mais il y a un problème
01:00:09d'idéologie en fait
01:00:09d'une certaine classe politique
01:00:11alors évidemment
01:00:12il y a cette phrase
01:00:12qui a beaucoup fait réagir
01:00:13la police tu
01:00:14mais d'une manière générale
01:00:16aujourd'hui il y a une certaine
01:00:18classe politique
01:00:19qui a fait de la police
01:00:22un ennemi de la nation
01:00:23écoutez
01:00:24si c'est très simple
01:00:25il faut aller jusqu'au bout
01:00:26et il faut prendre
01:00:26ces politiques
01:00:28qui disent que la police tue
01:00:30à leur propre piège
01:00:31si la police tue
01:00:32il n'y a qu'à supprimer la police
01:00:34c'est-à-dire
01:00:34non mais
01:00:35il faut être très clair
01:00:36il faut aller jusqu'au bout
01:00:38non
01:00:38je crois que
01:00:39dans certaines villes
01:00:41et pour des raisons idéologiques
01:00:42etc
01:00:42on ne veut pas
01:00:43que la police
01:00:44aille mettre son nez
01:00:45ici
01:00:46ou là
01:00:47c'est-à-dire
01:00:47il y a une forme de complicité
01:00:49non non
01:00:50mais totale
01:00:50ça veut dire
01:00:51quand vous voyez
01:00:52le maire de Saint-Denis
01:00:53embrasser à pleine joue
01:00:55madame Traoré
01:00:57oui
01:00:57il y a un problème
01:00:58il y a un problème
01:00:59je suis désolé
01:01:00mais il y a un problème
01:01:01au lendemain de son élection
01:01:02elle est venue
01:01:03voilà
01:01:04elle est accueillie évidemment
01:01:05comme une déesse
01:01:06et voici
01:01:07qu'on l'embrasse à pleine joue
01:01:08non
01:01:09je crois qu'on veut
01:01:10que dans un certain nombre
01:01:12de quartiers
01:01:12la police
01:01:13n'intervienne pas
01:01:14et qu'on veut faire
01:01:15une sorte de police
01:01:16soi-même
01:01:17on a nos règles
01:01:18on ne veut pas
01:01:19que la république
01:01:20vienne y voir
01:01:20et donc
01:01:21on a trouvé un slogan
01:01:22la police tue
01:01:23on désarme la police municipale
01:01:25de manière à ce qu'elle ne puisse plus
01:01:27accéder à un certain nombre
01:01:29de quartiers
01:01:30alors c'est absolument
01:01:30parce que vous comprenez
01:01:32c'est absolument scandaleux
01:01:33quand vous voyez
01:01:33qu'il y a une violence
01:01:35qui devient endémique
01:01:36et que dans le même temps
01:01:38on désarme la police
01:01:39ça veut dire que
01:01:40la police municipale
01:01:41ça veut dire qu'elle ne peut pas
01:01:42y faire face
01:01:43c'est qu'il y a une volonté
01:01:45qu'elle ne vienne pas voir
01:01:46ce qui se passe
01:01:47dans un certain nombre
01:01:48de quartiers
01:01:49et qu'on règle
01:01:50les problèmes du quartier
01:01:51qu'on fasse régler
01:01:52les problèmes du quartier
01:01:53par les gens du quartier
01:01:55qui pour part
01:01:56parce que ce n'est pas
01:01:56tous le cas
01:01:57loin de là
01:01:58mais qui pour part
01:01:59sont des voyous
01:01:59on veut qu'on foute
01:02:01la paix aux voyous
01:02:02Amine Elbaï
01:02:03ça revient un petit peu
01:02:04à ce qu'on disait tout à l'heure
01:02:05le message que ça renvoie
01:02:07aux délinquants
01:02:07le fait de désarmer
01:02:09la police municipale
01:02:11moi je veux parler de message
01:02:13Vincent Roy va plus loin
01:02:14et parle d'une forme
01:02:15de complicité finalement
01:02:16de la municipalité
01:02:17et de cette délinquance
01:02:19sauf que le problème
01:02:20aujourd'hui
01:02:21il est systémique
01:02:22dans notre pays
01:02:23vous savez
01:02:23le gouvernement
01:02:25en accord d'ailleurs
01:02:26avec le Sénat
01:02:27a déplacé
01:02:28et reporté
01:02:29après les élections municipales
01:02:31le sujet
01:02:32des équilibres
01:02:34de pouvoir
01:02:35de rapport de force
01:02:36entre la police municipale
01:02:37et la police nationale
01:02:39la vraie question
01:02:40qui va se poser
01:02:40dans les prochains mois
01:02:41au Parlement
01:02:41c'est quelle police municipale
01:02:43voulons-nous
01:02:43et donc
01:02:44pour mettre fin
01:02:45à ce débat
01:02:46commune par commune
01:02:47et bien
01:02:47faisons en sorte
01:02:48d'inscrire dans la loi
01:02:49l'obligation d'armement
01:02:51de la police municipale
01:02:52dans les communes
01:02:53les communes
01:02:54de plus de 10 000 habitants
01:02:54c'est une idée
01:02:55qui est largement partagée
01:02:56aussi bien par le Rassemblement National
01:02:58que par Reconquête
01:02:59que par les Républicains
01:03:01aujourd'hui
01:03:01la société
01:03:02elle a changé
01:03:02parce que la menace
01:03:03elle a changé
01:03:04et donc nous avons besoin
01:03:06aujourd'hui
01:03:06d'avoir une police municipale
01:03:07armée
01:03:08partout sur le territoire
01:03:09mais vous savez
01:03:09moi je m'inquiète le plus
01:03:10pour les habitants de Saint-Denis
01:03:11pourquoi ?
01:03:12parce qu'on manque cruellement
01:03:13de policiers municipaux
01:03:15dans les communes
01:03:15et ce qu'on ne dit jamais
01:03:16c'est que la formation
01:03:17des agents de la police municipale
01:03:18coûte très cher
01:03:19moi je ne suis pas réellement inquiet
01:03:20pour ces agents-là
01:03:21parce qu'ils vont très vite rebondir
01:03:22vous avez raison
01:03:23parce qu'il y a déjà
01:03:23plusieurs communes
01:03:25qui se sont manifestées
01:03:26pour justement
01:03:27nous on les récupère
01:03:29mais totalement
01:03:30il y a deux agents
01:03:31de la police municipale
01:03:32de la police municipale
01:03:33de Saint-Denis
01:03:33qui ont candidaté
01:03:34notamment à Nice
01:03:35et bien vous savez
01:03:36aujourd'hui les communes
01:03:37ont besoin de ces agents-là
01:03:39mais c'est surtout
01:03:40les habitants
01:03:40ils sont en recherche d'effectifs
01:03:42il y a des communes
01:03:42qui disent
01:03:42justement on n'a pas assez
01:03:43de policiers municipaux
01:03:45mais tout à fait
01:03:46ce sont surtout
01:03:46les communes
01:03:47de ces quartiers-là
01:03:48les habitants
01:03:49de ces quartiers-là
01:03:50qui sont confrontés
01:03:50tous les jours
01:03:51au narcotrafique
01:03:52tous les jours
01:03:53aux problèmes d'ordre public
01:03:54tous les jours
01:03:55aux nuisances du voisinage
01:03:56qui vont payer
01:03:57les conséquences
01:03:58et le dernier point
01:03:59c'est que le comportement
01:04:00du maire de Saint-Denis
01:04:02monsieur Bali Bagayoko
01:04:03ainsi que l'ensemble
01:04:04des maires
01:04:05de la France Insoumise
01:04:06est totalement discriminatoire
01:04:07on ne peut pas
01:04:08aujourd'hui
01:04:10écarter
01:04:10un agent
01:04:11de la fonction publique
01:04:12qui est soumis
01:04:13à un principe
01:04:13de loyauté
01:04:14qui est soumis
01:04:15à son administration
01:04:15on ne peut pas
01:04:16l'écarter
01:04:17pour des raisons politiques
01:04:18et le maire
01:04:19de Saint-Denis
01:04:20se trompe totalement
01:04:21les agents
01:04:22de la police municipale
01:04:23ne répondent pas
01:04:23à une commande politique
01:04:24ils répondent
01:04:25à la loi
01:04:25ils répondent
01:04:26à une mission
01:04:27de service public
01:04:27qui est inscrite
01:04:28dans le code
01:04:28de procédure pénale
01:04:29qui est inscrite
01:04:30dans le code
01:04:30de la sécurité intérieure
01:04:31qui est inscrite
01:04:32dans le code général
01:04:33des collectivités territoriales
01:04:35c'est-à-dire
01:04:35d'assurer
01:04:36tout simplement
01:04:36la sécurité
01:04:37l'ordre
01:04:38et la salubrité publique
01:04:39rien d'autre
01:04:40et donc
01:04:41je...
01:04:42Mais qu'est-ce que ça veut dire ça ?
01:04:43Qu'est-ce que ça veut dire
01:04:43d'écarter des agents municipaux
01:04:45parce qu'ils ne partageraient pas
01:04:46certaines idées politiques ?
01:04:48Sarah Doraghi
01:04:49c'est...
01:04:50C'est politique comme il ?
01:04:51Enfin c'est la Corée du Nord en fait
01:04:52Dans un monde idéal
01:04:55évidemment
01:04:55il faudrait que
01:04:56les enfants jouent dans un parc
01:04:58les femmes peuvent rentrer
01:05:00de jour comme de nuit
01:05:01chez elles
01:05:02ou les hommes d'ailleurs
01:05:03sans qu'il y ait de problème
01:05:04le problème
01:05:04c'est le réel
01:05:05on n'est pas dans un monde idéal
01:05:07et donc
01:05:07il y a
01:05:09comme dans tout commune
01:05:10il y a des délinquants
01:05:11il y a de plus en plus
01:05:12de délinquants armés
01:05:13Mais vous avez raison
01:05:14et alors...
01:05:14C'est pas simplement
01:05:15les pistolets
01:05:15c'est machette
01:05:17couteau
01:05:17marteau
01:05:18n'importe quoi
01:05:19et en fait donc
01:05:20on réserve le mot bavure
01:05:22d'ailleurs à la police
01:05:23donc
01:05:24une police municipale désarmée
01:05:26il ne peut pas y avoir des bavures
01:05:27dans l'autre sens
01:05:29c'est-à-dire qu'à partir du moment
01:05:30où ils interviennent
01:05:31ils ne sont pas armés en face
01:05:32il y a des délinquants armés
01:05:34donc ce déséquilibre
01:05:36ce problème
01:05:37vous voyez
01:05:38de rapport de force
01:05:39vous parliez de rapport de force
01:05:40entre la police nationale
01:05:41et la police municipale
01:05:42mais le rapport de force
01:05:43existe aussi
01:05:44entre la police municipale
01:05:45et les délinquants
01:05:46Alors certains s'interrogeaient justement
01:05:47si
01:05:47est-ce qu'une fois confronté au réel
01:05:49ces maires
01:05:50n'allaient pas faire marche arrière
01:05:52ou n'allaient pas finalement
01:05:53il y en a qui l'ont fait
01:05:54il y en a un qui l'a fait
01:05:55il a été ématu dimanche dernier
01:05:56c'était Pierre Hurmic
01:05:57le maire écologiste de Bordeaux
01:05:59il a fait marche arrière
01:06:00sur la question de la vidéosurveillance
01:06:01notamment
01:06:01oui et puis sur l'arme
01:06:02il avait
01:06:04il avait juré
01:06:06ces grands dieux
01:06:06que jamais
01:06:07lui maire
01:06:08la police municipale
01:06:09ne serait armée
01:06:10mais confronté au réel
01:06:12il a été obligé de l'armer
01:06:14c'est le seul
01:06:15c'est le seul
01:06:15maire écologiste
01:06:16qui a fait
01:06:17c'est ça qui a fait
01:06:18c'est le seul
01:06:18il n'a pas réussi
01:06:19électoralement
01:06:20il a perdu dimanche dernier
01:06:21Augustin Dumas
01:06:22vous souhaitiez ajouter quelque chose
01:06:23c'est vrai qu'on est dans
01:06:26de grands effets d'annonce
01:06:27mais on oublie que derrière
01:06:28les policiers municipaux
01:06:29il y a des hommes
01:06:30il y a des familles
01:06:31et que les policiers
01:06:32ils ont besoin
01:06:33pour pouvoir protéger
01:06:34de se protéger eux-mêmes
01:06:35donc enlever l'armement
01:06:37c'est à la fois
01:06:38les mettre en péril
01:06:39le délinquant
01:06:40il ne fait pas la différence
01:06:41entre l'uniforme
01:06:41du policier national
01:06:42et du policier municipal
01:06:43nous ce qu'on porte
01:06:44chez Allianz
01:06:45c'est
01:06:46on devrait inverser la règle
01:06:47le maire
01:06:48devrait avoir
01:06:49une police municipale armée
01:06:51et s'il souhaite
01:06:52que sa police municipale
01:06:53ne soit pas armée
01:06:53il devrait alors
01:06:55l'exprimer
01:06:56et surtout
01:06:57le porter
01:06:59et notamment
01:07:01aller vers des éléments
01:07:02qui lui permettraient
01:07:03de dire
01:07:03qu'il n'y a pas besoin
01:07:04de police municipale armée
01:07:06chez lui
01:07:06à l'heure actuelle
01:07:07le maire doit prouver
01:07:07que c'est utile
01:07:08on devrait prouver l'inverse
01:07:10Merci beaucoup
01:07:11Augustin Dumas
01:07:12merci d'avoir été avec nous
01:07:13du syndicat de police alliance
01:07:14police municipale
01:07:15on va continuer
01:07:16à en parler
01:07:17dans un instant
01:07:17et puis on va parler
01:07:18de l'exemple inverse
01:07:19c'est à dire que justement
01:07:21face à l'éclosion
01:07:23de certaines municipalités
01:07:25insoumises
01:07:25et face à la situation
01:07:27notamment à Saint-Denis
01:07:28et bien d'autres communes
01:07:30ont fait le choix
01:07:30de au contraire
01:07:31se tourner vers un programme
01:07:32de sécurité
01:07:33c'est le cas notamment
01:07:33de Montargis
01:07:34ville durement marquée
01:07:36par les émeutes
01:07:36de 2023
01:07:37on va en parler
01:07:39vous allez voir dans un instant
01:07:39dans la dernière partie
01:07:41du meilleur de l'info
01:07:41sur CNews
01:07:42restez avec nous
01:08:09d'Anaïs Bauchet
01:08:10on en parle ensemble
01:08:11juste après
01:08:16alors le sujet
01:08:17d'Anaïs Bauchet
01:08:18sur la
01:08:20voilà
01:08:20on le regarde
01:08:23à peine les isoloirs
01:08:25des élections municipales
01:08:26rangées
01:08:26plusieurs maires
01:08:27fraîchement élus
01:08:28ou réélus
01:08:28se sont attelés
01:08:29à une même tâche
01:08:30recruter des policiers
01:08:31municipaux
01:08:31pour renforcer
01:08:32la sécurité
01:08:33de leur ville
01:08:33c'est le cas
01:08:34de Stéphane Roudotte
01:08:35nouveau maire de Brest
01:08:36il souhaite recruter
01:08:37150 agents
01:08:38pour créer
01:08:38une police municipale
01:08:39et déployer
01:08:40300 caméras
01:08:41de surveillance
01:08:41dans la ville
01:08:42c'est ma première visite
01:08:43à une institution
01:08:44je crois que le symbole
01:08:46est là
01:08:46les collaborations
01:08:47entre la ville
01:08:48et les forces de police
01:08:49seront pleines et constantes
01:08:51dans les années à venir
01:08:52après la décision
01:08:53de Bali Bagayoko
01:08:54maire de Saint-Denis
01:08:55de désarmer progressivement
01:08:56la police municipale
01:08:57de la ville
01:08:57certains maires
01:08:58ont pris le contre-pied
01:08:59de cette décision
01:09:00tout en ironisant
01:09:01au passage
01:09:02son investigateur
01:09:03la police municipale
01:09:04de Nice
01:09:05a besoin de renfort
01:09:06nous serons fiers
01:09:07d'accueillir
01:09:08les agents de Saint-Denis
01:09:09menacés par la décision
01:09:10irresponsable
01:09:11de désarmement
01:09:12prise par la mairie
01:09:13LFI
01:09:13je propose au maire
01:09:14de Saint-Denis
01:09:15Bali Bagayoko
01:09:16et pour l'aider
01:09:17administrativement
01:09:18nous accueillons
01:09:19ces policiers municipaux
01:09:20il accueille nos délinquants
01:09:22entre collègues
01:09:23on peut s'entendre
01:09:24un désarmement
01:09:25de la police municipale
01:09:26également condamné
01:09:27par le maire de Valence
01:09:28c'est difficile
01:09:29de recruter des policiers
01:09:30municipaux en ce moment
01:09:31et je pense que les maires
01:09:32qui prennent ce genre
01:09:33de décision
01:09:34parce qu'ils mettent
01:09:35en danger
01:09:35les policiers municipaux
01:09:36vont les voir partir
01:09:37très vite
01:09:37et je le regrette
01:09:39beaucoup pour leur population
01:09:40c'est de l'irresponsabilité politique
01:09:43après avoir augmenté
01:09:45ses effectifs
01:09:45en passant de 32 à 75 agents
01:09:47le maire de Valence
01:09:48entend continuer
01:09:49à renforcer
01:09:49sa police municipale
01:09:51à un an
01:09:51des élections
01:09:52présidentielles
01:09:53ces maires affichent
01:09:54une volonté claire
01:09:55de renforcer
01:09:55la sécurité
01:09:56de leur ville
01:09:58vous entendiez
01:09:59Nicolas D'Aragon
01:10:00dans le sujet
01:10:01qui parlait effectivement
01:10:01des difficultés
01:10:02à recruter
01:10:03des agents municipaux
01:10:05des policiers
01:10:06municipaux
01:10:07donc effectivement
01:10:08ça rejoint ce qu'on disait
01:10:09tout à l'heure
01:10:09je pense qu'ils ne vont pas
01:10:10avoir trop de mal
01:10:11à retrouver un poste
01:10:12ils ne vont pas avoir du mal
01:10:13à trouver un poste
01:10:14parce que
01:10:15ce qu'on ne dit pas
01:10:16c'est que la formation
01:10:16des agents municipaux
01:10:18est un gouffre financier
01:10:19c'est un gouffre financier
01:10:20pour les petites villes
01:10:21de moins de 20 000 habitants
01:10:22moins de 50 000 habitants
01:10:23ça l'est moins pour les grandes villes
01:10:24puisqu'elles ont des dotations
01:10:26importantes de l'Etat
01:10:28mais aujourd'hui
01:10:29il faut saluer
01:10:30le courage de ces maires
01:10:31vous parliez du maire de Brest
01:10:32on pourrait parler également
01:10:34du maire de Nice
01:10:35le nouveau maire de Nice
01:10:36monsieur Eric Ciotti
01:10:37qui a annoncé
01:10:38qu'ils accueilleraient
01:10:39ces agents municipaux
01:10:40à bras ouverts
01:10:42c'est ça aussi
01:10:42le service public
01:10:43dans sa diversité
01:10:44c'est accepter tout le monde
01:10:46c'est accepter les agents
01:10:47quelles que soient leurs idées
01:10:48parce qu'on ne défend pas
01:10:49un camp politique
01:10:50contrairement à la France insoumise
01:10:52qui aujourd'hui
01:10:52a baigné dans le sectarisme
01:10:54on défend l'intérêt général
01:10:55on défend la sécurité
01:10:57des habitants
01:10:57et donc je crois
01:10:59regardez justement
01:11:00cette réaction de Jordan Bardella
01:11:01au vu de la mise en danger
01:11:02des agents de police municipales
01:11:04par les nouveaux maires LFI
01:11:05qui souhaitent les désarmer
01:11:07face à la délinquance
01:11:08les communes RN
01:11:09sont prêtes à accueillir
01:11:10ces fonctionnaires
01:11:11nos mairies
01:11:12seront des terres d'asile
01:11:13pour tout policier municipal
01:11:15qui souhaite oeuvrer
01:11:15à la sécurité
01:11:16en étant soutenu
01:11:17et respecté
01:11:18Philippe David
01:11:18c'est devenu un sujet politique
01:11:20c'est devenu
01:11:21c'est un sujet
01:11:22éminemment politique
01:11:23il y a deux conceptions
01:11:25fondamentalement opposées
01:11:26de la sécurité
01:11:27mais je ne vais pas dire
01:11:28que c'est un clivage
01:11:29droite-gauche
01:11:30je vais dire
01:11:31que c'est un clivage
01:11:31LFI
01:11:33peut-être Europe Écologie
01:11:34Les Verts
01:11:35quelques-uns encore
01:11:35chez les écolos
01:11:36mais ils ont perdu
01:11:37tellement de mérites
01:11:38maintenant ils n'ont plus rien
01:11:39face au reste
01:11:40de la classe politique
01:11:41rappelons quand même une chose
01:11:42la police armée
01:11:43à Saint-Denis
01:11:44le maire
01:11:45il n'était pas fondamentalement
01:11:46d'extrême droite
01:11:47puisqu'il était socialiste
01:11:49et qui s'appelle
01:11:49Mathieu Annotin
01:11:50d'accord ?
01:11:51et c'est lui
01:11:52qui avait armé sa police
01:11:53donc c'est LFI
01:11:55contre le reste
01:11:56de la classe politique
01:11:57mais ce n'est pas
01:11:57un clivage droite-gauche
01:11:58Jean-Denis
01:11:59c'est deux fameuses
01:12:02gauches irréconciliables
01:12:03il y a une gauche
01:12:04qui n'a pas honte
01:12:06de l'autorité
01:12:07qui a été incarnée
01:12:08par Chevenement
01:12:09jadis
01:12:10ou Manuel Valls
01:12:11et autres
01:12:11et puis il y a aussi
01:12:13une tradition de gauche
01:12:14notamment d'extrême gauche
01:12:15autour de
01:12:16précisément
01:12:17la police tue
01:12:18tout le monde déteste
01:12:19la police
01:12:20on voit ce slogan
01:12:21à cab
01:12:22tagué sur les murs
01:12:23all cops
01:12:24are bastards
01:12:25tous les flics
01:12:26sont des ordures
01:12:27donc il y a une vraie
01:12:28tradition de gauche
01:12:29qui est anti-police
01:12:31depuis toujours
01:12:32je reprends juste
01:12:33Jean-Denis
01:12:34les deux gauches
01:12:34irréconciliables
01:12:35se réconcilient toujours
01:12:37entre les deux tours
01:12:37des élections
01:12:38pour les élections
01:12:38pour la galère
01:12:39il n'y a plus de problème
01:12:41mais entre les deux tours
01:12:43des élections
01:12:43elles se réconcilient toujours
01:12:45ce qui n'est pas le cas
01:12:45de l'autre côté
01:12:46c'est ça
01:12:48en revanche
01:12:49les droites
01:12:50ne se soumissent jamais
01:12:52absolument
01:12:52en revanche
01:12:53moi j'alerte sur un point
01:12:54quand même
01:12:55ce soir
01:12:55qui est quand même
01:12:56très important
01:12:57et ce qu'on ne dit pas
01:12:58c'est que
01:12:58vous savez
01:12:59la porte
01:13:00que vient d'enfoncer
01:13:01la France insoumise
01:13:02sur le désarmement
01:13:03progressif
01:13:04de la police municipale
01:13:05va laisser demain
01:13:07emporter un nouveau mouvement
01:13:08alors justement
01:13:09d'enlever les caméras
01:13:10de vidéosurveillance
01:13:11dans les quartiers
01:13:12là où on a besoin
01:13:12de plus de sécurité
01:13:15Justement
01:13:16écoutez ce que disait
01:13:17Mathieu Vallée
01:13:18l'eurodéputé
01:13:18du rassemblement national
01:13:20ancien policier
01:13:20qui était l'invité
01:13:21de Laurence Ferrari
01:13:22ce soir dans Punchline
01:13:25Bali Bagayoko
01:13:25face à Nice
01:13:26que Jean-Luc Mélenchon
01:13:27fera dans la France
01:13:28de 2027
01:13:28s'il est aux responsabilités
01:13:29la cohérence
01:13:30de leur programme
01:13:31est appliquée clairement
01:13:32dans les municipalités
01:13:33qui sont des laboratoires
01:13:34pour 2027
01:13:35et pardon de le dire
01:13:36mais je suis étonné
01:13:37ces personnes
01:13:38qui disent tout le temps
01:13:39la police
01:13:39tuent les violences policières
01:13:40et les contrôlants facettes
01:13:40ils veulent enlever
01:13:41le lanceur de balles de défense
01:13:42qui permet à distance
01:13:43de neutraliser un individu
01:13:44par exemple
01:13:45qui tire des cocktails Molotov
01:13:46des mortiers
01:13:47qui tentent des guet-apants
01:13:48policiers
01:13:48donc ils préfèrent quoi
01:13:49que les agents
01:13:49sortent leur arme létale
01:13:51donc ils peuvent blesser
01:13:51grèvement tués
01:13:52au lieu d'utiliser
01:13:53un lanceur de balles de défense
01:13:54qui permet de protéger
01:13:55la vie des policiers
01:13:56il faut dire quoi
01:13:56monsieur Bagayoko
01:13:57s'il y a des policiers municipaux
01:13:58grèvement blessés
01:13:59voire pire aux familles
01:13:59il veut dire
01:14:00j'ai désarmé la police municipale
01:14:01je les ai mis en danger
01:14:02et désormais
01:14:03ils sont dans un cercueil
01:14:04ou dans un lit d'hôpital
01:14:04parce que j'ai pas assumé
01:14:05la responsabilité de les protéger
01:14:06donc c'est un vrai sujet
01:14:08Vincent Roy
01:14:09on entend Mathieu Vallée
01:14:10nous dire que ces villes
01:14:11vont devenir des laboratoires
01:14:12pour la France insoumise
01:14:13des laboratoires
01:14:14mais elles peuvent aussi
01:14:15servir de mauvais exemple
01:14:17si ça devient le chaos
01:14:22dans 6 ans
01:14:24ça a été le cas
01:14:25à Fachtumé-Lille
01:14:26par exemple
01:14:26dans le Nord
01:14:27oui mais il y a
01:14:28quelques cas comme ça
01:14:29mais voyez bien
01:14:30la stratégie est assez claire
01:14:31voyez ce que dit
01:14:32le maire de Saint-Denis
01:14:33lorsqu'on lui pose la question
01:14:35on lui dit
01:14:36mais finalement
01:14:37vous êtes sur
01:14:38une certaine sociologie
01:14:40va-t-on dire
01:14:40et on lui dit
01:14:41mais quand vous
01:14:42par exemple
01:14:43si l'on est un français de souche
01:14:45par exemple
01:14:45est-ce qu'on peut venir chez vous
01:14:46et il répond
01:14:47ah mais bien sûr
01:14:48bien sûr
01:14:48que vous pouvez vous installer chez nous
01:14:49mais faudra
01:14:51faudra quand même
01:14:52vous assimiler
01:14:52aux coutumes existantes
01:14:55dans ma ville
01:14:55non mais
01:14:56vous voyez bien
01:14:57qu'on est clairement
01:14:58dans le cadre
01:14:59d'une partition du pays
01:15:00d'une certaine façon
01:15:01c'est-à-dire que vous aurez
01:15:02Saint-Denis
01:15:02et puis vous aurez Nice
01:15:04vous voyez bien
01:15:05qu'il n'y a quand même
01:15:05rien de commun
01:15:06je ne parle pas
01:15:07de la taille de la ville
01:15:08on est à un an
01:15:08de la présidentielle
01:15:09on est à un an
01:15:10de la présidentielle
01:15:12on voit bien
01:15:13ce qui est en train
01:15:14de se dessiner
01:15:15c'est-à-dire qu'on voit
01:15:16cette gauche
01:15:17bon le patron de la gauche
01:15:18aujourd'hui en France
01:15:19il s'appelle
01:15:19Jean-Luc Mélenchon
01:15:20bon voilà
01:15:21je vous rappelle
01:15:22et puis après
01:15:24vous avez
01:15:24vous avez
01:15:25le RN
01:15:29qui constitue
01:15:30bon
01:15:30mais d'ailleurs
01:15:31Jean-Luc Mélenchon
01:15:31l'a dit
01:15:32c'est-à-dire
01:15:32Jean-Luc Mélenchon
01:15:33aujourd'hui piétine
01:15:33sur le reste de la gauche
01:15:35il s'essuie les pieds
01:15:36sur le parti socialiste
01:15:37il l'a dit lui-même
01:15:39c'est évidemment cela
01:15:40et puis ensuite
01:15:41vous avez un bloc central
01:15:42qui va de
01:15:45des macronistes
01:15:46à NR
01:15:47vous savez
01:15:47Maurice Druon
01:15:47disait
01:15:48la France est divisée
01:15:49entre deux parties de gauche
01:15:50dont l'un s'appelle la droite
01:15:51et bien
01:15:53LAR
01:15:53c'est exactement cela
01:15:55LAR aujourd'hui
01:15:56ils ne savent plus
01:15:56où se situer
01:15:58alors vous avez
01:15:58quelqu'un comme
01:15:59Eric Ciotti
01:16:00qui prend effectivement
01:16:02un parti en disant
01:16:03et bien
01:16:03il faut s'allier
01:16:04si on veut
01:16:05avoir une certaine réussite
01:16:07parce que quand vous écoutez
01:16:08vous savez ce qui est important
01:16:09en politique
01:16:10c'est d'avoir une colonne vertébrale
01:16:11et on voit que
01:16:12beaucoup de gens
01:16:13sont atteints
01:16:14de scoliose
01:16:14ou de lordose
01:16:15lorsque vous voyez
01:16:16monsieur Retailleau
01:16:18par exemple
01:16:19sur le discours régalien
01:16:21qu'il tient
01:16:21vous voyez bien
01:16:22qu'il n'y a pas une feuille
01:16:22de papier à cigarette
01:16:23à mettre entre lui
01:16:24et un Jordan Bardella
01:16:26ou une Marine Le Pen
01:16:27après vous pouvez me parler
01:16:28du programme économique
01:16:29mais on se demande quand même
01:16:31si la droite
01:16:32aujourd'hui dans notre pays
01:16:33veut gagner quoi que ce soit
01:16:34je parle des LR
01:16:36il y a l'autre exemple
01:16:36l'exemple inverse
01:16:38dont on parlait tout à l'heure
01:16:39d'autres communes
01:16:39qui ont fait le choix
01:16:40de se tourner vers un programme
01:16:41de sécurité
01:16:41c'est le cas de Montargis
01:16:43ville durement marquée
01:16:45par des émeutes
01:16:45en 2023
01:16:46après la mort de Naël
01:16:48à Nanterre
01:16:48les explications
01:16:49et les témoignages
01:16:50sur place
01:16:51avec Miquel Dosantos
01:16:54les Montargeois
01:16:55sont curieux
01:16:55après la victoire
01:16:56du rassemblement national
01:16:58les habitants
01:16:59avec qui nous avons pu échanger
01:17:01n'ont pas d'a priori
01:17:02sur le nouveau maire
01:17:03comme d'Unis
01:17:04ils se félicitent
01:17:05qu'il y ait du sang neuf
01:17:06se disent prêts
01:17:07à tenter ce pari
01:17:08mais ils attendent surtout
01:17:09des solutions
01:17:10à leurs problèmes
01:17:11le manque de dynamisme
01:17:12en centre-ville
01:17:13le narcotrafic
01:17:14dans les quartiers
01:17:15mais surtout
01:17:16l'insécurité
01:17:17écoutez
01:17:17ce n'est pas vraiment
01:17:18une surprise pour moi
01:17:19et pour la plupart
01:17:20des habitants de Montargis
01:17:22du fait que
01:17:23le RN
01:17:24il s'imposait
01:17:25de plus en plus
01:17:26sur la région
01:17:26il y a peut-être
01:17:27aussi un ras-le-ball
01:17:28en termes de sécurité
01:17:30après je pense
01:17:31c'est tendance générale
01:17:32c'est national
01:17:33oui tout à fait
01:17:34je pense que
01:17:35je ne sais pas
01:17:35peut-être pour la sécurité
01:17:36peut-être pour
01:17:38voilà c'est plus ça
01:17:39peut-être pour le travail aussi
01:17:40parce qu'il y a beaucoup
01:17:41de moins en moins
01:17:43de travail
01:17:43sur Montargis
01:17:45je trouve que c'est
01:17:46une bonne idée
01:17:48peut-être qu'il va mettre
01:17:49un petit peu d'ordre
01:17:50dans la ville
01:17:51une insécurité
01:17:52que le nouveau maire
01:17:54comme du Nice
01:17:54perçoit comme
01:17:55l'une des clés
01:17:56de son succès
01:17:57les émeutes de 2023
01:17:59après la mort de Naël
01:18:00ont marqué
01:18:01un tournant
01:18:02selon lui
01:18:02ont mis en relief
01:18:03cette insécurité
01:18:05pour rappel
01:18:06des dizaines
01:18:07de commerces
01:18:07avaient été saccagés
01:18:09par une centaine
01:18:10d'émeutiers
01:18:11voilà
01:18:12Michael De Santos
01:18:12depuis Montargis
01:18:14avec ce nouveau maire
01:18:15comme du Nice
01:18:16donc là on est sur
01:18:16l'autre exemple
01:18:17maire
01:18:18rassemblement national
01:18:19donc qui a été
01:18:20élu dans cette commune
01:18:22il y a presque une forme
01:18:23d'expérimentation
01:18:23dans les émeutes
01:18:25les français
01:18:25en ont assez
01:18:26assez
01:18:27d'abord d'une part
01:18:29de cette montée
01:18:29de l'immigration
01:18:30incontrôlée
01:18:30qui s'empare
01:18:32progressivement
01:18:33de grandes villes
01:18:33et on le voit
01:18:35d'ailleurs
01:18:36dans ces communes
01:18:37c'est également le cas
01:18:38à Carcassonne
01:18:39où la commune
01:18:40a basculé aux mains
01:18:41du rassemblement national
01:18:42il y a un manque aussi
01:18:43en matière de sécurité publique
01:18:45et on le voit
01:18:45avec le désarmement
01:18:46progressif
01:18:46de la police municipale
01:18:47on l'a vu avec les émeutes
01:18:48à l'occasion de l'affaire Naël
01:18:49les français
01:18:50en ont assez
01:18:51de cette impunité là
01:18:52et donc je crois
01:18:53que ce vote RN
01:18:54c'est aussi le vote sanction
01:18:55on est quand même
01:18:56en train d'assister
01:18:57Macron
01:18:57c'est un petit peu ça
01:18:58finalement le résultat
01:18:59de ces élections municipales
01:19:00à deux frances
01:19:02que tout oppose en fait
01:19:03c'est ce que veut
01:19:04monsieur Mélenchon
01:19:05que deux frances
01:19:06que tout oppose
01:19:07Philippe David
01:19:08alors on peut effectivement
01:19:10se demander
01:19:11si c'est la volonté
01:19:12aujourd'hui
01:19:13de Jean-Luc Mélenchon
01:19:14aujourd'hui
01:19:14de créer justement
01:19:15la division dans le pays
01:19:16mais rappelez-vous
01:19:17il avait dit
01:19:18je serais le bruit
01:19:19et la fureur
01:19:20lui il n'a qu'un seul but
01:19:22c'est comme il sait
01:19:24qu'il ne gagnera pas
01:19:25par les urnes
01:19:26c'est d'être face
01:19:27à Marine Le Pen
01:19:28ou Jordan Bardella
01:19:29il serait battu
01:19:31d'après tous les sondages
01:19:32même si
01:19:33je me méfie beaucoup
01:19:35des sondages
01:19:35parce que je suis certain
01:19:36d'une chose
01:19:37c'est que si jamais
01:19:38vous avez ce deuxième tour là
01:19:41pratiquement tous les médias
01:19:43diront qu'il faut voter
01:19:44Mélenchon
01:19:44pour éviter le fascisme
01:19:45et je suis même quasi certain
01:19:47que Mediapart
01:19:48après une enquête approfondie
01:19:49nous démontrera
01:19:50que Jordan Bardella
01:19:51a voté les pleins pouvoirs
01:19:52à Pétain en 1940
01:19:53voyez un peu
01:19:54parce que là
01:19:55ce sera vraiment
01:19:55le tir de barrage
01:19:56mais je tiens
01:19:58à redire une chose
01:19:59il y a bien plus important
01:20:00qu'une feuille de papier
01:20:01à cigarette
01:20:02entre Retailleau
01:20:03et le RN
01:20:04il y a Xavier Bertrand
01:20:05Valérie Pécresse
01:20:06ou Jean-François Copé
01:20:07c'est plus épais
01:20:08qu'une feuille de papier
01:20:09à cigarette
01:20:09entre Eric Ciotti
01:20:10et le RN
01:20:11entre M. Retailleau
01:20:15et le RN
01:20:15il aurait dit Ciotti
01:20:16j'aurais pas répondu ça
01:20:17allez voilà
01:20:18c'est ça
01:20:18je comprends mieux
01:20:19il nous reste
01:20:20un peu moins de 8 minutes
01:20:21on va parler
01:20:22pour terminer
01:20:23de Loana
01:20:24retrouvée meurte
01:20:25hier à son domicile
01:20:26de Nice
01:20:27le procureur a d'abord
01:20:28indiqué que Loana
01:20:29était manifestement morte
01:20:30depuis quelques jours
01:20:31précise
01:20:32elle précise
01:20:33aujourd'hui
01:20:33que son décès
01:20:34pourrait être dû
01:20:35à une chute
01:20:35le point sur les
01:20:36derniers éléments
01:20:37de l'enquête
01:20:37avec Célia Barotte
01:20:38on sera ensuite en ligne
01:20:40avec Tony Gomez
01:20:40qui a bien connu Loana
01:20:42qu'on a longtemps surnommé
01:20:44le roi des nuits parisiennes
01:20:45il sera avec nous
01:20:46dans un instant
01:20:46mais d'abord
01:20:47Célia Barotte
01:20:54dans un communiqué
01:20:55le parquet de Nice
01:20:56a indiqué
01:20:57que c'est un voisin
01:20:58de Loana
01:20:58inquiet de ne plus
01:21:00l'avoir depuis plusieurs jours
01:21:01qui a contacté
01:21:02les pompiers
01:21:02les secours
01:21:03sont entrés
01:21:04dans l'appartement
01:21:04de Loana
01:21:05en passant
01:21:06par une fenêtre
01:21:06car la porte
01:21:07était verrouillée
01:21:08de l'intérieur
01:21:09sur place
01:21:10ils ont découvert
01:21:10le corps inanimé
01:21:12de Loana
01:21:12mais aussi
01:21:13celui d'un chien
01:21:14les premières constatations
01:21:15confirment un décès
01:21:16remontant à plusieurs jours
01:21:18le parquet a détaillé
01:21:19je cite
01:21:20que la présence
01:21:21d'une plaie
01:21:22à l'arrière
01:21:22du crâne
01:21:23et d'équimose
01:21:23en région lombaire
01:21:24permettait d'envisager
01:21:25que le décès
01:21:26puisse être lié
01:21:27à une chute en arrière
01:21:28le corps de Loana
01:21:29a été transporté
01:21:30à l'institut médico-légal
01:21:31en vue d'une autopsie
01:21:33et son appartement
01:21:34a été placé sous Célia
01:21:35des analyses toxicologiques
01:21:37et anatomopathologiques
01:21:38ont été ordonnées
01:21:40enfin à ce stade
01:21:41des investigations
01:21:42aucun élément
01:21:43permet d'envisager
01:21:44l'intervention
01:21:45d'une autre personne
01:21:46en lien avec
01:21:47le décès de Loana
01:21:48voilà pour les précisions
01:21:49Tony Gomez nous a rejoint
01:21:50bonsoir Tony
01:21:51merci d'être en direct
01:21:52avec nous ce soir
01:21:53sur CNews
01:21:53proche de Loana
01:21:54on vous surnommait
01:21:55le roi des nuits parisiennes
01:21:57quand vous dirigez
01:21:58l'étoile
01:21:59célèbre club
01:22:00sur les Champs-Elysées
01:22:02votre club avait notamment
01:22:03accueilli les Lofters
01:22:04le soir de la finale
01:22:06de l'émission
01:22:06c'était le 5 juillet 2001
01:22:09c'est ce fameux soir
01:22:10que cette photo
01:22:11la photo qu'on voyait
01:22:13tout à l'heure à l'écran
01:22:13qu'on va peut-être voir
01:22:14s'afficher à nouveau
01:22:15a été prise
01:22:16Loana qui se penche
01:22:16à l'extérieur de cette voiture
01:22:18en remontant
01:22:19les Champs-Elysées
01:22:20acclamée par une foule
01:22:21démentielle
01:22:22vous avez vécu
01:22:24cette soirée
01:22:24puisque les candidats
01:22:25les Lofters
01:22:26l'ont ensuite terminé
01:22:27dans votre établissement
01:22:28Tony Gomez
01:22:29alors c'est plus compliqué
01:22:31que ça
01:22:31d'abord c'était pas venu
01:22:33des Champs-Elysées
01:22:34c'était la venue
01:22:34de la Grande Armée
01:22:35parce qu'elle arrivait
01:22:36de la plaine de Saint-Denis
01:22:37et ils venaient faire
01:22:38le final de l'émission
01:22:41en direct à l'étoile
01:22:43et donc ils remontaient
01:22:45la venue de la Grande Armée
01:22:46et là Loana a eu
01:22:47cette idée géniale
01:22:48c'est de se mettre
01:22:49sur la portière
01:22:50et on a eu cette photo
01:22:51qui sera mythique
01:22:52et qui restera dans l'histoire
01:22:53en revanche
01:22:54et qui fait penser
01:22:57évidemment
01:22:57à toutes les stars du foot
01:22:59qu'on avait pu voir
01:23:00deux ans avant
01:23:01évidemment
01:23:01lors de la Coupe du Monde
01:23:0298
01:23:04oui complètement
01:23:05et ce qui est fou
01:23:06c'est que Loana
01:23:07a découvert ce soir-là
01:23:09et elle s'en est rendue compte
01:23:10dans la voiture
01:23:11de sa célébrité
01:23:13parce que quelque part
01:23:14la célébrité lui est tombée dessus
01:23:15comme un tsunami
01:23:16elle était dans le loft
01:23:18complètement fermée
01:23:20elle ne savait pas
01:23:20ce qui se passait à l'intérieur
01:23:22aucun des lofteurs
01:23:23ne savait
01:23:24qu'ils étaient aussi célèbres
01:23:25elle ne s'entendait pas ça
01:23:26en sortant
01:23:28malheureusement
01:23:29elle a subi
01:23:29la célébrité
01:23:31mais
01:23:31ne l'a jamais
01:23:33vraiment maîtrisée
01:23:34alors justement
01:23:35c'est évidemment
01:23:37un monde que vous connaissez bien
01:23:38vous connaissez bien
01:23:38le monde de la nuit
01:23:39avec ses bons
01:23:40et ses moins bons côtés
01:23:41aussi
01:23:42Loana venait
01:23:43de ce monde de la nuit
01:23:44puisqu'elle était
01:23:45gogo danseuse
01:23:46avant de participer
01:23:47à cette émission
01:23:48et pour ce qui est
01:23:48des travers
01:23:49sa vie a aussi
01:23:50été marquée
01:23:51par de nombreux excès
01:23:54alors
01:23:55ce qui me fait
01:23:56un peu de peine
01:23:57c'est que vous disiez
01:23:58le monde de la nuit
01:23:59c'est pas le monde de la nuit
01:24:00qui est associé aux excès
01:24:02Loana
01:24:02moi je l'ai très très bien connu
01:24:04malheureusement
01:24:05sa mère a eu
01:24:06une vie difficile
01:24:08sa fille a eu
01:24:09donc Loana
01:24:10une vie difficile
01:24:11j'espère que
01:24:12que la malédiction
01:24:14sera rompue
01:24:15et que
01:24:15que la fille de Loana
01:24:17ne subira pas
01:24:18ce qu'a subi sa mère
01:24:20mais malheureusement
01:24:21Loana
01:24:21elle essayait de vivre
01:24:22donc elle avait trouvé
01:24:23un boulot de gogo danseuse
01:24:25fallait bien remplir le frigo
01:24:27et malheureusement
01:24:30cette célébrité
01:24:31qu'elle a connue
01:24:31elle l'a tuée
01:24:34quel souvenir
01:24:35vous garderez
01:24:35de Loana
01:24:36Tony Gomez
01:24:38d'une femme merveilleuse
01:24:39d'une femme
01:24:41qui aimait
01:24:42autant qu'elle avait
01:24:43envie d'aimer
01:24:47ouais
01:24:49oui non
01:24:49je pensais que vous
01:24:50je pensais que vous alliez
01:24:50poursuivre
01:24:51c'est pour ça
01:24:53pour moi c'est le principal
01:24:54c'est à dire que
01:24:55cette femme
01:24:56elle était tellement
01:24:57exceptionnelle
01:24:57c'était un amour
01:24:59elle aimait
01:25:00elle avait envie
01:25:00d'être aimée
01:25:02elle était
01:25:02elle était intelligente
01:25:04elle avait une sensibilité
01:25:05elle était pas fragile
01:25:06elle était sensible
01:25:08et
01:25:10comment je pourrais dire
01:25:12elle aurait pu
01:25:13si elle avait rencontré
01:25:14la bonne personne
01:25:15réussir sa vie
01:25:15c'est un problème
01:25:16de mauvaise rencontre
01:25:17selon vous
01:25:20en partie
01:25:20c'est pas les mauvaises rencontres
01:25:21c'est de pas faire
01:25:23la bonne rencontre
01:25:23c'est ça
01:25:24on va écouter à présent
01:25:25Loana
01:25:26justement
01:25:26en 2018
01:25:27sur CNews
01:25:28face à
01:25:28Laurence Ferrari
01:25:29elle s'exprimait
01:25:31justement
01:25:32au sujet
01:25:33de ces mauvaises rencontres
01:25:34et notamment
01:25:34et aussi
01:25:35de ces addictions
01:25:36écoutez
01:25:37dans les épreuves
01:25:38que vous avez traversé
01:25:39vous avez rencontré
01:25:39un homme
01:25:40qui prenait de la cocaïne
01:25:41et vous avez fait pareil
01:25:42en fait
01:25:43vous l'avez suivi
01:25:43dans cette addiction
01:25:45qu'est-ce qu'elle a de pervers
01:25:46cette drogue
01:25:48particulièrement ?
01:25:48en fait
01:25:49voilà moi ce que j'ai fait
01:25:50mais ce qu'il ne faut pas faire
01:25:51c'est que j'ai fait
01:25:51j'ai voulu faire comme
01:25:53c'est comme ça que des fois
01:25:54on fait souvent des bêtises
01:25:55c'est qu'il ne faut pas faire comme
01:25:55pour être comme la personne
01:25:57c'est ce que j'ai fait
01:25:58cette drogue
01:25:59elle était horrible
01:26:00parce qu'au tout début
01:26:01bien sûr
01:26:01comme je le marque
01:26:02il ne faut pas être non plus
01:26:04comment dire
01:26:05il ne faut pas dire
01:26:06non c'est pas bien
01:26:06machin
01:26:07bien sûr que quand j'en prenais
01:26:07au tout début
01:26:08je me sentais la reine du monde
01:26:10un court instant
01:26:11mais ensuite
01:26:12ça accentue
01:26:13ça accentue les bons moments
01:26:14mais ça accentue surtout les mauvais
01:26:15et ensuite
01:26:16les nuits blanches
01:26:16la perte d'appétit
01:26:18fait qu'ensuite
01:26:18on réfléchit
01:26:1924h sur 24
01:26:20le cerveau ne s'arrête plus
01:26:21on réfléchit en permanence
01:26:22et après c'est les idées noires
01:26:23qui arrivent
01:26:24et c'est comme si vos cauchemars
01:26:25devenaient réalité
01:26:26voilà Tony Gomez
01:26:27on va terminer là-dessus
01:26:28Loana qui parlait aussi
01:26:30de l'influence
01:26:31l'influence des hommes
01:26:32souvent
01:26:33clairement
01:26:33je vous ai entendu dire
01:26:36parler sur Europe 1
01:26:37de suicide
01:26:38en pente douce
01:26:40en ce qui concerne Loana
01:26:42oui
01:26:42complètement
01:26:43pour moi
01:26:44c'était un suicide
01:26:45un petit feu
01:26:47elle n'a pas eu
01:26:48le courage
01:26:49qu'a pu avoir Marilyn
01:26:50mais elles ont subi
01:26:52les mêmes ravages
01:26:54et malheureusement
01:26:55elle n'arrivait pas
01:26:56à s'en sortir
01:26:57et c'est vrai
01:26:58que si elle avait rencontré
01:26:59quelqu'un de bien
01:26:59peut-être qu'il aurait pu
01:27:00lui faire sortir
01:27:01la tête de l'eau
01:27:01là malheureusement
01:27:03elle était perdue
01:27:05et tous ces produits stupéfiants
01:27:09malheureusement
01:27:09font des ravages
01:27:10et je peux vous assurer
01:27:12que pour avoir vu
01:27:13des gens qui sont tombés
01:27:14dans la drogue
01:27:15on s'en sort pas
01:27:16c'est une spirale
01:27:18vers le bas
01:27:18en permanence
01:27:19merci beaucoup
01:27:20Tony Gomez
01:27:21d'avoir été avec nous
01:27:22ce soir
01:27:22merci à vous
01:27:23Jean Dorédo
01:27:24un dernier mot
01:27:24vraiment 15 secondes
01:27:25sur justement
01:27:27cette drogue
01:27:27il faut le redire
01:27:28cette drogue
01:27:29qui a longtemps
01:27:29et notamment à cette époque
01:27:30beaucoup
01:27:30la cocaïne était décrite
01:27:31comme une drogue
01:27:33c'est pour ça que je faisais
01:27:33le lien aussi
01:27:34avec le monde de la nuit
01:27:34parce qu'elle a été décrite
01:27:35comme une drogue festive
01:27:36il faut rappeler aussi
01:27:37les ravages de cette drogue
01:27:38une drogue est festive
01:27:40c'est un oxymore
01:27:40il faut vraiment battre
01:27:42en brèche
01:27:43cette triste idée reçue
01:27:45la vie est meilleure
01:27:47sans drogue
01:27:48et toutes les drogues
01:27:49confondues
01:27:50détruisent des existences
01:27:51notamment la cocaïne
01:27:53qui en ce moment
01:27:53fait des ravages
01:27:54les mômes commencent
01:27:55de plus en plus jeunes
01:27:56le produit est de moins en moins cher
01:27:58et ce sont des dépendances
01:28:01absolument terribles
01:28:02lorsque les personnes
01:28:03sont prises dans le produit
01:28:04c'est très très difficile
01:28:06de s'en sortir
01:28:07Merci beaucoup Jean Dorido
01:28:09merci à Vincent Roy
01:28:10Philippe David
01:28:11Amine Elbaï
01:28:12C'est que vous critiquez
01:28:13le monde de la nuit
01:28:15Philippe David
01:28:16vient du monde de la nuit
01:28:17il s'en est très bien
01:28:18sans foi
01:28:20Merci Philippe
01:28:21merci Vincent
01:28:22Amine
01:28:22et Sarah
01:28:23c'était un plaisir
01:28:24de vous avoir
01:28:24tous les quatre
01:28:25pour décrypter
01:28:25le meilleur de l'info
01:28:27dans un instant
01:28:28c'est l'édition de la nuit
01:28:30présentée ce soir
01:28:31par Margot Siffer
01:28:33moi j'aurais le plaisir
01:28:34de vous retrouver
01:28:36lundi
01:28:36je ne serai pas là demain
01:28:37lundi à partir de 23h
01:28:38très belle soirée
01:28:39sur CNews
01:28:40très belle nuit à vous
01:28:41Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:44Sous-titrage Société Radio-Canada
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