- il y a 2 heures
Sébastien Lecornu a prononcé une déclaration, en application de l’article 50-1 de la Constitution, sur la situation au Proche et Moyen-Orient. Le Premier ministre a évoqué les sujets liés à l'armement, la place de la France dans le conflit actuel et le coût énergétique.
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00:00Merci beaucoup Madame la Présidente de l'Assemblée Nationale.
00:02Mesdames et Messieurs les députés,
00:04Monsieur le Président de la Commission des Affaires Étrangères,
00:06Monsieur le Président de la Commission de la Défense,
00:10Avant toute chose, je veux rendre une nouvelle fois hommage
00:14au Major Arnaud Frion, mort pour la France en Irak,
00:18ainsi qu'à nos militaires blessés dans l'accomplissement de leur mission.
00:23Je veux dire à sa famille, à ses proches, à ses frères d'armes,
00:27la solidarité de toute la nation et sa reconnaissance.
00:32Cet hommage n'est pas un préambule, il dit déjà à bien des égards l'essentiel.
00:38Car ce qui se joue aujourd'hui aux proches et au Moyen-Orient
00:41n'est pas une crise lointaine, ce n'est pas une crise de plus.
00:44C'est une guerre qui s'étend, qui frappe des infrastructures civiles,
00:48qui menace la sécurité maritime et qui déstabilise durablement
00:52toute une région et qui peut aller jusqu'à une forme,
00:55on le sait, on le redoute, de globalisation.
00:59Ce serait facile, dans un tel moment, de s'abandonner,
01:03de se contenter d'une forme de découragement
01:05et de peindre l'avenir en noir.
01:08Facile de décrire un monde livré à la force brute,
01:11à la loi du plus fort, à la domination des rapports de puissance.
01:16Facile de dire une humanité toujours plus dépendante
01:19des malédictions de l'or noir.
01:21Ce serait vrai, mais ce serait insuffisant,
01:25car le rôle du gouvernement n'est pas de commenter le chaos du monde,
01:29il est d'agir.
01:30D'agir pour protéger les Français,
01:32d'agir pour défendre les intérêts de la nation,
01:34d'agir avec nos partenaires,
01:36et d'assumer, devant vous et avec vous,
01:40les conséquences particulièrement complexes
01:42que cette situation nouvelle impose à notre pays.
01:47Car oui, cette crise nous concerne directement.
01:50Elle nous concerne par les centaines de milliers de Français
01:53présents dans la région.
01:54Elle nous concerne par nos forces déployées.
01:57Elle nous concerne par nos partenaires stratégiques
01:59avec qui nous avons des intérêts communs.
02:01Elle nous concerne par la lutte contre le terrorisme
02:03et contre la prolifération nucléaire.
02:05Elle nous concerne par la liberté de navigation.
02:07Elle nous concerne enfin, évidemment, par l'énergie,
02:11donc par notre économie et par le pouvoir d'achat des Français.
02:14Elle interroge donc profondément nos dépendances.
02:19Et de cette réalité découlent pour la France
02:22deux conséquences immédiates et concrètes
02:24que je veux détailler devant vous à la faveur de ce débat.
02:28La première est naturellement, Madame la Ministre, militaire.
02:31La seconde est énergétique.
02:34La première conséquence est militaire
02:35parce que la France est présente historiquement dans la région,
02:38parce qu'elle agit,
02:39parce qu'elle doit assumer ses responsabilités globales.
02:42Aujourd'hui, plus de 5 000 soldats,
02:45marins et aviateurs,
02:47sont engagés au Proche et au Moyen-Orient.
02:49Au Sud-Liban,
02:51700 militaires français sont engagés
02:53au sein de l'opération de maintien de la paix de la Finule.
02:55Nous sommes aussi présents en Irak, en Jordanie,
02:58avec l'opération Chamal,
03:00de lutte contre Daesh
03:01et de formation de nos partenaires.
03:03Nous avons des accords de défense
03:05avec le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis.
03:08Dans ce dernier pays,
03:101 000 militaires sont déployés
03:12au sein d'un régiment curassier,
03:13d'une base navale et d'une base aérienne.
03:16Dès le début de la crise,
03:18des capacités aériennes et des moyens de défense sol-air
03:21ont été envoyés en renfort.
03:23Ils ont contribué à la protection
03:25de l'espace aérien des Émirats.
03:28Enfin, la Marine nationale
03:30engage un volume de bâtiments importants
03:32articulés autour du groupe aéronaval Charles de Gaulle,
03:35de frégates,
03:36de portes d'hélicoptères amphibies.
03:37Ils sont déployés en Méditerranée orientale,
03:40en mer Rouge et dans l'océan Indien.
03:42Ils assurent des missions de renseignement,
03:44de surveillance et de protection en mer
03:46et dans les airs,
03:47c'est-à-dire de réassurance
03:49au profit de nos alliés et partenaires dans la région.
03:52La France est un partenaire fiable,
03:55nos armées sont réactives
03:57et peu d'armées sont capables
03:59de se déployer comme les nôtres aussi rapidement.
04:01La France l'a fait
04:03et si la France est écoutée,
04:05c'est parce qu'elle est sur place
04:06et bien souvent,
04:08on finit par n'écouter
04:09que ceux qui sont sur place.
04:12Ce choix a un sens,
04:14mais il a aussi clairement un prix.
04:16Et c'est précisément pour cela
04:18que nous devons en tirer toutes les conséquences.
04:20Je veux ici remercier le Parlement
04:22d'avoir adopté il y a trois ans
04:24la loi de programmation militaire.
04:26entre 2017 et 2027.
04:29Le budget de nos armées aura doublé.
04:32Ce n'est pas un détail,
04:33c'est un choix stratégique
04:35et il est structurant.
04:36Mais ce choix doit aujourd'hui être amplifié.
04:40La guerre au Proche et au Moyen-Orient,
04:42comme celle en Ukraine,
04:44nous montre une chose simple.
04:46Le retour des conflits de moyenne
04:47et haute intensité
04:48et avec lui le retour des exigences
04:50de masse, d'agilité,
04:52de vitesse et d'endurance,
04:53mais aussi de sauts technologiques
04:56aussi brutaux qu'essentiels,
04:57sans oublier les fonctions de soutien
04:59et de préparation des forces
05:00qui ont hélas trop fait les frais
05:02des décisions prises dans les années 2000.
05:05Mesdames et Messieurs les députés,
05:07il faut accélérer l'examen
05:09de la loi de programmation militaire
05:10et sa mise à jour.
05:11C'est pourquoi elle sera actualisée
05:13dès le mois d'avril
05:14sous l'autorité de la ministre.
05:16Elle sera présentée au Conseil des ministres
05:18du 8 avril prochain
05:19et inscrite la semaine du 4 mai
05:22à l'Assemblée nationale
05:23et du 1er juin au Sénat.
05:25Je remercie les parlementaires
05:27d'accepter cette accélération
05:28et cette modification,
05:29Monsieur le Président Jean-Michel Jacques,
05:31du calendrier.
05:32Mais vous le savez,
05:34plus que quiconque
05:35en tant que vous-même,
05:36ancien combattant,
05:36nous ne pouvons pas attendre.
05:38L'urgence,
05:39ce sont évidemment les munitions.
05:42Nous prévoyons d'investir
05:438,5 milliards d'euros supplémentaires
05:45de commandes
05:46entre 2026 et 2030,
05:48qui s'ajoutent
05:49aux 16 milliards d'euros
05:50de la LPM votée en 2023.
05:53C'est indispensable
05:55et je veux que chacun
05:57s'en rende compte,
05:58c'est colossal.
05:59Au total,
06:00c'est comme si le budget annuel
06:02des armées
06:02au début des années 2000
06:04avait été exclusivement consacré
06:07à l'achat de seules munitions.
06:10Cette loi de programmation militaire
06:11mise à jour
06:12aura consacré ainsi aux munitions
06:13un effort financier quatre fois plus important
06:16que la loi précédente.
06:17L'effort portera aussi
06:19sur la défense sol-air,
06:20avec le meilleur système désormais
06:22de défense au monde,
06:23sur l'alerte avancée,
06:24sur les drones
06:25et en particulier
06:26la lutte anti-drones,
06:28dont les drones intercepteurs
06:29et les munitions téléopérées,
06:31qui doivent pouvoir être
06:32enfin produits en masse
06:33et à coût maîtrisé.
06:35Car,
06:36Mesdames et Messieurs les députés,
06:37nous devons revoir désormais
06:39plus profondément
06:40nos modèles.
06:41Quand un drone
06:42à quelques milliers d'euros
06:43mobilise un missile
06:44à plusieurs millions,
06:46c'est toute notre conception
06:47de l'armement
06:48qu'il faut repenser.
06:49C'est un des enseignements
06:50de cette guerre,
06:51comme pour l'Ukraine.
06:52Plusieurs sociétés
06:53innovantes françaises
06:55sont en capacité désormais
06:56de produire des drones intercepteurs.
06:58J'inaugurerai avec la ministre
06:59Catherine Vautrin
07:00dans l'Essonne,
07:00dans les prochaines semaines,
07:02une nouvelle usine de production
07:03d'où sortiront
07:04des milliers de drones par mois.
07:05C'est un des effets
07:07des décisions
07:07que nous avons prises
07:08et je vous en remercie.
07:10Quantité
07:11et qualité,
07:13coût
07:13et efficacité,
07:14innovation
07:15et rapidité,
07:17munition
07:17de saturation
07:18mais aussi munition
07:19de précision
07:19et donc
07:20de décision.
07:22C'est un enjeu militaire,
07:23c'est aussi
07:24un enjeu industriel
07:25et donc
07:26un enjeu de souveraineté
07:27et donc de liberté.
07:29Et cette priorité
07:30appelle,
07:30mesdames et messieurs
07:31les députés,
07:31de nouveaux investissements
07:33urgents,
07:34décidés
07:35et proposés
07:35par le gouvernement.
07:36D'abord,
07:37pour aider
07:38à la transformation
07:38de notre industrie civile
07:39avec un nouveau plan
07:41industrie dual
07:42de 300 millions d'euros
07:43pour relocaliser
07:44des chaînes de production
07:45de composants critiques
07:46utiles à la défense nationale,
07:48pour en moderniser d'autres
07:50et pour aider
07:51les industries civiles
07:52à investir
07:52dans l'innovation
07:53de défense.
07:54Les industriels
07:55prennent des risques
07:56pour la défense
07:56du pays.
07:57Donc l'État
07:58doit donc
07:59les aider davantage.
08:00Les ministres
08:01présenteront précisément
08:02ce plan
08:03dans les tout prochains jours.
08:05Ensuite,
08:05avec la création
08:07imminente
08:08de la plateforme
08:08France Munition
08:09qui sera un grossisme
08:11de munitions
08:11inédits
08:12pour répondre
08:13aux besoins
08:13des armées françaises
08:14mais aussi
08:15de nos alliés
08:15et bien entendu
08:16de nos nombreux clients
08:17à l'export.
08:19Elle permettra
08:19de massifier
08:20les commandes
08:20aux industriels
08:21donc d'accélérer
08:22enfin la transformation
08:24de l'outil
08:24de production industrielle
08:26et finalement
08:26donc d'augmenter
08:28la production
08:28de munitions
08:29en France.
08:30C'est indispensable.
08:31Le financement
08:32devra être assuré
08:33à la fois par l'État
08:34mais aussi
08:35par de l'argent privé,
08:37des investisseurs privés
08:38car ils ont aussi
08:39une responsabilité
08:40désormais
08:41claire,
08:42identifiée
08:43dans l'effort
08:44de réarmement.
08:45D'autres mesures
08:46seront présentées
08:47par les ministres
08:47de l'économie
08:48et des armées
08:49dès demain.
08:50C'est la première fois
08:51je le souligne
08:52depuis très longtemps
08:53que les ministères
08:54civils
08:55se mobilisent
08:56autour du ministère
08:57des armées.
08:58C'était une des conditions
09:00pour réussir.
09:01Nous y sommes enfin
09:02arrivés.
09:03Cet effort
09:03passera aussi
09:04par une mobilisation
09:05européenne
09:06car si la défense
09:08est une affaire
09:08de souveraineté
09:09et donc relève
09:10je le redis
09:11de la compétence
09:11des seuls États
09:12il serait par ailleurs
09:14absurde
09:14d'avoir
09:15dans un marché commun
09:16de ne pas organiser
09:17entre États européens
09:18une stratégie industrielle
09:19et financière
09:19beaucoup plus cohérente.
09:21La base industrielle
09:22et technologique
09:23de défense européenne
09:23est une nécessité
09:24nous le savons
09:25elle est aussi
09:25surtout une opportunité
09:26pour la France
09:27car nos industries
09:28doivent se montrer
09:29plus offensives
09:30auprès de nos voisins
09:31immédiats
09:32il n'y a pas de fatalité
09:34et elles doivent donc
09:35en conséquence
09:36adopter leur stratégie.
09:38Alors pourquoi
09:39ces décisions
09:40comptent-elles
09:41aujourd'hui ?
09:42Parce que si la France
09:43est présente
09:43en Méditerranée
09:44dans le Golfe
09:45au Liban
09:46à Djibouti
09:46en Roumanie
09:47dans la Baltique
09:48c'est parce que
09:49des décisions
09:50ont été prises
09:51hier ou avant-hier
09:52par nos anciens.
09:54Nous ne décidons
09:55jamais seulement
09:55pour aujourd'hui
09:56nous décidons
09:57pour les crises
09:58de demain
09:58nous ne décidons
09:59jamais pour le temps
10:00d'une gestion de crise
10:01à court terme
10:02ou d'une guerre
10:03mais pour les suivantes
10:04sur le long terme.
10:05Au fond
10:06la conclusion
10:07est simple
10:07si nous voulons
10:09être indépendants
10:10conformément
10:11à l'héritage gaulliste
10:12et entretenu depuis lors
10:13par tous les présidents
10:14de la République
10:15nous devons être capables
10:16de nous défendre
10:17par nous-mêmes
10:17et si nous voulons
10:19être capables
10:19de nous défendre
10:20par nous-mêmes
10:20nous devons investir
10:22encore davantage
10:23pour maintenant
10:24mais aussi pour demain.
10:26Mais
10:26mesdames et messieurs
10:27les députés
10:28cette réponse
10:29ne peut pas être
10:30seulement budgétaire
10:31elle est aussi
10:33organisationnelle
10:33elle est aussi juridique
10:35elle est aussi nationale
10:36et donc politique
10:37intellectuelle
10:38et culturelle
10:40car la réalité
10:41des crises contemporaines
10:42est claire
10:42elles sont rapides
10:44hybrides
10:44imprévisibles
10:45elles mêlent
10:46le militaire
10:47l'économique
10:47le cyber
10:48l'informationnel
10:49l'énergie
10:50elles visent
10:51nos intérêts
10:52mais aussi
10:53nos capacités collectives
10:54vont réagir
10:55elles se cumulent
10:56plus qu'elles ne se succèdent
10:58face à cela
10:59l'état
11:00doit être prêt
11:01se préparer
11:02se mettre à jour
11:03c'est le sens
11:04du nouveau régime
11:05d'état d'alerte
11:06de sécurité nationale
11:07que nous vous proposerons
11:08dans la loi
11:09de programmation militaire
11:10un nouveau cadre
11:11qui permettra
11:12en cas de menace
11:13et lorsque les circonstances
11:14l'exigent
11:14d'adapter temporairement
11:16nos règles
11:16pour accélérer
11:17les décisions
11:18simplifier les procédures
11:19et lever les blocages
11:20qui ralentissent
11:21aujourd'hui
11:21la conduite
11:22de nos projets stratégiques
11:23c'est le sens
11:24d'autres mesures
11:25qui vous seront proposées
11:26par le gouvernement
11:26sur la lutte anti-drone
11:28la gestion des stocks stratégiques
11:30ou les réserves
11:30pour lesquelles
11:31nous poursuivrons
11:32nos efforts
11:33car il ne serait pas acceptable
11:35que
11:36face à une menace imminente
11:38la nation soit entravée
11:39par ses propres lenteurs
11:41nos compétiteurs
11:42ne s'imposent pas
11:43ces contraintes
11:44nous ne pouvons pas
11:45être les seuls
11:45à nous les imposer
11:46lorsque notre sécurité
11:48est en jeu
11:49il ne s'agit certainement
11:50pas de remettre en cause
11:52l'état de droit
11:53il s'agit tout simplement
11:54de lui donner enfin
11:55les moyens d'être efficace
11:56en temps de crise
11:57cela vaut pour la production
11:58de munitions
11:59cela vaut pour les programmes
12:00industriels de défense
12:01cela vaut aussi
12:02pour la mobilisation
12:03de nos capacités civiles
12:04et militaires
12:05au fond
12:06il s'agit d'une même exigence
12:08adapter un état conçu
12:10pour le temps de paix
12:10à un monde
12:11qui ne l'est plus tout à fait
12:13la mise à jour
12:14de la programmation militaire
12:15ne sera donc
12:16pas que budgétaire
12:17elle viendra tirer
12:18des conclusions
12:19plus profondes
12:20sur notre organisation
12:21pour nous adapter
12:22aux crises actuelles
12:23et futures
12:23et en confrontant
12:24plus que jamais
12:25l'état militaire
12:26à sa composante civile
12:28mesdames et messieurs
12:29les députés
12:30la deuxième conséquence
12:32est évidemment
12:33énergétique
12:34autant qu'elle compose
12:35notre souveraineté
12:36comme les sujets militaires
12:37car le premier effet
12:39de cette guerre
12:39pour les françaises
12:40pour les français
12:41c'est évidemment
12:43incontestablement
12:44le prix de l'énergie
12:45mais pour bien comprendre
12:47ce qui se joue
12:48il faut mettre
12:49les mots précis
12:51remettre de l'ordre
12:51et de la clarté
12:52sur ce qui se passe
12:53d'abord
12:54nous sommes face
12:55à une crise
12:55de volatilité
12:57des cours
12:57une volatilité
12:59liée à l'imprévisibilité
13:00des acteurs
13:01de ce compli
13:01y compris
13:02parmi nos propres alliés
13:04une volatilité
13:05liée à l'incertitude
13:06sur sa durée
13:07une volatilité
13:08enfin
13:10alimentée
13:10par des comportements
13:11spéculatifs
13:12qui amplifient
13:13les mouvements
13:13de marché
13:14et importe
13:15de facto
13:16une inflation
13:17venue de l'extérieur
13:19mais au fond
13:20cette crise
13:21est avant tout
13:22et pour l'instant
13:24une crise
13:25de la circulation
13:26car ce qui est en cause
13:27aujourd'hui
13:28ce sont les routes maritimes
13:29c'est la liberté
13:29des tanqueurs
13:30ce sont les flux
13:31le détroit d'Hormuz
13:32par lequel transite
13:33une part essentielle
13:34du pétrole
13:35et du gaz mondial
13:36est plus que sous tension
13:37vous le savez
13:38les déclarations d'hier
13:39de l'Iran
13:40sur le passage
13:41désormais possible
13:42des navires non hostiles
13:43je cite
13:43est peut-être un signe
13:45d'un changement de phase
13:45dans cette crise
13:46il nous faut bien entendu
13:47rester vigilants
13:49prudents
13:49pour ne pas dire plus
13:50les déclarations
13:51les plus contradictoires
13:53s'enchaînant
13:53presque sans trêve
13:54depuis trois semaines
13:57alimentant donc
13:58une fois encore
13:59cette volatilité
14:00des prix
14:01et nous devons tout faire
14:02pour que cette crise
14:03de circulation
14:04ne devienne pas
14:05une crise
14:06de la production
14:07car si les infrastructures
14:09énergétiques
14:10venaient à être
14:12durablement frappées
14:13dans la région
14:14dans une escalade
14:15tant verticale
14:16qu'horizontale
14:17nous l'avons vu
14:18ces 48 dernières heures
14:20alors nous changerions
14:21de nature de crise
14:22nous basculerions
14:23dans une crise
14:24plus profonde
14:25plus estimique
14:25plus durable
14:26beaucoup plus difficile
14:28à maîtriser
14:29mais
14:30je veux être
14:31très clair
14:32devant la représentation
14:33nationale
14:33il n'y a pas
14:34aujourd'hui
14:35de risque
14:36de pénurie
14:37pour notre pays
14:38nos approvisionnements
14:39sont sécurisés
14:40nos stocks pétroliers
14:41sont mobilisables
14:42notre système
14:43tient
14:44nous ne sommes pas
14:45dans la même situation
14:46qu'en 2022
14:47ou 2023
14:49où nous avions
14:50une dépendance
14:51vis-à-vis de la Russie
14:52et notre parc nucléaire
14:54est dans une situation
14:55de rendement
14:56bien supérieur
14:57par rapport
14:58à l'année 2022
14:59nous sommes face
15:00mesdames et messieurs
15:01les députés
15:02à un problème
15:02de coût
15:03de l'énergie
15:04pas à un problème
15:05d'accès
15:06à l'énergie
15:07et c'est précisément
15:08sur ce terrain
15:09que le gouvernement
15:10oriente
15:11et adapte
15:12son action
15:13sous l'autorité
15:13des ministres concernés
15:15il s'agit
15:16il agit
15:17évidemment
15:17en aval
15:18là où les français
15:19subissent directement
15:20les effets de la crise
15:21nous avons engagé
15:22un travail étroit
15:23avec les distributeurs
15:24pour maîtriser les marges
15:25et éviter tout effet d'aubaine
15:27nous disposons
15:28d'outils de coercition
15:29mais le dialogue
15:30a été privilégié
15:32depuis le début
15:32de la crise
15:33et il faut le reconnaître
15:35et le souligner
15:35il a produit
15:36des résultats
15:37mais je le dis
15:38avec la même clarté
15:39qu'au début de la crise
15:40je veux poser
15:41un principe simple
15:42les prix ne peuvent pas
15:44monter très vite
15:45quand les marchés
15:45s'emballent
15:46et redescendre
15:47beaucoup plus lentement
15:48quand ils se détendent
15:50c'est une question
15:51de respect
15:51du consommateur
15:53ce principe
15:54nous le ferons respecter
15:55et les agents
15:56de la DGCCRF
15:57sont pleinement mobilisés
15:58les contrôles
15:59vous le savez
16:00sont massifs
16:01autant que nous le souhaiterions
16:03mais en tout cas
16:03je le redis
16:04ils ont produit des effets
16:05et nous n'hésiterons pas
16:06à utiliser tous les outils
16:08à notre disposition
16:09si cela est nécessaire
16:10mais nous agissons aussi
16:13sur la chaîne de production
16:14et de transformation
16:15c'est le sens
16:16de la décision
16:17qui a été prise
16:17en début de semaine
16:18de permettre
16:19à la raffinerie
16:20de Gravenchon
16:21d'augmenter ses capacités
16:22parce que dans une crise
16:24comme celle-ci
16:24chaque maillon compte
16:26approvisionnement
16:27bien entendu
16:28raffinage
16:29et distribution
16:30je veux également
16:31évacuer
16:32une piste
16:33d'emblée
16:34sans esprit
16:34polémique
16:35aucun chèque
16:37général
16:38aucune mesure
16:39globale
16:40à l'aveugle
16:41ne seront efficaces
16:42dans la crise actuelle
16:44cela a été tenté
16:45par le passé
16:46c'est très coûteux
16:47pour les finances publiques
16:48et derrière un chèque
16:49très vite
16:50se cache en général
16:51un impôt
16:52ou une répercussion
16:53très grave
16:54pour les déficits publics
16:56pour ceux
16:56parfois avides
16:57de mimer
16:58ce que font
16:59nos voisins européens
17:00sans regarder
17:01ce qu'ils font réellement
17:02dans le détail
17:02je rappelle que l'Italie
17:04a annulé des crédits
17:05du ministère
17:05de l'éducation nationale
17:06de l'intérieur
17:07et de la santé
17:08pour financer
17:09ces récentes mesures
17:10de remise à la pompe
17:11c'est aussi une leçon
17:12que nous avons collectivement
17:13tiré des débats budgétaires
17:14de cet automne
17:15et je rappelle
17:16qu'on ne peut pas ici
17:17souligner la singularité
17:19de notre modèle énergétique
17:20et nous comparer
17:21avec des pays voisins
17:22qui dépendent
17:23bien davantage
17:24que nous
17:24des pays du Golfe
17:25et singulièrement
17:26du gaz
17:27venu du Qatar
17:27pour l'Italie
17:28beaucoup de propositions
17:30ont été faites
17:30pour baisser le coût
17:31de l'énergie
17:32et une fois de plus
17:33j'y reviens
17:34sans esprit polémique
17:35pour éclairer
17:36le débat public
17:37comme le veut
17:38l'esprit de ce débat
17:39certains veulent réduire
17:41la TVA sur l'énergie
17:42d'autres pays
17:43l'ont tenté
17:44notamment vous le savez
17:45la Pologne
17:46en février 2022
17:48au final
17:49la TVA a été captée
17:50par les acteurs intermédiaires
17:51et le prix à la pompe
17:53n'a pas bougé
17:54pire
17:55le retour d'expérience
17:56a démontré
17:56que lorsque la TVA
17:57a été rétablie
17:58les prix ont augmenté
17:59car les intermédiaires
18:00ont conservé
18:02par la suite
18:02leurs marges
18:03la baisse de la TVA
18:04est une mesure
18:06inefficace
18:07mais aussi ruineuse
18:08pour les finances publiques
18:09comme enfin
18:10pour les consommateurs
18:11d'autres proposent
18:13nous l'avons entendu
18:14nous l'avons entendu hier
18:14lors des questions
18:15du gouvernement
18:15de revenir à la taxe flottante
18:17sur les produits énergétiques
18:18mieux connus
18:19sous l'acronyme
18:20de TIPP
18:20je veux rappeler
18:22que cette expérience
18:23a coûté
18:242,7 milliards d'euros
18:26aux finances publiques
18:27pour un effet moyen
18:29de seulement
18:302 centimes d'euros
18:31par litre
18:32l'efficacité
18:33d'une telle manœuvre
18:34est donc
18:35objectivement
18:36et rationnellement
18:37quasi nulle
18:38la Cour des comptes
18:39avait ensuite estimé
18:40que cette mesure
18:40avait engendré
18:41une perte de 600 millions
18:43d'euros
18:43sur l'année 2004
18:44pour une raison simple
18:46quand le prix augmente
18:47les quantités vendues
18:49diminuent
18:50une nouvelle fois
18:51je forme le vœu
18:52que la classe politique
18:53dans son ensemble
18:55nos opposants
18:55comme nos soutiens
18:56sans esprit polémique
18:58tiennent compte
18:59des expériences passées
19:00et des retours d'expériences
19:02tels qu'ils ont été dessinés
19:03par les meilleurs experts
19:04pour autant
19:06il n'est pas question
19:07d'abandonner les acteurs
19:09les françaises
19:09et les français
19:10les plus exposés
19:11les pêcheurs
19:13directement frappés
19:14par la hausse du carburant
19:15font l'objet
19:16de premières mesures d'urgence
19:17avec des dispositifs
19:18de trésorerie
19:18des reports d'échéance
19:19et un accompagnement renforcé
19:21mais nous le savons
19:22cela ne suffira pas
19:24j'ai demandé
19:25au ministre
19:26d'aller plus loin
19:27la commission européenne
19:28a été saisie ce jour
19:29et le conseil
19:31de lundi
19:31doit permettre
19:32d'avancer
19:33notamment sur des mesures
19:34d'aide directe
19:35jusqu'à présent
19:36interdites
19:37les agriculteurs
19:38confrontés
19:39non seulement
19:40à la hausse
19:40des prix du carburant
19:41mais donc de facto
19:42à la hausse
19:43du prix des engrais
19:44sont également soutenus
19:45et au-delà de l'urgence
19:47nous préparons un plan
19:48engrais pour réduire
19:49notre dépendance
19:49et renforcer
19:50notre souveraineté agricole
19:51ce plan vise à limiter
19:53enfin si j'ose dire
19:55les besoins d'apport
19:55en engrais
19:56notamment optimisation
19:57des quantités
19:58à substituer
19:59autant que possible
20:00des apports organiques
20:01par rapport aux engrais
20:02minéraux
20:02et à produire
20:03en France
20:04des engrais minéraux
20:05décarbonés
20:06nous avons
20:06il faut le reconnaître
20:08beaucoup trop de retard
20:09cette crise
20:10doit nous permettre
20:11de le rattraper
20:12d'autres secteurs
20:13sont également concernés
20:14je pense notamment
20:15aux professionnels
20:16de santé libéraux
20:17aux secteurs industriels
20:18comme la chimie
20:18fortement exposés
20:20aux coûts de l'énergie
20:22d'autres filières
20:23que je ne cite pas ici
20:24puisque nous l'avons fait
20:25tout à l'heure
20:25lors des questions
20:26au gouvernement
20:26sont évidemment concernées
20:28des annonces ont été faites
20:29mais je le dis
20:30d'autres viendront
20:30car dans une crise
20:32de cette nature
20:33il faut savoir adapter
20:35nos réponses
20:36en permanence
20:37il est évident
20:38que la crise
20:38va évoluer
20:39de jour en jour
20:40il va nous falloir
20:41être très souple
20:42très adaptable
20:44j'ai donc demandé
20:45à l'ensemble des ministres
20:45de se préparer
20:46à tous les scénarios
20:48y compris
20:48les plus difficiles
20:50et les plus graves
20:50mais il faut aussi
20:52dans le même temps
20:53tordre le coup
20:54à une idée fausse
20:55non
20:56l'état
20:56ne profite pas
20:57de la crise
20:58déjà
20:58car l'état
21:00c'est la nation
21:00tout entière
21:01ce qui pourrait être
21:02perçu
21:03comme un gain d'un côté
21:03et on le sait tous
21:05compensé par une perte ailleurs
21:06soutien aux filières
21:07dépenses publiques
21:08supplémentaires
21:09impact sur l'activité économique
21:11dont la baisse
21:11de la consommation
21:12et diminution
21:13des rentrées fiscales
21:14d'ailleurs
21:15monsieur le ministre
21:16de l'économie et des finances
21:17les prévisions
21:18de l'INSEE
21:18publiées hier
21:19table sur un ralentissement
21:21de la croissance
21:22de 0,3 à 0,2%
21:24sur les deux premiers trimestres
21:26enfin
21:28là aussi vous le savez
21:29mais il est utile
21:29de le rappeler
21:30la crise fait monter
21:31les taux d'intérêt souverains
21:33il devient déjà plus cher
21:34pour la France
21:35d'emprunter
21:35pour financer sa dette
21:36le taux d'emprunt
21:37de la dette française
21:38a augmenté de 15%
21:40depuis le 27 février
21:42c'est pourquoi
21:43nous prendrons
21:44un engagement
21:45simple
21:46la transparence
21:47totale
21:48en la matière
21:49elle permettra
21:50de répondre aux questions
21:51de dissiper les doutes
21:52d'entraver les fantasmes
21:53ou les mensonges
21:54qui nuisent
21:55au consentement
21:56à l'impôt
21:56et portent atteinte
21:58je le dis clairement
21:58au patriotisme
22:00car les seuls
22:01profiteurs
22:01de cette crise
22:02sont les pays
22:03producteurs d'énergie fossile
22:05dont nous sommes
22:05aujourd'hui
22:06encore trop dépendants
22:07et celles et ceux
22:08qui pointent du doigt
22:09à l'état
22:09sont les mêmes
22:10qui parfois
22:11il y a seulement
22:12trois semaines
22:13refusaient la décarbonation
22:14de notre modèle énergétique
22:16ceci étant dit
22:18le parlement
22:19madame la présidente
22:20de l'assemblée nationale
22:20sera donc
22:21pleinement associé
22:22une première institution
22:23interviendra
22:24dès le mois d'avril
22:25et chacun pourra juger
22:27sur pièce
22:28de la réalité
22:29des effets budgétaires
22:30de cette crise
22:30sur le terrain économique
22:31mais aussi sur le terrain
22:32budgétaire et fiscal
22:33mais je le dis aussi
22:35clairement
22:35chacun devra
22:37partager
22:37la contrainte
22:38car les choses
22:39ne sont jamais
22:40aussi simples
22:40qu'elles sont
22:41parfois présentées
22:42par certains
22:42surtout entre
22:43deux campagnes électorales
22:44mais au-delà
22:45de la gestion
22:46immédiate
22:47cette crise
22:48je le disais
22:48nous rappelle
22:49une réalité
22:50plus profonde
22:51notre dépendance
22:52aux énergies fossiles
22:53demeure trop importante
22:55et c'est pourquoi
22:56la réponse
22:57ne peut pas être
22:58uniquement conjoncturelle
22:59et peut-être
23:00plus que d'habitude
23:01elle doit être
23:02stratégique
23:03et de long terme
23:05car hélas
23:05les deux guerres
23:07que nous connaissons
23:08ne sont que le début
23:09de nouveaux dérèglements
23:10le monde
23:11que nous avons connu
23:12avant 2022
23:13a hélas
23:14je crois
23:14vécu
23:15et nous devons
23:16hâter la transformation
23:17structurelle
23:17de notre économie
23:18et de nos usages
23:19depuis des années
23:20la France a fait
23:21un choix clair
23:22le nucléaire
23:24et les ingénieurs
23:25renouvelables
23:25les deux
23:26parce qu'il nous faut
23:27une électricité
23:28abondante
23:28parce qu'il nous faut
23:29une électricité
23:30décarbonée
23:30parce qu'il nous faut
23:31une électricité
23:32souveraine
23:33la programmation
23:34pluriannelle
23:34de l'énergie
23:35s'inscrit
23:35dans cette logique
23:36elle doit être
23:37tenue
23:38elle doit être
23:39accélérée
23:40hier
23:41une crise
23:42de cette nature
23:42aurait mis
23:43immédiatement
23:44notre économie
23:45à terre
23:45la guerre
23:46en Ukraine
23:46l'a déjà montré
23:47beaucoup pensaient
23:48que l'Europe
23:49ne pourrait pas
23:49se passer du gaz russe
23:51elle l'a pourtant fait
23:52pourquoi
23:53parce qu'il y a eu
23:54anticipation
23:55parce qu'il y a eu
23:56coordination
23:56parce qu'il y a eu
23:57solidarité
23:58la leçon est claire
24:00seule l'indépendance
24:01énergétique
24:02protège durablement
24:03et les déclarations
24:04américaines
24:04de cette nuit
24:05nous renforcent
24:06dans cette conviction
24:07et nous incitent
24:08à aller plus loin
24:09et plus vite
24:10la décarbonation
24:11n'est pas seulement
24:11une exigence climatique
24:12c'est une exigence
24:13de souveraineté
24:14et donc de liberté
24:15chaque français
24:16peut s'en rendre compte
24:17à la pompe
24:18produire davantage
24:19chez nous
24:20électrifier nos usages
24:21réduire nos dépendances
24:23tirer les leçons
24:24de la crise
24:25c'est investir
24:26utilement l'argent
24:27des français
24:27pour les protéger
24:28et certainement pas
24:29de dépenser
24:30de l'argent
24:31du contribuable
24:32pour financer
24:33l'économie fossile
24:34de pays lointains
24:35dont nous sommes dépendants
24:36c'est arrêter
24:38de subir
24:39ni cette crise
24:41ni les suivantes
24:41car mesdames et messieurs
24:43les députés
24:43nous savons
24:44il y en aura d'autres
24:46comme je l'ai annoncé
24:48lors de la publication
24:49de la PPE
24:50il y aura un plan
24:51d'électrification
24:52des usages
24:52afin de diminuer
24:53nos dépendances
24:54aux hydrocarbures
24:55dans le logement
24:56dans la mobilité
24:56dans l'industrie
24:57ou l'artisanat
24:58un plan sera présenté
25:00dès la semaine prochaine
25:01pour décarboner
25:02la mobilité
25:03des particuliers
25:04des artisans
25:04des professionnels
25:05ou encore pour réduire
25:06la dépendance
25:07aux hydrocarbures
25:08de certaines filières
25:08au fond
25:09c'est toujours
25:10la même logique
25:11tirer de chaque crise
25:13non pas seulement
25:14des mesures d'urgence
25:15de court terme
25:16mais des décisions
25:17enfin durables
25:18et structurelles
25:19parce que
25:20là encore
25:21nous ne décidons
25:22pas seulement
25:23pour aujourd'hui
25:24nous décidons
25:25pour les crises
25:26de demain
25:27mesdames et messieurs
25:28les députés
25:29agir ici
25:30tout de suite
25:31avec des mesures
25:31d'urgence
25:32agir ici
25:33tout de suite
25:34pour demain
25:34avec les mesures
25:35qui anticipent
25:36les crises du pétrole
25:36à venir
25:37et qui seront
25:37à répétition
25:39agir là-bas
25:40à la source
25:41aux proches
25:41au Moyen-Orient
25:42pour protéger
25:42nos ressortissants
25:43nos intérêts
25:44et nos valeurs
25:45face à cette situation
25:47la France
25:48n'est pas spectatrice
25:49la France
25:50est une puissance
25:51responsable
25:52et en tant que telle
25:53elle agit
25:54elle agit diplomatiquement
25:55monsieur le ministre
25:56de l'Europe
25:56et des affaires étrangères
25:57en permettant
25:58des scénarios
25:58de désescalade
25:59elle agit
26:00au conseil de sécurité
26:01des Nations Unies
26:02elle agit
26:02avec ses partenaires
26:03européens
26:04qui ont affiché
26:04une position commune
26:05ce qui n'a pas toujours
26:06été facile
26:07ces dernières années
26:07elle agit
26:08en tant que présidente
26:09du G7
26:10elle agit
26:11sur le terrain
26:11aux côtés
26:12de ses partenaires
26:13et alliés
26:13et surtout
26:14elle propose
26:16l'arrêt des frappes
26:17notamment contre
26:18les infrastructures
26:18civiles
26:19une solution diplomatique
26:20globale
26:21la cessation
26:22des hostilités
26:22au Liban
26:23le respect
26:23de sa souveraineté
26:24et de son intégrité
26:25territoriale
26:26le renforcement
26:27de l'armée libanaise
26:28une solution politique
26:29je veux saluer
26:30les décisions courageuses
26:31notamment
26:32prises par les autorités
26:34libanaises
26:35ces jours derniers
26:36elles sont
26:37mesdames et messieurs
26:37les députés
26:38historiques
26:39la ministre déléguée
26:40aura l'occasion
26:41de s'y rendre
26:42dans tous les cas de figure
26:43une fois
26:44cette guerre
26:45achevée
26:46il faudra nous reposer
26:47la question
26:48de la présence
26:49internationale
26:50au Liban
26:51et lorsque les conditions
26:53seront réunies
26:54la mise en place
26:55d'une mission internationale
26:56destinée à garantir
26:57la liberté de navigation
26:58dans le détroit d'Hormuz
26:59dans une logique
27:00de protection
27:00comme nous avons su le faire
27:02avec notre marine nationale
27:03en mer rouge
27:05mais je veux être clair
27:06la France
27:07n'est pas partie
27:08au conflit
27:09elle ne participera pas
27:11à des opérations
27:12de guerre
27:12pour ouvrir ce détroit
27:14par la force
27:14elle ne se laissera pas
27:15entraîner dans une guerre
27:17qu'elle n'a pas choisie
27:18mais elle est prête
27:19à prendre
27:20ses responsabilités
27:22pour sécuriser
27:23les routes maritimes
27:24dans le cadre
27:25du droit international
27:26et avec ses partenaires
27:28car c'est son rôle
27:29de membre permanent
27:30du conseil de sécurité
27:31et de grande puissance
27:33maritime mondiale
27:35enfin
27:35je veux dire un mot
27:37et pour conclure
27:38de nos ressortissants
27:40près de 400 000 français
27:42sont présents
27:43dans la région
27:44résidents
27:45ou de passage
27:46le quai d'Orsay
27:47monsieur le ministre
27:48nos ambassades
27:49nos consulats
27:50sont pleinement mobilisés
27:51pour les protéger
27:52et les accompagner
27:53les aider
27:54à revenir en France
27:56de nombreux vols
27:57ont été affrétés
27:58pour leur retour
27:58en France
27:59d'autres sont encore prévus
28:00nos agents consulaires
28:02sont mobilisés
28:02depuis le début
28:03de la crise
28:04et continueront
28:05de l'être
28:05jusqu'à son terme
28:06je veux les en remercier
28:08chaleureusement
28:09et publiquement
28:10pour le travail
28:11admirable
28:11qu'ils ont rempli
28:13dans une des crises
28:13les plus difficiles
28:14de ces dernières années
28:17Mesdames et Messieurs
28:18les députés
28:18au fond
28:19cette crise
28:20pose
28:21une question simple
28:22le monde
28:23peut-il encore
28:24être organisé
28:25autour de la sécurité
28:25collective
28:26du multilatéralisme
28:27et quelles sont
28:28les nations
28:29encore capables
28:30de les défendre
28:31je le crois
28:32et c'est une permanence
28:33française
28:33depuis de nombreuses
28:34décennies
28:35la France en est une
28:36parce qu'elle a
28:36une politique de défense
28:37parce qu'elle a
28:38une politique étrangère
28:39parce qu'elle a
28:40une politique énergétique
28:41parce qu'elle a
28:41une politique de partenariat
28:42qui refuse
28:43l'alignement
28:44systématique
28:45c'est le moins
28:45que l'on puisse dire
28:46parce qu'elle veut
28:47agir concrètement
28:48là où d'autres pays
28:49se condamnent
28:50malheureusement
28:50parmi nos voisins
28:51à commenter
28:52pour reprendre
28:53les mots du président
28:54de la République
28:54pour être libre
28:56il faut être puissant
28:57à nous de continuer
28:59collectivement
28:59et quelle que soit
29:00nos sensibilités politiques
29:01d'en tirer
29:02toutes les conséquences
29:03pour la France
29:04je vous en remercie
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