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  • il y a 9 heures
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, était l'invité du Face-à-Face sur RMC et BFMTV ce lundi 23 mars 2026.

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Transcription
00:038h31 sur RMC et BFM TV, bonjour Olivier Faure.
00:06Bonjour Pauline O'Mala.
00:07Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions ce matin.
00:09Premier secrétaire du Parti Socialiste, vous n'en aviez pas besoin d'Elifi ?
00:14Non, pas toujours, effectivement.
00:16En fait, même si je vois bien qu'on va se polariser sur 6 ou 7 villes en France, sur
00:2135 000.
00:22Enfin, c'est Boris Vallaud, c'est Raphaël Luxman, c'est même Jean-Luc Mélenchon lui-même
00:28qui dit que vous les avez entraînés dans leur chute.
00:30Je ne sais pas très bien ce que Jean-Luc Mélenchon raconte,
00:33mais moi je vais poser les choses très simplement.
00:35Allez-y.
00:36J'avais posé une stratégie qui a permis la victoire.
00:40C'était quoi ?
00:40C'était d'abord de faire le rassemblement de la gauche démocratique et écologiste au premier tour.
00:46C'est ce qui a permis la dynamique et de gagner dans des grandes villes,
00:50je pense évidemment à Paris, je pense à Marseille,
00:52mais je pense à beaucoup d'autres villes qui ont gagné
00:54parce qu'il y a eu cette alliance de premier tour.
00:56Je rappelle qu'hier soir, nous avons non seulement conservé Paris, Lyon, Marseille,
01:01mais nous avons aussi gagné des villes comme Amiens, la ville d'Emmanuel Macron,
01:06Pau, la ville de François Bayrou, Saint-Etienne.
01:09Nous avons gagné de très nombreuses villes qui ont été en fait le fruit d'un choix délibéré,
01:15de premier tour, de créer une dynamique avec écologistes, communistes,
01:19et de faire en sorte que nous puissions aller chercher la victoire.
01:22Et donc, ce que vous m'évoquez, ce sont quelques alliances de second tour qui ont parfois fonctionné.
01:28Je pense à Lyon, je pense à Grenoble, je pense à Agen, je pense à Nantes,
01:34qui sont des villes où effectivement il y avait une alliance...
01:37Lyon et Grenoble, ce sont des écologistes, et effectivement Nantes, c'est la numéro 2 du Parti Socialiste.
01:41Absolument. Et ce que je vois, c'est qu'ils ont cherché, qu'est-ce qu'ils ont cherché à
01:46faire ?
01:46Et qu'ils ont cherché à préserver des villes, parce que dans ces villes-là,
01:50les politiques conduites sont des politiques qui permettent au plus grand nombre de trouver leur place.
01:55Donc pour vous, Olivier Faure, c'est quand même la leçon que tirent notamment un certain nombre de vos proches.
02:00Pierre Jouvet, secrétaire général du Parti Socialiste, qui dès hier soir dit
02:04« La France Insoumise ne gagne rien » et pire, « La France Insoumise nous fait perdre ».
02:08C'est ce matin Boris Vallaud qui pose la même question.
02:12C'est Raphaël Glucksmann qui dit « Il faut clarifier ».
02:14Qu'est-ce que vous répondez à cela ?
02:15Mais que je suis tout à fait... Enfin, je rappelle ce que j'ai pu dire, y compris il y
02:20a une semaine.
02:21J'ai dit « Il y a eu un accord national avec les Verts et avec les communistes.
02:25Il n'y en aura ni au premier, ni au second tour avec la France Insoumise ».
02:28Et Jean-Luc Mélenchon est devenu aujourd'hui le boulet de la gauche.
02:33La réalité d'ailleurs, ses propres amis devraient s'en rendre compte.
02:36Si Damien Maudet à Limoges et si François Picmal à Toulouse n'avaient pas dû supporter le poids de Jean
02:44-Luc Mélenchon,
02:45de ses outrances, de ses dérives antisémites, ils auraient gagné à Toulouse et à Limoges.
02:51Et donc c'est à eux de se poser la question aujourd'hui de ce qu'ils font.
02:54Parce qu'il y a aujourd'hui un sujet.
02:55Et ce sujet, c'est qu'il y a un plafond de verre qui plane au-dessus de la gauche
02:59et que fait descendre la France Insoumise sur la gauche.
03:02Mais ce qui est vrai aussi, c'est que nous avons réussi à faire en sorte que...
03:07Est-ce que vous diriez ce matin, c'est fini, on ne se fera plus avoir ?
03:12Mais nous ne nous sommes pas fait avoir.
03:14Un peu quand même.
03:15Oh Olivier Faure.
03:15Appelez-nous madame, c'est extraordinaire.
03:17Vous êtes de ceux qui ont fait...
03:19La presse a expliqué il y a une semaine...
03:20Jean-Luc Mélenchon, il y a une semaine, disait...
03:22Non, il y a une semaine, vous avez expliqué.
03:24Et d'ailleurs, il le disait même avant.
03:25C'est ça que je trouve très intéressant.
03:27Vous l'avez entendu ?
03:28Appelez-nous madame, il y a une semaine.
03:30La presse entière, vous compris, vous avez expliqué qu'il y avait une formidable percée de la France Insoumise.
03:35On vous a dit que ce n'est pas du tout le cas.
03:37Non, c'était une stratégie, une formidable percée de leur stratégie.
03:40Non.
03:42Ce que vous avez dit, vous, ce que d'autres ont pu dire,
03:44c'est que vous avez souligné une percée extraordinaire de la France Insoumise
03:47qui avait finalement réussi dans sa stratégie de conflittabilisation de la politique politique.
03:51Jean-Luc Mélenchon avait prévenu avant le premier tour.
03:53La réalité, c'est qu'il n'y a pas eu de percée de la France Insoumise
03:56et qu'ils ont gagné quelques villes.
03:58Et quand ils les ont gagnées, ils les ont gagnées contre le reste de la gauche et non pas contre
04:02la droite.
04:03Et y compris Jean-Luc Mélenchon au second tour.
04:06Il est venu où ?
04:07Il est venu à Lille.
04:08Non pas pour gagner contre la droite,
04:10mais pour essayer de faire perdre candidat socialiste
04:12qui avait fait l'alliance avec les écologistes.
04:13Ce qui a échoué puisque c'est le socialiste qui a gagné contre la ville.
04:15C'est ce qui a échoué puisque nous avons gagné à Lille, effectivement.
04:17Et ce dont je me réjouis fortement.
04:19Mais quand même, Olivier Faure, c'est assez cocasse de relire les mots de Jean-Luc Mélenchon
04:23qui vous avait prévenu.
04:24Il l'avait dit à un pupitre devant les caméras.
04:26Il avait dit quelques jours avant le premier tour,
04:28les socialistes, c'est des gros combinards.
04:31Ils ne vont pas nous coûter trop cher à acheter pour le second tour.
04:33Quand ils disent pas d'accord national, ça c'est votre phrase,
04:36ça veut dire faites votre tambouille localement.
04:38Il avait raison.
04:39Non, il avait tort.
04:40Et la preuve, c'est qu'il a perdu
04:42et qu'il devrait aujourd'hui se poser quelques examens de conscience.
04:45Moi, ce que je vois, c'est que quand vous avez des maires qui font des choix,
04:51je respecte et par ailleurs, puisque ça a été évoqué à l'instant par vos confrères,
04:56je regarde quelles sont les villes qui ont fait un accord.
04:59Et je vois aussi quelles sont les proximités que ces élus avaient dans le Parti Socialiste.
05:07Et je vois que ce sont ceux qui sont les plus virulents au plan national
05:10contre la France insoumise qui ont fait des alliances avec la France insoumise.
05:14Ça veut dire quoi ça ?
05:15Ça veut dire qu'à Tulle, ça veut dire qu'à Brest,
05:18ce ne sont pas les socialistes qui sont les plus proches de moi
05:21qui ont fait des alliances avec la France insoumise,
05:22mais plus proches de ceux qui aujourd'hui...
05:24Quand vous citez Tulle, vous pensez, et on imagine, à François Hollande.
05:30François Hollande qui en effet accuse votre stratégie.
05:34Il le dit, François Hollande, auprès de mes confrères du Parisien ce matin.
05:37Il parle d'une impasse.
05:38Ses résultats sont l'échec de la méthode d'Olivier Faure.
05:41La direction du Parti Socialiste n'a pas su fixer de règles claires pour les accords,
05:47ni exercer l'autorité nécessaire pour dire ce qui était acceptable et ce qui ne l'était pas.
05:52Mais un ancien président ne devrait pas dire ça.
05:55Quand on est un ancien président,
05:56qu'on a appelé nationalement à dire
05:59« aucune alliance possible nulle part, y compris au plan local ».
06:03Et que le même homme, ce n'est pas moi qui le dis,
06:07c'est Bernard Combes qui était le candidat, candidat sortant, maire sortant, à Tulle,
06:11qui dit, quand j'ai interrogé François Hollande, il m'a dit « l'union, l'union, l'union ».
06:17Voilà. Eh bien ça, c'est du cynisme.
06:19Et moi, je refuse le cynisme.
06:20Ce que j'ai fait, madame,
06:21c'est que quand j'ai posé une règle,
06:24mais j'ai compris aussi ce que me disaient des maires
06:28qui avaient le souci de conserver leur ville
06:31et qui l'ont fait dans la clarté.
06:33Au sens où ils ont à chaque fois fait en sorte de s'allier avec des gens
06:38qui n'avaient aucun passif, ni antisémite,
06:42ni n'avaient été auteurs d'une forme de houlianisation de la vie politique.
06:47J'ai bien compris, et c'est très net vis-à-vis de François Hollande.
06:50Il y a aussi des questions de stratégie au sein même de votre parti.
06:52Mais Olivier Faure, vis-à-vis des électeurs,
06:57est-ce que vous allez pouvoir dépasser ce poison du doute désormais ?
07:00C'est-à-dire jusqu'à quelques jours avant le premier tour,
07:03vous disiez « on ne s'assassira pas »,
07:05vous parliez des outrances de la France insoumise.
07:08Et à quelques heures après,
07:11comme si la plupart de vos candidats étaient pris de panique,
07:16eh bien ils ont fini, comme votre numéro 2 à Nantes,
07:19part s'associer, comme Toulouse.
07:21Je voudrais qu'on s'arrête un instant sur Toulouse,
07:22parce que Toulouse c'est particulièrement passionnant.
07:24J'ai eu Laurent tout à l'heure, auditeur à Pau,
07:26socialiste de la première heure, vous l'avez entendu,
07:28il était sur RMC.
07:29Électeur de gauche depuis toujours, dit-il.
07:31Fier d'avoir gagné à Pau contre François Bayrou,
07:35sans LFI, dit-il.
07:36Il dit que s'il avait été électeur à Toulouse,
07:38il ne se serait pas rendu aux urnes au deuxième tour.
07:41Il n'aurait pas accepté de voter pour une association LFI-PS.
07:44Et quand on regarde dans le détail, LFI plus PS perdent des voix.
07:49Ils perdent 3500 voix dans l'entre-deux-tours à Toulouse,
07:53alors que la participation progresse.
07:56C'est un échec considérable.
07:57Bien sûr.
07:58Et Toulouse aurait dû basculer à gauche.
08:01Pourquoi ça n'a pas basculé à gauche ?
08:03Parce que c'était François Picmal qui était le tête de liste,
08:06et que malheureusement pour lui,
08:08et pour le reste de la gauche, et pour Toulouse,
08:10parce que François Picmal, que je connais un peu,
08:13n'est pas en fait Jean-Luc Mélenchon.
08:15Et donc, tant que ces gens-là subiront en fait le leadership de Jean-Luc Mélenchon,
08:20ils ne pourront pas progresser.
08:22Donc le problème, c'est Jean-Luc Mélenchon ?
08:24Mais bien sûr.
08:25Et ce que je vois aujourd'hui,
08:26c'est que les électrices et les électeurs de gauche
08:29ne sont pas irréconciliables.
08:31Mais ce qui rend la défaite quasi certaine
08:36quand un insoumis est en tête d'une alliance de la gauche,
08:39c'est le fait qu'aujourd'hui,
08:41ils prennent à chaque fois le poids,
08:42le boulet que représente Jean-Luc Mélenchon,
08:45qui est aujourd'hui, et chacun le sait,
08:48le candidat qui mobilise un socle électoral,
08:52mais qui est celui qui, malheureusement,
08:54fait converger le plus de rejets au deuxième tour.
08:58C'est la raison pour laquelle,
08:59l'année prochaine, à l'élection présidentielle,
09:02il est peut-être un candidat
09:04qui peut rassembler des voix au premier tour,
09:06mais il est le plus mauvais candidat de la gauche
09:09pour le second tour,
09:10parce qu'il est celui qui ferait perdre de manière absolue
09:13face à l'extrême droite, la gauche.
09:15Il n'y aura aucune association avec LFI ou Jean-Luc Mélenchon
09:19ni au premier ni au deuxième tour de l'élection présidentielle ?
09:21Il n'y aura aucune association, évidemment, avec Jean-Luc Mélenchon,
09:24mais c'est une question qui ne se pose même pas...
09:26Mais pourquoi vous croyez cette fois-ci ?
09:27Mais d'abord parce que Jean-Luc Mélenchon sera candidat face à nous.
09:31Il n'y a aucun...
09:32Vous l'avez entendu à de multiples reprises.
09:35On fait semblant de croire des choses qui n'existent pas.
09:38Moi, ce que je vous dis, c'est qu'il y aura un candidat de la France insoumise,
09:42Jean-Luc Mélenchon, et il y aura un candidat de la gauche démocratique et écologiste,
09:47j'espère un candidat commun, qui permettra de faire en sorte que nous soyons au second tour
09:52et que nous puissions l'emporter.
09:54Et si, et si, Jean-Luc Mélenchon vous dit, faisons un programme commun pour le deuxième tour,
09:58le soir du premier tour, est-ce que vous lui tendrez la main ?
10:01La politique de Malherbe ne rentre pas dans une politique fiction qui n'existe pas.
10:04Il n'y a pas de programme commun pour la présidentielle avec Jean-Luc Mélenchon
10:07et ça n'est absolument pas possible.
10:10De la même façon que je vous ai dit qu'il n'y a pas eu d'accord national avec
10:14la France insoumise
10:15parce que ce parti, tant qu'il sera dirigé par Jean-Luc Mélenchon,
10:18tant qu'il n'aura pas fait la clarté sur ses propres ambiguïtés,
10:22notamment sur la question de l'antisémitisme,
10:24eh bien, il n'y aura pas d'accord possible.
10:26Catherine Trottmann, socialiste ou pas socialiste ?
10:29Catherine Trottmann, socialiste, pourquoi est-ce que nous l'avons retiré la véciture entre les deux tours ?
10:34Parce qu'elle a fait un accord avec le parti Horizon, parti d'Edouard Philippe.
10:39Vous comprendrez que personne n'aurait compris, vous auriez posé la question inverse, vous auriez dit,
10:44mais alors maintenant, en fait, les socialistes, vous partez,
10:47alors vous ne voulez pas l'alliance avec Jean-Luc Mélenchon, mais vous la voulez avec Horizon.
10:51Enfin, je remarque quand même que ceux qui se sont associés avec Jean-Luc Mélenchon,
10:54enfin avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, vous ne l'aurez pas retiré le logo PS.
10:58Vous le retirez pour Catherine Trottmann, mais pas pour ceux qui s'associent avec LFI.
11:02Après, je considère que la France insoumise, ses candidats, ne peuvent pas se confondre avec Jean-Luc Mélenchon.
11:10Je vois bien qu'y compris dans la France insoumise, il y a aujourd'hui des gens
11:13qui sont en train de considérer qu'il y a un problème Jean-Luc Mélenchon.
11:18Et donc, je vous dis que la gauche, elle va des électeurs de Jean-Luc Mélenchon
11:23jusqu'aux électeurs du parti socialiste des radicaux de gauche.
11:26Je vous repose la question, Catherine Trottmann, là, est-ce que vous considérez que c'est une mère socialiste ?
11:32Elle est socialiste.
11:33Ah bon ?
11:33Et donc, je n'ai jamais dit le contraire.
11:35Je dis simplement que nous lui avons retiré l'investiture.
11:40Mais vous ne lui retirez pas l'étiquette socialiste ?
11:41Vous ne l'exclurez pas du parti ?
11:43Mais elle n'a pas été exclue.
11:45Elle n'a pas été exclue, elle ne le sera pas.
11:47Ce que je dis simplement, c'est qu'il n'est pas possible...
11:50Je l'ai eu au téléphone la veille du moment où on l'a privée de son investiture.
11:56Je lui ai dit, Catherine, tu n'as pas besoin de t'allier à qui que ce soit pour gagner
12:00à Strasbourg.
12:01Mais tu comprends que si tu faisais le choix de t'allier avec une partie de la droite,
12:07même si je constate que M. Jakubowicz s'est fait exclure aussitôt par le parti Horizon,
12:15eh bien, si tu t'allies avec eux, nous ne pouvons pas donner un signal qui est un signal délétère,
12:20qui est de laisser penser qu'aujourd'hui, nous pouvons nous allier avec la droite pour gagner contre la gauche.
12:25Mais ce matin, vous le dites, Catherine Trottmann est bien une mère socialiste, élue donc maire de Strasbourg.
12:30Gérald de Darmanin, hier, dit au fond, la question pour lutter contre les extrêmes,
12:34c'est celle d'une candidature commune à tout le centre et la droite.
12:38Et il va même jusqu'à dire qu'il faudrait peut-être s'associer avec ce qu'il appelle la
12:41gauche républicaine.
12:42Est-ce que vous accepteriez une sorte de grande candidature, de grande primaire,
12:47qui irait, j'en déduis, de Horizon jusqu'à Place Publique et pourquoi pas le Parti Socialiste ?
12:52Non mais c'est une blague.
12:54Vous imaginez que nous puissions demain accepter l'idée de partir dans une primaire
13:00où Gérald Darmanin pourrait être le candidat.
13:02Non mais franchement, il y a un clivage dans ce pays, un clivage qui oppose la gauche et la droite.
13:07Dans les municipales, on l'a bien vu, ce clivage, il a été réactivé
13:11parce que vous n'avez pas les mêmes politiques publiques qui sont conduites,
13:14qu'il s'agisse du logement.
13:16La droite est contre l'encadrement des loyers, elle ne construit pas de logements sociaux.
13:20La droite considère que les tarifs de la cantine, ça n'est pas un sujet.
13:24Pour nous, c'est un sujet essentiel.
13:26C'est souvent le seul repas que les enfants peuvent faire dans la journée
13:28quand ils sont dans des familles modestes.
13:30C'est la question de la mobilité. Est-ce que la mobilité en devient un luxe
13:35ou est-ce que, par exemple, on observe la gratuité pour les plus jeunes ?
13:39Bref, toutes ces questions-là, ce sont des questions qui opposent la droite et la gauche
13:43et il n'est en aucun cas question de s'allier avec Gérald Darmanin.
13:46Franchement, il faut qu'il arrête de rêver.
13:48Et bien sûr, je vois bien pourquoi il le fait.
13:50C'est que la famille à laquelle il appartient désormais, celle de la Macronie,
13:57elle s'est effondrée. Elle a disparu dans l'élection municipale.
14:00Ils ont gagné Bordeaux et Annecy.
14:02Franchement, un parti qui gouverne depuis presque dix ans
14:06et qui ne gagne que deux grandes villes,
14:09franchement, le résultat, on ne peut pas dire que ce soit un succès étourdissant.
14:14Vous restez premier secrétaire du Parti Socialiste ?
14:17Oui, bien sûr.
14:18Non mais attendez, Jean-Christophe Cambadélis, un de vos prédécesseurs,
14:21dit qu'il faut donner une nouvelle direction au PS.
14:24Il parle d'une erreur magistrale des alliances.
14:27Il le dit toutes les semaines.
14:28François Hollande n'osait pas le dire avant, visiblement,
14:30mais là, il dit que c'est l'échec de la méthode d'Olivier.
14:32Vous restez premier secrétaire du Parti Socialiste ?
14:34Mais vous croyez qu'il y a un succès de la méthode Hollande ?
14:37De la méthode Cambadélis ?
14:38Vous pensez vraiment que les Français ont voté dans un congrès du PS hier
14:42et qu'ils ont fait le choix de Hollande ou de Cambadélis ?
14:45Est-ce que c'est ça le résultat des élections municipales ?
14:47Ou est-ce qu'au contraire, c'est la stratégie que j'ai posée
14:50qui s'est retrouvée gagnante et qui a permis ce formidable victoire ?
14:54Mais moi, j'ai eu un petit peu du mal à la lire, votre stratégie.
14:55Il y avait un coup, on ne fait pas d'alliance, un coup, on en fait quand même.
14:58Mais je vais vous répéter les choses.
14:59Ou alors peut-être que votre stratégie, c'était de les laisser tranquilles.
15:02Je vais vous répéter les choses très tranquillement.
15:04J'ai posé pour le premier tour de l'élection municipale
15:08un accord national avec les Verts et avec les communistes.
15:11J'ai posé le fait qu'il n'y aurait pas d'accord national avec la France insoumise
15:15ni au premier, ni au second tour.
15:18Il y a des maires qui, en conscience, ont fait des choix.
15:21Je les ai tout simplement compris.
15:24Je ne veux pas être... Je ne suis pas indicateur.
15:27Ce n'est pas moi qui impose.
15:28Et donc, quand il y a eu des choix différents, je vais les accepter.
15:31Et maintenant, ce que je vois, c'est que ça n'a pas fonctionné dans un certain nombre de cas.
15:35Que ceux qui étaient candidats insoumis devraient se poser la question de Jean-Luc Mélenchon
15:39parce qu'il les a privés d'une victoire qui était accessible.
15:43Et je vois aussi qu'il y a des cas où ça a fonctionné et des cas où ça n
15:46'a pas fonctionné.
15:47Merci Olivier Faure d'avoir répondu à nos questions ce matin.
15:49Et donc, toujours premier secrétaire du Parti Socialiste.
15:51Il est 8h47.

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