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Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 23 mars 2026.

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Transcription
00:00Thomas Soto, RTL Matin.
00:03Il est 7h42, elle est la présidente des Républicains de la région Île-de-France,
00:07ancienne candidate à l'élection présidentielle Valérie Pécresse,
00:09et l'invité d'RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL, Valérie Pécresse.
00:12Bonjour.
00:12Qu'est-ce que vous avez dit hier soir en regardant globalement le tableau de résultats des élections municipales ?
00:18J'ai constaté, comme tous les Français, une poussée très forte des extrêmes.
00:23Le RN, la LFI.
00:26Et face à cette poussée des extrêmes, deux réactions.
00:29Celle de la droite, qui a refusé de s'allier.
00:32Celle de la gauche, qui pour garder un certain nombre de villes, a perdu son âme.
00:38Et je crois qu'il faut qu'on tire vraiment les enseignements de cette élection.
00:43Parce que certes, le Rassemblement National s'est heurté dans beaucoup de villes à un plafond de verre.
00:50Certes, il y a eu, face aux alliances gauche LFI, une réaction très forte d'un certain nombre de Français,
00:57notamment dans les villes moyennes.
00:59Mais on voit bien ce qui se dessine.
01:01Parce que ça, c'est la répétition générale de la présidentielle de 2027.
01:06Et la LFI ?
01:07Ben évidemment.
01:08Je crois qu'aujourd'hui, la droite et le centre sont devant vraiment un moment historique et une responsabilité historique.
01:16C'est celle de s'allier.
01:18De s'allier et de présenter une candidature unique face au chaos des extrêmes.
01:23Comment vous faites ?
01:24Comment vous faites pour présenter une candidature unique alors que les ambitions sont multiples
01:28et que personne n'est d'accord avec personne chez vous ?
01:30Mais je crois qu'il faut tirer les enseignements de là où on a gagné, là où on a perdu.
01:35Là où on a gagné, partout où on a gagné, on était unis.
01:38Partout où on a gagné, on avait fait une campagne sur le projet.
01:42Partout où on a gagné, on était dans la politique des solutions, des résultats.
01:47Et donc, il faut en tirer les conséquences.
01:50Soit c'est la guerre des égaux à droite et au centre.
01:52Et à ce moment-là, on sera pulvérisés, éliminés.
01:56Et on laissera le pays à des extrêmes, au chaos des extrêmes.
02:02Vraiment, je le dis, aujourd'hui, il me semble que la droite et le centre sont le seul rempart de
02:08la République.
02:08Vous dites, partout où on a gagné, on était unis.
02:10Mais jusqu'où va cette union ?
02:12Est-ce que la victoire d'Éric Ciottiani, c'est aussi la victoire de votre camp, Valérie Pékin ?
02:16Mais M. Scotto, je l'ai dit, je l'ai redit et je le re-redis.
02:21Il n'y a pas, aujourd'hui, d'alliance possible entre la droite républicaine et le RN et ses alliés.
02:28Il n'y a pas, non plus, me semble-t-il, de possibilité pour la gauche républicaine de s'allier
02:35avec la LFI.
02:36Ce sont les deux visages d'un même chaos, les deux visages d'une même faillite républicaine.
02:42Mais est-ce que vous trouvez que votre président, Bruno Retailleau, est aussi clair et intransigeant que vous ?
02:46Ce que je n'ai pas compris, c'est effectivement ce qui s'est passé au deuxième tour, parce que
02:50nous avions un accord avec Horizon.
02:52Il a lâché Christian Estrosi à Nice.
02:53Nous avions un accord avec Horizon.
02:54Cet accord, il devait être respecté.
02:56Il a été respecté par Édouard Philippe à Paris.
02:59Et ça n'a pas été facile, non plus, pour Édouard Philippe, de demander à Pierre-Yves Bournazel de se
03:04retirer à Paris au nom de l'Union.
03:06Donc, quand on a des accords, on les respecte.
03:08Vous avez été choqué de ce lâchage de Christian Estrosi, qui, de fait, a facilité l'élection d'Éric Ciotti
03:12?
03:12Je crois que de toutes les façons.
03:13Et c'est vraiment, pour moi, l'enseignement clé de cette élection.
03:18La droite et le centre doivent s'unir.
03:19Voilà.
03:20Ils doivent s'unir et ils ne doivent faire aucune compromission avec les extrêmes.
03:23Et je remarque que la droite n'a fait aucune compromission dans cette élection.
03:28Et je le dis parce que les électeurs de droite et les élus de droite en ont assez de ce
03:32faux procès en fascisme
03:34qui leur est fait à chaque fois, alors que nous, on tient les digues.
03:37Nous, on ne s'allie pas, ni à Paris, ni ailleurs.
03:39Mais qui, vous ? Parce qu'on a vu David Disnard, maire LR de Cannes, François Fillon s'afficher avec
03:44Éric Ciotti lui aussi,
03:46des élus LR qui ont soutenu ouvertement, sans aucune sanction, Éric Ciotti.
03:51On pourrait rajouter Nicolas Sarkozy qui a déjeuné le mois dernier avec Jordan Bardella.
03:54On a quand même l'impression, même si ça vous déplaît, que des digues ont sauté à droite.
03:57Non, M. Scotto, nous avons exclu tous les candidats qui ont fait alliance avec l'extrême droite.
04:04Nous les avons exclus.
04:05Christophe Gomart, eurodéputé LR.
04:07Mais il n'a pas fait alliance, il n'était pas candidat.
04:09Non, mais il a soutenu ouvertement.
04:10M. Scotto, je le redis, nos candidats n'ont à aucun moment fait de compromis.
04:18Aucun de nos candidats.
04:19Et tout le reste, c'est de la littérature.
04:23En revanche, j'ai vu les socialistes, en revanche, j'ai vu les socialistes,
04:26mais enfin, ils n'étaient pas...
04:28Pardon, vous mélangez tout.
04:29Vous mélangez tout, merci.
04:30Vous mélangez tout.
04:31M. Fillon n'était pas candidat au municipal.
04:33Non, mais il soutient Éric Ciotti.
04:34Je suis désolée, je l'ai dit, moi, j'aurais soutenu à Nice le candidat horizon,
04:41Christian Estrosi, parce que c'était notre accord, l'accord de la droite et du centre
04:44qui ne s'allie jamais avec le RN et ses élites.
04:48C'est le positionnement idéologique clair et net de tout le parti aujourd'hui, ça ou pas ?
04:51Ça doit l'être.
04:52Et si ça ne l'est pas, on perdra, on sera éliminé, on sera discrédité
04:56et celle qui perdra à la fin, c'est la France.
04:59C'est la France.
05:01Et est-ce que Bruno Retailleau peut continuer à incarner cette ligne, puisqu'il est moins clair que vous ?
05:04Eh bien, je demanderais des clarifications en bureau politique demain.
05:09Nous ne pouvons pas continuer dans cette ambiguïté.
05:12Ça veut dire quoi ?
05:12Si vous n'avez pas les clarifications que vous souhaitez,
05:15est-ce que vous pourriez dire, eh bien, on va séparer les amis ?
05:19Vous croyez vraiment, monsieur Scotto, que tout ce que je viens de vous dire
05:21conduit à ce que la droite, qui est déjà morcelée façon puzzle, se sépare encore plus ?
05:26Ce que je souhaite, c'est l'union de la droite et du centre.
05:28Ce que je souhaite, c'est qu'enfin, on se rassemble.
05:31Et qu'on se rassemble pour faire barrage à la montée des extrêmes,
05:35parce qu'on a réussi à faire barrage.
05:38Mais nous l'avons été, monsieur Scotto, nous l'avons été.
05:41Nous l'avons été dans toutes les villes, contrairement à la gauche.
05:45Moi, regardez aujourd'hui la montée de la LFI en Seine-Saint-Denis.
05:50Regardez la gauche qui perd son âme.
05:52Regardez ceux qui ont vraiment fait des alliances de la honte.
05:55C'est la gauche, c'est le Parti Socialiste, c'est les écologistes, c'est eux.
05:59On a le sentiment qu'il faut que chacun balle dans sa famille politique en fonction de ce qu'il
06:01veut.
06:02Boris Vallaud sera l'invité de Marc-Olivier Fogel, il nous dira ce que...
06:05Non, non, non, pardon, monsieur Scotto, vous mélangez deux choses très différentes
06:08et deux attitudes très différentes.
06:10Partout, dans tout le territoire français,
06:12la droite s'est présentée sans alliance avec le Rassemblement National.
06:16Partout, dans toutes les villes, c'est ça la vérité.
06:18Et notre candidat, c'était Christian Estrosianis.
06:20Bon, il aurait fallu le dire à Bruno Retailleau.
06:22Mais c'est ce que monsieur Larcher a très bien rappelé,
06:24et c'est ce que nous avons tous dit.
06:26Et sauf David Lysnard, sauf François Fillon, sauf Bruno Retailleau.
06:29Donc, à Paris, comment vous expliquez la défaite de Rachida Dati ?
06:35Écoutez, à Paris, la vérité, c'est que Paris est une ville qui est de gauche,
06:39que les résultats montrent une relative stabilité par rapport à 2020 à Paris.
06:44Je pense qu'à Paris, le choix d'Emmanuel Grégoire de ne pas s'allier avec LFI
06:49a été un choix gagnant.
06:51Parce que, justement, lui a montré une certaine épine dorsale,
06:56une certaine colonne dorsale.
06:57Vous dites bien joué ? Il a bien joué son coup ?
06:58Je crois qu'il a gagné.
07:01Malgré un bilan absolument calamiteux de la mandature précédente,
07:06que ce soit sur la gestion de la ville,
07:08que ce soit sur les transports,
07:10que ce soit sur la pollution, la sécurité.
07:12Donc, oui, le fait qu'il n'ait pas perdu son âme
07:15doit être un enseignement de cette campagne.
07:20Mais moi, ce que je souhaite à Paris...
07:22Est-ce que vous pensez ? Pardon, mes collègues.
07:23J'ai appelé Emmanuel Grégoire et ce que je souhaite à Paris,
07:26parce que nous avons...
07:27Vous avez travaillé avec lui, vous, à la région.
07:29Voilà. Nous avons eu des relations entre la ville de Paris et la région
07:32qui ont été plutôt, j'allais dire, non coopératives.
07:37Les Franciliens méritent une vraie coopération entre la région et la capitale.
07:41Une vraie coopération en matière de transport, en matière d'éducation, en matière d'écologie.
07:46Et je pense, j'espère, qu'avec Grégoire, on pourra écrire une nouvelle page
07:50des relations entre la région Île-de-France et la ville de Paris.
07:52Et les habitants de la banlieue en ont aussi besoin,
07:55parce que Paris n'est pas une île.
07:57Bon. Est-ce que vous pensez que les soutiens de Marine Le Pen,
07:59de Sarah Knafo, de Jordan Bardella,
08:01ont été des baisers mortels pour Rachida Dati ?
08:03Même si elle ne s'est pas alliée avec eux, il n'y a pas eu d'accord ?
08:06Mais là aussi, je vous dis, ce faux procès en fascisme est un faux procès total.
08:10Rachida Dati ne s'est pas compromise.
08:13Il n'y a eu aucune alliance à Paris avec le Rassemblement National. Aucune.
08:17Merci beaucoup à vous, Valérie Pécresse, d'être venue ce matin sur RTL.
08:21La primaire, vous la mettez de où à où, vous ?
08:23Vous voulez une primaire ou pas pour le candidat présidentiel ?
08:25Je veux un seul candidat et je veux que les égaux arrêtent
08:27et soient balayés par la responsabilité, l'esprit de responsabilité.
08:31Il faut qu'on se réunisse, il faut qu'on trouve un moyen.
08:34Primaire, pas primaire, il ne faut qu'un seul candidat.
08:36Et il le faut très vite, croyez-moi.
08:38J'ai une bonne expérience des campagnes ratées.
08:41Vous pourriez avoir envie d'y retourner ?
08:42Et des campagnes réussies.
08:43Vous pourriez avoir envie d'y retourner ?
08:44Aujourd'hui, ce que je veux, c'est travailler à l'union de la droite et du centre
08:47face aux extrêmes qui seules peuvent redresser...
08:50Enfin, l'union de la droite et du centre qui seules peuvent redresser la France.
08:53Merci beaucoup à vous.
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