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Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 16 mars 2026.

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00:00Au revoir, Thomas Soto, RTL Matin.
00:03Il est 7h44, il est le vice-président du RN et de l'Assemblée Nationale, Sébastien Chenu, et donc l
00:08'invité d'RTL Matin.
00:09Bonjour et bienvenue sur RTL, Sébastien Chenu.
00:11Après une petite nuit de sommeil, j'imagine, vous avez combien de maires ce matin au Rassemblement National ?
00:15Nous avons ce matin, et nous sommes heureux de pouvoir nous en réjouir, 24 maires qui sont élus ou réélus,
00:22avec évidemment des très grandes villes, des maires emblématiques, je pense par exemple à Perpignan ou à Hénin-Beaumont,
00:2878% pour Steve Briouat à Hénin-Beaumont, Bruella Bussière, 81% pour Ludovic Pajot, mais aussi Boker, mais aussi
00:37Ayange,
00:38et puis un certain nombre de villes, 60 villes dans lesquelles nous faisons la course en tête, nous sommes en
00:44tête pour le second tour.
00:45C'est-à-dire que l'objectif c'est quoi pour le second tour ? C'est combien de mairies
00:47RN ?
00:47Un maximum, nous avons 60 villes dans lesquelles on fait la course en tête, donc on se dit que c
00:53'est jouable,
00:53et puis il y a des villes dans lesquelles il y a un danger de gauche, et où nous tendons
00:58la main à des gens qui ne peuvent pas se maintenir,
01:01à des listes concurrentes, à des listes adversaires qui ne peuvent pas se maintenir,
01:05et nous leur disons, nous sommes le meilleur rempart face à la gauche ou à l'extrême gauche.
01:10Ces villes, elles existent, il y en a quand même quelques-unes, dans lesquelles le vote utile, c'est le
01:14vote du Rassemblement National.
01:15Jordan Bardella, très tout hier, c'était le premier à réagir, a dit qu'il était prêt à ouvrir la
01:19porte à des alliances à droite sincère.
01:22C'est quoi la droite sincère ?
01:23D'abord, c'est dans des villes dans lesquelles il y a une menace de gauche et d'extrême gauche,
01:28c'est dans un cadre, Marseille évidemment, avec Franck Alizio, Nîmes, Julien Sanchez, Carcassonne, Christophe Barthez, Valenciennes,
01:36avec le jeune Tanguy Adrien Sance. Dans ces villes-là, la gauche, alliée à l'extrême gauche la plupart du
01:42temps, peut gagner,
01:44et nous sommes le vote utile, nous sommes le rempart.
01:46Et la droite sincère, c'est une droite qui ne s'est pas compromise, c'est une droite honnête,
01:52c'est une droite qui a envie de voir changer les choses, c'est une droite qui ne sait pas...
01:56Oui, bien sûr, c'est plutôt la droite LR dans ces villes-là, et on leur dit, nous sommes le
02:00vote utile,
02:01vous n'avez, c'est le cas à Marseille, aucune chance de gagner Marseille, c'est fini.
02:04Mme Bassal a fait 12%, elle peut plier l'égo, elle ne gagnera pas.
02:08Vous la place retirer ?
02:08Bien sûr, il n'y a pas de sens à laisser passer quand même le dramatique Benoît Payan, on le
02:15voit bien,
02:15elle porterait une lourde responsabilité.
02:18Et puis, il y a des villes dans lesquelles nous pouvons, je le disais, gagner tout à l'heure,
02:23et nous disons que nous sommes là aussi ceux qui sommes les plus en mesure de faire basculer la ville,
02:28nous appelons les électeurs, c'est le cas à Toulon, c'est le cas à Tarascon, c'est le cas
02:32à Douai, à Douchy-les-Mines,
02:34vous voyez, je signe des villes volontairement du nord, du sud, Ouagde,
02:38qui sont des villes qui peuvent être demain gérées enfin par des maires RN.
02:41Qu'on comprenne bien, cet appel à des alliances à la droite sincère,
02:44vous parlez aux états-majors du parti ou vous parlez aux électeurs ?
02:48Est-ce qu'il y a des discussions avec LR ? Est-ce qu'il y a eu des coups
02:50de fil depuis hier ?
02:50Non, pas avec les états-majors de LR, nous parlons...
02:53Bruno Retailleau a été négatif hier là-dessus.
02:55Oui, mais nous parlons aux électeurs, éventuellement aux élus locaux qui peuvent entendre ce message, aux électeurs.
03:01Alors, Bruno Retailleau, si vous voulez, il a été ministre d'Emmanuel Macron,
03:05il n'y a pas grand-chose à attendre des états-majors parisiens qui sont très déconnectés, mais sur le
03:10terrain.
03:10Vous ne lancez pas un appel à LR et à Bruno Retailleau ce matin ?
03:12Mais moi, je lance un appel à leurs électeurs qui sont...
03:15Moi, j'en viens, j'ai voté pendant des années pour la droite dite classique UMP-LR.
03:21Donc, je sais bien que la meilleure réponse aujourd'hui, c'est le Rassemblement National.
03:24Je le dis aussi à Amiens.
03:26À Amiens, nous arrivons troisième, nous tendons la main au maire d'Amiens en lui disant
03:31« Il faut éviter que la ville bascule à l'extrême-gauche ».
03:33Donc, vous êtes prêt à accueillir des candidats LR sur les listes RN ?
03:37Et vous êtes prêt à mettre des candidats RN sur des listes LR qui seraient mieux placées ?
03:41Écoutez, je pense qu'il faut regarder au cas par cas.
03:44Mais l'idée, c'est d'empêcher la gauche et l'extrême-gauche de passer.
03:48La réponse est oui.
03:48Oui, mais parce que, je vous explique, la gauche ou l'extrême-gauche, c'est la ruine et l'insécurité.
03:53La ruine et l'insécurité.
03:54Il n'y a pas de contre-exemple.
03:56Ils ruinent les villes, ils les insécurisent.
03:58Vous regardez, Marseille en est le meilleur exemple.
04:01Et je pense qu'aujourd'hui, que des électeurs de droite dites classiques se disent qu'ils peuvent laisser passer
04:06leur ville de Nîmes, de Carcassonne ou de Valenciennes à la gauche,
04:10c'est un cauchemar absolu.
04:12Donc, on leur dit « Nous sommes là et utilisez ce bulletin de vote pour faire le boulot ».
04:16Vous évoquez Marseille avec Franck Alizio, qui est en position de pouvoir gagner la ville.
04:21Le RN a dénoncé des irrégularités électorales à Marseille.
04:24On est dans le folklore électoral ou il y a un vrai souci ?
04:26Écoutez, on est en train de faire constater tout ça.
04:29Vous savez, c'est très long.
04:29Il y a des centaines de bureaux de vote à Marseille.
04:31Il y avait déjà des problèmes d'inscription sur les listes électorales.
04:34Je ne sais pas si c'est du folklore.
04:36Mais, en tous les cas, on ne donne pas beaucoup de crédit à l'honnêteté intellectuelle du maire de Marseille.
04:43Et donc, on fait très attention.
04:45Vous l'accusez d'avoir triché ?
04:45Je ne l'accuse de rien du tout.
04:47Je dis simplement que s'il y a des irrégularités, il faudra qu'il s'en explique.
04:50Je ne l'accuse de rien du tout.
04:52Je dis simplement, il y a eu, nous avons vu, je crois plus de 700 inscriptions qui posaient question à
04:57Marseille,
04:57dont une dame qui avait 120 ans, ça en faisait la doyenne de l'humanité, mais elle n'existe pas,
05:01qui aurait pu voter.
05:02Donc, vous voyez, on a noté quand même des choses irrégulières.
05:05Et je dis qu'effectivement, l'enjeu est important et la responsabilité de madame Vassal à Marseille est immense.
05:11Est-ce qu'elle laissera Marseille être livrée à la gauche et à l'extrême gauche avec le bilan catastrophique
05:18pour Marseille ?
05:20Rendre Marseille attractive, rendre Marseille ville sécurisée, rendre à Marseille sa flamboyance, c'est évidemment le vote franco-alizio.
05:30À Lyon, entre Jean-Michel Aulas et Grégory Doucet, vous votez pour qui ?
05:34C'est qui entre le maire sortant écologiste et...
05:37Là, pas de consigne de vote, parce que je vous disais, la droite sincère, M. Aulas, c'est pas la
05:40droite sincère.
05:41M. Aulas, bon, ben, on a vu la nullité.
05:43Enfin, je veux dire, s'il y avait une révélation de cette campagne électorale, c'est quand même la nullité
05:47de Jean-Michel Aulas.
05:47Vous le mettez dans le même sac.
05:48Et le seul moyen pour Jean-Michel Aulas de faire en sorte que Grégory Doucet, le maire d'extrême-gauche,
05:52ne soit pas réélu, c'est de ne pas faire campagne, c'est de rester chez lui.
05:55Il ne faut pas qu'il rencontre un Lyonnais, Jean-Michel Aulas.
05:57Sinon, il assure la réélection de l'extrême-gauche.
05:59Dites quoi, vos électeurs restez ? Aller à la pêche ?
06:01Nos électeurs feront ce que bon leur semblera, c'est une ville difficile pour nous.
06:05Lyon, on avait un bon candidat qui a fait le travail qu'il fallait, c'est une ville difficile.
06:11Nos électeurs, vous savez, dans ces cas-là, sont adultes et responsables, ils feront ce qui leur semblera le meilleur.
06:17Mais c'est vrai que Jean-Michel Aulas nous a montré l'étendue de sa nullité, c'est assez rare
06:21de voir ça d'ailleurs.
06:22Bon, et à Paris, si vous votiez à Paris, vous voteriez pour qui ?
06:24Rachida Dati ? Sarah Knafo, elle doit se maintenir ?
06:28C'est toute la question, qui va se maintenir à Paris ?
06:32Moi, je crois qu'aujourd'hui, c'est aussi une espèce de bouillie permanente.
06:37Nous, c'est tout ce qu'on refuse, l'espèce d'alliance bouillie, tambouille, d'arrière-cuisine.
06:42Pour l'instant, il n'y a pas d'alliance qui tambouille, pour l'instant, on ne sait pas.
06:44Non, mais voilà, mais je dis, nous, c'est tout ce qu'on refuse.
06:46C'est-à-dire des gens qui font semblant d'être différents, qui s'insultent pendant une période et qui
06:51ensuite viennent s'allier.
06:53Moi, quand je dis, par exemple, vous parlez de Paris, mais par exemple, je dis à Toulon, aux électeurs de
06:56LR qui sont 3e,
06:58écoutez, ça ne sert à rien de courir après la mer macronisée de Toulon, qui est en 2e position.
07:04Allez-y à fond derrière leur lavalette, c'est elle qui va changer la vie à Toulon.
07:08Juste à Paris, Thierry Marigny, il a fait la même campagne que Jean-Michel Olaf, non ?
07:10Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous faites combien à Paris ?
07:12Paris, c'est la ville la plus difficile pour nous.
07:13On doit faire, je crois, quelque chose comme 2%.
07:15C'est la ville la plus difficile.
07:17On était concurrencé par une candidate qui a été quand même un peu sur-médiatisée par rapport à son poids
07:22réel.
07:22Donc, Paris n'était pas, évidemment, un objectif de gain tel qu'on pourrait imaginer.
07:27Dernière question, on a deux enseignements ce matin.
07:30L'ERN qui résiste plutôt bien et qui même gagne des mairies, vous l'avez dit, 24h.
07:34Gagne sur mer, j'ai oublié de citer, c'est Brian Masson, 4e ville des Alpes-Maritimes, élue au premier
07:39tour.
07:39Donc, l'ERN d'un côté, et LFI qui est aussi très forte.
07:44Ça préfigure ce qui va se passer l'an prochain, en 2027 ?
07:46Vous pensez que c'est l'avant-premier tour ?
07:48Moi, je crois que les Français veulent le changement.
07:50Ils sont capables de l'exprimer de différentes façons.
07:54Alors, attention, LFI, ils sont forts dans les grandes villes, dans des zones de force.
07:57Ils n'ont pas posé de liste dans des villes moyennes.
08:00Ou lorsqu'ils l'ont fait, ils ont eu de mauvais résultats.
08:01Ils ont gagné Saint-Denis, premier tour, en Seine-Saint-Denis ?
08:03Mais lorsqu'ils ont posé des listes dans des villes moyennes, ils n'ont pas eu le même type de
08:08résultats.
08:08Donc, il y a un aspect un peu déformant, parce qu'ils sont présents dans des zones de force extrêmement
08:13urbaines.
08:13Mais ça peut, effectivement, être l'image qui se dégage pour la prochaine élection.
08:18La victoire à Saint-Denis du candidat LFI, on a dit que c'était un vote communautaire.
08:21Comment vous la ressentez, vous ?
08:22Quand j'entends les cris de joie hier, nous sommes tous des enfants de Gaza, ou des choses comme ça.
08:27Oui, on peut considérer qu'il y a un aspect communautaire.
08:29Mais c'est le fonds de commerce de la France insoumise.
08:32Là encore, le meilleur bulletin de vote pour leur résister, demain, à Roubaix, dans le Nord, c'est Céline Saïa.
08:37Vous les connaissez tous par cœur, vous êtes tous en campagne.
08:39Ils sont formidables, nos candidats. Ce sont des héros, comme nos électeurs, d'ailleurs.
08:43Et puis, il y a des héros de tous les côtés, puisqu'on recevra les héros de chez Manuel Bompard
08:47à 9h.
08:48On a dit des héros, pas des héros.
08:49Marc-Olivier Faugiel recevra les héros des Républicains, avec Jean-François Copé, tout à l'heure, à 8h15.
08:54Et puis Marc Ferracci sera pour les héros macronistes, tout à l'heure.
08:57Ouh là, il y a encore des mères macronistes, c'est vrai qu'on n'en a pas vu un.
09:00Il n'y a pas un succès, ils ont totalement disparu, les pauvres macronistes.
09:03La chronique humoristique, c'est qu'à vrai, il vient lui piquer.
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