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Transcription
00:00Et justement, cette guerre civile soudanaise déborde de telles chez le voisin tchadien.
00:05C'est visiblement le cas depuis mercredi.
00:07Une frappe de drone qui a fait au moins 19 morts dans la ville tchadienne de Tine.
00:11De leur côté, les deux belligérants soudanais n'y aient à l'origine du bombardement.
00:15Alors que fin février, le président tchadien Mahamat Idris Déby avait ordonné la fermeture
00:20des 1300 kilomètres de frontière entre le Tchad et le Soudan.
00:24Alors N'Djamena est-elle prête à riposter pour défendre son territoire ?
00:28C'est l'une des questions que nous allons poser à notre invité du soir.
00:31Gassim Shérif Mahamat, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement tchadien.
00:37Bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation sur France 24.
00:44Bonsoir, merci de nous recevoir.
00:46Je le disais, juste après ce bombardement, le président qui était en uniforme militaire
00:50a placé l'armée en état d'alerte maximale tout en ordonnant de riposter à toute attaque provenant du Soudan.
00:57Fin de citation.
00:58Est-ce qu'aujourd'hui, le Tchad pourrait attaquer le Soudan pour protéger son territoire ?
01:04Tout à fait.
01:06D'abord, nous déplorons les morts tchadiens.
01:08C'est la troisième ou quatrième fois que ça arrive.
01:12Aujourd'hui, le bilan, c'est qu'on est à 20 morts du côté tchadien.
01:18Et donc, ce n'est pas la première fois que ça arrive.
01:20D'abord, nous présentons nos condamnances aux familles qui sont endeuillées.
01:24Et le chef de l'État, vous l'avez dit, a arboré sa tenue de marshal du chef suprême des
01:31armées
01:31pour justement envoyer un message aux différents militants de Soudanais.
01:47Vous m'entendez, monsieur le ministre ?
01:51Oui, je vous entends. Je vous reçois.
01:54On poursuit.
01:57Et donc, moi, je vous reçois.
01:59Donc, je vous dirais qu'au moment où je vous parle, l'armée tchadienne est déployée dans la ville de
02:04Tine-Djagaraba,
02:05qui est dans le territoire tchadien.
02:07Et donc, elle contrôle toute la sortie et entrée du territoire tchadien vers le territoire soudanais.
02:15Et donc, nous, le chef de l'État, Mohamed Idriss Débitno, le marshal Mohamed Idriss Débitno,
02:20depuis le début du conflit, a appelé les différents belligérants, les différents protagonistes,
02:25à privilégier le dialogue, la voie de la discussion, la concertation.
02:30Mais concrètement, suite à cette frappe, quelle sera la réponse du président tchadien, des autorités tchadiennes ?
02:40Elle sera une réponse proportionnelle et adéquate, qui entre dans le champ du droit international.
02:46Nous veillons d'abord à la sécurité de nos concitoyens.
02:50C'est-à-dire des frappes, des troupes au sol, concrètement ?
02:54Les troupes au sol sont alignées tout au long de la frontière.
02:58Vous l'avez mentionné dans l'introduction, on a une frontière qui est longue de 1300 kilomètres,
03:02et toute cette frontière, elle est contrôlée.
03:04Et nous allons répondre graduellement, en fonction de la menace, de la nature de la violence.
03:09Et là, nous avons reçu une attaque de drone.
03:11Nous sommes en train d'identifier, nous savons que ça vient du Soudan,
03:15mais nous ne connaissons pas pour le moment la provenance exacte qui a envoyé le drone.
03:21Justement, je précise qu'à la suite de cette frappe de drone,
03:24une enquête des autorités tchadiennes a été ouverte,
03:26Où en est-elle ? Avez-vous identifié le responsable de ce bombardement ?
03:31Selon une enquête de nos confrères du journal Libération,
03:33les munitions utilisées lors de cette frappe
03:36semblent incriminer les forces de soutien rapide du général Emetis.
03:41Pour le moment, les enquêtes sont en cours.
03:44Donc, nous ne pouvons pas désigner quelqu'un, mais nous, on sait que ça provient du Soudan.
03:49Donc, je n'irai pas vite en baisonne.
03:53On attend les conclusions de l'équipe technique qui a commencé à faire ce travail.
03:58Et je parlais du général Emetis.
04:00On aimerait bien savoir comment se positionne le Tchad dans cette guerre
04:04entre les généraux soudanais Al-Bourhan et Emetis qui durent depuis trois ans.
04:09Le gouvernement soudanais du général Al-Bourhan vous a souvent accusé
04:12de soutenir les FSR de Emetis en leur fournissant des munitions et des mercenaires
04:18et en permettant à des armes en provenance des Émirats Arabes Unis
04:22de transiter par votre territoire.
04:24Que répondez-vous ?
04:26C'est des accusations fallacieuses.
04:28Elles sont totalement infondées.
04:30Depuis le début de ce conflit, et d'ailleurs même depuis l'arrivée
04:34du président Mohamed Idriss Débitneau au pouvoir,
04:36il a appelé les différents belligérants.
04:38Il a appelé le président Al-Bourhan et Mohamed Hamdan Dagolo.
04:42Il les a appelés en Jemena.
04:43Il les a reçus individuellement ensuite ensemble pour privilégier le dialogue,
04:50pour créer un cadre de dialogue et de discussion au Tchad
04:54et un cadre de pourparlers.
04:56Donc nous, notre position a toujours été la position de neutralité et d'impartialité.
05:00Vous vouliez soutenir un camp, en l'occurrence, les FSR du général Eméti.
05:07Nous ne soutenons personne dans ce conflit.
05:09Vous savez, le Soudan est un pays frère et ami.
05:11Nous avons des populations qui souffrent, qui sont à cheval entre nos deux pays,
05:16des populations qui souffrent dans leur chair.
05:19Et le Tchad paye le plus lourd aujourd'hui,
05:21avec un million de réfugiés que nous recevons dans notre pays.
05:24Donc il y a un impact humanitaire sur le Tchad.
05:27Et ces afflux de réfugiés mettent à mal parfois la cohésion entre les communautés.
05:32Ça a un impact sur le mode de vie de population,
05:35un impact sur le partage des ressources.
05:37Et donc aujourd'hui, nous sommes victimes quelque part aussi
05:39de ces conflits entre frères soudanais.
05:42Et l'opposition du Tchad n'a pas changé.
05:44Dans Yota, nous avons toujours appelé les différents belligérants.
05:46Très rapidement, ce sera ma dernière question.
05:49Vous l'avez dit, il y a 11 millions de déplacés à cause de cette guerre au Soudan,
05:53dont un million dans votre pays, le Tchad, à Hadré par exemple.
05:56Est-ce que le Tchad n'aurait plutôt pas intérêt à jouer un rôle de médiateur
06:00pour que le conflit s'arrête enfin ?
06:02Très rapidement.
06:03Tout à fait.
06:04Tout à fait.
06:05Vous posez une question très pertinente.
06:06Le président Mohamed Rizdevitno a proposé la médiation du Tchad.
06:10Et les discussions sont en cours pour qu'on abrite des pourparlers au Tchad.
06:14Donc ce travail est en train d'être fait par le ministère des Affaires étrangères du Tchad
06:18et par les instances dirigeantes.
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