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  • il y a 2 jours
Avec Thomas Rannou, journaliste
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##REVUE_DE_PRESSE_1-2026-05-23##

Catégorie

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News
Transcription
00:01Et bonjour mon cher Thomas Ranoux. Et bonjour Maxime.
00:04On passe désormais donc à la revue de presse pour commencer, comme chaque week-end, avec les journaux nationaux.
00:09Et un sujet qui revient dans plusieurs de nos journaux ce matin, c'est, je viens d'en parler, l
00:13'annulation de la suppression des ZFE par le Conseil constitutionnel.
00:16Oui, ça fait beaucoup parler encore ce matin, dans le journal Le Monde notamment, puisqu'on l'a appris jeudi,
00:22le Conseil constitutionnel a donc annulé la suppression de ces fameuses ZFE.
00:28On a l'impression que c'est un dossier sans fin, dans lequel il y a sans cesse des remondissements.
00:32Ces zones, on rappelle rapidement ce que c'est, qui ont été mises en place dans plusieurs grandes villes pour
00:36limiter la circulation des véhicules les plus polluants,
00:39et qui donc avaient été supprimés en avril par les députés.
00:42Mais les sages ont estimé que cette suppression n'avait pas de lien direct avec le texte initial,
00:47et ont donc censuré l'article aux grandes dames, forcément, d'à peu près tous les automobilistes en réalité.
00:53Le Figaro aussi en parle sur sa une.
00:55Quel avenir pour les ZFE s'interroge-t-il ?
00:58Le journal parle d'un coup de massue pour la grande majorité des automobilistes,
01:01qui voyaient déjà ces règles jugées déconnectées de la réalité,
01:06et ségrégationnistes, mortes et enterrées.
01:08Ils donnent la parole à plusieurs automobilistes en colère.
01:12Comment peut-on se raciser tant de personnes en leur interdisant d'entrer en ville
01:16parce qu'elles n'ont pas les moyens d'acheter de nouveaux véhicules ?
01:19S'interroge par exemple Christine, tapissière restauratrice dans le Val-de-Marne,
01:24qui ne décolère pas.
01:25Ceci dit, le Figaro note que ces zones pourraient de nouveau disparaître,
01:28puisque plusieurs députés LR et RN comptent de nouveau déposer des propositions de loi
01:33pour obtenir leur disparition définitive cette fois.
01:37Autant dire, Maxime, que le dossier est encore loin d'être clos.
01:40Ça c'est sûr, on en parlera dans une dizaine de minutes avec notre invité Christophe Rollet.
01:44C'est le patron de Point S1, on en parlera avec lui pour signifier ce que ça représente
01:50pour une entreprise comme La Ciel.
01:51Autre sujet dont on parle ce matin, notamment dans les pages politiques,
01:54c'est la déclaration de candidature de Gabriel Attal.
01:57Ah oui, vous l'avez dit, c'était un secret de polichinelle.
02:00On connaissait les ambitions de l'ancien Premier ministre,
02:02mais voilà, désormais c'est officiel, il est candidat.
02:05Une candidature mise en scène sur les terres rurales à Véronaise,
02:09dans le petit village de Mur-de-Barrez, pour être précis,
02:12dans un style volontairement très proche de celui de Jacques Chirac en 2002.
02:17Le Parisien aujourd'hui en France, il a répondu à la question du maire Renaissance du village.
02:22Oui, j'ai décidé d'être candidat à la présidence de la République,
02:25rien de très spontané.
02:27Donc en réalité, désormais un objectif pour lui,
02:29se débarrasser de l'image très parisienne qui lui colle à la peau,
02:33d'où cette mise en scène, justement pour déclarer sa candidature.
02:37Autant dire que ce ne sera pas forcément évident pour lui,
02:39un qui a grandi et a toujours vécu du côté de la capitale.
02:43Et on se posera cette question avec vous dans une vingtaine de minutes,
02:46amis auditeurs avec nos éditorialistes.
02:47Est-ce que Gabriel Attal peut faire mieux qu'Emmanuel Macron ?
02:50Est-ce qu'il peut vraiment porter ce projet de rupture,
02:53comme il l'affirme ?
02:540826 300 300.
02:56Et une révélation aussi à retrouver dans les pages du Parisien aujourd'hui en France,
02:59on revient au scandale des violences sexuelles
03:02dans les établissements scolaires et périscolaires,
03:04qui avait largement fait parler lors de la campagne municipale à Paris.
03:07Et le quotidien se penche sur le cas d'un animateur
03:09qui a été maintenu en poste alors qu'il avait été visé par une plainte en 2024
03:13pour des faits à caractère sexuel.
03:16La ville de Paris savait, mais là, maintenu en poste,
03:19indique clairement l'hebdomadaire sur sa couverture.
03:21Le problème, c'est que cet aveuglement, il n'est pas resté sans conséquence,
03:24puisqu'en février dernier, il a de nouveau été mis en examen
03:27pour des faits qui se seraient produits dans une école du 11e arrondissement.
03:32Selon le Parisien, ce sont les parents d'élèves,
03:34en comparant les informations entre elles,
03:36ont fait le lien entre ces deux affaires.
03:38Une enquête administrative est désormais en cours
03:41pour déterminer pourquoi cet antécédent
03:43n'a pas empêché son maintien sur le terrain.
03:46Et là encore, on parle d'un scandale
03:48qui ne semble pas près de s'éteindre.
03:49Ça c'est sûr, on aura certainement l'occasion d'en reparler
03:52dans les prochaines semaines.
03:53Et du côté du Cigaro, une interview importante à retrouver,
03:56c'est celle du président du MEDEF, Patrick Martin.
03:59Et au étonnement, il critique le gouvernement.
04:01Et oui, l'alerte sur la stratégie du gouvernement
04:04qui a annoncé le gel des allègements de charges pour les entreprises,
04:07malgré la hausse du SMIC de 2,4% au 1er juin.
04:12Ça va se traduire en destruction d'emplois, promet-il,
04:15tout en affirmant qu'il s'agit d'une nouvelle erreur majeure
04:18de politique économique.
04:20Je peux vous dire qu'il n'y va pas de main morte avec le gouvernement.
04:22Il déplore des choix anti-entreprise, anti-emploi, anti-salaire
04:26et anti-pouvoir d'achat.
04:28Le quatrième rabot depuis 2024, affirme-t-il.
04:31Il estime le manque à gagner pour les entreprises
04:33à hauteur de 2 milliards d'euros, soit l'équivalent de 30 à 35 000 emplois.
04:38Et comme souvent, il décrit l'état d'esprit des chefs d'entreprise
04:41avec, disons, assez de pessimisme.
04:43Ce que j'observe dans nos rangs, c'est de l'exaspération
04:46est quelque chose d'encore plus préoccupant,
04:49une forme de découragement et de résignation.
04:52Il appelle notamment à revoir en profondeur
04:54le mode de financement de notre modèle social
04:56qui a été conçu dans un monde qui n'existe plus en réalité,
05:00marqué à l'époque par une forte croissance,
05:02une démographie favorable,
05:03une progression du nombre d'actifs.
05:06En somme, à peu près tout le contraire
05:08de ce qu'on connaît aujourd'hui.
05:09Et c'était la Revue de Presse de Thomas Ranou
05:11qu'on retrouve tous les week-ends à 8h et à 9h.
05:13On vous retrouve donc dans une heure, mon cher Thomas,
05:15pour la Revue de Presse régionale.
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