Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 heures
La loi EGalim, derrière ce nom technique, se cache une réforme qui transforme en profondeur la restauration collective en France. Cantines scolaires, hôpitaux, maisons de retraite, objectifs affichés, mieux manger, soutenir les producteurs et encourager une alimentation plus durable. Mais sur le terrain, comment cette loi s'applique-t-elle concrètement et quel impact a-t-elle dans nos assiettes ? Pour nous aider à comprendre ces changements, une partie de la filière nous ouvre ses portes, de la petite enfance à l'université, pour voir l'évolution des repas proposés dans les établissements publics de notre territoire ligérien.
Bienvenue à Chazelle-sur-Lyon, une commune ligérienne de forêt est qui fait la part belle à l'éducation avec ses deux établissements publics destinés aux adolescents, le collège Jacques Brel et le lycée Les Horizons. A eux deux, plus de 1000 jeunes sont scolarisés dont plus de la moitié doivent manger sur place. Chaque jour, c'est plus de 600 repas qui sont pensés et réalisés dans la cuisine centrale. 
 Philippe en est le responsable. Après un CAP de charcutier traiteur, il exerce durant 25 ans avant d'intégrer l'établissement public.
Ici, tout est réalisé en cuisine directement sur place. Huit personnes préparent chaque jour des repas frais et équilibrés avec le plus d'ingrédients locaux et labellisés possibles. Un objectif fort de la région Auvergne-Rhône-Alpes, pionnière dans le changement des habitudes alimentaires depuis 2017 avec le label « La région dans mon assiette » précédant ainsi les exigences de la loi Egalim proposée par le gouvernement un an plus tard.
(2:54) La région, quelque part, nous incite sur les produits régionaux, notamment depuis quelques années, sur du circuit court, sur de la fabrication maison, etc. (3:07) Le matériel, c'est la région qui nous le finance. (3:10) Après chaque établissement, avec les moyens humains que l'on a et puis les moyens matériels, on définit la ligne de conduite qu'on va tenir pour la meilleure restauration possible. 
Le chef d'établissement, proviseur du lycée Les Horizons, semble satisfait des retours des usagers. 
Le site internet macantine.fr, mis en place par le gouvernement, est aussi un outil numérique efficace qui aide à l'organisation et au respect de la loi Egalim, avec la gestion de commandes ou la proposition de produits et de recettes. Une réussite donc pour ce complexe scolaire, mais qui nécessite de nombreux investissements financiers et humains.  Mieux manger, moins gaspiller, un chemin encore long, mais amorcé dans notre région par de nombreux collèges et lycées.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Je trouve que la cantine, elle est vraiment bien.
00:01J'ai eu d'autres expériences à Champagnat.
00:04Et là, cette fois-ci, c'est vraiment complet.
00:05On a des repas différents tous les jours.
00:08Ce n'est pas que déficulant.
00:09Non, franchement, c'est génial.
00:11C'est bien, on manque un peu de plat chaud.
00:13Les quantités, elles ne sont pas énormes.
00:14Mais on peut se régaler au bar à salade, il n'y a pas à faire.
00:17Avant, j'étais à Saint-Galmiers.
00:19Et pour moi, c'est la même qualité.
00:21On a un salade-bar, on peut aller se resservir.
00:23Donc c'est très agréable quand on a encore faim.
00:25Quelque chose dans le genre.
00:27Les plats sont bons, c'est fait maison.
00:29Nous avons des fruits frais, des légumes frais aussi.
00:32Peut-être les portions sont un petit peu petites.
00:35Mais après, ça dépend.
00:36Et on peut aller se servir au salade-bar.
00:38On l'aise bien à la consigne.
00:39On voit bien que c'est local et c'est bien préparé.
00:42Bienvenue à Chazelle-sur-Lyon, une commune ligérienne de forêt-Est
00:46qui fait la part belle à l'éducation avec ses deux établissements publics
00:50destinés aux adolescents.
00:52Le collège Jacques Brel et le lycée Les Horizons.
00:55A eux deux, plus de 1000 jeunes sont scolarisés.
00:58Donc plus de la moitié doivent manger sur place.
01:01Chaque jour, c'est plus de 600 repas qui sont pensés et réalisés dans la cuisine centrale.
01:07Philippe en est le responsable.
01:08Après un CAP de charcutier-traiteur, il exerce durant 25 ans avant d'intégrer l'établissement public.
01:14Avec les années, j'ai eu l'opportunité de prendre un poste de cuisinier dans un lycée à la région.
01:22Ça m'a plu.
01:24Après, dans ma partie carrière privée, j'avais des responsables.
01:29J'étais arrivée sur un poste à responsabilité.
01:32Et mon but était de revenir à un poste à responsabilité au niveau d'une cuisine collective.
01:37Ici, tout est réalisé en cuisine, directement sur place.
01:41Huit personnes préparent chaque jour des repas frais et équilibrés,
01:44avec le plus d'ingrédients locaux et labellisés possibles.
01:47Un objectif fort de la région Auvergne-Rhône-Alpes,
01:51pionnière dans le changement des habitudes alimentaires depuis 2017,
01:54avec le label La Région dans mon assiette,
01:57précédant ainsi les exigences de la loi EGalim proposée par le gouvernement un an plus tard.
02:02Cette fameuse loi EGalim est aujourd'hui obligatoire.
02:05Elle impose à la restauration collective, publique,
02:08d'améliorer la qualité et la durabilité des repas proposés.
02:13Principale obligation, au moins 50% des produits durables et de qualité supérieure,
02:17dont 20% de bio privilégiés.
02:19Les produits locaux, proposer un repas végétarien par semaine
02:23et lutter contre le gaspillage alimentaire et l'utilisation de plastique.
02:27Enfin, l'obligation d'une information claire de l'origine des produits
02:30et une nécessité de prévention.
02:33En résumé, la loi EGalim vise à mieux manger, respecter l'environnement
02:36et soutenir les filières agricoles locales.
02:39Les exigences sont nombreuses et diverses en point de vue.
02:41Les élèves veulent de la nourriture savoureuse,
02:43une notion très personnelle qui nécessite du choix.
02:46Les parents veulent des produits sains et des prix réduits.
02:49Enfin, la région souhaite satisfaire ses administrés et les consignes de l'État.
02:53La région, quelque part, nous incite sur les produits régionaux,
02:58notamment depuis quelques années, sur du cycle court, sur de la fabrication maison, etc.
03:07Le matériel, c'est la région qui nous le finance.
03:09Après chaque établissement, avec les moyens humains que l'on a,
03:14et puis les moyens matériels,
03:16et on définit la ligne de conduite qu'on va tenir
03:21pour la restauration, la meilleure restauration possible.
03:25On a de la chance à la région d'avoir beaucoup de possibilités de formation.
03:29Et ce que j'ai beaucoup apprécié et pratiqué,
03:33c'est un ensemble, en fait.
03:35Il y a la volonté de l'agent ou du responsable d'équipe,
03:38et il y a aussi les moyens que met la région pour nous former.
03:42Ce qui m'a beaucoup aidé, c'est aussi d'avoir une gestionnaire
03:48qui m'a laissé beaucoup de liberté
03:52dans la façon dont je souhaitais travailler.
03:56Et voilà, c'est un tout, en fait, qui a pris,
03:59qui a pris et qui nous a permis de monter en compétences.
04:02Une hausse des compétences qui s'accompagne d'une hausse de résultats.
04:06Aujourd'hui, satisfaire tout le monde dans la restauration collective
04:09reste un défi d'équilibriste.
04:11Mais le modèle en direct fonctionne.
04:13Le chef d'établissement, proviseur du lycée Les Horizons,
04:16semble satisfait des retours des usagers.
04:19Souvent, les prestataires de services sont plus intéressants économiquement au départ,
04:23mais après, cet avantage disparaît très souvent.
04:25Je l'ai vu dans d'autres établissements scolaires.
04:28Du coup, c'est quand même bien plus intéressant d'avoir des cuisiniers sur place
04:33qui peuvent aussi répondre à des demandes des élèves,
04:37parce qu'ils peuvent s'adapter facilement et faire des repas à thème.
04:41Une reconnaissance qui paie aussi pour l'équipe de la cuisine.
04:4413 personnes qui retrouvent du sens au travail,
04:47avec de la création et du savoir-faire culinaire.
04:49Malgré toutes ces avancées, le chef reste vigilant,
04:52car le modèle économique reste fragile.
04:54En fait, les objectifs augmentent.
04:56Ça a des coûts.
04:57Bon, c'est qu'on les amortis aussi en essayant de gérer au maximum le déchet.
05:03Moins on a de déchets et moins ça nous coûte, quelque part.
05:10Et côté énergie, on essaye sur les cuissons de retarder au maximum,
05:19de façon à, par exemple, on peut aller mettre un four tout de suite à 6 heures,
05:24mais plus tard, on repousse un petit peu notre façon de travailler.
05:28Si un jour, on met un bœuf label rouge ou local,
05:33ou si on met un poisson frais, par exemple,
05:37on sait que le lendemain, on va faire quelque chose d'un peu plus simple
05:42et faire plus de flux tendu.
05:45Donc, ça fait moins de stockage, moins d'électricité.
05:48On a réussi à donner du sens à ce qu'on faisait, pourquoi on le faisait.
05:54Un cuisinier, une aide-cuisine, prend plaisir aujourd'hui dans mon équipe
05:59à cuisiner du produit frais, à élaborer des desserts,
06:04à faire de la qualité.
06:06Et ça, c'est quelque chose qu'on a construit,
06:09qui nous a pris à peu près 4, 5, 6 ans.
06:12Philippe est le premier à le dire, son travail a beaucoup évolué.
06:15Aujourd'hui, il travaille avec l'informatique pour ses achats,
06:18la gestion des fluides et des menus.
06:20Le site internet macantine.fr, mis en place par le gouvernement,
06:24est aussi un outil numérique efficace,
06:26qui aide à l'organisation et au respect de la loi EGalim,
06:29avec la gestion de commandes ou la proposition de produits et de recettes.
06:33Une réussite donc pour ce complexe scolaire,
06:36mais qui nécessite de nombreux investissements financiers et humains.
06:39Mieux manger, moins gaspiller, un chemin encore long,
06:43mais amorcé dans notre région par de nombreux collèges et lycées.
06:48Sous-titrage Société Radio-Canada
06:53Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations