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  • il y a 13 minutes
Les Émirats arabes unis et le Koweït ont indiqué ce vendredi 20 mars répondre à des attaques de missiles, tandis que l'Arabie saoudite a annoncé avoir intercepté plusieurs drones. De son côté, l'armée israélienne a annoncé mener de nouvelles frappes sur des "infrastructures" des autorités iraniennes dans la capitale Téhéran.

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Transcription
00:00Au départ, il y en a eu une cinquantaine et maintenant on a réduit les effectifs jusqu'à une cinquantaine
00:05de marins français qui demeurent dans la zone.
00:07Et alors ils sont où ? Ils sont au large, ils sont au mouillage ? On a l'impression qu
00:10'ils se sont quand même globalement rapprochés de la côte sur les images qu'on a.
00:16Alors immédiatement, ils se sont rapprochés des eaux intérieures des pays du port, des états du port, soit au mouillage,
00:23soit à quai, pour être en sécurité, sous le contrôle de l'état du port encore une fois.
00:29J'imagine que vous leur avez parlé à certains d'entre eux. Comment vivent-ils cette situation de guerre qui
00:35entre demain dans sa quatrième semaine ? Ils sont toujours sur les bateaux bloqués ?
00:42Alors en fait, les navires, c'est la réglementation internationale, ont un effectif minimum quand bien même il n'y
00:48a pas d'opération commerciale.
00:49Donc les navires sont au stand-by, même à quai. Il faut pouvoir manœuvrer d'urgence et il faut pouvoir
00:54faire la maintenance normale du navire.
00:56Donc il y a un effectif minimum. Les armateurs ont immédiatement pris la décision de réduire ces effectifs au minimum
01:02en collaboration avec les autorités maritimes
01:05qui ont permis de réduire ces effectifs compte tenu qu'il n'y avait pas d'opération commerciale.
01:09Certains étaient présents dès le début du conflit. Une bonne moitié ont pu débarquer et rejoindre leur domicile et être
01:18relevés.
01:18Les autres sont des volontaires et encore une fois dans le cadre d'un effectif minimum à bord de ces
01:23navires.
01:24Vous leur parlez, est-ce qu'ils se sentent menacés ? Parce que j'imagine qu'ils ont dû voir
01:27passer pour certains des missiles, des drones quasiment au-dessus d'eux.
01:33Alors ce qui a été difficile, c'est surtout pour les activités de service, de support aux plateformes pétrolières.
01:40Ce n'est pas pour rien que 20% des hydrocarbures proviennent de cette région.
01:44C'est qu'il y a des plateformes en mer et ça nécessite d'avoir des navires de soutien à
01:48ces activités offshore.
01:50Et ceux-là ont continué l'activité, y compris au-delà du conflit, et ont été particulièrement exposés.
01:56Et ont été, comme vous l'avez dit, près des ports pétroliers, donc près de raffineries, près d'installations pétrolières
02:02portuaires ou en mer,
02:03qui étaient particulièrement visées.
02:05Et pour eux, ça a été extrêmement difficile.
02:08Pour ceux qui étaient à quai ou au mouillage, pour l'instant, on n'a pas eu d'écho d
02:12'événements plus particuliers.
02:14Mais ceux qui avaient une activité plus proche des activités pétrolières, eux, ont été particulièrement exposés et ont subi quelques
02:20nuits très difficiles.
02:21Mais Emmanuel, à quoi ressemble leur vie quotidienne ? Parce que depuis trois semaines, ils doivent commencer à trouver le
02:26temps long.
02:30Alors, le métier de marin, on trouve toujours le temps long.
02:33Qu'on soit en transit ou à quai.
02:36Donc, non, ce qui change, c'est l'environnement particulièrement anxiogène.
02:40Ça, c'est sûr. C'est pour ça qu'on essaye de faire en sorte de diminuer au maximum ces
02:44équipages civils,
02:45qui n'ont pas la formation ni psychologique ni militaire pour être sur ce genre de théâtre d'opération.
02:50Et faire en sorte que, par exemple, des marins réservistes, des marins civils, mais qui ont fait une préparation militaire,
02:56qui sont formés pour ça, viennent remplacer ces effectifs essentiels à l'activité du navire.
03:01Et qu'en plus, il y ait éventuellement des militaires qui viennent renforcer ces équipes
03:06et qui viennent à bord pour assurer les équipages et assurer la sécurité de ces navires,
03:10qui sont essentiels pour nous, parce qu'ils représentent 200 emplois.
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