00:00Raphaël Grabli va nous rejoindre à présent, vous savez qu'on est à trois jours, je crois que ça ne
00:03vous a pas échappé, du second tour des élections municipales.
00:07Bonsoir Raphaël. La question des alliances a dominé la campagne d'entre deux tours, que ce soit les alliances avec
00:12le Rassemblement National ou avec LFI.
00:16Elle agite la campagne, elle déchire, les Républicains dénoncent les accords de la honte conclus entre socialistes, écologistes et insoumis.
00:23On va commencer par la gauche, qu'est-ce que ça donne chez les responsables politiques et puis chez les
00:27électeurs aussi ?
00:28On peut parler de division totale, côté Parti Socialiste, avec d'un côté justement la position d'Olivier Faure, le
00:34premier secréteur, qui assume ses alliances locales PSLFI.
00:38Par exemple à Toulouse, où les deux listes se sont regroupées, derrière François Picmal, le candidat insoumis, on voit la
00:44citation d'Olivier Faure.
00:46« Si j'étais habitant à Toulouse, je voterais François Picmal », c'est ce qu'il disait lundi soir.
00:51Ça n'a pas dû beaucoup plaire à son ancien patron François Hollande, qui demandait le matin même de faire
00:56exactement l'inverse.
00:57La clarté, c'est de ne pas faire d'alliance avec LFI.
01:00Un avis partagé aussi par Jérôme Gage, autre figure du PS, qui parle de Gaudi, d'Olivier Faure et de
01:07masochisme.
01:08Et cette fracture, on la retrouve chez les sympathisants PS avec le sondage Elab pour BFMTV.
01:14Ah oui, c'est 50-50.
01:15Exactement, le résultat, il est sans appel, 50-50.
01:18La moitié est favorable aux alliances PSLFI, la moitié est opposée, fracture à la tête du parti et fracture chez
01:24les sympathisants.
01:26Pardon, je vous ai coupé, la question, elle est bien posée pour des alliances locales.
01:29La question était sur les municipales, pas sur la présidentielle.
01:31Si on regarde à droite, dans le camp de monsieur...
01:33Aucune alliance n'est locale.
01:34Monsieur Faure avait dit qu'il n'y aurait pas d'alliance nationale.
01:37La vérité, c'est qu'aujourd'hui, il soutient des alliances qui se multiplient partout en France.
01:41Avec, de toute évidence, vous l'avez rappelé, avec sa bénédiction.
01:44Et donc, le PS, aujourd'hui, est en train de perdre son âme.
01:47Parce que si les sympathisants socialistes sont divisés,
01:50les Français, eux, dans une écrasante majorité, sont hostiles à ces alliances.
01:53Et ils ont raison de l'être.
01:54Parce que cette trahison, cette trahison de la promesse qu'avait faite Olivier Faure lui-même,
02:00cette trahison de ce que disait le bureau national du PS il y a deux semaines,
02:04qui considérait que Jean-Luc Mélenchon s'était plongé dans l'antisémitisme le plus dangereux,
02:08cette trahison-là, elle n'est pas prête de passer.
02:11Et elle restera comme une tâche indélébile sur l'histoire de notre démocratie.
02:14On regarde à droite ?
02:15Avec joie.
02:15Raphaël ?
02:16Alors, à droite, la situation, elle est en apparence beaucoup plus claire.
02:20Chez LR, les alliances avec le RN, c'est interdit.
02:22Vous vous alliez avec le RN, vous êtes exclu du parti.
02:26Mais il y a quand même une fracture chez LR entre le parti et ses sympathisants
02:31qui ne sont pas forcément sur cette ligne et qui ne sont pas contre des alliances avec le RN.
02:36Toujours, je précise, un marque au municipal au second tour.
02:40Par exemple, ce sondage Ipsos de dimanche dernier que je voulais vous montrer.
02:43Presque deux tiers, François-Xavier Bellamy, 64% des sympathisants LR
02:48auraient approuvé une alliance LR-RN au second tour.
02:51C'était même 72% dans un autre sondage CSR.
02:54Vous êtes où ? Vous êtes dans les 64 ou dans les 36, vous ?
02:57Aujourd'hui, la situation, c'est qu'en France...
02:59Oui, vous.
02:59On a entendu la consigne de...
03:01Vous vous mettez dans les 64 qui sont pour des alliances avec le RN ou dans les 36 ?
03:05Est-ce que vous êtes minoritaire dans votre électorat ?
03:08Non, non, moi je suis majoritaire.
03:09Je crois qu'il faut réunir tous les électeurs de droite
03:11et les réunir derrière les candidats de la droite qui sont aujourd'hui
03:14ceux qui peuvent permettre l'alternance.
03:16Non, non, non, pas du tout, c'est très concret.
03:18Prenez des cas concrets.
03:19Prenez Limoges, prenez...
03:23Nice ?
03:24Mais alors à Nice, pour le coup, c'est deux candidats qui s'affrontent
03:28et qui viennent tous les deux du même camp politique à l'origine.
03:30J'ai parti avec les clés du parti, qui s'appelle Éric Ciotti,
03:33qui s'est enfermé dans le bureau, qui a rejoint Marine Le Pen.
03:37Il y en a un qui a quitté en 2017 et l'autre qui a quitté en 2024.
03:39Ils sont tous les deux partis de notre famille politique.
03:42Alors, je réexplique ce qui aurait un peu raté.
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