- il y a 12 heures
Le grand débat du second tour à Auxerre entre Mathieu Debain, Crescent Marault, Mani Cambefort et Pascal Blaise.
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00:03Ici Auxerre, Municipal 2026.
00:07Troisième débat de cet entre-deux-tours sur Ici Auxerre ce matin.
00:11Les candidats Auxerrois sont avec nous.
00:14Dans trois jours, les Auxerrois qui retournent aux urnes pour ce second tour de l'élection municipale.
00:18Quatre candidats qualifiés.
00:20Au premier tour, Mathieu Debin sans étiquette est arrivé en tête avec 23,7% des voix.
00:25Devant le maire sortant horizon Crescent-Marot, 20,6%.
00:28La liste d'Union de la gauche et des écologistes de Manicampfort, 19,9%.
00:32Qui a depuis fusionné avec Florence Loury.
00:35Et Pascal Blaise, soutenu par le Rassemblement National et l'Avenir Français, 19,5%.
00:41Ce matin, les quatre candidats sont avec nous pour un débat en 15 minutes, une vingtaine de minutes même.
00:47Bonjour à vous quatre.
00:48Bonjour.
00:49Bonjour Thierry Boulant.
00:50Et on va commencer par parler d'argent et de la dette en particulier.
00:56Crescent-Marot, vous affirmez en campagne avoir baissé la dette de 7%, des chiffres contestés par tous vos adversaires depuis
01:03le début.
01:04Certains évoquent même une dette cachée.
01:06Alors y a-t-il une dette cachée à Auxerre ?
01:08Les finances de la ville sont saines puisque tout le monde fait des promesses de campagne.
01:12Monsieur Debin c'est entre 2 et 3 millions.
01:15Monsieur Blaise c'est plus de 2 millions.
01:17Monsieur Camfort c'est entre 3 et 4 millions de dépenses supplémentaires.
01:20Donc tout va bien.
01:21Et d'ailleurs dans le programme de Monsieur Camfort, il est écrit que la capacité d'investissement de la ville
01:26c'est 102 millions sur le mandat, soit 17 millions d'euros.
01:29Donc comment on pourrait avoir une capacité d'investissement de 102 millions si cette ville était mal gérée ?
01:35Donc je suis très surpris qu'on puisse dire qu'il y ait des problèmes financiers et qu'il y
01:39ait des dettes insupportables pour cette ville.
01:41Alors que Monsieur Camfort qui est le seul capable de lire un budget d'une commune actuellement, parmi les autres
01:48candidats, constate qu'il y a bien 102 millions d'euros de capacité d'investissement sur les 6 prochaines années.
01:53Petit rappel, sur le mandat précédent au nôtre, 60 millions ont été investis.
01:57Sur le nôtre on a augmenté de 50%, on a investi 90 millions.
02:01Et sur le prochain mandat, s'ils ne mettent pas en marche toutes leurs promesses de dépenses, on a 102
02:06millions d'euros de capacité d'investissement pour l'Océroi.
02:09– Manicam Fort, alors justement, c'est vrai, tout le monde explique que la ville a une grosse dette, mais
02:16tout le monde a des projets. Comment on les finance ?
02:19– Déjà je remercie Cresson Marot de considérer que le chiffre que j'ai donné dans mon projet est bon,
02:25est juste.
02:27– J'ai le même.
02:27– C'est vrai qu'effectivement, quand on sait lire un budget, ça ne fait pas de mal, surtout en
02:31cette période de désaide budgétaire.
02:33Maintenant, je ne vais pas être désobligeant envers lui, mais quand même, il y a une augmentation de la dette,
02:37puisqu'il a augmenté la dette, on va dire, réelle et la dette indirecte via ce qu'on appelle l
02:41'établissement public foncier et les acquisitions foncières,
02:44tout en augmentant la dette, tout en augmentant les impôts, les taux d'imposition, puisque les impôts vont assez augmenter
02:49durant ce mois.
02:50– C'est ce qui permet de faire vos promesses, M.J. Confort, 4 millions de euros de dépenses.
02:52– Donc, clairement, quand on augmente et la dette et les impôts, je ne peux pas dire non plus que
02:57ce soit une gestion qui soit si saine que ça.
02:59– Mathieu Debin, vous promettez zéro hausse d'impôts, vous expliquez que la dette municipale est en forte hausse, vous
03:06avez des projets,
03:07pareil, comment vous les financez dans ce contexte ?
03:10– Il faut quand même être très clair sur la dette. La dette, au 31 décembre 2019, était d'un
03:15peu plus de 56 millions,
03:16elle est au 31 décembre 2025 de 59 millions. Donc la dette a augmenté d'environ 2 millions et demi.
03:23Mais, en même temps, il y a eu plus de 65 biens achetés par le biais de l'établissement public
03:30foncier pour l'agglomération et la ville.
03:32Mais pour la ville, ça représente 8 millions et demi d'achats. 8 millions et demi d'achats qu'il
03:37faudra payer à l'EPF dans les 5-6 ans à venir.
03:42Parce qu'en réalité, c'est sur 10 ans.
03:44– C'est faux, c'est 14 ans maximum.
03:45– C'est sur 10 ans.
03:46– De toute façon, tu ne connais pas les dossiers, donc tu ne peux pas savoir de quoi tu parles.
03:48– On va se laisser parler.
03:49– Au bout de 10 ans, nous remboursons à hauteur de 25% sur 4 ans, donc ça va en
03:55effet jusqu'à 4 ans.
03:56– On a compris dans ce contexte, comment vous faites ?
03:58– En réalité, c'est donc plus de 11 millions d'euros de dette qui a été augmentée durant ce
04:05mandat.
04:06Soit 20% d'augmentation.
04:07Et en même temps, M. Comfort a raison, c'est 35% d'impôts fonciers en plus que tous les
04:13océrois ont pu constater.
04:14– Décidément, ce matin, j'ai souvent raison.
04:15– Donc comment vous faites pour financer vos projets dans ce contexte municipal ?
04:19– Vous pouvez baisser la fiscalité, s'ils veulent.
04:20Il y a 10 millions d'euros d'excédents sur le budget de fonctionnement de la ville.
04:23– On a une capacité d'investissement que je situe entre 15 et 17 millions d'euros par an.
04:27Nous resterons dans cette capacité d'investissement.
04:31– C'est bien de reprendre le chiffre que je suis le seul à avoir annoncé dans mon projet.
04:34– Non.
04:34– Pascal Blaise, vous ne vous êtes pas encore exprimé sur cette dette.
04:38– C'est le double entre 14 et 2020.
04:40Ça, c'est le bilan.
04:42Les équilibres financiers de la ville font qu'on peut investir deux fois plus qu'entre 2014 et 2020.
04:47– La réalité, en 2020, on disait entre 10 et 12 millions d'euros.
04:54– Il serait sympathique qu'on arrête les chamailleries qu'on a connues hier.
04:57– S'il baisse la fiscalité, s'il ne s'y en a pas avant, c'est plus 17 millions
04:59d'euros par an, c'est 8 millions d'euros par an.
05:01– Mais M. Blaise vous donne son temps de parole depuis le début.
05:04– Voilà, hier, dont des chamailleries permanentes ont eu lieu au cours du débat,
05:09il serait sympathique qu'on n'y renouvelle pas ce matin.
05:11Bon, moi je dirais, les chiffres, on leur fait lire ce qu'on veut.
05:14Et on les interprète comme on veut.
05:16Donc, si nous sommes aux commandes, nous ferons un audit qui sera indépendant.
05:21Et nous aurons véritablement la véritable situation de la ville.
05:24– Mais vous avez un plan de désendettement, vous savez qui paiera en fait cette dette ?
05:28– Qui paiera, je dirais, avec des économies, on arrive à faire un plan de désendettement.
05:32Il n'y a pas de problème.
05:33– Il n'y aura pas d'augmentation d'impôts ?
05:34– Je l'ai déjà dit, et je le répète.
05:37– Un mot à présent des déchets, la réforme de la collecte des déchets
05:40avec la mise en place des points d'apport volontaire
05:43a été l'une des orientations les plus contestées de votre mandat, Crécent Marot.
05:48Vous avez annoncé hier chez nos confrères de Lyon républicaine
05:50qu'il fallait peut-être y mettre un stop.
05:52Alors pourquoi maintenant, à trois jours du deuxième tour ?
05:55– Le rôle d'un maire, c'est d'écouter ce que disent les citoyens,
05:58surtout dans le cadre d'une campagne, parce que c'est un grand rendez-vous.
06:01– Mais il y a des voix qui s'élèvent depuis très longtemps.
06:03– Non, en tout cas, clairement, on avait dit qu'on faisait une expérimentation.
06:06Il y a des voix qui se sont élevées, et face à ces voix qui se sont élevées,
06:09on a dit, ok, il y a des interrogations, on fait une expérimentation.
06:13Malgré l'expérimentation, donc on ne va pas lui laisser le temps de terminer,
06:16il y a des voix qui continuent à s'élever,
06:18donc il y a des gens qui se sont clairement exprimés auprès de moi,
06:21donc c'est le but aussi d'une élection, c'est de retourner au contact,
06:23et de dire, voilà ce qu'on a fait, vous êtes d'accord, vous n'êtes pas d'accord,
06:25vous aimez, vous n'aimez pas, et clairement, même si j'explique,
06:29les gens me disent, écoute, Cressan, il faut dire stop.
06:31Eh bien j'écoute, je dis stop, c'est aussi le rôle d'un maire
06:35et sa capacité à écouter, à dire, je fais des erreurs,
06:38eh bien j'en tiens compte, et puis quand même,
06:41parce que personne ne propose rien.
06:43C'est-à-dire que la loi AGEC va doubler le prix de la gestion
06:46et de la collecte des déchets,
06:47et tout le monde dit, on ne fait rien, on rase gratis.
06:50Et nous, ce qu'on fait, c'est juste chercher les solutions.
06:52On va retourner voir les océrois en disant,
06:54attention, il faut qu'ensemble, on essaye de trouver des solutions,
06:57sinon, à la fin, c'est vous qui allez payer.
07:00Pascal Blaise, vous promettez l'arrêt immédiat de cette réforme,
07:02mais des équipements ont déjà été installés,
07:06ailleurs dans l'agglomération océroise,
07:09combien ça... d'abord, est-ce qu'on les garde, ces équipements,
07:12ou est-ce qu'on enlève tout et partout ?
07:14On revient à la base, c'est-à-dire du porte-à-porte partout à Auxerre,
07:18et les maires consulteront leurs citoyens dans l'agglomération
07:21pour savoir ce que les citoyens veulent,
07:23du porte-à-porte ou du point d'apport volontaire.
07:26Mani Comfort, vous voulez maintenir les six déchetteries,
07:29arrêter les points d'apport volontaire,
07:30en tout cas faire un panachage, vous, dans l'agglomération.
07:33Je rappelle déjà qu'autour de la table,
07:36or, le maire, puisque c'est lui qui portait cette réforme,
07:38je suis le seul à m'être impliqué dans le collectif Auxerre.
07:42Ça collecte en porte-à-porte.
07:43Eh bien si, vous vous êtes contenté d'assister aux réunions.
07:45Non, non, je me suis engagé, j'ai voté contre,
07:46je n'ai pas été invité.
07:47Ah si, vous avez été invité.
07:48Non, non, pas du tout, c'était un groupement de gauche.
07:51Vous êtes contenté de vous être planqué au centre de gauche.
07:54On va laisser Mani Comfort terminer, finir de développer.
07:57C'est normal qu'il y a ceux qui pourraient répondre.
07:59Il y a ceux qui bossent et il y a ceux qui essaient de récupérer.
08:00Ça, c'est votre façon de faire de la politique,
08:05de la récupération politique.
08:06Nous, clairement, au niveau du collectif Auxerre,
08:09ça collecte en porte-à-porte.
08:10On ne s'est pas contenté uniquement d'analyser,
08:12de contester la réforme proposée par le maire actuel.
08:16On a aussi fait une proposition.
08:18Bon, sans mauvais jeu de mots,
08:18la proposition qu'on lui a donnée,
08:20il l'a mise à la poubelle.
08:21C'était des dépenses en plus ?
08:22Ça, c'est son choix.
08:23Non, il y avait aussi des dépenses en plus.
08:26Clairement, la réforme des déchets,
08:27moi j'avais dit déjà à l'époque,
08:28si on l'a traduit en une phrase,
08:30c'est payer plus pour avoir moins de services publics.
08:32Parce qu'aujourd'hui, clairement,
08:34on est d'accord sur les enjeux
08:35respecter la loi dite AGEC,
08:37mieux collecter et traiter nos déchets.
08:39Il y a la loi climat et résilience.
08:41Il y a la loi climat et résilience.
08:42Maintenant, on sait très bien,
08:43il y a des études de l'ADEME,
08:45l'Agence de l'Environnement et de Maîtrise de l'Énergie,
08:48qui montrent très bien qu'avec des points d'apport volontaire,
08:50la qualité du tri diminue.
08:52Donc, ce que vous économisez d'un côté,
08:53vous allez le payer de l'autre,
08:55avec des services publics en moins.
08:56Et s'agissant des points d'apport volontaire,
08:58on avait aussi dit, dès le départ,
09:00qu'il y avait un vrai sujet
09:01sur les personnes en situation de handicap
09:03ou les personnes en perte d'autonomie.
09:05Il a fallu attendre un an,
09:07même plus,
09:07puisque c'était à l'automne 2025,
09:09pour que l'agglomération décide finalement
09:10de verser aux communes
09:125 euros par personne et par mois
09:17pour justement que les agents
09:18des différentes communes
09:19prennent les poubelles de ces personnes-là
09:21pour aller les mettre en point d'apport volontaire.
09:24– Ce qu'on a économisé d'un côté,
09:28on le paye de l'autre.
09:29– Les gens des quartiers
09:30peuvent aller au point d'apport volontaire.
09:31On s'en fout que les gens soient handicapés ou pas.
09:33– Vous êtes très en avance sur le temps de parole.
09:34Mathieu Debin, sur cette question,
09:37est-ce que vous êtes sur la même longueur d'onde
09:38que Manicam Fort ou pas du tout ?
09:40– Pour faire simple,
09:41oui, on est sur la même longueur d'onde.
09:44On s'est battus ensemble
09:45pour stopper cette réforme.
09:47Par contre, moi je constate quand même
09:50qu'il y a dix jours,
09:53M. Marot a donné son programme
09:54à tous les océrois,
09:56il n'y avait pas cette nouvelle réforme.
09:57C'est en réalité,
09:59M. Camfort a fait de la tambouille politique
10:02entre les deux tours avec Mme Loury,
10:04et là ça s'apparente également
10:06à une tambouille politique
10:07pour sauver un poste.
10:09Moi la question que j'aimerais
10:10vous poser, M. Marot,
10:14à trois jours,
10:14on va avoir chacun son rôle,
10:19je vais poser les questions.
10:20– Oui, mais j'aimerais savoir
10:21si c'est un stop.
10:22– On va faire une petite pause promo.
10:23– Non, non, mais j'aimerais savoir.
10:26Ici Matin, reviens dans un instant.
10:31– Sur France Télé.
10:36– Ici Auxerre,
10:39toute la journée.
10:40– Actu local.
10:41– Débat et bonne humeur.
10:42– Et bonne humeur.
10:43– Débat dans le faux-deux-tours.
10:44– Pour cette élection municipale
10:46à Auxerre avec les quatre candidats,
10:48Cressan Marot, Mani Camfort,
10:50Pascal Blaise et Mathieu de Bain.
10:52Un dernier mot, Cressan Marot,
10:54sur les poubelles.
10:55C'est vrai qu'en fait,
10:56quand on lit votre programme,
10:57il n'y a pas un mot sur les poubelles.
10:58– On est en expérimentation.
11:00Ça a été voté à Moneto,
11:01à une grande majorité.
11:02– C'était quand même un gros débat.
11:03– Oui, il y a une expérimentation
11:04et tout le monde a voté quasiment.
11:06On fait l'expérimentation
11:07et après on regarde ce qui marche
11:08et ce qui ne marche pas.
11:09Et je rappelle quand même,
11:09parce que pour ceux qui disent
11:11on remet le porte-à-porte
11:12pour les gens qui ont des problèmes
11:13de mobilité, etc.,
11:14ça ne pose aucun problème
11:15dans les quartiers.
11:16On ne s'en soucie pas.
11:17Et parfois, les points d'apport volontaire
11:18ne sont pas du tout PMR.
11:19Donc c'est marrant,
11:19il y a deux poids, deux mesures.
11:20– On termine sur ce chapitre
11:23pour en aborder un autre.
11:25Deux projets majeurs définissent
11:26l'Auxerre de Demain,
11:28l'écoquartier Batardeau-Montardouin
11:30et la future halle de l'Arc-Buse.
11:33– Pas pour M. De Bain,
11:34on ne veut pas.
11:35– Eh bien Mathieu De Bain,
11:36quel est votre projet
11:37pour ce quartier Batardeau-Montardouin ?
11:39– Alors, on va parler de l'Arc-Buse,
11:41M. Marot me lance dessus.
11:43– Oui, c'est une petite cuisine.
11:44– En effet, je ne pense pas
11:47qu'il faut réinvestir 8 millions et demi
11:50dans ce marché.
11:52Le constat que je fais,
11:53c'est que le mardi,
11:57il n'y a plus personne
11:58et le vendredi,
11:59il y a peu de monde
11:59qui vient de nos marchés.
12:00En tout cas,
12:01ça ne fait pas revivre
12:01notre centre-ville.
12:02Et ce que me demandent
12:03les Océrois,
12:04c'est de revitaliser notre centre-ville.
12:05Donc moi, je souhaite faire
12:06une halle plus petite
12:07de centre-ville
12:09ouverte plus de jours
12:10et qui, des jours de marché,
12:12s'entoure d'un marché.
12:13Parce que c'est comme ça
12:14qu'on donne envie
12:15aux Océrois
12:16de revenir au centre-ville
12:17et de vivre un moment particulier
12:19qui est un moment du marché.
12:20Et si on a plus de flux
12:21en centre-ville,
12:22on aura plus de monde
12:23qui passeront devant nos boutiques,
12:25qui rentreront dans nos boutiques
12:26et on peut espérer
12:27dans un deuxième temps
12:28attirer également
12:28de nouveaux commerces.
12:29– Mathieu, quelle surface d'a halle ?
12:30– Non, on ne va pas se poser des questions.
12:32– Il parle d'un à 1000 mètres carrés.
12:34– Pascal Blaise
12:34qui est très en retard
12:35sur le temps de parole.
12:35– Les commerces au marché,
12:36c'est 2000 mètres carrés.
12:37Qu'est-ce qu'il fait
12:38la moitié des commerces ?
12:39– Je vous l'ai dit,
12:39c'est un marché de rue.
12:40– Tu le mets dehors.
12:41– Un marché de rue
12:41comme à celle-là.
12:42– Merci, messieurs,
12:43de respecter un peu
12:44le temps de parole.
12:45– Comme à celle-là,
12:46en ordre.
12:47Pascal Blaise,
12:48ce projet de halle
12:51ou de...
12:53– Vous en perdiez.
12:54– De halle,
12:55de marché
12:57et de rénovation du marché.
12:59Vous, c'est quelque chose
13:00qui vous va ?
13:00Vous avez un projet
13:01dans ce sens ou pas ?
13:02– Voilà.
13:02Donc, c'est tout simplement.
13:03Je dirais que la halle
13:05ne peut pas se faire
13:06sans la rénovation
13:08du parking.
13:08C'est clair.
13:09Donc, il faut le dire
13:11aux gens.
13:12Et donc, c'est un projet
13:13au bas mot
13:13à 20 millions d'euros.
13:15Donc, à chaque élection,
13:17on ressort des Arlésiennes,
13:18on refait une halle,
13:20on refait un projet...
13:21– On les a faits,
13:21les Arlésiennes,
13:22monsieur Blaise.
13:22On ne les ressort pas,
13:23nous, on les traite.
13:24– Allez-y.
13:24– Mais en attendant,
13:25vous les sortez opportunément
13:26avant les élections.
13:27– Absolument pas.
13:27– Mais si, mais si.
13:28– La Lysa, c'est nous.
13:30La Cernam, c'est nous.
13:31Les silos, c'est nous.
13:32La Salle de la Bèche, c'est nous.
13:33Le conservatoire, c'est nous.
13:35– Donc, ce projet
13:36à 20 millions d'euros
13:37qui, de toute façon,
13:38devra être accompagné
13:40de la rénovation du parking,
13:41a-t-on les moyens de financer ?
13:43Je ne pense pas.
13:44Et donc, l'audit nous dira...
13:45– 102 millions
13:46d'incapacité d'investissement.
13:47– Monsieur Marot,
13:48s'il vous plaît.
13:50– Oui, monsieur.
13:50– Bon, bon.
13:51Vous avez déjà usé
13:52de votre condescendance habituelle
13:54tout à l'heure
13:55sur le budget.
13:56N'insistez pas trop...
13:57– C'est de la réalité.
13:58– Bah non.
13:59– Donc, pour vous,
14:01il n'y aura pas de projet
14:02sur le marché ?
14:03– Nous sommes pour une rénovation
14:05du marché tel qu'il est,
14:07le mettre en valeur.
14:08Et je dirais que,
14:09pour l'instant,
14:10les moyens de la ville
14:11ne permettent pas
14:12une rénovation
14:13et la création d'une halte,
14:14pas plus que la rénovation
14:15d'un parking.
14:15C'est simple.
14:17– Alors, Manny Campfort.
14:18– Oui, me concerne.
14:18Moi, je n'adhère pas du tout
14:19au concept de marché à roulettes
14:21de Mathieu Debin
14:22parce que, clairement,
14:23le mettre place des Cordeliers,
14:24ce serait condamner la place des Cordeliers
14:25ne servira plus qu'à ça.
14:26– Il n'est pas parlé
14:27de plus des Cordeliers.
14:28– Sachant qu'en plus,
14:29vous avez évoqué deux sites.
14:30– Vous avez évoqué deux sites.
14:31– Vous avez évoqué deux sites.
14:33– Vous voulez la végétaliser,
14:36retirer des voitures.
14:36– Quant au carré du Temple,
14:38quand on examine un peu la situation,
14:40ce serait emboliser la rue du Temple.
14:41Et clairement,
14:42on peut le faire une fois par an
14:46lors de la force à Martin
14:47et clairement le faire tout le temps,
14:48ça ne va pas fonctionner.
14:49– Ça serait revivre.
14:50– Là où je suis d'accord
14:51avec M. Marot,
14:52c'est que je considère
14:53que le marché doit rester
14:54à l'arc-buse
14:55sachant que ça n'empêche
14:56pas du tout
14:56des fluences entrevilles.
14:57Il n'y a qu'à regarder
14:57par exemple quand on fait
14:58le marché de Noël
14:59sur le site de l'arc-buse.
15:01– C'est quand même pas chouette
15:02le marché de Noël à l'arc-buse.
15:04– Là où j'ai une différence,
15:05j'ai pris cet exemple,
15:05ou la force à Martin,
15:06là où j'ai une différence
15:07avec lui,
15:08là où j'ai une différence
15:09avec Cressin-Marot,
15:10c'est que je considère
15:11qu'il faut refaire une halle
15:12sur le site actuel
15:14vraiment de l'arc-buse,
15:15remonter le marché
15:16d'un niveau
15:17et effectivement,
15:17ça s'accompagne
15:18de la rénovation
15:19du parking de l'arc-buse,
15:20mais on n'a pas le choix.
15:21Ce parking,
15:22il a été construit
15:23à une époque
15:23où on roulait
15:23en deux chevaux
15:24et en quatre ailes.
15:25Aujourd'hui,
15:25il est sous-utilisé
15:26parce que les places
15:27sont trop étroites
15:28et l'entrée même
15:28est trop étroite.
15:29Si on veut avoir
15:30un parking qui soit utilisé,
15:32il faut en passer par là.
15:33Je trouve que l'estimation
15:35de 20 millions
15:35est excessive, honnêtement.
15:36– Mais c'est peur,
15:37c'est fait exprès.
15:37– C'est évidemment fait exprès.
15:39À un moment,
15:40toutes les grandes villes,
15:41il n'y a qu'à regarder
15:42Sans, Joigny,
15:42on a un marché couvert.
15:44À un moment,
15:44on doit garder un marché couvert.
15:46– Monsieur Blaise,
15:47vous êtes très en retard.
15:48On n'a pas parlé
15:48de l'éco-quartier
15:51Batardeau-Montardouin.
15:51Les silos sont tombés.
15:53Il faut bien en faire quelque chose.
15:54Qu'est-ce que vous faites
15:55sur ce quartier-là ?
15:57– Alors, je l'ai dit
15:57et je le répète,
15:58je dirais que c'est un projet,
15:59on va dire pharaonique,
16:00mais un projet d'avenir.
16:01Il faut s'occuper
16:02de ce quartier.
16:03Et à partir de là,
16:04je dirais,
16:05mettre un hôtel 4 étoiles
16:06avec un spa
16:07alors que d'autres
16:10vont déjà en ferrains,
16:11il y aura une rénovation
16:12complète d'un hôtel
16:13de bon niveau
16:14au centre-ville.
16:15D'autres existent aujourd'hui
16:17et ne demandent qu'à travailler.
16:18Je dirais,
16:19c'est un projet pharaonique
16:20de métropole.
16:21Or, au serre,
16:22a une communauté d'agglomération
16:24de 67 000 habitants.
16:25Alors, je veux bien
16:26qu'on fasse révéler les gens.
16:27– Et on a un club de Ligue 1.
16:28– Eh bien, bien entendu.
16:30– Et on n'est pas une métropole,
16:31on a un club de Ligue 1.
16:33– Justement,
16:34ça prouve quelque chose.
16:35– Justement,
16:35la JO Serre
16:36qui veut moderniser
16:37la baie des Champs,
16:38pour cela,
16:38la cession d'un terrain
16:39de camping municipal au club
16:40a déclenché une guerre juridique.
16:43Mani Camphort,
16:43Florence Loury
16:44est désormais sur votre liste.
16:46Que faites-vous concrètement
16:48de ce dossier
16:48si vous êtes élu ?
16:49Vous négociez,
16:50vous attendez,
16:51vous repartez à zéro ?
16:52– On a été très clair
16:53puisqu'on s'est exprimé
16:54publiquement sur le sujet.
16:56Clairement,
16:57on soutient totalement le projet,
16:59on maintient les engagements pris.
17:00Je rappelle que,
17:01notamment à la partie
17:02espace public,
17:03c'est financé par la ville d'Ausserre,
17:05la communauté d'agglomération,
17:06le département et la région
17:08qui est aussi à majorité
17:09de gauche et écologiste.
17:10– Et l'État.
17:11– Et l'État.
17:12Et nous,
17:12nous tiendrons
17:12les engagements pris.
17:14Il y a un sujet,
17:15le sujet du camping
17:17se réglera à la mairie
17:19et non au tribunal administratif.
17:20On a été très clair
17:21sur le sujet.
17:21– Donc,
17:22il y aura une discussion
17:22de nouveau à la mairie
17:23et cette tambouille,
17:24cette tambouille pour…
17:26– Ce n'est pas une tambouille,
17:26c'est très clair.
17:27– Pour ne pas perdre la face.
17:27– C'est extrêmement clair.
17:29– Vous êtes favorable
17:29ou pas favorable
17:30au projet de l'AGM ?
17:31– Je suis favorable.
17:33– Je suis favorable.
17:33– J'avais un droit de retrait
17:35parce que je suis salarié
17:36de l'AGA,
17:37je suis kiné depuis plus de 25 ans.
17:38Et je sais l'importance
17:39de l'AGA au niveau économique.
17:40– En tout cas,
17:40vous pouvez l'exprimer
17:41en dehors du conseil municipal.
17:42– Mais en tout cas,
17:43une écologie qui empêche
17:44le développement de l'AGA
17:46est une écologie
17:47qui punit tous les océrois.
17:48– Monsieur Blaise.
17:49– Globalement,
17:50l'écologie aujourd'hui
17:50se résume à la punition permanente.
17:53Donc, c'est extrêmement simple.
17:54À partir de là,
17:55que le camping soit vendu
17:56à l'AGA
17:57pour qu'elle se développe,
17:58c'est une très bonne chose.
17:59Mais tout simplement,
18:04c'est de prévoir un plan B
18:05pour refaire un camping
18:06quand on a l'ambition
18:08de venir faire du tourisme
18:09de masse à Auxerre.
18:11– Sur le sujet,
18:11non, je n'ai pas fini.
18:12Sur le sujet,
18:12je vois bien les caricatures
18:13qui sont faites.
18:14Évidemment,
18:15à quelques jours des élections,
18:16c'est très pratique
18:16de caricaturer la position des autres.
18:20– Non, ça fait des mois.
18:21– Moi, j'ai toujours voté
18:23les délibérations.
18:24– Oui, mais Mme Loury
18:25a toujours voté contre.
18:26– Oui, mais les électeurs
18:27ont tranché, M. Debin.
18:28Les électeurs ont tranché
18:29au soir du premier tour.
18:30– Oui.
18:30– Point.
18:31– Donc, il n'y a plus de débat.
18:32– Elle n'est pas pu passer
18:33au deuxième tour grâce à ça.
18:34– Il n'y a plus de débat.
18:36– Donc, Mme Loury
18:38s'alignera sur votre position.
18:40– Oui, ma position,
18:40elle a été claire.
18:41– Oui, mais est-ce qu'elle s'alignera ?
18:43Ce n'est pas si clair.
18:44– Il nous reste trois minutes
18:44pour conclure.
18:45– Il nous reste trois minutes
18:46pour conclure.
18:47– M. Boulan,
18:47j'aimerais dire quelque chose
18:48sur la GIA.
18:49– Mais oui, mais vous êtes en…
18:50– Je suis le seul
18:50à avoir soutenu la GIA
18:51depuis le début.
18:52– Oui, mais vous êtes aussi
18:53celui qui a fait la délibération
18:54qui a été retoquée
18:55par le tribunal administratif.
18:57– Oui, mais justement,
18:57c'est un vrai sujet politique.
18:58Et c'est tout le problème
18:59de cette fusion
18:59de la gauche improbable
19:00qui nous amène
19:01le retour en arrière.
19:02Parce que Mme Loury
19:03n'a pas dit publiquement,
19:05et moi, c'est ce que j'attends,
19:06qu'elle arrête
19:06la procédure judiciaire
19:08contre le projet de la GIA.
19:09– Mais le tribunal administratif
19:11a retoqué la délibération.
19:13Est-ce que vous ne vous sentez pas ?
19:14– Mais il faut qu'elle arrête son recours.
19:15– Est-ce que vous n'avez pas
19:16une responsabilité là-dedans ?
19:18– Absolument pas.
19:19– Ça veut dire que
19:19si le tribunal l'a retoquée,
19:21ça veut dire qu'elle était mal faite.
19:22– On l'a reprise,
19:23la vente est en cours.
19:24Donc il faut qu'elle nous dise
19:26ouvertement,
19:26ça ne se règle pas
19:27dans un conseil municipal.
19:28Ça se trouve,
19:29le maire n'aura pas la majorité.
19:30– On n'a plus le temps.
19:30– Donc il faut qu'elle prenne
19:31ses responsabilités
19:32et qu'elle dise publiquement
19:33j'arrête.
19:34– M. Blaise qui va conclure.
19:36M. Blaise, vous êtes en retard
19:37sur le temps,
19:38vous avez 45 secondes
19:39pour conclure.
19:40– Comme d'habitude.
19:41Je dirais que le choix est simple
19:42et on le voit
19:43au fur et à mesure des débats.
19:44Les Océrois ont le choix demain.
19:47Donc, et dimanche en particulier,
19:49de choisir entre quatre listes.
19:52Deux listes macronistes
19:53représentées par M. Demain
19:54et le maire sortant,
19:55qu'on le veut ou non.
19:56– Nous c'est l'union de la droite
19:57et du centre.
19:57– Non, non, mais regardez
19:59l'état de la droite
20:00et la présidente.
20:00– Non, non, mais ils sont
20:01sans édite.
20:01– Regardez l'état de la droite
20:02aujourd'hui national,
20:04ils ne savent même plus
20:04où ils habitent.
20:05– Est-ce qu'on peut laisser parler
20:06les candidats ?
20:06– Et donc, et une liste de gauche
20:09avec un accompagnement tacite
20:12et un soutien de LFI.
20:13Voilà la question
20:14qui se pose aux Océrois.
20:14– Relisez leurs communiqués.
20:16– Monsieur Demain,
20:16c'est la gauche masquée.
20:17– Monsieur, monsieur Campfort.
20:19– Mais le bloc central,
20:20c'est tout.
20:22C'est tout.
20:22Donc, il faut le dire
20:24aux Océrois.
20:25Il ne faut pas avancer masqué,
20:26se mettre derrière des étiquettes.
20:28– Monsieur Campfort,
20:28vous avez 30 secondes
20:29pour conclure de votre côté.
20:31– Ah, c'est toi qui conclut ?
20:31– Non, chacun a 30 secondes
20:34pour conclure.
20:34– Vous avez vu
20:35que ce serait physique.
20:35– Conclure ce débat.
20:37Moi, je vois bien aujourd'hui
20:38qu'au soir du premier tour,
20:39il y a quatre listes
20:40qui sont au coude à coude.
20:41Mais il y avait une élection
20:42dans l'élection à gauche
20:43puisque la gauche
20:44n'avait pas réussi à s'entendre.
20:45Aujourd'hui,
20:45il n'y a plus qu'une liste de gauche
20:46qui nous donne
20:47une très forte dynamique.
20:48J'entends bien
20:50que mes adversaires
20:51aujourd'hui sont dans la caricature
20:52parce qu'on sent
20:53un signe de fébrilité.
20:55Mais clairement,
20:56la caricature n'est jamais
20:57bonne conseillère
20:57au moment des élections.
20:58Et ce qui compte,
20:59c'est ce qu'on propose
21:00pour les Océroises et les Océrois.
21:01Moi, ces histoires
21:02d'étiquettes, machin,
21:03je m'en fiche.
21:04Clairement, ce qui m'intéresse,
21:05c'est ce qu'on propose
21:06pour les Océroises
21:07et les Océrois.
21:08Monsieur Cressan-Marou,
21:08vous avez 30 secondes.
21:0930 secondes ?
21:10Moi, je dis tout simplement,
21:12vous avez le choix.
21:14Soit on arrête l'ALISA
21:15et l'AGIA
21:16avec les recours abusifs
21:16de Mme Loury,
21:17soit on arrête l'Arquebus,
21:19soit on arrête le port.
21:20Donc, tous ces projets
21:21qui sont soutenus
21:21par les Océrois,
21:23il n'y a que nous
21:24qui les défendons
21:24depuis le début
21:25et que nous le portons
21:26avec courage et transparence.
21:28Mathieu Debin,
21:29on vous laisse le mot de la fin.
21:30Vous avez 45 secondes,
21:30vous êtes en retard.
21:31Eh bien, écoutez,
21:32moi, le soir du premier tour,
21:34les Océrois m'ont apporté
21:37leur confiance
21:38et ont mis ma liste
21:39en première position.
21:41L'enseignement de ce premier tour,
21:43c'est qu'après la tambouille politique
21:45de la gauche
21:46et de l'extrême gauche,
21:47la seule possibilité demain
21:49d'avoir un maire,
21:51c'est soit M. Comfort,
21:52soit moi.
21:53Nous sommes très différents.
21:55Je suis resté sur mes positions.
21:57J'ai monté un projet
21:58avec l'ensemble des Océrois.
22:00Je suis, demain,
22:02si les Océrois me font confiance,
22:03je ne serai pas le maire
22:05d'un camp ou d'un clan,
22:06je serai le maire
22:06de tous les Océrois.
22:07Je suis le seul
22:08à pouvoir rassembler
22:09l'ensemble des Océrois
22:10dimanche prochain.
22:11Merci à tous les quatre
22:12d'être venus ce matin
22:14à ce débat.
22:15Et on n'a pas débordé.
22:16Et on vote,
22:17on vote dimanche,
22:18dimanche à Auxerre
22:20et dans 8 autres communes
22:22de Lyon.
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