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00:00Quelques heures, 16h30 précisément avant que la campagne de l'entre-deux-tours des municipales se termine.
00:06On conclut ce matin notre tour des trois plus grandes villes de la Loire.
00:10Et pour ce débat, nous sommes à Rouen, 35 000 habitants, la ville tenue par la droite depuis 2014 pour
00:16interroger les candidats.
00:17Nous sommes deux, bonjour Louise Thaumann.
00:19Bonjour David, bonjour tout le monde.
00:20Journaliste ici, Saint-Etienne-Loire, vous avez couvert la campagne municipale justement à Rouen, une triangulaire.
00:26Pour ce deuxième tour, les trois candidats sont en studio avec nous.
00:30On va vous les présenter par ordre de résultat dimanche dernier.
00:33Bonjour Yves-Nicolin.
00:34Bonjour.
00:35Vous êtes le maire sortant de Rouen avec 49,1% des suivrages.
00:39Vous avez frôlé la réélection dès le premier tour dimanche dernier à 86 voix près.
00:44Vous venez d'avoir 63 ans, ça fait plus de 30 ans que vous faites de la politique.
00:48Député de la Loire, maire de Rouen, parfois les deux en même temps.
00:51Et vous briguez un nouveau mandat dans la sous-préfecture de la Loire.
00:54Et bonjour Franck Besson.
00:55Bonjour.
00:55Candidat de l'Union de la Gauche à Rouen, votre liste, l'avenir à gauche en Rouenais a rassemblé 24%.
01:00Dimanche dernier, vous avez 39 ans, vous êtes élue d'opposition à la mairie depuis 2020.
01:04Vous faites partie du collectif 88% et vous souhaitez incarner une alternative à gauche après donc deux mandats de
01:10droite à Rouen.
01:11Bonjour Fanny Fénoux.
01:12Bonjour.
01:13Vous avez un parcours politique particulier.
01:15Vous avez été élue en 2020 sur la liste d'Yves-Nicolin.
01:18Vous étiez adjointe au maire avant que le maire ne vous retire vos fonctions et délégations en 2024.
01:23Maintenant, vous êtes opposé au maire sortant sur une liste d'hiver droite qui a fait 20% des voix
01:29dimanche dernier.
01:29Voilà, vous connaissez les trois candidats pour ce débat rouenais.
01:32On sera très vigilants, bien sûr, au temps de parole pour ce débat, le débat du deuxième tour à Rouen.
01:38C'est maintenant et c'est jusqu'à 8h.
01:44On vous le disait, trois listes arrivées au-dessus de 10% à l'issue du premier tour, c'est
01:49la barre nécessaire pour se maintenir.
01:51Trois listes donc qui se maintiennent.
01:52Il y en avait une quatrième, celle de Madine Ouiba qui n'a fait que 6%.
01:56Difficile dans cette situation de bousculer les équilibres.
02:01Franck Besson, je commence par vous.
02:02Vous avez reçu dans cet entre-deux-tours le soutien de la France Insoumise, un parti qui n'avait jusqu
02:08'à présent donné aucun soutien officiel dans la campagne municipale à Rouen.
02:12Est-ce que c'est possible de changer l'équilibre avec ce soutien maintenant ?
02:17Ça va être aux électeurs et électrices de la France Insoumise de choisir maintenant s'ils soutiennent la dynamique, ça
02:23n'a pas été le cas jusqu'à présent.
02:26Voilà, en tout cas, aujourd'hui, on a l'ensemble des forces politiques de la gauche qui sont réunies autour
02:31de ma candidature.
02:32C'est une bonne chose.
02:33Les Rouenais et les Rouennes nous ont placés en seconde position, vous l'avez dit, lors du premier tour.
02:38Notre objectif, ça va être de convaincre justement les abstentionnistes et puis les électeurs qui sont positionnés sur d'autres
02:46listes, de rejoindre notre dynamique.
02:50Voilà, avec un projet qui rassemble autour des valeurs de démocratie, de justice sociale, de démocratie, évidemment de lutte contre
02:59le racisme, l'antisémitisme, contre les discriminations de tout type.
03:04Et on est très fiers de cette dynamique.
03:05Est-ce que c'est quand même de nature à faire doubler votre score ? Parce qu'il faut quand
03:09même quasiment ça pour passer devant Yves-Nicolas.
03:11Les électrices et les électeurs le décideront. En tout cas, nous, on a travaillé toute la semaine pour faire ce
03:16travail-là.
03:16On a rencontré des gens, on a encore de nombreux événements dans les différents quartiers de la ville cette journée.
03:22Et nous verrons bien dimanche soir.
03:25Fanny Fé, vous vous représentez cette candidature d'hiver droite.
03:29Vous souhaitez une rupture avec ce qu'on peut appeler l'air Yves-Nicolas.
03:33Est-ce qu'il y a eu la tentation, ou en tout cas une réflexion, de s'allier avec Franck
03:37Besson dans l'entre-deux-tours pour passer à autre chose, à Rouen ?
03:41Alors, depuis le début, je suis toujours restée sur ma ligne.
03:45C'est-à-dire que si je me suis présentée, c'est ni par vengeance, ni par une envie de
03:51vouloir critiquer ce qui a été fait.
03:54C'est plus une candidature pour pouvoir changer les choses.
03:57Effectivement, il y a un système qui est mis en place.
03:59Et ça, je l'ai dit depuis le début.
04:00Après, un rapprochement avec Franck Besson.
04:05Compliqué politiquement.
04:07J'ai quitté les LR.
04:08Il y a plusieurs parties auprès de Franck Besson.
04:12Ce n'était pas mon objectif.
04:13Mais ça arrive qu'on s'entende.
04:14Quand on a vraiment envie de passer à autre chose dans une commune, on voit parfois des alliances de circonstances.
04:22Oui, ça arrive.
04:23Mais là, pour le coup, non.
04:24On est arrivés, on va dire, à faire 20%.
04:27On nous prédisait de faire 10%.
04:29Ça veut dire quelque chose, faire 20% quand on apparaît comme ça ici dans ce paysage rouennais ?
04:36Quand on part de zéro, oui.
04:38Aujourd'hui, on est là.
04:39On a 2000 personnes derrière nous.
04:41C'est un électeur sur cinq.
04:43Donc, on leur doit aujourd'hui de quelque chose.
04:44J'ai pu aussi entendre que j'étais quelqu'un qui ne parlait pas lors des conseils municipaux.
04:50Oui, j'étais toute seule.
04:51J'ai été destituée.
04:53Donc, effectivement, j'ai beaucoup écouté les choses.
04:56Et aujourd'hui, j'ai une équipe derrière moi.
04:58J'ai aussi ces électeurs qui croient en moi et qui croient aussi en notre équipe.
05:03Donc, voilà.
05:04Yves-Nicolin, vous, vous partez favori dans ce second tour avec les 4000, quasiment 5000 voix que vous avez convaincus
05:13dès le premier tour.
05:14Vous, vous n'êtes pas convaincu par le soutien qu'a reçu Franck Besson dans cet entre-deux-tours ?
05:20Vous avez attaqué cette arrivée de la France Insoumise dans la campagne.
05:23Ce n'est pas une arrivée.
05:25La France Insoumise est déjà dans le top 10 de la liste de M. Besson depuis le début.
05:28Donc, c'est juste une confirmation.
05:30Et c'est d'ailleurs, je pense, ce qui a créé le problème au niveau des électeurs qui ne se
05:36sont pas portés sur M. Besson,
05:38qui a effectivement fait un score décevant, il l'a reconnu lui-même, parce que je pense qu'à vouloir
05:42ratisser tellement large qu'on n'en fait le grand écart, on devient plus crédible.
05:47Et vous, du coup, dans cet entre-deux-tours, vous continuez à labourer le terrain ?
05:51Comment est-ce que...
05:53Bien sûr.
05:54Parce que, comme on le sait, une élection n'est jamais gagnée d'avance.
05:56C'est vraiment le dernier bulletin dépouillé qui permet de savoir qui gagne.
06:00Donc, comme il a été dit, nous avons une abstention qui est importante.
06:03Et donc, nous sommes à la chasse, comme tout le monde, non pas aux abstentionnistes,
06:08mais vraiment là pour partir convaincre toutes les et tous ceux qui n'ont pas fait...
06:12Pour les électeurs du Rassemblement National ?
06:15Mais pas plus que les électeurs de la France Insoumise,
06:17parce que vous l'avez dit, les électeurs sont libres de choisir qui le souhaite.
06:20Nous, nous n'avons pas fait d'alliance de la honte,
06:22nous n'avons aucune alliance avec le Rassemblement National,
06:24et par conséquent, vous n'avez pas de leçon à me donner, M. Besson ?
06:27Sur les questions de honte, je pense que si, quand on est soutenu par des personnalités politiques...
06:31Ce n'est pas parce que vous avez des individus qui font des soutiens,
06:34moi je pourrais vous apporter des soutiens qui se sont portés sur vous,
06:38et qui sont tout à fait honteux.
06:39Vous savez, comme vous avez des gens qui sont...
06:41Vous avez dit une liste antisémite, pardon de vous le dire,
06:44mais vous avez dit compris chez vous,
06:46elle est une liste qui lutte contre l'antisémitisme.
06:49M. Besson, un instant, allez-y, je vous écoute.
06:52Une liste qui lutte contre toutes les formes de discrimination,
06:55contre l'antisémitisme, contre le racisme, c'est une évidence.
06:59Et nous avons dans notre programme des mesures,
07:02contrairement peut-être aux forces qui sont là autour de la table,
07:05qui sont contre aujourd'hui, M. Nicolin reçoit le soutien
07:08de personnalités politiques du Rassemblement National,
07:10il n'y a pas de liste Rassemblement National,
07:12parce que quand on a quelqu'un qui parle de race,
07:14qui sortent la nuit, qui parle d'accueillir les personnes uniquement
07:18si elles sont chrétiennes,
07:19il n'y a pas besoin de la liste Rassemblement National,
07:21et aujourd'hui, il a ce soutien-là.
07:22Et ça, c'est effectivement le soutien de la honte.
07:24Votre réponse, M. Nicolin ?
07:26Je laisse M. Besson à ces polémiques stériles,
07:27c'est que depuis le début, il agit...
07:29Polémiques stériles, vous n'avez pas de leçon à donner, M. Nicolin ?
07:31Il agit depuis le début là-dessus,
07:32et on voit que ça donne des résultats qui sont très décevants pour lui,
07:35donc je pense qu'il devrait continuer, il a raison.
07:36Bon, vous l'avez compris,
07:38il y a une relation particulière entre vous trois dans cette entre-deux-tours,
07:41ce qui nous a marqué aussi...
07:43Une relation particulière, parce que je suis un petit peu le gibier dans cette campagne.
07:47Je vous laisse mettre de vos mots, M. Nicolin.
07:51Ce qui nous a marqué aussi, quand on a étudié vos programmes,
07:54c'est que Mme Fénoux, M. Besson,
07:57vous faites de votre priorité la méthode de gouvernance,
08:01la vie démocratique à Rouen, là aussi,
08:03mais on vous donnera la parole dans un instant, M. Nicolin.
08:06On ne peut y voir qu'une référence à la manière dont les choses se seraient passées
08:09depuis quelques années à Rouen.
08:11Qu'est-ce qu'il y a derrière ça, Fanny Fénoux,
08:14derrière cette idée de repenser la gouvernance à Rouen ?
08:16Alors aujourd'hui, moi, je ne suis pas, comme je dis, une politique politicienne.
08:20Aujourd'hui, il y a une méthode à mettre en place.
08:22J'ai vécu les conseils municipaux,
08:25où aujourd'hui, c'était, et c'est,
08:28c'est la parole à la majorité,
08:31et l'opposition n'est pas respectée.
08:33On coupe le micro.
08:34La parole à la majorité, c'est souvent le cas, quand même.
08:35On ne coupe pas les micros, à plusieurs fois, moi j'ai regardé.
08:38Quand on vient passer les temps de parole qui sont prévus par un règlement intérieur,
08:40on coupe les micros, oui.
08:42Ça s'appelle juste la démocratie.
08:43Alors là, vous avez la parole, Mme Fénoux, allez-y.
08:45Merci.
08:46Et donc, en fait, aujourd'hui, il faut être clair,
08:48il faut arrêter de se cacher derrière certaines choses.
08:53Il y a une méfiance.
08:54Il y a des interrogations sur pas mal de sujets, des dossiers.
08:58Alors, je ne vais pas revenir là-dessus,
08:59mais aujourd'hui, quand on va sur le terrain, on nous en parle.
09:02Il y a des articles de journaux qui sont sortis.
09:04Et aujourd'hui, nous, on a fait le choix de faire participer réellement les citoyens,
09:09c'est-à-dire par rapport au conseil de quartier.
09:12Aujourd'hui, il y a un président, un vice-président,
09:14qui est un élu de la ville de Rouen.
09:17Et nous, on fait le choix de mettre en place un président,
09:20un vice-président qui sont des habitants.
09:21Et ensuite, un élu qui sera, un adjoint,
09:24qui fera le lien avec toutes ces personnes-là.
09:27Et ensuite, on mettra en place, parce que ça aussi, c'est une réelle demande des habitants,
09:31de mettre en place une maison de conseil de quartier.
09:35Ensuite, ça passe par la confiance des élus.
09:37Et ça aussi, on nous l'a dit sur le terrain.
09:39C'est, moi, je vais diminuer l'indemnité du maire de 20 %,
09:43ce qui permettra aussi...
09:44Vous connaissez l'indemnité du maire de Rouen, Mme Philippe ?
09:45Oui, je la connais, M. Nicolas, mais je ne vous donnerai pas longtemps.
09:49Et je ne vous répondrai pas, M. Nicolas.
09:50C'est 3 576 euros pour gérer 500 collaborateurs.
09:55J'étais en train de parler, M. Nicolas, si je peux terminer.
09:57Et 69 millions d'euros de budget.
09:58On va conclure, Mme Fénoux, effectivement.
10:00Si vous pouvez le faire en 20 secondes, ce serait bien.
10:01Oui, pardon.
10:02Et donc, je veux mettre aussi le statut de l'opposition,
10:04mais aussi créer ce fameux conseil éthique et deontologique.
10:07Pourquoi ?
10:08Parce qu'aujourd'hui, on manque de transparence.
10:09C'est mélangé entre Rouen et Rouen et agglomération.
10:12Et aujourd'hui, ce n'est pas clair.
10:13Franck Besson, vous vous faites le même constat sur
10:17qu'il y a une manière de gouverner,
10:21de nouvelles manières à installer à l'Amérique.
10:23Il faut changer ?
10:25Évidemment, il faut changer.
10:26Aujourd'hui, on a un pouvoir autocratique.
10:28Ce sont les mots de Mme Fanny Fénoux,
10:30qui l'a vécu de l'intérieur.
10:32Et ça, ça engendre quoi ?
10:32Ça engendre de la souffrance, de l'instabilité.
10:35On a vu la majorité éclater.
10:36On a vu le conseil communautaire complètement déstabilisé.
10:39On a vu beaucoup d'agents en souffrance.
10:40Les syndicats qu'ont alerté à plusieurs reprises
10:42sur la souffrance au travail qui était subie.
10:44Jamais.
10:46Pas une grève en 6 ans.
10:48Ce n'est pas une histoire d'avoir une grève.
10:49C'est une histoire de maître, M. Nicolas.
10:51On vous fera passer les courriers, M. Nicolas.
10:53Je les ai tous reçus.
10:54Je pense que c'est le constat, M. Besson,
10:56mais peut-être sur les propositions.
10:57Comment on fait pour avancer ?
10:58Pour changer les choses, ce sont vos propositions à vous ?
11:01Nos propositions, elles sont nombreuses.
11:03Il y a d'abord la limitation des pouvoirs du maire
11:05pour conserver le pouvoir dans le conseil municipal.
11:09Il y a le non-cumul du pouvoir du maire
11:11avec la présidence de l'agglomération.
11:13Ça, c'est évident que c'est quelque chose sur lequel il faut travailler.
11:15Il y a les indemnités des élus de l'opposition
11:17pour reconnaître leur travail,
11:19leur donner l'accès à l'information.
11:21Et puis, on a devoir travailler un dispositif anticorruption
11:24pour justement reclarifier, redonner la transparence.
11:27M. Nicolas est noyé dans de nombreux conflits d'intérêts
11:31qui a souligné la Chambre régionale des comptes.
11:36Et puis, plus important, mais aussi important,
11:38c'est le pouvoir partager la démocratie dans le conseil,
11:41mais c'est aussi avec les habitants.
11:42Et c'est pour ça qu'on propose un budget participatif
11:45de 500 000 euros annuels.
11:46Et puis, le référendum d'initiative citoyenne,
11:48que les gens puissent intervenir dans la politique
11:50tout au long du mandat.
11:51Yves-Nicolin, quand vous entendez,
11:52alors certes les critiques de vos opposants,
11:54mais quand vous voyez aussi les rapports de la Cour des comptes
11:57qui pointent des risques de conflits d'intérêts
12:00à la mairie, à l'agglo,
12:01vous ne vous dites pas ?
12:02Peut-être qu'il y a une manière de faire ?
12:04Peut-être qu'il faut changer quelque chose ?
12:07On peut toujours changer ces méthodes de travail.
12:09Mais moi, je constate simplement
12:10que vous avez des personnes qui critiquent
12:12et qui étaient très satisfaites
12:13lorsqu'ils faisaient partie de la majorité
12:14pendant 4 ans du fonctionnement.
12:16Ils n'en ont jamais parlé.
12:18Et puis, vous avez aussi, effectivement,
12:19certes, des rapports de la Chambre régionale des comptes.
12:21Tous les maires subissent tous les 6 ans
12:23à un rapport de la Chambre régionale des comptes.
12:25Et ces rapports sont toujours contestés
12:27par les maires qui sont en fonction.
12:30Et d'ailleurs, nous l'avons fait
12:31et nous avons reçu une première réponse
12:32qui est prise en compte
12:33par la Cour des comptes cette fois-ci
12:35et qui reconnaît que la Chambre régionale
12:36est allée trop loin.
12:37Donc moi, je laisse effectivement
12:39à ces polémiques stériles.
12:40Aujourd'hui, nous avons une ville
12:41qui s'est redressée grâce à nous,
12:43qui a regagné des habitants grâce à nous,
12:45qui voit une insécurité baisser,
12:47qui voit le chômage baisser
12:48et on voudrait tout arrêter,
12:49donner les clés du camion
12:50à quelqu'un qui n'a pas le permis.
12:51Je trouve franchement
12:52que cette ville ne s'est jamais
12:54aussi bien portée.
12:54Nous avons des finances extrêmement saines
12:57et on veut nous changer.
12:58Alors après, il faut changer
12:59le mode de gouvernance.
13:00Mais franchement,
13:01le mode de gouvernance,
13:02il est excellent,
13:03il fonctionne très bien.
13:04En un mot, vous visez Fanny Fénoux
13:05quand vous dites qu'elle n'a pas parlé
13:07pendant 4 ans.
13:08Est-ce qu'on a la place de parler
13:09quand on est au Conseil municipal à Rouen ?
13:11Elle est libre, simplement.
13:12Il y a des règles.
13:13Comme n'importe quelle assemblée,
13:14à l'Assemblée nationale,
13:15vous avez un temps de parole
13:16au Conseil municipal à Rouen.
13:18Mais d'ailleurs, je ne veux pas
13:19faire ce reproche à Mme Fénoux.
13:20Son temps de parole,
13:21elle n'utilise jamais
13:21au Conseil municipal.
13:22Donc, elle ne peut pas dire
13:23qu'elle est coupée.
13:24Il ne faut pas parler
13:25et écouter, en fait.
13:26Ah oui, c'est ça.
13:27Quand on veut diriger une ville
13:28de 37 000 habitants,
13:29il vaut mieux prendre la parole
13:30quand même que d'écouter.
13:31Il est 7h46.
13:32C'est moi qui vais prendre la parole
13:33pour faire une petite pause
13:34dans ce débat à Rouen.
13:36On va parler des programmes.
13:38Continuez d'en parler,
13:39notamment les écoles,
13:40parce que ça nous intéresse
13:41en ce vendredi à Rouen.
13:43La suite du débat à Rouen,
13:44c'est dans un instant.
13:46Et ce matin,
13:48revient dans un instant.
13:52Vous écoutez,
13:53vous regardez
13:54le débat des municipales
13:55second tour à Rouen
13:56avec les trois candidats
13:58triangulaires.
13:58Fanny Fénoux,
13:59candidate d'hiver droite,
14:00Franck Besson,
14:01candidate de l'Union de la gauche
14:02et Yves Nicolin,
14:04maire sortant,
14:04Les Républicains.
14:05On rentre dans le programme
14:07et dans l'actu aussi,
14:08Louise, ce matin.
14:09Oui, on parle des écoles
14:10aujourd'hui,
14:10parce que c'est une
14:11des prérogatives du maire.
14:13Si on en parle ce matin,
14:15c'est parce que
14:15les parents d'élèves
14:16de l'école Clermont à Rouen
14:17se mobilisent cet après-midi
14:19à la sortie des classes.
14:20Ils s'inquiètent
14:21d'une possible
14:23fermeture annoncée
14:24de classes
14:24à la rentrée 2026.
14:25Yves Nicolin,
14:26vous êtes le maire
14:26en fonction encore.
14:28Est-ce que vous serez présent
14:29cet après-midi
14:29aux côtés des parents d'élèves ?
14:30Non, je ne serai pas présent.
14:31D'abord, parce qu'aujourd'hui,
14:32la carte scolaire
14:33n'est pas établie,
14:35donc on ne sait pas
14:36quels sont
14:37les potentiels fermetures.
14:38Elle est travaillée en ce moment,
14:39mais je n'ai pas d'inquiétude
14:41sur l'école de Clermont
14:42et je sais que c'est une école
14:43qui ne perdra pas ses effectifs.
14:45Donc, ce qui est une mobilisation
14:47des parents,
14:47ça me paraît effectivement
14:48tout à fait légitime.
14:49Je voudrais simplement rappeler
14:51que depuis que nous sommes
14:51en fonction,
14:52nous avons justement
14:54particulièrement limité,
14:55voire même quasiment pas eu
14:56de fermeture de classes.
14:58Et ça, c'est important.
14:59Et nous avons au contraire
15:00beaucoup investi dans l'école
15:01et c'est ce qui nous permet
15:02de pouvoir discuter
15:03de façon confiante
15:05avec l'inspection d'académie.
15:06Et justement,
15:07vous êtes certain
15:08qu'il n'y aura pas de fermeture ?
15:09Je ne suis jamais certain,
15:10ce n'est pas moi qui décide.
15:11C'est effectivement
15:12l'éducation nationale,
15:13ça dépend du nombre d'élèves
15:14dans les classes, bien évidemment.
15:15Vous savez que la Loire
15:16est un département
15:17qui perd des habitants
15:18et qui perd des élèves.
15:19Je vous donne simplement
15:20un chiffre.
15:21En 1975,
15:22la ville de Rennes
15:22comptait 7500 élèves.
15:24Aujourd'hui, nous en avons
15:272400.
15:28Trois fois moins.
15:29Donc forcément,
15:29quand vous avez des baisses
15:30d'effectifs,
15:31à un moment donné,
15:32il faut fermer des classes.
15:33Mais ce n'est pas le cas
15:33pour l'école Clermont.
15:35C'est une école
15:35sur laquelle nous avons
15:36beaucoup investi
15:37et nous allons continuer
15:38à le faire.
15:38Et ça nous permet
15:39de continuer à faire en sorte
15:40d'avoir des élèves en nombre.
15:42Et vous allez continuer
15:43à investir dans les écoles ?
15:44Oui, c'est un projet.
15:45Nous avons notamment
15:46un grand projet
15:46sur l'école Font-Quentin.
15:47Nous avons aussi
15:48des restaurants scolaires
15:49que nous avons offerts.
15:50On nous parle,
15:51on nous dit qu'on va
15:52par exemple désimperméaliser
15:53des cours d'école.
15:54C'est déjà fait.
15:54On le fait,
15:55on va continuer.
15:56On a investi
15:57dans la plus belle école
15:57du département
15:58sur ce mandat
15:59avec l'école Louise Weiss.
16:01Je pense qu'on a vraiment
16:02fait le job.
16:02Une école désimperméabilisée.
16:04Fanny Fénoux,
16:05M. Besson,
16:06d'ici quelques instants,
16:07Fanny Fénoux,
16:11l'école,
16:11on a regardé le programme,
16:13ce n'est pas forcément
16:13ce qui est le plus présent
16:14dans votre programme,
16:15vous permettrez de le dire.
16:17Le mot apparaît deux fois,
16:18notamment pour renforcer
16:19la présence
16:20des policiers municipaux
16:21aux abords des écoles.
16:23C'est important ça ?
16:24Oui, c'est important.
16:25C'est une demande
16:25des habitants et des habitantes
16:27et c'est vrai qu'il y a aussi
16:29une réflexion sur tout ce qui est
16:31la sécurisation autour des écoles
16:34et notamment,
16:34vous parlez d'école de Clermont,
16:36côté la Canale,
16:37et c'est une demande aussi
16:38de remettre des barrières,
16:40des choses comme ça.
16:41Mais après,
16:41nous,
16:42on va aussi maintenir,
16:43parce qu'il y a des choses
16:44qui sont bien
16:45et qu'aujourd'hui,
16:46qu'on va garder,
16:47c'est notamment la gratuité
16:49des fournitures scolaires
16:49parce que ça aussi,
16:50c'est important
16:51pour les enfants.
16:53du périscolaire ?
16:54Bien sûr,
16:54et j'allais le dire,
16:55le maintien aussi,
16:56donc,
16:56la gratuité du périscolaire
16:58parce que ça,
16:59aujourd'hui,
16:59il y a des enfants
17:01qui n'ont pas accès
17:02à des activités extrascolaires
17:04et je pense qu'au sein
17:05de l'école,
17:05c'est bien.
17:06Aussi,
17:07on va proposer,
17:07ce qui est important,
17:09et ça aussi,
17:09c'est une forte demande
17:10des parents
17:11qui ont des enfants
17:12et notamment des mamans
17:14qui sont seules,
17:15la cantine
17:15avec une tranche
17:16à 1,50€.
17:18Alors,
17:18nous,
17:19on ne prône pas
17:19la gratuité
17:20parce qu'aujourd'hui,
17:21le gratuit ne fonctionne pas.
17:23Par contre,
17:23on va mettre cette tranche-là
17:24qui va permettre
17:27à des enfants
17:28de venir manger au restaurant.
17:30Sur la cantine,
17:30il y a un enjeu
17:31et un engagement
17:32sur ce que les enfants
17:33vont manger,
17:34du bio,
17:35100%,
17:35des choses comme ça ?
17:36Oui, bien sûr,
17:37alors c'est déjà
17:38mis en place,
17:39donc on regardera,
17:39mais après,
17:40on regardera aussi
17:41sur d'autres sujets
17:43sur la cantine scolaire.
17:45Franck Besson,
17:46vous,
17:46la cantine scolaire,
17:47c'est un des enjeux
17:48que vous développez
17:49sur votre programme,
17:50notamment concernant
17:51l'éducation.
17:52Vous,
17:52vous vous engagez
17:53à mettre du bio,
17:55à baisser le prix ?
17:55Comment ça se passe,
17:56la cantine,
17:57si vous êtes mère ?
17:58Alors,
17:58oui,
17:58aujourd'hui,
17:59on a effectivement
18:01une cantine
18:02qui est alimentée
18:02par la production biologique.
18:03On souhaite
18:04la maximiser,
18:05tendre vers le
18:06100%
18:07de bio
18:07et de local,
18:09hors produit,
18:09bien sûr,
18:10qu'on ne peut pas
18:10produire localement,
18:12et effectivement,
18:13avoir un seuil plancher
18:151 euro,
18:15mais on ne veut pas seulement
18:16mettre le seuil plancher
18:171 euro,
18:17on veut revoir la tarification,
18:18la progressivité
18:20des tarifs,
18:21parce qu'aujourd'hui,
18:21il y a très peu de tranches,
18:23ça se résume sur 4 tranches,
18:25et ça peut faire
18:26des effets de seuil,
18:27et ce qu'on veut,
18:28c'est liser pour que
18:28les personnes de classe moyenne
18:29aussi,
18:30ne subissent pas
18:32des seuils de palier
18:33trop importants.
18:34Donc,
18:34le bien manger à l'école,
18:35c'est essentiel,
18:36apprendre quand on a faim,
18:38et c'est le cas
18:39de familles
18:40qui ont des difficultés
18:40pour nourrir correctement
18:42leurs enfants,
18:42donc pouvoir aller
18:43à la cantine,
18:44c'est essentiel,
18:45et c'est une mesure
18:46qui est centrale,
18:47mais qui n'est pas exclusive,
18:48vous avez vu qu'on a
18:49un gros programme
18:50sur l'éducation.
18:51Et sur les bâtiments,
18:52est-ce qu'il y a des choses
18:54à dire en quelques secondes
18:55aussi sur les bâtiments
18:55et les écoles ?
18:56Oui,
18:57il y a beaucoup à dire,
18:59il y a beaucoup à dire,
19:00M. Nicolas a entamé le sujet
19:02sur les questions
19:02de désimpermébilisation
19:04des cours d'école,
19:04on voit que l'école Vais,
19:05qui a été reconstruite,
19:07c'est une forteresse
19:08avec un balcon au-dessus,
19:10et on est à l'envers
19:11de ce qu'il faut faire
19:12d'un point de vue
19:12de la désimpermébilisation,
19:13mais de la retransformation
19:15des cours d'école,
19:16parce qu'aujourd'hui,
19:17c'est des espaces de vie
19:18qui peuvent être très minérales,
19:19et en même temps,
19:20c'est des espaces de vie
19:21dans lesquels l'équilibre
19:22entre la place des filles
19:23et des garçons,
19:23il n'est pas forcément
19:24très équilibré,
19:25parce qu'en général,
19:25il y a beaucoup de place
19:26pour le foot,
19:27et pas beaucoup de place
19:28pour d'autres activités.
19:29Repenser ça collectivement
19:30dans une dynamique de dialogue
19:31avec les enfants,
19:32avec les enseignants,
19:33avec le personnel technique
19:35qui fait l'entretien,
19:35etc.,
19:36c'est quelque chose
19:37qui doit nous permettre,
19:37dans une planification,
19:39d'améliorer justement
19:40le bien-être des enfants
19:41à l'école,
19:41et c'est essentiel.
19:42Il nous reste trois minutes
19:43pour conclure ce débat
19:44avec un dernier thème
19:45sur ce que certains...
19:47Je vais te revenir
19:47d'un instant quand même.
19:49La cantine scolaire,
19:501,50€ pour l'un,
19:511,50€ pour l'autre.
19:52Il faut quand même savoir
19:52qu'un repas,
19:53ça coûte à fabriquer,
19:54à servir 15,50€.
19:56Donc aujourd'hui,
19:57nous avons un tarif à 3€,
19:58ce qui est déjà un effort
19:59considérable
20:00fait par le contribuable
20:01pour nourrir tout le monde.
20:02Et le 100% bio,
20:03c'est impossible.
20:04La tranquillité,
20:05la sécurité,
20:06c'est aussi un des thèmes
20:08inévitables.
20:09Vous allez avoir quoi ?
20:0945 secondes de chacun,
20:11à peine.
20:11M. Nicolas,
20:12vous défendez votre bilan
20:13au niveau de la sécurité,
20:14327 caméras de vidéosurveillance...
20:16450 aujourd'hui.
20:17450 ?
20:18Oui, parce que nous avons ouvert
20:19notamment les caméras
20:20sur Fauches-Sully.
20:21Bon, alors,
20:22on continue ?
20:22On en met encore plus ?
20:23Mais bien sûr,
20:24on continue,
20:24parce que c'est une demande
20:25des habitants.
20:26Les habitants nous demandent
20:27d'avoir davantage de caméras
20:28pour pouvoir davantage
20:29sécuriser leur environnement
20:30et en particulier
20:31leur lieu de domicile.
20:34On arme la police ?
20:36Mais elle est déjà armée
20:36depuis maintenant un moment,
20:38depuis 2014.
20:38Il y a un débat
20:38sur est-ce qu'on désarme
20:39avec les armes
20:41mais c'est pas un débat ?
20:42C'est que LFI impose
20:43effectivement à sa liste
20:44de vouloir désarmer
20:45la police municipale à Rouen.
20:46Moi, je suis désolé,
20:47nous sommes toujours
20:48sous vigipirate
20:49avec des possibilités
20:50d'attentats.
20:51Le jour où vous avez
20:52un terroriste qui fait feu,
20:54eh bien si le policier municipal
20:55n'est pas armé,
20:56il est mort.
20:57Et donc moi,
20:57je ne veux pas mettre
20:58en danger ma police
20:58et cette police,
20:59elle est aujourd'hui
21:00traitée à égalité
21:01avec la police nationale
21:01ou des gendarmes.
21:02Les uniformes se ressemblent.
21:04Mais la situation à Rouen
21:05nécessite vraiment...
21:07Vous êtes journaliste,
21:09vous savez très bien
21:09que vous pouvez avoir
21:10des problèmes n'importe où.
21:12On a trouvé récemment
21:13dans un cartable
21:14d'un écolier de CM2
21:16une arme blanche.
21:18La police a fait
21:19au lycée
21:20des contrôles
21:20aux entrées,
21:22on a trouvé des armes blanches.
21:23Aujourd'hui,
21:24l'insécurité,
21:24malheureusement,
21:25elle est partout.
21:26Si on ne lutte pas
21:27contre cela,
21:28on met en danger
21:28nos populations.
21:29Moi, je ne serai pas
21:30le maire qui mettra
21:30en danger sa population.
21:31Fanny Fénon,
21:32vous êtes sur la même ligne,
21:34on garde la police municipale
21:35telle qu'elle est,
21:36on la déploie autrement,
21:37comment on fait ?
21:37Bien sûr,
21:38on la garde,
21:39on la laisse armer
21:39et en fait,
21:40oui,
21:41on la déploie
21:41et c'est discuté avec eux
21:42parce que c'est eux
21:43qui sont sur le terrain
21:44et il va falloir changer aussi
21:46leur manière d'agir,
21:48c'est-à-dire des brigades à pied,
21:50notamment au centre-ville,
21:51mais aussi des brigades
21:53parquées jardins,
21:55notamment au parc
21:57Place des Promenades
21:57parce que moi,
21:58j'ai vécu,
21:59quand j'ai fait ma photo
22:00pour les affiches,
22:03un échange de deal
22:04à 2h de l'après-midi
22:05et ce n'est pas normal.
22:06Aujourd'hui,
22:07ce n'est pas normal
22:07et je pense aussi
22:08à l'éclairage public
22:10parce que ça aussi,
22:11c'est une forte demande
22:14pour les habitants
22:15de rallumer
22:16dans certains quartiers
22:17mais ça aussi,
22:17on agira avec
22:19les conseils de quartier.
22:20Aujourd'hui,
22:21l'éclairage public,
22:21il est toute la nuit,
22:22madame Finou.
22:23Merci, monsieur Nicolas.
22:23C'est dangereux,
22:24Rouen ou pas,
22:24aujourd'hui ?
22:25Oui,
22:26moi,
22:26je suis maman
22:27de deux enfants,
22:28vous voyez,
22:29ils prennent le bus,
22:30il y a des incivilités,
22:31on va aussi en ville,
22:33il y a des cas
22:35où c'est compliqué.
22:37Alors,
22:37bien sûr,
22:38il y a des caméras,
22:39faut-il encore
22:40les mettre bien orientés
22:41et puis réfléchir
22:43comment la police municipale
22:44peut agir
22:46plus rapidement
22:47mais aussi
22:47avec la police nationale
22:48parce qu'il ne faut pas oublier
22:49que la police municipale,
22:50c'est le premier niveau
22:51et c'est la police nationale
22:53qui est le deuxième niveau.
22:54Pour conclure,
22:54Franck Besson,
22:55vous n'êtes pas du tout
22:55sur cette ligne-là ?
22:56Pas du tout,
22:57en effet.
22:58Pardon,
22:59j'enchaîne d'être.
23:01On va penser que vous alliez
23:02les directs.
23:03Mais je vais y aller.
23:03Ça se résume à ça aussi.
23:05Je vais y aller.
23:06Vous avez été attaqué
23:07sur le désarmement
23:07de la police,
23:08par exemple.
23:08Non,
23:08mais M. Nicolas
23:09qui ne veut pas mettre
23:10en danger les gens
23:11après s'être fait reprendre
23:12il y a trois mois
23:12par le commissaire divisionnaire
23:14pour dire qu'il donnait
23:15des consignes
23:15qui mettaient en danger
23:16la population
23:16et les effectifs de police,
23:18c'est malheureusement
23:20un peu déplorable.
23:21En ce qui concerne
23:23les caméras de surveillance,
23:25peut-être que les gens demandent,
23:26en tout cas les études nationales
23:27nous montrent que c'est
23:28un dispositif qui est peu efficace
23:29d'un point de vue
23:30de la résolution d'enquête
23:32et d'un point de vue
23:32de la lutte contre justement
23:33la délinquance.
23:34C'est ce que dit
23:34le parquet de Rouen.
23:35Nous ce qu'on souhaite faire
23:36c'est de l'étudier
23:37de façon factuelle
23:38sur le territoire rouenais,
23:39ensuite le mettre
23:40en débat citoyen
23:41et puis de pouvoir trancher.
23:42Autre sujet important
23:43de sécurité,
23:44effectivement la question
23:45de l'armement létal
23:46pour les policiers.
23:47Il faut rappeler
23:48qu'il y a deux polices,
23:49la police nationale
23:49qui a des missions
23:51qui justifient cet armement
23:52et la police municipale
23:54qui doit permettre
23:54justement un travail
23:55de proximité,
23:56de médiation
23:56qui ne se fait pas
23:57avec une arme létale
23:58et l'arme létale
23:59doit être gardée
24:00pour les policiers municipaux
24:02exclusivement
24:03si nécessaire
24:03à des missions spécifiques
24:05qui seront liées
24:06avec la convention
24:07de coordination
24:08de la police nationale
24:09parce que justement
24:10on a besoin de prévention,
24:12on a besoin de médiation,
24:12on a besoin de dialogue.
24:14Et merci le dialogue,
24:15c'était intéressant ce matin,
24:17dialogue entre vous trois.
24:18Merci à tous les trois
24:19d'avoir été avec nous.
24:20Merci beaucoup
24:20dans le studio d'ici
24:21Saint-Etienne-Loire.
24:22Merci Louis Stoman.
24:23C'était le dernier débat
24:25de cet entre-deux-tours.
24:26à réécouter,
24:26à revisionner
24:27sur ici.fr.
24:28Vous votez jusqu'à 18h
24:30à Rouen ce dimanche.
24:31La suite,
24:32c'est le retour
24:32d'Olivier Rocher
24:33avec Stéphane Berne
24:34et l'histoire
24:34des images d'Epinac.
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