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L’équipe du PSG a remporté samedi 31 mai la finale de la Ligue des Champions en battant l’Inter Milan 5-0. Nos journalistes Stéphane Bianchi et Dominique Séverac étaient sur place, à Munich, pour vivre ce match historique. Crédits.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Clara Grouzis et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network
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00:02Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:1232 ans après l'Olympique de Marseille, le Paris Saint-Germain est devenu le samedi 31 mai le deuxième club
00:18français à remporter la prestigieuse Ligue des Champions.
00:21Les hommes de Luis Enrique ont étouffé l'Inter Milan à l'Allianz Arena de Munich, victoire 5 à 0,
00:28le plus grand écart en finale jamais vu depuis la création de cette compétition en 1956.
00:35Le lendemain, les joueurs du PSG ont paradé devant des dizaines de milliers de supporters sur les Champs-Elysées, dans
00:41un bus à Impérial, ils ont ensuite été reçus à l'Elysée.
00:44La fête a été entachée par des violences, vitrines brisées, voitures incendiées, tirs de mortier, il y a eu près
00:49de 500 interpellations à Paris.
00:51Mais aujourd'hui, Codesources se concentrent sur l'aspect sportif et sur l'émotion de cette finale historique pour le
00:58Paris Saint-Germain.
00:59On est avec deux des envoyés spéciaux du Parisien à Munich, Stéphane Bianchi et Dominique Séverac.
01:14Ambiance à Paris, rue Ramay, dans le 18e arrondissement, juste après la victoire le samedi 31 mai.
01:19C'est magnifique, on n'y croyait pas en début de saison.
01:22On a réussi en se séparant des individualités à faire un collectif qui a battu tous les grands d'Europe.
01:28Et ça c'est le plus important, aller Paris !
01:30Je suis trop heureuse en support Paris depuis qu'on est petits et franchement on est trop content d'avoir
01:35gagné en plus 5-0, c'est incroyable !
01:37Merci Paris, merci Louis Saint-Germain pour tout ce qu'il a fait, merci pour son recrutement, ce qui l
01:41'a impacté dans le club vraiment.
01:43C'est un monstre, vraiment sans lui je ne pense pas qu'on aurait gagné aujourd'hui.
01:45Vraiment le goûte et merci Paris et on vous aime !
01:47Toutes ces années de souffrance, c'était dur parfois d'être supporter de Paris mais on l'a toujours été,
01:52on l'a toujours soutenu pour ce moment-là.
01:55On l'a cherché ce moment-là et franchement c'est mérité pour ce club, c'est incroyable.
01:59C'est mérité pour toute l'équipe !
02:04Dans cet épisode de Code Source, deux des quatre reporters du Parisien qui étaient dans le stade de Munich nous
02:10racontent comment ils ont vécu cette finale.
02:13Stéphane Bianchi, on revient un peu en arrière, d'abord à la veille de la finale contre l'Inter Milan.
02:18Que dit l'entraîneur du PSG, Louis Senriquet, en conférence de presse à Munich ?
02:24Alors, Louis Senriquet est, comme à son habitude, très confiant.
02:29Lui, il dit toutefois qu'il faudra absolument contrôler ses émotions, que la clé de ce match, c'est une
02:36finale, c'est un rendez-vous important, historique,
02:38qu'il ne faut surtout pas se laisser déborder par le moment, par l'enjeu.
02:43Donc bien sûr que le thème de la motivation et le thème mental sont des thèmes très importants, et en
02:47ce sens-là, je pense que nous sommes habitués.
02:49Il dit qu'il faudra rester fidèle à ses principes, le don de soi et évidemment le collectif.
02:54Le jour J, le 31 mai, des avions sont affrétés par le PSG pour emmener tous ses employés à Munich.
03:00Environ 500 salariés, partis du campus PSG de Poissy et de la Factory, son siège social à Boulogne-Biancourt.
03:08C'était une promesse du président du club Nasser El-Relhaifi.
03:11La finale face à l'Inter Milan va se disputer à l'Allianz Arena de Munich.
03:16Il fait beau, 29 degrés, Dominique Séverac, l'adversaire du PSG, l'Inter, c'est un très gros morceau.
03:24L'Inter a sorti le Barça en demi-finale.
03:27Oui, et au tour précédent le Bayern Munich, c'est-à-dire deux places fortes historiques de la Coupe d
03:33'Europe.
03:33Et surtout la demi-finale contre Barcelone, c'est un match dantesque.
03:36Ce sont même deux matchs dantesques, trois partout au match allé, 4-3 au match retour pour les Italiens après
03:42prolongation.
03:43C'est terminé ! L'Inter est en finale de la Ligue des Champions !
03:49Au bout d'un match absolument légendaire !
03:52Victoire 4, buts à 3 en prolongation !
03:56C'est un gros morceau qui était en finale il y a deux ans, en 2023, qu'il avait perdu.
04:00Donc certes, c'est une équipe en fin de cycle, mais c'est vraiment un grand nom du football et
04:05une très très bonne équipe.
04:07Dominique, racontez-nous quand vous, vous arrivez avec le reste de l'équipe du Parisien
04:10dans ce stade de l'Alliance Arena pour couvrir cette finale ?
04:13J'ai eu le sentiment que c'était un jour de finale de Coupe du Monde.
04:16J'ai ressenti la même électricité et la même joie.
04:19Déjà, une finale, c'est un moment joyeux, les gens se rassemblent, les supporters des deux pays,
04:25ou là, de ces deux clubs, donc c'était beaucoup d'Italiens et beaucoup de Français,
04:29déambulent dans les rues de Munich de manière joyeuse.
04:31Et j'ai senti que les équipes marchaient vers un destin, les supporters marchaient vers un destin.
04:35Et puis alors, si on parle en termes d'ambiance, tout de suite, sans chauvinisme,
04:40la bataille des tribunes est gagnée par le Paris Saint-Germain.
04:42Il chante en fait dès le début, alors que le stade est rempli vraiment qu'aux deux tiers.
04:47Et dès qu'il y a sur les écrans géants une image qui montre ou la Coupe d'Europe qu
04:51'il convoie tant,
04:52ou un Parisien, ou quelque chose de rouge et bleu, les couleurs du Paris Saint-Germain,
04:56là, ça chante, ça chante de manière continue.
04:58Et je pense que les supporters de l'Inter Milan sont un peu surpris par cette vague.
05:02Ils sentent quand même qu'il y a un enthousiasme des parisiens qui est très fort.
05:08Stéphane Bianchi, l'un des chants des supporters parisiens, est devenu mythique ces derniers mois.
05:12Ça s'appelle « Tous ensemble, on chantera ».
05:15À quoi ressemble ce chant et il raconte quoi ?
05:17Paris SG, « Tous ensemble, on chantera, cet amour qu'on a pour toi, qui ne cessera jamais ».
05:31Après tant d'années de galères et de combats, « Ô pour toi Paris SG », on va se casser
05:35la voie.
05:46C'est un chant qui est à double entrée en réalité.
05:49Si on est supporter lambda, on le prend au premier degré et on se dit qu'après toutes les difficultés
05:56que le club a connues,
05:58ça raconte cette lutte pour aller vers de bons résultats et le soutien qu'on a pour le club.
06:05Il est aussi un message chez les ultras, puisque ce chant existe depuis 2016.
06:10Ça marque le retour des ultras au Parc des Princes après le plan Leproux qui avait écarté les ultras des
06:16tribunes.
06:17Et donc ça marque leur lutte à ces ultras, les ultras qui sont des supporters fanatiques, vraiment impliqués dans la
06:25vie du club.
06:25C'est un chant qui est très facile à retenir.
06:28Ça vraiment emmène tout le stade.
06:32Décrivez-nous le capitaine du Paris Saint-Germain, le Brésilien Marquinhos, juste avant le début de la finale.
06:38Dès qu'il rentre sur la plause, on sent qu'il est habité.
06:42Marquinhos, ça fait 12 ans qu'il est là, c'est le dernier des Mohicans, joueur qui a tout connu.
06:48Évidemment, sur la scène européenne, beaucoup, énormément de déceptions.
06:52C'est terrible pour lui, il est marqué quelque part par les échecs.
06:58Mais c'est un soldat Marquinhos, c'est un homme qui aime profondément le Paris Saint-Germain.
07:03Et là, il ne veut pas la rater cette finale.
07:05Dès qu'il rentre sur le terrain, on est à l'échauffement.
07:07On sent que dans son regard, il y a quelque chose de différent.
07:10Il harangue ses partenaires en leur disant, en tapant dans ses points comme ça et en disant les gars, il
07:15faut qu'on la gagne celle-là.
07:16On a consacré un épisode de code source à l'entraîneur du PSG, Luis Enrique, espagnol, 55 ans, ancien joueur
07:23du FC Barcelone et du Real Madrid.
07:25Au niveau personnel, il est marqué par un drame, la mort de l'une de ses filles d'un cancer
07:30à 9 ans, Shana, c'était en 2019.
07:33Concernant le football, il prône un jeu ultra collectif, Dominique Séverac, où tout le monde doit défendre et où chacun
07:40doit se mettre au service des autres.
07:42Oui, c'est le football du dépassement de fonction, c'est-à-dire que vous jouez arrière-droite, mais vous
07:45devez jouer aussi milieu de terrain, attaquant.
07:47Il faut que chaque joueur ait plusieurs postes à la clé et il faut que chacun se dévoue pour l
07:52'autre.
07:53C'est un PSG solidaire, c'est un PSG collectif, c'est un PSG où pas une seule tête dépasse.
07:58Le seul maître à bord, ça doit être lui et les principes de jeu sont les siens.
08:02On ne peut pas en déroger, on ne peut pas jouer autrement.
08:05Luis Enrique a dit, je préfère perdre avec mes idées que gagner avec celle d'un autre.
08:10Donc, il a par exemple dit un jour, je suis venu pour jouer le football de possession, le football de
08:14position, celui où on commence par user l'adversaire et après ça explose parce que le rival est complètement cuit,
08:22usé, asphyxié par un pressing dantesque.
08:25Voilà le Paris Saint-Germain qui est au devant des 90 minutes les plus importantes de son histoire.
08:32Le coup d'envoi est donné à 21h par l'arbitre de cette finale, le roumain Itzvan Kovac, et tout
08:37de suite, le PSG est dominateur.
08:39Oui, dans ces cas-là, moi je regarde les duels, le premier duel, ça ne veut pas dire qu'il
08:42va remporter le match, mais c'est simplement pour me donner une indication sur comment l'équipe entre dans le
08:48match.
08:48Le premier duel, il est gagné par Duno Mendes devant le français Marcus Thuram qui joue pour l'Inter Milan.
08:53Et donc tout de suite, je me dis, ça y est, ils sont vraiment très très bien rentrés dans leur
08:56finale.
08:57Et d'ailleurs, les 10 premières minutes, ils asphyxient complètement l'Inter Milan.
09:01L'Inter Milan ne voit pas le jour, ils n'arrivent pas à ressortir un ballon, ils n'arrivent pas
09:03à se procurer une occasion.
09:04Donc le Paris Saint-Germain est complètement dans le ton d'une finale, de l'événement, ils sont prêts, ils
09:09sont vraiment déterminés.
09:11Ça, ça se voit tout de suite d'emblée, on voit que le PSG est plus fort.
09:1412ème minute, attaque décisive du PSG.
09:16Oui, Vitignac est un joueur clé du système Louis-Henriquet, il est au milieu de terrain, c'est lui qui
09:22organise à la fois le jeu défensif et le jeu offensif.
09:25Il est à l'approche de la surface de réparation, il voit l'appel dans le dos de la défense
09:29de Désiré Douai.
09:30Désiré Douai se retourne et il voit Achraf Hakimi complètement démarqué, c'est-à-dire seul, seul devant le gardien.
09:35Il lui donne le ballon, on est à la douzaine minute.
09:45Paris Saint-Germain, même déjà 1-0 au bout de 12 minutes, c'est vraiment très très bien parti.
09:52Stéphane Bianchi, décrivez-nous la 20ème minute.
09:54Alors on est dans la surface de réparation du Paris Saint-Germain, où Liane Pacho sauve une balle de corner,
10:01décale Vichat-Varatskelia, le géorgien, sur le côté gauche.
10:07qui voit Ousmane Dembélé, qui est prêt à partir, il lui glisse un ballon dans la profondeur.
10:13Ousmane file à toute allure sur son côté gauche, il lève la tête, voit à l'extrémité droite Désiré Douai
10:20qui est démarqué, il lui met un ballon parfait.
10:22L'accélération d'Ousmane Dembélé qui a tendu soutien, il en a de l'autre côté, Douai, on va contre
10:27un face à Di Barco.
10:30Désiré Douai contrôle le ballon de la poitrine et en demi-volée,
10:36il aime mettre toutes ses forces dans la frappe déviée par le défenseur Di Marco et qui prend à contre
10:42-pied le gardien Yann Sommer qui ne peut rien faire.
10:45Ça fait 2-0, c'est un moment incroyable pour le Paris Saint-Germain dès la 20ème minute. Personne n
10:50'avait imaginé un tel scénario.
10:572-0, au bout de 20 minutes, vous vous dites quoi là ?
11:00On se dit que c'est plutôt bien parti, c'est un scénario que nul ne pensait possible.
11:06C'est le début rêvé dans une finale de Ligue des Champions.
11:09Pour le moment, l'interne n'existe pas et en plus, deux buts en 20 minutes, ça ne s'était
11:13pas vu depuis des années.
11:14Dominique Sévérac, à ce moment-là, on peut repenser à tous les coups durs connus par le Paris Saint-Germain
11:20en Ligue des Champions
11:21depuis l'arrivée notamment du Qatar à la tête du club en 2011.
11:24C'est vrai que le Paris Saint-Germain a connu fiasco sur échec, sur humiliation.
11:30La remontada, jamais c'était arrivé dans l'histoire du football de gagner un match allé 4-0 et de
11:34le perdre 6-1 au retour, c'était à Barcelone.
11:35L'année suivante, de gagner à Manchester le match allé, ce qui est quand même une performance, puis de perdre
11:403-1 chez soi, une nouvelle humiliation,
11:42ça ne va jamais. Qu'il y ait une politique de star, qu'il y ait les meilleurs joueurs du
11:45monde, qu'il y ait des bons joueurs, qu'il y ait des bons entraîneurs,
11:47le Paris Saint-Germain, ça n'allait jamais en Coupe d'Europe.
11:51Donc là, au bout de 20 minutes, il y a de zéro, l'histoire est en train de changer.
11:54Et on peut aussi se souvenir de ce mauvais début de saison 2024-2025, le PSG presque éliminé quand il
12:01affronte Manchester City le 22 janvier.
12:03Alors ça, c'est totalement fou, Paris est complètement à l'ouest, il est la tête sous l'eau, et
12:08alors à la 53ème minute le 22 janvier, il est éliminé de la compétition.
12:12Et l'île en retraite, ce ballon qui arrive jusqu'à Erling Haaland, en 3 minutes, Manchester City est en
12:19train de plomber le Paris Saint-Germain,
12:21grâce cette fois-ci à son meilleur buteur, Erling Haaland opportuniste au deuxième poteau, 2-0 pour City, Paris est
12:30en train d'entrer dans la nuit.
12:31Il ne va même pas sortir de la première phase, ce qui ne lui est jamais arrivé depuis que le
12:35Qatar a racheté le club.
12:37Mais bon, ils sont trop jeunes, ils ne sont pas dans le coup, ils n'arrivent pas à trouver un
12:41successeur avec Kellen Mbappé pour mettre des buts, ça ne va pas.
12:44Et à partir de cette 53ème minute, une autre équipe surgit, c'est un autre monde.
12:50Et par exemple, Ousmane Dembele, qui avait du mal à marquer, va se mettre à planter but sur but.
12:55Oui, alors il avait commencé en début d'année au Trophée des Champions au Qatar, mais là il rentre, il
13:03est sur le banc parce qu'il était victime d'un syndrome viral la semaine précédente,
13:08il est sur le banc et quand il rentre, il fait basculer le match contre Manchester City, c'est lui
13:12qui ouvre le score, qui donne cet élan qui manquait au Paris Saint-Germain,
13:17et qui va pousser son équipe à renverser la situation et à retrouver espoir dans cette Ligue des Champions.
13:23Et on avait dit dans un précédent code source, Louis Enrique avait dit, je préfère avoir 4 joueurs qui marquent
13:29plus de 10 buts qu'un joueur qui en marque 45, c'est ça ?
13:31Oui, c'était un pari. Quand il dit ça, c'est une espèce de promesse, cet programme, mais encore faut
13:37-il y arriver.
13:38Au début de saison, il est sauvé entre guillemets par Bradley Barcola qui marque but sur but.
13:42Et puis après, il y a l'émergence totalement folle, imprévisible, que personne n'avait vu venir, même les plus
13:47grands spécialistes du monde,
13:49personne n'avait dit qu'un jour Ousmane Dembele serait ce joueur-là, avec cette régularité-là devant le but,
13:53avec ces statistiques-là.
13:56Il y a des irré-doués qui explosent totalement à partir de décembre.
13:59Oui, il les trouve ces 4 buteurs, puisqu'il y a aussi Gonzalo Ramos, entre guillemets un second couteau qui
14:04met quand même pas mal de buts.
14:05Donc il les a, il a réussi son pari.
14:08Après le sursaut contre Manchester City le 22 janvier, cette victoire finalement 4 à 2, le PSG éliminera Liverpool en
14:15huitième de finale,
14:16puis Aston Villa en quart, avant de se qualifier en finale aux dépens d'Arsenal, trois clubs anglais éliminés d
14:23'affilée.
14:23On revient à cette finale de Ligue des Champions, comment se passe la fin de la première période, Stéphane Bianchi
14:29?
14:29Écoutez, Paris déroule, ils sont en gestion totale sur cette finale.
14:34L'Inter de Milan a pris un coup derrière la casquette, il faut le dire.
14:39Je pense que dans les têtes, ils s'aperçoivent qu'ils ne sont pas au niveau, qu'ils ne parviennent
14:44pas à contenir ce Paris Saint-Germain.
14:46Et le Paris Saint-Germain est en gestion.
14:48Il y a juste une petite inquiétude, si tant est qu'on doive en trouver une, au sujet de Nuno
14:53Mendes, qui se blesse sur le latéral gauche.
14:57Mais c'est vraiment le seul point noir de cette première période.
15:01Dominique Sévérac, on sait ce que dit Louis Sénriquet à la mi-temps ?
15:05Il leur dit qu'ils sont dans le vrai.
15:07Ils valident leur première période, ils leur disent c'est exactement ça qu'il faut faire, c'est exactement ce
15:11que je vous avais demandé.
15:12Et donc, ça vous avez trouvé ça bien, mais maintenant vous allez me le faire en mieux.
15:15Vous allez insister pour me faire la même deuxième période parce qu'il va y avoir le réveil de l
15:19'Inter Milan.
15:20L'Inter ne va pas faire deux périodes comme ça, aussi transparentes, aussi faibles.
15:24Donc je veux que vous me fassiez les mêmes 45 minutes, mais en mieux.
15:27Et c'est ce que fait le Paris Saint-Germain en deuxième période, le PSG domine toujours autant l'Inter
15:32Milan.
15:33Et à la 63ème minute, le jeune Désiré Doué, 19 ans, s'offre un doublé.
15:38Oui, Vitinha, l'un des hommes de cette Ligue des Champions, prend le ballon au milieu de terrain, avance, il
15:43fixe la défense et il décale sur la droite.
15:46Désiré Doué.
15:47Doué à droite, ballon servi, Doué !
15:51Qui, un peu en déséquilibre, arrive à tromper Sommer d'une frappe sèche tendue sur la gauche du gardien.
15:5863ème minute, c'est un but accroché au Lougre.
16:023-0 pour le Paris Saint-Germain.
16:05C'est le 3-0, Désiré Doué explose, il enlève son maillot, il a un sourire éclatant.
16:09Le monde entier découvre que ce garçon de 19 ans a un corps d'athlète prodigieux, incroyable,
16:15comme peu de footballeurs possèdent déjà dans le monde, et peu à 19 ans.
16:19C'est un footballeur complet, on connaît l'Aminia Malle qui a explosé l'année dernière.
16:23Objectivement, en termes d'explosion, il n'y a pas plus fort que Désiré Doué en 2025.
16:313-0, Paris ne peut plus être rattrapé par cet Inter éteint.
16:37Stéphane Bianchi, vous ressentez quoi à ce moment-là, 3-0 ?
16:39Nous, on est un peu comme Désiré Doué, on a aussi envie d'enlever nos t-shirts,
16:44de les faire tourner au-dessus de la tête, on sent que ça sent bon.
16:47On a un peu de retenue, surtout on n'a pas le corps de Désiré Doué,
16:52donc on garde nos t-shirts.
16:54Mais évidemment, on sent que tout va bien,
16:58que la soirée risque d'être vraiment très très belle pour le Paris Saint-Germain.
17:02L'intérêt est au fond du sac, on revient à peine des vestiaires,
17:06ils prennent un troisième but, c'est difficile pour eux,
17:10et on sait que c'est quasiment fini.
17:1273e minute, but de l'attaquant géorgien du PSG, Gvichas Varas-Kreliya,
17:1724 ans, c'est l'un des chouchous des supporters.
17:19Oui, les supporters l'adorent, Gvichas Varas, il est arrivé au mois de janvier,
17:25en provenance de Naples, il s'est intégré dans cet effectif de façon spectaculaire,
17:30c'est un joueur fantastique, techniquement il est vraiment au-dessus,
17:34il est déséquilibrant comme Luis Enrique aime,
17:37et surtout c'est un soldat, il est prêt à laisser son corps, son âme sur le terrain pour défendre,
17:43et il se donne vraiment à 200%.
17:46Il est récompensé de tout cet investissement, Gvara, en inscrivant le quatrième but,
17:51là c'est le compte de fées, il vient marquer ce quatrième but,
17:55ça récompense tout le travail qu'il a fourni durant le match,
17:59tout le travail invisible qu'il fournit pour ses partenaires,
18:02il vient sommer Milan, c'est un compte de fées qui se transforme en boucherie,
18:06en fait pour l'inter de Milan, ça en devient presque gênant,
18:10la domination du Paris Saint-Germain est telle,
18:13qu'on se dit que Milan n'est pas au niveau, c'est magnifique pour Paris,
18:16mais Milan est écrasé par la domination parisienne.
18:20Dominique Sévérac, 4-0, là vous ressentez quoi ?
18:22C'est l'assurance que Paris va remporter sa première Ligue des Champions,
18:27une très très forte émotion, voir un club français,
18:30le club qu'on couvre depuis 25 ans, avec un investissement permanent,
18:35c'est tous les jours, c'est à la fois génial,
18:38mais c'est aussi éreintant, parce que c'est un club pas comme les autres,
18:40il n'y a pas de moment où il n'y a pas d'inactualité PSG,
18:42il y a des matchs toutes les semaines, voire deux matchs par semaine,
18:45et une fois que les matchs sont terminés, il y a le mercato,
18:47c'est-à-dire que le PSG change d'équipe, il vend des joueurs, il en rachète,
18:50et donc ça ne s'arrête jamais en fait,
18:51on peut croire qu'à Noël, c'est tranquille, ils ont viré deux entraîneurs à Noël,
18:55donc ça ne s'arrête jamais, il n'y a pas de répit,
18:58et donc là, c'est la consécration, l'apothéose,
19:02et puis en plus, ils sont en train de sortir un chef-d'oeuvre,
19:03c'est-à-dire que le jour J, quand ça compte,
19:06cette finale est un chef-d'oeuvre, c'est une masterclass,
19:08ils ont déjà sorti plusieurs contre Liverpool ou contre Arsenal,
19:11ils sont en train de sortir le morceau de bravoure, le jour J,
19:15c'est être exact, être ponctuel au rendez-vous,
19:17c'est quand même la classe des plus grandes.
19:19Et 4-0, ça ne suffisait pas.
19:21Paris fait ses changements, il y a un petit jeune,
19:23c'est Nimi Mayoulou qui est entré,
19:25qui est issu du centre de formation, un pur produit du club,
19:28ce qu'on appelle les titis.
19:29À l'entrée de la surface de réparation,
19:30Mayoulou qui est entré, le jeune Parisien avec,
19:33on va mettre les Barcolas encore, Mayoulou, Mayoulou !
19:37Et là, il est décalé par Barcolas dans la surface,
19:39il passe devant trois défenseurs, il met un cinquième but.
19:41Le destin européen du Paris Saint-Germain,
19:45une Manitin au final, 5-0 pour le PSG,
19:49qui a terrassé l'Europe et terrassé l'interminal.
19:54Stéphane Bianchi, je sais que vous devez terminer votre papier en urgence,
19:58à la fois pour le Parisien.fr et pour l'édition papier du Parisien
20:02qui va devenir collector.
20:03Vous ressentez quoi à ce moment-là ?
20:05Alors au début, on est, comme l'a dit Louis-Henriquet à ses joueurs,
20:10on est dans la gestion de nos émotions.
20:11Il faut qu'on envoie nos papiers assez rapidement,
20:14donc on essaye de garder la tête froide.
20:16Et une fois qu'on a appuyé sur le bouton, tout est parti.
20:19J'avoue qu'on est, nous aussi, pris par l'émotion.
20:22On a à gauche, à droite, des gens qui pleurent de joie.
20:27Forcément, on n'est pas insensible à tout ça.
20:29On voit les gars sur la pelouse, pris par l'émotion,
20:33avoir des larmes qui coulent avant même le coup de sifflet final.
20:36On est un peu pris, nous aussi, par tout ce qui se passe autour de nous.
20:40Je ne donnerai pas de nom, mais on en a un dans l'équipe
20:43qui a versé sa larme, même plus qu'une petite larme.
20:47Nous, à ce moment-là, il ne faut pas que nos regards se croisent,
20:49parce que sinon, je pense qu'on y va aussi.
20:52On se laisse aller et on vit ça, on savoure.
20:54On savoure comme un supporter moyen.
20:57Dominique Cédrac, vous ressentez quoi ?
20:59La même émotion pour moi que quand la France a gagné la Coupe du Monde en 1998.
21:02C'est la première fois de quelque chose.
21:05Et c'est beau de l'avoir vécu une fois.
21:08Quand vous êtes contemporain de ça,
21:10vous êtes dans le stade de France en 1998,
21:14vous êtes à Munich en 2025 quand ça arrive,
21:17vous vous dites « je n'ai pas fait ça pour rien ».
21:19Oui, il y a une satisfaction.
21:21Puis après, il y a tous les messages de la famille, des amis qui vous envient.
21:26Évidemment, c'est comme les joueurs, on prend conscience par les autres.
21:29Il faut rester à la fois un peu froid parce qu'il y a des papiers à faire.
21:32Et puis en même temps, on sent bien que vous vivez un moment particulier.
21:36C'est que du foot, mais c'est un morceau d'histoire.
21:38C'est la fin d'une saison.
21:40On les a suivis depuis le début de la saison,
21:42le Paris Saint-Germain dans cette compétition.
21:44Je pense que rarement, le Paris Saint-Germain a été aussi sympathique.
21:48Il a été vu de manière aussi sympathique par la France entière que cette équipe-là.
21:52Ils sont accessibles, ils sont naturels, ils jouent bien,
21:56ils sont agréables.
21:58Et forcément, le bonheur qu'il diffuse à ce moment-là, il est contagieux.
22:03Il diffuse le virus du bonheur dans tout le stade.
22:06Dominique Sévérac, je vous sens encore ému de parler de ça.
22:09Qu'est-ce qui vous touche autant ?
22:10Qu'une bande de jeunes marche sur l'Europe.
22:12Que ça soit, à la revue, c'est le triomphe de l'argent,
22:15mais tous les grands clubs sont très puissants économiquement,
22:18sont des forces de frappe.
22:19C'est un club qui insiste et qui travaille bien ces deux dernières années avec Louis-Sénriquet.
22:24Et donc, moi, j'aime quand le travail est bien fait et récompensé.
22:28Ça ne veut pas dire que l'interminant travaille mal,
22:30ça ne veut pas dire que Barcelone est éliminé en demi-finale
22:32ou Arsenal travaille mal,
22:34mais le PSG est l'équipe qui a le mieux travaillé,
22:36qui a produit le plus beau jeu.
22:38C'est le club de ma ville, c'est le club de mon journal.
22:41Ça fait beaucoup pour que je ne sois pas heureux.
22:45Un teneur d'applaudissements pour notre capitaine numéro 5,
22:48Marcos Arras, qu'on est là ?
22:52Bonsoir, capitaine.
22:54Bonsoir, Lopin !
22:59C'est comment le champion d'Europe ?
23:05Merci de fond de corps.
23:08Toutes ces années, comment j'ai dit ?
23:10Attends, je ne vais pas pleurer maintenant.
23:12Ça y est, c'est le jour de gloire.
23:15C'est le jour qu'on est heureux,
23:17qu'on a tellement travaillé pour y arriver.
23:20Tout le monde ici, tout le monde ici,
23:23tous les gens des staffs,
23:24tous les gens qui ont passé,
23:25tous les joueurs qui ont passé avant moi,
23:28des gens qui ont fait ce chemin
23:30pour qu'on puisse accomplir ça, les gars.
23:32Je vous remercie de fond de corps.
23:34Vous étiez toujours avec nous.
23:35On vous aime.
23:37Profitez en le champion d'Europe !
23:45Merci Dominique Sévérac, Stéphane Bianchi.
23:48Pour suivre toute l'actualité de ce sacre du Paris Saint-Germain en Ligue des Champions,
23:53rendez-vous sur leparisien.fr.
23:55Cet épisode de Code Source a été produit par
23:58Clara Grosy, Stibault Lambert et Anaïs Godard.
24:01Réalisation, Julien Moncouquiol.
24:03Code Source est le podcast quotidien d'actualité du Parisien.
24:07N'hésitez pas à vous abonner sur votre plateforme d'écoute préférée,
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24:12On vous invite aussi à écouter Crime Story,
24:15notre podcast hebdomadaire de faits divers.
24:17Chaque samedi, une nouvelle affaire criminelle
24:19racontée par Claudia Prolongeau et Damien Delsenis.
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