Passer au playerPasser au contenu principal
🎥 Pour ne rater aucune de nos vidéos, abonnez-vous et n'oubliez pas d'activer la cloche. https://youtube.com/@LeParisien

Romain Villers-Lebourg, 26 ans, est un ancien enfant placé qui a été obligé de travailler pour l’élevage canin de sa famille d’accueil pendant plus d’un an, entre décembre 2013 et février 2015, alors qu’il n’avait que 14 ans.
Il se bat depuis plusieurs années pour faire reconnaître le calvaire qu’il a vécu. Témoignage.

Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify. Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Clara Garnier-Amouroux - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network

Pour ne rien manquer de l’actualité du Parisien :

🔔 Suivre toute l’actualité avec notre abonnement : https://urlr.me/!abonnementleparisien

✉️ En savoir plus sur l’actualité avec notre newsletter : https://bit.ly/new-sletters

👂 Retrouvez nos différents podcasts :

Code Source: L’actualité quotidienne du Parisien : https://bit.ly/_Codesource
Crime Story: Le podcast faits-divers du Parisien : https://bit.ly/_Crimestory
Le Sacre: Revivez le parcours d’un médaillé olympique : https://bit.ly/_Lesacre

Suivez-nous :
Instagram : https://instagram.com/leparisien/
Facebook : https://facebook.com/leparisien/
Tiktok : https://tiktok.com/@leparisien
X : https://twitter.com/@le_Parisien
Snapchat : https://snapchat.com/t/pr3nDoxv
Bluesky : https://bsky.app/profile/leparisien.fr
Threads : https://threads.net/@leparisien

Chapitres :
0:00 - Le calvaire de Romain, enfant placé exploité
2:41 - Les appels à l’aide ignorés et la reconstruction
8h45 - Le combat de Romain pour changer le système

#codesource #aidesociale

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Bonjour, c'est Thibault Lambert et vous écoutez Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11Romain Villers-Lebourg, 26 ans, est un ancien enfant placé qui se bat depuis plusieurs années pour faire reconnaître le
00:18calvaire qu'il a vécu.
00:19A l'âge de 14 ans, l'aide sociale à l'enfance, l'ASE, l'a placé en urgence dans
00:25une famille d'accueil en Normandie
00:27et Romain dit avoir été forcé de travailler tous les jours pendant plus d'un an pour l'élevage canin
00:33géré par cette famille,
00:35le tout évidemment sans être payé.
00:38Aujourd'hui, il prend la parole pour dénoncer les personnes qui l'ont exploité,
00:42mais aussi l'ASE et les magistrats qui n'ont pas répondu à ces appels à l'aide à l
00:48'époque.
00:48Romain Villers-Lebourg a accepté de raconter son histoire dans Codesources.
00:53Il témoigne au micro de Barbara Gouilly.
01:08Je rencontre Romain à Évreux en Normandie.
01:12Même s'il a l'habitude de raconter son histoire,
01:15je sens que c'est toujours difficile pour lui de poser des mots sur son passé.
01:21Mais s'il le fait aujourd'hui, c'est parce qu'il veut que les choses changent
01:24pour faire en sorte que ce qu'il a vécu en famille d'accueil ne se répète plus.
01:30Romain est né le 13 juin 1999 en Russie.
01:34À l'âge de 3 ans, il est adopté par une famille française.
01:38Romain s'intègre bien à l'école et dans la famille qui habite dans l'Eure en Normandie.
01:43Tout se passe bien jusqu'en 2008, Romain a 9 ans,
01:48quand ses parents adoptent une petite fille qui devient la sœur de Romain.
01:53Ça a commencé à avoir des tensions du fait que ma sœur était plus âgée.
01:56Elle arrivait à 8 ans.
01:57Elle avait du mal à s'intégrer à la famille en France, etc.
02:00Elle avait également des troubles psychologiques.
02:02Il a fallu qu'elle fasse un travail énorme
02:05avec différents professionnels de santé, par médical, etc.
02:08Mes parents étaient très tendus.
02:11J'avais du mal de plus en plus à contrôler leur colère.
02:14C'est là où ça a commencé.
02:15Les violences, les insultes, les reproches aussi de nous avoir adoptés également.
02:19Plus les mois passaient, plus la violence physique apparaissait,
02:22avec des coups assez violents quand même.
02:25J'ai fait beaucoup de signalements auprès de l'assistante sociale de mon ancien collège
02:29qui a fait seulement des écrits pour l'appartement.
02:33Il y a eu énormément de signalements, mais pas de suite.
02:35Il a fallu que ce soit au mois de décembre 2013
02:37où le parquet d'Evreux a décidé un placement d'urgence avec le département.
02:42Romain et sa sœur sont recueillis par l'ASEU, l'aide sociale à l'enfance,
02:47dans une famille d'accueil où plusieurs enfants sont déjà placés.
02:50En tout, ils sont 8.
02:53Romain a 13 ans et cette famille possède un élevage canin de 50 à 70 chiens.
02:59Moi, j'étais content d'arriver dans cette famille d'accueil
03:01parce que moi, j'adore les animaux
03:02et j'étais content d'arriver dans un milieu où il y avait des animaux.
03:05J'étais content de retrouver une famille
03:07où j'avais l'impression que chacun s'entraidait, chacun s'aimait
03:11et où c'était une vraie famille.
03:14Plus les mois passaient, plus je voyais que cette femme d'accueil
03:17commençait à me demander à faire certaines tâches.
03:21Ce n'était pas à moi de le faire.
03:22Au début, c'était pour ramasser la merde des chiens.
03:26Et ensuite, ça a continué en disant
03:28« Va les nourrir, va les rentrer dans les box, va les ressortir,
03:32va nettoyer les cages, va nettoyer les enclos ».
03:35Par contre, tous les autres enfants ne faisaient pas tout ça.
03:37Eux, ils avaient le droit de faire ce qu'ils voulaient,
03:39ils avaient le droit de regarder la télé,
03:40ils avaient le droit de sortir voir les copains, etc.
03:44Quelques mois après le placement de Romain,
03:47une autre fille arrive dans cette famille.
03:49Elle s'appelle Gwendoline
03:50et elle aussi doit travailler pour l'élevage canin.
03:53Journée type, le matin, c'était on se levait,
03:56on s'occupait de l'élevage,
03:58on déjeunait, on prenait le bus, on allait à l'école
04:00et le soir, quand on rentrait vers 16h30-17h,
04:02on attaquait directement l'élevage.
04:05Si on avait le temps, on pouvait faire nos devoirs
04:06ou sinon, si on n'avait pas le temps, on ne le faisait pas
04:08et le lendemain, avec les preuves,
04:10on devait argumenter de pourquoi
04:12on n'avait pas le temps de faire nos devoirs.
04:15Et quand on expliquait la situation,
04:17c'était en vous donnant un avertissement
04:19où on se faisait toujours reprendre par l'école,
04:23on se faisait punir, etc.
04:25Alors que ce n'était pas notre faute,
04:26c'était la faute de la femme d'accueil
04:28qui nous demandait de travailler.
04:30Et je précise également que c'était un travail
04:31qui était non rémunéré.
04:32Romain essaye d'en parler à ses professeurs,
04:35mais ils ne comprennent pas sa détresse.
04:37À l'école, c'est très difficile pour lui
04:40de suivre les cours et de s'intégrer.
04:42Au niveau des amis, je ne m'en faisais pas énormément.
04:45J'étais très réservé,
04:46parce que je n'osais pas déjà avouer
04:47que j'étais un jeune qui était placé.
04:51Et je n'osais pas également parler
04:52de ce qui se passait dans cette famille.
04:54Il y a eu un impact aussi sur moi.
04:57À partir de 2014,
04:59plus d'un an après avoir été placé,
05:01Romain vole des lettres rouges
05:03à sa famille d'accueil.
05:05Ces lettres sont utilisées
05:06pour envoyer des courriers urgents.
05:09Dans ceci, il explique sa situation
05:11et envoie des signalements
05:13à différentes institutions.
05:14J'ai fait énormément de signalements
05:15auprès des juges pour enfants,
05:17auprès des éducateurs référents,
05:19auprès des inspecteurs,
05:20auprès du département,
05:22auprès du parquet,
05:22enfin, auprès de beaucoup de personnes.
05:24Il n'y a jamais eu de réponse de leur part,
05:26même écrit ou par téléphone.
05:28Le problème, c'est qu'à la fin,
05:30moi, j'étais découragé.
05:32J'en avais vraiment marre de cette situation.
05:33J'ai fait une fugue
05:35qui a duré à peu près 24 heures.
05:38Je suis revenu très tard le soir moi-même
05:40parce qu'il faisait froid.
05:41Le lendemain, je devais aller quand même
05:44à la gendarmerie expliquer pourquoi j'ai fait ça.
05:46Donc, je leur expliquais la situation réelle, etc.
05:48Et voyant que personne ne m'écoutait,
05:50j'avais également eu des idées un peu suicidaires.
05:54Et à ce moment-là, je me suis dit
05:56« Non, Romain, tu continues à faire tes signalements.
05:58Au bout d'un moment, quelqu'un va t'entendre. »
06:00Donc, c'était vraiment du mental.
06:02Et heureusement que Gwendolyn était là aussi
06:03parce qu'on était là vraiment
06:05pour se soutenir l'un et l'autre.
06:07Romain garde espoir.
06:09Et quelques semaines après sa fugue,
06:11une juge reçoit une de ses lettres
06:13et demande une réorientation en urgence.
06:16Romain a 15 ans
06:17et il est placé dans un foyer.
06:19J'appréhendais, oui.
06:20Parce que je ne voulais pas aller dans un foyer.
06:21Je voulais dans une famille d'accueil.
06:22Je ne voulais pas aller dans un foyer
06:24avec plein de jeunes,
06:25avec plein d'adultes, etc.
06:27Je voulais vraiment un environnement familial.
06:29Le département a décidé quand même
06:30de me mettre dans un foyer.
06:31Déjà au vu du manque de place,
06:33ils n'avaient pas le choix.
06:33Et du coup, je suis arrivé dans ce foyer.
06:36J'avais une chambre collective.
06:38Enfin, il y avait deux personnes
06:39dans la même chambre.
06:40J'ai pu m'intégrer plus facilement.
06:42Un éducateur référent
06:43qui était très gentil également,
06:44qui a pu échanger sur mon passé,
06:47mon parcours avant le placement,
06:49mon parcours dans cette femme d'accueil également.
06:51Je me suis senti en sécurité.
06:53Je me suis senti protégé également.
06:54Et je me suis senti écouté, surtout.
06:57Romain se sent mieux dans le foyer.
06:58Il se fait des amis.
06:59Mais il est encore très marqué
07:01par les violences qu'il a subies
07:03dans sa famille adoptive
07:04et dans sa famille d'accueil.
07:06J'ai fait une grosse dépression.
07:07Pendant plusieurs mois,
07:08il a fait que je refasse un travail sur moi aussi.
07:10J'ai perdu confiance en tout le monde
07:12du fait que pendant plusieurs années,
07:13on ne m'écoutait pas.
07:15Pendant une longue période,
07:16je ne voulais parler à personne.
07:17J'avais un suivi avec un psychologue
07:19qui m'aidait vraiment énormément.
07:22Et puis après, petit à petit,
07:23j'ai repris une vie normale.
07:25Quand il a 18 ans,
07:27Romain ne peut plus rester dans le foyer.
07:30L'ASE lui met quand même
07:31un appartement à disposition,
07:33ce qui lui permet de prendre son indépendance.
07:36On doit savoir à la sortie de l'ASE,
07:39savoir compléter des clasins d'impôts,
07:41savoir faire tout ce qui est facture,
07:43savoir faire tout ce qui est administratif.
07:45On apprend, mais c'est très compliqué
07:47parce qu'en fait, les autres,
07:48on voit les amis,
07:50on voit qu'ils profitent,
07:51ils vont sortir, etc.
07:52Et moi, par exemple,
07:53j'ai commencé à travailler très tôt
07:55dans des fast-foods.
07:57Mon père est décédé en 2018,
07:58donc à ce moment-là,
07:59il a fallu que je puisse aussi
08:00savoir un peu compléter
08:02et savoir ce que je lis
08:03au niveau des déclarations de succession.
08:05Donc, j'ai été mis aussi
08:07sous protection jeune majeure,
08:08donc sous cartel,
08:10du fait qu'à 18 ans,
08:11je ne me voyais pas gérer
08:13tout ce qui était notaire,
08:15sans plus s'il y avait énormément de biens.
08:16Et au niveau des pourcentages,
08:18des impôts, etc.,
08:19je ne voyais pas comment faire.
08:20Son héritage,
08:22suite au décès de son père adoptif,
08:24quand il a 19 ans,
08:25lui permet de vivre plus confortablement.
08:28Romain pense à faire des études,
08:30il passe le concours
08:31pour devenir infirmier
08:33et celui pour devenir aide-soignant,
08:35mais il les rate tous les deux.
08:37Ensuite, il a d'autres emplois,
08:39comme de l'accompagnement
08:41auprès des personnes
08:42en situation de handicap.
08:44Il vit sa vie de jeune adulte,
08:46mais il repense souvent à son passé.
08:48Et en 2023,
08:50il dépose plainte
08:51pour traite des êtres humains
08:52et esclavage.
08:53C'est assez lourd
08:54quand on dit ces mots-là,
08:55mais je pense que c'est ce qu'on a vécu
08:57réellement,
08:58c'est de l'esclavage.
08:58Du fait qu'on a énormément travaillé,
09:00sans rémunération,
09:01sans reconnaissance,
09:03puis par rapport à conséquences aussi
09:05psychologiques et physiques
09:06sur tout le monde.
09:07En 2024,
09:09à 25 ans,
09:10il décide d'utiliser son expérience
09:12pour aider les jeunes placés.
09:14Il fait une alternance
09:15en tant que TISF,
09:17technicien de l'intervention sociale
09:19et familiale
09:20au sein de la ZEU.
09:21C'était une formation initialement
09:23sur deux ans.
09:24J'ai validé ma première année,
09:25mais je me suis arrêté
09:26à la fin de la première année,
09:28voyant pendant mon alternance
09:29tous les dysfonctionnements
09:30de la ZEU.
09:32Par exemple,
09:33quand on intervenait
09:33chez une famille,
09:34voyant réellement
09:34les enfants en danger
09:35et qu'on nous répondait
09:36après énormément de signalements
09:38de danger pour les enfants,
09:40on nous répondait
09:41« on manque de place,
09:42on manque de budget,
09:42donc vous allez intervenir,
09:44mais un peu plus souvent. »
09:45C'était la seule mesure
09:47qui a été décidée.
09:48Je ne me voyais pas
09:49continuer à travailler
09:50dans ce milieu,
09:50voyant réellement
09:51des enfants en danger
09:52et pouvant pas intervenir
09:53réellement du coup.
09:56À partir de ce moment-là,
09:58il se dit que travailler
09:59au sein de la ZEU
10:00n'est peut-être pas
10:01la meilleure solution
10:02pour faire changer les choses.
10:04Il s'intéresse
10:05de plus en plus
10:06à la politique
10:07et de juillet
10:08à novembre 2025,
10:10il se lance
10:11dans l'écriture
10:11d'un rapport
10:12qui retrace son parcours.
10:14J'ai lu beaucoup
10:15de rapports
10:15sur la protection
10:16de l'enfance,
10:17j'ai lu des rapports
10:18de l'ONPE,
10:19l'Observation nationale
10:20de la protection
10:21de l'enfance aussi,
10:22de différents députés,
10:23de différents ministres aussi
10:24et j'ai fait ce rapport
10:26à peu près une vingtaine
10:27de pages.
10:27Dans ce rapport-là,
10:28j'ai vraiment parlé
10:29des analyses que j'ai pu faire
10:30aussi à travers mon parcours
10:32en tant qu'ancien jeune placé
10:33et en tant qu'ancien professionnel.
10:35Je voudrais vraiment
10:36pouvoir donner
10:37beaucoup de solutions
10:38sur l'amélioration
10:38de ce système
10:39et j'espère que
10:40les différents députés
10:41que je contacte
10:42pourront me donner une place
10:43au centre de l'Assemblée
10:44ou au Sénat
10:45ou dans d'autres institutions.
10:46Romain envoie ce rapport
10:48à de nombreuses institutions
10:50associatives et politiques.
10:52Certains lui répondent
10:53et d'autres non.
10:54Mais quelques jours
10:55avant que je le rencontre,
10:57il s'est entretenu
10:58avec la députée socialiste
11:00Haïda Adizadeh.
11:02Romain me raconte
11:03cet entretien
11:04et il explique
11:05qu'elle a été à l'écoute
11:06et qu'elle espère
11:07lui ouvrir des portes
11:08pour la suite.
11:09Il y a aussi un projet
11:10que je rencontre
11:11M. Lecornu,
11:12le Premier ministre
11:13à Matignon.
11:15Il va échanger aussi
11:16avec M. Lecornu
11:17du fait qu'il était
11:18ancien président
11:19du département de l'air.
11:20C'est pour ça
11:21que la députée souhaite
11:22vraiment que je rencontre
11:23M. Lecornu.
11:24Je suis en attente
11:25également de réponses.
11:27Romain a beaucoup de projets
11:29et il est venu
11:30à notre rendez-vous
11:31avec une pochette rouge
11:32qu'il emmène
11:33à chacun de ses entretiens.
11:35Dans cette pochette,
11:36il y a tout ce qui peut l'aider
11:38pour s'engager en politique
11:39et pour un potentiel procès.
11:41Ça par exemple,
11:42c'est des réponses
11:44de la présidente
11:44de l'Assemblée nationale
11:45face à mon rapport
11:46par exemple.
11:47Je garde toujours une copie
11:48parce que ça me paraît
11:49important
11:50et parce que je n'oublie pas
11:51que derrière,
11:52il y aura un éventuel procès.
11:54J'espère que je vais réussir
11:55à enfin être reconnu
11:57comme victime,
11:58victime de la femme d'accueil,
12:00victime de l'aide sociale
12:01à l'enfance,
12:02victime du département.
12:11Barbara, est-ce que Romain
12:12est toujours en lien
12:12avec sa famille d'adoption,
12:14sa mère et sa sœur ?
12:15Non, il ne leur parle plus.
12:17Il n'a pas voulu reprendre contact
12:19parce qu'il a peur
12:20que ça lui fasse trop de mal.
12:21Concernant sa sœur,
12:22il ne l'a pas vue
12:23depuis qu'ils sont partis
12:24de la famille d'accueil
12:25et qu'il a été placé en foyer.
12:27Il m'a dit qu'il n'a aucun moyen
12:28de la contacter aujourd'hui
12:30et que même s'il en avait un,
12:32il aurait peur
12:32que le fait de la revoir
12:34lui fasse trop penser
12:35à tout ce qu'il a vécu
12:36dans sa famille adoptive
12:38et dans sa famille d'accueil.
12:39Donc il n'est pas sûr
12:40que ce soit une bonne idée.
12:41Par contre,
12:42il est toujours très proche
12:42de Gwendoline
12:43qu'il avait rencontrée
12:44en famille d'accueil, c'est ça ?
12:46Oui, toujours.
12:46Gwendoline a porté plainte aussi
12:48en 2025
12:49et ils se soutiennent
12:50tous les deux dans ce combat
12:51même si Romain
12:53est plus moteur sur ce sujet.
12:55Elle, elle a des enfants aujourd'hui
12:56et elle a réussi
12:57à se construire une vie de famille.
12:58Par contre, Romain
13:00aujourd'hui, il a une petite copine
13:02et il se pose la question
13:03d'avoir des enfants.
13:04Il aimerait bien recréer
13:06une vie de famille aussi
13:06mais il a peur
13:07de ne pas réussir
13:08à leur donner une enfance heureuse.
13:10Et qu'est-ce qu'il faudrait faire
13:11selon Romain
13:12pour que les enfants placés
13:13ne se retrouvent pas
13:14comme lui
13:15dans des situations
13:16de travail forcé ?
13:17Au-delà du travail forcé,
13:19il voudrait que les enfants placés
13:20soient plus protégés
13:21de tout type de violence.
13:23Il a de nombreuses mesures en tête
13:24mais celle dont il m'a le plus parlé,
13:26c'était notamment
13:28de faire des visites inopinées
13:29dans les familles d'accueil
13:30pour pouvoir voir
13:32comment ça se passe
13:33sans que les familles
13:34aient le temps de se préparer.
13:35Ensuite, Romain me disait
13:37qu'il fallait absolument
13:38former les magistrats
13:39et aussi,
13:40il faut aider ces enfants placés
13:42à leur majorité
13:43en privilégiant par exemple
13:45leur dossier
13:45pour les logements sociaux.
13:47Merci Barbara Gouilly
13:48et merci à Christelle Brigodeau
13:49pour son aide.
13:50Cet épisode de Codesource
13:52a été produit
13:53par Clara Garnier-Amourou
13:54à la réalisation
13:56Pierre Chafanjon.
13:57Vous pouvez vous abonner
13:59à Codesource
13:59sur votre plateforme d'écoute
14:01préférée
14:01et sur la chaîne YouTube
14:02du Parisien
14:03pour ne rater aucun épisode.
14:05N'oubliez pas
14:06de nous laisser
14:07des petites étoiles
14:07ou un commentaire,
14:08ça nous fait toujours plaisir.
14:10Vous pouvez aussi
14:11aller écouter
14:12notre podcast
14:12consacré aux faits divers,
14:14Crime Story,
14:15une nouvelle affaire criminelle
14:16et raconté chaque samedi
14:18par Claudia Prolongeau
14:19et Damien Delseny,
14:21le chef du service
14:22police-justice du Parisien.
Commentaires

Recommandations