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  • il y a 19 minutes
À quatre jours du second tour des élections municipales, dimanche 22 mars, les candidats encore en lice à Paris, Sophia Chikirou (LFI), Rachida Dati (Union de la droite et du centre) et Emmanuel Grégoire (Union de la gauche), débattent sur BFMTV, en partenariat avec Le Figaro et La Tribune dimanche.

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Transcription
00:00Il y a des besoins spécifiques à Paris qui ne sont pas satisfaits.
00:03La police nationale est censée s'occuper du narcotrafic, de toutes ces grandes questions,
00:09et de la délinquance, et elle est censée gérer tout cela.
00:12La police municipale, qu'est-elle censée faire ?
00:15On dit que la police municipale est censée être une police de proximité pour assurer la tranquillité.
00:20À Paris, il y a trois problèmes majeurs, et on le voit dans les statistiques,
00:24les seuls où ça augmente, la délinquance par exemple baisse,
00:27et les seuls où ça augmente, c'est les vols sur les touristes par exemple,
00:31les agressions sur les touristes.
00:32Il n'y a pas de police touristique à Paris.
00:34Vous vous rendez compte que nous sommes une ville qui double quasiment sa population quotidiennement,
00:39avec les visiteurs et les touristes, mais nous n'avons pas de police touristique.
00:42Jeudi, créons des brigades spécialisées pour l'accueil, la protection et la prévention pour les touristes.
00:48Nous n'avons pas à Paris, nous avons eu une hausse de plus de 10% des dénonciations,
00:53des plaintes pour violences sexistes et sexuelles.
00:55Les femmes, donc, désormais parlent et dénoncent ces actes.
00:58Nous n'avons pas de police spécialisée pour recueillir la parole,
01:02accompagner et faire de la prévention dans les lieux où l'on sait que ces agressions ont lieu,
01:06en soirée ou ce genre de choses.
01:07Il faut une brigade spécialisée VSS, y compris pour accompagner les plaignantes.
01:12Troisième sujet, à Paris, nous avons un problème avec de la consommation de drogue en extérieur.
01:19C'est des problèmes d'addiction et des problèmes de maladies mentales, souvent,
01:23et de grande précarité sociale.
01:25On les évalue avec les professionnels à à peu près 400 personnes qui sont concernées
01:30et qu'on va retrouver dans des zones.
01:31Nous n'avons pas de police spécialisée pour ce type d'addiction.
01:34Mais ce que je tiens à dire...
01:35Vous le ferez ?
01:36Bien sûr, ce sont les trois brigades spécialisées que nous allons créer.
01:38Mais surtout, le plus important, c'est de changer complètement la méthode de A à Z.
01:43Nos policiers, il faut bien les traiter.
01:45Donc, il faut une catégorie A, ça n'existe pas.
01:47Il faut mieux les payer pour rendre le métier attractif.
01:50On n'arrive pas à recruter des policiers municipaux.
01:53Si vous ne les augmentez pas, si vous ne les formez pas, si vous ne mettez pas de catégorie A,
01:57et donc si vous n'augmentez pas les budgets, vous n'y arriverez pas.
02:00Et il faut aussi les territorialiser.
02:02Qu'est-ce que ça veut dire ?
02:03Ça veut dire qu'il faut installer des antennes de proximité là où il y a des besoins.
02:07Si vous ne faites pas cela, vous n'arriverez à rien.
02:10Vous pourrez mettre des vidéos partout, ça ne servira à rien.
02:13Quand vous mettez une vidéo, c'est seulement 1,5% des cas pour résoudre des affaires avec les vidéos.
02:21Donc, ça ne marche pas.
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