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  • il y a 2 heures
Après son rôle de commissaire dans "Indomptable", Thomas Ngijol poursuit son exploration du film policier, en choisissant cette fois une veine comique et nostalgique avec "Police Flash 80", en salles le 18 mars.

Retrouvez "À la régulière" sur France Inter et sur https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/a-la-reguliere

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Musique
Transcription
00:11Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans La Régulière, l'émission de Toutes les
00:14Cultures.
00:14Ce soir, on reçoit un humoriste, un comédien, un auteur, un réalisateur, Thomas N. Dijol.
00:19Beaucoup l'ont découvert sur scène, notamment à l'époque de Jamel Comedy Club, avant de
00:23le voir s'imposer au cinéma comme acteur, comme scénariste, comme metteur en scène.
00:26Il y a eu casse-dépar, Fast Life, Black Snake, plus récemment Indomptable, film qui
00:30montrait encore une autre facette de son univers.
00:32Et aujourd'hui, le voilà de retour avec Police Flash 80, une comédie policière, rétro,
00:37collectif, drôle, nourri de souvenirs, de musique, d'images de son enfance aussi, un film qui
00:41regarde les années 80 avec tendresse, humour, sans les idéaliser non plus.
00:45Alors ce soir, on va parler de cinéma, d'humour, de musique aussi forcément, et même de l'amour
00:50de notre invité pour le Paris Saint-Germain.
00:52Thomas N. Dijol dans La Régulière, c'est tout de suite, jusqu'à 23h.
00:55France Inter, à la régulière, Medi-Maisy.
01:06Police !
01:07Le ministre m'a demandé de créer une brigade spéciale, les meilleurs d'Île-de-France,
01:10la police, Flash 80.
01:13Non, non, en plus j'aime pas le nom.
01:16Vous en étiez où de l'enquête sur le trafic d'héroïnes ?
01:19Tous mes dealers me disent que tu prends 20% de la recette.
01:23Vous avez pas des procès-verbaux d'interrogatoire, des saisies ?
01:26Oh oh, on baisse le chauffage Guylou, d'accord ?
01:28Guylaine.
01:29Y'a un patron, y'a un coq dans un poulailler, y'en a pas deux.
01:31Moi, si je m'écoute, c'est tout dans sa gueule.
01:33Non, non, non !
01:34Mais vous en faites quoi, du code de déontologie ?
01:36Je me torche avec.
01:37Ouh là !
01:40Police !
01:41Elle est pas des témoins de joueur.
01:42Putain !
01:45Là, il est mort de chez mort.
01:51Alors, le topo.
01:52Juste une belle brûlure et un trou de balle dans le front.
01:57C'est un extrait de la bande-annonce de Police Flash 80,
02:00le film pour lequel notre invité Thomas Nijel est là aujourd'hui.
02:02Alors, on a entendu d'autres voix familières, François Damiens,
02:05Audrey Lamy, Xavier Laka, Ibrahim Boullelle aussi, qui figure au casting.
02:09Thomas, merci d'être là déjà.
02:10Bah, merci à toi, Mehdi.
02:11Avec grand plaisir.
02:12Et alors, la première question, on l'entend, c'est évidemment un film policier,
02:16c'est une comédie.
02:18Mais c'est aussi, et son nom l'indique, un film, pas sur les années 80,
02:21mais en tout cas, qui se passe dans les années 1980.
02:24Pourquoi t'avais envie, alors, t'es pas le rédateur du film,
02:27mais en tout cas, je crois que c'était une idée qui vient de toi.
02:29Donc, t'as porté, enfin, tu portes ce projet.
02:31Pourquoi tu voulais placer l'action à ce moment-là ?
02:36Bah, il y a évidemment l'humour, il y a toute la nostalgie de cette époque-là.
02:41Et puis après, quand même, au-delà de ça et de toutes ces figures cinématographiques
02:46qu'on avait enfants, de bébés, de longs, tous ces films-là,
02:49il y avait quand même encore un petit effet miroir de notre époque aussi.
02:53Tu vois, dans le sens où c'est des années, pour le coup, que j'ai connues.
02:56J'avais quand même conscience de certaines choses.
02:59Enfin, j'avais conscience en partant dans le passé
03:02que ça allait faire un effet un peu puissant sur notre époque en 2026.
03:06Donc, c'était de jouer aussi tout ça,
03:08comme on l'avait fait un petit peu sur Casse Départ, différemment.
03:11Quand tu parles de nostalgie,
03:13on est tous un peu nostalgiques parfois de son enfance.
03:15Est-ce que toi, les années 80, elles te manquent
03:17ou elles sont derrière toi ?
03:19Et c'est comme ça.
03:19Mais est-ce que, même dans la musique,
03:21parce qu'il y a une bande son aussi qui n'a que des morceaux des années 80,
03:24dans les références, dans les vannes, même dans le langage employé.
03:27Est-ce que ça te manque, les 80's ?
03:29Non, j'ai de la nostalgie au bon endroit.
03:33Vraiment, j'étais enfant, donc je ne veux pas non plus idéaliser cette époque.
03:38Mais je pense qu'on a vécu une belle période.
03:41Comme je dis, c'était des années Mitterrand.
03:42Il y avait quand même de l'espoir.
03:43Oui, c'est vrai.
03:44Qui est élu en 80.
03:46Exactement.
03:46C'était l'élan, en tout cas.
03:47Exactement.
03:48Les socialistes, on y croyait.
03:51Les socialistes, le FN, on va les tuer.
03:53Enfin, on va les tuer, on va les finir et tout.
03:55Voilà, on a cru.
03:57On avait cette espèce d'utopie dans les années 80 qui nous accompagnait
04:00et qui amenait son brin de légèreté.
04:02Mais après, non.
04:03Moi, je suis bien dans mon époque.
04:05Mais rien ne remplacera mon enfance, ça c'est sûr.
04:08Forcément.
04:08Tu joues un personnage qui s'appelle Luc Letimal.
04:10Je ne spoil pas si je dis que c'est l'antagoniste.
04:13Parce qu'on l'apprend assez tôt.
04:15Oui, on le sait tôt.
04:17Même dans la bande-annonce, on le sent de toute façon.
04:18Exactement.
04:19Comment tu as créé ce personnage ?
04:21Est-ce que tu avais des modèles ?
04:22Parce qu'il y a aussi un look que ce personnage il a.
04:25Évidemment, une manière de parler.
04:27Comment tu as modelé un peu ce personnage ?
04:30Franchement, comme j'ai dit depuis le début,
04:34moi, ce film-là, c'est aussi,
04:35je ne veux pas dire un hommage à Maison Alfort où j'ai grandi,
04:38mais il y a beaucoup de Maison Alfort, un petit peu.
04:40Dans le 94.
04:41Exactement, dans le 94, Val de Marne, 9-4,
04:44Dedicace aux 113 et tout.
04:46Chacun free, bref.
04:47Je ne veux pas tous les citer.
04:48Je ne veux pas tous les citer,
04:49mais bon, voilà, on est obligé.
04:51C'est dans le contrat du 94.
04:53Mais qu'est-ce que je voulais dire ?
04:54Non, dans le sens où...
04:56Bien sûr, mais à l'époque,
04:57la communauté entièse était très présente à Maison Alfort.
05:00Vraiment, il y avait beaucoup de choses associatives
05:03qui se faisaient même autour d'eux, des fêtes.
05:06Il y avait beaucoup de dirigeants du club de quartier
05:08dans lequel je jouais qui étaient d'origine entièse et tout.
05:11Et puis, ils étaient présents dans la vie, quoi.
05:13Le dimanche, on les voyait.
05:14Ce n'est pas un cliché.
05:15Oui, oui.
05:16Ça lavait sa voiture.
05:17La MJC.
05:18C'était élégant.
05:19Tu vois, Luc Lutimal, il s'appuie un peu de ça.
05:22Il s'appuie aussi de certaines avant l'heure.
05:25Mais il y avait quand même les premiers sapeurs aussi.
05:27Il y avait quelques tontons, pas forcément du Cameroun,
05:30mais quelques figures africaines qui étaient dans l'élégance quand même.
05:33Donc, Luc Lutimal, c'est un peu moi qui regarde toutes ces figures d'anciens
05:37qui étaient plutôt classes.
05:38Et que tu idéalisais un peu.
05:40En tout cas, est-ce que c'était les grands à qui tu voulais ressembler ?
05:41Ah bah oui.
05:42Ils étaient beaux, noirs.
05:44À l'époque, c'était les années 80.
05:46On n'avait pas non plus de référents tout le temps.
05:48Donc oui, quand tu voyais un entier qui débarquait
05:51avec sa Ford Escort Rouge…
05:54C'était la classe.
05:55Il y avait la classe, quoi.
05:56Donc oui, oui.
05:56J'aimais beaucoup ces personnages-là, oui.
05:58Effectivement, ce qui est très vrai, c'est que,
06:00en tout cas dans la pop culture française,
06:02il y avait peu, voire pas de personnalités noires auxquelles se référait.
06:06Il commençait à y en avoir, en tout cas, aux Etats-Unis.
06:08Un peu dans le sport.
06:09Je pense à quelqu'un comme Marius Trésor, par exemple,
06:11qui joue en équipe de France.
06:12Yannick Noah, tout ça, oui.
06:13Yannick Noah, absolument.
06:14Est-ce que c'était…
06:14Est-ce que c'était des personnes, justement,
06:16qui pouvaient faire figure, en tout cas,
06:17de modèles de référence pour toi ?
06:18Quand j'étais petit ?
06:19Quand j'étais petit, ouais.
06:22Moi, en tout cas, j'avais plus un sentiment de solitude.
06:25Je ne cherchais pas des référents, en fait.
06:27En vrai, je ne me posais même pas la question d'être noir.
06:29La couleur de peau, ouais.
06:30Elle est arrivée plus tard.
06:31C'est à l'adolescence où tu te rends compte que tu es noir,
06:34parce que tu vois juste des comportements qui sont attribués à ton origine.
06:38Oui, oui.
06:40Mais quand j'étais petit, en vrai,
06:42sans utiliser les termes « vivre ensemble » qui sont, aujourd'hui, voilà…
06:46Un peu galvodé.
06:47Voilà.
06:48On était tranquille, en fait.
06:49Il n'y avait même pas…
06:50On parlait très peu de nos origines, en fait.
06:52On était des enfants qui gambadaient là.
06:55Il n'y avait même pas d'Algériens.
06:57On savait d'où on venait,
06:59et en même temps, on appartenait à la communauté de notre quartier,
07:02de notre ville, un peu.
07:04Pourquoi s'être intéressé aussi à la police ?
07:06Parce que toi, tu ne joues pas un policier, on l'a dit, dans le film,
07:09mais on va dire qu'on suit une brigade,
07:11donc la brigade Police Flash 80.
07:13Pourquoi ?
07:14Ça te semblait aussi peut-être être un objet cinématographique intéressant ?
07:16Parce que tu disais un petit peu,
07:17c'est vrai qu'on a mangé des films policiers dans les années 80,
07:21on pourra en reparler un petit peu après.
07:22Notamment français, alors américains, mais aussi français.
07:25À fond.
07:26Il y a beaucoup de films qui filmaient les commissariats,
07:28les gardes à vue.
07:29Oui, on a adoré.
07:30Est-ce que ça faisait partie aussi ?
07:31C'était quelque chose que tu voulais un peu faire revivre quelque part ?
07:33Ben oui, revivre…
07:34En fait, à la base aussi du scénario, c'est moi qui tombe sur un film de Belmando,
07:41Alain Delon, Parole de flic, je crois,
07:44qui est complètement politiquement incorrect aujourd'hui,
07:47qui ne pourrait pas du tout passer à la télé.
07:49Enfin, je l'ai vu, c'était l'alu, quoi.
07:52Et c'est vrai que…
07:53dans les mots employés, dans les comportements…
07:56Oui, la misogynie, le racisme…
07:58Des trucs…
07:59Des trucs un peu d'époque et de…
08:01C'était une telle star qui ne se rendait même pas compte.
08:03Tu vois ce que je veux dire ?
08:04Je ne veux pas lui faire un faux procès ou quoi.
08:06C'est pas le seul, d'ailleurs, en fait.
08:07Voilà, c'est pas le seul.
08:08C'est les films d'une époque et à un moment donné, bon, c'est comme ça, voilà.
08:12Et en fait, c'est vrai qu'en voyant ce mec-là, je ne me suis pas projeté moi.
08:15C'est vrai que tu es agréable.
08:16C'est que je ne me suis pas dit, putain, j'ai envie de faire ce mec.
08:18J'ai dit, putain, ça serait marrant de voir un mec comme ça.
08:21Et en même temps, il faut l'aider, ce mec.
08:23Parce que s'il est tout seul pendant une heure et demie,
08:25tu te dis, bon, c'est drôle, mais…
08:27C'est horrible, quoi, la morale de ton film.
08:29Il n'y a rien, quoi.
08:29Donc, c'est vrai que derrière, j'ai tout de suite pensé à une équipe de jeunes
08:34qui lui disent, écoute, là, il faut que tu changes à cet endroit,
08:36en tout cas, qu'ils lui fassent remarquer que tu n'es pas dans le truc, quoi.
08:39Donc, ouais.
08:40Et puis, j'avais aussi, au-delà de ça, beaucoup une envie de comédie et de films corrales.
08:45De films avec d'autres comédiens, de rencontrer…
08:48Parce que souvent, j'en discute des fois avec des collègues quand je les croise.
08:51Mais je dis, putain, en vrai, si on ne se croise pas par hasard à la boulangerie
08:55ou je ne sais pas quoi, des fois, on ne se croise jamais.
08:57Bon, à leur décharge, en tout cas, moi, à ma décharge, je ne vis pas à Paris.
09:01Je suis très dans mon coin.
09:04J'évite, entre guillemets, pas mal de mondanités.
09:07Donc, ça fait que je suis…
09:07Mais c'est vrai que là, je me disais, tiens, tu vois,
09:10j'ai sorti d'Empathie où j'ai tourné à l'extérieur,
09:13enfin, au Canada, d'Indomptable où j'ai tourné au Cameroun et tout.
09:17Et puis, même de la comédie pure, j'avais envie d'un…
09:19De revenir à ça aussi.
09:20Ouais, d'un petit côté, une petite colonie, quoi.
09:23De rigoler, d'envoyer aussi, pas dire envoyer le message,
09:26mais dire que voilà quoi, j'aime rigoler toujours.
09:29Si je ne dis pas de bêtises, la cover, en tout cas, la pochette de ton premier spectacle,
09:33c'était un étourdement de thriller de Michael Jackson.
09:37La musique dans les années 80, c'est aussi très important.
09:40Ça, oui.
09:40Évidemment.
09:41Qu'est-ce que tu écoutais, toi, à l'époque, dans les années 80 ?
09:45C'est aussi le début du rap.
09:46Je ne sais pas si tu commences à en écouter à ce moment-là
09:47ou si ça arrivait un peu après dans ta vie.
09:48J'ai tout pris, en fait.
09:49Donc, c'est ça que je trouve extraordinaire dans les années 80,
09:52c'est qu'on voit la naissance…
09:54De genre musicaux.
09:55De genre musicaux.
09:55De la techno aussi.
09:57Voilà, le hip-hop est vraiment dans toutes ses fonctions,
10:01que ce soit la danse, le graphe…
10:02Le DJing.
10:03Le DJing et tout.
10:04Donc, c'était quand même super.
10:05J'avais un âge où je pouvais peut-être pas comprendre,
10:08mais en tout cas, voir l'arrivée.
10:10C'est-à-dire qu'il y avait un…
10:11Le frisson que j'ai eu à cette époque-là,
10:13je le ressens encore.
10:14Je peux encore te…
10:15Tu vois, les premiers smurfs,
10:17les premiers morceaux de rap,
10:18les premiers trucs de Radio Nova et tout,
10:21je les entends, en fait.
10:22Ciné avec H.I.P. H.O.P.,
10:24auquel vous faites référence dans un film.
10:26Oui, oui, oui.
10:26Tout ça, c'est des…
10:27Donc, oui, à l'époque…
10:29En fait, ce qu'il y a de génial d'avoir grandi dans cette époque-là,
10:32c'est qu'avant le rap,
10:33il y avait tout un tas de courants musicaux.
10:35Mon père est assez mélomane,
10:37donc du coup,
10:38j'avais vraiment beaucoup de vinyles à la maison
10:40et j'avais de tout, tu vois.
10:42Et bizarrement, au milieu,
10:43il y avait quand même Carlos.
10:45Je me rappelle qu'il y avait quand même
10:46un ou deux, trois morceaux de Carlos,
10:48il y avait la salsa du démon,
10:50tous ces trucs-là.
10:52Donc, en fait,
10:52j'étais vraiment élevé à la variété.
10:54J'étais vraiment élevé à la variété
10:56et après, par le courant du hip-hop m'a pris
10:59et puis aussi beaucoup à la pop anglaise.
11:01Moi, j'avais un amour fou de la pop anglaise.
11:04Je ne sais pas pourquoi,
11:06mais tout ce qui venait de l'Angleterre me fascinait, en fait.
11:08Mais je trouve qu'en tout cas,
11:10le fait que tu aies grandi aussi avec la chanson française,
11:12même cette culture française,
11:15tu le revendis.
11:15En tout cas,
11:16c'est en toi même,
11:16dans ta manière d'écrire,
11:18je trouve,
11:19dans les expressions parfois,
11:20que tu as soit sur scène,
11:21soit dans tes films,
11:21on sent qu'il y a aussi une forme de…
11:23T'es entre plusieurs références,
11:25mais ça,
11:26ça fait partie de toi, vraiment.
11:26Bien sûr,
11:27et puis c'est une chance.
11:27En fait, à notre âge,
11:28moi je m'en rends compte
11:29et comme je te l'ai dit avant,
11:30nous, enfin,
11:31j'ai grandi donc à Maison-Alfort
11:32et nous,
11:33c'est beaucoup…
11:34Alors, c'était certes une ville plus à droite,
11:36si on peut dire,
11:37mais on a été beaucoup élevés,
11:39tu sais,
11:39dans les trucs associatifs,
11:40il y avait beaucoup de communistes,
11:42beaucoup de mecs avec des…
11:43Tu sais,
11:43des blancs, on va dire,
11:45mais avec leurs gouailles
11:46et qui étaient ce qu'ils étaient,
11:48personne ne se justifiait,
11:49en fait,
11:49à cette époque.
11:50Et même, j'ai envie de te dire,
11:51même les rebeux éducateurs à l'époque,
11:52c'était pas le même jargon qu'aujourd'hui.
11:54C'était du vieux jargon,
11:56moi j'ai perdu à son âme,
11:57c'était un très grand comédien français
12:00qui habitait dans mon immeuble,
12:02Jean-Roger Milot,
12:04tu vois,
12:04vous ferez vos recherches,
12:05il a joué dans Les Misérables,
12:07dans L627,
12:08c'était une figure de cinéma de fou,
12:10il était dans mon immeuble,
12:11il s'appelait Saoud,
12:12c'était pas son vrai nom,
12:13Jean-Roger Milot,
12:14il a changé pour des raisons
12:15qu'on peut imaginer à l'époque,
12:17et c'était un voyou à l'ancienne.
12:19Mais quand tu l'entends parler,
12:21tu peux taper dans l'INA,
12:22il y a des vidéos de lui,
12:23il parlait à un Titi incroyable.
12:26Et c'est vrai que ces mecs-là,
12:28inconsciemment déjà,
12:29comme j'ai quelques fois dit,
12:31si j'en suis arrivé à ce milieu-là,
12:33c'est parce que ces mecs-là
12:34étaient là avant moi
12:34et qu'ils ont,
12:35quand j'ai vu en fait,
12:36c'est lui qui habite au deuxième
12:37qui est dans ce film-là.
12:39Pour un enfant,
12:40ça envoie un message,
12:42tu vois,
12:42donc voilà,
12:44ce mélange de toutes ces générations,
12:46de toutes ces cultures,
12:47au final,
12:48aujourd'hui je me rends compte
12:49que c'est une vraie richesse,
12:50une vraie richesse.
12:51Alors dans le film,
12:52il entend plusieurs morceaux.
12:53Il y a tout une BO
12:54avec pas mal de tubes des années 80.
12:56Je propose qu'on en écoute un
12:57qu'on retrouve dans le film.
12:58J'adore ce morceau.
12:59Ouais.
12:59C'est Cargo de nuit.
13:00Ah putain.
13:01Quel morceau.
13:01Mais en fait, en le réécoutant,
13:02la production est incroyable.
13:04Elle est incroyable.
13:04Il y a parfois des choses
13:04qui vieillissent un peu.
13:06Mais c'est un morceau extraordinaire.
13:07Moi, j'y ai pensé
13:09au dernier moment
13:10quand on parlait musique
13:11avec le réalisateur
13:12et c'est vrai que quand je l'ai entendu,
13:13j'ai dit,
13:13mais oui, c'est le début du film.
13:16Il y a de la moiteur.
13:17Il est magnifique ce morceau.
13:18Bon, on s'écoute ça.
13:19Axel Bauer avec Cargo de nuit
13:21avec un clip de Mondino à l'époque.
16:16Axel Bauer avec Cargo de Nuit Morceau qu'on écoute ce soir puisqu'il est dans la BO du
16:21film Police Flash 80 et donc Police Flash 80 c'est un film pour lequel Thomas Jol est à
16:33l'affiche tu joues Luc le Timal dedans oui c'est vrai alors il y a aussi quelque chose dont
16:38je
16:39voulais parler et ça j'ai adoré ouais c'est le nom de certains personnages qui sont des noms de
16:45footballeurs des années 90 80 je pense à Yvon Kastendutch qui est le personnage donc de
16:53François Damien ce qui j'ai mis une référence à Sylvain Kastendutch absolument joueur mythique de
16:57la division 1 à l'époque c'était avant la ligue 1 du FC Metz défenseur libéraux si je ne
17:03dis pas de
17:03bêtises qui a eu une fin de carrière la plus extraordinaire du football français je sais
17:07pas ça il s'est pris une balle dans la tête en plein match à son match de jubilé s
17:11'est effondré
17:12les sorties c'est terrible je n'avais pas l'info le pauvre ah bah tu le verras c'était
17:17à l'époque
17:17il avait eu beaucoup d'humour parce qu'il y avait un mec sur canal puce Philippe Laguille là qui
17:22lui
17:22avait fait ce qui faisait une rubrique un peu rigolote ah oui je vois tout à fait c'était
17:26génial il lui avait redonné je sais plus ce qu'il offrait là de sorte de ballon d'or des
17:30moments
17:30mémorables ok et ouais non mais pour moi et mes potes Kastendutch une icône pour sa sortie
17:34voilà tu verras sur youtube il y est donc c'est un sujet presque de humoristique en fait avec
17:39tout le respect qu'on a prouvé bien sûr bien sûr bien sûr mais derrière voilà c'est tu vois
17:43c'est une époque aussi ouais c'est une époque et puis c'est des noms qui sonnent quoi tu
17:46vois ce
17:46que je veux dire parce qu'il y a aussi des frères Caveglia les frères Caveglia en référence à Alain
17:50Caveglia qui était pour le coup un très grand attaquant très bon attaquant aucune sélection
17:54d'équipe de France mais très bon attaquant ouais ouais c'était les mecs qui jouaient tu sais
17:57dans les A'Primes tu sais à l'époque il y avait les A il y avait les A'Primes
18:00c'est
18:00qu'il avait été pris une fois ou deux après c'est possible c'est un très bon joueur à
18:03la Caveglia
18:04ouais vraiment et je me suis demandé aussi parce qu'il y a Molinari est-ce que c'est une
18:07référence à
18:07Carlo Molinari président du FMS ancien pilote de rallye là je sais pas trop quoi et puis il y a
18:14aussi un autre notre référence il y a peut-être une autre rêve que j'ai pas que j'ai
18:18joué il y a une
18:19photo d'un Gérard Janvion aussi un ancien du PSG ouais ouais ça c'est une forme de là encore
18:24sans
18:25idéaliser quoi que ce soit parce que le football ça évolue mais il y a une forme de moi pour
18:28le coup je sais que j'ai une vraie
18:29nostalgie pour les années 90 c'est pour ça est-ce que toi les années 80 même les looks tu
18:33sais dans
18:33le football les shorts tu sais les maillots est-ce que tout ça ça peut ça c'est quelque chose
18:37qui
18:37peut te te manquer aussi il y a un charme lié à cette époque bien sûr qu'il y a
18:41un charme alors
18:41ça oui ça il y a un charme tu vois à l'époque tu vois des mecs qui certains ils
18:45jouaient sans
18:45protège tibia tu vois ce que je veux dire c'est alors c'était certes dangereux mais même les ouais
18:50comme tu dis les shorts en fait c'était une époque où l'hygiène de vie n'était pas la
18:54même
18:55l'hygiène n'était pas la même les histoires des footeux de l'époque elles sont 700 fois plus marrant
18:59qu'aujourd'hui les histoires d'aujourd'hui sans dénigrer le fait que les mecs kiffent leur époque
19:05et ils ont bien raison mais c'est vrai qu'à l'époque c'était beaucoup plus rock'n'roll
19:08parce que au final
19:10ils faisaient des entraînements un peu comme nous en amateur niveau au dessus quoi allez les gars on va
19:14commencer avec un petit cooper footing voilà enfin quand tu vois les images de tu vois de l'ancienne image
19:21de
19:21l'ina là tu vois l'équipe de france s'entraîner tu dis mais c'est pas possible quoi tu
19:25vois c'est
19:26pathétique quoi tu vois c'est ça là mais en même temps c'était l'intensité de l'époque et
19:30ça matchait
19:31bien quoi le personnage donc principal celui de yvon castelage donc est joué par françois damiens qui
19:36joue donc bah un vrai flic à l'ancienne un vrai flic des années 80 mais avec un coeur vraiment
19:41donc le film commence avec le décès de son collègue de son binôme est-ce que françois damiens ça a
19:47tout
19:48de suite été une c'est assez drôle parce qu'on sait qu'il est belge mais est-ce que
19:51ça a été forcément lui
19:51l'évidence pour interpréter ce flic français est vraiment français justement là dans l'esprit
19:56sincèrement et je suis très honnête ouais parce qu'en fait il fallait un mec méchant mais comme tu
20:01l'as dit si bien avec du coeur on se dit que dans sa méchanceté c'est jamais méchant en
20:06fait il arrive
20:06à nous faire passer je trouve des réactions vraiment qui pourrait être détestable ni comme c'est lui ça
20:12passe il ya de la tendresse mais il n'y a pas beaucoup de gens qui sont capables de ça
20:15tu vois il
20:15fallait évidemment un mec générationnellement aussi qui colle à cette génération un ancien si on peut
20:20dire et et voilà où on dit que non mais on est toujours dans la comédie mais qui oui on
20:26se
20:26marre en fait tout va bien tu vois c'est pas premier de gros tu dis en fait c'est
20:29malaisant autre histoire
20:30et il a cette force là il est vraiment moi je veux je n'ai jamais tourné avec lui je
20:34l'ai vu devant moi à
20:36l'oeuvre il a un pouvoir comique super et justement il il peut se permettre d'être méchant oui et
20:42ça fonctionne
20:42on lui on lui pardonne ça on lui pardonne on lui pardonne justement quand tu disais que tu avais aussi
20:46une envie de
20:47revenir à la comédie et de tourner avec une bande
20:51Audrey Lamy, Ibrahim Boulet, Fran Damiens c'était justement des gens parce que toi qui est à l'origine du
20:55projet dans quelle mesure je me demande tu es aussi impliqué dans
20:58le casting dans l'envie en tout cas je suis un peu prod donc forcément j'étais un peu concerté
21:04par tous ces états
21:05artistiques mais tout en laissant la liberté totale aux réalisateurs c'est pas moi qui réalise j'étais pas derrière
21:11en marionnettiste mais
21:13c'est vrai qu'on se consultait et tout et moi ce que comme je le disais avant c'était
21:18j'avais envie de voir un groupe de comédiens qui
21:20s'étaient pas forcément rencontrés et pas faire du réchauffé pas avoir un truc on se dit tiens lui on
21:26l'a jamais vu
21:27ensemble et enfin la meilleure preuve de ça c'est quand même Audrey Lamy et François qui n'avaient jamais
21:34travaillé ensemble et qui
21:35se sont entendus de fou quoi tu vois ça se voit à l'écran bah oui ça se voit à
21:39l'écran en dehors ça se voyait même après parce qu'il y avait
21:43toujours un petit coup qui pouvait durer jusqu'à trois heures du matin mais mais non mais c'était tout
21:47ça fait ça montrait vraiment qu'il y avait une
21:49ambiance globale sur le tournage entre le comédien qui était toujours bien parce que même Brahim moi je le connaissais
21:55pas je l'ai rencontré là il est super
21:57Xavier super Philippe Robot qu'on n'a pas cité mais quand même c'est la dernière référence le commissaire
22:03Bourrillon
22:03Ah il est extraordinaire c'est pas ça
22:05Ah Bourrillon le oui bah oui
22:06L'Orient bien sûr
22:08Bourrillon le grand Bourrillon ancien du PSG
22:11Absolument
22:11Bah Bourrillon Philippe Robot extraordinaire donc vraiment
22:15On dirait qu'il est sorti tout droit des années 80
22:17Ah bah oui oui il y avait juste à faire ça et de le poser là tout était parfait mais
22:21en fait c'était ça qui était super et puis dans l'absolu moi comme je le dis souvent moi
22:25je fais pas ce métier pour souffrir et je vraiment c'est très important pour moi de quand je quitte
22:31ma maison je quitte ma famille c'est pour prendre du plaisir en fait je n'accepte pas d'être
22:36maltraité sur un tournage et je n'accepte pas non plus de maltraiter enfin c'est peut-être l'époque
22:42MeToo qui fait résonner ce discours là différemment mais moi pour de tu vois dans la condition
22:47de jeune homme quand je suis rentré dans ce métier noir et tout j'ai vu des trucs tu vois
22:52tu supportes des choses et tu dis mais en fait normalement ce métier je l'ai fait pour rêver en
22:57fait je l'ai pas fait pour souffrir ou quoi donc je suis très vigilant si je suis à l
23:02'origine d'un projet à ça en fait
23:05Thomas Dijol est avec nous jusqu'à 23h
23:15Thomas Dijol oui bien sûr on va te servir de l'eau évidemment
23:17Non mais oui je te le dis
23:19Police Flash 80
23:20Est-ce qu'il y a encore de l'eau à France Inter ?
23:22Il nous reste encore ça
23:23Il vous reste au moins ça
23:24Il nous reste de l'eau
23:25De l'eau fraîche
23:26Alors le film donc il sort donc demain en salle Police Flash 80 c'est une comédie et c'est
23:32un genre compliqué c'est-à-dire qu'en fait c'est un genre populaire évidemment
23:36Bien sûr
23:36Il y a beaucoup de comédies qui sortent au cinéma sur les plateformes mais c'est toujours compliqué je trouve
23:42tu sais à trouver le bon équilibre entre évidemment des gags
23:46Le bon casting et aussi une intrigue
23:48Christian et pas juste une succession de gags
23:51Comment toi qu'on a fait plusieurs
23:53Certaines qui ont énormément marché par nous d'autres un peu moins mais globalement qui a connu des succès depuis
23:59plusieurs années maintenant
24:01C'est quoi le comment on fait pour trouver cet équilibre là entre la bonne intrigue et des gags en
24:08fait des gags qui fonctionnent
24:09Je ne saurais pas dire en vrai je ne saurais pas dire je pense qu'il y a une histoire
24:13de pardon
24:16Je vais te servir de nom
24:18J'étais bien jusqu'à là et l'interview a complètement dérivé mais je sors de table je suis désolé
24:24Non mais je pense qu'il n'y a pas de recette
24:26Est-ce que c'est le genre le plus compliqué à réussir au cinéma ?
24:30C'est celui sur lequel je ne dirais pas que c'est le plus compliqué mais c'est celui sur
24:33lequel on va tirer le plus facilement parce que la sentence elle est immédiate
24:37Tout à fait
24:37Tu vois ce que je veux dire c'est pas marrant
24:39Tu vois le film d'auteur qui se branle qui n'a aucune profondeur on va peut-être pas le
24:43sentir tout de suite
24:44Et à la fin tu dis putain je me suis fait chier
24:46Alors que pas marrant c'est tout de suite quoi tu dis mais en fait ça ne fonctionne pas
24:51Et puis moi j'ai un ami qui me disait qu'en fait faire pleurer tout le monde c'est
24:55presque simple
24:56Il y a des scènes qui vont faire pleurer tout le monde tu sais
24:59Alors que faire rire tout le monde c'est plus compliqué
25:02Je ne suis pas tout à fait d'accord parce que faire pleurer
25:06Alors chacun a sa sensibilité tu vois tu peux pleurer à des choses et moi pas
25:10Mais je pense que ce n'est pas aussi simple que ça
25:12Maintenant les codes pour tirer l'alarmichette ils sont des fois plus évidents mais la vie elle est trop compliquée
25:19Enfin moi je considère si tu veux me faire chialer pourquoi pas je peux chialer sur un film ça m
25:24'est rarement arrivé
25:26Non rarement
25:26Le seul qui m'a fait dans un avion je pense que j'étais fatigué
25:31Mais ceci dit il était super c'était Captain Fantastic
25:33C'était l'histoire d'un père un peu hippie avec sa famille et tout
25:38Et à un moment j'ai dit putain
25:40T'as lâché là
25:41J'ai lâché
25:42Le vol était long j'avais faim j'ai lâché l'alarme
25:46Mais non non mais je pense que c'est pas aussi simple que ça
25:48Mais maintenant le genre de comédie oui la sentence elle est immédiate
25:52Et quant à la recette moi je pars toujours du même principe tu vois
25:56Et je pars de mon principe que j'emploie sur scène
25:59C'est à dire moi je suis arrivé à un moment à un niveau entre guillemets où je m'en
26:03fous d'être drôle en fait
26:04Ce qui m'intéresse c'est d'être sincère en fait dans ce que je fais
26:07Être drôle la vanne et tout la technique la punchline et j'en ai rien à branler en fait
26:12C'est à dire que globalement tu sais que tu sens prétention mais tu le maîtrises c'est ça
26:15C'est que maintenant c'est
26:16Non en fait j'ai confiance en mon état
26:18C'est pas un truc de maîtriser de dire je maîtrise la scène
26:21C'est que si je prends du plaisir si je suis sincère dans ce que je fais
26:24Et bah en fait ça va en fait
26:26Même si je prends un bite je veux rire au fond
26:28Tu vois ce que je veux dire
26:29T'as moins peur de ça
26:29Ouais j'ai pas peur en fait
26:30Mais c'est simplement que si je suis dans la posture et que j'arrive je suis un peu le
26:34mec cool
26:34Un peu je dis mais non à un moment t'es pas cool
26:36Arrête de mentir t'es pas cool du tout
26:38Et surtout aujourd'hui
26:39Viens avec ce que t'es
26:40Viens avec ce que t'as envie de raconter
26:42Je pense que dans le cinéma
26:43Bien sûr après il y a le montage il y a tout un tas de choses
26:46Mais qu'est-ce qui te motive en fait à vraiment faire ça
26:49Est-ce que là tu vois c'est facile pour moi de faire la promo de ce film
26:52Parce que
26:53J'y crois
26:54Ouais j'y crois on l'a dans les tripes
26:55Il nous a fait tous marrer
26:56Et il y a des fois où tu sens que c'est dur
26:59Parce que tu te dis putain il y a un endroit où ça frotte
27:02Et je pense qu'un bon projet dès le départ tu le sais
27:04Maintenant je t'ai bien dit un bon projet
27:06Je t'ai pas dit un projet qui va marcher
27:07Ça on n'en sait jamais rien
27:09Oui bien sûr
27:09Mais alors aujourd'hui
27:11Est-ce que tu dis que voilà maintenant t'es plus à l'aise évidemment
27:13Et que t'es plus sûr de toi et que tu le fais aussi
27:15Donc la question c'est est-ce que tu le fais ?
27:17Quand tu fais un film comme ça ou un spectacle tu le fais pour toi
27:19Ou tu le fais pour le public ?
27:22Les deux
27:23Les deux
27:23En tout cas sur ce film là
27:26Il y a une envie de public en fait
27:28De voyager un peu partout en France
27:31De revenir à quelque chose de très franchuillard
27:34Ouais ouais ouais
27:34Assumé ça c'est assumé
27:35Mais oui parce qu'en fait c'est aussi nous
27:37C'est aussi nous
27:37Enfin c'est aussi moi quoi
27:38Dans le sens où
27:40Yvon je le connais
27:41C'était vraiment
27:41Je me suis dit je l'ai eu en entraîneur de foot
27:43Il y avait un professeur d'un de mes grands frères
27:47Que s'appelait
27:48Bon bref je vais pas dire son nom mais
27:50Qui était une sorte de cast and touch
27:52Il leur mettait des coups de pied au cul
27:53Tu te dis mais t'as
27:54C'était quand même une sacrée époque quand même
27:55Le prof quand il arrivait dans la cour
27:57Il s'autorisait à mettre aujourd'hui
27:58Mais c'est
27:58Il est viré France 2
28:00Ils allument le
28:01Voilà il y a des parents qui parlent
28:02Oui il a mis un coup de pied au cul à ma fille
28:04Enfin on vit
28:04Tu vois c'est
28:05Et c'était cette époque là en fait
28:07Tu vois
28:08Et ce mec là il pouvait le dire à mes parents
28:10Mais j'ai mis un coup de pied au cul à votre fils
28:11Et ma mère elle a dit
28:12Mais bien sûr
28:13Vous avez bien fait
28:14Mais vous avez bien fait
28:15Et il faudra même continuer
28:16Si ça continue comme ça
28:18Donc tu vois en fait
28:19Ce côté aussi franchouillard
28:20Qui est dans notre culture pour de vrai
28:23C'est pas un truc que j'invente
28:24C'est des choses qu'on a vues
28:25Qu'on a vécues
28:27Il y avait des bons et des mauvais côtés
28:28Parce qu'il y a des choses
28:29Évidemment
28:29Aujourd'hui je suis père de famille
28:31Un prof qui met un coup de pied au cul à ma fille
28:34Il va falloir qu'il justifie bien
28:36Tu vois
28:36Mais c'est compliqué
28:38Donc il y a des bonnes choses qu'on a laissées
28:39Des mauvaises
28:40Qu'on a importées
28:42Bon bref
28:43Mais quoi qu'il en soit
28:44On voulait
28:45Remettre un peu le patrimoine français
28:47A l'honneur
28:48Thomas on t'a découvert dans les années 2000
28:51Ça fait bizarre d'entendre ça
28:52Mais c'est la réalité
28:53Et alors moi je t'ai découvert
28:54Je crois en même temps
28:55Je sais pas ce que j'ai découvert en premier
28:56Si j'ai découvert Thomas Dijol
28:57Au Jamel Comedy Club
28:58Ou Thomas Dijol
28:59Dans le rôle de Black Pim Thomas
29:02Qui était un personnage
29:03Que tu avais notamment sur les albums
29:05D'un artiste que j'adore
29:06Bien sûr
29:07Al Pacha
29:08Bien sûr
29:08Et ça c'est à la même époque à peu près
29:10C'est à peu près à la même époque
29:11C'est des époques où je faisais beaucoup de café-théâtre
29:13Encore parce qu'on est les derniers
29:15De notre génération
29:16Avec Fabrice Eboué
29:18Batson
29:18Et beaucoup d'autres évidemment
29:20Avoir fait
29:22Les cafés-théâtre
29:23Les cafés-théâtre
29:24Où t'arrivais
29:24Et puis tu tentais le tout pour le tout
29:26Et donc Black Pim Thomas
29:27C'était un personnage que tu avais créé
29:28Donc c'était un personnage de Pim
29:30Comme on a beaucoup dans le personnage
29:32Dans le rap californien de l'époque
29:33Absolument
29:34Et je trouve beau
29:34Est-ce qu'on écoute un morceau
29:35Extrait de Val de Man Rider
29:37Ah ouais ?
29:37Pas de Black Pim Thomas
29:38De Al Pacha
29:39Mais avec Black Pim Thomas
29:40En fait jure à la fin
29:41Il y a Driver dessus aussi
29:42Également
29:42Absolument
29:43Est-ce que tu la sens
29:43C'est un morceau que je trouve extraordinaire
29:45Classique
29:46Est-ce que tu la sens
29:47Et l'album
29:48Et l'album est classique aussi
29:50Est-ce que tu la sens
29:51Donc de Al Pacha
29:52Présent sur Val de Man Rider
29:54Bah ça aussi c'est une autre époque
29:55Ah bah oui mais j'adore
29:56Et c'est pas fini
29:58Quoi ?
29:58Il revient ?
29:58Ah on dit rien
29:59Très bien
30:24Putain on vient te mettre
30:25Bien t'as vu
30:26Avec un groupe qui agite les culs
30:28D-R-I-B-E-R-R-I-D-E-R
30:30Et le A pour D-R-U-I-D-E-R
30:33M-Y-S-A-S sur la liste
30:35Est-ce que tu la sens
30:36Un truc pour la piste
30:37La bonne fun qu'on te fout
30:39Qui te fiste
30:40Pas l'orçon à la con
30:41Qui fout des kystes
30:42Quand je pratique
30:43J'ai la tric d'un politique
30:44Est-ce que tu la sens
30:47Est-ce que tu la sens
30:50Est-ce que tu la sens
30:52Est-ce que tu la sens
30:57Est-ce que tu la sens
30:59Est-ce que tu la sens
31:05Une pastose du 9.5
31:07Un super mag
31:08Driver est dans la place
31:10Et ça pue pas l'arnaque
31:11Et une clique OP
31:12Zik OP
31:13Big OP
31:13Je suis clean
31:14Et je dirige la machine
31:15Que tu ne peux stopper
31:16C'est pour les strings
31:16Les caleçons
31:17La funk à ma façon
31:18Même à 60pi
31:19Je serai de la nouvelle génération
31:20Parce que je suis frère
31:21Comme le son qui tourne
31:23Bonne bourre
31:23On a les burmes de Paris
31:24A Libourne
31:25La bourse ou la vie
31:26A ton avis
31:27Moi je fitte mes bourses
31:29Et je donne la vie
31:30Je remets le ghetto à la mode
31:31Pas besoin de se plaindre
31:32Le sourire scott
31:33Et tu peux quand même me craindre
31:35Est-ce que tu la sens
31:36Ouais
31:36Ouais
31:37Est-ce que j'encule
31:38Doc Gynéco
31:39Ouais
31:39Ouais
31:40Driver de passage
31:41Pour les sages
31:42Et les bandits
31:42La main dans le front
31:43Car je suis le Black Album
31:44Est-ce que tu la sens
31:48Est-ce que tu la sens
31:50Est-ce que tu la sens
31:55Est-ce que tu la sens
31:58Est-ce que tu la sens
32:03M.Y.
32:04Tu la sens
32:05Façon gangsta
32:06Je reste vrai dans le game
32:07Négro normal
32:08Si je t'aide ça
32:09J'en présente
32:10Pour mes négros
32:10Dans la street
32:11Ceux qui marchent
32:12Contre le système
32:12Au bec
32:13Toujours un spliff
32:14Explosif
32:14Comme la nitro
32:15Sous le soleil
32:16J'suis un cocktail
32:16Pour les mythos
32:17Pourquoi tu flippes
32:18Une bastose de plus
32:19Pour mes boucles de la street
32:20Sud sale
32:21DGC
32:22Boy tu connais l'équipe
32:23Viac
32:23Et rien à foutre
32:24Qu'on me prenne pour un maniaque
32:26Tapé dans la bouche
32:26Fous le feu
32:27Avec du cognac
32:28Qu'on fait comme Cojac
32:29J'suis tricard dans les bacs
32:30Grigny sud son quart
32:31T'as déjà mis une claque
32:32On les halle
32:33Normal
32:34On fait nos bails
32:35Depuis le berceau
32:36Il s'arrêtitif
32:37Cette fois perso
32:37En S.O.L.O
32:38Mais les gros derrière voile
32:39Sont toujours sur le qui-vive
32:41Et qu'on presse la marijuana
32:42Ils nous condamnent
32:43Parce qu'on a ça dans le sang
32:44Je verse une goutte pour les absents
32:46Est-ce que tu l'assens ?
32:47Est-ce que tu l'assens ?
32:49Je verse une goutte pour les absents
32:51Est-ce que tu l'assens ?
32:55Est-ce que tu l'assens ?
32:59Est-ce que tu l'as sent ?
33:02Est-ce que tu l'as sent ?
33:08Oh oui, je sais que tu l'as sent, tu l'as sent !
33:11Oh oui, tout le monde le sent !
33:15C'est Blackpink Thomas !
33:18Ha, ha, I got you !
33:23Tu l'as sent bébé ? You feel it ?
33:25Je sais que tu l'es filite ! On s'en fout nous, tu le fais en plus !
33:30Eh le 1 ! T'as vu mes pompons franco ?
33:33Un jet sur l'autoroute, qu'est-ce que c'est bon ?
33:35Eh driver ! Qu'est-ce que t'as, gros fion mon negro ?
33:38Tu nous fais ralentir, appuie sur le champignon !
33:41Allez, fais fêter les boomers ! On va à Monaco !
33:45Non, on va même plus à Monaco, on va à Los Angeles !
33:47J'allais voir mon negro, stop ! Toi ta thune cette enfoirée !
33:50T'arrives ! Blackpink de retour !
33:53Yeah ! Tu le sens ! Ha !
33:56Tu ne le sens pas ce jeu où vous foutez une plaque dans la gueule ?
33:58Tu vas la sentir celle-là !
34:02C'était « Est-ce que tu la sens » de LPHA, présent sur Val de Main Rider,
34:05avec notamment Blackpink Thomas !
34:07Ah ouais, là tu m'as mis bien, ça faisait longtemps, ça fait plaisir !
34:10Moi je l'écoute très régulièrement ce morceau !
34:12Ah bah oui !
34:12Et vous l'avez entendu, Thomas Digiol est avec nous jusqu'à 23h !
34:17France Inter, Mehdi Maizy, à la régulière !
34:23Alors Thomas, tu es là parce qu'il y a le film « Police Flash 80 » qui sort demain,
34:27qui est un film sur une équipe policière dans les années 80.
34:30Et, on l'a un peu dit aussi, il y avait beaucoup de films sur des flics !
34:36Vraiment, je ne dis pas des policiers, je dis des flics !
34:38Ouais, des flics quoi !
34:38Dans les années 80, je voulais qu'on discute de quelques films,
34:41tu me dis qu'elle rapporta éventuellement avec eux si tu les avais vu ou pas !
34:44J'ai vu qu'on commence avec un premier film, « Inspecteur La Bavure » !
34:47Ah, c'est marrant !
34:49Est-ce que tu te souviens de ce film ?
34:50Bien sûr, je me souviens de ce film et il ne m'a pas du tout marqué !
34:53Ok !
34:54Non !
34:55Parce que, figure-toi que Coluche me mettait un peu mal à l'aise en fait !
34:59Ah ouais, pourquoi ?
34:59Parce que c'est intéressant !
35:01Je n'étais pas trop dedans !
35:02Ah ouais !
35:03Et pour moi, ça pubait l'œuvre !
35:05Et là, j'étais par contre à fond dedans, c'était le maître d'école !
35:08Ok !
35:09Le maître d'école, j'adorais, j'adorais, j'adorais !
35:12Mais Coluche, les sketchs, les enfoirés et tout !
35:14J'étais petit !
35:15Ça ne te faisait pas, tu ne comprenais pas !
35:16Ouais, en fait, c'était le mec du café, du bar pour moi et qui parlait trop !
35:21En fait, tu vois, j'étais jeune !
35:23Je ne pouvais pas être sensible !
35:24Et c'est vrai que la bavure, non !
35:26J'étais plus bonsaï, peut-être, en comédie !
35:28Bonsaï m'a fait beaucoup rire !
35:30La bavure, je n'étais pas trop dedans !
35:31En tout cas, c'était un film réalisé par Claude Vidi !
35:34Sorti en 1980, donc au tout début de la décennie !
35:36Avec donc Coluche et Gérard Depardieu !
35:38Et on suivait Michel Clément, fils d'un héros de la police,
35:41reçu de justesse au concours d'inspecteur !
35:43Puis envoyé à la PJ, malgré une incompétence assez spectaculaire !
35:47Evidemment, au lieu de devenir un grand flic, il accumule les gaffes !
35:51Salut les hommes !
35:52Salut la planque !
35:53Eh ben, on voit que la saison des fêtes est terminée !
35:55Vous leur faites pas de cadeaux à vos clients !
35:57Mais c'est pas un client, c'est un flic !
35:59Ah bon, parce que maintenant on a le droit de taper sur les flics !
36:01C'est le nouveau stagiaire !
36:02Bah c'est pas une raison !
36:04Il a glissé !
36:05On peut rien de cacher, tu l'emmène à l'infirmerie !
36:07Et on s'est fou ce qu'il y en a qui glisse pour le moment !
36:10C'est plus la maison Poulaga !
36:12C'est l'idée au Nice !
36:15Exceptionnel !
36:16Je vois le genre !
36:16Tu vois le lexique !
36:19J'ai bien compris !
36:20Si Coluche c'était peut-être pas trop une référence quand on était petit !
36:22C'était quoi les premiers acteurs ou en tout cas humoristes ?
36:25Personnalités on va dire drôles !
36:27Personnalités drôles !
36:28Pierre Richard !
36:30Pierre Richard !
36:31Pierre Richard vraiment !
36:32C'était le top du top quand j'étais petit !
36:35Donc tous les films de Grand Blond !
36:37Ouais !
36:37Le must absolu !
36:40C'est vraiment la chef quoi !
36:42La chef laisse tomber !
36:44C'est incroyable !
36:45Et après un peu plus dans le temps comme beaucoup les inconnus !
36:49Tu étais plus...
36:50Je veux pas...
36:50La fameuse team les nuls contre les inconnus !
36:52Voilà !
36:53Bah après il y a un truc faut dire !
36:54Les nuls il fallait avoir le décodeur !
36:55Exactement !
36:56Moi c'est pareil en fait !
36:56Moi j'avais pas le décodeur !
36:57Donc à un moment le choix il était vite fait quoi !
37:00Donc non non !
37:01Et puis non mais les inconnus c'était...
37:03Didier Bourdon vraiment !
37:05Je le répète ça fait 100 fois mais c'est un génie en fait !
37:08Il a décortiqué toute la société !
37:10Absolument !
37:10Toute la société de la bourgeoisie au zonar !
37:13Et c'était pas facile en plus au début du rap de faire la parole du du rap !
37:17Parce qu'il y a des rappeurs qui se sont vexés !
37:18Et si c'est vex ça veut dire qu'ils touchent un truc vrai !
37:20Parce que quand c'est pété ils font pas gaffe en fait !
37:23Et c'est vrai que non c'était vraiment...
37:24Non !
37:25Les inconnus c'était fort ce qu'ils ont fait jusqu'à aujourd'hui !
37:28Tu tombes sur certains trucs...
37:29C'est...
37:30Didier Bourdon il était...
37:31Et je vais me permettre de le citer !
37:33Lui !
37:33Parce que je voyais que...
37:35Quand même c'était lui qui était quand même...
37:36On avait le sentiment que c'était un peu le leader !
37:37Ouais ! Il était quand même au centre !
37:39Voilà !
37:39Sans dénigrer les deux autres évidemment !
37:41C'était un tout !
37:41Mais Didier Bourdon il avait...
37:46Même quand il incarnait une femme !
37:47Ouais !
37:47Je pense notamment à Télé Magouille !
37:49Parce que Télé Magouille !
37:50Où il joue la fan de Stéphanie de Monaco !
37:52Ouais ouais !
37:52C'est un autre personnage encore !
37:54Vraiment !
37:54Il est ultra fort !
37:56Il fait partie des mecs !
37:57J'aimerais taffer beaucoup avec lui !
37:59Vraiment !
38:00Alors à l'opposé complet d'Inspecteur La Bavure !
38:03Il y a Garde à vue de Claude Miller !
38:05Sorti en 1981 avec Lino Ventura, Michel Serrault et Romy Schneider !
38:11Elles sont tellement ignobles vos questions que vous en avez honte !
38:14C'est pas vrai peut-être !
38:14Alors à partir de maintenant j'existe que tout soit consigné !
38:18Bon d'accord !
38:19Alors âge, profession, situation de famille !
38:21Merde !
38:21Nom, prénom, profession Martino !
38:23Ils me l'ont déjà demandé !
38:24Il fallait faire maintenant c'est moi qui vous le demande !
38:26Alors puisque vous voulez qu'on tape toutes les demandes et toutes les réponses
38:28alors j'attends les réponses !
38:29Vous vous appelez Martino ?
38:30Oui !
38:31Jérôme ?
38:31Oui Jérôme, Charles-Emile !
38:33Notaire 43 boulevard de l'Atrejoubourg-Manche ?
38:35Oui !
38:36Vous êtes marié ?
38:36Oui !
38:37Sans enfant ?
38:38Sans enfant !
38:39Pourquoi ça fait des saletés ?
38:41Jérôme, Charles-Emile, Martino !
38:43Mais à partir de là moi j'ai envie de voir ce film !
38:46Je ne l'ai pas encore vu !
38:46Tu ne l'as pas vu encore ?
38:47Et Michel Serrault, dès qu'il est dans un film Michel Serrault il imprime !
38:52Non non ça c'est une époque !
38:53Il y en a tellement que j'ai rattrapé !
38:55Bien sûr mais après il y en avait vraiment beaucoup !
38:56Il y en avait beaucoup c'est vrai !
38:58Le film Parole de flic avec un anon !
39:00Est-ce que toi tu avais d'autres films comme ça
39:01qui ont pu te marquer autour de ces univers-là ?
39:04Sur cette époque-là ?
39:05Ça peut aussi être des films américains !
39:06Ah oui non mais il y en a eu beaucoup !
39:08Il y a eu beaucoup de Belmando aussi !
39:09Tu vois le marginal, le professionnel qui est quand même celui-li
39:13et celui qui nous a donné le plus d'émotion !
39:16Côté américain oui on a beaucoup à commencer !
39:18Classique, le flic de Beverly Hills qui est quand même dans un autre genre !
39:22Enfin peut-être plus comédier et encore que faire un poids artistique !
39:25Il se tient super bien !
39:26Il y avait 48 heures aussi !
39:2748 heures !
39:28Avec Nick Knot et Tim Murphy déjà !
39:29Les films de Walter Hill !
39:30Walter Hill a fait beaucoup de super films à cette époque !
39:33Tout à fait !
39:33Je pourrais t'en citer plein là comme ça tout m'en revient pas !
39:36Après il y a les trucs un peu plus navés genre Tango et Cash !
39:39Tu vois qui sont…
39:41C'est marrant parce que même petit tu sais que tu regardes un navet mais c'est tellement cool !
39:45Tu vois ce que je veux dire ?
39:46Parce que même leurs répliques elles font rire quoi !
39:48Tu vois Ray Tango, Gabriel Cash…
39:50Il y avait un truc un peu pété mais…
39:53Un peu assumé aussi je pense !
39:54Ouais un peu assumé aussi !
39:55Et non non cette époque elle est magique !
39:57Thomas Didierl est avec nous jusqu'à 23h !
40:08Thomas on l'a dit, tu as quand même aussi un rapport avec le foot !
40:11Oui !
40:11C'est un sport que tu suis !
40:13Que je suis, que j'ai pratiqué !
40:15Que tu as pratiqué !
40:16Ouais !
40:16Que tu suis encore de manière assidue aujourd'hui !
40:18Ah ouais moi tu sais je ne fume pas, je ne bois pas, je ne me drogue pas !
40:21Et je me rends compte que le foot c'est quand même ma soupape !
40:24C'est-à-dire que tu consommes beaucoup ?
40:26J'en consomme…
40:27Ou tu pratiques peut-être aussi encore ?
40:28Ouais !
40:30J'ai fait beaucoup de kiné pour y revenir parce que j'ai officiellement fait un jubilé
40:35dans mon quartier pour de vrai !
40:36Ok !
40:36Tu peux te renseigner !
40:37C'est génial ça !
40:38Vert de Maison Liberté !
40:39J'ai organisé grand barbecue, pique-nique, venez jubiler Thomas, j'arrête !
40:43C'était mes amis du quartier contre mes amis de la fac et de l'école !
40:47Mais là j'ai envie de reprendre en fait !
40:49J'ai envie de reprendre !
40:50Mais c'est chiant parce que j'aimerais faire de la compète mais on connaît ma gueule !
40:53Et quand je joue au foot je deviens méchant en fait !
40:55Donc ça va faire le tour des réseaux et c'est relu !
40:57Là Thomas Nzol fait poursuivre sur un match par deux joueurs !
41:01Parce que je ne vais certainement pas gagner !
41:03Donc non non non j'ai pas envie !
41:05Mais en même temps j'aime la compète !
41:08J'adore !
41:08Vu que tu aimes le foot, je te propose d'élire un peu ton icône de foot préféré !
41:14Je te mets à chaque fois deux personnes, tu me dis laquelle tu gars !
41:16Ok d'accord !
41:17Et on va commencer fort !
41:19Beaucoup de Parisiens parce que je crois que tu as un rapport avec le PSG !
41:21Oui bien sûr !
41:23Rai !
41:24Donc légende des années 90 !
41:26Ou Ousmane Dembélé !
41:27Oh la la !
41:28Oui mais on n'a pas le temps !
41:30Direct !
41:31Rai ayant quitté le navire pour le PFC qu'on respecte aussi !
41:36Et Ousmane étant l'homme du moment, c'est Ousmane Dembélé !
41:40J'ai l'impression que Ousmane n'est pas là depuis très longtemps !
41:44Mais il est déjà peut-être une des figures les plus légendaires du club !
41:47Grâce à cette saison de l'année dernière !
41:49Mais il y a un dévouement aussi !
41:50Il y a une attitude qui je crois fait vraiment plaisir aux supporters !
41:53Tu viens de le dire !
41:54Il y a une attitude, il y a une proximité !
41:56En fait c'est monsieur tout le monde !
41:57Ousmane dans déjà la personne qu'il est !
41:59C'est le mec que tu aurais pu connaître et qui aurait pu être à l'école avec toi !
42:03Qui aurait pu être ton voisin !
42:05Et puis dans le jeu, il y a la victoire du populisme !
42:08C'est-à-dire que c'est un peu le mec avec qui on aurait pu jouer !
42:11Qui était bien évidemment au-dessus de tout le monde !
42:14Mais il nous amène ce frisson du gymnase !
42:17Ce frisson du match pourri dans notre quartier, dans le stade municipal et tout !
42:25Il a ça en fait !
42:27Lui tout seul, il incarne beaucoup d'émotions du football amateur et de la proximité !
42:31Donc pour toutes ces raisons là-dedans !
42:32Ousmane Dembélé ou Nicolas Anelka ?
42:38Dembélé mais Anelka il a été iconique !
42:41Et c'est un peu un tirailleur !
42:43Complètement !
42:44C'était le premier d'une autre génération !
42:47Beaucoup d'incompréhension, il a pris tellement de balles perdues !
42:51Et je l'ai croisé il n'y a pas longtemps par hasard !
42:55Je ne le connais pas vraiment mais j'aime bien l'homme qu'il est en fait !
42:59J'ai l'impression qu'il y a une espèce d'apaisement au-delà de la barbe de ça !
43:03Je n'ai pas de soucis !
43:04Mais il y a un truc en fait où tu sens qu'il est en paix avec ses choix !
43:09J'aime bien !
43:09Ousmane Dembélé, on change d'époque mais une époque qui va te plaire !
43:13David Ginola !
43:14J'en ai donné deux à Ousmane à Ginola !
43:17Ben oui !
43:18Ousmane extraordinaire !
43:18Bien sûr !
43:19Ginola il y a quelque chose !
43:20Il y a du panache !
43:21Non mais Ginola c'est les cheveux !
43:23Il se faisait tacler !
43:25Moi quand je jouais au foot je dribblais et je disais Ginola !
43:28Quand j'étais enfant j'étais à Ginola !
43:31Non, Ginola c'est trop d'émotion !
43:33Ce pêche-gé là c'est des frissons !
43:37David Ginola ou Patrick Mboma ?
43:42Légende du football camerounais !
43:44Bonjour !
43:44Patrick Mboma on l'appelle au Cameroun !
43:47Qui avait joué au PSG aussi !
43:48Qui a joué au PSG !
43:49Qui a mis une bicyclette au Stade de France contre l'équipe de France avec l'équipe nationale du Cameroun
43:54!
43:54Qui est un joueur iconique du Cameroun !
43:56Mais c'est vrai que je vais partir sur Ginola pour le PSG !
44:02Et je croyais qu'ils ont même joué à la même période !
44:04Oui tout à fait !
44:05Absolument !
44:05Non non mais Mboma beaucoup de respect mais ce PSG là !
44:09Rends-toi compte qu'on allait au Parc des Princes sachant qu'on allait tomber sur des skins !
44:13Donc on était prêts !
44:14T'y allais toi ?
44:15Bien sûr qu'on partait avant la fin du match à l'époque parce que c'était dangereux !
44:20Parce que moi je suis tombé sur des skins à l'époque c'était complètement lunaire mais bon bref on
44:24n'en parle pas !
44:25Mais le parc c'était pas un endroit sain à l'époque si on peut dire !
44:29Enfin certains endroits du parc !
44:30Et non on aimait tellement ce PSG, on aimait tellement cette ambiance que voilà !
44:34On était prêts à prendre des risques pendant des coups !
44:37J'étais un enfant mais c'était incroyable cette époque !
44:40David Ginola ou Ronaldinho ?
44:44Ginola !
44:44Est-ce qu'on peut battre Ginola ou est-ce qu'on reste sur Ginola ?
44:47Non tu peux le battre largement, t'as pas choisi les bonnes personnes !
44:49Mais j'ai pas envie de dire Zizou !
44:51Non ! Si tu peux dire ce que tu veux mais moi le foot ce qui m'intéresse maintenant c
44:56'est l'émotion, c'est les frissons !
44:58Tu vois ce que je veux dire ? Ronaldinho ne m'a pas fait frissonner tant que ça !
45:00C'était un joueur incroyable mais il est resté peu de temps, c'était Fernandez, c'était compliqué, il a
45:05fait des trucs incroyables !
45:06En termes de frissons, j'ai pas frissonné de fou malade devant Ronaldinho, c'était un génie, y'a pas
45:12de soucis !
45:13Mais il a été épanoui totalement en termes de frissons à Barcelone, pas à Paris !
45:18Et moi Ginola non, c'est… voilà !
45:22C'est pas rationnel parce que pour moi c'est les émotions, tu vois j'ai même pas de mots
45:27à dire derrière !
45:28C'est comme si tu me cites Georges Ouéa, je l'ai vu devant moi une fois à Parc des
45:32Princes, j'ai pas osé aller le voir !
45:34Parce que je l'ai tellement aimé, que je voulais même pas lui demander une photo, je le regardais comme
45:38ça !
45:38Parce que c'est moi enfant qui me revois, j'ai dit non là y'a Georges Ouéa, il mérite
45:42pas que je fasse un selfie, je le regarde en fait !
45:44Je le regarde, je le respecte, c'est mon histoire, c'est trop !
45:48Donc quand ça connecte à ces choses-là, c'est comme l'un des derniers, mine de rien, quand avant
45:52c'est Zlatan !
45:54Zlatan c'est trop !
45:55Zlatan c'était trop !
45:56C'est pas possible en fait !
45:58C'est un mâle dominant, c'est un connard !
46:01Il a marché sur tout le monde, mais il était génial, c'est pas un connard qu'on aime !
46:06Et puis il est intelligent, puis il est politique !
46:09Tu jures, tu lis ses interviews, dans Ma part d'ombre, le documentaire d'Olivier Dacourt, son truc !
46:14Le truc qu'il a dit dans ce documentaire, les gens l'ont pas vu, mais c'est incroyable ce
46:19qu'il raconte !
46:20D'un point de vue politique, les gens ont pas fait gaffe, le truc devrait être coupé sur Youtube ou
46:23je sais pas quoi, et diffusé !
46:26Non, il est trop fort, Zlatan, j'adore !
46:28Bon, on se dit que ça joue entre Gignola, Zlatan, Georges Léas, en tout cas c'est légende du Paris.
46:32Oui, il y en a beaucoup, on en raconte, on citait beaucoup, mais on aime Paris, voilà !
46:36Exactement ! Je propose qu'on écoute un morceau de Thundercat, un musicien extraordinaire !
46:41Bien sûr, de funk !
46:42Exactement, absolument !
46:43Qu'a travaillé avec beaucoup de personnes, notamment Kendrick Lamar, qui sort un album très prochainement, qu'on avait reçu
46:47dans cette émission,
46:48et qui a sorti un morceau génial avec Liliati, qui s'appelle « I did this to myself », on
46:51s'écoute ça, c'est de la musique pour toi ça !
46:53Allez !
46:53C'est de la musique funk, évidemment que t'aimes ça !
46:55Allez !
46:55F*** !
46:56B**ch !
46:56Hey !
46:58What're you doing later tonight, after you don't work ?
47:00I know you might be tired, but, uh, I'mma be awake now.
47:09Yeah !
47:10B**ch !
47:18B**** !
47:24B**** !
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