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Avec Dr Jérôme Marty, Président de l’Union française pour « une médecine libre »

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##LE_FAIT_DU_JOUR-2026-03-18##

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News
Transcription
00:00Ça va, si je vous ai en ligne, c'est que ça va.
00:02Merci d'être sur Sud Radio aujourd'hui.
00:04C'est vrai qu'il y a un lien direct entre la campagne municipale,
00:08cette ruralité,
00:09alors il y a la campagne municipale et les campagnes,
00:12et premier souci des Français quand ils vont voter,
00:15et c'est une priorité,
00:17quel est le délai pour aller chez le médecin ?
00:19Je disais dans ma présentation,
00:21on peut clamer ces dix fois
00:23avant d'avoir un rendez-vous médical.
00:25C'est ce que m'avait dit un ami suédois,
00:26avec la médecine en Suède,
00:28vous savez c'est gratuit, on fait la queue,
00:30et le temps que vous ayez votre rendez-vous,
00:31c'était la même chose.
00:33La situation, Jérôme Marty,
00:34semble s'être particulièrement aggravée,
00:36alors qu'on n'a jamais été conscients de cet enjeu,
00:39on n'a jamais été aussi inquiets dans le monde politique,
00:41chez les parlementaires, chez les observateurs,
00:43le désert médical, c'est devenu aujourd'hui,
00:45c'est presque aussi grave que le terrorisme et le chômage,
00:48c'est une priorité,
00:48et les chiffres sont là,
00:51il faut de plus en plus de temps pour avoir,
00:52j'ai des chiffres là, médecine, journaliste, 12 jours,
00:55pédiatrie, 3 semaines,
00:56j'ai dit, non mais moi je suis dans l'Indre-et-Loire,
00:58vous savez ce que font les gens,
00:59j'ai un docteur,
01:00ils prennent le TGV, ils montent à Paris,
01:01voilà on en est.
01:02Comment vous expliquez que ça se soit encore plus aggravé,
01:05alors qu'on est conscient de la réalité du danger ?
01:09En fait, on est dans un double effet ciseau,
01:12celui de l'augmentation du vieillissement de notre pays,
01:16et vous savez que plus on vieillit,
01:17plus on a besoin de soins,
01:18c'est clair,
01:19plus on demande d'avoir accès aux soins,
01:22et puis un nombre de médecins qui se restreint,
01:25et en tout cas,
01:26une pyramide qui est inversée,
01:27qui fait que chaque fois qu'une tranche part à la retraite,
01:30la tranche qui la remplace est beaucoup moins importante,
01:32et donc le problème ne fait que s'aggraver,
01:35et le problème qui se pose à nous,
01:37c'est que cette guerre de la demande d'accès aux soins,
01:40on va la perdre.
01:42Alors je ne vais pas vous améliorer le moral aujourd'hui,
01:44mais on va la perdre parce qu'on n'est pas en train du tout
01:47de prendre la mesure de l'augmentation du vieillissement
01:52et de la dépendance dans les 25 années qui viennent.
01:55On va avoir 700 000 personnes de plus dépendantes
01:58dans les 25 ans qui viennent.
02:00Le nombre de patients de plus de 80 ans
02:03a été multiplié par 3
02:07entre les années 2000 et aujourd'hui,
02:09et il va continuer à augmenter.
02:11Donc si on ne crée pas des structures
02:13pour accueillir nos aînés,
02:15si on ne multiplie pas le nombre de soignants,
02:17et quand je dis soignants, c'est aide-soignante,
02:18infirmière, médecin, etc.,
02:20on n'y arrivera pas.
02:21Et puis surtout, surtout, Périgo, les gars, c'est ça,
02:23c'est un problème qui, je sais, vous est cher,
02:26si on ne réaménage pas le territoire,
02:29on n'y arrivera pas.
02:31Jérôme Marti, vous êtes en train de m'expliquer
02:32qu'il va y avoir un double fléau dans l'équation,
02:35on va avoir de moins en moins de gens
02:37pour payer la cotisation des retraités,
02:40puisqu'on aura de moins actifs,
02:41et on aura de plus en plus de gens
02:43d'un certain âge à soigner.
02:44Voilà, on est échec et mat.
02:47Ne me dites pas que ce n'est pas
02:49la démission d'une classe politique,
02:50ça fait longtemps qu'on est au courant.
02:52Il y avait peut-être des mesures courageuses
02:54et difficiles à prendre,
02:55on va les prendre dans la catastrophe,
02:58si tant est qu'on puisse encore les prendre.
03:00Là, vous laissez,
03:00je ne dis pas que vous laissez peu d'espoir,
03:02mais le temps qu'on remette en place
03:04une mécanique qui permette à la fois,
03:06alors d'avoir des emplois,
03:07ça ce n'est pas votre sujet,
03:08mais pourtant, pour payer les retraites,
03:10il faudra qu'on ait des emplois,
03:10c'est la seule solution,
03:11c'est-à-dire réindustrialiser le pays,
03:13bien entendu, faire un plan
03:15et réaménager le territoire.
03:16Vous, vous préconisez quoi
03:17au niveau de la médecine ?
03:18Est-ce qu'il y a une mesure immédiate ?
03:19Imaginez que demain,
03:20le futur président de la République
03:22vous dit,
03:22docteur Marty, je vous nomme à la santé,
03:24vous avez carte blanche,
03:25tant pis,
03:26qu'est-ce que vous prenez
03:27comme première mesure ?
03:28Si il me nomme à la santé,
03:30je lui souhaite bien du courage.
03:31Mais il assumera,
03:33il n'aura pas le choix.
03:34On fera des choses
03:34qui n'ont pas été faites jusqu'à présent.
03:37Lesquelles ?
03:38Je vous prends au mot, lesquelles ?
03:40Première chose,
03:41il faut que l'on libère
03:43l'investissement dans le soin
03:45et notamment la possibilité
03:46de création de structures
03:48privées au public,
03:49qu'elles soient médico-sociales
03:50ou qu'elles soient sanitaires.
03:51Je vais vous donner un exemple
03:52qui va vous effrayer.
03:53Les soins médicaux et réadaptations,
03:55c'est-à-dire ce qu'on appelle
03:56les moyens séjours,
03:57qui sont les établissements
03:58qui accueillent les patients âgés
03:59notamment au sortir de l'hospitalisation,
04:02quand leur état n'est pas encore stabilisé
04:03et avant que ceci regagne
04:05leur domicile ou leurs EHPAD.
04:08Ces structures-là,
04:09si vous voulez aujourd'hui
04:10augmenter le nombre de lits,
04:11ce nombre de lits n'est pas financé.
04:13Il n'y a pas d'enveloppe
04:14pour le faire,
04:15il n'y a pas de possibilité
04:16de le faire.
04:16D'accord, donc c'est budgétaire.
04:17L'État ne consacre pas
04:19le budget nécessaire
04:19à cette prestation.
04:20Il faut que le politique
04:21comprenne une chose
04:22et ça, c'est l'objectif national
04:24dépasse d'assurance maladie
04:25qui nous a mis dedans.
04:26Il faut que le politique
04:27arrête de regarder la santé
04:28uniquement sous l'angle économique
04:29immédiat,
04:30sur le rapport immédiat,
04:31mais sur ce qu'elle pourra
04:32rapporter dans les 20 ans.
04:33Or, c'est le meilleur placement
04:34pour un pays.
04:35Le problème, c'est qu'on est
04:36en crise économique très importante.
04:38L'assurance maladie est en déficit
04:39et vous le savez.
04:40Et donc, c'est difficile.
04:42C'est comme quand on demande
04:43à une banque de vous prêter
04:44quand vous êtes déficitaire.
04:45C'est difficile,
04:45mais pour autant,
04:46le rapport,
04:47le gain financier pour le pays,
04:49il est dans 20 ans.
04:50Donc, il va falloir en tenir compte.
04:52Et puis, il faut multiplier
04:54le nombre de soignants.
04:55Et ça aussi, c'est difficile
04:57pour un politique de le penser,
04:59alors que celui-ci est gavé
05:01d'idées sur l'intelligence artificielle
05:04qui remplacerait ces professions-là,
05:06sur d'autres professions
05:07moins capées, on va dire,
05:09qui remplaceraient aussi
05:10ces professions-là.
05:11Tout ça est de l'erreur.
05:12L'intelligence artificielle
05:13est un outil, une arme
05:14qu'on va tous utiliser,
05:15les patients, vous,
05:17comme nous,
05:17et qui va améliorer le soin,
05:19mais qui ne nous remplacera pas.
05:20Ça ne remplacera pas
05:21votre cardiologue.
05:22Ça ne remplacera pas
05:23votre rhumatologue.
05:23Ça ne remplacera pas
05:24votre psychiatre,
05:25si vous en avez besoin.
05:26Donc, ces professions-là,
05:27il faut qu'on les multiplie.
05:29Aujourd'hui,
05:30au sortir de l'internat,
05:31le nombre de places
05:32qui est fait, qui est donné,
05:34est plus fait en fonction
05:35des besoins des services hospitaliers
05:37que des besoins des Français.
05:39Ce qui explique que
05:40très peu de rhumatologues
05:41sont formés,
05:42très peu de cardiologues
05:43sont formés.
05:44Ce n'est pas du tout
05:44à l'aune du besoin des Français.
05:46Et puis, il y a
05:47certaines professions,
05:48certains actes
05:49qui se doivent d'être
05:51revalorisés
05:51pour éviter qu'on ait
05:52une fuite comme ça
05:53de professions
05:54qui partent vers
05:55d'autres horizons
05:55que le soin,
05:56ce qu'on a vécu
05:57avec la dermatologie notamment,
05:58avec des gens
05:59qui sont partis du soin
06:00pour faire autre chose.
06:01Alors, on ne peut pas
06:03les blâmer,
06:03mais en tout cas,
06:04il n'y a plus de soin
06:04et aujourd'hui,
06:05les gens n'auront plus
06:06à trouver de dermatologue
06:07et les psychiatres aussi
06:09ont disparu
06:10parce que, notamment,
06:11on ne rémunère plus
06:12la psychiatrie,
06:13on regarde ce qu'elle peut
06:14amener pour la société.
06:16Dermatologue,
06:164 mois et 2 semaines,
06:18le délai d'attente de moyenne,
06:19cardiologue,
06:193 mois et 2 jours,
06:20ophtalmolo,
06:21enfin, c'est 2 mois minimum
06:22et je connais les endroits,
06:23c'est pire que ça.
06:24Jérôme Marty,
06:25qui détient le levier
06:26de la machine
06:26à fabriquer des médecins
06:27et des aides-soignants
06:28et de la machine performante.
06:31Voilà qui détient le levier
06:32à la fois
06:33le ministère de la Santé,
06:34à la fois
06:35l'assurance maladie,
06:36à la fois
06:37les régions,
06:39enfin,
06:39tout ça doit discuter.
06:41Il faut impérativement
06:42que tout le monde
06:43se mette autour de la table
06:44et puis surtout,
06:44surtout, surtout,
06:45les représentants
06:46des médecins
06:47et les représentants
06:48des patients.
06:49Il faut qu'on travaille
06:49tous ensemble
06:50et qu'on arrive
06:51à faire face
06:52à ce manque
06:53de médecins.
06:55Vous savez que
06:56si vous prenez
06:57la médecine générale,
06:5820% des médecins
06:59généralistes
06:59ce sont des retraités actifs.
07:01Or,
07:01ce qui est en train
07:02de se passer aujourd'hui,
07:03c'est que nos confrères
07:04atteignent par l'âge
07:05des plaques
07:06et ne font plus
07:07de retraite active
07:08ou ne veulent plus en faire
07:09parce qu'ils sont
07:09totalement épuisés.
07:11Donc,
07:11il faut qu'on les aide.
07:13On a vu
07:13aux dernières discussions,
07:15aux derniers budgets
07:16de la sécurité sociale,
07:18de l'assurance maladie,
07:19on a vu
07:20qu'on a plutôt
07:20tiré dans les pieds
07:22des gens
07:22qui sont à la retraite
07:23et qui font de la retraite active
07:24parce qu'on va les taxer
07:26un peu plus,
07:27ça c'est typiquement français,
07:28plutôt que les aider,
07:29on va les taxer.
07:30Il faut arrêter
07:30toutes ces folies-là,
07:31il faut flatter plutôt
07:33les gens
07:34qui veulent faire
07:34des heures en plus
07:35et acceptent
07:36de prendre des patients en plus.
07:37Je reviens à mon idée
07:39de vous voir
07:40au ministère de la Santé.
07:41Est-ce que pour autant
07:42vous auriez aujourd'hui
07:43les moyens matériels
07:44et techniques
07:45de mettre en place
07:46les mesures
07:47que vous préconisez
07:47et que vous oseriez mettre en place ?
07:50Non, clairement non
07:51parce qu'on serait pris
07:52par l'ONDAM,
07:53Objective National
07:53le dépense d'assurance maladie
07:55qu'il ne faut surtout pas dépasser
07:57et donc
07:58on se retrouve
07:59dans une espèce de cadre
08:01qui n'est pas propice
08:02et qui n'est pas
08:03comment dire
08:03qui n'est pas adapté
08:06au sauvetage
08:07de notre pays.
08:07Jérôme, vous auriez le pouvoir
08:11de les dépasser.
08:12Là, ça serait
08:13un de vos leviers
08:13c'est de dire
08:14est-ce qu'on peut casser
08:15ce que vous dites ?
08:15Vous mettez le doigt
08:16sur ce qu'il y a de plus
08:18j'allais dire contrariant.
08:19Est-ce qu'on peut repenser ?
08:21Oui.
08:22Oui, on peut
08:23Périgo Légasme
08:24mais il faut revenir
08:24sur 1996
08:25il faut revenir
08:26sur les lois Juppé
08:27il faut revenir
08:28sur l'ONDAM
08:28il faut démolir
08:29cet objectif national
08:30de dépense d'assurance maladie
08:32il faut certainement
08:33faire une enveloppe séparée
08:34pour la santé
08:35il faut enlever de cette enveloppe
08:36tout ce qui est
08:37salaire et rémunération
08:38des soignants
08:39il faut arrêter
08:40de lier ces rémunérations
08:42à l'état économique
08:43de l'assurance maladie
08:44et puis il faut que
08:46voilà
08:46qu'on ose
08:47avoir un plan
08:49qui n'est pas un plan décennal
08:50qui est un plan à 20 ans
08:52pour la santé
08:52alors là actuellement
08:53on résonne à 3 mois
08:54donc on ne peut pas y arriver.
08:55Vous êtes vraiment dans la vision.
08:57Jérôme, nous avons
08:58nous avons un auditeur
08:59qui s'appelle Marc
09:00qui nous appelle de Paris
09:01bonjour Marc.
09:02Bonjour M. Périgo Légasme
09:04bonjour M. Jérôme Marti
09:05vous êtes remarquable
09:06M. Jérôme Marti
09:07et voilà
09:07donc moi j'ai fait médecine
09:09dans les années 60
09:09et j'ai 4 questions
09:11à vous poser.
09:12Dans ces années-là
09:13il y avait une fac de médecine
09:14une pharmacie
09:14une école dentaire
09:15une école de sages-femmes
09:16qui a décidé
09:17de tout regrouper
09:18première question
09:19deuxième question
09:21après un trimestre
09:23on disqualifie
09:24là actuellement
09:24tout est regroupé
09:25et après un trimestre
09:26on va dire au gars
09:27qui s'est mis pour médecine
09:28ah ben non tu ne peux plus
09:29tu n'as pas des bonnes notes
09:30donc le gars
09:30qu'est-ce qu'il va faire
09:31bon voilà
09:32donc il quitte la fac
09:33qui a décidé enfin
09:34de supprimer
09:35les antennas de région
09:35ainsi l'étudiant
09:37Clément Ferrand
09:38s'installait dans sa région
09:39bon enfin
09:40en fin d'étude
09:40il y avait la possibilité
09:42de faire une spécialité
09:43pour certaines spécialités
09:44en 3 ou 4 ans
09:45et on devenait spécialiste
09:46du coup il n'y en a plus
09:47voilà les 4 questions
09:48et j'espère que vous
09:49serez mis de la santé
09:50avec un gouvernement
09:52responsable
09:52non mais c'est vrai
09:53et après
09:54j'aimerais bien vous rencontrer
09:55parce que
09:55moi je suis très
09:56pardon excusez
09:57on vous mettra en contact
09:58je suis très motivé
09:59par les trucs politiques
10:00et j'aimerais avec vous
10:02et puis peut-être
10:03des amis chéronliens
10:04qui m'expliquaient des choses
10:05faire un programme
10:07de médecine
10:07pour les futurs candidats
10:08présidentiels
10:09Sud Radio
10:09Sud Radio
10:10essaiera d'organiser
10:11la rencontre Marc
10:12Jérôme Marti
10:13vous avez 4 questions
10:14vous avez 4 minutes
10:154 questions
10:16très rapidement
10:16mon cher frère
10:17c'est la somme
10:20des politiques sanitaires
10:21successives
10:21qui nous ont mis dedans
10:22et effectivement
10:23parce qu'à courte vue
10:24on a cru faire de l'économie
10:26en nous mettant dans les mêmes facs
10:27en regroupant différentes professions
10:29on a foutu en l'air
10:30la première année de médecine
10:31avec la réforme abominable
10:33qu'on a mis en place
10:33où effectivement
10:34on leur interdit de redoubler
10:36on les envoie dans des espèces
10:37de filières
10:38qui ne sont pas la santé
10:39puis ils peuvent revenir
10:40de la santé
10:40la troisième année
10:41enfin tout ça est folie
10:42on a cassé l'internat
10:43dernièrement aussi
10:44avec une réforme
10:45complètement absurde
10:46on fait comme ça
10:47à chaque fois
10:48on prend
10:48des petites réformes
10:49comme si un ministre
10:51voulait laisser un non
10:52et s'il était plus important
10:54de laisser un non
10:54de laisser une trace
10:56avec son non
10:56que de véritablement
10:57modifier les choses
10:58et petit à petit
10:59la médecine s'est enfoncée
11:01ceux qui en payent le prix
11:01le plus douloureux
11:02ce sont les patients
11:03et vous avez raison
11:04il faudrait revenir sur tout cela
11:06il faudrait revenir
11:06sur une vraie régionalisation
11:08la régionalisation
11:08était quelque chose de très beau
11:10les ARS
11:10les agences régionales de santé
11:12c'était quelque chose
11:12de très bien au départ
11:13puisque ça rapprochait
11:14l'administration du soignant
11:16c'était fait pour que les gens
11:17se parlent
11:18et puis très rapidement
11:19la verticalisation est revenue
11:20les gens sont partis
11:21prendre leurs ordres à Paris
11:22et puis la direction générale
11:24de l'offre de soins
11:24le ministère
11:25l'assurance maladie
11:27au niveau national
11:27tout ça gouverne
11:28et on perd du temps
11:29et on perd du temps
11:30parce qu'on n'adapte pas le soin
11:31aux besoins réels
11:32et les besoins réels
11:33c'est les territoires
11:34et tel territoire
11:36ne ressemble pas
11:36à tel autre territoire
11:37Jérôme Marti
11:38Marc
11:38qui aurait pu faire
11:39un bon journaliste
11:39il a devancé ma question
11:41justement sur cette question
11:42vous êtes président
11:42de l'union française
11:43d'une médecine libre
11:44est-ce que si on avait
11:46alors une vraie décentralisation
11:49vraiment structurelle
11:49dans la république
11:50est-ce que
11:51de façon républicaine
11:53on pourrait donner
11:54aux régions
11:54le pouvoir
11:55de gérer la santé
11:56au niveau régional
11:57vous me direz
11:58il y aurait risque
11:59de disparité
11:59d'une région à l'autre
12:00mais est-ce que
12:02ça ne serait pas mieux
12:02que la gamine actuelle
12:04alors vous avez raison
12:05il faudrait une vraie
12:07régionalisation
12:07avec des vrais moyens
12:09et puis surtout
12:09une vraie gouvernance
12:10ce qui nous manque
12:11c'est la gouvernance
12:13et c'est la démocratie sanitaire
12:14nous sommes dans un système
12:16où la démocratie sanitaire
12:17est un théâtre d'ombre
12:18quand je dis
12:19vraie démocratie sanitaire
12:21c'est que
12:22les représentants
12:23des patients
12:23les représentants
12:25des soignants
12:26l'ensemble des soignants
12:27et privés publics
12:28et les représentants
12:29de l'administration
12:30doivent avoir
12:31le même pouvoir
12:32les mêmes droits
12:34et le même droit
12:35d'opposition
12:35c'est à dire que
12:36le système ne peut avancer
12:37que si ces trois parties
12:38sont d'accord
12:39à chaque fois
12:40ça c'est une vraie
12:41démocratie sanitaire
12:42et puis les représentants
12:43des soignants
12:44des patients
12:44ils doivent être débarrassés
12:46de la tutelle de l'état
12:47vous savez que
12:47France Asso Santé
12:49qui représente l'ensemble
12:50des associations de patients
12:51est financée à 80%
12:52par l'état
12:53ça c'est pas possible
12:54il faut les libérer
12:55plutôt que leur donner
12:56une subvention
12:56il faut les financer
12:57par l'impôt
12:57avec un 0,5%
12:59par exemple
12:59aux associations de patients
13:01parce qu'on sera tous
13:01patients un jour
13:02donc il serait normal
13:03que les travailleurs
13:04et surtout les entreprises
13:05comme elles le font
13:06d'ailleurs pour la formation
13:07BP
13:08un 0,5%
13:09aux associations de patients
13:10ce qui les libérerait
13:11de la tutelle de l'état
13:12et ils feraient rentrer
13:13dans une vraie démocratie sanitaire
13:14on en est loin aujourd'hui
13:15sans oublier la réduction
13:17de la part administrative
13:19dans les effectifs hospitaliers
13:20on en est à 60%
13:21on a 40% de gens
13:23qui sont là pour soigner
13:23quand on va à l'hôpital
13:25c'est pas pour rencontrer
13:25une secrétaire
13:26ou un administrateur
13:27on vient là pour rencontrer
13:28des médecins
13:28et tous les médecins
13:29vous me le confirmez
13:30vous disent
13:30on est noyé
13:31sous la masse
13:33des effectifs administratifs
13:35non seulement
13:37sous la masse
13:38des effectifs administratifs
13:40mais on est noyé aussi
13:41sous les procédures
13:42sous les protocoles
13:43sous les normes
13:44etc
13:45alors effectivement
13:46vous avez les hôpitaux
13:47c'était le cas
13:48de l'hôpital Georges Pompidou
13:49en un temps
13:49vous avez un administratif
13:50pour un soignant
13:51ça c'est pas possible
13:52je veux dire
13:53à un moment
13:53justement à l'heure
13:54de l'intelligence artificielle
13:55la robotisation
13:56on doit pouvoir améliorer tout ça
13:57très certainement
13:58il faut privilégier
14:00la blouse blanche
14:01il faut privilégier
14:02le patient
14:03il faut privilégier
14:04le chemin du soin
14:05plus que tout ce qui est
14:06paperasse autour
14:07ça c'est l'évidence
14:08alors autant confier
14:09alors puisqu'on parle
14:09d'intelligence artificielle
14:11peut-être que l'administratif
14:12pourrait être confié à l'IA
14:14et puis les véritables soins
14:15confiés à des êtres humains
14:16qui ont du coeur
14:17qui ont une âme
14:18qui vous parlent
14:18et qui vous regardent
14:19dans les yeux
14:19quand ils vous donnent
14:20un diagnostic
14:21on peut rêver
14:22Périgo Légas
14:23merci Jérôme Marti
14:24je vous dis à très bientôt
14:25merci d'avoir été
14:26sur cette radio
14:27à bientôt
14:27dans un instant
14:29juste après les perles
14:30nous allons se demander
14:32qu'est-ce qu'il faut
14:33retenir des activités
14:34pour le second tour
14:35des municipales
14:36on sera avec
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