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Perpignan municipales 2026 : Bruno Nougayrède analyse sa défaite et l'avenir de l'opposition.

Après une campagne axée sur ses convictions, Bruno Nougayrède, candidat de la droite et du centre, a terminé troisième du premier tour des élections municipales à Perpignan, obtenuant 13,5% des voix. Il reconnaît un "flop" pour sa campagne, tout en soulignant les défis de notoriété face au maire sortant Louis Aliot, réélu dès le premier tour.

Malgré la victoire d'Aliot, Nougayrède estime qu'il ne s'agit pas d'un triomphe en raison du fort taux d'abstention. Il maintient ses positions sur l'avenir de Perpignan, persuadé que la ville peut et doit faire mieux. Il aborde également le rôle des partis politiques dans sa campagne et son engagement pour l'opposition municipale.

Avec l'émergence d'une opposition plus large, y compris le retour de la gauche, Bruno Nougayrède se réjouit de cette nouvelle dynamique. Il affirme qu'une opposition multiple et variée est un atout pour les citoyens et se déclare prêt à continuer son combat pour la ville.

#MunicipalesPerpignan #BrunoNougayrede #Perpignan

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Transcription
00:00Municipal 2026
00:027h18, matinage spécial élection municipale Simon Colboch à Perpignan.
00:05Louis Alliot réélu dès le premier tour.
00:08Notre invité Simon lui a terminé à la troisième place hier soir.
00:11Bonjour Bruno Nougarède.
00:12Et bonjour.
00:12Candidat de la droite et du centre, 13,5% des voix hier.
00:16D'abord, comment qualifiez-vous la victoire de Louis Alliot ?
00:19Est-ce qu'on peut parler de triomphe ?
00:20Triomphe, je ne crois pas parce que si nous avons un taux d'abstention
00:24qui est extrêmement fort sur Perpignan,
00:25le triomphe serait d'arriver à convaincre un habitant sur deux de cette ville.
00:29Après, sur le fond, les résultats sont clairs, sont nets.
00:31Voilà, moi j'ai porté des convictions pendant cette campagne,
00:33j'ai porté des convictions pendant six ans en tant qu'opposant à Louis Alliot.
00:36Mes convictions restent les mêmes aujourd'hui,
00:38même si une majorité des électeurs d'hier ont semblé dire le contraire de ce que je pense.
00:4213,5%, on est d'accord pour dire que c'est un flop ?
00:45Un flop, oui, j'assume.
00:47C'est-à-dire que moi je m'étais présenté à cette élection
00:48comme chaque fois que j'essaie de faire quelque chose dans ma vie
00:51avec l'objectif de gagner, l'objectif de remporter la conviction.
00:54Je n'ai évidemment pas réussi.
00:55Après, je crois que le contexte était difficile.
00:57Je crois que la notoriété a beaucoup joué.
01:00C'est une élection de notoriété, l'élection municipale.
01:02Il y a des candidats qui ont beaucoup mouillé le maillot,
01:04mouillé la chemise pendant ces derniers mois, ces dernières années même.
01:07Michael Hidrac, le candidat insoumis, qui sera avec nous tout à l'heure à 7h30,
01:10en fait partie.
01:11Vous en faites partie aussi.
01:13Est-ce que ce n'est pas frustrant aussi de voir Louis Alliot réélu dès le premier tour
01:16alors qu'il a fait campagne à bas bruit finalement ?
01:19Non mais moi je n'ai pas de frustration vis-à-vis d'entre guillemets de la machine politique.
01:23Moi, mon seul vrai sujet, ça reste Perpignan.
01:25Ça fait 6 ans encore une fois qu'au conseil municipal,
01:27je porte un certain nombre de convictions, je porte un certain nombre de contradictions.
01:31Il me semble que cette ville de Perpignan n'est pas au niveau auquel elle devrait être
01:34et ce n'est pas parce que hier, la moitié des électeurs qui ont voté ont dit le contraire
01:37que je change de conviction.
01:38Est-ce qu'il vous a manqué alors dans cette campagne ?
01:40Je crois que le véritable sujet d'une élection municipale, c'est la notoriété.
01:44On le sait depuis le départ.
01:45Moi, je sais que je me suis affronté à quelqu'un qui fait de la politique depuis 35 ans,
01:49qui est connu dans la ville de par son engagement politique du passé,
01:53qui est maire sortant, donc qui normalement avait tous les leviers, toutes les manettes.
01:56Évidemment que cela a emporté une certaine conviction.
01:58Vous avez tenté de nous faire connaître notamment avec une proposition choc,
02:01ces mille caméras que vous vouliez pour la vidéosurveillance ou vidéoprotection,
02:05c'est selon.
02:06Ça n'a pas marché, ça n'a pas imprimé, cette idée n'a pas infusé visiblement.
02:09Non, je crois qu'il y a peu d'idées qu'on a infusées dans cette campagne.
02:11J'ai vu hier que le maire réélu nous disait
02:14« je remercie les Perpignanais qui ont choisi le programme que je vais mettre en œuvre ».
02:18Je n'ai pas vu l'once d'une proposition, donc je crois qu'aucune proposition n'a infusé.
02:22Cette campagne est restée à la fois dans des logiques nationales et dans des logiques de notoriété.
02:25Vous étiez soutenu par de nombreux partis,
02:27Les Républicains, Renaissance, Modem, Horizon, UDI.
02:30Ce n'est pas des poids, ce n'est pas des boulets que vous avez traîné, les partis politiques ?
02:35Est-ce que ce ne sont pas des étiquettes qui sont parfois des reboussoirs ?
02:37Vous savez, moi j'avais, encore une fois, je reste sur mes positions personnelles
02:41qui étaient de ne pas avoir de carte de parti, d'être un homme libre.
02:43Mais il me semblait important de montrer qu'on était capable de rassembler des gens qui pensaient différemment.
02:47Je crois qu'encore une fois, on ne construit pas une politique municipale
02:50avec tous les gens qui pensent comme vous.
02:51Donc de ce point de vue-là, ça a ajouté à ma crédibilité
02:53la capacité de faire travailler ensemble des gens qui ne le font jamais au niveau national.
02:57Après, ça restait une élection locale.
02:59Et d'ailleurs, on avait beaucoup évoqué un duel LF-IRN.
03:02On voit qu'à la fin, ce n'est pas parce que deux meetings ont été organisés à Perpignan
03:06que ce duel s'est matérialisé dans les urnes.
03:08Vous revoilà dans l'opposition municipale.
03:10Vous allez siéger ces prochaines années ?
03:11Ah ben oui, je n'ai pas l'intention d'abandonner.
03:13Je me suis battu pendant six ans, ça va continuer.
03:15Mais vous ne serez plus le seul.
03:17La gauche aussi fait son retour au conseil municipal de Perpignan.
03:20À quoi il faut s'attendre pour les six prochaines années ?
03:22Vous savez, je pense que pour un maire, avoir une opposition, c'est essentiel.
03:25Parce que c'est quand même un moyen d'aller sortir de ses certitudes et de ses conforts.
03:29Et vous êtes sorti seul ces six dernières années ?
03:31Pendant six ans, oui, très clairement.
03:32D'autant plus qu'une bonne partie des gens qui avaient été élus dans l'opposition avec moi
03:34n'ont jamais eu l'intention de s'affirmer dans l'opposition.
03:37Et d'ailleurs, on l'a vu, puisqu'ils ont tout fait pour essayer de rejoindre la majorité.
03:40Oui, de ce point de vue-là, que l'opposition devienne multiple et variée,
03:44je pense que c'est un plus pour les Perpignanaises et Perpignanais.
03:46Donc vous saluez le retour de la gauche, place de la loge ?
03:48Je pense que c'est important, oui, que tout le monde soit représenté à la loge.
03:50Vous êtes de droite, Bruno Nouguered, on l'a dit.
03:52Comme la plupart, d'ailleurs, des maires de Laglo de Perpignan.
03:55Il y a six ans, les maires de Laglo avaient fait barrage à Laglo
03:58pour empêcher Louis Alliot à prendre la présidence de la communauté urbaine.
04:01C'est le maire de Saint-Estèvres, Robert Villa, qui avait été élu.
04:04Robert Villa qui a été réélu hier à Saint-Estèvres.
04:07Vous qui connaissez bien Laglo, parce que vous y siégez,
04:09vous qui connaissez bien les maires de Laglo et votre famille politique,
04:13est-ce que cette année, est-ce que cette fois, ils vont laisser le champ libre à Louis Alliot ?
04:17Je crois que la question, ce n'est pas une question de barrage.
04:18La question, c'est une proposition qui avait été faite en début de mandat aux uns et aux autres,
04:21vis-à-vis d'un projet pour la communauté urbaine,
04:24qui avait été présenté, je vous rappelle qu'il y avait trois candidats à l'époque.
04:26Il y avait Alain Ferrand, le maire du Barcares, Louis Alliot et Robert Villa.
04:30Et c'est Robert Villa qui l'avait emporté.
04:31Nous verrons bien qui seront les postulants cette année et quelles propositions ils feront.
04:36Après, le maire de Perpignan est en position de force avec 30 élus,
04:38évidemment, à la communauté urbaine, mais il était déjà il y a six ans.
04:41Ça vous semble la logique qu'il prenne la présidence de Laglo ?
04:43Moi, j'ai toujours milité pour que le maire de Perpignan soit le président de la communauté urbaine.
04:47Mais j'ai aussi toujours milité pour que le maire de Perpignan soit un moteur de la communauté urbaine.
04:50On a vu pendant six ans, Louis Alliot ne pas s'investir du tout,
04:53alors qu'il était vice-président, membre de l'exécutif.
04:55On a eu trop souvent tendance à l'oublier.
04:57Donc, je ne suis pas sûr qu'il ait une envie folle de présider la communauté urbaine,
05:00parce que le travail est encore très très différent de ce qui se fait dans une commune.
05:03Et la communication ne peut suffire là-bas.
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