- il y a 6 heures
- #midinewswe
Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:01Il est midi tout pile, bonjour, soyez les bienvenus, je suis très heureux de vous retrouver, c'est votre midi news du week-end.
00:00:06Nous sommes vendredi et avant de vous présenter notre équipe du vendredi, on commence tout de suite par un tour complet de l'information avec Somaïa Labidi, comme d'habitude.
00:00:13Bonjour Somaïa.
00:00:14Bonjour Thierry, bonjour à tous.
00:00:16À la une de l'actualité, sans surprise, faute de compromis, Sébastien Lecornu a engagé par un troisième et dernier 49.3 la responsabilité de son gouvernement
00:00:24pour faire adopter sans vote le budget de l'État, ce qui lui vaut de nouvelles motions de censure déposées par le RN et la France Insoumise.
00:00:32Motions qui seront probablement rejetées lundi, ce qui permettra sans doute une adoption définitive du texte.
00:00:38On poursuit ce journal avec cette bonne nouvelle sur le front économique.
00:00:42Selon les derniers chiffres publiés par l'INSEE ce matin, malgré un ralentissement sur les derniers mois de l'année,
00:00:48la croissance française a atteint 0,9% sur l'année 2025.
00:00:51Soit un peu mieux que ce qu'anticipait le gouvernement, qui lui tablait sur un PIB de 0,7%.
00:00:58On passe maintenant aux images de la soirée de soutien.
00:01:01Christophe Gleizeau, Bataclan hier soir, une soirée organisée par Reporters sur une frontière
00:01:06pour demander la libération du journaliste détenu dans les Jol d'Alger depuis 7 mois maintenant
00:01:11et condamné à 7 ans de prison pour apologie du terrorisme.
00:01:15Dans le reste de l'actualité, l'Assemblée a voté hier une proposition de loi pour rendre les parkings des hôpitaux gratuits aux patients et aux personnels.
00:01:24Les visiteurs, eux, pourront se garer sans payer pendant deux heures.
00:01:27Toutefois, le Sénat devra se prononcer sur le texte pour une adoption définitive.
00:01:31A la une de l'actualité internationale, Donald Trump qualifie l'infirmier Alex Préti,
00:01:37tué par deux policiers samedi à Minneapolis, d'agitateurs et peut-être d'insurgés,
00:01:42propos en référence à une vidéo le montrant 11 jours avant sa mort,
00:01:46se rebellait lors d'une interpellation toujours à Minneapolis, ville du nord des États-Unis,
00:01:51secouée depuis le début du mois par des manifestations contre les raids des agents de l'immigration.
00:01:56Et puis, Donald Trump, toujours dit espérer ne pas avoir à frapper l'Iran,
00:02:02alors que de son côté, Téhéran menace de s'en prendre, je cite,
00:02:05instantanément aux bases et porte-avions américains en cas d'attaque
00:02:08et que le vice-président de la République islamique appelle la population à se préparer à la guerre.
00:02:15Voilà pour le tour d'horizon de l'actualité à midi, Thierry.
00:02:18Nouveau tour d'horizon dans une heure, c'est bien ça ?
00:02:20C'est bien ça.
00:02:20Merci à tout à l'heure, Somaïa.
00:02:22Allez, 12-14, c'est votre midi news, c'est parti.
00:02:24On commence par le menu de cette première heure.
00:02:27À la une, on va débuter par les chiffres de la délinquance chez nous en France.
00:02:30Le ministère de l'Intérieur les a publiés hier.
00:02:32La tendance est plutôt négative, quels que soient les secteurs d'ailleurs.
00:02:36On va les commenter, on va les décrypter avec nos invités.
00:02:39Johan Maras, délégué national Alliance Police, sera avec nous.
00:02:42On évoquera aussi la situation en Iran.
00:02:44On est dans l'attente.
00:02:45Que va-t-il réellement se passer ?
00:02:47Donald Trump a dit qu'il espérait ne pas devoir frapper après le déploiement de son armada.
00:02:51L'Iran de son comté répondra instantanément en cas d'attaque et déclaration du porte-parole de l'armée iranienne.
00:02:57On sera en liaison avec Sébastien Boussois, docteur en sciences politiques.
00:03:01Enfin, on ira au palais de justice de Paris.
00:03:04On suit pour vous avec Tanguy Hamon et Jean-Laurent Constantini la suite du procès en appel de 4 personnes impliquées dans l'assassinat de Samuel Paty.
00:03:10Voilà pour le programme.
00:03:12Prenez place.
00:03:13Merci de nous accueillir.
00:03:13Tout de suite, la présentation de notre équipe de ce vendredi.
00:03:16Sarah Salman, bonjour.
00:03:17Ravie de vous accueillir.
00:03:19Joseph Thounel est avec nous.
00:03:20Bonjour.
00:03:20Joseph Bernard Kouanadat, président du Cercle de Réflexion.
00:03:23Etienne Marcel est avec nous.
00:03:24Vincent Roy, journaliste écrivain, est avec nous.
00:03:27Merci d'être avec nous.
00:03:29Et Johan Maras, délégué national Alliance Police, est avec nous.
00:03:33Bonjour.
00:03:33On a beaucoup de choses à évoquer avec vous et notamment cette mobilisation, on en parlera dans quelques instants, qui aura lieu demain dans un grand nombre de villes.
00:03:42On peut en dire de où peut-être déjà ?
00:03:45Oui, donc demain à l'appel de notre organisation, mais on a été rejoint par Synergie Officier, le SICP, le syndicat des commissaires de police, le SNIPAT.
00:03:56On fait un appel à la mobilisation à 11h.
00:03:58Donc pour Paris, ça sera entre Bastille et Nation et on a 22 villes en France.
00:04:04Je ne vais pas toutes les citer, elles sont sur les réseaux sociaux, mais Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Nice, Lille, vous avez la population, évidemment, est invitée à se joindre à nous.
00:04:17Mais on reviendra un peu plus dans les détails, je pense, sur toutes ces mobilisations en France.
00:04:23Et on y reviendra évidemment ensemble, mais on va commencer, et c'est la raison également de votre présence, on va commencer par une page délinquance.
00:04:32Le bilan pour l'année 2025 est tombé, c'est le ministère, vous le savez, de l'intérieur qui a diffusé ces chiffres, qui est quels que soient les secteurs, je vous le disais, ces chiffres ne sont pas très bons, ça ne va pas vous étonner, Johan, évidemment.
00:04:43On va déclipter tout cela dans quelques instants.
00:04:46On note quand même, c'est important de signaler, une baisse des vols avec armes et des cambouillolages.
00:04:51Synthèse de tout cela avec Loé Tarka et on en parle avec vous, Johan, et nos invités du jour.
00:04:57Une hausse généralisée de la délinquance, c'est l'un des bilans du rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur.
00:05:05En 2025, la France a recensé 473 000 violences physiques, soit une augmentation de 5% en un an.
00:05:14Les violences sexuelles ont notamment augmenté de 8%, avec plus de 132 000 victimes enregistrées, dont 50 400 viols ou tentatives de viols.
00:05:23Du côté des homicides, les chiffres restent stables avec 982 victimes, mais les tentatives d'homicide poursuivent leur hausse.
00:05:32Autre indicateur, les refus d'obtempérer qui ont bondi en 2025, après deux années de baisse.
00:05:39Une nette augmentation, dont fait part le rapport.
00:05:42Les forces de sécurité intérieure ont enregistré 28 200 refus d'obtempérer routiers, soit une augmentation de 11% par rapport à 2024.
00:05:50Côté stupéfiant, la tendance reste orientée à la hausse.
00:05:54Plus 6% pour l'usage, plus 8% pour le trafic.
00:05:58Des chiffres qui confirment une explosion continue sur les 50 dernières années.
00:06:03En revanche, les atteintes aux biens reculent, que ce soit du côté des cambriolages, des vols de véhicules ou encore des vols avec armes, selon le rapport.
00:06:12Les atteintes aux biens poursuivent leur recul, confirmant la baisse amorcée depuis plusieurs années,
00:06:17mais la délinquance se transforme vers des formes plus violentes et immatérielles.
00:06:20Un bilan clair, avec une délinquance qui évolue.
00:06:24Moins de vols matériels, mais davantage de délits de refus d'autorité et de violences directes.
00:06:30Alors, je commence avec vous, évidemment, Johan.
00:06:32Vous êtes sur le terrain.
00:06:34Il n'y a pas de surprise ?
00:06:35Non, il n'y a pas de surprise.
00:06:36Il n'y a aucune surprise.
00:06:37Aucune surprise, ça suit la tendance.
00:06:39Ça suit surtout ce qu'on dénonce depuis plusieurs années.
00:06:42C'est le fait que le pays commence à être gangréné par l'hyperviolence et les chiffres le démontrent.
00:06:51Je fais juste un petit écart sur les baisses.
00:06:55Sur les baisses de chiffres, ce qu'il faut comprendre, c'est que sur les cambriolages notamment,
00:06:59on enregistre uniquement les dépôts de plainte.
00:07:02Donc, si les gens ne déposent pas plainte, effectivement, le cambriolage n'est pas pris en compte.
00:07:07Et si vous n'avez pas de vol, mais uniquement une dégradation, ça rentre dans les dégradations et pas dans les cambriolages.
00:07:11Donc, dans les chiffres, il faut aussi comprendre que...
00:07:14Nuancé.
00:07:15Voilà, nuancé, même différentes baisses.
00:07:18Par contre, ce qu'on voit, c'est qu'effectivement, le narcotrafic continue à progresser.
00:07:24L'hyperviolence, les atteintes aux personnes continuent à progresser.
00:07:29Et ça va dans le sens, justement, mais on y reviendra après, de cet appel à la population et de cet appel à l'aide que nous, on demande.
00:07:37Parce qu'il est aujourd'hui nécessaire de remettre la victime.
00:07:43Moi, quand je vois le nombre de victimes annoncées sur les violences à personne, on devrait remettre la victime au centre des débats aujourd'hui.
00:07:52Et selon vous, c'est le constat quoi ?
00:07:53On a lâché prise, on a ces narcotrafiquants qui sont surpuissants, c'est la résultante de quoi ?
00:08:01C'est une résultante de beaucoup de choses, mais ça fait des années qu'on dénonce que la réponse pénale aujourd'hui, pour nous, n'est pas à la hauteur dans ce pays.
00:08:08Alors, il y a plein de paramètres, les moyens alloués à la justice.
00:08:13Il y a une sorte d'idéologie aussi, il ne faut pas se le cacher dans une frange de certains magistrats qui sont pour le tout non carcérales.
00:08:25Il nous manque clairement 40 000 places de prison en France.
00:08:29Et aujourd'hui, la sanction ne fait plus peur.
00:08:31Oui, c'est ça.
00:08:32Et limite, les jeunes sont très heureux d'aller en prison parce qu'ils en font un argument de « bah voilà, j'y suis allé ».
00:08:36C'est un peu ça aussi.
00:08:37Oui, mais alors déjà, on a un petit peu ça, un petit peu l'impression que même ceux qui rentrent en prison, ça ressemble de plus en plus au Club Med.
00:08:45C'est ça.
00:08:46Mais on a surtout un vrai sentiment d'inefficacité, de la réponse pénale.
00:08:53Et je vais faire un tout petit parallèle sur ce qui intéresse moi le plus mes collègues.
00:08:58On a eu 6 000 collègues agressés l'année dernière.
00:09:01Les refus d'obtempérer qui augmentent, les refus d'obtempérer violents qui augmentent.
00:09:09Et on se rend compte que les individus, ils ont aujourd'hui plus peur de rien.
00:09:15Ils ont plus peur de la police.
00:09:16Ils ont plus peur de la justice.
00:09:17Et c'est ce qui est le plus alarmant pour nous.
00:09:21Allez, je vais circuler la parole.
00:09:22Je commence par l'avocat que vous êtes, Sarah.
00:09:23En réalité, ces chiffres ne représentent pour moi pas la réalité.
00:09:25Parce que quand on regarde les chiffres, notamment en matière de violences sexuelles,
00:09:28il n'y a que 6 % des victimes qui déposent plainte.
00:09:31Donc ça veut dire qu'il y a 48 % des victimes qui n'ont pas déposé plainte.
00:09:34Et vous parliez des atteintes aux biens.
00:09:36Il y a 57 % des victimes de vol ou tentatives de vol qui déposent plainte.
00:09:40Donc 43 % des personnes qui ont été victimes n'ont pas déposé plainte.
00:09:43Donc en réalité, ces chiffres sont sous-estimés par rapport à la réalité.
00:09:46Pour les violences faites aux enfants, les violences sexuelles faites aux enfants,
00:09:49un enfant, par essence, peut difficilement déposer plainte.
00:09:52Donc il y a aussi beaucoup de... Il y a une réalité qui est méconnue.
00:09:55Oui, donc les chiffres, il faut vraiment les regarder.
00:09:57Mais aussi les nuancers.
00:09:59C'est ce que je ressors de nos échanges.
00:10:01Si je peux me permettre de nuancer aussi,
00:10:02la Cour Européenne des Droits de l'Homme a sanctionné la France à plusieurs reprises.
00:10:05C'est juste pour nuancer votre propos sur le Club Med.
00:10:08Ah oui, oui.
00:10:09Non, c'est factuel.
00:10:11Sauf que quand vous voyez aujourd'hui les images qui sont tournées par certains
00:10:15à l'intérieur des cellules, ça pose quand même...
00:10:18Non, non, c'était simplement sur le plan...
00:10:19Et c'est vrai que les vidéos sont nombreuses.
00:10:21Les vidéos sont nombreuses, elles n'en voient pas de...
00:10:22Les lives de TikTok sont effectivement très nombreuses.
00:10:24Et chaque détenu, ou presque chaque détenu,
00:10:27ce n'était pas le cas de Nicolas Sarkozy, mais beaucoup,
00:10:28ont leur téléphone portable.
00:10:30Et je rappelle quand même que moi,
00:10:31Ben Amra avait neuf téléphones.
00:10:33Beaucoup de téléphones portables.
00:10:34Et sa cellule, si je ne me trompe pas, était en plus insonorisée.
00:10:37Donc, ça l'arrange.
00:10:39Votre réaction, Joseph, et ensuite Bernard et Vincent.
00:10:42Deux grandes tendances que je trouve inquiétantes,
00:10:44et on les voit dans une note de la police judiciaire,
00:10:47d'il y a quelques mois,
00:10:49c'est le nombre d'assassinats et tentatives d'assassinats
00:10:51organisés par le crime organisé.
00:10:53La PJ nous dit plus de 33% en 4 ans.
00:10:57Et ce n'est pas rien.
00:10:58Non, non, ce n'est pas rien.
00:10:58La gamme de...
00:11:00Et dans ces tentatives d'assassinats ou assassinats,
00:11:03plus de 20% sont dus à des jeunes de moins de 20 ans.
00:11:09Et donc, l'augmentation de la délinquance chez les jeunes,
00:11:11alors on le voit dans les refus d'obtempérer,
00:11:13mais on le voit dans les trafics de l'ordre,
00:11:14on le voit partout.
00:11:15Ça, c'est très inquiétant,
00:11:16parce qu'on sait que plus on est jeune,
00:11:19moins, en fait, on est responsable.
00:11:21Plus on est jeune, plus on a tendance à oublier l'extérieur
00:11:24et aller dans les excès.
00:11:27Et c'est très, très inquiétant de voir cette jeunesse,
00:11:29en plus, qui se pourrit.
00:11:30Pour terminer, pour les prisons,
00:11:31oui, il y a des côtés de l'homme-mède,
00:11:33mais il y a des endroits où il est aussi inacceptable
00:11:36de voir entasser 4 personnes, 5 personnes
00:11:39dans un lieu où il ne devrait y en avoir que 3.
00:11:41C'est aussi ce qui existe.
00:11:43Mais vous aviez raison,
00:11:44on a eu des promesses de construction de places de prison
00:11:46par le président Macron qui n'ont jamais été tenues.
00:11:48Oui, la peine privative de liberté
00:11:50n'est pas la peine privative de dignité.
00:11:54Absolument.
00:11:54Et vous avez précisé que la justice manquait aussi de moyens.
00:11:58Oui, vous avez raison.
00:11:59Et vous évoquiez les mineurs,
00:12:01mais on s'en souvient, il faut-il le rappeler,
00:12:03il y a eu un projet défendu par Gabriel Attal
00:12:05qui s'est fait littéralement retoqué
00:12:07par le Conseil constitutionnel.
00:12:08Mais on en parle à chaque fois, à chaque fois.
00:12:11Bernard, Vincent ?
00:12:12Il y a toujours un gap entre la délinquance légale
00:12:15et la délinquance réelle.
00:12:16Ça, ça fait partie, ce n'est pas nouveau.
00:12:17Depuis des années, on pointe du doigt.
00:12:21Mais ce qui est important aujourd'hui,
00:12:22c'est qu'il y a cohérence entre le sentiment d'insécurité
00:12:26des Français dans tout notre pays,
00:12:29y compris dans les grandes villes,
00:12:30surtout dans les grandes villes,
00:12:31et les chiffres qui aujourd'hui ne sont pas édulcorés.
00:12:34Donc, il y a bien ce sentiment d'insécurité
00:12:37qui répond à des chiffres de l'insécurité présentes
00:12:40dans tous les domaines.
00:12:41Ça a été évoqué par les uns et les autres.
00:12:43Ce que l'on peut peut-être regretter, Thierry,
00:12:45c'est que les chiffres, c'est une bonne chose,
00:12:47mais ce qu'on aimerait, c'est quels sont les résultats
00:12:50en face des chiffres qui permettent de les combattre.
00:12:53Parce que nous passons notre temps aujourd'hui
00:12:56à faire le constat que ça ne va pas en matière de sécurité.
00:13:01Ça fait partie des premières préoccupations des Français,
00:13:04des trois premières préoccupations.
00:13:06Et derrière, on a un budget qui pense plutôt
00:13:10à faire à nouveau de la dépense sur des postes
00:13:13qui ne sont pas ceux de la police,
00:13:15des moyens qu'on donne à la police,
00:13:17que ce soit en personnel,
00:13:19que ce soit en augmentation de salaire,
00:13:20que ce soit en amélioration de locaux,
00:13:22en mettant en disposition des véhicules.
00:13:24Donc, on a un double discours aujourd'hui de l'État.
00:13:26Et moi, j'appelle à la création
00:13:29d'un nouvel observatoire de la délinquance
00:13:33et de la criminalité,
00:13:34parce qu'on a besoin aussi de chiffres
00:13:35qui sortent des chiffres institutionnels.
00:13:38C'est un vrai enjeu de transparence.
00:13:40Mais tant qu'on ne mettra pas les moyens
00:13:41en face de ces chiffres,
00:13:43on passera notre temps à se désoler dans les plateaux.
00:13:45C'est un peu dommage.
00:13:45Et à faire les mêmes constats, à chaque fois.
00:13:47Complètement.
00:13:47Vincent, très rapidement,
00:13:48et j'ai en profité pour saluer Cathy Richard,
00:13:50qui est avocat pénaliste,
00:13:51qui est avec nous.
00:13:52On va poursuivre les échanges.
00:13:53Ce serait intéressant d'échanger également avec vous,
00:13:56Sarah,
00:13:56parce qu'on va parler également des agressions sexuelles.
00:13:58Vous en avez parlé, ça tombe bien.
00:14:00Et nous sommes en train de déclipter tous ces chiffres.
00:14:02Vincent, pour terminer sur le...
00:14:04Les chiffres d'augmentation de la délinquance
00:14:09sont des chiffres à prendre en compte
00:14:11sous le double magistère de Bruno Retailleau
00:14:14et de M. Darmanin.
00:14:16C'était le...
00:14:17Bon.
00:14:17Donc, les ministres passent
00:14:20tant de la justice que de l'intérieur
00:14:22et les chiffres continuent d'augmenter.
00:14:25Alors, de deux choses l'une.
00:14:26Soit on change le logiciel,
00:14:29puisque la réponse de l'exécutif jusqu'à maintenant,
00:14:34quel fut,
00:14:36n'est pas performatif,
00:14:38pour utiliser un mot à la mode.
00:14:40C'est-à-dire que ça ne marche pas.
00:14:42Donc, si ça ne marche pas,
00:14:43il faut faire autrement.
00:14:44Et faire autrement,
00:14:45quelles sont les solutions
00:14:46qui sont à la portée de l'exécutif
00:14:47de manière à faire infléchir précisément ces chiffres.
00:14:51Mais pour l'instant,
00:14:52le constat d'échec est tout de même patent.
00:14:55Allez, on va parler,
00:14:57on continue à déclipter tous ces chiffres.
00:14:59Les agressions sexuelles,
00:15:01vous en avez parlé, Sarah,
00:15:04c'est une hausse de 8% par rapport à 2024.
00:15:06On voit tout ça avec Charlotte Diry
00:15:08et on ouvre le débat avec Cathy Richard,
00:15:09qui nous écoute, avocate pénaliste.
00:15:12Des faits de violences sexuelles
00:15:13qui ont bondi de 8% en France
00:15:15par rapport à l'an passé.
00:15:17Dans son bilan,
00:15:18le Service statistique ministériel
00:15:20de la Sécurité intérieure
00:15:22a recensé 132 300 victimes,
00:15:25dont 50 400 de viols
00:15:27et tentatives de viols.
00:15:29Des chiffres qui concernent principalement les femmes.
00:15:32Puisque 85% des personnes
00:15:34qui ont subi des violences sexuelles
00:15:35sont de sexe féminin
00:15:37et 39% d'entre elles
00:15:39sont âgées de 10 à 17 ans seulement.
00:15:42Un constat pratiquement similaire
00:15:44concernant les victimes de viols
00:15:46et tentatives de viol.
00:15:47Dans ce cas,
00:15:4817% des victimes ont moins de 10 ans,
00:15:5134% sont âgées de 10 à 17 ans
00:15:53et 28% ont entre 18 et 29 ans.
00:15:57Selon les données enregistrées
00:15:58par la police et la gendarmerie,
00:16:0027% des mises en cause
00:16:01pour violences sexuelles,
00:16:03viols et tentatives de viols
00:16:05ont entre 30 et 44 ans.
00:16:07Malgré des chiffres en hausse,
00:16:08le taux de dépôt de plainte
00:16:09reste quant à lui
00:16:10toujours aussi faible.
00:16:12Selon l'enquête de VQ,
00:16:146% des victimes de violences sexuelles physiques
00:16:16ont porté plainte
00:16:17et seulement 2%
00:16:19concernant les victimes
00:16:20de violences sexuelles non physiques.
00:16:22Cathy Richard, bonjour.
00:16:24Merci d'avoir accepté
00:16:24notre invitation sur CNews.
00:16:26Quel est votre regard
00:16:27et votre réaction sur ces chiffres ?
00:16:29Une augmentation de 8%,
00:16:308% des violences sexuelles
00:16:32par rapport à 2024.
00:16:34Bonjour.
00:16:36Alors, ma toute première réflexion,
00:16:38elle tend à réagir sur l'âge,
00:16:43les âges, là.
00:16:44Vous voyez, parce qu'il est indiqué
00:16:46sur vos tableaux
00:16:47des âges jusqu'à 44 ans.
00:16:50Et je voulais quand même
00:16:52souligner le fait
00:16:53qu'il y avait une augmentation
00:16:55en ce moment
00:16:56des viols
00:16:57sur des femmes âgées.
00:16:59Et quand je parle d'âgées...
00:17:01On a eu l'exemple récent à Nice.
00:17:03Voilà, il y a un exemple récent à Nice.
00:17:06Mais moi, j'ai plusieurs dossiers aussi
00:17:08avec des femmes
00:17:08qui ont plus de 60.
00:17:11J'ai mon, entre guillemets,
00:17:12mon record,
00:17:14il est au-delà
00:17:14de la dame de Nice
00:17:16puisque ma cliente la plus âgée,
00:17:18elle avait 93 ans
00:17:19au moment où elle avait été
00:17:20victime de viols.
00:17:22Et en fait,
00:17:23ce qui me fait réagir,
00:17:25c'est que je ne veux pas
00:17:26que quand on voit
00:17:27un tel tableau,
00:17:29on pense qu'après la ménopause,
00:17:31on est tranquille.
00:17:31On n'est jamais tranquille, en fait.
00:17:33Voilà, ça, c'est la première chose.
00:17:35Et malheureusement,
00:17:36je pense que,
00:17:38sans doute,
00:17:39ce qui fait le plus objet
00:17:40d'une augmentation en ce moment,
00:17:42c'est l'augmentation des viols
00:17:44sur des femmes
00:17:45d'un certain âge.
00:17:47Donc ça, c'est la première réaction
00:17:48que je voulais avoir.
00:17:49Et l'autre fait que...
00:17:51Allez-y, pardonnez-moi.
00:17:52Je pensais que vous avez terminé.
00:17:53La deuxième réaction,
00:17:55c'est qu'il y a quand même
00:17:57quelque chose...
00:17:58On parle de plus en plus
00:17:59de violences sexuelles
00:18:01et on a l'impression
00:18:04qu'on fait de la prévention,
00:18:07on a l'impression
00:18:07qu'on fait de l'information
00:18:08et il y en a de plus en plus.
00:18:10Alors la question,
00:18:11est-ce que parce qu'on en parle,
00:18:13les victimes osent plus
00:18:14déposer plainte ?
00:18:16Parce que je ne sais pas très bien
00:18:17comment vous faites vos calculs
00:18:18de qui osent déposer plainte
00:18:20et qui n'osent pas.
00:18:21Je ne sais pas comment...
00:18:22Ce sont les calculs.
00:18:23Je tiens à vous préciser
00:18:23que ce n'est pas nous
00:18:24qui faisons les calculs
00:18:25sur les chiffres officiels
00:18:26du ministère de l'Intérieur.
00:18:28Oui, mais je m'interroge
00:18:30quand même sur les chiffres
00:18:31officiels du ministère
00:18:32de l'Intérieur parce que
00:18:33quand on ne dépose pas plainte,
00:18:36comment est-ce qu'ils sont informés
00:18:37le ministère de l'Intérieur ?
00:18:38Vous voyez, quand ils disent
00:18:39qu'il n'y a que 6% des victimes
00:18:40qui déposent plainte,
00:18:41comment ils sont en courant
00:18:42des autres victimes
00:18:43qui n'ont pas déposé plainte ?
00:18:44Mais c'est ce que disait
00:18:44votre consor qui est à nos côtés,
00:18:46Sarah Salman,
00:18:46un certain nombre de femmes
00:18:48n'osent pas non plus
00:18:49déposer plainte, hein ?
00:18:50Ah mais ça,
00:18:51je suis entièrement d'accord,
00:18:52justement.
00:18:53Mais ce qui m'intéresse,
00:18:55c'est ça complètement
00:18:56parce qu'on sait que
00:18:57déposer plainte,
00:18:58c'est commencer
00:18:59le parcours du combattant.
00:19:01Ça veut dire qu'on va être
00:19:01entendu par la police,
00:19:03on va être entendu
00:19:03par les unités médico-judiciaires,
00:19:05on va être entendu
00:19:06par le juge d'instruction,
00:19:09on va être ensuite...
00:19:10On va passer devant
00:19:11une juridiction de jugement.
00:19:12Enfin, tout ça,
00:19:13ça, je l'entends complètement.
00:19:14Mais ma vraie question,
00:19:17je m'interroge sincèrement
00:19:19pour savoir comment
00:19:20est-ce qu'ils savent
00:19:21que 90-92%
00:19:24de femmes victimes
00:19:25n'ont pas déposé plainte
00:19:27si, justement,
00:19:29le seul moyen
00:19:30de les en informer,
00:19:31c'est le dépôt de plainte.
00:19:32C'est une vraie question.
00:19:33Là, c'est une vraie question.
00:19:35En revanche,
00:19:35que ça augmente,
00:19:36ça, je n'en doute pas.
00:19:38Je n'en doute pas.
00:19:39Et là-dessus,
00:19:40j'ai aussi une autre
00:19:41petite théorie
00:19:42qui est assez simple,
00:19:45malheureusement.
00:19:46C'est qu'on peut penser
00:19:47qu'en disant
00:19:48« attention,
00:19:50il y a des violences sexuelles »,
00:19:52eh bien,
00:19:53ça pourrait empêcher
00:19:55les potentiels agresseurs
00:19:57d'agir,
00:19:58alors qu'en réalité,
00:19:59souvent,
00:20:00en réalité,
00:20:01ça les désinhibe.
00:20:02Voilà.
00:20:02Je pense qu'il y a
00:20:03un vrai effet pervers.
00:20:04C'est important
00:20:05de continuer à en parler,
00:20:06c'est important d'informer,
00:20:08c'est important
00:20:08de faire de la prévention.
00:20:09mais le petit effet pervers
00:20:11de cela,
00:20:12c'est qu'en fait,
00:20:13il y a ceux
00:20:13qui pourraient penser
00:20:14passer à l'acte
00:20:17et puis,
00:20:17quand même,
00:20:18ils n'osent pas
00:20:19et puis,
00:20:20finalement,
00:20:20se dire « il y en a tant,
00:20:21pourquoi pas moi en plus ? »
00:20:23Pour vous donner
00:20:24un petit exemple
00:20:25que tout le monde
00:20:26comprendra assez facilement,
00:20:28si demain,
00:20:28vous devez garer votre voiture,
00:20:30c'est écrit « interdit de stationner »
00:20:31et qu'il n'y a pas une seule voiture,
00:20:32vous ne vous garez pas.
00:20:33Alors,
00:20:33s'il y a déjà quatre voitures,
00:20:35vous vous dites
00:20:35« c'est interdit,
00:20:36mais enfin,
00:20:36tout le monde se met. »
00:20:37L'image des parlantes.
00:20:41J'exagère un petit peu,
00:20:42mais il y a de ça,
00:20:43c'est-à-dire qu'il y a un moment
00:20:44où il y a une…
00:20:47je dirais que le fait
00:20:48d'en parler beaucoup
00:20:49peut-être descend encore
00:20:51une barrière psychologique
00:20:52chez un potentiel agresseur.
00:20:54Merci pour votre témoignage,
00:20:55Cathy et Richard,
00:20:56vous êtes avocat pénaliste,
00:20:57merci,
00:20:58et c'est intéressant
00:20:59d'avoir votre regard
00:20:59sur ces chiffres.
00:21:01Très rapidement,
00:21:01on reviendra en deuxième partie,
00:21:03évidemment,
00:21:03sur ces différents chiffres
00:21:05du ministère de l'Intérieur.
00:21:07Deux mots
00:21:07sur cette journée de demain,
00:21:09Yohann Mars,
00:21:10ce que vous espérez,
00:21:11c'est qu'il y ait un soutien
00:21:12de la population,
00:21:13qui est du monde.
00:21:14C'est ça le message ?
00:21:15Oui, exactement.
00:21:16Là, aujourd'hui,
00:21:17on le sait,
00:21:18tous les sondages le démontrent,
00:21:19la sécurité est une des priorités
00:21:21des Français.
00:21:21mais au-delà des déclarations d'amour,
00:21:26nous, ce qu'on attend,
00:21:27c'est des preuves d'amour
00:21:28de la population.
00:21:29On a effectivement appelé
00:21:31les associations de victimes
00:21:33à nous rejoindre,
00:21:33certaines seront là,
00:21:34on le sait déjà.
00:21:35On a appelé tous les élus
00:21:36qui sont les représentants du peuple
00:21:38à être dans les différents cortèges
00:21:40à Paris et en France.
00:21:42Et effectivement,
00:21:43on espère...
00:21:43On voit l'affiche, là,
00:21:44au moment où vous parlez.
00:21:45Oui, et on espère avoir,
00:21:47effectivement,
00:21:47beaucoup de citoyens
00:21:48qui, on le sait,
00:21:49cette majorité silencieuse
00:21:51qui se tait à longueur d'année,
00:21:53qui subit malheureusement
00:21:55cette insécurité.
00:21:58Nous, on n'aime pas le mot
00:21:59sentiment d'insécurité
00:22:00parce que, pour nous,
00:22:01l'insécurité,
00:22:02ce n'est pas un sentiment
00:22:02aujourd'hui en France.
00:22:03C'est une réelle réalité.
00:22:04Les chiffres le démontrent.
00:22:06Il y a une réelle insécurité
00:22:07en France.
00:22:08On est plutôt sur un sentiment
00:22:09d'impunité
00:22:10de la part des délinquants.
00:22:12Et on veut que la population
00:22:13montre au gouvernement français
00:22:15que la sécurité,
00:22:16aujourd'hui,
00:22:17ça devrait être
00:22:17la priorité numéro un.
00:22:18Avant de donner la parole à Vincent,
00:22:19juste deux mots,
00:22:20c'est quoi ?
00:22:21C'est un SES ?
00:22:22C'est un cri du cœur ?
00:22:23C'est quoi pour que je comprenne ?
00:22:25C'est un appel à l'aide.
00:22:26C'est un appel à l'aide ?
00:22:28Alors,
00:22:28je n'ai pas parlé
00:22:29des moyens alloués
00:22:30à la police.
00:22:32Tout le monde nous explique
00:22:33que le budget augmente.
00:22:34Je vais vous donner
00:22:35un chiffre
00:22:36qui est très simple.
00:22:37Depuis les années 60,
00:22:39les faits de délinquants
00:22:40sont augmentés
00:22:40de 400% en France.
00:22:42Ce n'est pas le cas
00:22:43du budget
00:22:44ni des effectifs
00:22:45du ministère de l'Intérieur.
00:22:46Et aujourd'hui,
00:22:47on est sous-dimensionnés
00:22:48et sous-calibrés
00:22:49pour pouvoir répondre
00:22:50aux différentes missions
00:22:52et sollicitations.
00:22:53Merci en tous les cas
00:22:54d'être venu
00:22:54nous voir commenter ces chiffres
00:22:56et passer le message
00:22:57pour le rendez-vous de demain.
00:22:58Et il y a une vingtaine de villes,
00:23:00c'est ça ?
00:23:0023.
00:23:0123, très précisément.
00:23:02Vincent, très rapidement,
00:23:03parce que nous sommes en débord.
00:23:04Oui, je voudrais pointer
00:23:05ce qu'on peut peut-être
00:23:06appeler une coïncidence
00:23:07ou peut-être pas.
00:23:08Il s'avère que cette semaine,
00:23:10le ministre de la Justice
00:23:11nous dit qu'il faudrait geler
00:23:13toute immigration
00:23:14pendant plusieurs années,
00:23:16trois ans ou cinq ans.
00:23:18Or, il s'avère que les chiffres
00:23:19du ministère de la Justice
00:23:21sont en train de tomber.
00:23:23Donc, je pose la question,
00:23:24y a-t-il un lien ?
00:23:25C'est-à-dire,
00:23:26ce qui serait intéressant,
00:23:27c'est de savoir si,
00:23:28par exemple,
00:23:29l'immigration illégale
00:23:31gonfle les chiffres
00:23:32dont nous venons de parler.
00:23:34Ce qui serait intéressant
00:23:34de savoir,
00:23:35quelle est la part
00:23:38d'exactions commises
00:23:40par des EQTF
00:23:41dans ces statistiques même.
00:23:43C'est-à-dire,
00:23:44y a-t-il un lien
00:23:44entre le fait
00:23:45que le ministre
00:23:47veuille geler
00:23:49l'immigration
00:23:50pendant plusieurs années
00:23:51et l'augmentation
00:23:52de ces chiffres ?
00:23:53Est-ce simplement
00:23:54une coïncidence ?
00:23:55Je pose la question,
00:23:56je n'ai pas d'arrière-pensée.
00:23:57J'ai bien compris votre message
00:23:58et nous continuerons
00:23:59à déclipter ces chiffres
00:24:01en deuxième partie
00:24:03de l'émission.
00:24:04Merci,
00:24:04Yohann m'encourage
00:24:05pour demain
00:24:06et j'espère que la population
00:24:07française sera avec vous,
00:24:08évidemment,
00:24:09c'est le souhait
00:24:10que je formule.
00:24:11Au moment où on se parle,
00:24:12on marque une pause,
00:24:13on se retrouve dans quelques instants,
00:24:14on parlera de la situation
00:24:15en Iran,
00:24:15c'est important d'évoquer
00:24:16la situation en Iran
00:24:17entre l'évolution diplomatique
00:24:19et militaire,
00:24:20parce qu'il faut observer les deux,
00:24:21il y a les mots,
00:24:22les actes,
00:24:22et que va-t-il se passer.
00:24:23On parlera de tout cela
00:24:25et on parlera également
00:24:26de la suite du procès
00:24:27de Samuel Paty.
00:24:29Enfin,
00:24:29des personnes
00:24:31qui sont
00:24:32impliquées
00:24:33de certains confrères,
00:24:35exactement.
00:24:35Allez,
00:24:36restez avec nous,
00:24:36restez-nous fidèles
00:24:37et merci encore
00:24:38pour votre grande fidélité.
00:24:39A tout de suite.
00:24:3912h30,
00:24:45merci de nous accueillir.
00:24:46C'est la suite
00:24:46de votre midi-news
00:24:47du vendredi.
00:24:48Nous poursuivons
00:24:49nos échanges
00:24:50et nous accueillons
00:24:51Vincent Abaratier,
00:24:53historien militaire,
00:24:54docteur en sciences politiques.
00:24:56Merci d'avoir accepté
00:24:57notre invitation
00:24:58parce que nous allons
00:24:59parler de la situation
00:25:00en Iran.
00:25:02Évidemment,
00:25:02que va-t-il se passer ?
00:25:04Le monde entier
00:25:05a des yeux braqués
00:25:06sur la situation en Iran.
00:25:07J'en profite également
00:25:08pour saluer
00:25:09Sébastien Boussois,
00:25:11docteur en sciences politiques
00:25:12et auteur du livre
00:25:13Donald Trump,
00:25:14Retour vers le futur
00:25:16aux éditions Maroy.
00:25:17Merci d'être avec nous
00:25:18pour enrichir ce débat.
00:25:20On va parler évidemment
00:25:21de cette situation.
00:25:22Que va faire
00:25:24ou que vont faire
00:25:25les Etats-Unis ?
00:25:26On va écouter
00:25:26Donald Trump
00:25:27qui s'est exprimé
00:25:28hier soir
00:25:29et puis on va voir
00:25:31le scénario
00:25:32ou les scénarios
00:25:33possibles.
00:25:34D'abord,
00:25:35Donald Trump
00:25:35hier soir.
00:25:36Nous sommes puissants
00:25:37militairement.
00:25:38J'ai renforcé l'armée
00:25:39pendant mon premier mandat
00:25:40et désormais,
00:25:42nous avons un groupe
00:25:42qui se dirige
00:25:43vers un pays
00:25:43appelé l'Iran
00:25:44et j'espère ne pas avoir
00:25:46à utiliser cette force.
00:25:48Je leur ai dit deux choses.
00:25:50Premièrement,
00:25:51pas d'armes nucléaires
00:25:52et deuxièmement,
00:25:54arrêtez de tuer
00:25:54les manifestants.
00:25:56Ils ont eu des milliers.
00:25:57Vous savez,
00:25:58j'ai empêché 837 pendaisons
00:25:59il y a deux semaines
00:26:00mais ils vont devoir
00:26:01faire quelque chose.
00:26:02Bon,
00:26:05Vincent Abaratier,
00:26:07concrètement,
00:26:09je n'ai pas
00:26:0950 000 questions
00:26:10à vous poser.
00:26:12Que peut-il se produire ?
00:26:14L'armada est là,
00:26:15bien là,
00:26:16avec une démonstration
00:26:17militaire impressionnante.
00:26:20Selon vous,
00:26:20quel est votre regard ?
00:26:23Alors tout d'abord,
00:26:23qu'est-ce qui ne se passera pas ?
00:26:24Il n'y aura pas
00:26:24d'invasion par le sol
00:26:25puisque les Américains
00:26:26n'ont pas,
00:26:27semble-t-il,
00:26:28mais les observateurs
00:26:31l'auraient remarqué,
00:26:32n'ont pas fait
00:26:33comme dans les deux
00:26:33précédentes guerres du Golfe
00:26:34installés pendant
00:26:37des mois et des mois
00:26:37des troupes
00:26:38dans le désert irakien
00:26:39pour frapper l'Iran
00:26:40par voie terrestre.
00:26:43L'armada,
00:26:43c'est une chose.
00:26:44Bon,
00:26:44il y a une centaine,
00:26:45un peu moins d'une centaine
00:26:46d'avions à bord
00:26:47qui ne sont pas tous
00:26:47d'ailleurs des bombardiers
00:26:48ou des chasseurs
00:26:49mais aussi des avions
00:26:50de guerre électronique
00:26:51mais il y a également
00:26:52tout ce qu'il y a
00:26:52dans les bases américaines
00:26:53et qui,
00:26:54d'après ce qu'on en voit,
00:26:55ce qu'on en dit,
00:26:57eh bien,
00:26:57se sont considérablement
00:26:58renforcés
00:27:00en moyens de défense solaire
00:27:02mais aussi
00:27:02en moyens logistiques
00:27:04et aussi
00:27:05en moyens de combat.
00:27:06Donc,
00:27:07qu'est-ce qui
00:27:07pourrait se passer
00:27:08si le président
00:27:11des Etats-Unis
00:27:12le décidait ?
00:27:14Eh bien,
00:27:14c'est tout simplement
00:27:14une opération combinée
00:27:16entre
00:27:16des forces spéciales,
00:27:19alors je dis ça
00:27:20tout en vrai,
00:27:20des forces spéciales,
00:27:22des forces aériennes,
00:27:24aéronavales,
00:27:25des missiles
00:27:26qui partiraient
00:27:26des différents navires
00:27:27et qui seraient très chargés
00:27:29et qui auraient pour mission
00:27:30de neutraliser
00:27:32ou de traiter
00:27:33des objectifs
00:27:33simultanément
00:27:34et le simultanément
00:27:35est très important
00:27:36parce que
00:27:37l'opération
00:27:39ne devra pas durer
00:27:40longtemps.
00:27:41C'est pour ça
00:27:41qu'il n'y a pas de...
00:27:42Vous n'avez pas
00:27:43de force terrestre.
00:27:44On parle de boots
00:27:44on the ground.
00:27:45Est-ce que vous avez
00:27:45eu des informations
00:27:46comme quoi,
00:27:46effectivement,
00:27:47Donald Trump
00:27:47envisageait des raids
00:27:48au sol ?
00:27:48Ça circulait ?
00:27:49Bien sûr.
00:27:51Comment voulez-vous
00:27:52ensuite savoir
00:27:53si vous avez
00:27:54bien traité
00:27:55votre objectif
00:27:55si vous n'envoyez pas
00:27:56de troupes au sol
00:27:57parce que les gens
00:27:58qui sont sur place
00:27:58si vous voulez
00:27:59les services secrets
00:28:00israéliens
00:28:01ou même américains
00:28:02ne sont pas partout
00:28:04et puis il y a
00:28:05des objectifs
00:28:06pour lesquels
00:28:06il faut envoyer
00:28:07des gens au sol
00:28:07mais ces gens au sol
00:28:08sont aussitôt récupérés
00:28:10et il faut constituer
00:28:11ce que j'avais dit
00:28:11sur ce plateau
00:28:12il y a quelques jours
00:28:12une zone de silence
00:28:13une zone de silence
00:28:14c'est une zone
00:28:15où vous pouvez faire
00:28:16ce que vous voulez
00:28:16vous voyez tout
00:28:17mais l'ennemi ne voit rien
00:28:18c'est très gênant ça
00:28:19pour le commandement iranien
00:28:20de coordonner
00:28:21des contre-attaques
00:28:22s'il ne voit rien
00:28:23donc en fait
00:28:24ces zones de silence
00:28:25ne peuvent pas durer
00:28:26éternellement
00:28:26elles peuvent durer
00:28:27quelques heures
00:28:28et c'est ce qui est important
00:28:30c'est pour ça que
00:28:31si cette opération
00:28:32a lieu le week-end
00:28:33il est bien sûr
00:28:34alors pour toutes sortes
00:28:35de raisons
00:28:36mais notamment financières
00:28:37les raisons
00:28:38de l'ouverture
00:28:39des marchés
00:28:40d'échange
00:28:40des courses
00:28:41qui n'ont pas lieu
00:28:42le week-end
00:28:42traditionnellement
00:28:43ça peut être un élément ça
00:28:44c'est un élément important
00:28:45parce qu'il ne faut pas
00:28:46que dans ce cas-là
00:28:47il y ait des conséquences
00:28:49sur le cours du pétrole
00:28:50par exemple
00:28:50qui soient déraisonnables
00:28:52et puis quant aux pays arabes
00:28:54autour
00:28:54si vous voulez
00:28:54les pays arabes
00:28:55ils ont des bases américaines
00:28:56chez eux
00:28:56donc ils ne sont pas
00:28:57complètement souverains
00:28:58bien sûr qu'ils ne veulent pas
00:29:00que le Moyen-Orient
00:29:01se déstabilise
00:29:02mais ils seraient très contents
00:29:03que l'Iran
00:29:04change de tête
00:29:06et même que l'Iran
00:29:08n'ait plus de tête
00:29:08si vous voulez
00:29:09comme un peu la Libye
00:29:10bon et puis d'autres
00:29:12l'Irak
00:29:12c'est un peu différent
00:29:13mais si vous voulez
00:29:14la déstabilisation
00:29:15ou la destruction
00:29:16du haut commandement iranien
00:29:18ce serait un événement
00:29:21qui arrangerait tout le monde
00:29:21Sébastien Boussois
00:29:23vous écoutez
00:29:24avec attention
00:29:25nos échanges
00:29:26donc je rappelle
00:29:27votre livre
00:29:27Donald Trump
00:29:28retour vers le futur
00:29:29aux éditions
00:29:29Mareuil
00:29:30est-ce qu'au moment
00:29:31où on se parle
00:29:32Donald Trump
00:29:33peut se dire
00:29:33je peux refaire
00:29:34le coup du Venezuela
00:29:35est-ce qu'il est légitime
00:29:38de faire ce parallèle
00:29:38ou pas ?
00:29:40Écoutez
00:29:40j'aimerais bien
00:29:41être dans la tête
00:29:41de Donald Trump
00:29:42j'aurais une longueur d'avance
00:29:43on voit bien
00:29:43qu'on a dit
00:29:43tout ça vu
00:29:44depuis des jours
00:29:45pour essayer de comprendre
00:29:46ce qu'il compte faire
00:29:47j'avais effectivement écrit
00:29:49et développé
00:29:49cet élément
00:29:50de la question
00:29:50du untopping
00:29:51c'est-à-dire
00:29:52faire sauter la tête
00:29:53tout en maintenant
00:29:54le système
00:29:55à la mode vénézuélienne
00:29:56j'avais écrit ça
00:29:57plusieurs fois
00:29:57dans le journal du dimanche
00:29:58et j'essayais
00:29:59d'expliquer justement
00:30:00la manière
00:30:01dont il pourrait peut-être
00:30:02essayer de renouveler
00:30:03l'opération
00:30:03ce qui lui permettrait
00:30:05à Donald Trump
00:30:05non seulement de se dire
00:30:06je ne vais pas m'embourber
00:30:07comme ce fut le cas
00:30:09en Irak
00:30:10mais je vais essayer
00:30:11un autre système
00:30:12et une autre stratégie
00:30:13qui consisterait
00:30:14à faire sauter la tête
00:30:15encore une fois
00:30:16qu'entend-on par la tête
00:30:17est-ce que c'est juste
00:30:18Ali Khamenei
00:30:19le guide suprême
00:30:19ou est-ce que c'est
00:30:20l'ensemble du corps
00:30:21des gardiens de la révolution
00:30:22et des basidji
00:30:23et où est-ce qu'on les trouve
00:30:24exactement
00:30:25et comment on est sûr
00:30:26qu'on les a complètement éliminés
00:30:28il y a probablement
00:30:29des leçons à prendre
00:30:30du côté israélien
00:30:32évidemment
00:30:32et c'est là
00:30:33par rapport à ce qui vient
00:30:34d'être dit
00:30:34toute la difficulté
00:30:35de savoir en réalité
00:30:36au-delà du fait
00:30:37qu'il n'y aura probablement
00:30:39pas d'offensif terrestre
00:30:40parce que vous imaginez bien
00:30:41Donald Trump
00:30:41qui se retrouve en échec
00:30:43avec des américains
00:30:44qui se retrouvent prisonniers
00:30:46à quelques mois
00:30:46des élections
00:30:47alors que lui
00:30:48vendait l'idée
00:30:48de ne pas intervenir
00:30:49ça l'afficherait
00:30:50un petit peu mal
00:30:51mais la question des cibles
00:30:52elle est compliquée
00:30:53en réalité à savoir
00:30:54parce qu'au mois d'avril dernier
00:30:55on était parti
00:30:56sur les sites nucléaires
00:30:59Donald Trump
00:31:00nous a assuré
00:31:00que l'Iran
00:31:01était affaibli
00:31:02de manière durable
00:31:03dans le même temps
00:31:04quelques mois après
00:31:04il nous dit que bon
00:31:05ça risque quand même
00:31:06d'être un problème
00:31:07qui reste éternel
00:31:09cette question
00:31:09du nucléaire iranien
00:31:10et puis vous ciblez quoi
00:31:12est-ce que vous arrivez
00:31:13quelque part
00:31:13à essayer d'éliminer
00:31:14Khamenei
00:31:15ce qui déstabiliserait
00:31:17le noyau du régime
00:31:18mais après
00:31:19la question de l'empowerment
00:31:21ou en tout cas
00:31:21la prise de contrôle
00:31:22par des forces alternatives
00:31:23au-delà des manifestants
00:31:25qui ne sont pas
00:31:26très structurés
00:31:26ça pose un véritable risque
00:31:28et une inquiétude
00:31:29évidemment
00:31:29pour un Donald Trump
00:31:30qui reconnaissons-le
00:31:31ne cherche pas
00:31:32à faire le chaos
00:31:33mais essaie de trouver
00:31:34la stratégie
00:31:35la moins mauvaise
00:31:36ou en tout cas
00:31:36celle qui permettrait
00:31:37peut-être d'opérer
00:31:38un point de bascule
00:31:39et d'apporter un soutien
00:31:40évidemment
00:31:40aux manifestants en Iran
00:31:42qui semblent en avoir
00:31:43bien besoin
00:31:43Et Sébastien
00:31:44l'Iran bombe le torse aussi
00:31:46quand même en ce moment
00:31:47et Washington
00:31:48doit cesser ses menaces
00:31:49pour laisser une chance
00:31:50à la diplomatie
00:31:50c'est ce qu'a dit
00:31:51le président iranien
00:31:52à son homologue
00:31:53turc Erdogan
00:31:54Absolument
00:31:56et Vincent Arberetier
00:31:57a raison
00:31:57sur la question
00:31:59de ces pays arabes
00:32:01qui ne sont évidemment
00:32:02pas un soutien
00:32:03pour l'Iran
00:32:04mais c'était la même chose
00:32:05avec le Hamas
00:32:06et le Hezbollah
00:32:06toutes les pétro-monarchies
00:32:07sont bien contents
00:32:08d'en être pour l'instant
00:32:09débarrassées
00:32:10ce qui est clair
00:32:11c'est qu'il y a un front commun
00:32:12il y avait
00:32:13ce fameux
00:32:14élément de langage
00:32:16de cet axe
00:32:17de la résistance
00:32:18incarné par l'Arc chiite
00:32:19et par toutes
00:32:20les proxies
00:32:21de l'Iran
00:32:22on a aujourd'hui
00:32:22un front
00:32:23israélo-arabe
00:32:24qui est
00:32:25je dirais
00:32:26sur la question
00:32:27de l'Iran
00:32:27à peu près
00:32:29divisé
00:32:30mais en tout cas
00:32:30dans une situation
00:32:31où je ne sais pas
00:32:33ce que les émiratis
00:32:34fondamentalement
00:32:34feraient
00:32:35puisqu'ils sont
00:32:35dans les accords
00:32:36d'Abraham
00:32:36très proches
00:32:37d'Israël
00:32:38mais on a globalement
00:32:39des pays arabes
00:32:40qui ne veulent pas intervenir
00:32:41tout en voulant
00:32:41clairement être quand même
00:32:42débarrassés du régime iranien
00:32:44puisque ce leadership
00:32:45et cette quête
00:32:46de leadership iranien
00:32:47s'est largement affaiblie
00:32:48au profit
00:32:49de l'Arabie saoudite
00:32:50qui redevient
00:32:51le grand mamamouchi
00:32:52de la région
00:32:52si vous voulez
00:32:53et donc du coup
00:32:54on est dans une situation
00:32:56où la question
00:32:56de la déstabilisation
00:32:57elle est fondamentale
00:32:59et l'Iran
00:32:59évidemment est un pays
00:33:00militaire
00:33:00très armé
00:33:01et très équipé
00:33:02avec à la tête
00:33:03un régime
00:33:04un peu inconscient
00:33:05et un vieux régime
00:33:06et on ne sait pas
00:33:07jusqu'où ils seraient
00:33:08prêts à aller
00:33:10évidemment
00:33:10contre Israël
00:33:11et contre des alliés arabes
00:33:13qui apporteraient
00:33:13leur soutien aussi
00:33:14aux Etats-Unis
00:33:15à un moment ou à un autre
00:33:16dans un hypothétique
00:33:17engrenage
00:33:17Merci, restez avec nous
00:33:19Sébastien
00:33:19vous intervenez quand vous voulez
00:33:20j'en profite pour faire
00:33:21circuler la parole
00:33:21sur ce plateau
00:33:22Vincent Roy
00:33:23une chose est sûre
00:33:24c'est que le régime
00:33:24tient pour le moment
00:33:25Pour l'instant
00:33:26le régime tient
00:33:27Une précision
00:33:28d'un point de vue
00:33:28strictement militaire
00:33:29on parle effectivement
00:33:31l'un des objectifs
00:33:32que pourrait avoir
00:33:34monsieur Trump
00:33:35c'est d'en finir
00:33:36de manière définitive
00:33:37avec le nucléaire
00:33:38iranien
00:33:39mais il y a aussi
00:33:40le problème balistique
00:33:41parce que les Iraniens
00:33:43ont des missiles balistiques
00:33:45de grande qualité
00:33:46et en grand nombre
00:33:46D'ailleurs ils ont menacé
00:33:47de frapper des bateaux
00:33:49américains
00:33:49Ils se sont terriblement équipés
00:33:51puisqu'ils ont remarqué
00:33:53qu'ils avaient ce problème-là
00:33:54durant la guerre
00:33:55Iran-Irak
00:33:56et ils sont particulièrement
00:33:57armés en missiles balistiques
00:33:59et donc
00:33:59Donald Trump
00:34:00les équipes militaires
00:34:03de Donald Trump
00:34:04doivent prendre
00:34:05en compte
00:34:06cette donnée
00:34:07et votre intervenant
00:34:08a raison de rappeler
00:34:09qu'ils sont
00:34:10très armés
00:34:11donc c'est pas
00:34:12n'importe quoi
00:34:13on peut pas les taper
00:34:14n'importe comment
00:34:15Sébastien Boussois
00:34:16voulait réagir ou pas
00:34:17non ?
00:34:17Sébastien Boussois
00:34:18nous quitte
00:34:19oui Sébastien
00:34:21je crois que vous êtes pressé
00:34:22je vous donne la parole
00:34:23je voulais juste ajouter
00:34:25effectivement un dernier élément
00:34:26la question de la surenchère
00:34:28évidemment
00:34:28il y a une grosse différence
00:34:30entre un Donald Trump
00:34:31qui a beaucoup à perdre
00:34:33dans cette situation
00:34:33par rapport à son électorat
00:34:35par rapport à la région
00:34:36par rapport aux risques
00:34:37également
00:34:37qu'il peut faire
00:34:39encourir sur Israël
00:34:41le régime iranien
00:34:42aujourd'hui honnêtement
00:34:42n'a pas grand chose à perdre
00:34:43il a perdu ses proxys
00:34:45c'est un régime
00:34:46de vieux monsieur
00:34:47avec effectivement
00:34:48des gardiens armés
00:34:50qui sont totalement
00:34:50isolés
00:34:52en termes de soutien
00:34:53de soutien diplomatique
00:34:55donc finalement
00:34:56ils peuvent aller
00:34:56jusqu'au bout
00:34:57et se sacrifier
00:34:59et surtout malheureusement
00:35:00sacrifier une partie
00:35:00de la population iranienne
00:35:02vous imaginez bien
00:35:02que c'est une intervention américaine
00:35:03il y aura aussi
00:35:04des conséquences désastreuses
00:35:05sur cette population iranienne
00:35:07qui bataille depuis des décennies
00:35:08et qui là en l'occurrence
00:35:09bataille depuis des semaines
00:35:10pour essayer de se débarrasser
00:35:11seul de son régime
00:35:13et Sébastien
00:35:13ce que nous donnait
00:35:14comme information
00:35:15Vincent Abaratier
00:35:16c'est également le fait
00:35:17qu'il n'y ait pas de bourse
00:35:18là
00:35:19et potentiellement
00:35:20le week-end
00:35:21donc c'est aussi
00:35:22ça peut être un élan
00:35:23à prendre en compte aussi
00:35:24oui on peut effectivement
00:35:26intégrer ce paramètre
00:35:27c'est vrai que l'économie
00:35:28n'est pas un détail
00:35:30pour Donald Trump
00:35:32et il n'est pas l'homme
00:35:33des conflits
00:35:34il n'aimerait pas être
00:35:34l'homme d'une crise économique
00:35:36et d'une explosion
00:35:38du prix du baril
00:35:39et d'une situation économique
00:35:40qui serait évidemment
00:35:41déstabilisée
00:35:43de par son fait
00:35:45ce n'est pas sa tradition
00:35:46d'être interventionniste
00:35:47j'imagine qu'il est
00:35:48totalement écartelé
00:35:50il est depuis des mois
00:35:52et des mois
00:35:52à nous vendre l'idée
00:35:53qu'il ne serait pas celui
00:35:54qui générerait un nouveau conflit
00:35:55et il hérite
00:35:56il le dit de toute façon
00:35:58il hérite de la faiblesse
00:35:59des démocrates
00:36:00contre les régimes forts
00:36:01et à chaque fois
00:36:01il essaie de résoudre
00:36:02les choses comme il peut
00:36:03mais là on est face à un os
00:36:04et face à une puissance régionale
00:36:06majeur
00:36:07qui je le rappelle
00:36:08n'a pas grand chose
00:36:09en réalité à perdre
00:36:10et qu'il serait prêt
00:36:11à aller jusqu'au bout
00:36:12Merci en tous les cas
00:36:13pour votre éclairage
00:36:14c'était très intéressant
00:36:14d'échanger avec vous
00:36:15Sébastien Boussois
00:36:17et je rappelle votre livre
00:36:18Donald Trump
00:36:18Retour vers le futur
00:36:19aux éditions Maroi
00:36:20très rapidement
00:36:20deux mots
00:36:21parce qu'il faut que nous allions
00:36:22au palais de justice
00:36:23juste derrière
00:36:23mon cher Joseph Tounel
00:36:24Trump il prend
00:36:26deux grands risques politiques
00:36:27le premier
00:36:28c'est imaginer
00:36:29qu'il y ait un avion abattu
00:36:30et un pilote capturé
00:36:31par les Iraniens
00:36:31vous voyez le risque
00:36:32qu'il prend
00:36:33et le deuxième risque
00:36:34c'est qu'il fait
00:36:35une opération militaire
00:36:36et que dans 15 jours
00:36:38deux mois
00:36:39les MOLA
00:36:40soient toujours en place
00:36:40il faut remettre
00:36:42l'élément de contexte
00:36:43c'est Christian Mallard
00:36:44sur une chaîne concurrente
00:36:46qui citait une source
00:36:47administrative iranienne
00:36:49qui parlait
00:36:50de 84 677 victimes
00:36:52de la répression
00:36:53c'est-à-dire
00:36:54c'est quelque chose
00:36:54de jamais vu
00:36:55d'un pouvoir
00:36:56qui fait une répression
00:36:57contre son peuple
00:36:58depuis les massacres
00:37:00communistes
00:37:00au Cambodge
00:37:01c'est énorme
00:37:0384 677 victimes
00:37:06donc il y a un problème
00:37:07il est un peu dommage
00:37:08que ce soit
00:37:09les seuls américains
00:37:10qui s'engagent
00:37:11face à ce problème
00:37:11On y reviendra
00:37:12en deuxième partie
00:37:14d'émission
00:37:15on sera notamment
00:37:16avec Sarah Safari
00:37:17membre de l'association
00:37:18Femmes Azadi
00:37:19il est important
00:37:19de regarder
00:37:20ce qui se passe
00:37:21en Iran
00:37:22et potentiellement
00:37:23ce qui risque
00:37:23de se produire
00:37:24ce week-end
00:37:25et Vincent Baratier
00:37:26vous restez avec nous
00:37:27bien sûr
00:37:28on va prendre
00:37:29je vous le disais
00:37:29la direction
00:37:30du palais de justice
00:37:31de Paris
00:37:31avec la suite
00:37:32du procès en appel
00:37:33de 4 personnes
00:37:34impliquées dans
00:37:34l'assassinat
00:37:35de Samuel Paty
00:37:36on va retrouver
00:37:37Tanguy Hamon
00:37:38et Jean-Laurent Constantini
00:37:39qui suivent ce procès
00:37:40pour CNews
00:37:41Tanguy bonjour
00:37:43merci d'être avec nous
00:37:44je le disais
00:37:44ce vendredi
00:37:45se termine donc
00:37:46cette première semaine
00:37:47de procès en appel
00:37:48j'en ai attendu
00:37:49avec notamment
00:37:50l'interrogatoire
00:37:51du militant islamiste
00:37:52Siffri Ouï
00:37:53et puis il y a eu
00:37:54une enquêtrice
00:37:55de la DGSI
00:37:56qui a témoigné
00:37:57témoignage très fort
00:37:58racontez-nous un petit peu
00:37:59témoignage très important
00:38:01à la fin de cette semaine
00:38:04oui exactement
00:38:08un témoignage
00:38:09très intéressant
00:38:10de la part de cette
00:38:11enquêtrice de la DGSI
00:38:13tout simplement
00:38:13parce qu'elle a rappelé
00:38:14le contexte
00:38:15dans lequel se trouvait
00:38:16la France
00:38:17au moment de l'assassinat
00:38:18de Samuel Paty
00:38:19elle a parlé
00:38:20des republications
00:38:21des caricatures
00:38:23de Mahomet
00:38:23par Charly Hebdo
00:38:24elle a parlé
00:38:25du discours
00:38:26des Mureaux
00:38:26d'Emmanuel Macron
00:38:27qui s'en était pris
00:38:28au séparatisme islamiste
00:38:30et dans ce contexte
00:38:32la sphère islamiste
00:38:33la sphère djihadiste
00:38:34tout simplement bouillonnée
00:38:36et ça
00:38:36ça a son importance
00:38:37pour convaincre
00:38:39que dans ce contexte
00:38:40justement
00:38:40les vidéos
00:38:41diffusées par
00:38:42Bremshina
00:38:42et Abdelakim Seffri
00:38:44qui disaient
00:38:45que Samuel Paty
00:38:46s'en prenait
00:38:46à des élèves musulmans
00:38:48et bien dans ce contexte
00:38:49ces vidéos
00:38:50servaient simplement
00:38:51à mettre une cible
00:38:52dans le dos
00:38:53du professeur
00:38:54Abdelakim Seffri
00:38:55vous l'avez dit
00:38:56il va en être question
00:38:58justement
00:38:58cet après-midi
00:38:59au moment de l'interrogatoire
00:39:01de personnalité
00:39:02son rapport à la religion
00:39:03son caractère agressif
00:39:05vont être abordés
00:39:07Seffri oui
00:39:08et ça a été rappelé
00:39:09ce matin
00:39:09par l'enquêtrise
00:39:10de la DGSI
00:39:11qui avait été fichée S
00:39:12pendant 5 ans
00:39:13jusqu'en 2018
00:39:14et qui était connue
00:39:16du fichier
00:39:17des radicalisés
00:39:18à caractère terroriste
00:39:19ces points-là
00:39:20aussi
00:39:21évidemment
00:39:22vont être abordés
00:39:23cet après-midi
00:39:24et on va suivre tout cela
00:39:25avec vous Tanguy Amon
00:39:26avec Jean-Laurent
00:39:27Constantini
00:39:28évidemment
00:39:29je vais vous faire réagir
00:39:31dans quelques instants
00:39:32ma chère Sarah
00:39:32en tant qu'avocate
00:39:33mais on en a parlé
00:39:35Tanguy en a parlé
00:39:36c'est la stratégie de défense
00:39:37donc du prédicateur islamiste
00:39:40Seffri
00:39:41qui a fait
00:39:41beaucoup
00:39:42causer
00:39:43c'est moins qu'on puisse dire
00:39:44et qui a choqué
00:39:45et beaucoup parlé
00:39:46on va y revenir
00:39:47mais je vais vous faire écouter
00:39:48Bruno Rotaillou
00:39:49qui s'est exprimé
00:39:50justement là-dessus
00:39:50voilà quelqu'un
00:39:52qui est content de lui-même
00:39:53c'est stupéfiant
00:39:54à l'entendre
00:39:55finalement le coupable
00:39:56c'est celui
00:39:57qui a été décapité
00:39:58par un terroriste islamiste
00:39:59c'est lamentable
00:40:00il est en train
00:40:01de justifier l'injustifiable
00:40:02faut-il être tombé
00:40:03aussi bas
00:40:04pour sortir
00:40:04des arguments
00:40:05peut-être que ceci
00:40:06c'est scandaleux
00:40:06je pense en cet instant
00:40:08à la famille
00:40:08de Samuel Paty
00:40:09Sarah
00:40:11oui c'est l'inversion accusatoire
00:40:12et moi je suis pas pensé
00:40:13pour la famille
00:40:14des victimes
00:40:15c'est-à-dire que déjà
00:40:16vous avez été confronté
00:40:17à un drame terrible
00:40:19et en plus
00:40:19on vous en rajoute
00:40:20à un procès en appel
00:40:21donc moi j'ai vraiment
00:40:22une pensée pour les victimes
00:40:23pour les familles de victimes
00:40:24parce que c'est vraiment
00:40:25la double peine
00:40:26quand vous êtes confronté
00:40:27à une telle bassesse
00:40:28Bernard
00:40:29c'est l'inversement des valeurs
00:40:30et ce qu'on appelle
00:40:31la faiblesse des démocraties
00:40:32mais nous nous l'aurons pas
00:40:34il y a un vrai combat
00:40:34aujourd'hui
00:40:35contre cette radicalisation
00:40:37contre ceux qui veulent
00:40:38imposer
00:40:38un modèle
00:40:39d'exclusion
00:40:41de barbarie
00:40:42on l'a vu avec ceux
00:40:43qui ont soutenu aussi
00:40:44le génocide du 7 octobre
00:40:48nous l'oublions pas Thierry
00:40:48ça fait partie
00:40:49de ceux qui niaient
00:40:51qu'il s'était passé
00:40:52quelque chose en Israël
00:40:53et donc aujourd'hui
00:40:55notre solidarité
00:40:57va comme très bien dit
00:40:58Sarah
00:40:58vis-à-vis des victimes
00:40:59mais aussi vis-à-vis
00:41:00de tout le corps enseignant
00:41:01qui reste encore
00:41:03un des gardiens
00:41:03pour ceux qui sont
00:41:05très militants
00:41:05de la laïcité à l'école
00:41:07et non pas
00:41:07de cette guerre de religion
00:41:09que certains voudraient recréer
00:41:11et n'oublions pas
00:41:12à quel point
00:41:12Samuel Paty
00:41:13avait été lâché
00:41:13par sa hiérarchie
00:41:16finalement
00:41:17mais derrière
00:41:18Joseph
00:41:19il a sans doute
00:41:19une stratégie
00:41:20c'est au-delà de la com
00:41:21il y a un numéro
00:41:22qui nous fait
00:41:23il y a de la com
00:41:23est-ce que sa stratégie
00:41:25c'est pas de se dire
00:41:26de toute façon
00:41:26devant les juridictions françaises
00:41:28c'est perdu
00:41:29on ira devant
00:41:31la Cour européenne
00:41:31des droits de l'homme
00:41:32et là je dirais
00:41:33il n'y a aucune preuve
00:41:34d'ailleurs il a dit
00:41:35ce procès est écrasé
00:41:36par la mort de Samuel Paty
00:41:37et toute sa défense
00:41:38dans ces cas-là
00:41:39c'est de dire
00:41:39ça a tellement écrasé
00:41:40que les juges français
00:41:41n'ont pas voulu voir
00:41:42les pauvres
00:41:43végés de pauvres
00:41:43aux innocents à côté
00:41:44etc.
00:41:45et puis il remet
00:41:47100 balles
00:41:48dans la machine
00:41:49pro-islamiste
00:41:51en disant
00:41:51écoutez regardez
00:41:53il sélectionnait
00:41:56ses élèves
00:41:56c'est ça qu'il a dit
00:41:57aussi
00:41:57il sélectionnait
00:41:58ses élèves
00:41:59donc il va dans l'idéologie
00:42:00il soutient
00:42:01cette idéologie mortifère
00:42:02stratégique
00:42:03et assez cohérente
00:42:04si on se met
00:42:05et on se met
00:42:05à la place de la famille
00:42:06de Samuel Paty
00:42:06et à jouer justement
00:42:07qu'on termine
00:42:08avec cette lettre
00:42:08publiée par les professeurs
00:42:10du lycée Camille Claudel
00:42:11de Palaiso
00:42:12ils ont évidemment
00:42:13réagi aux accusations
00:42:15scandaleuses
00:42:16de cet avocat
00:42:18et ces mots
00:42:20visent à faire
00:42:21de notre collège
00:42:21le responsable
00:42:22de ce qui est arrivé
00:42:23d'ajouter à la longue liste
00:42:25dès qu'ils l'ont bien cherché
00:42:26le poison du mensonge
00:42:29le poison du mensonge
00:42:30a assassiné Samuel Paty
00:42:31il ne doit pas aujourd'hui
00:42:32assassiner sa mémoire
00:42:33c'est important
00:42:34c'est important
00:42:34ce que je disais
00:42:35la faiblesse de la microcy
00:42:36parce qu'on donne une tribune
00:42:37à ce type de propos
00:42:39on l'a vu avec
00:42:39le frérisme
00:42:42très important
00:42:43aujourd'hui
00:42:44dans notre communauté
00:42:45ne cédons pas
00:42:47à cette
00:42:48surtout pas
00:42:49voilà
00:42:49à ces menaces
00:42:50à cette propagande
00:42:51parce qu'on leur offre
00:42:52aujourd'hui
00:42:53à travers aussi
00:42:53et ça a été dit
00:42:54par des auxiliaires de justice
00:42:57des avocats
00:42:57une tribune
00:42:58nauséabonde
00:43:00allez on marque une pause
00:43:02dans cette
00:43:02c'est l'habitant
00:43:03de ce mini-news
00:43:03de ce vendredi
00:43:04on se retrouve dans
00:43:05quelques instants
00:43:05on reviendra encore
00:43:06sur les chiffres
00:43:07de la délinquance
00:43:08on reviendra également
00:43:09sur les propos
00:43:10de Ségolène Royal
00:43:10en Algérie
00:43:11là aussi
00:43:11ça fait beaucoup
00:43:13réagir
00:43:14et on aura une très
00:43:15forte pensée
00:43:16à notre confrère
00:43:17Christophe Glez
00:43:17toujours détenu
00:43:19en Algérie
00:43:20il va recevoir
00:43:21la visite
00:43:22de Ségolène Royal
00:43:23ça va lui changer
00:43:24la vie
00:43:24il y avait une soirée
00:43:25hier
00:43:26on écoutera
00:43:27les parents
00:43:27de Christophe Glez
00:43:28voilà
00:43:28restez avec nous
00:43:29on a encore
00:43:29beaucoup de choses
00:43:30à vous raconter
00:43:30à tout de suite
00:43:31il est 13h
00:43:36merci de nous accueillir
00:43:37prenez place
00:43:38c'est déjà la deuxième partie
00:43:39de votre mini-news
00:43:40du vendredi
00:43:41je vous présente
00:43:41notre équipe
00:43:41dans quelques instants
00:43:42mais tout de suite
00:43:43tour d'horizon
00:43:43de la formation
00:43:44à quasiment 13h
00:43:45tout pile
00:43:45Sommayal Abidi
00:43:46rebonjour Sommayal
00:43:47rebonjour Thierry
00:43:48et bonjour à tous
00:43:49à la une de l'actualité
00:43:50sans surprise
00:43:51faute de compromis
00:43:52Sébastien Lecornu
00:43:53a engagé par un troisième
00:43:55et dernier
00:43:5549.3
00:43:57la responsabilité
00:43:58de son gouvernement
00:43:59pour faire adopter
00:44:00sans vote
00:44:01le budget de l'Etat
00:44:02ce qui lui vaut
00:44:02de deux nouvelles motions
00:44:03de censure déposées
00:44:04par le RN
00:44:05et la France Insoumise
00:44:06motions qui seront
00:44:08probablement rejetées
00:44:09lundi ce qui permettra
00:44:10sans doute
00:44:10une adoption définitive
00:44:12du texte
00:44:13On poursuit ce journal
00:44:14avec cette bonne nouvelle
00:44:15sur le front économique
00:44:16selon les derniers chiffres
00:44:18publiés par l'INSEE
00:44:19ce matin
00:44:19malgré un ralentissement
00:44:21sur les derniers mois
00:44:22de l'année
00:44:22la croissance française
00:44:23a atteint 0,9%
00:44:25sur l'année 2025
00:44:26soit un peu mieux
00:44:27que ce qu'anticipait
00:44:29le gouvernement
00:44:29qui lui tablait
00:44:30sur un PIB
00:44:31de 0,7%
00:44:32Un plomb douane massif
00:44:35dans les ports et aéroports
00:44:37une mobilisation
00:44:38accrue aux Antilles
00:44:38et une campagne
00:44:39de sensibilisation
00:44:41c'est le plan de bataille
00:44:42qui est ressorti
00:44:43de la réunion
00:44:43sur le narcotrafic
00:44:45qui s'est tenu hier
00:44:46à l'Elysée
00:44:46Emmanuel Macron
00:44:47a demandé au gouvernement
00:44:48je cite
00:44:49de muscler la lutte
00:44:50contre le trafic de drogue
00:44:51un enjeu majeur
00:44:52à quelques semaines
00:44:54des élections municipales
00:44:56A la une de l'actualité internationale
00:44:58le caractère antisémite
00:45:00retenu après l'attaque
00:45:01à la voiture bélier
00:45:02contre un centre juif
00:45:03de New York aux Etats-Unis
00:45:04mercredi soir
00:45:06un homme de 36 ans
00:45:07a foncé
00:45:07comme vous pouvez le constater
00:45:09sur ces images
00:45:10à plusieurs reprises
00:45:11sur des portes
00:45:12d'un bâtiment historique
00:45:13de Brooklyn
00:45:14abritant le siège mondial
00:45:15du mouvement Lubavitch
00:45:16une branche
00:45:17du judaïsme acidique
00:45:18il s'est ensuite rendu
00:45:20sans résistance
00:45:20aux policiers
00:45:21arrivés sur les lieux
00:45:23malgré la trêve
00:45:25obtenue par Washington
00:45:26l'armée ukrainienne
00:45:27fait part de tirs de missiles
00:45:28et d'une centaine de drones
00:45:30cette nuit
00:45:30trêve qui avait été demandée
00:45:32personnellement
00:45:33par Donald Trump
00:45:34à son homologue
00:45:35Vladimir Poutine
00:45:35à cause de la vague de froid
00:45:37qui sévit actuellement
00:45:38en Ukraine
00:45:38le chef du Kremlin
00:45:40s'était engagé
00:45:41à cesser les frappes
00:45:42sur Kiev et d'autres villes
00:45:43pendant toute une semaine
00:45:44et puis les marchés tremblent
00:45:47c'est aujourd'hui
00:45:48que Donald Trump
00:45:49doit dévoiler
00:45:50le nom du successeur
00:45:51de l'actuel patron
00:45:52de la fête
00:45:53dont le mandat
00:45:54prendra fin en mai
00:45:55et selon la presse américaine
00:45:57c'est Kevin Warch
00:45:58ancien gouverneur
00:45:59de la fête
00:45:59qui fait figure
00:46:00de grand favori
00:46:01pour prendre la tête
00:46:02de la banque centrale
00:46:03des Etats-Unis
00:46:04voilà ce qu'il fallait retenir
00:46:07de l'actualité
00:46:08à 13h Thierry
00:46:09merci beaucoup Sommaya
00:46:10allez je présente à nouveau
00:46:11notre équipe
00:46:12de ce vendredi
00:46:13Sarah Salmane
00:46:14est toujours avec nous
00:46:15Bernard Cohen Haddad
00:46:16également
00:46:17Vincent Roy
00:46:18toujours fidèle
00:46:19Vincent Baratier
00:46:20historien militaire
00:46:21docteur en sciences politiques
00:46:22est avec nous
00:46:23et on va revenir avec vous
00:46:24évidemment
00:46:25sur ce qui risque
00:46:26de se passer
00:46:27en Iran
00:46:28et on accueillera également
00:46:30Sarah Safary
00:46:31membre de l'association
00:46:32Femmes Azadi
00:46:33et je n'oublie pas
00:46:34évidemment
00:46:35Axel Ronde
00:46:35porte-parole
00:46:36CFTC Police
00:46:38Ile-de-France
00:46:39bonjour mon cher Axel
00:46:40on va commencer avec vous
00:46:41évidemment
00:46:42parce que nous avons
00:46:43les chiffres
00:46:44de la délinquance
00:46:45crue 2025
00:46:46et le moins que l'on puisse dire
00:46:48c'est que
00:46:48quels que soient les secteurs
00:46:49c'est pas très bon Axel
00:46:52c'est pas très bon
00:46:53on s'y attendait
00:46:53au vu de
00:46:54la forte mobilisation
00:46:56des services de police
00:46:57qui sont sur le pont H24
00:46:59pour essayer de
00:47:00de juguler
00:47:01toute cette violence
00:47:02cette criminalité
00:47:03mais on est un petit peu
00:47:04bien seul
00:47:05on a l'impression
00:47:05d'être tout seul
00:47:06finalement
00:47:06puisque vous avez
00:47:07une justice
00:47:08qui est sinistrée
00:47:09qui n'a plus les moyens
00:47:10de pouvoir être rendue
00:47:12convenablement
00:47:13et forcé
00:47:14de constater
00:47:15que ça a un impact
00:47:17puisque vous avez
00:47:17des multirécidivises
00:47:18ces individus continuent
00:47:20c'est heureusement
00:47:21toujours les mêmes
00:47:22personnes qu'on interpelle
00:47:23toujours les mêmes
00:47:24affaires
00:47:25sur les trafics de drogue
00:47:26qui sont en explosion
00:47:27avec des refus
00:47:29d'obtempérer
00:47:29qui sont en explosion
00:47:30dont on a parlé
00:47:31en première partie
00:47:31il faut faire le parallèle
00:47:33parce que vous savez
00:47:33sur les refus d'obtempérer
00:47:35beaucoup d'individus
00:47:36ont des produits stupéfiants
00:47:37à l'intérieur
00:47:37ou des armes
00:47:38donc c'est pour ça
00:47:39qu'ils fuient
00:47:39les contrôles de police
00:47:40et c'est pour ça aussi
00:47:41qu'on les prend en chasse
00:47:43et qu'on essaye
00:47:43de les interpeller
00:47:44avec les moyens
00:47:46qu'on a à disposition
00:47:48vous savez que c'est extrêmement
00:47:49compliqué d'écrier
00:47:51d'ailleurs nos interventions
00:47:52puisqu'on nous accuse
00:47:53lors des courses-poursuites
00:47:56de donner la mort aux gens
00:47:59enfin en tout cas
00:47:59de chercher à les tuer
00:48:01c'est ce que disent
00:48:02certains partis politiques
00:48:03qui malheureusement
00:48:04ont un impact
00:48:05souffle sur les braises
00:48:06extrêmement important
00:48:08et dommageable
00:48:09sur les fonctionnaires
00:48:10de police
00:48:10qui ont un petit peu
00:48:11ras-le-bol
00:48:12ras-le-bol d'être accusés
00:48:14de tous les maux
00:48:14de la société
00:48:15alors que c'est nous
00:48:16qui protégeons
00:48:18essayons de maintenir
00:48:19la digue finalement
00:48:20de cette délinquance
00:48:21de cette vague
00:48:22qui submerge le pays
00:48:24et les chiffres
00:48:25ne font que le démontrer
00:48:27on le sait
00:48:28alors on a évoqué
00:48:29tout à l'heure
00:48:29les refus d'obtempérer
00:48:31les violences faites
00:48:32aux femmes également
00:48:33on va voir donc
00:48:35les usages pour stupéfiants
00:48:37depuis 2020
00:48:38depuis 2020
00:48:39le nombre de mises en cause
00:48:40pour usages de stupéfiants
00:48:42a explosé
00:48:42c'est Nicolas Roger
00:48:43qui nous raconte tout cela
00:48:44la drogue
00:48:47est de plus en plus présente
00:48:48sur le sol français
00:48:49son empreinte
00:48:50sur notre territoire
00:48:51est en hausse constante
00:48:52depuis 50 ans
00:48:53le nombre de mises en cause
00:48:55pour usages de stupéfiants
00:48:56était de 182 000 individus
00:48:58en 2016
00:48:59contre 307 000
00:49:00en 2025
00:49:02par rapport à l'an dernier
00:49:03le chiffre a augmenté
00:49:04de 6%
00:49:05alors même qu'il avait
00:49:06déjà augmenté
00:49:07de 11%
00:49:07entre 2023
00:49:08et 2024
00:49:09le rapport
00:49:10précise qu'en 1972
00:49:12le chiffre se situait
00:49:13aux alentours
00:49:14de 5 000
00:49:14mises en cause
00:49:15très loin donc
00:49:16des 307 000 individus
00:49:18accusés d'avoir consommé
00:49:19de la drogue
00:49:19en 2025
00:49:20et plus il y a de consommateurs
00:49:22plus le trafic augmente
00:49:24dans ce domaine
00:49:24le nombre de mises en cause
00:49:26a augmenté de 8%
00:49:27par rapport à l'an dernier
00:49:28plus concrètement
00:49:29en l'espace de 9 ans
00:49:30le chiffre est passé
00:49:31d'un peu moins
00:49:32de 41 000 individus
00:49:33à presque 57 000
00:49:35aujourd'hui
00:49:36de plus en plus
00:49:36implantés en France
00:49:37ce trafic
00:49:38implique une recrudescence
00:49:39des violences
00:49:40ce sont des trafics
00:49:43très rémunérateurs
00:49:44ce qui explique
00:49:45qu'il y a
00:49:46beaucoup d'armes
00:49:47qui circulent
00:49:48il peut y avoir
00:49:49des armes blanches
00:49:49il peut y avoir
00:49:50des armes à feu
00:49:52de poing
00:49:53ou d'épaule
00:49:54des armes semi-automatiques
00:49:56donc
00:49:57la violence
00:49:59se traduit
00:49:59par ce genre
00:50:00de fusillade
00:50:00il y a
00:50:01plusieurs années
00:50:03c'était
00:50:03ce genre d'attaques
00:50:05c'était des attaques
00:50:06ciblées sur des personnes
00:50:07là on attaque
00:50:08un territoire
00:50:09en effet le nombre
00:50:10de victimes
00:50:10de tentatives
00:50:11d'homicide
00:50:12a lui aussi
00:50:12considérablement
00:50:13augmenté
00:50:14passant d'un peu
00:50:15moins de 2300
00:50:16individus
00:50:16en 2016
00:50:17à 4500
00:50:19en 2025
00:50:19Sarah
00:50:21que dire
00:50:22sans surprise
00:50:23oui
00:50:24sans surprise
00:50:25naturellement
00:50:25on a eu la mise
00:50:26en place
00:50:26de l'amende
00:50:27forfaitaire délictuelle
00:50:29qui était à 200 euros
00:50:30et Emmanuel Macron
00:50:30a dit en 2025
00:50:31qu'il envisagerait
00:50:32ou qu'il envisagerait
00:50:33de la faire passer
00:50:33à 500 euros
00:50:34ce n'est pas dissuasif
00:50:36quand on parle
00:50:36de personnes
00:50:36qui brassent
00:50:37énormément d'argent
00:50:38l'amende
00:50:39n'est absolument
00:50:40pas dissuasive
00:50:41donc je pense
00:50:42qu'il faut s'y prendre
00:50:43autrement
00:50:43il faut un changement
00:50:44de paradigme
00:50:44à ce stade
00:50:45tellement la drogue
00:50:46gangrène quand même
00:50:47toutes les zones
00:50:48c'est 7 milliards
00:50:49c'est ça
00:50:497 milliards
00:50:50de chiffre d'affaires
00:50:51on est là
00:50:54c'est une grande entreprise
00:50:56du CAC 40
00:50:57c'est ça
00:50:58et on n'a pas de moyens
00:50:59nous policiers
00:50:59malheureusement
00:51:00et eux ils ont les moyens
00:51:01les moyens technologiques
00:51:02ils peuvent déployer des drones
00:51:03maintenant pour faire
00:51:04des livrations de cannabis
00:51:05ou de drogue
00:51:06dans les prisons
00:51:07ils peuvent aussi surveiller
00:51:08les services de police
00:51:09avec des drones
00:51:09alors même que nous
00:51:10quand on veut déployer des drones
00:51:11il faut demander des autorisations
00:51:12que ce soit
00:51:13aux juges
00:51:15souvenez-vous
00:51:15à Sainte-Soligne
00:51:16c'est assez révélateur
00:51:18c'est pas les policiers
00:51:18c'était les gendarmes
00:51:19et les manifestants avaient des drones
00:51:21les gendarmes n'avaient pas de drones
00:51:22voilà on n'avait pas le droit
00:51:23parce que la justice administrative
00:51:24nous l'avait interdit
00:51:26parce qu'il y a une loi
00:51:27qui nous les interdit
00:51:28si vous voulez
00:51:29on a eu pourtant
00:51:30pendant les JO
00:51:30beaucoup du matériel
00:51:33assez intéressant
00:51:34sur les caméras
00:51:35à la réalité
00:51:35augmentée avec de l'IA
00:51:36et puis finalement
00:51:37on nous les a retirés
00:51:38et nous on ne comprend pas
00:51:39pourquoi on nous les a retirés
00:51:39aujourd'hui
00:51:40c'était l'événement
00:51:41qui voulait ça
00:51:41mais oui je sais bien
00:51:42et vous savez
00:51:43cette délinquance des jeunes
00:51:45nous ça fait plus de 10 ans
00:51:47qu'on le dénonce
00:51:48mais on nous traitait d'extrémistes
00:51:49en disant que
00:51:50vous savez
00:51:50vous policiers
00:51:52vous êtes des extrémistes
00:51:52en disant que la société va mal
00:51:54que ça devient de plus en plus violent
00:51:55mais on voit aujourd'hui
00:51:56que c'est allé de plus en plus violent
00:51:57et d'ailleurs je vais vous dire
00:51:58qui c'est qui nous disait ça
00:51:59c'était les grands frères
00:51:59vous verrez dans 10 ans
00:52:01les jeunes que vous allez avoir
00:52:02dans 10 ans
00:52:04aujourd'hui en 2026
00:52:05et bien on voit
00:52:06on voit dans quel état
00:52:07on a affaire à beaucoup de jeunes
00:52:09qui basculent dans la criminalité
00:52:10vous avez des barbares
00:52:12qui vont torturer des jeunes filles
00:52:14on marche sur la tête
00:52:16et nous on nous met des boulets
00:52:17encore une fois
00:52:18aux chevilles
00:52:18pour pouvoir essayer
00:52:20de faire notre travail
00:52:21convenablement
00:52:23avec ces moyens
00:52:24des logiciels de procédure
00:52:25qui sont complètement obsolètes
00:52:26200 millions
00:52:27ça a coûté d'euros
00:52:28pour faire un logiciel
00:52:29qui ne fonctionne pas aujourd'hui
00:52:3110 ans pour rien
00:52:32et votre collègue Bruno Bartocetti
00:52:34que j'ai interrogé l'autre jour
00:52:35disait que maintenant
00:52:36les narcotrafiquants
00:52:36embarquaient des gamins
00:52:38de 7-8 ans
00:52:39on n'est même plus à 14 ans
00:52:40c'est 7-8 ans
00:52:41donc vous imaginez
00:52:42Vincent parce qu'ensuite
00:52:42je voudrais vous amener
00:52:43aux Antilles
00:52:44ce qui est très frappant
00:52:45effectivement dans les chiffres
00:52:47de la délinquance
00:52:48c'est qu'on voit
00:52:49l'âge
00:52:50des délinquants
00:52:52chuter
00:52:53année après année
00:52:55et je vais vous citer un texte
00:52:57vous allez voir
00:52:57combien ça résonne
00:52:58sur la société française
00:53:00lorsque les pères
00:53:01s'habituent
00:53:02à laisser faire les enfants
00:53:03lorsque les fils
00:53:05ne tiennent plus compte
00:53:06de leurs paroles
00:53:06lorsque les maîtres
00:53:07tremblent devant leurs élèves
00:53:09et préfèrent les flatter
00:53:10lorsque finalement
00:53:11les jeunes
00:53:12méprisent les lois
00:53:14parce qu'ils ne reconnaissent
00:53:15plus au-dessus d'eux
00:53:16l'autorité de rien
00:53:17ni de personne
00:53:19alors c'est là
00:53:20en toute beauté
00:53:21et en toute jeunesse
00:53:22le début
00:53:23de la tyrannie
00:53:24et cet extrait
00:53:25de la République de Platon
00:53:26vous voyez le diagnostic
00:53:28qui est
00:53:29d'une troublante
00:53:30actualité
00:53:31on se dit quand même
00:53:33que nos politiques
00:53:34ne sont ni
00:53:34des grands philosophes
00:53:36ni des grands littéraires
00:53:37on a lâché prise
00:53:38Vincent
00:53:38on a lâché prise
00:53:39on a lâché prise
00:53:40on a lâché prise
00:53:41et on supplie
00:53:42devant le narcotrafic
00:53:43et les exemples sont nombreux
00:53:44on les commente
00:53:45un certain nombre de fois
00:53:46et l'exemple le plus révélateur
00:53:48c'était quand même
00:53:48le site d'Orange
00:53:49où le maire de Marseille
00:53:50sortant
00:53:50il disait
00:53:51non il n'y a pas eu de balle
00:53:52il ne s'est rien passé
00:53:53sauf que Orange
00:53:54ferme le site
00:53:54dans le quartier
00:53:55il n'y a eu que ça
00:53:56il y a eu aussi une école
00:53:57je crois que c'est à Courbevoie
00:53:59oui je ne sais plus
00:54:00c'est à Saint-Ouen
00:54:01où c'est l'école
00:54:02qui avait déménagé
00:54:03pour s'adapter
00:54:04bien sûr
00:54:04dans le 19ème aussi
00:54:06Rosa Parc
00:54:07Rosa Parc oui
00:54:08on peut faire une liste
00:54:10on peut faire une liste
00:54:11je vous amène aux Antilles
00:54:13parce que les Antilles
00:54:14également jouent un rôle
00:54:15stratégique dans le trafic
00:54:17de cocaïne
00:54:18on voit le sujet
00:54:18de Mathilde
00:54:20Couillard-Flornois
00:54:20on accueillera
00:54:21pendant ce temps-là
00:54:22Sarah Safari
00:54:24membre de l'association
00:54:25Famas a dit
00:54:25puisqu'on parlera
00:54:26de la situation en Iran
00:54:27et c'est important
00:54:27d'évoquer la situation
00:54:28de l'Iran
00:54:28d'abord le sujet
00:54:29de Mathilde
00:54:30Couillard-Flornois
00:54:30les Antilles
00:54:32seraient-elles devenues
00:54:33une plaque tournante
00:54:34du narcotrafic
00:54:35d'après le rapport
00:54:36de l'observatoire français
00:54:37des drogues
00:54:38et tendances addictives
00:54:39certaines îles
00:54:40occupent un rôle stratégique
00:54:41si Saint-Barthélemy
00:54:43avec ses 10 000 habitants
00:54:44est davantage
00:54:45une destination
00:54:45de ces substances
00:54:46Saint-Martin
00:54:47servirait de zone
00:54:48de rebond
00:54:49ou de stockage
00:54:49aux narcotrafiquants
00:54:50la cocaïne
00:54:51qui provient
00:54:52des pays sud-américains
00:54:53seraient envoyées
00:54:54à Saint-Martin
00:54:55ainsi qu'en Guyane
00:54:56où elles seraient
00:54:57stockées et acheminées
00:54:58vers l'Europe
00:54:58via des transports
00:54:59maritimes
00:55:00saint-martinois
00:55:00cette île est partagée
00:55:02entre les Pays-Bas
00:55:03et la France
00:55:03une complexité administrative
00:55:05et judiciaire
00:55:06qui profiterait
00:55:07aux narcotrafiquants
00:55:07le rapport
00:55:09met aussi l'accent
00:55:09sur l'accessibilité
00:55:10de la cocaïne
00:55:11le prix au gramme
00:55:12à Saint-Martin
00:55:13se situe
00:55:13entre 15 et 20 euros
00:55:15soit 3 fois moins cher
00:55:16qu'en France hexagonale
00:55:17pour lutter
00:55:18contre le narcotrafic
00:55:19une opération
00:55:20100% contrôle
00:55:21a été mise en place
00:55:22depuis 2022
00:55:23dans les aéroports
00:55:24antillais
00:55:24pour détecter
00:55:25les possibles mules
00:55:26ces personnes
00:55:27qui ingurgitent
00:55:28de la drogue
00:55:28en pacté
00:55:29pour la faire passer
00:55:30en Europe illégalement
00:55:31selon les autorités françaises
00:55:33à la mi-décembre
00:55:34plus de 35,7 tonnes
00:55:36de stupéfiants
00:55:36ont été saisies
00:55:37en 2025
00:55:38par la marine nationale
00:55:39dans la zone maritime
00:55:40des Antilles
00:55:41la dernière saisie
00:55:42aux Antilles
00:55:43remonte au 24 janvier dernier
00:55:44les gendarmes
00:55:45de la commune du Marin
00:55:46à la Martinique
00:55:47ont saisi
00:55:48plus d'une demi-tonne
00:55:49de cocaïne
00:55:49dans le cadre
00:55:50de l'opération
00:55:51de lutte
00:55:51contre les trafics
00:55:52Bernard
00:55:53c'est une industrie
00:55:54vous l'avez dit
00:55:55c'est une industrie
00:55:55xxl
00:55:56forcément l'industrie
00:55:57il faut que ce soit
00:55:57accessible
00:55:58pour les fournitures
00:56:00donc tout ce qui est
00:56:00île, port
00:56:01bien entendu
00:56:02c'est le lieu
00:56:03du business
00:56:04et bien entendu
00:56:05nous avons
00:56:05malheureusement
00:56:07en face
00:56:08un état
00:56:08qui reste
00:56:09un peu
00:56:10amidonné
00:56:11face aux moyens
00:56:12de cette industrie
00:56:13internationale
00:56:13numérique
00:56:14on le sait
00:56:15qui a
00:56:16beaucoup
00:56:17personnel
00:56:18c'est à dire
00:56:19qu'on évoquait
00:56:20tout à l'heure
00:56:20avec Vincent
00:56:21l'âge le plus en plus jeune
00:56:22de ceux qui participent
00:56:24à ce trafic
00:56:25c'est un des grands mots
00:56:27de notre société
00:56:28il faut le reconnaître
00:56:29il faudra beaucoup plus
00:56:30que quelques mois
00:56:30beaucoup plus que des déclarations
00:56:32de ministres de la justice
00:56:34et de l'intérieur
00:56:34pour inverser
00:56:35sans moyens
00:56:37sans une coopération
00:56:39des états
00:56:39et sans une volonté
00:56:40de monter
00:56:41cette guerre
00:56:42comme ça a été
00:56:42dit il y a quelques mois
00:56:44de mexicanisation
00:56:46de notre société
00:56:48nous n'y arriverons pas
00:56:48et bien entendu
00:56:49c'est un combat
00:56:51qu'il faut mener
00:56:52à l'international
00:56:53ne l'oublions pas
00:56:54que par exemple
00:56:55le président Trump
00:56:56est aussi très en avance
00:56:57sur cette guerre
00:56:58c'est important
00:56:59de le dire
00:57:00Deux mots
00:57:01pour terminer
00:57:02le sujet
00:57:03mon cher Axel Ronde
00:57:05demain c'est un autre syndicat
00:57:06qui appelle
00:57:07les démobilisations
00:57:08dans 23 villes de France
00:57:09dont Paris
00:57:09c'est un cri du coeur
00:57:13c'est un SES
00:57:15on avait Yoann Maras
00:57:16délégué national
00:57:17à l'Alliance
00:57:17au cours
00:57:18de cette première heure
00:57:20il est important
00:57:21de tirer
00:57:22la solette d'alarme
00:57:23vous allez y participer
00:57:24même si ce n'est pas
00:57:25votre syndicat ?
00:57:26Oui bien sûr
00:57:26parce qu'il faut dépasser
00:57:27les étiquettes syndicales
00:57:29c'est les conditions
00:57:30de travail
00:57:31des collègues
00:57:31des policiers
00:57:32ils n'en ont rien à faire
00:57:33de savoir si c'est
00:57:33Alliance, Unité
00:57:34et CFTC, Police
00:57:35qui sont à l'initiative
00:57:37c'est la police
00:57:38c'est la grande famille
00:57:38de la police nationale
00:57:39et ça va extrêmement mal
00:57:40c'est dommage
00:57:41qu'il n'y ait pas
00:57:41une inter-syndicale
00:57:42et que certains syndicats
00:57:44ne préfèrent pas
00:57:44y aller
00:57:45pour des raisons
00:57:46qui sont toujours
00:57:47les mêmes
00:57:47c'est une guéguerre
00:57:48entre les syndicats
00:57:50et c'est bien dommage
00:57:50et ça fait
00:57:52finalement perdre
00:57:53du crédit
00:57:54de la force
00:57:54pour ces mouvements
00:57:57pour montrer
00:57:57que les policiers
00:57:59ils en ont ras-le-bol
00:58:00ils en ont marre
00:58:01parce que
00:58:01c'est pas un caprice
00:58:03ce qu'on fait
00:58:03c'est pour la sécurité
00:58:04des français
00:58:05vous avez dit tout à l'heure
00:58:06les chiffres
00:58:07ils sont extrêmement mauvais
00:58:08mais derrière ces chiffres
00:58:09vous avez des victimes
00:58:10vous avez des personnes
00:58:11vous avez des vies brisées
00:58:12et les gens
00:58:13ils ne comprennent pas
00:58:14ils ne comprennent pas
00:58:15qu'on ne donne pas
00:58:15des moyens aux policiers
00:58:16plus importants
00:58:18à la justice
00:58:18plus importante
00:58:19et nous
00:58:20nous sommes là
00:58:20pour le rappeler
00:58:22pour dire
00:58:22on n'en peut plus
00:58:24c'est pas
00:58:25nous ça nous fait
00:58:26vraiment mal au coeur
00:58:27de ne pas pouvoir
00:58:28vous traiter vos plaintes
00:58:30parce que la réalité
00:58:31elle est là
00:58:31on nous demande
00:58:32de prendre toutes les plaintes
00:58:33et au final
00:58:33une fois qu'elles sont prises
00:58:35on ne peut pas les traiter
00:58:35donc elles sont classées sans suite
00:58:36c'est ça la réalité des choses
00:58:38mais vous savez
00:58:38derrière une plainte
00:58:39il y a une victime derrière
00:58:40et elle
00:58:41elle ne va pas comprendre
00:58:42pourquoi sa plainte
00:58:42elle n'a pas été traitée
00:58:43elle n'a pas été traitée
00:58:44parce que vous n'avez pas
00:58:45un logiciel
00:58:45qui est de procédure
00:58:46par exemple
00:58:47tout ce qui est
00:58:50informatique
00:58:51qui ne fonctionne pas
00:58:52comme je vous l'ai dit
00:58:53tout à l'heure
00:58:54200 millions
00:58:54qui sont partis à la poubelle
00:58:55et on n'a toujours pas
00:58:56d'outils performants
00:58:57il faut que la population
00:58:59nous rejoigne
00:59:01rejoigne le mouvement
00:59:01pour dire
00:59:02stop
00:59:03on veut de la sécurité
00:59:05et si on veut protéger
00:59:07nos policiers
00:59:08parce qu'on est quand même
00:59:09en insécurité
00:59:1020 policiers sont blessés
00:59:11chaque jour
00:59:12par des violences
00:59:12dans notre pays
00:59:13et il est important
00:59:15que les français
00:59:15viennent vous soutenir
00:59:16demain
00:59:16dans ces 23 villes
00:59:18merci beaucoup
00:59:18c'est toujours un bonheur
00:59:20de vous avoir
00:59:21sur nos plateaux
00:59:22Sarah Safari
00:59:23membre de l'association
00:59:24Femmes Azadi
00:59:25qui est avec nous
00:59:25bonjour
00:59:25bonjour
00:59:26c'est important
00:59:27de parler de l'Iran
00:59:28plus que jamais
00:59:29quel est votre état d'esprit
00:59:32on est dans l'attente
00:59:33Donald Trump
00:59:34a déployé
00:59:36gros gros gros gros
00:59:38grosse armada
00:59:39quel est votre état d'esprit
00:59:41on est tous meurtris
00:59:43que ce soit
00:59:44à l'intérieur
00:59:45ou à l'extérieur
00:59:46tous les témoignages
00:59:47qui nous viennent
00:59:48tous les jours
00:59:48sont ignobles
00:59:50infâmes
00:59:51c'est à dire
00:59:51qu'on a plus d'adjectifs
00:59:53pour définir
00:59:53ce qui se passe
00:59:54on sait juste
00:59:56qu'il y a un crime
00:59:57contre l'humanité
00:59:57qui est en train
00:59:58de se passer en Iran
00:59:59qu'il a fallu attendre
01:00:01autant de morts
01:00:01pour
01:00:02quels sont les chiffres
01:00:03aujourd'hui
01:00:04que vous avez
01:00:05en fait
01:00:05plus les jours avancent
01:00:07plus on a des chiffres
01:00:08qui grimpent
01:00:10donc voilà
01:00:11pour l'instant
01:00:11on est autour des 40 000
01:00:13mais on a d'autres
01:00:13qui nous disent
01:00:14il y a d'autres sources
01:00:15qui nous disent
01:00:1684
01:00:17mais on est en train
01:00:18de les vérifier
01:00:19c'est très compliqué
01:00:20les corps des femmes
01:00:22et des enfants
01:00:22pour l'instant
01:00:23ont été gardés
01:00:24par la république islamique
01:00:25on retire les utérus
01:00:27des femmes
01:00:28en ce moment
01:00:28on refuse de rendre
01:00:29le corps des femmes
01:00:30on garde le corps
01:00:31des femmes
01:00:31et des enfants
01:00:32en cas d'attaque américaine
01:00:34pour dire
01:00:35voilà
01:00:36vous voyez
01:00:36ils ont tué
01:00:38des enfants
01:00:39et des femmes
01:00:39on en est là
01:00:40aujourd'hui
01:00:41c'est à dire que
01:00:41les Iraniens
01:00:43demandent
01:00:44supplient de l'aide
01:00:45les médecins
01:00:46n'ont plus le droit
01:00:46de soigner
01:00:47les prisonniers
01:00:48se font torturer
01:00:49donc plus les jours passent
01:00:51plus il y a
01:00:53des morts
01:00:54qui vont se rajouter
01:00:55sur cette triste liste
01:00:56et le régime tient
01:00:57et le régime tient
01:00:59bascule
01:01:00mais tient
01:01:01on connait
01:01:02leur tactique
01:01:04là ils sont en train
01:01:04de menacer
01:01:05les Européens
01:01:05maintenant
01:01:06et ils menacent
01:01:08également les Etats-Unis
01:01:08ils menacent
01:01:09aussi les Etats-Unis
01:01:09c'est à dire qu'ils bombent
01:01:10le torse
01:01:10ils ne passent pas la garde
01:01:11ils ne peuvent faire
01:01:12que ça de toute façon
01:01:13aujourd'hui
01:01:14ils bombent le torse
01:01:14parce qu'ils savent
01:01:15qu'ils sont encerclés
01:01:16mais ils continuent
01:01:18encore à tuer
01:01:19à l'intérieur
01:01:19c'est ça en fait
01:01:20surtout qu'il ne faut pas
01:01:21oublier
01:01:21c'est que quand on a eu
01:01:2330 000 morts
01:01:24à Gaza
01:01:25alors qu'il s'agissait
01:01:27lorsque je parle
01:01:28de 30 000 morts
01:01:29à Gaza
01:01:29des chiffres du Hamas
01:01:30Libération faisait une une
01:01:32là devant le nombre
01:01:34de morts
01:01:35qui se produisent
01:01:36en Iran
01:01:36et devant les horreurs
01:01:38dont vous venez de parler
01:01:39le silence
01:01:40notamment de Libération
01:01:41mais d'autres journaux
01:01:43est tout de même
01:01:44assourdissant
01:01:44que je comprenne bien
01:01:46votre état d'esprit
01:01:46on l'évoquait
01:01:47avec Vincent Abaratier
01:01:49on dit que
01:01:49potentiellement
01:01:50si Attaque
01:01:52ça peut être
01:01:52ce week-end
01:01:53mais encore une fois
01:01:53il faut être excessivement prudent
01:01:55et on ne va pas prendre le risque
01:01:56mais qu'est-ce que vous souhaitez
01:01:58aujourd'hui Sarah
01:01:59Safaric
01:02:01Donald Trump
01:02:02déploie ses troupes
01:02:03moi je suis là aujourd'hui
01:02:04pour faire
01:02:05écho au peuple iranien
01:02:07et son souhait
01:02:08mais c'est quoi le souhait du peuple iranien
01:02:10le souhait du peuple iranien
01:02:10c'est d'être libéré
01:02:11est-ce que vous connaissez
01:02:12un peuple aujourd'hui
01:02:13qui demande d'être bombardé
01:02:13pour être libre
01:02:14moi je n'en connais pas
01:02:15et c'est ce que demandent
01:02:16les Iraniens aujourd'hui
01:02:17à l'intérieur
01:02:17ils sont en train de taguer
01:02:18sur les murs
01:02:19ils sont en train
01:02:20d'envoyer des messages
01:02:21en disant
01:02:21Trump t'as dit
01:02:22que t'allais nous aider
01:02:23on t'attend
01:02:24donc vous espérez
01:02:27très concrètement
01:02:27qu'il y ait une intervention
01:02:29militaire de Donald Trump
01:02:30très très ciblée
01:02:31alors peut-être
01:02:32par Ramenei
01:02:33mais peut-être
01:02:33sur les bastions
01:02:35des gardiens de la révolution
01:02:37parce qu'ils sont basés
01:02:38un peu partout
01:02:39je pense que tout le monde
01:02:40sait exactement
01:02:41sur place
01:02:41où sont ces bastions
01:02:42et où ils sont cachés
01:02:43parce qu'il y a suffisamment
01:02:44de gens
01:02:45ce qui vous plairait
01:02:45c'est une intervention
01:02:46type
01:02:46on l'évoquait
01:02:47on va arrêter
01:02:47une intervention type
01:02:49Venezuela
01:02:49avec la capture
01:02:50de Ramenei
01:02:51comme la capture
01:02:51de Maduro
01:02:52je ne sais pas
01:02:52si la capture
01:02:53de Ramenei
01:02:54finira
01:02:55mettre à fin
01:02:56à ce régime
01:02:56parce que derrière
01:02:57il y a encore
01:02:57des gens
01:02:58qui pourront prendre
01:02:59leur place
01:03:00je pense qu'il faut
01:03:00affaiblir ce régime
01:03:02de l'intérieur
01:03:02en tuant
01:03:03ce qui tue
01:03:04aujourd'hui
01:03:04le peuple iranien
01:03:05en premier
01:03:05donc cette milice
01:03:06et ses gardiens
01:03:07de la révolution
01:03:08après
01:03:09ils ont aussi
01:03:10besoin d'aide
01:03:11d'extérieur
01:03:12des diplomates
01:03:12il faut que les diplomates
01:03:13soient renvoyés aussi
01:03:14que les ambassades
01:03:15soient fermées
01:03:15on a besoin
01:03:16qu'Internet
01:03:17puisse être retabli
01:03:18il y a vraiment
01:03:18besoin d'une aide
01:03:19de la communauté
01:03:20internationale
01:03:21aujourd'hui
01:03:22qui à part classer
01:03:23les gardiens
01:03:24de la révolution
01:03:24sur une entité terroriste
01:03:25ne font rien
01:03:26Vincent Abaratier
01:03:29j'ai qu'une seule question
01:03:30intervention
01:03:31ou pas intervention
01:03:32alors vous allez me dire
01:03:32je ne suis pas dans la tête
01:03:33de Donald Trump
01:03:34évidemment
01:03:34et je le conçois
01:03:35mais vous êtes un expert
01:03:37les signaux envoyés
01:03:39je parlais d'une armada
01:03:41une armada importante
01:03:42donc on ne voit pas
01:03:44une armada comme ça
01:03:45il y a l'armada d'une part
01:03:46mais il y a ce qu'on voit moins
01:03:48c'est le renforcement
01:03:48des bases américaines
01:03:49partout dans le Moyen-Orient
01:03:51y compris en Arabie Saoudite
01:03:52si vous voulez
01:03:52d'ailleurs il est presque impossible
01:03:54de les représenter toutes
01:03:55tellement il y en a
01:03:56depuis 1991
01:03:57et puis
01:03:59ce que peuvent faire
01:04:00les américains
01:04:01mais ils le savent très bien
01:04:02c'est
01:04:03faire en sorte que
01:04:05évidemment les criminels
01:04:06soient éliminés
01:04:07mais que
01:04:07non seulement les criminels
01:04:09soient éliminés
01:04:09mais que
01:04:09y compris
01:04:10parmi les gardiens
01:04:12de la révolution
01:04:12il y a une volonté
01:04:13soit de s'y soudre
01:04:17soit de quelque part
01:04:20essayer de négocier
01:04:22mais effectivement
01:04:23c'est assez symptomatique
01:04:24de voir la communauté internationale
01:04:26et l'Europe
01:04:27condamner
01:04:28c'est une bonne chose
01:04:29les gardiens de la révolution
01:04:30mais sans condamner le régime
01:04:32et sans envoyer
01:04:32les ambassadeurs
01:04:33il faut être cohérent
01:04:34dans la vie
01:04:35il faut être cohérent
01:04:35c'est comme si
01:04:36par exemple
01:04:37dans les années 30
01:04:38on avait condamné
01:04:39Himmler et les SS
01:04:40mais qu'on n'avait pas
01:04:41rompu les négociations
01:04:42avec Adolf Hitler
01:04:43et son gouvernement
01:04:44avec Goering
01:04:45et tout ça
01:04:45donc en fait
01:04:46l'état iranien
01:04:47d'après ce que j'en lis
01:04:48et ce que je peux en comprendre
01:04:49c'est un état
01:04:51qui est en état de faillite
01:04:52mais que
01:04:52curieusement
01:04:54le monde international
01:04:57la communauté internationale
01:04:59laisse survivre aussi
01:05:00alors je ne parle même pas
01:05:01des chinois et des russes
01:05:02qui eux
01:05:02les aident
01:05:03mais si vous voulez
01:05:04là on est vraiment
01:05:05face à un dilemme
01:05:07soit le laisser survivre
01:05:09mais au détriment
01:05:09de sa propre population
01:05:10ce qui irait à l'encontre
01:05:12du droit international
01:05:13d'ailleurs
01:05:13parce qu'on a
01:05:14il y avait un devoir
01:05:15d'ingérence humanitaire
01:05:16dont on parlait
01:05:17à l'époque de monsieur Kouchner
01:05:18et qui a été mis en oeuvre
01:05:19dans certains cas
01:05:20mais là
01:05:21il n'y a plus de devoir
01:05:22d'ingérence humanitaire
01:05:22curieusement
01:05:23ça on se dit que
01:05:25il y a eu une mobilisation
01:05:27à nul autre pareil
01:05:27et qu'on sentait
01:05:29il y a quelques semaines
01:05:30quand au tout début
01:05:31qu'il pouvait se passer
01:05:32quelque chose
01:05:32et quand je vous disais
01:05:33que le régime
01:05:34est bien en place
01:05:35on se dit
01:05:36que vous n'avez pas fait
01:05:37tout ça pour rien
01:05:37que toutes ces morts
01:05:38doivent servir
01:05:39quelque chose
01:05:40au moins
01:05:40quand vous régniez
01:05:41par la terreur
01:05:42et par la barbarie
01:05:43et par le sang
01:05:44depuis 47 ans
01:05:45c'était évident
01:05:47que ça allait se passer
01:05:47comme ça
01:05:48ils sont sortis
01:05:48les mains nues
01:05:50et ils ont demandé
01:05:51de l'aide
01:05:51à la communauté internationale
01:05:52ils ont demandé
01:05:53de l'aide
01:05:53à tout le monde
01:05:54tout le monde
01:05:54a fermé les yeux
01:05:55il a fallu qu'on attende
01:05:56plus de 40 000 morts
01:05:57pour en arriver là
01:05:59aujourd'hui
01:05:59pour avoir un vote
01:06:00mais maintenant
01:06:01il doit y avoir
01:06:02vraiment plein d'étapes
01:06:03qui doivent être franchies
01:06:03pour aider les Iraniens
01:06:05de l'intérieur
01:06:05les médecins n'ont plus
01:06:06le droit de soigner
01:06:07les médecins se sont fait arrêter
01:06:08les médecins n'ont plus
01:06:09le droit de soigner
01:06:10les milices vont chercher
01:06:11les blessés
01:06:12dans les appartements
01:06:13ils cherchent les blessés
01:06:14pour les empêcher
01:06:15de vivre et de survivre
01:06:16on en est là aujourd'hui
01:06:18les gens sont cloîtrés
01:06:19chez eux de peur
01:06:20mais s'il y a une aide
01:06:21qui arrive
01:06:21je suis sûre
01:06:23que les gens vont ressortir
01:06:24merci en tous les cas
01:06:25et nous ne cesserons
01:06:27sur l'antenne de CNews
01:06:28de parler de l'Iran
01:06:29et c'est important
01:06:30évidemment
01:06:30merci beaucoup Sarah Safari
01:06:32membre de l'association
01:06:33Femme Azadi
01:06:33on se retrouve dans quelques instants
01:06:35on marque une pause
01:06:35ah
01:06:36les amis
01:06:37on va parler de Ségolène Royal
01:06:38et de l'Algérie
01:06:38avec quelques déclarations
01:06:40qui vont sans doute
01:06:41vous faire réagir
01:06:42j'en suis intimement persuadé
01:06:44merci de votre grande fidélité
01:06:46à tout de suite
01:06:46il est 13h30
01:06:53c'est déjà la dernière ligne droite
01:06:55de votre midi news
01:06:55du vendredi
01:06:56merci de nous accueillir
01:06:57on va parler de Ségolène Royal
01:06:59les amis
01:07:00Ségolène Royal
01:07:01qui vous le savez
01:07:02est en Algérie
01:07:02depuis le début de la semaine
01:07:04qui multiplie les sorties
01:07:06et l'ancienne ministre
01:07:07a appelé
01:07:07notamment Emmanuel Macron
01:07:08à faire un geste
01:07:09en direction d'Alger
01:07:10en restituant notamment
01:07:11des biens datant
01:07:13de la colonisation
01:07:13elle a aussi dénoncé
01:07:15l'islamophobie
01:07:16et l'algérophobie
01:07:17dont seraient victimes
01:07:18des millions
01:07:19de binationaux
01:07:20en France
01:07:21on l'écoute
01:07:22et on réagit
01:07:23vous êtes d'accord
01:07:24on va réagir
01:07:25sachant qu'il y a en France
01:07:287 millions de personnes
01:07:29y compris les binationaux
01:07:32qui sont concernées
01:07:33par l'Algérie
01:07:347 millions de personnes
01:07:35et ces personnes
01:07:37elles souffrent aujourd'hui
01:07:38elles sont victimes
01:07:39d'islamophobie
01:07:41elles sont victimes
01:07:42d'Algérophobie
01:07:44parce qu'à force
01:07:44d'entendre
01:07:45des agressions verbales
01:07:47sans arrêt
01:07:48sur les Algériens
01:07:50ça finit par contaminer
01:07:52et rien n'est pire
01:07:53que la contamination
01:07:54de la violence
01:07:56et du dénigrement
01:07:57alors
01:07:59je vous attends
01:08:00attendez
01:08:01Vincent
01:08:02non non mais
01:08:03c'est très insupportable
01:08:04d'entendre cela
01:08:05parce qu'il faut bien
01:08:07distinguer
01:08:07entre le peuple algérien
01:08:09et le régime algérien
01:08:10on l'a toujours fait
01:08:11sur ça
01:08:11toujours
01:08:12ça me semble
01:08:13absolument capital
01:08:14et autant
01:08:15effectivement
01:08:16en France
01:08:17on peut entendre
01:08:19et à bon droit
01:08:19et à bon droit
01:08:20des critiques
01:08:22sur le
01:08:23régime algérien
01:08:25qui est un régime
01:08:26militaire
01:08:27totalement
01:08:28dictatorial
01:08:30je veux dire
01:08:30il faut être
01:08:30très très clair
01:08:31c'est une horreur
01:08:32ce régime
01:08:32et il faut distinguer
01:08:33avec le peuple algérien
01:08:35qui lui d'ailleurs
01:08:36souffre de ce régime
01:08:37et pour preuve
01:08:38s'il y a tant d'Algériens
01:08:40qui veulent venir
01:08:41dans notre pays
01:08:42c'est proprement
01:08:43pour y trouver
01:08:44la liberté
01:08:45d'abord
01:08:46et avant tout
01:08:47et pour échapper
01:08:48à ce régime
01:08:50absolument terrible
01:08:51et là on a le sentiment
01:08:52qu'elle défend
01:08:53le régime algérien
01:08:55on est d'accord
01:08:55sur les réseaux sociaux
01:08:57elle a dit
01:08:57je ne critique pas
01:08:58la France depuis l'Algérie
01:08:58au contraire
01:08:59agir pour la réconciliation
01:09:00et le respect
01:09:01mission qui m'a été confiée
01:09:02j'agis pour les valeurs
01:09:03et la place de la France
01:09:04les jeunes générations
01:09:05et les entreprises françaises
01:09:06avant qu'il ne soit trop tard
01:09:07donc voilà
01:09:07elle explique grosso modo
01:09:10que les français
01:09:10sont quand même
01:09:11c'est pas une belle description
01:09:13ah bah non
01:09:13je veux bien
01:09:15qu'elle ne critique pas
01:09:15après elle peut raconter
01:09:16ce qu'elle veut
01:09:17sur les réseaux sociaux
01:09:17mais les mots
01:09:18les mots qu'elle vient
01:09:19de prononcer
01:09:20la portent
01:09:21je veux dire
01:09:21il n'y a aucun doute
01:09:22que diable
01:09:23est-elle allée faire
01:09:24dans cette galère
01:09:25pour aller nous crédit
01:09:26il y a beaucoup
01:09:27il y a chez cette femme
01:09:29une part d'indécence
01:09:31qui me semble
01:09:31absolument incroyable
01:09:33je veux dire
01:09:33aller tenir
01:09:35des propos comme ça
01:09:35a-t-elle dit un mot
01:09:37sur par exemple
01:09:38Boilem Sansal
01:09:39pourquoi a-t-il été
01:09:41je rappelle que
01:09:42Christophe Glass
01:09:42dont on parlera
01:09:43dans quelques instants
01:09:43est toujours détenu
01:09:44oui pourquoi
01:09:45a-t-il été détenu
01:09:47je crois qu'elle a annoncé
01:09:49qu'elle doit lui rendre visite
01:09:50aujourd'hui
01:09:50par le plus grand arbitraire
01:09:51vous parlez de Christophe Glass
01:09:53vous parlez de Christophe Glass
01:09:55mais enfin
01:09:55elle n'a pas posé de question
01:09:56au régime algérien
01:09:57à propos de Boilem Sansal
01:09:59qui a été retenu
01:10:00je le répète
01:10:01dans le plus grand arbitraire
01:10:02c'est quand même
01:10:02le retour des lettres de cachet
01:10:03pourquoi l'a-t-on mis
01:10:04au cachot précisément
01:10:05voilà
01:10:07un écrivain
01:10:08français
01:10:08double nationalité d'ailleurs
01:10:10puisqu'il est franco-algérien
01:10:12bon
01:10:12tout cela
01:10:13est passé sous silence
01:10:15alors je veux bien entendre
01:10:16les leçons de Mme Royer
01:10:17remarquez
01:10:17elle ne déçoit jamais
01:10:18on est toujours extrêmement surpris
01:10:20on a compris que c'était votre ami
01:10:22oui
01:10:22Bernard
01:10:24franchement
01:10:24je laisse Vincent reprendre ses esprits
01:10:28non mais franchement
01:10:29on voit que c'est un adepte de Mme Royale
01:10:32Vincent Roy
01:10:32il n'a pas tort d'ailleurs
01:10:33mais peut-être que le plus beau miroir
01:10:37au voyage de Mme Ségolène
01:10:38c'est l'entrée de Boilem Sansal
01:10:41à l'Académie française
01:10:42exactement
01:10:42et qu'il faut rappeler
01:10:44il faut remettre les choses
01:10:45dans leur cohérence
01:10:47et je trouve assez pathétique
01:10:48ce voyage
01:10:49qui ne correspond pas
01:10:50au parcours
01:10:51de Ségolène Royal
01:10:53qui a eu
01:10:53des moments
01:10:54de lucidité
01:10:55Jacques Chirac
01:10:57appelait cela
01:10:57le parti de l'étranger
01:10:58vous vous souvenez
01:10:59un moment donné
01:11:00de sa carrière politique
01:11:02quand ceux
01:11:03avaient des propos
01:11:05qui n'allaient pas
01:11:06dans le sens
01:11:06de l'intérêt de la France
01:11:07je trouve assez pathétique
01:11:08ce voyage
01:11:09personne ne met en cause
01:11:11la place
01:11:11de nos amis
01:11:14algériens en France
01:11:15ce que l'on constate
01:11:17aujourd'hui
01:11:17c'est que l'Algérie
01:11:18ne respecte pas
01:11:19les accords
01:11:20qui ont été signés
01:11:21avec la France
01:11:22et qu'elle se met
01:11:24en guerre
01:11:24idéologique
01:11:25contre la France
01:11:26qui jusqu'à présent
01:11:27je le redis
01:11:28a essayé toujours
01:11:29d'apaiser
01:11:30ces relations
01:11:31qui sont
01:11:31léonines
01:11:32vis-à-vis
01:11:33de notre pays
01:11:33et je trouve
01:11:35vraiment très dommage
01:11:36le discours
01:11:36de Mme Royal
01:11:37et je le redis
01:11:38la meilleure réponse
01:11:39à ce voyage
01:11:41c'est l'arrivée
01:11:41de Boilem Sansal
01:11:42grâce à l'Allemagne
01:11:44il faut le rappeler
01:11:45oui et surtout
01:11:46son arrivée
01:11:47à l'académie française
01:11:49qui honore
01:11:49qui honore
01:11:50l'ensemble
01:11:50des membres
01:11:51du comité
01:11:51de Boilem Sansal
01:11:53et aussi
01:11:54ceux qui ont
01:11:54eu cet homme
01:11:56dans les prisons
01:11:58les plus injustes
01:11:59et dans un moment
01:12:00où il était bien seul
01:12:02et voilà un régime
01:12:03et voilà un régime
01:12:04le régime algérien
01:12:05qui s'est construit
01:12:05depuis des années
01:12:06sur une haine
01:12:07anti-française
01:12:08à qui
01:12:09l'on va baiser
01:12:10les babouches
01:12:11il faudrait
01:12:12de surcroît
01:12:13que nous nous exclusions
01:12:14mais enfin
01:12:14de qui se moque-t-on
01:12:15au chef de l'état
01:12:17on demande
01:12:17au président
01:12:18de la république
01:12:19d'aller faire
01:12:19amende honorable
01:12:20alors que c'est un régime
01:12:21qui ne veut pas reprendre
01:12:22ses occultés
01:12:23la liste est très très longue
01:12:25donc je ne vais pas
01:12:26vous la faire
01:12:29mais enfin
01:12:29tout de même
01:12:30je le répète
01:12:31quelle indécence
01:12:32oui ça me met très en colère
01:12:33quand j'entends déjà
01:12:34qui
01:12:35comme le disait
01:12:36Bernard Cohen-Hallade
01:12:37appartiennent
01:12:38très clairement
01:12:39aux partis de l'étranger
01:12:39et justement
01:12:40j'évoquais Christophe Glaze
01:12:42encore une fois
01:12:43il faut le dire
01:12:43le répéter
01:12:44et s'il faut le répéter
01:12:45mille fois
01:12:45nous le répéterons
01:12:46mille fois
01:12:47et nous cesserons
01:12:49de le faire
01:12:49et hier soir
01:12:51il y avait une soirée
01:12:51de soutien
01:12:51donc il est détenu
01:12:54depuis sept mois
01:12:55maintenant
01:12:55sept mois assez long
01:12:56une soirée
01:12:57qui se termine
01:12:58par un concert
01:12:59au Bataclan
01:13:00et on va écouter
01:13:00les parents
01:13:01c'est intéressant
01:13:02d'écouter
01:13:03ce que disent
01:13:03les parents
01:13:04parce que
01:13:04vous imaginez
01:13:05les rapports
01:13:05entre la France
01:13:06bien sûr
01:13:07bien sûr
01:13:08mais écoutez
01:13:08tout est dans les mots
01:13:10aussi
01:13:10écoutez ce que disent
01:13:11les parents
01:13:12de Christophe Glaze
01:13:13on garde espoir
01:13:15on est très optimiste
01:13:18vous savez que j'ai envoyé
01:13:22au président Tebboune
01:13:23une lettre de demande de grâce
01:13:25le 10 décembre dernier
01:13:27nous savons qu'elle est bien arrivée
01:13:29et donc nous espérons
01:13:31qu'il va pouvoir accéder
01:13:34à ma demande
01:13:35un geste d'humanité
01:13:38qui serait formidable
01:13:40et notre conviction
01:13:41la plus profonde
01:13:42c'est qu'il faut
01:13:43qu'on se respecte
01:13:44mutuellement
01:13:45parce qu'il y a un tas
01:13:47je pense
01:13:47de désaccords
01:13:49qui pourraient
01:13:50vraiment
01:13:51vraiment
01:13:51s'arranger
01:13:52assez rapidement
01:13:54si chacun
01:13:55mettait la bonne volonté
01:13:56mais surtout
01:13:57surtout
01:13:58notre attitude
01:13:59nous la famille
01:14:00c'est un respect
01:14:01de l'Algérie
01:14:02et on demande
01:14:04à tous ceux
01:14:04qui veulent nous aider
01:14:05de respecter l'Algérie
01:14:06les mots sont importants
01:14:09c'est le beau-père
01:14:10qui dit
01:14:11il faut qu'on se respecte
01:14:12il est détenu
01:14:15les relations diplomatiques
01:14:16françaises
01:14:17en tout cas
01:14:17n'ont pas beaucoup agi
01:14:18pour Boilem Sansal
01:14:19en tout cas
01:14:19moi je ne l'ai pas vu
01:14:21il disait qu'il faut agir
01:14:22en sous-main
01:14:22en silence
01:14:23on a manqué de modestie
01:14:24quand Boilem Sansal
01:14:25a été libéré
01:14:26on est d'accord là-dessus
01:14:28je n'ai pas l'impression
01:14:29qu'on bouge non plus
01:14:30alors j'espère que je me trompe
01:14:31j'espère que ça se fait
01:14:32en sous-main
01:14:32et j'espère naturellement
01:14:34qu'il y aura
01:14:34un résultat
01:14:35parce que cette mois
01:14:36c'est très très long
01:14:37il va recevoir la visite
01:14:38attendez
01:14:38ça va lui faire
01:14:40une distraction extraordinaire
01:14:42vous allez remettre
01:14:42une petite pièce
01:14:44sur Ségolène Royal
01:14:44il va recevoir
01:14:45la visite de Madame Royal
01:14:46ça m'a changé
01:14:47c'est évident
01:14:49elle est capable
01:14:50de dénouer
01:14:51d'ouvrir
01:14:53toutes les portes
01:14:54ça va être formidable
01:14:56je souhaitons que ça marche
01:14:57il doit être vraiment flatté
01:14:59on va attendre
01:15:01et ça sera intéressant
01:15:02de voir ce que dira
01:15:03Ségolène Royal
01:15:04après sa rencontre
01:15:05avec Christophe Glaze
01:15:06mais on n'est pas à l'abri
01:15:07Thierry
01:15:07d'une libération
01:15:08suite justement
01:15:09à la limite
01:15:09dans le souci
01:15:10de manipulation
01:15:11de l'opinion publique
01:15:12on est dans des états
01:15:13qui souhaitent manipuler
01:15:14l'opinion publique
01:15:15et qui n'hésitent pas
01:15:16à intervenir
01:15:17contre la France
01:15:19il faut être très lucide
01:15:20là-dessus
01:15:20mais ça c'est quand même
01:15:21une bonne nouvelle
01:15:21qui sorte
01:15:22même si il y a
01:15:22la suite
01:15:23de Madame Royal
01:15:24l'important c'est qu'il sorte
01:15:25peu importe les moyens
01:15:26l'important c'est qu'il sorte
01:15:27bien entendu
01:15:28comme ça on l'enverrait
01:15:28à peu près partout
01:15:29il n'y a qu'à l'envoyer
01:15:30d'ailleurs en Iran
01:15:31là actuellement
01:15:32puisqu'il y a des gens
01:15:32qui vont faire sortir
01:15:33elle peut aussi discuter
01:15:34avec les mots
01:15:35là il n'y a pas de soucis
01:15:36il n'y a pas de soucis
01:15:37Madame Royal est tout terrain
01:15:38on est à elle tout terrain
01:15:39on referme le chapitre
01:15:41de Ségolène Royal
01:15:42avec l'avis très nuancé
01:15:44de Vincent
01:15:44non non
01:15:45l'avis très nuancé
01:15:46honnêtement
01:15:48on referme le chapitre
01:15:49est-ce que vous trouvez
01:15:50que les caractéristiques
01:15:52de Ségolène Royal
01:15:53c'est d'être nuancé
01:15:54elle est combative
01:15:55et quand elle fait quelque chose
01:15:56elle le fait
01:15:56on adhère ou on n'adhère pas
01:15:58voilà
01:15:59c'est quand même très difficile
01:16:00on referme le chapitre ou pas
01:16:02oui allez-y
01:16:02on passe à autre chose
01:16:04on va parler de Rachida Dati
01:16:05on peut parler de Rachida Dati
01:16:06oui allons
01:16:07on va parler de Rachida Dati
01:16:08pour terminer
01:16:09cette émission
01:16:10si vous le voulez bien
01:16:10c'était hier soir
01:16:12ses derniers voeux
01:16:14et écoutez ce qu'elle dit
01:16:16également
01:16:16elle a développé
01:16:17une idée assez claire
01:16:20et elle a parlé
01:16:21de communautarisme
01:16:22qui menace un peu
01:16:24la création culturelle
01:16:26en France
01:16:26intéressant
01:16:27j'ai envie d'avoir votre avis
01:16:28on terminera l'émission là-dessus
01:16:29j'espère que vous avez
01:16:30beaucoup de choses à dire d'ailleurs
01:16:30écoutez Rachida Dati
01:16:32hier soir
01:16:32ces derniers mois
01:16:34nous avons vu ressurgir
01:16:35avec force
01:16:36les atteintes
01:16:38à la liberté de création
01:16:39sur fond de communautarisme
01:16:41je voudrais m'arrêter
01:16:43une seconde sur ce sujet
01:16:44car il dépasse de loin
01:16:45les seuls enjeux
01:16:46de notre ministère
01:16:48face à ceux qui intimident
01:16:50face à ceux qui censurent
01:16:53face à ceux qui menacent
01:16:54les fondements de notre démocratie
01:16:56et de sa richesse artistique
01:16:57et culturelle
01:16:58je le dis très clairement
01:16:59je ne céderai pas
01:17:02il ne faut pas céder
01:17:04car c'est l'un des fondements
01:17:05de notre modèle
01:17:06et de notre lien social
01:17:08bon
01:17:09j'ai hâte de vous entendre
01:17:11Elvis qui là ?
01:17:12Rachida Dati
01:17:12Elvis qui ?
01:17:13Elvis
01:17:14mon cher ami
01:17:15toujours
01:17:15les militants
01:17:17islamo-gauchistes
01:17:18dans la culture
01:17:18il y en a beaucoup
01:17:19n'oublions pas
01:17:20que Rachida Dati
01:17:21est une femme
01:17:21extrêmement courageuse
01:17:22une femme méritante aussi
01:17:24il faut le reconnaître
01:17:24qui vient d'un milieu social
01:17:25très défavorisé
01:17:27qui a réussi ce beau parcours
01:17:29elle quitte à regret
01:17:31le ministère de la culture
01:17:32pour des raisons
01:17:33d'élection municipale
01:17:34oui
01:17:34c'est normal
01:17:35qu'elle entre en campagne
01:17:36à un certain moment aussi
01:17:37de manière pleine et entière
01:17:38donc elle ne regrette de partir
01:17:40et c'est pas rien
01:17:42ce message
01:17:43au monde de la culture
01:17:44face au financement
01:17:46et face aussi
01:17:47à cette islamo-gauchiste
01:17:48qui aujourd'hui mine
01:17:49les fondements
01:17:50de notre société
01:17:51c'est tout à son honneur
01:17:53de le dire là
01:17:54et d'avoir cette adresse là
01:17:56à l'ensemble
01:17:57de la population
01:17:58on reste un pays
01:17:59fortement marqué
01:18:00par notre locomotive culturel
01:18:03même si aujourd'hui
01:18:04faute de moyens
01:18:05on ne peut pas aller aussi loin
01:18:06et moi j'ai écouté ses voeux
01:18:08c'est très courageux
01:18:09c'était assez aussi
01:18:10poignant
01:18:11mais une campagne
01:18:13se gagne aussi
01:18:14sur Paris
01:18:15lorsqu'on y a plein temps
01:18:16c'est formidable
01:18:16dans le monde de la culture
01:18:17d'ailleurs
01:18:18c'est que vous les avez
01:18:18tous entendus
01:18:20les uns
01:18:20après les autres
01:18:21se placer
01:18:23derrière
01:18:23le peuple iranien
01:18:25se placer derrière
01:18:26les femmes iraniennes
01:18:28très bien
01:18:29se placer derrière
01:18:30les femmes iraniennes
01:18:30vraiment
01:18:32ces gens de culture
01:18:33que nous avons dans ce pays
01:18:34sont d'un courage
01:18:35à toute épreuve
01:18:37c'est merveilleux
01:18:37en même temps
01:18:37c'est pas ce qu'on leur demande
01:18:38de se prononcer sur
01:18:39mais c'est vrai qu'Ely Chouraki
01:18:41c'est pas ce qu'on leur demande
01:18:42de parler de l'actualité géopolitique
01:18:43on est bien d'accord
01:18:44sauf que
01:18:45quand ça peut servir
01:18:47leurs intérêts
01:18:48et on l'a vu
01:18:48à de multiples reprises
01:18:49ils ne s'en privent pas
01:18:51quand il s'agit de soutenir Gaza
01:18:54alors là vraiment
01:18:55le monde de la culture
01:18:56est derrière
01:18:56pour ceux qui parlent
01:18:57vous avez des artistes
01:18:57qui parlent de tout irien
01:18:58vous en avez d'autres
01:18:59qui ne s'expriment pas
01:19:00alors ceux qui parlent
01:19:01de tout irien
01:19:01oui on attend
01:19:02leur avis
01:19:03mais moi l'avis
01:19:04de certains artistes
01:19:05je vous avoue
01:19:05que sur certains sujets
01:19:06j'en ai rien à faire
01:19:07mais je suis bien d'accord
01:19:08le seul problème
01:19:09c'est qu'ils avaient
01:19:10tout à fait raison
01:19:11de soutenir
01:19:13la souffrance
01:19:14du peuple palestinien
01:19:15sous les bombardements
01:19:16mais ils peuvent aussi
01:19:18soutenir la souffrance
01:19:19du peuple iranien
01:19:21devant les gardiens
01:19:21de la révolution
01:19:22or ce deux poids
01:19:23deux mesures
01:19:23pardonnez-moi
01:19:24mais Moshok
01:19:24mais vous vous souvenez
01:19:25quand Elie Chouareki
01:19:26était juste à côté
01:19:27vous étiez là
01:19:29vous étiez là
01:19:30et c'est vrai
01:19:31qu'il s'était fendu
01:19:32d'une tribune
01:19:33au sein de nos confrères
01:19:36du JDD
01:19:37pour dénoncer
01:19:38ce silence
01:19:39qu'il ne comprend pas
01:19:40et c'est vrai
01:19:41qu'elle a raison
01:19:42Rachida Dati
01:19:42ils ne sont pas silencieux
01:19:43quand il s'agit
01:19:44de dénoncer une supérette
01:19:45dans le 6ème arrondissement
01:19:45parce qu'elles sont
01:19:46directement concernées
01:19:47donc chacun réagit
01:19:48c'est deux poids
01:19:49deux mesures
01:19:49oui exactement
01:19:50la supérette
01:19:52Ruvavin
01:19:52voilà
01:19:53ils étaient très impliqués
01:19:54et pour l'Iran
01:19:54et bien ils le sont moins
01:19:55oui
01:19:55mais elle a raison
01:19:56de souligner ça
01:19:57on est d'accord
01:19:58il y a complètement raison
01:19:59sur le sujet
01:20:00Bernard
01:20:01oui mais c'est
01:20:02c'est une tradition
01:20:03de beaucoup d'artistes
01:20:05en France
01:20:06d'être du côté
01:20:07de ce qu'ils appellent
01:20:09les opprimés
01:20:09ils ont appelé
01:20:11au scandale
01:20:13et à la dictature
01:20:14quand le général
01:20:14de Gaulle était là
01:20:15nous ne l'oublions pas
01:20:17je vous rappelle
01:20:18les montants
01:20:20les signorés
01:20:21vous savez
01:20:21tous ces artistes
01:20:25de gauche
01:20:25aujourd'hui il y a quand même
01:20:26une certaine réserve
01:20:28c'est certain
01:20:29et puis d'autres qui dérapent
01:20:30on l'a vu
01:20:30avec certaines actrices
01:20:32certaines actrices
01:20:33qui soutenaient le Hamas
01:20:35je ne veux pas la citer
01:20:36pour lui faire de la pub
01:20:37mais c'est important
01:20:38que le ministère
01:20:39et ça c'est nouveau Thierry
01:20:40et c'est courageux
01:20:41c'est ce que j'allais vous dire
01:20:41c'est rare d'avoir
01:20:42un ministre
01:20:43ou une ministre de la culture
01:20:44et c'est rare qu'un ministre
01:20:44de la culture
01:20:45s'engage sur ce type
01:20:47de discours
01:20:48on en a vu pas mal
01:20:49et c'est la première fois
01:20:50me semble-t-il
01:20:51qu'il y a
01:20:52une telle affirmation
01:20:54d'un danger
01:20:55pour notre culture
01:20:57et aussi un dévoiement
01:20:58de certains artistes
01:20:59vous savez ce que vont dire
01:21:00les mauvaises langues
01:21:00ils vont vous dire
01:21:03elle va quitter
01:21:05parce qu'elle fait
01:21:05campagne pour la mairie de Paris
01:21:08elle le dit
01:21:09juste pour terminer ses voeux
01:21:10la petite musique
01:21:11vous allez la voir
01:21:12oui mais les gens
01:21:13qui ont quelque chose
01:21:14à redire
01:21:14à la limite
01:21:15je vais vous dire
01:21:16Rachida Dati
01:21:16c'est la seule
01:21:17qui parle à tout le monde
01:21:18c'est la seule
01:21:18qui peut je trouve
01:21:19parler de tous les sujets
01:21:21et je crois qu'après
01:21:22toutes ces années
01:21:23avec Madame Hidalgo
01:21:24ça pourrait être
01:21:24un nouveau souffle
01:21:26pour les parisiens
01:21:26qui souffrent beaucoup
01:21:27de la politique
01:21:28menée par Anne Hidalgo
01:21:29je crois
01:21:29mais le communautarisme
01:21:31l'entrisme
01:21:32ça va être
01:21:33et aussi le narcotrafic
01:21:34va être un enjeu
01:21:35de financement des municipales
01:21:36et d'entrisme
01:21:37sur les listes électorales
01:21:38on l'a évoqué
01:21:40sur ce plateau
01:21:40et donc attention
01:21:42c'est pour ça que
01:21:43ces voeux de départ
01:21:44et qui ne sont pas anodins
01:21:45sont aussi un message
01:21:46que l'on donne
01:21:47au monde de la culture
01:21:48en matière de financement
01:21:49et de passage
01:21:51de messages
01:21:52à travers l'art
01:21:53c'est pas anodin
01:21:54et je crois qu'aujourd'hui
01:21:55on a besoin
01:21:56de ce discours fort
01:21:57et ça a été très bien dit
01:21:57par Sarah
01:21:58on ne peut pas faire
01:22:00le reproche à Rachida Tati
01:22:01de ne pas être une femme
01:22:02courageuse
01:22:02qui vit ce qu'elle pense
01:22:04et qui parfois
01:22:05peut fracturer
01:22:06mais quand c'est pour fracturer
01:22:07un monde d'intégrisme
01:22:09où la femme
01:22:10et où nos libertés
01:22:11de penser
01:22:11ne sont pas respectées
01:22:12on ne peut que la soutenir
01:22:13ce sera le mot de la fin
01:22:14les amis
01:22:14ce sera le mot de la fin
01:22:15merci de m'avoir accompagné
01:22:17bah oui
01:22:17superbe mot de la fin
01:22:18Bernard Cohen
01:22:20merci les amis
01:22:21de m'avoir accompagné
01:22:22merci pour votre très grande fidélité
01:22:25ça nous fait très plaisir
01:22:26merci équipe qui m'a entouré
01:22:27pour préparer cette émission
01:22:28Sébastien Mandotti
01:22:29Tara Souvé
01:22:29c'est fidèle que je retrouve
01:22:31Louis Vauvre
01:22:31Isor Dujon
01:22:32Sommail Abdi pour l'information
01:22:34merci à la programmation
01:22:35Magdalena Dervich
01:22:36merci aux équipes en régie
01:22:37tout de suite
01:22:37c'est Julien Pasquet
01:22:38180 minutes info
01:22:40et moi je vous retrouve
01:22:41comme d'habitude
01:22:42tous les vendredis à 17h
01:22:43pour Punchline
01:22:43et tout à l'heure
Commentaires